Le grand rendez-vous avec Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle, président de Debout la France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Quel avenir pour la jeunesse en France ?
- 1:29OuverteRéponse partielle
Les policiers doivent-ils craindre pour leur vie ?
- 4:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez fait hier pour débloquer la situation ?
- 6:45OuverteRéponse directe
Quelle est la vraie question que vous aimeriez aborder aujourd'hui ?
- 7:42OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il faut faire sur Parcoursup ?
- 9:39OuverteRéponse directe
On l'a compris. On fait quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:59Invité politiqueFait
« Je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie. »
- 3:22Invité politiqueChiffre
« Ils ont interpellé 9 voyous. »
- 7:10Invité politiqueFait
« Moins de savoir, moins de formation des enseignants, moins d'exigence. »
- 13:16Invité politiqueChiffre
« On est à 500 000 légaux par an. Si on redescendait à 100 000, 150 000. »
- 14:12Invité politiquePromesse
« Suppression du droit du sol. »
- 14:17Invité politiquePromesse
« Rétablissement des frontières. »
- 14:20Invité politiquePromesse
« Rétablissement du délit de clandestinité. »
- 15:56Invité politiquePromesse
« Il faut supprimer pendant 5 ans les aides sociales non contributives. »
- 20:00Invité politiqueFait
« Il y a les fausses cartes vitales et le coût de l'immigration. »
- 28:50Invité politiqueFait
« on fait les économies là où il y a des gaspillages et on essaye de ne pas faire souffrir les Français. »
- 29:08Invité politiquePromesse
« je propose de faire de la France un paradis fiscal pour les investisseurs patriotes, c'est-à-dire ceux qui relocalisent »
- 29:15Invité politiquePromesse
« je propose de mettre en place un protectionnisme pour éviter la saignée notamment de la Chine. »
- 30:18Invité politiqueChiffre
« regardez les chiffres de croissance cette année. Vous pouvez tout dire de la Grande-Bretagne, mais regardez les chiffres de croissance de pouvoir d'achat. »
- 32:16Invité politiqueFait
« Moi. Et je me souviens d'une réunion de la Commission des Affaires Européennes avec l'inénarrable Pascal Lamy. J'ai amené son interview. »
- 32:36Invité politiqueFait
« Nous avons fait une erreur historique avec la Chine. »
- 35:05Invité politiqueFait
« on a laissé les pétroliers, puisqu'il n'y a plus de stratégie d'Etat, délocaliser les raffineries et qu'on est pris au piège parce qu'on a délocalisé nos raffineries et fermé beaucoup de raffineries. »
- 36:52Invité politiquePromesse
« la baisse du prix du pétrole, c'est de reprendre des relations avec la Russie, de supprimer les sanctions. »
- 38:10Invité politiqueFait
« Il n'y a aucun avenir économique pour la France. Aucun. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan69 %
- Présentateur13 %
- ?7 %
- Locuteur 37 %
- Locuteur 73 %
≈ 28,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe
1. 10h-11h.
Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos.
Pierre Devineau.
Bonjour, bonjour à tous et bienvenue au Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Pierre Devineau. Merci d'être avec nous. Vous êtes président de Debout la France, maire de la ville de hier, candidat à la présidentielle et auteur dernièrement de La Liberté ou la Mort chez Fayard. Beaucoup de choses à aborder avec vous ce matin, à commencer par la crise lycéenne et précisons tout de suite que les lycéens sont minoritaires dans les violences urbaines. Quel avenir pour la jeunesse en France ? Vous nous le direz.
Le budget, 1500 amendements et finalement pchit, les députés de la Commission des Finances ont déjà rejeté la partie fiscale du projet de loi de finances qui arrive mardi en séance publique. Un budget qui tente de passer à un moment où la France est à l'os. On emprunte à 5% sur 10 ans. Quelle solution pour en sortir ? Tout cela aussi est lié à une situation internationale très mouvante, très préoccupante, notamment sur le carburant. Et bien sûr, nous évoquerons cette présidentielle. Nous sommes à 6 mois et une semaine du premier tour et déjà une trentaine de candidats. Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
Bonjour.
Bonjour à vous
deux. Le mouvement des lycéens marque un pas de plus avec l'incendie d'un commissariat à Bordeaux. Le parquet ouvre une enquête pour des faits de tentatives d'homicides volontaires aggravés sur les trois agents qui étaient présents au moment des faits dans le bâtiment. Les policiers doivent-ils craindre pour leur vie, Nicolas Dupont-Aignan
?
Écoutez, ce n
'est
plus un mouvement lycéen. C'est début d'émeute urbaine et de guerre civile. Donc, c'est clair que la situation est dramatique. Maintenant,
moi,
je suis un peu dubitatif sur tout ça. C'est-à-dire que je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie.
C
'est-à-dire que... Sûrement ? Non, pas sûrement. Vous savez, avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme. Mais qu'importe. Le résultat, c'est que comme il n'a pas pris la mesure, d'abord du malaise lycéen, et j'aimerais y revenir, des vrais lycéens, ceux qui ne brûlent pas, qui ne pillent
pas...
Ceux
qui ont des
vraies revendications,
et ceux
qui, à 94%, sont présents dans les lycées. Il
faut
le rappeler,
quand même. Voilà, moi, j
'aimerais qu
'on
le rappelle. Ceux du monde rural qui n'ont jamais cassé une vitre et qui ont toujours moins d'argent que les autres. Enfin, bref, on en reparlera. Mais la vraie question, c'est que dès le départ, le gouvernement aurait dû prendre la mesure du phénomène. Et je vais vous donner un exemple concret. Moi, j'ai la chance d'être à nouveau maire de ma ville, hier dans l'Essonne. Et j'ai un lycée professionnel. Un lycée professionnel. Et au premier jour des émeutes, enfin des émeutes, des protestations, on va dire des protestations lycéennes. Ce n'étaient pas encore les émeutes.
J'ai donné instruction à la police municipale, à la police municipale, d'être vigilant, d'aller le matin assez tôt, à 6 heures, devant le lycée, et d'éviter tout blocus. Sept agents seulement. Sept agents de police municipale.
Ils
ont empêché le blocus.
Alors,
ils ont été courageux. Il y avait une trentaine de voyous, de la racaille habituelle, qui commençaient à tirer du mortier.
Ils
ont été. Et ils les ont dégagés. Ils ont interpellé 9 voyous. Ils les ont déféré au commissariat. Mais je vais vous dire franchement les choses.
Vous
croyez que la police nationale était là
?
Non. Alors, la pauvre police nationale, ce n
'est
pas de sa faute. Moi, je n'accuse pas le commissaire ni les autres. Ils ont une circonscription gigantesque. Il y a toujours moins de moyens. Parce qu
'il
y a toujours moins de moyens sur le terrain. Ils sont débordés. Ils ont une justice laxiste. Donc, je ne mets pas en cause la police nationale. Je dis simplement que si on avait pris, dès le début, avec
intelligence, tué dans
l'offre. Non, mais tué dans l'offre le blocus. On aurait pu avoir
des
manifestations lycéennes, bien sûr. Il ne s'agit pas d'interdire de manifester. Il s'agit
de
savoir anticiper. Et ce gouvernement n'a ni anticipé les violences. Il les a laissées au départ. Et après, il n
'a
pas pu maîtriser les choses.
Qu'est-ce que vous avez fait hier, finalement ? Comment ça s'est débloqué la situation ?
Ça s'est débloqué qu'ils sont partis. On les a arrêtés, les meneurs. Et
qu'ils n'étaient pas les lycéens.
Municipales, du
coup.
Municipales. Parce que
la police nationale, ce n'est pas vous qui avez le pouvoir sur la police nationale. Le
gouvernement n'a rien vu venir. Mais honnêtement, pas grand monde n
'a
vu venir ce mouvement qui est sorti un peu de nulle
part.
Après, qui a été instrumentalisé politiquement. Quand dans des villes... Objectivement. Excusez
-moi. Quand dans des villes...
Là,
je suis concret. On laisse faire en permanence. Voilà. Le problème, ce n
'est
pas simplement les émeutes urbaines. C'est la délinquance. C'est quand on a pris l'habitude de dire, un tir de mortier, ce n
'est
pas très grave. Voilà. Quand l'appareil d'État estime qu'un tir de mortier, ce n
'est
pas grave. Tirer sur des policiers. Quand il y a des tirs de mortier, j'ai eu ça dans ma ville aussi, dans une autre résidence. La justice, la justice relaxe. L'OPJ relaxe. Oui.
Parce qu'un tir de mortier, ce
n'est pas grave.
J'ai entendu Laurent Nulès
parler de proportionnalité.
Mais bien sûr, après, ce que je veux vous dire, c'est que c'est beaucoup plus dur de faire du maintien de l'ordre quand on a laissé prendre les blocus, alors que ces blocus sont le fait d'une minorité instrumentalisée par l'extrême-gauche qui agrège des casseurs, la racaille habituelle qu'on connaît dans nos villes,
40 condamnations. La gauche, c'est LFI. Mais est
-ce qu'il
n'y a
pas de... C'est LFI qui court. Attention.
C
'est LFI qui court derrière révolution permanente. C'est en fait une concurrence d'extrême-gauche, un gouvernement peureux, laxiste, une justice faible. Donc vous avez le cocktail du désordre. Mais est-ce qu'il n
'y
a pas... Il faut rétablir l'ordre dans notre pays. Mais avec intelligence, c'est-à-dire il vaut mieux
agir en amont plutôt qu'en aval. Mais tous conviendront du rôle de l'extrême-gauche.
Vous
avez raison de mentionner révolution permanente, donc une forme de parti subversif ou factieux, militant. Mais est-ce qu'il n
'y a
pas une certaine facilité à distinguer toujours les casseurs d'un côté et les lycéens de l'autre ? Est-ce qu
'on
ne voit pas aussi dans ces protestations, pas toujours de la violence, mais une forme de confusion mentale, d'effondrement psychique, de... on se réfugie immédiatement dans le premier slogan vaguement communiste disponible. Donc il n
'y
a pas... je suis dans une partie des lycéens de
forme
de confusion qui est le fruit aussi d'un échec de l
'éducation.
Alors, on va à l'essentiel. Parce que si on voulait rétablir l'ordre, éviter les blocus, on pourrait le faire. Voilà. Premier point. Deuxième point. La vraie question que j'aimerais aborder aujourd'hui, parce que j'ai retrouvé une lettre
dans
mes papiers que j'avais écrite avant la présidentielle de 2017, à tous les enseignants de France. Et vous pouvez... je vais la ressortir. La vraie question, c'est que ça fait 20 ans
qu
'on a laissé s'effondrer le système éducatif. Moins de savoir, moins de formation des enseignants, moins d'exigence. Et
la
clé de voûte de tout ça, ça a été la destruction du baccarole lauréat comme épreuve impartiale, égalitaire, anonyme, nationale. Pourquoi il y a ce malaise des jeunes ? Il faut le comprendre ce malaise des jeunes qui n'a rien à voir avec les casseurs. C'est cette angoisse de se dire que votre orientation va être décidée par un algorithme anonyme, obscur. Mais c'est terrible pour les jeunes.
Par
les parcours sup, notamment. Par les parcours sup. Il faut... alors là, je rejoins, vous l'avez voir. Qu'est-ce qu'il faut faire sur parcours sup
? Il y en a
certains qui disent qu'il faut le supprimer. Il faut le supprimer,
parcours sup. Il faut le remplacer par quoi
? Mais le remplacer par le
retour
d'un bac.
Est
-ce que vous savez comment
ça marche ? Un bac exigeant ? Non, non, mais attendez.
Il fallait faire la queue. Pour s'inscrire à la fac, est-ce qu'on va revenir à ça
? Non, mais on a aussi...
Pardonnez-moi, à une époque où, au bac, il fallait passer toutes les matières. Aujourd'hui, il y a le... Mais il n
'y
a plus de bac. Mais parce qu'un
certain monsieur, Jacques
Lang, a voulu donner le bac à tout le monde. C'était ça, quand même,
l'histoire. Il y a deux choses. Il était ministre de l'Éducation nationale. Ça remonte à plus
de 20 ans. Par quoi est-ce qu'on le remplace si on le supprime ? Deux choses.
Moi,
je veux d'abord rétablir
l
'École de la République des savoirs, du mérite et de l'effort à partir du primaire.
Vous
trouverez mon projet présidentiel sur mon site internet pour l'école. On l'a revu entièrement. 60 mesures, très précises. Mais je reviens à l'essentiel. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Comme le bac
a
été quasiment supprimé, on a gardé le mot bac. Mais vous avez un contrôle continu qui commence en première terminale.
Il
y
a
une pression sur les professeurs, une angoisse des élèves qui se disent, dès la première copie de première, si je n
'ai
pas une bonne note, attendez, l'algorithme,
cette
note va rentrer dans l'algorithme. Et donc, mon destin, mon destin, ma vie va être bouleversée. Qu'est-ce qui se passe
? C
'est que des professeurs ont une pression énorme. Et tous les professeurs, les enseignants qui m'écoutent le savent. Ils ont une pression énorme pour augmenter les notes. Ensuite, il y a des différences entre lycées. Il y a des lycées où on note large. Donc, les enfants vont être favorisés au moment du parcours sub de la machine noire. Et puis, il
y
a des lycées qui notent sévère. Les enfants qui sont les meilleurs vont être défavorisés. Donc, vous avez toute une génération qui, aujourd'hui, sait que leur destin est dans les mains d'un algorithme injuste qui n
'a
plus d'égalité.
Alors,
on l'a compris. On fait quoi ? On rétablit le bac. C'est-à-dire une épreuve anonyme où que
vous
habitiez Brest, Carpentras, Bobigny, Saint-Denis.
Comment est-ce que vous sélectionnez les élèves après ? Mais après, en
fonction des notes du bac. Mais attendez, excusez-moi. Il y a deux problèmes. Vous pouvez avoir un parcours sub
qui
part d'une épreuve égalitaire qui est le bac. Là, au moins, les élèves savent que la note a été juste. Comment vous voulez faire entrer dans la vie active une génération
qui
est orientée sur l'injustice, l'opacité ?
D'accord.
Il faut analyser toutes les dimensions de cette crise. Je vois aussi beaucoup de drapeaux palestiniens, algériens ou autres chez les manifestants. On entend ce que j'appelle la gauche walla. Est-ce que ce n
'est
pas une autre dimension qu'on ne veut pas mentionner ici ?
C
'est-à-dire un échec très net de l'intégration de l'assimilation qui se manifeste aussi dans ces émeutes ? Sans
une
école du savoir, de la méritocratie, il
n'y
a pas d'assimilation possible. Voilà. Et l'école était le dernier endroit possible. Donc, bien évidemment, vous avez raison. Une jeunesse perdue.
Plus
de repères.
C
'est la faillite...
Non, mais elle a des
repères,
quelquefois, c'est ça, le refus de la France ? Oui, enfin, des repères extérieurs. Voilà. Le repère extérieur, ça va être la religion, ça va être le McDo, et ça va être le drapeau palestinien. Parce qu'il n'y a pas de patriotisme français. Il n
'y
a plus d'histoire française à l'école. Il n'y a plus de langue française. Il n
'y a
plus d'exigence. Il n
'y a
plus de méritocratie. Il ne
faut
pas s'éteindre.
L'histoire est enseignée, mais effectivement,
on
pourra...
Vous avez vu
l'histoire qui est enseignée ? Vous avez vu les manuels
? J'ai vu Nicolas Dupont-Aignan.
On
pourra en parler dans un instant.
Au
Grand Rendez-Vous, à tout de suite.
10h, 11h.
Le Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos.
Pierre Devineau.
Retour sur le plateau du Grand Rendez-Vous Europe 1, CNews, Les Echos, avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan. Et on y reviendra tout à l'heure sur la situation internationale. Les condamnations pleuvent après l'attaque de l'aéroport de Riyad par les outils du Yémen. Et dernièrement, Berlin qui condamne fermement cet acte terroriste. Donald Trump a tweeté cette semaine pour poursuivre ce que disait Mathieu Bocoté à l'instant, pour résumer la situation des lycées en France. Il dit que la cause de tout cela, c'est l'islam et l'immigration. Voilà ce qu'il dit exactement. Ce qui se passe en France n'est rien d'autre qu'une immigration de masse hors de contrôle. Il ne s'agit pas des écoles,
il
s'agit de l'islam qui veut s'emparer d'un pays autrefois grand. Voilà ce que dit Donald Trump.
Toujours le sens de la mesure.
Mais il n'a pas tort sur le fond.
Mais je pense que, en tout cas moi, le rôle d'un homme politique et d'un candidat à la présidentielle, c'est de proposer aux Français une issue de cette crise. Donc c'est évident, et c'est tout mon combat politique, que si on ne reprend pas notre souveraineté sur l'immigration, c'est-à-dire qu'on ne rétablit pas nos frontières, la primauté du droit français, et qu'on bloque l'immigration pour digérer l'immigration passée,
et
l'assimiler. Parce qu'on revient toujours à la même chose. Submersion migratoire, plus d'école de la République, pas de croissance économique,
ségrégation sociale. Il
faut la limiter, l'arrêter. Mais il faut la bloquer.
Zéro. Mais
il
n'y aura jamais zéro. Ça serait stupide. Il y
a
eu des propositions en ce sens. Gérald Darmanin veut faire un moratoire de trois ans.
Non mais écoutez, je ne
sais
pas s'il y a, franchement, il y a encore un Français qui croit ce que va dire Gérald Darmanin ou ceux qui nous ont gouvernés depuis dix
ans. Visiblement pas vous.
Mais non, mais ça fait dix ans que ces gens sont au pouvoir.
Donc
vous
ne
dites pas zéro, alors combien ?
Mais
on est à 500 000 légaux par an. Si on redescendait à 100 000, 150 000 pour digérer certaines immigrations économiques raisonnables,
nécessaires,
de travail pour les étudiants qui
travaillent. Mais bien sûr,
qui travaillent. Mais écoutez, on connaît, on sait ce qu'il faut faire. Tout le monde sait ce qu'il faut faire. Il y
a
eu 150 rapports.
On
sait qu'il faut rétablir les frontières nationales. L'Union européenne ne nous l'interdit. On sait qu'il ne faut plus obéir à la jurisprudence de la Cour de justice, la directive, les directives retour, la directive asile-immigration qui paralysent l'appareil d'État
et
qui sont traduites par le Conseil constitutionnel qui annule systématiquement les lois très modérées, très molassonnes, qu'a pourtant voté le gouvernement. Qu'a pourtant proposé le gouvernement et voté le Parlement. Donc, le programme, il est très simple. Suppression du droit du sol, rétablissement des frontières, rétablissement du délit de clandestinité,
expulsion...
Ça veut dire sortir de Schengen.
Mais bien évidemment. Mais d'ailleurs, vous remarquerez que Schengen n'est déjà plus tellement appliqué dans l'Union européenne. Donc, il
y
a des clôtres.
L'Allemagne. On peut
le suspendre. Il faut le suspendre. Il faut rétablir nos frontières nationales. Mais je veux être très clair là-dessus.
Je
suis le seul candidat qui propose de rétablir vraiment les frontières
nationales. Mais c'est vrai. Parce que...
Attendez. Un instant. Donc, avec des
poches... Le Rassemblement national, maintenant...
Le Rassemblement national a inventé la double frontière.
Qui
est ingérable. Soit on a une frontière nationale, soit on n'en a pas. Parce que vous ne pouvez pas lutter contre l'immigration clandestine s'il n
'y a
pas de frontière nationale. Ça, c'est le B.A.B. Tous les pays du monde ont une frontière nationale, sauf dans l'Union européenne. Et quel est le continent qui est submergé par l'immigration illégale ? C'est l'Union européenne. Donc, il
y a
un moment, il faut peut-être traiter la cause.
Il
y a
une question de proximité géographique avec le continent africain. Ça, c'est... Bien sûr, mais... Plus facile
d
'aller en Europe plutôt que d'aller aux Etats-Unis.
Oui, mais je vais vous
donner... Vous avez raison. Mais je vais vous donner un exemple très concret. Quand M. Sanchez, l'Espagne, régularise entre 500 000 et 1 million,
c
'est 500 000 et 1 million régularisées. Ils rentrent en France comme ils veulent. C
'est essentiellement des
latino-américains et
sanophones. Et
alors, excusez-moi, quand on a le chômage qui explose,
la
main-d'oeuvre clandestine, l'esclavage qui fait que les salaires sont à la baisse en France, parce que c'est un problème économique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on nous parle de maîtrise de l'immigration, vous avez un pays qui régularise, et bien avec les aides sociales qu'on a chez nous, ça vient chez nous. Dernier
point, il faut
supprimer, il faut supprimer, ça c'est fondamental, il faut supprimer pendant 5 ans les aides sociales non contributives pour éviter l'appel d'air. Et
puis enfin, et
personne n'en parle jamais,
il faut un vrai plan de développement de l'Afrique. Alors, mais il y a une autre dimension, je note, et vous me direz où vous vous situez par rapport à cela, vous parlez d'assimilation, la nécessaire assimilation. À droite, certains considèrent que les conditions de l'assimilation ne sont plus rassemblées, donc un nouveau concept a émergé, on le voit à l'AFD en Allemagne, on le voit aussi à la Maison Blanche, on le voit à droite ou ici chez Éric Zemmour, Marion Maréchal d'autre, qui parle de remigration. Que pensez-vous de ce concept ? Est-ce que vous le définissez d'une manière où il peut être convenable ? C'est un concept qu'il faut rejeter selon vous ?
Non, moi je ne le rejette
pas,
moi je veux faire remigrer, si je puis m'exprimer ainsi, ce n
'est
pas très français, les délinquants. Éric Zemmour dit la remigration. Non,
mais
les délinquants. Les
chambres de longue durée
? Non, mais attendez, non. Je me méfie beaucoup, en fait, si vous voulez, c'est très français, là pour le coup, c'est,
plus
on est impuissant, moins on maîtrise quoi que ce soit, vous avez des propositions qui peuvent être séduisantes comme ça, mais qui sont totalement inapplicables. Donc, moi je n
'ai
pas envie de fonctionner comme ça. Je propose aux Français un projet sérieux. Mon projet sérieux, c'est déjà d'expulser les OQTF en créant des centres de rétention fermés et en arrêtant le dévoiement du droit d'asile. Le deuxième projet sérieux, c'est d'expulser tous les délinquants. Alors là, je suis d'accord avec la remigration.
Il faut que les pays dont ils sont originaires les acceptent. Mais
il y
a
une
solution très
simple. Vous le faites comment ? Ce
qu
'il avait proposé, ce n
'est
pas un homme de grande droite, c'est Arnaud Montebourg, c'est de supprimer les transferts. financiers. Si on bloque les transferts financiers des personnes qui veulent renvoyer de l'argent dans leur pays, je peux vous dire que
les pays... Tous les Norwich
Union,
les pays d
'origine vont arrêter tout de suite. Et l'aide au développement. Et entre nous,
les dirigeants... Vous
voyez bien qu'elle a grandement baissé.
Et les dirigeants
qui ont besoin... On va parler du
budget
d'ailleurs. Excusez-moi, les dirigeants qui ont besoin de visa pour se faire soigner à l'œil dans tous nos meilleurs hôpitaux. Donc, rassurez-vous, si on le voulait, on pourrait déjà se débarrasser des délinquants étrangers
qui trafiquent la drogue dans notre pays. J'arrive à la troisième catégorie. Quand on parle de ça,
quand on parle par exemple des chômeurs de longue durée, qui n
'ont
pas la nationalité par définition, mais qui sont de longue durée en France, est-ce que cette catégorie rentre aussi, certaines proposent, parmi les candidats à la « remigration » ? Ça peut
être une bonne idée. Maintenant, moi, je suis un homme pratique, concret. Je veux déjà qu'on fasse ce qui est faisable tout de suite.
Alors, voyons si le budget est faisable. Il prévoit pour mémoire 43 milliards d'euros, dont 17 milliards d'impôts supplémentaires. Il prévoit aussi de geler les pensions de retraite au-dessous de 1260 euros. En commission, les députés ont déjà rejeté la partie recette après avoir examiné 1500 amendements. Ils ont voté pour réduire l'effort de 20 milliards, ce qui porterait le déficit à 5,4% du PIB. Vous étiez député, donc là, vous ne l'êtes pas, mais si vous l'étiez à nouveau, qu'est-ce que vous feriez, vous, Nicolas Dupont-Aignan ?
Alors, c'est une histoire, pour moi, de fou. Je vais vous dire pourquoi je pense que tout ça est une histoire de fou. J'avais écrit un livre d'ailleurs « Où va le pognon ?
»
en 2021. Donc, j'étais en avance.
On n'a toujours pas la
réponse.
Mais je vais vous la donner. C'est-à-dire que ce budget est scandaleux et j'aurais bien sûr voté contre ce volet recette parce qu'il consiste à faire payer par les travailleurs,
par
les retraités qui ont travaillé dur toute leur vie et qui ne méritent pas ça, par les automobilistes qui sont accablés de taxes, les folies du régime macroniste.
Donc,
moi, je préfère supprimer les gaspillages insensés sans
faire souffrir les Français. Combien les gaspillages ? Combien l'enveloppe ?
Tout le monde le dit depuis
des dernières années. On va supprimer les gaspillages. Combien l'enveloppe ?
On peut faire très vite 60 milliards. Et sur ces 60 milliards, attention, je récupère 20 milliards pour des nouvelles dépenses pour aider les Français.
Vous les trouvez ou les
60 ?
Alors, attendez, je vais vous les donner.
D
'abord, il y
a
les fausses cartes vitales et le coût de l'immigration.
J
'ai écrit un livre là-dessus. C'est ahurissant ce qui se passe. On peut faire un paquet de 20 milliards, largement. C'est beaucoup déjà. Non, ce
n
'est pas beaucoup. Si vous supprimez le RSA aux étrangers qui viennent d'arriver sur notre sol pendant 5 ans, l'allocation de logements, la prime d'activité que vous mettez de l'ordre là-dedans,
plus les
fausses cartes vitales, 20 milliards,
c
'est rapide. Premier point. Deuxième point, il
y a
la transition écologique de folie. Il y avait un article dans votre journal, Monsieur Les Echos, très intéressant, sur l'explosion des dépenses. On est passé de 20 à 40 milliards. Moi, je n'accepte pas
qu
'on verse chaque année 12 milliards pour financer des éoliennes qui renchérissent le prix de
l
'électricité, qui marchent un jour sur deux et qui font travailler des Chinois et des Allemands et des Danois. Donc, c'est un scandale d'État pour enrichir des groupes privés. Je supprime ça d'un coup. Ensuite, je mets fin, bien évidemment, à l'aide à l'Ukraine. Tout de suite. On a dépensé 25 milliards.
Bien
évidemment.
Bien
évidemment, parce que faire souffrir les Français, les empêcher de travailler en refusant de baisser le prix de l'essence pour financer une tuerie, je le refuse et j'ai toujours refusé. Financer une tuerie. Oui, et on reviendra dessus. Trois, quatrièmement, je stoppe toute aide à l'Union Européenne. Vous savez qu'à grâce... Toute contribution.
Toute contribution. Ah, donc on sort de l'Union Européenne. Toute contribution, bien évidemment.
Toute contribution.
Toute l'Union Européenne, c'est-à-dire évident. Je
vais...
Ils ne le sont pas pour nous. On n'arrête pas. On ne soutient plus l'Ukraine, on sort de l'Union Européenne. Non, mais ça va être en 10 ans. C'est ça que je veux dire. Mais c'est clair.
Mais non,
mais
attendez, moi je suis clair. C'est pour ça que je suis candidat. Il y a besoin de clarté. Je propose une voix différente.
Et je vais vous dire... Vous
êtes aujourd'hui le seul candidat qui
propose de soutenir l'Union Européenne
avec Asselineau. Écoutez, vous pouvez sourire, mais je vais donner un espoir aux 55% de Français qui ont voté non.
Et c'est sérieux. Mais attendez, je finis. Je finis sur les
15 milliards. Oui, alors rapidement. La France a aujourd'hui un niveau de vie inférieur à la moyenne
européenne.
C'est le grand résultat de ces 20 dernières années. Est-ce que vous trouvez normal que la France soit l'un des plus gros contributeurs nets à une structure dont on est aujourd'hui plus pauvre que la moyenne ?
Allez, on y revient dans un instant. Au grand rendez-vous. restez avec nous.
10h-11h
Le
Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos
Pierre
Devineau
Le
prix des
PCT tient un très bon article dans les
Echos.
Voilà le retour du Grand Rendez-vous avec Nicolas Dupont-Aignan et effectivement, ce budget, y a-t-il une voie de passage pour le budget ? Alors on se pose la question, est-ce que ça va être un 49-3 ? Est-ce que ça va être des ordonnances ? Moi j'entends des personnalités de tous bords politiques dire
qu'il
vaut mieux un mauvais budget que pas de budget du tout ? C'est le cas de Paul Midy qui est avec Gabriel Attal, c'est le cas de Marine Le Pen. Votre idée c'est quoi ? Il vaut mieux un mauvais budget ou que pas de budget du tout ? Est-ce qu'on reconduit le budget de
l
'année dernière
? Écoutez,
là, c'est le budget d'une fin de règne, c'est le budget provisoire, il n'y
a
rien à attendre. La seule question qui se pose, c'est pourquoi cette classe politique qui gouverne aujourd'hui, qui vend des LR aux socialistes, est incapable de supprimer les gaspillages monstrueux
et
veut absolument faire souffrir les Français ? Et pourquoi ?
Parce
qu'en fait, ils ne veulent pas remettre en cause les choix
majeurs
qu'ils ont faits
depuis
20 ans. Je finis juste ma phrase. Le choix de l'immigration massive, ils ne veulent pas le remettre en cause. Le choix de la transition écologique inutile qu'ils ne veulent pas remettre en cause. Le choix de l'Europe qui nous coûte beaucoup plus cher, ce qui est quand même incroyable. Il faut que les Français sachent que dans le budget du gouvernement,
il
augmente encore les crédits de l'Union Européenne, la contribution. Elle a augmenté de 5,5
milliards
en 2026. 5,5
milliards.
C'est le prix de l'abattement de 10% qu'ils veulent supprimer sur les retraités. C
'est aussi parce qu'on a donné
19 milliards
à l'Ukraine. Et elle augmente, oui, mais au-delà de l'Ukraine, elle augmente encore de 2 milliards dans le budget actuel. Donc, il y a un moment, moi je ne vois pas pourquoi la France financerait toujours l'étranger. Toujours plus pour les étrangers, au sens large du terme, toujours moins pour les Français qui crèvent. l'avantage de mes économies, non mais l'avantage de mes économies, je reviens dessus, c'est qu'elles ne sont pas récessives. Parce que je supprime le flot d'argent ininterrompu qui est déversé sur les pays étrangers. Car quand vous donnez 15 milliards net à l'Union Européenne, c'est de l'argent qui sert à financer les délocalisations de nos usines.
C'est quand même fort de café. Quand vous donnez l'Agence Française du Développement qui fait des prêts à la Chine, l'Agence Française du Développement qui donne des milliards de l'argent français pour des causes perdues, c'est insupportable. Donc,
il y
a
un moment, il faut arrêter. Dans vos économies, ce qui me frappe, c'est qu'il n
'y
a aucune économie sur la dépense sociale qui a énormément augmenté ces dernières années, qui est plus de la moitié de la dépense publique. Alors, je
vais être très clair. Je ne
vois
pas pourquoi les Français, les retraités qui ont travaillé du
tout le temps.
Mais ce n
'est
pas
que les retraites. Les retraites sont un quart. Oui, mais
moi, je vois les propositions, puisqu'on rentre en campagne présidentielle, il
faut
comparer. Je vois les propositions de M. Attal, M. Retailleau, de M. Philippe. C'est haro sur les retraités. Ils veulent écorcher les retraités. Ils ont signé un contrat. L'indexation, elle doit être respectée. Et deuxièmement, on ne va pas laisser les hôpitaux comme ça. Quand il s'agit de donner de
l
'argent à l'Ukraine, à l'Union Européenne, à Van der Leyen et aux autres, il n'y
a
jamais de problème. Quand il faut serrer la vis des hôpitaux et des retraités, il
faut le faire. Donc,
on
ne touche à rien sur
l'assurance maladie, on ne touche à rien sur les retraites.
Mais
on n'est plus rigoureux dans le fonctionnement de l'assurance maladie, bien sûr. Et quand je veux mettre fin aux 5 millions de fausses cartes vitales,
je
vais redistribuer de l'argent
et
en gagner bien plus que 20
milliards. Mais est-ce que vous n'y avez pas ? Donc, ce que je veux
dire simplement, c'est qu'on est quand même là pour défendre les Français.
C
'est tellement facile pour les élites de vouloir faire souffrir des retraités qui ont 1000 euros de
retraite. Sur l'âge
de départ à la retraite, vous êtes sur quelle position ? Vous êtes sur la position de Marine Le Pen ? Sur la position d'Edouard Philippe qui veut porter la retraite à 65 ans ? On reste dans la situation actuelle ? C'est quoi votre idée
? Moi, je pense que vu les finances de la France,
on
ne peut pas revenir comme le propose Marine Le Pen en arrière. Je resterai où on est parce que c'est 9 milliards et moi, je ne les ai pas. Donc, je resterai où on est l'âge de la retraite où on s'est arrêté. 62 ans et 9 mois. Mais je propose la capitalisation publique.
C
'est une mesure révolutionnaire. J'ai proposé avec l'économie une partie des 60 milliards. Je dégage la moitié de la contribution à l'Union Européenne. 6 milliards. Un peu moins de la moitié. Pour, à chaque nouveau-né français, lui ouvrir un livret épargne capitalisation en mettant 10 000 euros sur ce livret. Vous faites comme Trump. Oui. 10 000 euros sur le livret capitalisation. Intouchable. intouchable. Jusqu'à l'âge de 60 ans. Et placé dans un fonds souverain à la norvégienne. Tout a été très étudié. Ce sera sur mon programme politique. Qui pourra lui permettre d'assurer un minimum de la retraite de capitalisation à 60 ans.
Qui, en francs constants, reviendrait à peu près, on a calculé, si on a un rapport de 5% de cet argent, le fonds norvégien, c'est 6,82 depuis 30 ans. Donc, 5%, c'est raisonnable. une inflation de 2. Eh bien, ça ferait un minimum de retraite en fonds constants de 400 à 500 euros.
Mais est
-ce
que vous n'avez pas tendance
à le dire ? Eh bien,
c'est pas mal pour... Ça éviterait la double cotisation. Parce que pourquoi on ne passe pas à la capitalisation ? Vous savez pourquoi
? Parce
que ça voudrait dire qu'il faudrait cotiser pour la répartition et cotiser pour la capitalisation. C'est impossible. Est-ce que vous n'avez pas
tendance à nier un peu sur le choc générationnel
? Comment ? Je vous entends, il faut défendre les retraités.
Non, je propose aux jeunes. J'entends pour la nouvelle
génération, j'entends. Mais si on fait une source de portrait de la situation française aujourd'hui, il y
a
une défense zélée des privilèges ou des droits, vous me direz, des retraités au sens large. Mais la jeune génération est en tentation de l'exil. Un jeune Français qui a l'esprit d'entreprise a beaucoup plus de chances de vouloir partir ailleurs, voir si les opportunités sont pour lui à l'extérieur plutôt que de réussir dans son pays où l'encombrement socialiste, bureaucratique, réel, est
-ce
qu'il n
'y a
pas véritablement un choc générationnel aujourd'hui ? Oui, vous avez
raison, à 100%. Mais la cause, c'est qu'il n
'y
a plus d'ambition et de relance économique de production en France. C'est l'autre jambe de mon projet. Dans mon projet, il y a deux jambes. D'abord, on fait les économies là où il
y
a des gaspillages et on essaye de ne pas faire souffrir les Français. Parce que les retraités, ils ne vivent pas dans l'opulence. Moi, je refuse ce discours. Ensuite, bien évidemment, il faut donner une espérance à la jeunesse et c'est tout mon programme Produire en France qui est un programme là aussi révolutionnaire où je propose de faire de la France un paradis fiscal
pour
les investisseurs patriotes, c'est-à-dire ceux qui relocalisent et je propose de mettre en place un protectionnisme pour éviter la saignée notamment de la Chine. C'est-à-dire que je veux que la France, à partir du moment elle sort de l'Union Européenne et elle reprend sa liberté, eh bien, elle est moyen de fonctionner. C'est-à-dire, d'un côté, on dope les entreprises patriotes, baisse des impôts de production, réduction des normes, crédit impôts production.
Et vous
pensez qu'on va retrouver les aciéries, les sidérurgies, la France des années
70
? On
est à l'ère
du quantique et de l'intelligence
artificielle. Justement, mais
je voudrais que le quantique et l'intelligence artificielle soient en France. Je voudrais que la France investisse dans la science. Regardez ce qu'a fait la Chine. Très en retard, Nicolas Dupré. Mais on est en retard. C'est justement pourquoi il faut se dépêcher, comme disaient Clémenceau ou Foch pendant la guerre de 1914. Oui, on est en retard. Mais c'est pour ça qu'il faut mettre en place des mesures protectionnistes d'urgence d'un côté pour éviter d'être rayé de la carte et qu'il faut, de l'autre côté, doper, en faisant de la France un paradis fiscal, mais uniquement...
Votre discours, on dirait le discours des gens qui prenaient le Brexit au Grande-Bretagne il
y
a quelques années et qui maintenant s'en mordent les doigts.
Écoutez, la Grande-Bretagne, regardez les chiffres de croissance cette année. Vous pouvez tout dire de la Grande-Bretagne, mais regardez les chiffres de croissance de
pouvoir d'achat. En attendant, moi je
propose,
l
'Union européenne, aujourd'hui, est en train de nous étrangler quand une maison est en feu.
C'est l'Union
européenne ? Non, il y a les deux. Pour moi, il y a la lâcheté des dirigeants français et des mesures délirantes, mais il y a un cadre qui nous interdit de prendre le contrôle des leviers du pouvoir. On n'est plus maître de nos frontières, de notre budget, de notre monnaie, on n
'est
plus maître de rien. Ce qui fait que nous sommes en train d'être étouffés. Nous avons, si nous continuons comme ça, nous aurons le sort de la Grèce.
Mais vous noterez que Marine Le
Pen n
'a
pas le même rapport à l'Union européenne que l'extrême centre qu'à la Macronie ?
Mais je note que Marine Le Pen est entre deux eaux. Elle ne veut plus sortir de l'Union européenne. Elle ne veut plus.
Elle veut une
politique de rapport de force avec elle.
Mais
j'ai remarqué, parce que c'est un vrai choix. Elle n'est pas contre sortir de certains traités.
Attendez, si
vous comprenez quelque chose,
vous
avez de la chance. Moi, je ne comprends pas. Je suis cohérent. Je suis candidat parce que justement, il manque un candidat qui donne un projet clair
de
sortie, mais attendez, de sortie par l'effort. Je ne propose pas une sortie pour raser gratis. Je veux renouer avec une politique économique qui incite à produire en France en baissant massivement les charges uniquement pour les entreprises patriotes. Et je propose de nous
inspirer, je vais vous dire,
de nous inspirer des pays d'Asie qui ont remarquablement joué Singapour, la Corée, le Japon, la Chine, qui ont mis un protectionnisme sélectif. Et qui
subventionne l'industrie. Mais comme a fait le général de Gaulle, vous croyez que le général... Et c'est pour ça qu'on a toutes les marques automobiles chinoises, BYD, Cherry, Jelly, X-Peng, Zicaire, Denza, au salon de l'automobile qui ouvrent ses portes cette semaine.
Qui a annoncé il
y
a dix ans
qu
'on allait être submergé ? Moi. Et je me souviens d'une réunion de la Commission des Affaires Européennes avec l'inénarrable Pascal Lamy. J'ai amené son interview.
Il a
fait un mea culpa. Voilà. À
l'époque, il m'a ridiculisé en Commission des Affaires Étrangères en disant M. Dupont-Aignan, vous voulez faire revenir la production des t-shirts en France. Il faut faire confiance à l'OMC. Article, aujourd'hui, je l'ai amené. Nous avons fait une erreur historique avec la Chine. Alors maintenant, est-ce qu'on en tire les conséquences ? Si on attend les autres pays d'Europe, les 27, rien ne sera décidé. Nous serons laminés. C'est quoi les entreprises patriotes dont vous nous parliez à l'instant ? C'est celles qui relocalisent. Parce que quand je vois que Stellantis
un
air chinois pour construire des voitures électriques,
mais
par
des taxes à l'import,
si
vous mettez une taxe à l'import de 100% comme a fait Trump, vous allez voir qu'ils vont relocaliser dans notre pays. Parce que l'entreprise automobile la plus patriote aujourd'hui, vous savez laquelle c'est ? En France ? Toyota. C'est Toyota
qui
a investi à Valenciennes. Alors que nos entreprises ont délocalisé partout. Pourquoi ? Parce qu'on les a laissées faire.
Et moi, j'en ai assez. Et peut-être parce que les conditions de production sont prises. Vous avez raison. C'est
taxé à 100% pour qu'ils répatrient en France. Le travail coûte cher. Non mais attendez.
C'est pourquoi, vous avez raison, il faut deux jambes. Il faut d'un côté une baisse massive des conditions de production en France, mais uniquement pour ceux qui relocalisent. Est-ce que vous trouvez normal qu'on donne 200 milliards d'aides aux entreprises sans critères
? Est
-ce que vous trouvez normal que la grande distribution ait bénéficié du CICE et que les producteurs industriels, les PME... Donc, moi, je demande juste qu'on récompense... Non mais je demande qu'on récompense les entreprises qui investissent en France. Je veux faire un paradis fiscal pour les investisseurs français. Mais pour que ça marche, il faut une période transitoire où, filière par filière, on s'est protégé. C'est tout. C'est du bon sens. Tous les pays du monde qui réussissent dans la mondialisation le font.
Suite du Grand Rendez-Vous dans un instant avec Nicolas Dupont-Aignan. Restez avec nous.
10h-11h
Le
Grand Rendez-Vous Europe 1 CNews Les Echos
Pierre
Devineau
Nicolas
Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle est avec nous ce dimanche pour le Grand Rendez-Vous. Sébastien Lecornu a surpris les Français en annonçant le déblocage de stock de barils de gasoil 12 à 18 centimes de moins par litre. Alors, c'est en aucun cas un cadeau. Ça, ça n
'a
pas été expliqué. C'est le fruit de négociations incluant justement Donald Trump sur le diesel. Trump qui, par ailleurs, vient de signer un accord sur le diesel. Le but étant que la Russie s'engage à fournir près de 5 millions de tonnes de gasoil aux Etats-Unis aux marchés mondiaux dans une courte période. Vous en pensez quoi de cette histoire de diesel
? Alors,
c'est compliqué. D'abord, on parlait de la production tout à l'heure. N'oublions pas qu'on a laissé les pétroliers, puisqu'il
n'y a
plus de stratégie d'Etat, délocaliser les raffineries et qu'on est pris au piège parce qu'on a délocalisé nos raffineries et fermé beaucoup de raffineries.
Il y en a quelques-unes
de Total et c'est la raison pour laquelle il y a un plafonnement
des pétroliers. Beaucoup de raffineries qui ont
été détruites dans le Golfe aussi. Oui, parce qu'on les avait délocalisés avant vers le Golfe. Donc, ça prouve bien qu'il faut plus de libéralisme pour les PME mais il faut une stratégie d'Etat. Bon, économique, savoir où on va. Deuxième point, sur le diesel, la mesure de le cornus est une mesure très provisoire. J'ai écouté un expert ce matin en venant qui disait que ça représente exactement 10% de la production du diesel russe de l'époque. Donc, c'est infétisimable, ça peut tuer là. Ça avait déjà d'ailleurs été annoncé au mois de mars. Donc, il recycle des vieilles lunes. Donc, c'est quelque chose de provisoire qui ne sert à rien fondamentalement.
Qui
ne
coûte rien.
Oui, mais qui ne sert pas à grand chose. Donc, moi, je propose une autre mesure beaucoup plus simple. C'est une baisse de 40 centimes tout de suite en supprimant les CE, certificat d'économie énergie.
C
'est ce que propose d'ailleurs Bruno Rotaillot et c'est une bonne idée. Deuxièmement, je supprime la TVA sur la taxe, 13 centimes.
J
'ai toujours proposé la même chose. Et ça fait en tout 30 centimes et on peut plafonner certaines marges. On peut gratter 10 centimes. Vous financez ça comment ? Parce que ça va coûter très
cher. Il s
'est fixé. Tout est chiffré. Je vous ai dit tout à l'heure que je faisais 60 milliards d'économies et qu'il y avait ensuite 20 milliards mais 10 000 euros par nouveau-né et la baisse du prix de l'essence. Donc, tout est chiffré. Ça, c'est le premier point. En revanche, moi, je me réjouis parce que c'est ce que j'avais annoncé
de
l'accord entre Trump et Poutine parce que la crée de la baisse du prix du pétrole, c'est de reprendre des relations avec la Russie, de supprimer les sanctions. Le continent européen est en train... On fait tabou la rase. Oui. Le continent européen est en train de crever son industrie allemande, italienne, française parce que vous ne pouvez pas payer
dans
une industrie votre gaz. Pourquoi vous parlez de l'Allemagne ? Vous
en
fichez de l'Allemagne pour sortir
de
l'Union Européenne ? Mais ce n
'est
pas la guerre avec les autres de sortir de
l
'Union Européenne parce que quand je sors de l'Union Européenne,
on
va revenir dessus après, j'espère.
Vous
gardez des accords de libre-échange ? Mais
je
garde des accords avec les pays et je vais vous dire, les autres pays vont nous rejoindre. On va reconstruire... Excusez-moi, je peux finir une phrase. On va reconstruire une Europe des nations et des projets. Moi, je ne suis pas contre l'Europe, je suis contre l'Union Européenne qui est en train de nous asphyxier. Et regardez les succès en Allemagne de l'AFD, il n
'y a
pas que la France qui va partir. Quand la maison est en feu, on va sortir et on va reconstituer une Europe des nations avec nos frontières, nos budgets, nos lois. Je reviens au diesel. Attendez, je reviens au diesel. Un instant. Je reviens au diesel. C'est fondamental. Ce pas ce que j'avais prévu, malheureusement, c'est que l'Europe paie son gaz 4 fois, 5 fois, 6 fois plus cher, son électricité jusqu'à 10 fois plus cher qu'aux Etats et Nuits et en Chine. Il n'y a aucun avenir économique pour la France. Aucun.
Si
on continue à mettre en place ces sanctions. Donc, il faut arrêter les sanctions, aider Trump à faire la paix avec Poutine,
transformer... Et
on
revient comme avant l'invasion. Il veut virer
Zelensky pour l'instant. Il
a
raison. C'est l'obstacle à la paix. Il
a raison. Nous sommes otages. C'est l'obstacle à la paix. C'est
l'obstacle à la paix. Ah, c'est pas Poutine. Les deux. Mais en attendant, Poutine veut faire la paix et Zelensky s'y oppose.
Poutine veut faire la paix. Qu'est-ce qui vous fait
dire que Poutine veut faire la paix ?
Au dernier moment par les Européens qui était un accord trois mois après le début de la guerre. Et Trump a totalement raison. Si on avait appliqué cet accord d'Istanbul, si les Européens et Biden ne
s
'étaient pas opposés,
il y aurait eu
un million de morts
ou
deux d'évité. C'était la ruine
de
l'Europe. C'était la réédition de l'Ukraine, cet accord.
Mais c'est
pas la réédition de l'Ukraine.
Il y avait des accords qui avaient été sur
une partie de l'Ukraine de l'Est du pays. Oui. Ça va
finir comme ça. Ça va finir comme ça. On ne peut pas faire autrement. Ça va finir comme ça. Pourquoi ? Parce que le Donbass a été russe pendant 400 ans et qu'il faut un statut de neutralité de l'Ukraine, de démilitarisation. Il faut que les troupes russes se retirent et il faut qu'on aide l'Ukraine à se reconstruire parce que les premières victimes de la folie des dirigeants européens, ce sont les Ukrainiens. Et Trump a des défauts. Je ne suis pas d'accord avec lui, surtout loin de là. Mais sur cette affaire ukrainienne, il a compris que l'intérêt des Américains c'était d'avoir accès aux terres rares russes pour se libérer des terres rares chinoises.
Que l'intérêt des Américains c'était de faire main basse sur les richesses pétrolières et les richesses naturelles considérables de la Russie. Et nous les Européens, alors que nous avions investi là-bas, Total et les autres, qu'on avait la chance historique
d
'avoir une industrie puissante parce que nous mettions de côté les Etats-Unis et la Chine, nous affirmions l'Europe, on s'est laissé entraîner dans ce conflit de folie.
C
'est-à-dire que maintenant vous avez Vladimir Poutine qui prend le contrôle de sociétés occidentales pour contrer les sanctions contre
la Russie.
Votre idée c'est qu'on recommence comme avant l'ambition de l'Ukraine,
c
'est-à
-dire
on importe du gaz.
Mais heureusement, mais c'est pas une idée, je vais proposer pendant cette présidentielle aux Français, et je serai le seul, je vais proposer clairement
la
fin des sanctions, le retour du gaz quatre fois moins cher, la baisse du prix de
l
'électricité, parce qu'il n'y
a
pas de puissance économique, M. Dupont, il n
'y a
pas de puissance économique sans énergie bon marché. Alors la présidentielle...
Si
vous ne comprenez pas ça, allez voir tous les industriels, s'il n'y a pas d'énergie bon marché,
il
n
'y a
pas de puissance économique. Voilà.
C'est tout.
Alors la présidentielle, parlons-en un peu. Oui. Alors il y a, on a depuis une dizaine de jours, deux semaines, on vit sous le signe de ce qu'on pourrait appeler l'affaire Bardella, donc la campagne lancée par Mediapart contre le président du Rassemblement National. Quel jugement portez-vous sur cela ? Qui croyez-vous ? Quel jugement portez-vous sur cette première frappe sous le signe de la rediabolisation
? Tout
le monde s'en fout. Voilà. Et deuxième point, ce qui est beaucoup plus important...
Tout le monde s
'en fout,
c'est-à-dire
des conversations privées à
17 ans dépistées sur les organisations sociales ?
Les Français veulent pouvoir aller travailler. Aujourd'hui, ils ne peuvent plus aller travailler parce qu
'ils
ne peuvent plus remplir leur plein d'essence. Les Français voudraient avoir une perspective. La retraite des enfants, c'est un projet de capitalisation de 10 000 euros. Les Français voudraient ne pas vivre enfermés dans une Union européenne qui est en train de nous précipiter vers la guerre. La guerre. Je ne crois pas que les Français ont envie d'envoyer leurs gamins en Ukraine. Ce que veut faire Macron pour se maintenir au pouvoir.
Les Français... C'est-à-dire suspendre l'élection
? En
tout cas, jouer le chaos. Jouer le chaos avant
de partir. C'est-à-dire ?
Non, six mois, il n
'est
plus là.
C'est-à-dire ?
Moi, je le croirais quand je le verrais partir.
Excusez-moi, c'est quand même gros ce que vous... Vous y verrez le scénario où Emmanuel Macron serait encore président en juillet
2027
? Non, ce serait un cauchemar. Mais je dis simplement que la manière dont il engage la France de plus en plus dans la guerre est extrêmement dangereuse pour
le pays. Est-ce qu'il vous
fait dire ça
? Écoutez
-vous, moi j
'écoute les... Attendez, vous pensez qu'il y a... Je reprends ce que dit Mathieu. C'est très gros ce que vous êtes en train de dire. Vous dites qu'Emmanuel Macron pourrait, entre guillemets, garder le pouvoir après son terme de mandat parce que la
France serait
en guerre.
En
tout cas, je pense qu'Emmanuel
Macron est en train
de semer le chaos pour empêcher son successeur de pouvoir gouverner. Ça, c'est une chose. Et je pense que... Gâcher
le successeur, c'est une chose. Pas de successeur, ça, mon nom. J
'en
suis certain.
Mais je pense aussi qu'il y a chez Emmanuel Macron un danger réel,
un
danger réel de nous entraîner vers la guerre et heureusement qu'il y
a
Trump qui va débrancher Zelensky et qui va faire la paix parce que sinon, les dirigeants européens, oui, vous verrez que
les choses... Il peut la
faire dans les deux jours après son élection.
Écoutez, vous pouvez vous moquer mais moi, je suis plus rassuré d'avoir un président américain qui est en train de renouer et d'éviter la Troisième Guerre mondiale plutôt qu'un président français qui s'agite et qui balade notre force de dissuasion nucléaire en Lituanie, en Estonie, en Pologne. Moi, la force de dissuasion nucléaire, je ne
veux
pas la partager. Elle est française pour les Français. Je reviens donc. Vous aviez une question sur... Bardella.
Bardella.
Donc, ça veut dire que tout ça... Moi, j'écoute M. Bardella. Donc, si M. Bardella dit qu'il n
'a
jamais dit ça, eh bien, je le crois. Et d'ailleurs, la preuve que je peux le croire, je crois, c'est qu'il a porté plainte en diffamation. Ça veut dire qu'il a confiance dans la justice de notre pays et qu
'il
est sûr de lui. Voilà. Maintenant, le reste, je ne
suis
pas au Rassemblement National, interviewer le Rassemblement National.
Mais est-ce que ça n
'annonce pas pour vous le présidentiel sous le signe de la diabolisation extrême ? C'est-à-dire, si à
une voix de la présidentielle,
on sort déjà l'arme du 3ème Reich, est-ce que ce
n
'est pas qu'on est sous le signe d'une volonté de monter aux extrêmes ?
C
'est
un
régime
qui
perd pied complètement.
Ce
sont des gens qui sont prêts à tout pour garder le pouvoir parce que je pense que beaucoup iront en prison s'ils ne sont plus au pouvoir. Donc, ça veut dire que, vous savez... C'est qui ça ? Cette petite oligarchie qui a pillé le pays qui a pillé le pays pendant des années, je pense que, en tout cas, moi, je souhaite qu'elle rende des comptes. Ah, c'est différent, ça.
Quelle IAille et que vous le souhaitez, c'est différent. Vous n
'êtes pas un peu nombreux, les candidats à la présidentielle ? Là, on a vu la candidature de Gilles Platret, par exemple. Écoutez, écoutez. Qu'est-ce qui se passe ? Écoutez. C'est un
accompagnant ou un
avantage
?
Ça, c'est un truc qui, à chaque élection présidentielle, il y a ce marronnier. Il
y
a ce marronnier, il y a plein de candidats. Ça permet d'évacuer les candidats sérieux qui ne sont pas les favoris, comme moi, je crois, c'est-à-dire et de nous enfermer dans le trio habituel, l'extrême-centre avec l'inénarabe Édouard Philippe qui a été une catastrophe comme Premier ministre et qu'on présente matin, midi et soir dans toutes les émissions de télévision, Mélenchon qui sème la haine et Marine Le Pen qui repart pour un tour. Je ne lui en veux pas parce que moi aussi, je repars pour un tour. Donc, ça veut dire qu'on veut nous enfermer là-dedans. Moi, je propose, j'aimerais qu'il
y ait
un débat d'idées, Pierre Devineau. Je suis là parce que, parce que, si vous voulez, je crois que la France ne pourra s'en sortir que si les Français qu'ils doivent retrouver leur liberté pour faire un effort de libération
de la Suisse. Organisons un
débat d'idées. Faisons-le sur CNews. Quand vous voulez,
je reviens sur
l
'Europe, sur l
'OTAN, sur l'Ukraine, sur la démocratie
à la
Suisse, sur le protectionnisme. Voilà mes différences.
Bon dimanche.
Merci à vous tous.
Nicolas Dupont-Aignan