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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 31 août 2026 23 minAutoproduitMixteBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprises

"On est en train de trahir un pacte" : Valérie Pécresse sur la désindexation des retraites

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et bonjour Valérie PCR. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous pour ce tout premier 830 donc de la saison.

La campagne présidentielle, on l'a vu ces derniers jours a bel et bien commencé même si on va en parler, on a un peu de mal à s'y retrouver dans cette foule de candidats. Les candidats qui commencent malgré tout à dévoiler leur proposition concrètes. Sébastien Lecornu, lui les avertit.

Il leur dit en substance et à toute la classe politique, l'urgence c'est le budget. Votons un budget. Ne perturbez pas le travail du gouvernement.

Est-ce que vous, Valérie PCress, vous appelez la droite à être constructive et à trouver un accord avec le gouvernement pour adopter un budget ? Alors bien sûr, pas n'importe quel accord, mais oui, il faut un budget à la France. Il faut un budget à la France parce que vous avez bien vu la situation.

Croissance en berne, chômage en hausse, taux d'intérêt très élevé, une dette qui ne cesse de s'accroître par le simple jeu des taux d'intérêts. Donc oui, il faut un budget à la France pour deux raisons. D'abord, la première, c'est qu'il faut rassurer les investisseurs, les marchés financiers, le monde économique.

On voit que la note de la France reste stable pour l'instant. Oui, mais avoir un budget c'est avoir une stabilité, c'est avoir une prévisibilité fiscale, financière. Donc c'est important pour rassurer.

Et puis la deuxième raison, c'est parce qu'il va y avoir des urgences à financer et que si on n pas de budget, on sera obligé de faire les mêmes dépenses que l'année dernière. Or aujourd'hui la situation est radicalement [grognement] différente. Il y a quand même deux visions qui s'opposent Valérie PES parce que non mais d'un côté il y a ceux comme vous qui disent il y a des urgences à financer il y a la situation catastrophique des comptes publics.

De l'autre on a aussi Jean-Luc Mélenchon LFI le banquier d'affaires Mathieu Pigas qui disent il suffit d'annuler une partie de la dette. Alors l'annulation au français, l'annulation de la dette, l'annulation de la dette, c'est un miroir aux alhouettes parce que dès que la France va commencer à dire aux institutions internationales que et bien nous voulons la restructuration de notre dette, le message qu'on envoie c'est la France ne peut pas rembourser. Et donc ça veut dire quoi ?

Ben, ça veut dire que la France est un mauvais payeur. Ça veut dire que la France est en crise majeure. Et rien que ce message- là, si on l'envoie au marché financier, on va avoir une hausse des taux d'intérêt, on va avoir les investisseurs qui vont plus vouloir prêter.

Et qu'est-ce qui va se passer ? Et bien, les Français pourront plus emprunter, les entreprises pourront plus investir. Ça va être un tableau apocalyptique.

Vous êtes d'accord avec le le Premier ministre quand il dit ce sera une situation gravissime en l'absence de budget. Pourtant, vous l'avez dit, euh il y aura une loi d'urgence, les dépenses de l'année dernière seront reconduites. Je voulais vous parler des urgences à financer en 2027, des mesures qu'on va devoir prendre qui nécessitent qu'on fasse des économies ailleurs et donc on ait un budget.

Je pense notamment admis aux agriculteurs. Ça c'est l'urgence pour vous la situation des agriculteurs aujourd'hui. Oui, c'est une situation d'extrême urgence et je le dis avec énormément de gravité parce que j'ai passé mon été en Corè, donc dans le limousin, mais j'ai aussi passé mon weekend à dialoguer avec les agriculteurs d'Île-de-France.

Aujourd'hui, la situation de toutes les filières agricoles et dramatiques, on on est dans une situation, vous l'avez bien compris, les coûts augmente, les prix sont très bas et on a des rendements avec la sécheresse qui sont euh divisés par de peut-être même par plus de deux. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous risquons d'avoir dans l'agriculture française des milliers d'exploitations en cessation de paiement cette année.

Promet un plan sauvage, deux plans de soutien aux agriculteurs. Ça va dans le bon sens. Mais ça veut dire qu'il va falloir dégager des moyens très conséquents pour ça.

Ça veut dire qu'il va falloir se mobiliser pour que le budget agricole européen, la PAC, soit un combat mené par toute la France en en 2027. Ça veut dire qu'il va falloir aussi qu'on se pose sans tabou la question des retenus d'eau. Donc tout ça, c'est beaucoup d'argent.

Donc oui, il faudra de l'argent parce que on a laissé se désindustrialiser la France. On ne peut pas laisser aujourd'hui la ferme France en faillite et je pense surtout aux jeunes agriculteurs. Vous savez, ça fait 2 3 ans que les années sont mauvaise.

Donc on peut avoir des vrais drames humains dans notre agriculture. Et c'est pour ça qu'il faut un budget parce qu'un budget c'est des choix justement. Alors quel choix par exemple sur les retraites ?

Les pensions de retraite, ce sera sans aucun doute l'un des sujets les plus apprement débattu. Est-ce qu'il faut désindexer les retraites les plus élevées de de l'inflation ? Là aussi, c'est intéressant.

La désindexation des retraites, c'est la conséquence scandaleuse scandaleuse du chantage qu'on mené l'année dernière le RN et la gauche, toute la gauche du PS jusqu'à la LFI pour suspendre la réforme des retraites. Pour être clair, vous dites non, on ne désindexe pas. En tout cas, vous ce que je dis que c'est que c'était totalement prévisible.

Si on n'équilibre pas les retraites en travaillant plus longtemps, bien on ne pourra plus les payer. Et on est en train de rompre un pacte et c'est scandaleux, on est en train de rompre un pacte avec les retraités qui ont travaillé toute leur vie, qui ont cotisé toute leur vie. On est dans cette situation, on est dans cette situation Valérie PC aujourd'hui.

Donc qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on décide de désindexer les retraites par exemple supérieures à 2000 ou 3000 € par mois ? Pour quelqu'un qui a une retraite de 3000 € ça représente une baisse de 60 €.

Ça vous choque ou vous c'est une question de solidarité entre génération aussi ? Mais moi je ne suis pas favorable à ce que l'effort uniquement sur les retraités. En matière de retraite, on est vous l'avez dit dans une dans un régime de solidarité.

Si on est dans un régime de solidarité, ça veut dire que si il faut parce que financièrement c'est obligatoire demander un effort à certains retraité plus aisé, il faut aussi que les actifs prennent leur part de l'effort. Aujourd'hui, on est en train de trahir un pacte, un pacti passé avec les retraités. Non, c'est pas pour ça.

C'est parce qu'ils ont travaillé toute leur vie, ils ont cotisé toute leur vie, ils ont payé toute leur vie et eux, ils étaient pas au 35 heur, je rappelle. Et donc on a aujourd'hui besoin que les actifs aussi prennent leur part de l'effort et ça peut pas social supplémentaire puisque alors là pour le coup moi je suis pour je suis pour qu'on baisse les impôts sur le travail. C'est ça qui doit être notre priorité et la priorité de la présidentielle.

Est-ce que les grandes entreprises doivent continuer à à contribuer davantage ? Est-ce qu'il faut reconduire la surtaxe sur leurs bénéfices ? Mais vous voyez bien, alors là c'est extraordinaire dans ce débat sur la présidentielle.

On ne parle que d'impôts supplémentaires. Que d'impôts supplémentaires. Mais il y a quelqu'un qui a compris qu'on était trop taxé en France aujourd'hui et qu'on payait trop d'impôts.

Il faut bien des recettes. Mais non, il faut baisser les dépenses. C'est un tabou total pour vous à France info de d'entendre le mot baisse des dépenses.

Mais qu'est-ce que vous proposez concrètement Valérie PC ? Si vous étiez au pouvoir, quelle dépense vous baisseriez en premier ? Alors la vérité c'est que ce travail alors vous allez me dire c'est une petite c'est un petit budget par rapport au budget de l'État bien sûr mais on l'a fait à la région.

Ce qu'il faut, c'est prendre les dépenses les plus efficaces et les garder et prendre les les dépenses moins efficaces et les arrêter. Ce travail-là, il est très difficile à faire en année présidentielle. très difficile parce que chaque dépense aura un défenseur donc ça va être très difficile.

Moi je crois malheureusement et c'est vraiment pour moi un pisal mais je pense qu'en année présidentielle étant donné que on sera incapable de faire des vraies réformes structurelles de dire je ferme telle agence ou je j'arrête telle compétence on sera incapable ou je décentralise on sera incapable de dire ça parce qu'il y aura pas de majorité donc comment on va être incapable moi mon moi je crois que malheureusement le pisaler c'est l'année blanche et que je je pense que l'année blanche ça doit être une situation qui doit être envisagé une année blanche une piste qui doit être explorée. L'année blanche, c'est on garde les dépenses au niveau de l'année dernière, ce qui permet de dégager une marge de manœuvre puisqu'on a une croissance des recettes qui est mécanique chaque année. On prend la marge de manœuvre de 2027 et cette marge de manœuvre, on la met sur les sujets prioritaires.

J'ai parlé de l'agriculture, sans doute aussi la défense puisqu'il y a des investissements à financer en matière de défense. Il y a des budgets qui seront prioritaires cette année. Valérie PCR les sujets de court terme, on en parle.

On va parler tout à l'heure des questions plus structurelles qui s'invitent dans le débat à l'approche de l'élection. Mais d'abord question simple Valérie PCR, qui soutenez-vous dans cette campagne ? Moi, je veux que la droite arrive au pouvoir.

Je veux que les solutions de la droite soient mises en œuvre pour le pays parce qu'il faut redresser la France et parce que je suis persuadé que nous avons les bonnes solutions. Alors, je vais vous expliquer pourquoi vous demandez qui vous souteniez. Vous ne me répondez pas.

Mais par qui est le candidat investi parallèle qui aujourd'hui ma famille politique les républicains a un candidat légitimement désigné c'est Bruno Retaillot il représente des idées qui sont en grande partie les miennes que ce soit sur l'immigration que ce soit sur l'économie on a vu soutien plus enthousiaste non pas du tout non non pas du tout non ce que je veux dire et je l'ai toujours dit c'est que je li à un candidat de ma famille politique mais il y a plusieurs candidats du la droite et du centre Et à la fin de la fin et je l'ai toujours dit, je le répète, il n'en faudra qu'un seul. Vous savez, vous êtes des bons points philipp insulter l'avenir pas du tout, pas du tout, pas du tout. On voit que vous positionnez pas très franchement.

Je vais vous expliquer. Vous dites pas franchement que vous soutenez Bruno Rotaillot et mais vous dites pas non plus je ne soutiens pas Édouard Philippe est devant une responsabilité historique historique parce que la fragmentation c'est l'élimination. La fragmentation c'est l'élimination.

Et vous connaissez ça vous avez été candidate. Exactement. Vous parlez à quelqu'un qui a douloureusement vécu une défaite majeure en 2022.

Mais moi, j'ai appris cette défaite et je veux que les enseignements de cette défaite, il soient connus et y soient utilisés par la droite. Parce que ce qui nous ce qui risque de nous arriver, souvenez-vous Lionel Jospin 11 avril 2002, élimination du 2e tour. Donc le sujet aujourd'hui, c'est que oui, on est dans l'heure des projets, on a des candidats qui légitimement représentent des sensibilités de la droite.

Ils sont légitimes à proposer leur projet. Il y a une logique aussi d'incarnation mais à un moment il faudra qu'on se rassemble. Moi je rassembler comment la droite peut se rassembler simplement Valérie Précrè je voudra faire écoutez ce que dit Édouard Philippe.

Vous vous répondrez aussi à ce que dit l'autre candidat. On a parlé de Bruno Rota il y a Édouard Philippe. Vous vous positionnez pas entre les deux.

Lui ditemblement vous déformez ce que je dis. Je viens de dire que ma famille politique avait un candidat qui était Bruno Retaillot et que je me retrouvais dans ses propositions. Je dis simplement qu'à la fin des fins, quand les candidats auront présenté leur projet, quand ils auront fait leur chemin, à la fin de la fin, il faudra qu'on se rassemble.

Et je le redis, je le redis, éparpillement égale élimination. Et ce qui m'inquiète, ce qui m'inquiète et c'est pour ça que j'essaie de trouver ce qui nous rassemble et de mettre l'accent sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise. Je ne veux pas que se creuse dans cette précampagne un fossé complètement irréconciliable entre plusieurs sensibilités.

Et justement, écoutez, Édouard Philippe par rassemblement, il était hier à Tourcoin dans le fièvre de Gérald Armanain, le garde des saut qui lui apporte son soutien. Jamais jamais quand ils sont divisés, la droite et le centre ne l'emporte. Il s'agit de construire le contrat de gouvernement ou le nouveau parti ou la nouvelle confédération de parti qui permettra à tous ceux qui veulent unir leurs forces au service du pays de gouverner ensemble.

Nouvelle majorité à construire, cela impliquera de désigner des candidats uniques dans chaque circonscription. Vous dites banco, un grand parti, on refait l'UMP. pas ce sera pas l'UMP parce que ce sera parce qu'on est plus du tout autant de l'UMP et c'est plus du tout la même situation politique.

Mais en revanche [grognement] là où Édouard Philippe a raison, c'est qu'il faut pas se projeter uniquement dans la présidentielle. Il faut anticiper des il faut une majorité confère Macron 2022. Il suffit pas de gagner la présidentielle.

Encore faut-il avoir une majorité solide et loyale pour gouverner derrière. Et donc c'est logique que les candidats à la présidentielle s'en préoccupent. Et effectivement c'est logique le jour venu, le jour où la droite et le centre auront un candidat désigné que ensemble ils désignent les candidats et créer un nouveau parti comme le suggère Édouard Philippe comme le propose Édouard Philippe en tout cas donner une investiture unique ça c'est certain.

Vous appelez au rassemblement de la droite et du centre vous plaidiez pour une primaire il y a quelques mois pour départager tous les candidats. D'autres voix à droite plaident toujours en ce sens. Aujourd'hui, quelle est votre position ?

Est-ce que vous y avez renoncé ou pas du tout ? Moi, j'étais favorable à la primaire parce que ça me permettait de à que chacun exprime ses points de vue. Mais une primaire pour être réussie, il faut deux conditions.

Il faut d'abord que tout le monde accepte d'y participer et il faut qu'elle ait lieu suffisamment tôt pour permettre de recoller les morceaux. Et croyez-moi, j'ai énormément souffert en 2022 du fait que la primaire se soit tenue en décembre et qu'on ait eu finalement que 3 mois de campagne avec tout le monde qui arrivait pas à qui tirait à U et à DIIA. Donc le sujet c'est que à mon avis aucune de ces deux conditions aujourd'hui n'est réunie.

Donc je pense donc c'est la primaire sauvage Valérie P. On attend de voir la primaire en fait une chimère parce que plus parce que les candidats n'en veulent pas une bonne partie et puis parce que il est trop tard aujourd'hui pour l'organiser de manière de manière sereine mais est-ce que vous dites à Bruno Rota allez on arrête les frais il est autour de 6 à 9 % dans les sondages Eddouard Philippe est quand même nettement devant vous lui dites il est temps de C'est pas du tout ce que je dis c'est pas du tout ce que je dis ce que je dis c'est que aujourd'hui il a un message apporté celui d'une droite républicain il a un message à porté qui est fort on On le voit sur des sujets comme celui notamment de l'immigration mais aussi celui de la sécurité. On le voit sur un certain nombre de sujets comme l'école.

Donc oui, il a des propositions à porter, il a une incarnation et puis il a sa chance à tenter. Voilà, il y a la façon de déterminer le candidat de la droite et du centre et puis a les grands sujets qui intéressent les Français dans leur vie quotidienne. Par exemple, au premier chef, encore une fois, les retraites.

Qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce que vous dites ? On voit que les candidats commencent à se positionner.

Bruno Rotaillot lui n'a pas dit encore jusqu'à quel âge il faudrait travailler. Edouard Philippe non plus, il dit juste qu'il faudra travailler plus. Est-ce que vous vous dites 65 ans comme vous le disiez en 2022 ?

Écoutez, moi j'ai eu le courage de dire la vérité au français. C'était votre slogan. Bah oui, courage de dire.

Non, non, mais à un moment donné, alors je je j'entends quand même tellement de démagogie aujourd'hui. Je Alors, quoi je je dis aux français, regardez regardez regardez ce qui s'est passé en Angleterre au moment du Brexit. Regardez comment les populistes ont trompé les anglais et voilà et regardez la situation de l'Angleterre aujourd'hui.

Il faut pas écouter les démagogues aujourd'hui. C'est simple, on va vivre plus longtemps en bonne santé. Il faut travailler plus longtemps si on veut avoir une retraite garantie.

C'est mathématique. C'est mathématique. Est-ce que l'âge est la question centrale ?

La France ne peut pas avoir raison contre le reste du monde. Le reste de l'Europe est à 65 ans aujourd'hui. En France, on a une espérance de vie en bonne santé qui est aussi voire meilleure que les pays qui nous entourent.

On a un un équilibre démographique à trouver. Donc on ira progressivement jusqu'à 65 ans. Il faut le dire.

Il faut surtout Donc il manque de courageard Philippe et Bruno Rill. Il manque de courage Valérie Pess. Non non mais je propose même autre chose.

Attendez j'ai pas fini. Je propose, je suis pas là pour donner des bons points, des mauvais points à tout le monde. Je suis là pour vous dire ce que vous avez fait des compliments Philippe sur l'immigration.

Vous pouvez dire que sur les retraites, ils doivent faire un effort. Je suis là pour dire ce que je pense. Sur les retraites, la bonne solution, alors vous allez être contente, c'est celle qui est prenée par Bruno Rotaillot qui est de dire arrêtons de nous mettre la rate au courbouillon tous les 3 4 5 ans.

Il faut juste faire ce qu'une bonne partie des pays de l'OCDE font. indexer l'âge de départ automatiquement sur l'espérance de vie en bonne santé. C'est-à-dire que si cette espérance augmente et bien on augmente en en proportion l'âge de départ et l'intérêt de ça pour tout le monde parce que il y a encore une fois des métiers pénibles dans les dans dans lesquels l'espérance de vie n'augmente pas ou pas aussi vite que pour le reste de la population.

Sinon, le baron, vous avez raison. Mais pour pouvoir tenir compte de la pénibilité, pour pouvoir avoir une politique sociale, encore faut-il équilibrer les comptes. Si les comptes sont équilibrés, alors on peut faire des mesures sociales.

Alors, on peut tenir compte des plus fragiles. On peut pas tenir compte des plus fragiles quand les comptes sont pas globalement équilibrés. Et indexer l'âge de départ sur l'espérance de vie, c'est ce que propose Bruno R.

Il faut l'indexer chaque fois et arrêter de faire des des des grands messes, des grandes manifestations tous les 3 ans parce que il faut prendre des décisions difficiles que les gouvernements n'assument pas de prendre. Valérie PCR, un autre sujet qui fait débat, le port du voile, c'est le Rassemblement national qui remet ce sujet sur la table. Alors, ça fait depuis des années que c'est au programme du RN, mais le RN confirme que ce sera bien dans son programme l'interdiction du port du voile dans l'espace public.

C'est-à-dire que euh une femme qui portera le voile dans l'espace public euh pourra écouer euh d'une amende. Est-ce que vous êtes favorable à cette mesure ? Non, j'y suis pas favorable.

J'y suis pas favorable. Ça correspond pas à ma conception des choses. Pour moi, le voile n'est pas un vêtement comme les autres.

C'est un signe religieux. C'est un signe de soumission de la femme. Donc, il faut protéger les fillettes à l'école, dans le sport, leur donner la les moyens de s'émanciper, de faire leur libre choix.

Et par ailleurs, il faut une neutralité absolue des services publics parce que c'est le visage de la République. J'ai été une militante de l'interdiction de la Burkaa. Je rappelle qu'à l'époque d'ailleurs Jean-Marie Le Pen n'était pas favorable à l'interdiction de la Burka.

Voilà donc ça permet de montrer que l'ERN voilà le change souvent d'avis mais en tout cas pour moi, une femme adulte est libre de croire ou de ne pas croire à la religion de son choix. Voilà. Et d'ailleurs, j'ajoute que c'est cette proposition, elle est démagogique et impraticable.

Ils le savent très bien. Est-ce que vous appelez vos collègues de droite justement puisque vous dites que ce débat est nul et non avenu à à faire attention à ne pas entrer dans ce type de de débat et de polémique ? Non mais attendez, l'émancipation des filles et le libre choix des femmes est très important pour moi.

Vous voyez bien ce que cherche à faire le Rassemblement national, c'est-à-dire à faire réagir sur des propositions euh choc alors que vous le dites. Oui, enfin moi je me souviens surtout je me souviens surtout du malaise euh croissant de Marine Le Pen lors du débat du 2e tour contre Emmanuel Macron où elle a dit on pourrait pas parler d'un autre sujet s'il vous plaît ? Alors excusez-moi, ça montrait qu'elle voyait bien que cette proposition était à la fois démagogique et impraticable.

Valérie PCR, il y a un scénario catastrophe pour les macronistes et pour la droite. Certains sondages donnent Jean-Luc Mélenchon aux portes d'un duel avec Marine Le Pen. Si ce duel avait lieu euh Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon, pour qui voteriez-vous ?

Mais moi, je ne veux pas de ce duel. Je vais tout faire pour qu'il n'ait pas lieu et il n'aura pas lieu. Madame Lambré, est-ce que vous placez LFI sur le même plan que le RN ?

Parce que certains peuvent dire philosophiquement, historiquement, politiquement, je ne passe pas sur le même plan. Je renvoie pas dans la lutte totale et résolu contre tous les extrêmes et le RN est à l'extrême droite qu'il le veuille ou qu'il ne le veuille pas, c'est le cas. Et voilà et pour moi, ce sera toujours le cas.

J'ai commencé j'ai commencé la politique avec Jacques Chirac et ce ne sera certainement pas pour donner un blancin à madame Le Pen. C'est pas un parti de collabo avec les ennemis de la France, avec l'islamisme LFI, c'est ce que dit Bruno Rotaillot qui est le donc le candidat de votre famille politique. Ce qui est certain, c'est que Jean-Luc Mélenchon, et on le voit, on le voit notamment, moi je le vois dans dans ma région, l'Île-de-France est un parti qui qui cultive le communautarisme et qui et qui en faisant cela peut détruire la cohésion nationale.

Mais vous ne reprenez pas les mots de de Bruno Rotayol, candidat officiel de votre parti, on l'entend bien. Question Valérie PCR sur un parc d'attraction. Je dis avec mes mots mais je dis pas grand-chose différent.

Ouais. sur le fond, mais les mots on ont une importance. Il parle de de collabo, ce qui renvoie à une histoire aussi.

Valérie PCR, un mot sur un parc d'attraction Dragon Ball qui doit se créer. En tout cas, vous vous en êtes réjoui récemment près de Paris du côté de Sergie Pontoise, je crois. C'est un projet d'investissement saoudien.

Vous l'avez annoncé, vous avez dit que c'était acté. Sauf que d'après le journal Le Monde, c'est plus compliqué que ça puisque les ayants droits du célèbre manga japonais, donc Dragon Ball, n'auraiit pas encore donné leur accord et ce serait loin d'être gagné. Alors qu'en est-il ?

Alors, le projet en fait dans sa phase opérationnelle, il commence maintenant. Il fallait déjà qu'on ait un, j'allais dire un accord des investisseurs pour commencer à construire le projet. Donc ce projet, on va commencer à le construire, y compris en concertation avec les élus locaux du territoire parce que c'est un projet d'abord sur plusieurs années et c'est un projet sur lequel il faut être très vigilant.

Vous savez que la région de France est en zéro artificialisation de net. Ça veut dire que si jamais on construit sur un terrain agricole, il faut qu'on fasse de la compensation écologique, qu'on replante ailleurs. Donc nous, on sera très vigilant sur ce projet.

Mais c'est un formidable espoir. Vous vous avez dit c'est fait. Vous avez pas parlé trop vite Valérie PCR ?

Ah non non, c'est fait enfin c'est fait les investisseurs saoudiens donc qui a l'entreprise qui en ce moment est en train de construire un immense parc d'attraction en Arabie Saoudite a signé pour investir sur trois parcs d'attraction sur le site de Mirapolis. Je rappelle à tous ceux qui m'expliquent que c'est terrible parce que on va devenir un parc d'attraction géant, que ce parc Mirpolis, il a été créé en 85, qu'il a fait faillite en 90 et que ça fait 35 ans qu'on cherche désespérément à attirer un investisseur pour sauver cette friche de centaines d'écart dans lequel il n'y a plus rien. Il y a des emplois qui sont à la clé, il y a des investissements, des milliards d'euros.

Est-ce que vous avez l'accord des ayants droits japonais ? Alors, ça c'est des licences qui sont négociées par les investisseurs. Aujourd'hui, ils ont la l'accord pour faire le premier parc qui est en Arabie Saoudite et ils souhaitent en faire un en Europe et peut-être aussi un au Japon.

Voilà. Mais ce sont des négociations qui sont qui sont avec les ayants droits. Je ne peux pas les révéler aujourd'hui, mais ce qui est important c'est que tous ceux qui opposent tourisme, industrie et [musique] innovation font complètement fausse route.

Aujourd'hui, aller en Floride, aller en Californie, on peut être une très grande terre d'industrie, une très grande terre de de technologie, une très grande terre d'innovation et aussi une très grande terre de tourisme. [musique] Et j'en profite pour vous dire que nous avons eu cette année en Île-de-France des résultats exceptionnels en matière touristique. et en plus notre stratégie de monter en gamme du tourisme ses fruits puisque nos tourismes [musique] ont dépensé plus que l'année dernière et ils ont dépensé dans toute l'Île-de-Fance et pas qu'à Paris.

Donc c'est un superbe succès. 400000 emplois dans de cette région Île-de-France. Merci beaucoup.

Valérie je vous dis à demain. À demain Simon. Moi je vous retrouve dans les informé tout de suite.