"Je souhaite que François Hollande participe à la primaire" : Pierre Jouvet, eurodéputé PS de la Drôme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Le PS seul est-il capable de sortir un candidat qui va peser ?
- 0:41RelanceRéponse directe
Selon vous, il y a beaucoup de Français qui attendent un candidat PS ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Dans une gauche fracturée, le PS ne doit pas y aller avec Raphaël Glucksmann ?
- 2:16RelanceRéponse partielle
Quel que soit le candidat, qu'est-ce qu'il va peser face à Mélenchon ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Les sondages n'ont pas bougé depuis plusieurs mois, la finale Mélenchon-Le Pen se présente ?
- 3:52RelanceRéponse directe
Boris Vallaud rejoint Raphaël Glucksmann, ça ne vous pose pas question ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« cette primaire, qui aura lieu les 10 et 11 octobre et 17 et 18 octobre »
- 0:50Invité politiqueFait
« Beaucoup de Français qui ne veulent pas reproduire une réplique du macronisme qu'il s'appelle Édouard Philippe ou Gabriel Attal. »
- 0:57Invité politiqueFait
« Beaucoup de Français qui ne veulent pas de Marine Le Pen. »
- 3:25Invité politiqueChiffre
« Non, ils n'ont pas bougé pour Marine Le Pen. »
- 3:28Invité politiqueFait
« c'est qu'ils n'ont pas, en fait, bougé pour une qui, elle, déroule malgré sa condamnation et malgré le fait qu'elle fera peut-être une campagne électorale sous bracelet électronique qui apparaît comme la favorite de cette élection présidentielle. »
- 4:14Invité politiquePromesse
« nous soyons tous rassemblés derrière le candidat ou la candidate qui sera désignée, je le redis, je l'espère, par des centaines de milliers, voire des millions de Français qui viendront voter. »
- 5:49Invité politiqueFait
« moyennant une participation financière de 10 à 15 euros, les 10 et 11 octobre prochains. »
Temps de parole
- Pierre Jouvet77 %
- Présentateur23 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L'université d'été du Parti Socialiste s'ouvre aujourd'hui à Blois, sur fonte présidentielle. Nous en parlons ce matin avec notre invité, Emmanuel Champal. Bonjour Pierre Jouvet. Bonjour Emmanuel Champal. Eurodéputé de la Drôme, mais surtout ce matin secrétaire général du PS. On ne va pas y aller par quatre chemins. Les primaires, c'est en octobre. Le PS seul est-il capable de sortir un candidat qui va peser ?
Je le souhaite, je l'espère. Je l'espère pour la France et je le souhaite. Et je crois qu'il y a beaucoup de Français qui l'attendent. Et cette primaire, qui aura lieu les 10 et 11 octobre et 17 et 18 octobre, doit créer et permettre de créer une dynamique politique capable de gagner cette présidentielle.
Selon vous, il y a beaucoup de Français qui attendent un candidat PS ?
Moi je crois qu'il y a beaucoup de Français, surtout qui se désespèrent du débat présidentiel actuel. Beaucoup de Français qui ne veulent pas reproduire une réplique du macronisme qu'il s'appelle Édouard Philippe ou Gabriel Attal. Beaucoup de Français qui ne veulent pas de Marine Le Pen. Et beaucoup de Français qui espèrent une alternative dans une offre socialiste, une offre écologiste, une offre de gauche. Et c'est ce que nous allons construire avec cette primaire.
Donc moi j'appelle les Dromoises, les Dromois, les Français dans leur ensemble, les Ardéchois aussi évidemment, à se mobiliser très largement et à venir donner leur avis, leur point de vue et choisir leur candidat pour cette élection présidentielle. Nous devons faire une primaire de débordement avec le plus de monde possible parce qu'à huit mois de l'élection présidentielle, rien n'est joué et cette présidentielle va être essentielle pour l'avenir de notre pays.
Dans une gauche qui est extrêmement fracturée, Pierre Jouvet, est-ce que finalement le PS ne doit pas y aller avec Raphaël Glucksmann qui s'est déjà présenté pour place publique là ?
Ce sera le débat. Vous savez, la force du PS, c'est que dans cette élection, nous sommes la seule formation politique qui propose une primaire, c'est-à-dire un départage démocratique pour permettre à chacun de s'exprimer sur le fond, de faire ses propositions et pour permettre aussi à nos concitoyennes et à nos concitoyens de venir s'exprimer. C'est la force du PS et ça l'a toujours été. Et donc c'est pour ça que ce sera un moment important avec des débats. Il y aura des débats à la télé. Moi je souhaite qu'il y ait plusieurs débats à la télé. A priori, il y en aura deux ou peut-être même trois débats.
Ça permettra à chacun d'avoir à éclairer le point de vue qu'il veut porter dans cette élection présidentielle.
Quel que soit le candidat qui sortira de la primaire, je vous repose ma question d'une autre façon. Qu'est-ce qu'il va peser face à Jean-Luc Mélenchon par exemple ?
Il l'exprimera dans le débat de l'élection présidentielle à venir. Mais vous savez, tout le monde est en train de se focaliser sur quelques sondages. Tout le monde est en train d'essayer d'écrire des articles et déjà des éditos d'une élection présidentielle qui n'est pas écrite. On est à huit mois de la présidentielle. Les Français rentrent tout juste de vacances, préparent la rentrée, ont de nombreuses inquiétudes. Il n'y a aujourd'hui aucun favori dans cette élection présidentielle. Tout est encore à construire. Rien n'est joué. Et les favoris du mois d'août ne sont généralement pas les vainqueurs du mois de mai.
Et donc moi, je crois qu'on va être aussi dans un moment qui doit être un grand moment de débat démocratique. On l'a vu ces derniers jours dans les universités de rentrée des patrons. On va le voir ce week-end. Donc voilà, il ne faut pas vouloir fixer une élection avant qu'elle se joue.
Vous noterez quand même que, effectivement, même s'ils ne sont que des sondages, ils n'ont quand même pas bougé depuis plusieurs mois maintenant. La finale, entre guillemets, Mélenchon-Le Pen, c'est ce qui se présente ?
Non, ils n'ont pas bougé pour Marine Le Pen. Et c'est ça, l'inquiétude majeure. C'est qu'ils n'ont pas, en fait, bougé pour une qui, elle, déroule malgré sa condamnation et malgré le fait qu'elle fera peut-être une campagne électorale sous bracelet électronique qui apparaît comme la favorite de cette élection présidentielle. Moi, le combat que je veux mener avec les socialistes, c'est comment nous évitons que le pays bascule entre les mains de l'extrême droite. Et c'est ce que nous allons construire avec les socialistes et avec toutes les femmes et tous les hommes de gauche qui voudront aussi se rassembler avec nous.
Pierre Jouvé, quand le chef des députés PS, Boris Vallaud, qui est quand même un poids lourd du parti, rejoint Raphaël Luxman. Ça ne vous pose pas question ?
C'est bien, c'est ça. C'est un débat de primaire, je le redis. Il ne faut pas avoir peur de la confrontation d'idées, ce n'est pas grave. L'essentiel, c'est qu'à la fin, quels que soient les chinois des uns et des autres, nous soyons tous rassemblés derrière le candidat ou la candidate qui sera désignée, je le redis, je l'espère, par des centaines de milliers, voire des millions de Français qui viendront voter.
François Hollande lève le doigt et dit, si vraiment on ne trouve pas le bon candidat, je suis toujours là, vous y êtes favorable ou pas, vous ?
Je dis à François Hollande de manière très claire, pour répondre directement à votre question, que je souhaite que François Hollande vienne dans la primaire du Parti Socialiste. Il n'y a pas de recours dans la vie, que les choses soient très claires.
Ou il assume à la primaire, ou alors il ne vient pas, c'est ça ?
C'est-à-dire qu'en fait, il y a un débat démocratique qui s'organise, et il va y avoir, je vous le disais, plusieurs candidats. Moi, je souhaite, et je vois que François Hollande, et c'est tout à fait légitime, a des propositions à faire, c'est une grande personnalité du Parti Socialiste, il a été notre président de la République et le président de tous les Français. Moi, je souhaite que François Hollande vienne s'exprimer dans la primaire, vienne y participer, vienne faire part de ses propositions, et ça ne fera que renforcer aussi ce débat, attendre de l'extérieur qu'il puisse être une forme de recours.
Vous savez, je crois que lui-même n'y croit qu'assez peu, je crois que tout ça n'existe pas dans la vie politique, et que s'il a vraiment envie de jouer les premiers rôles, ce qui pourrait être totalement légitime, je l'appelle solennellement ce matin à votre antenne, à venir participer à cette primaire. Pierre Jouvet, c'est qui votre candidat, vous, pour le PS ? Je ne le répéterai pas, promis.
Non, je l'exprimerai dans les prochains jours, mais là, aujourd'hui, moi, mon rôle en tant que secrétaire général du Parti Socialiste et pendant toute cette université d'été, c'est de populariser la primaire, de dire à toutes et à tous qu'ils peuvent venir participer, qu'ils peuvent venir voter, moyennant une participation financière de 10 à 15 euros, les 10 et 11 octobre prochains. Ce sera un vote par Internet, 100% numérique, et ça va être un grand moment démocratique. Et je le redis, notre famille politique sera la seule famille
à faire une primaire de département. Si vous ne nous dites pas ce matin qui est votre candidat, mais que vous le direz dans quelques jours, c'est que la primaire est plus importante que le candidat ?
La primaire est plus importante que le candidat parce que je suis convaincu d'une chose, Emmanuel Champal, c'est que c'est de cette primaire, de la dynamique politique que nous sortirons, qu'il y aura la surprise de l'élection présidentielle. Moi, je veux que la gauche gagne dans ce pays. Je ne veux pas prolonger les 10 ans de macronisme et je ne veux pas, pour la France, pour les Français et pour notre avenir collectif, que l'extrême droite remporte le pays dans un moment qui est extrêmement difficile pour beaucoup.
Le message ce matin est très clair. Pierre Jouvet, merci à vous, eurodéputé de la Drôme, secrétaire général du PS et bonne université d'été du PS qui s'ouvre aujourd'hui à Blois. Bonne journée. Merci, bonne journée.
Pierre Jouvet