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interviewCNEWS· 20 juin 2026 3 min

Boualem Sansal : «C'est la poésie française qui m'a sauvé»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[applaudissements] Merci. Merci. [applaudissements] Je crois que dans cette salle, il y a que des Français, hein.

Euh, vous savez, j'ai en 2024, j'ai été arrêté, j'ai passé une année en prison et la France m'a c'est l'idée, c'est pas la France qui m'a sauvé de des prisons de d'Alger. C'est l'image que j'avais que je me suis faite de la France en prison. Mais la prison c'est très dur, c'est on souffre à chaque instant.

Mais j'arrivais à retrouver la pêche et le sourire en pensant à la France, à sa poésie. J'ai passé une année entière à réciter des poèmes. Je le raconte dans mon livre.

C'est la poésie française qui m'a sauvé. Après [applaudissements] la littérature, j'avais supplié la direction de la prison de me donner à lire mais j'ai découvert que on peut pas vivre son livre c'est terrible. Fait essayer de faire l'expérience aucun de vous ne résistera à une année entière son livre c'est pas possible c'est une drogue terrible mais en même temps c'est c'est peut-être c'est plus important qu' notre sens.

Il y a le dans l'autre sens circule des mots, des vérités, des poèmes et c'est et c'est ça qui m'a sauvé. Et euh je suis arrivé à un moment donné au désespoir complet, je savais pas quoi faire. J'ai envisagé la solution du suicide.

Je ne suis plus rien à faire à l'âge où je suis. Malade. Je crois que faut pas c'est pas la peine de se faire souffrir encore.

Je vais abréger cela. J'étais condamné à 5 ans et donc euh mais voilà et à un moment donné quand même la vie s'est accroché en moi s'est accroché à quelque chose et un bon matin je me suis trouvé à réciter des poèmes. Je pense souvent à cette femme étrange que j'aime et qui m'aime de Verlin.

Et euh comme un vol de Gerf du natal routiers et capitaine partaient ivre d'un rêve héroïque et brutal. Ils allaient conquérir le fabule mital que sio mûit dans ses mines lointain et c'était ça mes journées. En face de moi, j'avais des islamiste.

J'étais dans un quartier de très haute sécurité. J'étais le prisonnier le mieux gardé au monde comme peut-être Pablo Escoubar ou ou je ne sais quoi. Et et en face, j'avais des gens et je les enviais parce que eux avaient un livre.

Moi j'avais pas le droit d'avoir des livres mais eux avaient des livres. Ils en avaient un seul, le Coran. et ils passaient leur journée à lire le Coran. va va mais comment je vais les combattre ?

Ils ont des ils ont un livre et ils ont ils récitent des choses. Et ben je me suis mis en face d'eux, j'ai commencé à réciter frères humains qui après nous vivaient né contre nous les cœurs endurcis et de plus en plus fort il me regardait. Mais qu'est-ce qui qu'est-ce que c'est que ce fou là ?

Qu'est-ce qu'il raconte ? Et ça a duré comme [applaudissements] libér [acclamation] libér libér Voilà.

Boualem Sansal : «C'est la poésie française qui m'a sauvé» — Bruno Retailleau · Pourquijevote