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interviewLa France insoumise· 28 avril 2020 67 min

«Les plans santé, les fermetures de lits, de services, on les paye cash aujourd'hui.» - Covid-19

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et donc bonjour on se retrouve pour une nouvelle audition de la commission d' enquête citoyenne alors aujourd'hui on a le plaisir d'auditionner monsieur frédéric perrin tu es donc président du syndicat des pompiers et des agences des agents pardon des services départementaux d'incendié et de secours cftc qui est donc un train des syndicats des sapeurs pompiers et des agents des se disent merci d'avoir accepté de participer à cette à cette audition je vous laisse la parole pour introduire et puis après je vous poserai quelques questions bien oui bonjour monsieur le député merci d'avoir fait appel à notre syndicat pour une audition concernant cette crise qu vide donc effectivement le spa se disent ftcc partie des 9 organisations syndicales des sapeurs pompiers de france et représente l'ensemble du monde sapeurs pompiers et les agents des disques puisque effectivement la population voit souvent les petits hommes bleus en tenue dans les camions rouges mais vous n'imaginez pas le nombre de personnes en arrière-plan dans les services dans les bureaux qui travaillent en soutien de tous nos missions voilà il faut le souligner aussi ce souvent des gens qui travaillent dans l'ombre dans nos services d'incendié et de secours mais qui ont une part très prépondérante dans cette gestion de crise et on pourra on va y revenir je pense que vous pourrez cette position voilà je vous remercie pour cette audition une je suis ouvert à vous à vos questions d'accord alors récemment j'ai eu l'opportunité de rencontrer vos collègues du département du lot il avait utilisé cette formule et il disait on est un petit peu les les couteaux suisses de la société finalement et on al'impression de cocon concert sert parfois boucher des trous un peu partout alors la première question que j'ai envie de me de vous poser ses danses de manière générale mais en particulier dans cette dans cette situation et face à cette pandémie quels sont les rôles finalement qui exercent des sapeurs pompiers les agents des se disent aujourd'hui les dix sont mis à forte contribution dans cette gestion de crise qu vide alors on observe une baisse du nombre d'interventions je dirais courante hier les interventions qu'on faisait avant cette crise au quotidien ce nombre d'interventions effectivement à chuter environ 35 40 % sur l'ensemble du territoire pour le coup par contre on est très engagé sur le transport la prise en charge de personnes malades ou de personnes suspectes d'être infecté par ce virus qu'ovide que comme trace d'eux pour être exact c'est le terme scientifique donc pour rejoindre ce qu'ils aiment et collègues du lot on fait souvent appel à nous là on se rend compte que les ars la santé c'est très bien et très vite pardon fait débordée par la situation que l'hôpital et les différents plans que le ministère de la santé a mis en place depuis des décennies et aujourd'hui met à mal en fait cet état providence puisque ces termes appropriés aujourd'hui on se voit bien on voit bien que cet état providence a vraiment comment gérer gravement subi et par tous les plans qui ont été mis en place ces dernières décennies est bel et bon pied quoi qu'il arrive quand il d'autres services ne répondent plus et là c'est le cas de la santé qui a eu du mal à faire front à faire face on est on était encore là et on sera toujours là parce qu'effectivement les pompiers ces quarante cinq mille quarante sept mille pompiers professionnels son territoire c'est un bug un peu plus de deux cent mille volontaires qui nous supplier avec nous et et derrière ça on est présent dans tous les territoires les plus reculés de france aussi donc on a un maillage qui est très intéressant mais qui est malheureusement encore une fois dans contraire de cette crise parfois un manque de reconnaissance et puis dans la gestion de cette crise on pourra faire un bilan après a posteriori mais on se rend compte que les dix encore encore été un peu mis à l'écart par rapport à cette gestion alors qu'en fait on a une capacité de frappe les deux réponses et quand même non négligeable et on en a fait la preuve depuis parle depuis le début de cette crise donc le couteau suisse effectivement c'est là la formule bien approprié parce que quand on ne sait plus à qui appelait comme services ont fait le 18 ou le 112 et puis là on est sûr qu'il ya quelqu'un qui va répondre et on est quasiment sûr derrière qui a une équipe qui va intervenir même si effectivement on n'est pas dans le cadre de nos missions aujourd'hui cette crise on est en plein dedans on a des secteurs qui ont été très impacté moi personnellement j'habite dans le grand est en haute marne et mes collègues alsaciens oui de plein fouet cette crise l'ile-de-france a été très impacté le les hauts de france aussi font partie des foyers infectieux assez assez fort sur l'ensemble du territoire on retrouve dès qu'un partout y compris en outre-mer et l'outre-mer avec la complicité de la distance justement géographique on connaît les moyens en renfort qui ont été envoyés mais pour voilà pour vous imaginez que les pompiers sont très présents sur l'ensemble du territoire et sont en première ligne au conte entendre quoi qu'on en dise quel que soit le manque de reconnaissance parce qu'effectivement j'ai quand même rappeler que pour emmener des gens l'hôpital il faut les moyens de transport et puis quand les ambulanciers privés ne peuvent plus répondre parce que la situation est grave et puis que les services sont débordés mais les pompiers étaient là aussi pour répondre et pour prendre en charge ces comment gérer ces patients qu'il fallait absolument emmené en unité de soins hospitalière pour qu'il soit pris en charge dans des conditions optimales donc les pompiers sont là tous les services dans les services d'incendié de secours vous avez différents services c'est une vraie c'est une grosse organisation militaire y compris un service qui est peut-être plus connu du grand public mais on a des médecins on a des infirmiers on a des sapeurs-pompiers pharmaciens dont qui ont une tenue comme nous mais qui sont spécialisés dans le domaine médical paramédical et qui bien entendu alors là pour le coup on était très sollicités et ont répondu très favorablement l'inconvénient c'est que notre service de santé et de secours médical est un peu à l'image de l'organisation de l'aude nos structures qu'il ya des pompiers dont c'est le métier c'est des professionnels et puis nos collègues sapeurs-pompiers volontaires quand ils sont infirmiers aux médecins ils sont souvent déjà engagés dans leur propre milieu professionnel et quand il leur reste du temps ils viennent donner du temps pour les services d'incendié or vous imaginez bien que bas et vous le savez mieux quoi les services de santé ont été sur sollicité et le sont encore et c'est pas fini donc effectivement c'est le 3è scène ce qu'on appelle chez nous plutôt professionnel qui a fait face mais qui a fait face avec brio qui n'a pas compté ses heures qui ne compte pas ses heures qui fait aussi tout suivi parce que malheureusement on l'imaginé bien on a des collègues qui ont été aussi contaminé qui se sont retrouvées isolées qui se retrouvaient malades qui sont actuellement en soins voire en convalescence et je peux vous garantir que par les témoignages que j'ai de mes collègues que cette maladie elle est foudroyante qu'elle vous qu'elle vous met à plat pour l'instant je n'ai pas de cas personnel connu qui a été intubé mais ne serait-ce que bien mal à bien vient fiévreux égalitaire domicile les collègues ont vraiment du mal à un retour à une vie normale parce que ce mal ce virus était vraiment très agressif donc la médecine professionnelle cas sur nos services de santé aux ça ne nous dit on la suit enfin la l'exercent en notre sein entre est dans nos murs voilà en fait le laisse 10 les pompiers les couteaux suisses delà de la nation sont présents répondre répondront toujours parce que ça fait partie de nos missions on nous sollicite même comme je le disais sur des missions ne sont pas forcément les nôtres qui est parce qu on fait preuve de résilience parce qu'on sait s'adapter parce que dans nos missions autres on parle de nrb ses intérêts nucléaire bactériologique chimique a effectivement toutes ces méthodes toutes ces techniques d'intervention on les connaît on est entraînés on est équipé même si on reviendra aussi sur le matériel on a eu quelques soucis dans certains endroits et on l'a encore mais on sait faire face à des situations de j'irai de d'infection d'infectiologie grave là le problème c'est tout l'objet de s'inscrire dans la durée et que ben on se rend compte que la nation que nos services que notre collectivité n'est pas forcément armés organisés équipé pour faire face à une crise d'une telle ampleur voilà donc dans l'ensemble on sait faire face on fera un bilan après coup même si on fera le plus tard possible puisqu'il faut vraiment tout prendre en compte mais aujourd'hui on est présent on est également très sollicité et c'est vrai que les pompiers ont eu du mal au début comment gérer de ne pas être reconnus comme l'a été le service de santé ou ou quelques autres services on est vraiment en première ligne et malheureusement aujourd'hui on commence à compter nos collègues qui sont malades et qu'ils sont en train de se soigner d'accord merci pour votre réponse vous avez raison ça permet peut-être de corriger ça et de rendre hommage aussi toutes ces personnes qui sont en première ligne et dont on n'a pas forcément beaucoup parlé alors vous avez ouvert pas mal de questions dans votre intervention vous l'avais un peu évoquée mais ma première question c'est est un peu quelle est l'organisation en fait dans cette situation actuelle notamment du fait des différents statuts qui peuvent exister alors vous disais c'est d'abord en première ligne les pompiers professionnels mais on se veut se poser la question par exemple savoir si les pompiers volontaires quand ils sont pas par ailleurs monopolisé ou utilisés par les dans les systèmes de soins mais ils sont soumis aux difficultés du confinement donc est ce qu'ils continuent à faire affaire à participer aux activités est ce qu'il ya une branche militaire au site les associés de chez les sapeurs-pompiers voilà ce que pouvait peut-être me dire quand les tâches que vous avez décrit qui sait qu'ils les réalisent et comment les différents statuts de pau pièce s'articule pour déjà parlé des sites et sapeurs pompiers sous statut militaire la ville de paris et les trois départements de la petite couronne sont concernés par la couverture militaire de la brigade des sapeurs-pompiers de paris donc effectivement ses 7500 zones qui sont répartis dans plus de 80 caserne sur paris-lille de la petite donc mais les missions sont les mêmes que pour le reste des sapeurs pompiers de france vous avez également le bataillon des marins pompiers de marseille qui est qui et une humidité militaire mais là aussi ils interviennent exactement comme nous quasi avec les même matériel que nous effectivement après sur le reste du territoire français vous avez comme je voulais rappeler 45 47 mille pompiers professionnels dont c'est le métier qui travaillent en caserne qui donc effectué des gardes ce qu'on appelle gardes postés et qui interviennent à l'instant t dès l'instant où le une intervention tombe ils partent enfin dès l'instant où d'intervention est enregistrée par dont ils partent je suis désolé je parle un peu dans mon jardin de pompiers parfois les sapeurs pompiers volontaires sont effectivement des gens qui ont une activité professionnelle à côté à noter que beaucoup de pompiers professionnels leurs jours de repos sont est également pompier professionnel dans leurs communes voisines dans la commune voisine parce qu'ils savent qu'ils habitent pas forcément dans la même ville que que là où positionner leurs casernes de broc donc on a beaucoup de pompiers professionnels qui également donne du temps en dehors de leurs gardes pour rester sapeurs pompiers volontaires et filer un coup de main dans les petites casernes rural sur le reste du territoire français donc c'est là où la difficulté pour l'organisation des éditions accrue parce que je voulais dit les pompiers volontaires une activité opérationnelle une activité professionnelle autre bon certains s'en trouve un chômage technique et/ou donc du coup se retrouvent disponible et c'est tant mieux parce que vous allez vous permet d'avoir des effectifs supplémentaires mais où les expose quelque part aussi à cette maladie et on pourrait mettre à mal l'activité économique la reprise économique à partir du 11 mai parce que si on a deux par l'émission de sapeurs pompiers volontaires infectés une partie de la population et du coup empêchèrent vous savez vous connaissez le territoire français à la sortie du village il ya enfin ou de la commune il ya une usine et puis tous les tous les gars bossent à cette dig up et une partie et pompiers puis imaginer que à cette caserne là soient affectés parce que effectivement ils ont mal été protégés n'ont pas suffisamment été comment je dirais ils n'ont pas eu de tenues adéquates pour intervenir et c'est le cas dans certains secteurs et puis du coup on a infecté une partie de ses pompiers volontaires imaginez que la reprise sa cuisine dans quelques jours elle sera peut-être compliqué parce que malheureusement ses collègues là sont malades donc c'est là où on tire une sonnette d'alarmé attention la petit la sécurité civile en france elle repose sur le volontariat certes c'est l'histoire de de l'organisation de la sécurité civile qui veut ça et on se rend plus compte de plus en plus alors avant cette crise on avait déjà une crise des vocations ma plaisir qu'on vous avez du mal à recruter les pompiers volontaires et on se rend compte qu'avec cette crise on fragilise d'autant plus le vivier de sapeurs pompiers volontaires et on pourrait derrière impacté l'activité économique de façon non négligeable parce que au travers de leurs activités de volontariat ils se retrouvent malade il se retrouve infecté du coup peuvent pu reprendre leur activité professionnelle vous avez le cas aussi des pompiers volontaires qui sont artisans commerçants dont qui travaillent à leur compte professions libérales et qui là aussi pourrait se retrouver malade et puis du coup ne pas reprendre leurs activités on connaît ou connaît un je vous reconnais tous les chiffres sur la baisse d'activité sur cette crise financière qui ce programme derrière bon on est tous conscient mais il faudrait pas rajouter une crise à la crise on me dira donc la sécurité civile a besoin de stabilisation a besoin d'avoir des effectifs crocs c'est ce qu'on réclamait justement l'année passée en 2019 il y avait un gros mouvement social en france chez les sapeurs pompiers professionnels c'était déjà pour alerter les pouvoirs publics sur ces situations d'effectifs qui dans certains secteurs étaient très tendues cette sur-sollicitation opérationnel sans parler de cette crise aujourd'hui mais déjà à l'époque dans certaines casernes et on n'était plus assez nombreux pour intervenir les sapeurs pompiers volontaires qui viennent en renfort sont de moins en moins nombreux malgré des chiffres et on a du mal à maintenir des effectifs dans certains endroits et du coup on a des pompiers professionnels qui sont sur sollicités qui explosent leur compteur de temps de travail tout simplement et puis qui demande à ce qu'on ait des embauches à ce conte et de la reconnaissance est ce que c est ce que si vous voulez que cet état providence de son protège tout autant qu'il vous protéger il ya quelques années remettez un peu d'ordre là-dedans recruter parce qu'effectivement aujourd'hui des gens n'ont plus la même et même ambition les mêmes engagements qui a peut-être dix ou quinze ans le monde associatif souffre le volontariat repose un plus une image associatif à exercer on vient chez les pompiers volontaires parce qu'on a envie d'y être mais c'est contraignant vous avez votre vie privée vous aviez votre vie professionnelle votre vie familiale et en plus de ça votre vie en tant que pompier volontaire donc effectivement on sent que la crise des vocations est grandissante aujourd'hui en plus d'une crise des vocations on a une pandémie on sait pertinemment que ce ces difficultés dans le temps dans l'avenir on rencontrera d'autres crises de crise sanitaire de pandémie on était beaucoup à la font le lien le pendant sur le manque de matériel par exemple avec la dernière triste connu en france qui était le h1n1 en 2009 qu'on se rend compte que onze ans après bach ne sont passés les stocks nous laisse disent nous on n'a pas forcément su garder en mémoire c'est comment je dirais cette époque là et les bonnes et les bonnes pratiques et du coup on réinvente tout aujourd'hui et puis on est tout le temps dans la remise en cause il nous manque des plans du manque des plans de continuité les banques des plans d'action et les manques des plans de gestion de crise aujourd'hui la sécurité civile en france elle est organisée sur une loi qui date de 2004 on est en 2020 et gens me dire que 2020 vu la situation c'est déjà fini faut penser à 2020 claire et à la presse il faut réécrire absolument une loi qui intègre une nouvelle organisation de sécurité civile qui voilà qui donne aux collectivités locales puisqu'on est géré par les collectivités locales qui donne les moyens ces collectivités locales d'assurer la continuité de service des services d'incendié et de secours de la sécurité civile en france et comment qui nous permet aussi d'avoir des plans d'action des plans de réaction des plans de gestion dans la durée dans la continuité en faisant leur et textes ce qu'on appelle chez nous le retour d'expérience de ce qu'on vient de vivre de ce qu'on a vécu aussi en 2009 parce que moi en 2009 j'étais déjà sapeurs-pompiers professionnels et on avait déjà appliqué certaines mesures barrières on avait déjà modifié certaines méthodes d'intervention aujourd'hui il faut même s' il faudra même réfléchir à avoir des véhicules spécifiques pour des transports sanitaires à risque c'était pas le cas aujourd'hui aujourd'hui on fait appel à l'imprimeur 3d du coin pour pour aménager la cellule ce qu'on appelle le l'arrière de l'ambulance là où le brancard et permet d'allonger une victime voilà pour que on est une protection entre la victime et les intervenants alors que lorsque ça jean lui dire en 2001 tour devrait même puis réfléchir c'est du matériel qui devrait déjà être comment je dirais affectés dans nos engins c'est des engins qui devrait être spécifiquement aménagés pour ça mais en 2020 on se pose encore la question le point d'orgue de tout ça c'est la finance c'est les économies on fait des économies partout sauf que là on fait des économies sur la santé et sur la prise en charge sanitaire de la population et du coup on expose la population à des nouveaux dangers pour ce qu'on n'est pas en mesure de les prendre en charge de façon convenable donc aujourd'hui on s'adapte aujourd'hui en équipe aujourd'hui on achète des rideaux de douche faire des séparations dans l'ambulance ont fait construire des petits crochets ont fait imprimer en 3d des petits crochets pour voilà pour pour assurer une protection entre le les pompiers dans l'ambulance et la victime mais c'est des sujets dont on ne devrait même plus parler et dont on aurait dû sur lesquels on aura du pardon évoluer déjà depuis quelques années parce que on a rêvé tenir compte des précédentes crises et avant 2009 y en a eu d'autres histoires l'histoire nous rappelle et là bizarrement les scientifiques se replonge dans l'histoire je lisais encore un compte rendu d'un médecin qui aujourd'hui en retraite mais qui qui se rappelle une d'une grippe espagnole ou qui se rappelle d'une grippe asiatique dans les années 70 qui a malheureusement fait beaucoup plus de morts aujourd'hui aujourd'hui s'il ya moins de morts c'est tant mieux oui on lutte pour qui est de - lemoine personnes impactées mais on est toujours en train de se remettre en cause et de façon urgente dans la précipitation ce qui fait que on pourrait être encore meilleur on me dira si on avait pu anticiper sur le matériel sur l'organisation sur les plans si on n'avait pas fait des économies de bouts de chandelle parce que c'est vrai que c'est véritablement ça et donc ça c'est quelque chose sur lesquels nous on sera très vigilant dans le futur puisque je vous dis on va vivre cette crise à mon avis déjà encore quelques mois et il faudra absolument qu'on puisse avoir ça en tête et se dire si ça recommence d'ici quelques années il faut qu'on soit prêt mais il nous faut les moyens de l'organiser différents ok merci c'est très clair cette histoire d'anticipation alors je ma question vous avez en partie répondu mais je veux être avec davantage de précisions sur la question du matériel alors je comprends bien vous parler notamment d'un matériel spécifique pour ces situations là mais j'ai lu aussi dans la presse que pour des besoins on va dire élémentaire masque gel hydroalcoolique vous aviez parfois eu des difficultés d'approvisionnement les du pardon que les pompiers de côte-d'or je crois avec fabriquer leur propre gel hydroalcoolique alors est ce qu'on peut dire que vous avez réussi à être vous fournir en matériel de base j'ai environt donc quantité suffisante ou es ce que vous avez aussi été confrontée à des pénuries sur le sujet en fait tout dépend des secteurs il ya cent vingt départements en france vous irez vous retirez part et la petite couronne et puis et puis la ville de marseille nous retire au moins les quatre départements d'île de france voilà on est sur 95 96 10 sur toute la france y compris loutre façon que la métropole y compris l'outre-mer et en fait on a envie de dire sans mode de gestion différents et vous avez certains disent qu'ils ont réussi à fournir du matériel des équipements individuels de protection individuelle parce que effectivement il avait gardé à l'esprit cette gestion crise de 2009 et qu'ils avaient de façon récurrente organiser leur stock de matériel de moyens de protection et puis vous avez d'autres se disent parce que ben voilà encore une fois sur des gestions document financière on voulait faire des économies et qui se sont retrouvés très vite démunis en matériel beaucoup 2,10 moi je fais partie d'un petit dans l'est de la france je voulais dit on a fait appel aux donateurs donc nous ça va on a un tissu industriel qui est intéressant qui travaillent dans des secteurs où effectivement les ouvriers dans les usines ont besoin de s'équiper et donc comme les usines et à l'arrêt ses usines là nous on fait donc leur masse dont leurs lunettes de protection enfin don de différents matériels et c'est quand même pas une situation une solution durable et pérenne ce qu'effectivement à l'instant t quand on fait un appel aux dons on a beaucoup de retours moi j'étais en caserne essais et c'est vraiment c'est touchant de voir les gens arrivés avec des cartons masse des cartons de lunettes de protection sauf qu on se dit quand même que après coup alors sur le moment vous êtes touchés dans l'affectif mais après dans la réflexion et est dans la continuité de service me dit mais ça ça pourrait pas durer parce que tout ce qui a été donné voilà les stocks sont épuisés mais où sont les vrais véritablement les stocks pour durer un masque chirurgical le premier masque de protection qu'on avait fait environ deux heures d'utilisation et après il est plus efficace le fameux ffp2 ces quatre heures nous fait les gardes de 24 heures on n'est pas masqué de pendant 24 heures mais à chaque intervention il faut qu'on mette un masque ou niveau parce qu'à chaque victime on peut pas réutiliser un maximum sur l'ami moins de deux heures voyez toutes ces additions de comment j'irai 2 deux situations font qu' on est énergivore de la consommation de d'équipements de protection individuelle et en face à la france malheureusement d'avoir voulu exporter tout un tas l'usiné de fabrication n'est plus en capacité de fournir ses propres masquer ses propres équipements de protection à l'instar aussi des respirateurs que qui manquait cruellement dans les services de rennes de ranimation dans les hôpitaux ben voilà les équipements de protection individuelle pour les intervenants sur les sapeurs pompiers les ambulanciers privés pour le personnel médical qui est dans les secteurs libéraux les médecins et les médecins femmes idiots les infirmières attitude se sont très vite trouvées démunies donc la france a très vite engagé dès des commandes de façon énorme mais tout le monde entier avec nos armes as donc de toute façon et on a vu ce qu'il s'est passé avec voilà des commandes qui sont jamais arrivées ont été détournés on n'est pas là pour parler de ça mais je veux dire on se rend compte que dans notre propre pays on n'est plus en capacité de se protéger nous mêmes donc certains se disent ont réussi à gérer leurs stocks est pour beaucoup en fait on a trois niveaux à peu près de gérer de gestion on a comme je vous le disais tout à l'heure le grand est a été très vite impacté et qui a dû faire face de façon très violente jamais dire dans l'organisation et dans la réaction à une situation qu'a explosé c'est long c'est aujourd'hui l'origine puisque c'était ce rassemblement évangélique mais ils n'ont pas eu le temps en fait devrait véritablement bien se préparer et on veut dire que les collègues de l'est de l'alsace ont été très fortement impactés ils se sont retrouvés les mêmes des fois démunis à intervenir dans des conditions plus que limites de protection et de et 2-2 pas de protection et de vue de façon générale et l'ile-de-france a été très vite impact est aussi mais avec quand même pu prendre en compte ce qui s'était passé justement dans grand test et a réagi à minima et a pu limiter les dégâts mais là aussi c'est sur des grosses structures le le le val d'oise l'oise l'aisne et la seine et marne l'essonne et civils et ce sont des gros département ce sont des grosses machines qu'on appelle chez nous les hauts de france qui sont également un des foyers les plus impactés là aussi on retrouve comme des gros départements comme le pas-de-calais le nord qui ont les moyens de réagir parce que ce sont des grosses structures mais vous savez il ya et puis le reste de la france donc les troisièmes les taux de la troisième catégorie de ce disque qui a été moins impacté et qui a réussi à anticiper et à s'organiser différemment c'était le cas par exemple chez nous et marne où on a quand même pu se protéger plus efficacement parce qu'on a vu venir la crise et on a vu les premiers cas arrivé chez nous alors que voilà on avait déjà réagi on avait déjà mis en place des méthodes d'intervention de confinement de désinfection des commandites et les ambulances du voilà tout un protocole qui a été mis en place assez rapidement et qui nous a permis de faire face les dix en france sont catégorisées en trois niveaux à b et c mais vous avez 26 tirs 20 départements qui sont véritablement des grosses des grosses structures opérationnelles et puis après il ya très peu de différence entre un indice de catégorie b et un indice des catégories c et on se rend compte que la ce et voilà c'est sûrement le l'aspect financier qui dirige qui dirigent ces structures est là où il ya du monde dans les gros département dans les grosses disent oui il ya une force de frappe du défenseur activité qui est non négligeable mais qui nécessite quand même malheureusement quelques ajustements on a quelques exemples qui voilà qui nous ont interpellés le reste des se disent voilà qui sont beaucoup plus petits qui ont moins de moyens que moins de possibilités ont très vite été démunis et ont très vite fait appel à des dons divers et variés pour pouvoir faire face aujourd'hui on sait que les masques arrive on sait que les commandes sont faites beaucoup de collectivités y compris l'état ont fait des commandes donc voilà on a remis des usines en place on a remis on a même une certains secteurs qui ont complètement changé le leur comme angers le secteur de fabrication qui se met à fabriquer des masques ou de la solution hydro alcoolique mais vous savez il ya aussi ces surblouse les charlottes ce qu'on appelle pour se couvrir la tête et sur votre la tenue ligne sur tenue complète ça c'est d'autant plus difficile à trouver et on se retrouve aujourd'hui avec des secteurs où la halle et sur tenues sont même normalement à usage unique elle avait pour pouvoir les réutiliser parce que ben on est là aussi en manque de ravitaillement quotidien ça devient quand même assez assez inquiétant sachant encore une fois qu'on est partis pour plusieurs mois nous la crise va pas s'arrêter le 11 mai on sait très bien ok merci c'est un panorama très complet je voudrais juste une dernière question sur le sujet puis peut-être apprendre on pourra aller sur ce qu'il faudrait faire on a évoqué la difficulté des matériels on va dire assez élémentaires de protection type masque gel hydroalcoolique est-ce que vous avez des difficultés de matériel ont un peu plus élaboré je pense par exemple pour le transfert de deux personnes et peut y avoir besoin de dispositifs de respiration artificielle des choses comme ça est ce que est ce que là on a des difficultés d'approvisionnement aussi matériel médical un peu plus avancé lorsqu'on intervient sur des situations médicalement complexe en fait soit on a notre propre médecin ou notre rapport aux infirmiers dans l'ensemble on a du matériel il vous l'a qui est assez correct après on intervient toujours en doublure avec les unités mobiles hospitalière laisse mais lorsqu'on appelle donc et c'est là où effectivement le matériel à amender manqué dans certains secteurs et c'est plus une une un travail commun entre les 10 c est la santé et les hôpitaux de secteur donc c'est là où les matériels a pu manquer donc sur le moyen de transport dès l'instant on après on a eu très peu de cas où on a un tube et les gens directement chez eux pour les transporter sur un secteur hospitalier l'intubation elle intervient de ce qu'on a pu comprendre dans cette dans l'évolution de ce virus elle intervient alors que les gens sont déjà hospitalisés et donc c'est plus dans le secteur hospitalier donc les respirateurs ont plus manqué dans les services de réanimation que dans nos ambulances à l'instant t mais effectivement là où nous il faut qu'on arrive à s'organiser mieux c'est qu'on puisse dédié des véhicules parce que comme je vous l'aï dit dès que vous faites un transport avec une personne impact est infecté par le cos vide ou suspecte d'avoir été contaminés vous devez faire un protocole de désinfection très complet et c'est là où nous demandent à ce que nos véhicules soient mieux équipés pour gagner du temps parce que effectivement comme je voulais dire entre la prise en charge de transport le retour en caserne la désinfection et est elle donc le la possibilité à ce véhicule d'euros et intervenir hier à l'instant t de l'étude n'est plus disponible tant qu'il n'est pas prêt à repartir tant qu'il n'est pas désinfectée et c'est là où même si je le rappelais jusqu'à la réunion que j'avais juste avant vous ont vision également effectivement le nombre d'interventions a baissé mais le temps où passent sur intervention n'a pas nécessairement baisser tant que ça puisque je vous dis une intervention sur un cas suspect ou cas avérés coded en fait et devient très long parce que on a tout un protocole à mettre en place qu'il faut qu'on ait des matériels adaptés il faut qu'on est déçus retenue en conséquence et en stock il faut qu'on ait des équipements qui nous permettent de mieux se protéger et qu'il est derrière qui nous permettent de gagner du temps à chaque intervention suspecte ok c'est très clair une dernière question elle et c'est pas la plus marrante mais bon malheureusement elle fait partie de la situation ce que vous avez un regard des chiffres des statistiques sur le nombre de pompiers qui aurait pu être touché par par le virus compris est ce qu'il ya des situations graves voilà ce qu'on a un regard là-dessus ou est ce que c'est un peu trop tôt pour le dire aujourd'hui il est trop tôt pour le dire je vous cache pas que ces chiffres on les a demandé à nos autorités de tutelle à la direction générale la sécurité civile ministère l'intérieur donc et on a bien une réunion en tout début d'après midi avec le président de la conférence nationale de se disloquer et le représentant des élus de 10,10 de france et on a reposé également la même question quand je dis on s'est toutes les organisations syndicales à on est unanime sur le sujet il faut qu'on ait des chiffres malheureusement on sait on le vit puisqu'on connaît nos collègues et nos syndicats on a un réseau d'organisations sur tous les départements de france donc on a des remontées de tout le territoire on sait que beaucoup de pompiers aujourd'hui sont sur le sur la touche comme on dit sont hors service puisque infecté impacté ou confinées parce que suspect on attend à risque ou asymptomatiques peut-être mais malheureusement ils sont porteurs même s'il déclare pas une forme complexe voire grave delà de la maladie en attendant ils ont été en contact et donc ce qu'on appelle les cas contacts et on obligeait aussi d'émettre à l'écart parce que y lisons année un minima des symptômes qui font que on peut pas les remettre dans une caserne ou risquent de contaminer le reste des collègues et au risque de voir des casernes fermé il ya quand même eu deux cadets justement de quelques kazan qui ont dû fermer ga temporairement pour qu'on puisse justement laisser le temps de vérifier que tout le monde était simple et tout le monde pouvait reprendre du service c'était le cas dans l'oise qui l'a important aussi dans la gestion de longue durée que l'on puisse se garantir comme ça de ne pas mettre à plat ce qu'on appelle de fermer un centre de secours on est content que c'est tout un secteur d'intervention qui se retrouve démuni de ne plus avoir une caserne de pompiers parce que l'ensemble des personnels a été affectée ces les situations qui sont intervenus au tout début de la crise parce que effectivement on était encore sur du tâtonnement on n'avancerait pas trop où on allait mais on a très vite réagi dans l'organisation même du de nos gardes on a on a aussi changé nos plannings pour être plus présent sur une période et est plus absent après pour voilà ça c'est fait dans beaucoup de discours justement garantir une continuité d'effectifs si toutefois on avait des effectifs qui tombait malade on avait des effectifs qui étaient un peu lourd pour les mollahs qui pouvait être tout de suite reprendre le dessus et est intervenue voilà donc ça c'est des sceaux on sait faire c'est gestion de crise on sait les faire mais on sait les faire sur des courtes durées là on est dans une longue durée et malheureusement et ça il faut le réécrire c'est ce que je dis est ce qu on réclamera dans l'est dans la suite il faudra écrire ses plans de continuité de service il faudra écrire aussi la presse parce que là je vous disais qu effectivement le nombre d'interventions a baissé de façon significative à partir du déconfinement quelques confinement que ce soit même à minima quelle reprise activité que ce soit même à minima on va de nouveau retrouver une activité nous opérationnel classique qui va reprendre voilà qui va augmenter le nombre d'interventions tout en ayant en parallèle ckac au vide à gérer a transporté à désinfecter l'ambulance derrière et donc encore gagner enfin encore passer par deux pas mal de temps sur ses interventions donc je vous cache pas que le déconfinement nous on le regarde avec beaucoup beaucoup d'attention parce qu'on sait que nos interventions vont réaugmenter que l'activité opérationnelle va reprendre gérait son cours normal ou quasi normal sur un mur du con vad est confiné on sait pertinemment aussi que ben on risque d'avoir un deuxième pas parce que est ce que les gens vont vraiment bien se protéger s'équiper de masques a minima est resté dans la distanciation social rester dans tous ses gestes barrières dans toutes ces mesures barrières parce que oui le déconfinement amandine et les gens veulent reprendre de l'activité valeureux bouge et ça se comprend c'est c'est frustrant surtout avec la météo comme en ce moment de rester enfermé confiné de boire l'apéro par confinement par visioconférence pardon mais mais un acteur dont on n'avait pas le choix et on a vu l'efficacité de ce compliment ça on peut pas le peuple décrié sauf que au moment où on va ressortir où les gens reprennent l'activité normale nous notre activité à lavaré augmenter tout en gérant cette situation de crise qui ne sera pas encore fini mais malheureusement hockey une question qui me venait assez on voit bien dans cette crise vous avez travaillé de manière très étroite avec le système de santé les hôpitaux les fumeurs vous avez parlé est ce que vous avez identifié des faiblesses des difficultés de coordination au contraire est-ce que vous avez mis en place des pratiques différentes et donc on peut considérer qu'elles sont plus efficaces on voit s qu'est ce que cette coordination là fonctionne bien est ce qu'il ya des choses qu'on peut améliorer est-ce que vous avez l'impression que ça n'a pas été une difficulté dans la période là aussi je voudrais que tout dépend des secteurs dans l'ensemble les sapeurs pompiers travaillent avec les services de santé au quotidien puisque effectivement on prend en charge des blessés les gens qu'on fait des malaises sur la voie publique ou chez eux et on les transporte sur les hits et hospitalière seul ou renforcés par des équipes médicales de l'hôpital comme je le dis avec les smur aujourd'hui c'est devenu monnaie courante puisque effectivement dès l'instant où on avait un cacou vite suspect ou avéré on avait quasi systématiquement une éthique une équipe médicale avec ce qui fait cruellement défaut aujourd'hui c'est pas forcément la coordination inter services à proprement dit sur le terrain dans la tête dans la terre service sur la gestion opérationnelle j'irai de façon globale oui il ya beaucoup à dire parce qu'effectivement la santé je vous dise il est plein santé on les a vus passer les uns après les autres aujourd'hui ce qui manque c'est des structures d'accueil aujourd'hui ce qui manque c'est les médecins aujourd'hui ce qui est mis à mal c'est la démographe médicales et tout ça nous on y avait déjà largement contribué je vous dis on est on est très présent sur le maillage territorial de par l'ensemble des casernes qui sont positionnées partout en france y compris dans les milieux 11 euros mais vous avez des déserts médicaux complets et c'est ça aujourd'hui qui nous inquiète alors c'est ça déjà qui nous inquiétait les années précédentes dans les années 90 début 2000 on faisait à peu près 65 67 % des interventions liées aux secours à personne dans l'es6 de france l'était c'était la norme et c'était un chiffre qui est qui était stable depuis depuis des décennies au fur et à mesure des plans santé au fur et à mesure des mesures drastiques ont été prises sur le domaine de la santé et je suis bien placé pour le savoir et j'ai observé de façon très concrète puisque je suis issu d'une famille où ma mère mes tantes mon épouse tout le monde travaille dans le milieu hospitalier toutes ces fermetures d'établissements de lits de céramistes aujourd'hui on paye et on le paye cash parce que on a pu les reins solides on a pu les structures nécessaires pour accueillir alors effectivement on sait réagir voilà la france elle est solidaire on double la capacité de lits en réanimation oui c'est génial sauf que ben c'est malheureux quand même d'en arriver là de se prendre une crise qu'on est en train de vivre aujourd'hui pour se dire mince on a peut-être fermer trop d'hôpitaux moi j'habite chaumont petite commune de la haute marne une 5000 habitants quand ma mère travaille à l'hôpital il va à peu près 800 lits 800 équivalents temps-plein pardon de 650 700 lits aujourd'hui vous avez à peine 500 équivalents temps plein et 400 lits bah oui mais on a fermé des services voilà on a fermé les services et et on a fait de la des économies bah oui bon ça va la haute marne n'a pas été trop impactées malheureusement elle a eu ces morts comme beaucoup de départements mais elle a su gérer elle a su accueillir même des des malades de départements voisins pour faire preuve de solidarité et tout plein doute et surtout de soutien sanitaire parce que c'était indéniable que l'on puisse enfin que les départements puissent travailler entre eux mais en attendant on paye quand même cette gestion de deux plans plan sur plan et aujourd'hui on se dit masson n'a plus les capacités de réagir l'inter services sur le terrain il fonctionne très bien depuis des décennies beaucoup 10 beaucoup vous savez vous quand vous appelez les pompiers vous faites les 10 112 quand vous appelez un médecin ou enfin les secours vous appeler le 15 aujourd'hui d'ailleurs c'était une volonté du président macro on y rappelle dès qu'on peut mais la volonté c'était de faire des plateformes d'appels collègues nous département de la haute marne beaucoup de départements en france se sont mis à faire des plates formes communes ce qui fait que l'ensemble des étais quand j'irai d'aidé personnelle qui reçoivent les appels sont sur le même plateau sommes dans la même salle et de coups travaillent ensemble se concertent en direct voilà c'est ça reste humain il faut qu'on soit à l'échelle humaine moi je les pratiques et puisque gt gt chef de la salle opérationnelle pendant trois ans et demi dans mon département j'ai fait j'ai fait quelques années avant dans une salle à part et quelques années à ses proches puisque j'ai fait 2015 à 2018 dans cette nouvelle salle opérationnelle multi multiservices avec les collègues du samu sur place je vous garantis que la plus value mais elle est juste inestimable et ça c'est ce qu'on réclame sur l'ensemble du territoire c'était à priori volonté du président ça tarde à venir c'était quelque chose qu'on dénonçait aussi nous l'année dernière dans notre justement dans l'est dans les différentes revendications qu'on avait sur notre mouvement de crise de 2019 c'était dire accéléré sur ces plateformes on voit aujourd'hui dans les départements où cette plus value grâce à cette plateforme commune a mis en exergue justement des moyens de servir des moyens de gestion des moyens d'intervention beaucoup plus rapide parce que tout de suite on avait la concertation de vive voix de façon humaine n'était pas derrière son ordinateur accroché à son beau fils de téléphone donc ça c'est important de développer ses bonnes pratiques là c'était une volonté ou en l'accompagnant lors on la défend il faut absolument qu'elles soient remises au goût du jour et surtout qu'on accélère et en plus vous là aussi c'est une source d'économie quelque part puisque on nous parle tout le temps les collines saison faisant drôme et dans les bonnes dans une bonne position tout le monde sur le même plateau c'est qu'un bâtiment c'est pas plusieurs bâtiments à payer par exemple et puis au moins les gens ils se parlent ça reste humain il faut remettre de l'humain de toute façon dans toute cette chaîne de secours c'est ce qui manquait cruellement dans la dans les différentes gestions qui ont été mis en place qui ont été élaborées ces dernières décennies qu'on avait tendance à se détacher de l'humain et nous on est quand même un syndicat de construction sociale la cftc et on défend avant tout la place de l'humain d'entre ces organisations là c'est l'humain pour l'humain cc on a des gens qui sont gravement malade on en a qui sont morts de façon dramatique même eu droit à des obsèques dignes de ce nom les familles ne peuvent pas faire de la f1 derrière il ya une dimension psychologique social qui est juste énorme qui va faire des dégâts mon avis dans les mois à venir et malheureusement on commence aussi à voir quelques quelques cas de direct de situation désolante des gens qui n'en peuvent plus les gens qui se suicident parce que et y compris dans nos rangs parce que le l'humain a perdu sa place et qu'on est toujours dans la réflexion comptables purement comptable logique logistique mais absolument pas humaine et ça c'est important que après cette crise enfin durant cette crise durant cette sortie de crise mais surtout après que l'uma reprenne sa place parce que ça le devient ça devient urgent bon alors si je pense qu on peut qu'être d'accord avec ce que ce que vous venez de dire est ce que ça m'amène une question est-ce que vous avez un des retours des éléments sur quelque chose dont on parle peut-être pas beaucoup en fait dans la période actuelle c'est qu'elles peuvent être aussi les ravages psychologiques de violence générée par la situation de confinement est ce que bon j'imagine que vous avez moins d'interventions parce que peut-être que tout ne remonte pas jusqu'à vous mais est-ce que vous avez des éléments là dessus pour quantifier un peu ça alors pour quantifier je ne donnerai pas de chiffres à vous donner précisément à cette heure ci par contre effectivement comme je le soulignais les interventions ont diminué mais par exemple les accidents domestiques ont augmenté les feux dans les appartements dans les maisons parce que les gens sont chez eux parce que ben voilà il a volé il ya un relâchement on n'est plus dans l'est on n'est plus dans les mêmes automatismes vous savez on vit beaucoup et des automatismes aujourd'hui et les gens voilà on a eu quelques départs de feux supplémentaires j'irais là de statistiques n - ou pas cette année on a effectivement plus de feu dans les dents les dans les logements parce que les gens sont chez eux et puis du coup prennent des risques à rester des journées entières enfermé on est au contact de toute la population on va chez monsieur madame tout le monde effectivement on est souvent les lanceurs d'alert si je puis dire de situations conflictuelles ou de violence mot grave la situation de confinement et nous on avait alerté les autorités là-dessus fait que ces situations de violence sont en augmentation et de façon assez assez forte et c'est alarmant même pour justement pour rester silencieux donc on a l'air dès qu'on peut sur ces situations là on est en service on est en relation au pardon avec les services sociaux dans nos territoires on travaille là aussi en concertation avec eux et dès qu'on a des situations de violence ou le cas graves on a on est en capacité de d'alerter les services sociaux derrière mais cette situation de confinement a effectivement générés un accroissement de la violence dans les habitations dans l'est dans l'est dans les situations où dans les quartiers voilà les quartiers sensibles les dédits situation difficile on sait on connaît les secteurs qui sont un peu fragilisé et qui sont d'autant plus fragilisé aujourd'hui par rapport à cette crise donc ça nous interpelle ça nous affecte pas ce qu'il faut pas oublier que nous sommes que des femmes et des hommes avant tout même si nous n'avons obtenu on est fort mais on est soi disant expérimenté mais vous savez face à la violence parce qu'à la mort n'est jamais tout simplement armé alors peut-être que ça permet de passer sur un deuxième point c'est vous l'avez dit on est rentré dans cette crise pour les pompiers c'est lcl est arrivé un moment alors que déjà depuis plusieurs mois il y avait des mouvements de de grève alors peut-être parce que bon je pense que les gens ont vu ce mouvement mais comme toujours peut-être que ils n'ont pas compris à ce moment là et puis peut-être que maintenant ils s'y intéressent est-ce que vous pouvez nous rappeler rapidement vous en avez évoqué quelques-unes des impôts qu'elles étaient les revendications de ce mouvement et puis nous dire franchement si vous avez l'impression d'être entendus si vous avez eu des réponses ou si j'ai envie de dire c'est une bataille qui sait peut-être suspendu temporairement parce que et sapeurs pompiers c'est des gens responsables et sont mis tout de suite dans ce cours de la population mais les revendications restent entières et c'est une bataille qui se poursuivent donc effectivement la sortie de crise fin janvier avec cette signature chez le ministre de l'intérieur d'une augmentation de la prime de fait un peu le le point de dénouement mais c'était surtout une suspension faut il faut bien insister sur ce terme là la crise chez les sapeurs-pompiers la crise dans la sécurité civile française elle est loin d'être terminée et au delà de cette prime de feu on était un peu le point d'orgue la dénouement de sortie de crise le 28 janvier 2019 d'araignée 2020 pardon tout ce qu'on l'on dénonçait à côté de ça les effectifs les moyens l'organisation tout ce qu'on voit là tout ce qui aujourd'hui nous sautent à la figure j'ai envie de dire est toujours d'actualité bon on est on espérait que cette reconnaissance de la nation pour l'augmentation ces primes de feu qui je vous le rappelle avait pas augmenté depuis 30 ans elle a été votée en 90 on est en 2005 n'a jamais bougé voilà donc c'était un c'est un sujet qu'il faut d'actualité malheureusement comme on l'a évoqué la crise financière car il impactera les collectivités qui sont aussi les financeurs donc nos payeur et là on est très inquiets si ces deux primes de feu cette augmentation cette revalorisation sera réellement effective ou pas ou ou à quelle échelle donc voilà on y est prudent mais au-delà de ça la crise de 2019 la crise sociale chez les sapeurs pompiers de france elle était surtout structurelles conjoncturelle et là ben voilà comme je voulais dit ça me saute à la figure on a une organisation qui a été mis à mal on a axé la sécurité civile française même si c'est le modèle qu'elles notent depuis des décennies mais on dénonçait le manque d'engagement le manque d'engagement citoyen parce que le pompier volontaire et dans un engagement citoyen et ont dénoncé sa on était inquiet la majorité des pompiers professionnels jouent les flics soient a été sapeur pompier volontaire pardon soit l'est encore on vit au quotidien dans les deux situations et on voit que l'engagement citoyen il est en baisse il est en crise des vocations comme je l'évoquais au début qui se cette vision voilà donc ça c'est quelque chose qu'on dénonçait on est toujours et bien entendu vigilants par rapport à ça on a aussi des effectifs je voulais dire qu'ils sont qui sont saturés qui sont sur sollicités donc c'était aussi une revendication assez majeur et malheureusement la crise nous fait comprendre que même si aujourd'hui on a blessé nos effectifs de garde comme je voulais 10 pour protéger parce qu'il opérationnalité abc ou d'abaisser nos nos effectifs par garde opérationnel dans chaque caserne mais dès le mois de mai on va repartir de plus belle et est d'autant plus je vous dis avec une situation qui va perdurer dans le temps et bien entendu la demande et les effectifs vont de nouveau manqué à l'appel surtout malheureusement on a aura aussi à comment gérer à digérer 7 7 7 7 pandémie parce que malheureusement d'autres collègues on t'aurait malades ont été infectés ccc le sait le pendant de cette pandémie c'est cali dire malheureusement voilà il va falloir gérer tout ça non on est inquiet parce que là aussi pas une revendication sur les effectifs qui était quand même assez fort que l'année dernière va nous revenir en pleine face dans quelques semaines quand l'activité opérationnelle va repartir quand les effectifs vont être de nouveau à la hausse eh ben on va très vite puiser dans nos deux heures sup et puis on va très vite exploser les compteurs à dossier aussi pour le coût est largement suspendue mais c'était la retraite donc voilà on comprend que c'est un sujet qu'il reviendra sur la table mais là aussi les pompiers comme je voulais expliquer ils sont sur le front jour et nuit dans des difficultés opérationnelles grandissante sur des méthodes d'intervention qui sont nouvelles on est un plus influent en 2020 comme on n'était ni un chevron en 1989 quand tu rentres et pompier volontaire on a changé de matériel vous rassure mais toujours de l'eau sur du feu ça marchait toujours efficace mais trêve de plaisanterie on n'est plus du tout dans les mêmes matériels ont les mêmes lance dans les mêmes véhicules dans les mêmes méthodes opérationnelles parce que ne serait-ce que la structure de nos bâtiments a changé on est devenus sur des bâtiments peu énergivores et c'est tant mieux hinault derrière ça nous a complexifié les interventions et donc on prend des nouveaux risques on est confronté à ce risque fumée à la fumée à l'époque disait toujours à fumer comme un pompier et les voilà il y avait cet adage est aujourd'hui je suis mais comme un pompier ça devient dramatique parce que tous ces matériaux de construction que l'on que l'on connaît maintenant dans nos bâtiments sont hyper toxique lorsqu'il brûle et les pompiers se retrouvent plongés dans des milieux toxique très très fort et c'est pour ça qu'on confonde et danser aussi et qu'on était très prudent sur cette réforme de la parce que il ne s'agit pas d'envoyer au feu des pompiers qui ont fui la capacité physique quand j'irai pour pour mener à bien leur mission on ne sait pas intervenir seul un pompier ne travaille jamais seul on est a minima en binôme on est surtout en équipe et là aussi la dimension humaine dans nos casernes elle est très importante pour nous on veut absolument la préserver et derrière on est solidaires les uns des autres est d'autant plus qu'on est tous content on est sur une intervention si un camarade tombe on fera tout pour aller chercher de toute façon aussi tome il aura toujours quelqu'un à côté du comme je voulais dit on lit toujours un minimum deux autres rentrent dans une maison en feu mais tout seul avec un collet qui a fait un malaise qui a pris qui a pris une chute d'objets sur le sur le corps et puis qu'ils voient là qu'il faut soustraire à un feu ou un danger réel il faut des conditions il faut il faut il faut un état physique un état mental digne de ce temps et c'est sur ce que les comment je dirais les mesures qui étaient annoncés pour ce départ en retraite qui calait peut-être se prolonger aussi pour nous tout le monde a envie de défendre son secteur je peux le comprendre mais effectivement on est quand même dans des métiers à haut risque on sait nous le rappeler mais derrière ça il fallait aussi que nous garantissent donc là on est inquiet puisque ce dob ce débat sur les retraites est complètement absent des des commandes et des risques des discussions actuelles ce qu'on peut comprendre on sera très vigilant sur le retour des feux dossier fera sa réapparition est-ce qu'il faut absolument qu'on garde ce départ anticipé pour au moins un gars entier salue on fait partie des professions qui ont le l'espérance de vie en retraite mal la plus courte 1 quasiment donc voilà on veut bien donner notre santé notre vie toute l'année toute notre vie j'ai envie de dire puisque je vous garantis que la majorité des pompiers ce qu'ils sont aujourd'hui dans ce métier ils l'ont fait par vocation ils n'ont pas fait part comme ça par hasard donc on est capable il est capable de s'adapter aujourd'hui on s'adapte voilà on fait face à une nouvelle crise on s'adapte on est là on sera toujours là mais il faudra se rappeler après alors j'ai je suis encore trois questions je peux vous en faire plus parce que j'imagine que vous êtes très sollicités vont monopoliser trop de temps ma première question elle rejoint parce que vous venez de dire mais elle est plus par curiosité et le président de la république a annoncé un plan de revalorisation pour les gens notamment noeuds de secteur de la santé à qui viendra après la crise de ces interventions est ce que il ya des contacts entre les ministères et les organisations syndicales dans le secteur des dépôts quai pour effectivement que que ce plan il concerne aussi ce secteur là puisqu'il a aussi été là aussi on est toujours nous on est dans la continuité de l'histoire on était sur nos revendications ne vous ai parlé de cette prime de feu qu'on appelle aussi prime de risque maintenant parce que effectivement le feu n'est pas forcément notre première mission même si on est les spécialistes du feu donc nous aujourd'hui la crainte qu'on a c'est que cette revalorisation de la prime de feu soient mises à mal dans la revalorisation salariale pour être pour être sincère avec vous les sapeurs-pompiers ont un régime militaire qui voilà qui est correct il ya rien à dire on estime alors par contre particularité c'est que vous venez sur les grilles salariales de la fonction publique territoriale par contre effectivement on a 40% de prime sur nos salaires de notre salaire c'est essentiellement des primes un plus de 40 sont censés des prix donc vous savez mieux que moi lorsqu'on arrive en fin de carrière qu'il faut faire le calcul pour sa retraite heureusement d'autres primes de feu a été intégré dans ce calcul pour pour notre pension mais tout le reste n'est pas pris en compte donc les collègues partenaires et nous on partira avec une retraite bien moindre que ce qu'on gagne aujourd'hui mais voilà on dans le projet qui était celui d'un régime à points 1 euro est égale un point donc pourquoi pas donc été attentif mais on attendait de voir là aussi quand même du concret on verra on verra par la suite qu'elle sera la reprise du sujet sur sur dossier retraites mais aujourd'hui et sapeurs-pompiers sont plus inquiet sur cette revalorisation de la prime de feu qui datent de 90 et qui venait reconnaître c'est lé terme de deux de nos dirigeants reconnaître asseoir la reconnaissance de la nation donc si aujourd'hui de par l'implication des sapeurs pompiers de france dans cette crise kobe dans cette pandémie on ne peut pas espérer avoir signé fin janvier une prime et qu'elles ne soient pas attribués d'ici cet été ou fin de l'été ou plus tard cet automne quelle est la reconnaissance de la nation voilà c'est la question que je pose aujourd'hui le problème c'est que encore une fois c'est les collectivités locales qui nous financent donc chaque collectivité locale vote son budget pour pouvoir avoir senti de sang situations différentes ça va être un combat quasi nationale parce que bon on commence à nous entendre à entendre dire que les budgets vont être mis à mal que la situation la santé financière des collectivités ben oui elle va perdre 30% de de recettes dès cette année on ne sait pas l'année prochaine ah oui mes moyens mais il faut savoir ce qu'on veut quoi est ce que vous voulez encore des gens qui interviennent qui soit efficace surtout qu'ils soient motivés le qu'ils soient disponibles et puis ben faudrait peut-être pas les oublier parce que on sait nous citer on sait nous applaudir le soir et voilà nous aussi on applaudit on s'applaudit entre nous et pour le coup on s'applaudit entre intervenants soignants voilà en ce on se congratule on se félicite entre nous parce que ça fait aussi du bien parce que c'est humain tout ça parce qu'on travaille ensemble au quotidien voilà j'ai insisté sur cette part humaine qui a disparu de trop trop de débat de trop de concertation et surtout de trop de décisions d'accord alors j'ai bien compris ce que vous disiez sur la revendication trim et sarah elle est plutôt sur sur la prime de feu et le fait que les engagements qui ont été pris avant la crise soit effectivement tenus j'ai entendu aussi dans les réponses que vous avez faites précédemment qu'il y avait une revendication en tout cas une exigence d'avoir suffisamment de personnes ont fait d'effectifs pour pouvoir remplir les missions j'ai entendu également que vous - dias que ça aille plus vite sur cette question d'un d'un centre d'appel unique entre les différents services est ce que comme ça il ya d'autres points d'eau vous pensez qu'ils devraient participer d'un programme d'un plan d'une nouvelle loi va parler de l'après crise pour peut-être tiré j'ai envie de dire les enseignements de ce qu'on observe maintenant et puis aussi de ce qu'on a il ya un point un peu importante aujourd'hui là aussi nous montrent à la figure de façon une façon très forte c'est le gestion interministériel entre le ministère de la santé et des solidarités et n'hésitez à l'intérieur le ministère la santé gère ces hôpitaux gère la santé sur le territoire ça ne me choque pas voilà on est dans la règle est tout sauf que pour gérer cette situation au quotidien avant pendant ou après une crise co-lead ils sont pas seuls il ya des intervenants et ses intervenants ils font partie du ministère l'intérieur je vous les y aussi tout à l'heure on a des services de santé de secours médicaux on a du personnel soignant au sein de nos services l'histoire des sapeurs-pompiers et de la sécurité civile en france fait que nous intervenons sur l'ensemble du territoire il faudrait peut-être que la santé nous accorde la place qui est la nôtre on n'est pas là pour déshabiller pierre habiller paul on est là pour travailler ensemble je le dis et je les défends si ils ont subi des plans plan sur plan les plans santé on n'en parle même plus parce que voilà on en voit les résultats aujourd'hui et la sécurité civile elle fait partie de la réponse pour la santé on intervient sur les accidents sur les malaises on intervient sur tout le territoire et on transporte toutes ces personnes là qui ont besoin d'une prise en charge médicale dans les milieux hospitaliers dans les structures hospitalières donc il est important que l'on puisse travailler différemment que l'on puisse travailler ensemble que la santé arrêtent de travailler dans son coin que nous donne notre part de hautes responsabilités puisque le secours à personne je les dis c'est aujourd'hui 7 87% 85 87 % de nos interventions c'est juste énorme et on voudrait nous dire c'est pas notre domaine je suis désolé mais les intervenants les ambulanciers privés font tout ce qui est transports sanitaires pour le suivi des malades chroniques le voilà tous les exemples qu'on peut imaginer les gens malades des reins qui ont besoin de réaliser ainsi de suite ou lorsque ces transports sanitaires sont sollicités par le samu parler ce sont les centres hospitaliers ou faire du transport sanitaire pour des gens qui ont besoin de soins d'un établissement à un autre et où ils peuvent pas répondre donc qui est ce qu on appelle l on appelle les pompiers et c'est ce qu'on appelle chez nous les carences la carence d'ambulance privée du coup elle est remplacée par une intervention de sapeurs-pompiers dire au gip à l'aller sur ses interventions l'armée il faut arrêter de ceux du les établissements entre eux se rembourse pas dire la moitié ça reste de l'argent public c'est de la finance c'est de l'argent public donc que ça rentre d'un côté ça rentre de l'autre le citoyen quelque part il s'en fiche un peu ce qu'ils veulent lui c'est que s'il est pas bien s'il a besoin d'une prise en charge que l'ambulance elle soit blanche où elle soit rouge peu importe mais qu'ils soient pris dans les meilleurs dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions donc on demande surtout à travailler ensemble il n'y a pas de guerre il n'y a pas de concurrence il n'y a pas plus la place pour un pour l'autre je pense que il ya des structures qui existent il y a comment j'irai des équipements qui sont présents sur tout le territoire qui soit dans le public ou dans le privé il faut que tout le monde travaille ensemble et il faut que cet état providence reprennent tout son sens quoi c'est ça qu'il faut mettre en avant donc moi ce que j'ai dénoncé assez tôt dans cette gestion de crimes au plus haut niveau c'était cette gestion interministériel ou trop souvent chaque ministère travaille dans son coin et ont l'impression que les gens se parlent pas je parle pas forcément que des ministres il ya des hauts responsables il ya des hauts fonctionnaires il ya des dirigeants voilà donc moi je met tout le monde autour c'est enfin devant ses responsabilités et j'aimerais que tout le monde soit autour de la table demain pour dire comment fait on pour être mieux pour être mieux armé pour mieux répondre pour mieux prendre en charge demain aussi une situation pareille et je vous le dis et je le répète on se donne rendez-vous courant de l'été avec une reprise d'une activité économique un peu plus forte aujourd'hui donc une reprise des interventions tout en gérant en continu ingérence et a géré cette crise pardon et vous verrez que là aussi on va retomber devant des difficultés assez graves de gestion de prise en charge parce que malheureusement ben voilà il faut ce qu'il faut se poser les vraies questions qu'est-ce qu'on veut demain comme services de santé comme réponse de santé et comme ce réponse de sécurité civile un sujet si je peux en profiter de deux minutes au printemps tous les ans au printemps les grands massifs forestiers en france sont entretenues les unités d'intervention de la sécurité civile par exemple sont des écobuages de ce qu'on appelle donc ils brûlent vous savez des friches des gars est une chose comme ça pour couper pour faire des coupe-feux artificiel pour éviter qu'on ait des grands feux de forêt comme on a connu par le passé et comme l'inconnu ce ces derniers étaient force est constater que cette année l'entretien des massifs forestiers n'a pas du tout était assuré comme il se doit et voilà on comprend je vous cache pas l'inquiétude des sapeurs pompiers de france la direction de la sécurité civile d'ailleurs nous en appareils pas plus tard que vendredi dernier en réunion en visioconférence ils sont très inquiets vous voyez aussi la météorologie qui est très sèche une sécheresse qui est annoncé un peu partout pour cet été est assez forte donc là aussi en plus des interventions normale en plus de kovy dont on risque d'avoir une saison estivale sur les fêtes foraines très très contraignante et là aussi les sapeurs pompiers de france vont encore être présents encore devoir répondre mais abandonné peuvent pas être partout l'europe aussi un plus qu on parle je peux parler à vos députés européens la flotte des bombardiers d'eau en france elle est allée souffrante elle est vieillissante on a battu deux on n'a plus beaucoup d'avions bombardiers d'eau en france n'a pas suffisamment pour couvrir tous nos risques ça coûte extrêmement cher et ça c'est un sujet dont l'europe sans pareil parce qu'une flotte européenne de bombardiers d'eau c'est un sujet qui avait été évoquée autant de de gérard collomb qui avait fait une intervention je me rappelle sur la base de draguignan qui sollicitait une une intervention de l'europe quand on regarde la saisonnalité des feux de forêt sur l'europe on se dit qu'avoir une flotte aérienne c'est pas d'écho dans parce que au portugal ou en espagne ça brûle un peu plus tôt qu'en france ou en italie et en fait cette flotte pourrait se déplacer sur le continent européen pour pouvoir justement intervenir alors chaque pays bien entendu on restait propre bombardier mais l'europe sera en capacité de fournir des avions supplémentaires et puis dans une dans un esprit plutôt de marchés publics il est plus intéressant d'acheter plusieurs avions qu'un seul parce que effectivement vous avez solution de négocier les prix donc c'est aussi ça la démarche c'est dire créons une flotte européenne de bombardiers d'eau qui permettrait à chaque état chaque nation de cette europe de pouvoir lutter efficacement contre ces gros feux de forêt parce que là je vous dis cet été et on ne sera pas les seuls l'espagne le portugal l'italie sera confrontée aux même situation parce que parce que c'est aussi des pays qui ont été confinés et puis c'est aussi des pays où ils ont des bacilles forestier conséquent et c'est aussi des pays où la sécheresse et déjà omniprésente alors avant que j'arrive à ma dernière question je me paraît juste de rebondir ce que vous avez parlé d'europe youth sur une question très précise mais parce qu'elle est importante j'ai pu recevoir des alertes de sapeurs pompiers qui disait qu' il y avait une difficulté posée par la transcription d'une directive européenne sont notamment sur l'organisation du temps de travail sur le statut des des pompiers volontaires à dire deux mots là-dessus c'est ce que je vous dis dans le propos que j'ai eu avec vous ce soir j'expliquais la sollicitation des pompiers volontaires il ya une directive donc là d'eric la directive européenne du temps de travail la fameuse de l'été 2003 que la france a écrite c'est vous le rappeler aussi ceux comme la france qui est à l'origine de la rédaction de ce texte et qui date de 2003 n'est toujours pas appliquée en france sauf que l'organisation de la sécurité civile en france repose essentiellement sur le volontariat et cette directive met à mal cette organisation basée sur le volontariat puisque elle fait reconnaître un statut de travailleur l'installeur pompiers volontaires de par leur implication aujourd'hui on a des sapeurs pompiers professionnels ont dû poser des rtt de façon obligatoire ils ont pas posé on leur a proposé obligatoirement d'ailleurs fêter parce qu'on a mis des pompiers volontaires en garde à leur place et dans le même temps nos autorités de tutelle nous disent il faut absolument pas que le sapeur pompier volontaire soit reconnu comme un travailleur je suis désolé on les faire on les fait remplacer et on les fait quand j'irai travailler à la plage de pompiers professionnels alors certes ça coûte moins cher et encore une fois c'est une logique financière mais par contre derrière je crois qu'il soit reconnu le travail est temps de vous expliquer comment ne pas être reconnus comme travailleurs lorsque vous remplacer quelqu'un qui et pour qui c'est son métier donc le débat il est là en fait la déroute était effectivement en demandent qu'elle soit transcrite en droit français sur le territoire national pour que les sapeurs pompiers volontaires soient toujours présents soit toujours engagé avec nous mais abandonnée pour qu'on se rendre compte que ils font un véritable métier quoi et qu'on puisse garantir leur sécurité vous avez des pompiers volontaires et trop souvent qu'ils font beaucoup de gardes postés comme un professionnel alors dans la majorité des territoires sont plutôt chez eux avec un beat et dès que le bip sonne et par contre sont quand même dans une situation plus en retrait de repos à la maison avec un cd un sélectif à la ceinture et des clubs ibson ils rejoignent la caserne il s'habille parfois la sas et l'organisation je dirais à 80% du territoire mais vous avez beaucoup de pompiers volontaires dans les casernes à gardes postés lagarde mixte avec des professionnels qui effectuent des gardes et pour le coup là ils sont vraiment sur un temps de travail donc on ne peut pas dire ne les reconnais c'est pas comme des travailleurs alors que derrière on leur apposant plus dense que quelque part dans certains disent elle aime écrit dans un règlement intérieur qui doivent effectuer des garanties qui doivent effectuer un certain bastringue situe donc on leur impose des choses et on leur dit derrière de nom mais vous n'êtes pas reconnue travailleur sauf que le gars ou la fille qui fait sa garde repartent dans la foulée au boulot parfois donc où elle repos ou et où est la récupération physique psychologique voilà il derrière on arrive à des situations parfois dramatiques donc il faut il faut juste remettre un peu d'ordre la france a écrit cette directive il faut la lire complètement l epa assassines elle n'est pas dangereuse il faut juste la mettre en place de façon pragmatique elle est très bien écrit parce que nous on l'a relu en long en large et en travers il faut arrêter de faire l'est d'amérique de la démagogie il faut il faut reconnaître que le sapeur pompier volontaire il peut être là on a besoin d'eux mais abandonnés ils sont comme nous ça reste des hommes et des femmes qui ont besoin de repos que vous à de repos psychique psychologique et qui ont besoin d'un peu de retraite il faut arrêter des sources sollicité parce que là aussi quand on dénonce la sur-sollicitation dans certains secteurs on appuie suffisamment de pompier volontaire donc les pompiers profond et excessivement gars plus que de raison et que les plats se dépassent leur leur temps de travail annuel alors il récupère et sont payés peu importe mais vous préférez qu'on embauche des gens parce qu'on a besoin aussi de ressources et le brand parce que une fois je vous dis on fait un métier physique mais les sapeurs pompiers volontaires on est sur tous les sites aussi au cameroun est faux on peut pas dire ne soyez pas dans le statut de travailleur alors qu'en fait on leur faisait il ya des pompiers volontaires qui font quasiment plus que de certains professionnels pour être honnête avec vous on a les situations dérives comme ça qui sont inacceptables d'accord merci pour cette précision européenne voilà ma dernière question pareille vous y allez un peu répandu dans votre propos mais mais je veux pas en rajouter parce que vous disiez vous même dans le dans le poste confinement va être très sollicité avec on continue continuer à suivre des claques au vide les interventions plus traditionnelles entre guillemets qui vont revenir mon interrogation c'était on va avoir le déconfinement est ce que vous voyez une place particulière pour les pompiers de déconfinement pour aller jusqu'au bout de la logique c'est est ce que par exemple les pompiers peuvent être sollicités pour des opérations de dépistage ou est-ce que vous considérez que ils vont déjà avoir beaucoup ce que je peux très bien entendre qu'ils vont déjà avoir beaucoup beaucoup et que pour l'instant le jeu ça va être d'abord se concentrer sur les missions qu'ils exercent déjà les sapeurs pompiers sont déjà sollicités en fait sur une sortie de crise puisque on a certaines casernes en france et qui sont déjà sollicités pour aller faire des dépistages dans les ehpad parce que là aussi le personnel de santé n'est plus suffisamment j'irai nombreux et il est déjà très occupés sur les cas beaucoup plus graves ont du coup fait appel aux pompiers donc c'est les pompiers aujourd'hui dans certains endroits qui font du dépistage ce sont les pompiers qu'on sollicite effectivement pour des mythes je le dis à ces démissions qui sont pas forcément les nôtres donc voilà lapret il est déjà en route j'ai envie de dire quelque part l'anticipation elle est déjà là et on est déjà sollicité sur des missions qui sont clairement pas dans notre giron l'intervention d'accord ok bon ben merci beaucoup d'avoir répondu à toutes ses questions je sais pas si un élément qu'on a oublié que vous vouliez ajoutée ou si vous avez donc on a fait le tour je pense qu'on est là qu elle tout encore une fois je vous dis moi vous je conclurai par par l'humain il faut vraiment qu'on remette de l'humain au sein de toutes ces organisations la gelée services travaillent entre que les ministères travaillent entre eux et qu'on sache réellement demain ce qu'on veut offrir on veut prévoir comme réponse de santé comme réponse de sécurité civile en france très bien merci d'avoir répondu à toutes ses questions on vous souhaite beaucoup de courage parce que vous êtes en première ligne vous et vos collègues vous remercier pour pour tout se sait ce dévouement et cette mobilisation exemplaire et je pense que c'est vrai que voilà peut-être pas assez dit pour sa part confié les agences justice donc c'est important de le dire merci beaucoup bon courage et à bientôt et vous

«Les plans santé, les fermetures de lits, de services, on les paye cash aujourd'hui.» - Covid-19 — Manuel Bompard · Pourquijevote