Apolline Matin du 28 août - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 23 %Défensif 49 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:31OuverteRéponse directe
Est-ce que vous n'êtes pas trop nombreux ?
- 24:51OuverteRéponse directe
Sur l'héritage, qu'allez-vous faire ?
- 26:43OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est compréhensible de taxer dès le premier euro ?
- 30:03OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous sur l'âge de la retraite ?
- 31:59OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut accepter davantage d'immigration ?
- 34:15OuverteRéponse directe
Comment faire face à la dette ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35PrésentateurChiffre
« Moins 30 à 40% depuis l'instauration de cette fameuse taxe qui a dissuadé bien des clients. »
- 2:31PrésentateurChiffre
« Deux jours après la catastrophe, le bilan est passé à au moins 472 morts ces dernières heures. »
- 2:35PrésentateurFait
« L'origine de ce drame, c'est l'effondrement d'un immense glacier. »
- 30:47InvitéChiffre
« On va fermer 4000 écoles, pas classe, en France dans les cinq prochaines années. »
- 31:06InvitéChiffre
« L'année dernière, seuls 13% des titres de séjour ont été pour le travail. »
- 35:12InvitéChiffre
« On a 950 milliards de dépenses sociales en France. »
- 41:04AuditeurFait
« Ça veut dire quoi de la Gagne, le campus de la Gagne ? »
- 41:06PrésentateurFait
« Ça veut dire qu'on peut faire gagner notre pays. »
- 41:10PrésentateurFait
« on dit la grinta en football ou en Italie. »
- 41:22PrésentateurFait
« Ils peuvent gagner électoralement, mais ce serait la loose pour la France. »
- 41:26PrésentateurFait
« Vous estimez, quand vous regardez les sondages, qu'effectivement, il est de plus en plus crédible désormais, ce duel du deuxième tour ? »
- 42:27PrésentateurChiffre
« Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, le chiffre d'affaires du narcotrafic, on l'évalue à 8 milliards, en réalité, il est supérieur au budget de la justice. »
- 42:34PrésentateurChiffre
« Il y a 300 000 familles qui vivent du narcotrafic en France. »
- 42:37PrésentateurChiffre
« il y a 200 000 forces de l'ordre en France entre les gendarmes, les policiers, etc. »
Temps de parole
- Présentateur86 %
- Invité3 %
- Présentateur 22 %
- Auditeur2 %
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Vous écoutez RMC. Il est 8h. Excellente journée à tous. C'est vendredi et vous êtes bien sûr à RMC. RMC. Apolline Matin. Le journal de Victor Pochet. Bonjour Victor. Bonjour Apolline et bonjour à tous. Le bilan des crues au Népal s'alourdit encore au moins 472 morts. Catastrophes provoquées par l'effondrement d'un glacier. Il y en a des centaines en France et ils sont sous haute surveillance. La déferlante des petits colis, souvent chinois, a été stoppée. Les chutes drastiques de leurs importations en Europe. Moins 30 à 40% depuis l'instauration de cette fameuse taxe qui a dissuadé bien des clients. Et puis du lourd pour le Paris Saint-Germain en Ligue des Champions.
Le tirage au sort lui place Manchester City, le Barça ou encore la Roma sur la route vers la troisième étoile.
Mais d'abord un jeu de piste géant qui commence aujourd'hui à Paris.
Eh oui, cette question, les fans trouveront-ils Céline Dion aujourd'hui ? La star doit atterrir au Bourget ce matin avant sa série de concerts dès le 12 septembre à la Plénitude Arena. En attendant, elle devrait séjourner au Royal Manceau selon nos confrères du Figaro. C'est en tout cas pour ça que Sylvie a fait le pied de grue devant le palace hier.
On a eu la chance d'être tiré au sort et d'aller la voir au mois de mai prochain. Ah ben on est complètement impatients. Si on pouvait y aller là en septembre-octobre, oui on irait. C'est vrai qu'autour de nous, on a pas mal d'amis qui l'adorent. Et on a tous hâte, on en parle. Voilà, et puis on est devant le Royal de Manceau. Peut-être qu'elle va venir ici. On sent aussi que ça bouge, donc on a hâte quoi. Mais on est ravis, on est fous de joie.
Les propos de fans enthousiastes recueillis par Delphine Schiltz pour RMC. Il est 8h02 sur RMC après avoir paralysé une partie de l'île de France hier. Les orages s'abattent ce matin sur la région lyonnaise. Les images et le brouhaha des grélons sur le pare-brise de cet automobiliste ce matin sur le périphérique lyonnais. Sept départements de l'Est seront aujourd'hui en vigilance orange. Les intempéries qui font à nouveau craindre le pire au Népal. Les crues meurtrières ont créé un lac qui menace désormais de céder. Les opérations de secours ont donc été suspendues ce matin du côté tibétain de la frontière.
Deux jours après la catastrophe, le bilan est passé à au moins 472 morts ces dernières heures. Toujours plus de 1400 disparus, dont au moins 4 Français. L'origine de ce drame, c'est l'effondrement d'un immense glacier. Alors un tel scénario est-il possible en France ? Romain Hougues, les experts y sont en tout cas extrêmement vigilants. Oui, parce que le danger est bien réel. Le risque, c'est qu'en fondant, le glacier libère une immense poche d'eau ou qu'un bloc s'en détache. Et qu'un torrent dévastateur d'eau, de boues, de roches se déverse alors dans la vallée en portant les villages qui se trouvent sur son passage. C'est ce qui s'est passé justement au Népal.
Un phénomène de surcroît amplifié par le dérèglement climatique. C'est pourquoi ces glaciers sont surveillés comme le lait sur le feu. Sondes, radars, scanners magnétiques. Tout est mis en œuvre pour se prémunir d'une telle catastrophe.
Des opérations de pompage sont également fréquemment réalisées comme des exercices grandeur nature. Ce sera le cas l'année prochaine dans la vallée de Chamonix, baptisée Alpex.
C'est une manœuvre européenne d'ampleur pilotée par la sécurité civile, avec la mobilisation de 1000 sécuristes, et qui va simuler un effondrement du glacier après un séisme ensevelissant des hameaux entiers et la route du Mont Blanc. Autre exemple, à Saint-Gervais, des câbles sont installés sur le glacier. S'ils rompent, les sirènes se déclenchent et les habitants ont alors 20 minutes pour se mettre à l'abri. Les explications de Romain Houck pour RMC. On l'a appris ce matin, un soldat de la Légion étrangère française est pris en otage depuis le 6 août en Colombie. José Olguer Mello Charri, franco-colombien, était en permission dans le pays.
Il a été enlevé dans une région contrôlée par la guérilla. Sébastien Delogu est sorti de garde à vue tard hier soir avec une convocation au tribunal pour le 13 novembre prochain. 10 heures d'audition durant lesquelles le député insoumis a été confronté à trois policiers. Et eux l'accusent d'outrage lors d'une intervention dans le hall d'immeuble de l'élu. Lui a porté plainte pour violence. Trois heures de débat hier entre sept candidats à la présidentielle. Convié aux universités d'été du MEDEF, le syndicat des patrons, un absent. Le parti socialiste, et pour cause le PS, n'a pas encore son candidat à la primaire d'octobre.
C'est le sujet sur toutes les lèvres à Blois pour sa rentrée politique aujourd'hui. Et dans ses allées, il y en a un qui n'a pas du tout l'intention de s'embarrasser avec ce scrutin mais qui n'a pas fait une croix pour autant sur l'Elysée. C'est François Hollande, Cyprien Pézeril.
Oui, rendez-vous avec les militants PS cet après-midi. Débat demain avec Edouard Philippe et un nouveau livre la semaine prochaine. L'ancien président qui aimerait bien le redevenir se prépare. Il planche sur un programme, la retraite à 63 ans par exemple. Selon nos informations, ses équipes sont aussi en quête d'un local de campagne. Pourtant, il n'est pour l'heure pas officiellement candidat. Il ne participera pas à la primaire socialiste. Condamné selon lui à l'échec, la faiblesse des autres. Mais Hollande dans le jeu se perçoit d'un de ses amis. Dans le petit milieu politique, personne ne sous-estime son habileté. Il dira en décembre s'il est candidat.
Mais François Hollande ne veut pas l'être à tout prix. Il est lucide, prévient un de ses soutiens. S'il est à 6 ou 7% dans les sondages, il ne se présentera pas.
Faut-il une primaire de la droite au centre ? C'est une question qui se pose aussi avec cette tribune signée par 300 élus de la droite et du centre. Justement, on posera la question à 8h30. Le face-à-face, l'invité d'Apolline de Malherbe, c'est David Lysnard, le maire de Cannes et candidat à la présidentielle. L'Europe n'a pas gagné la guerre, mais a remporté une bataille contre les petits colis, souvent venus de Chine. Son arme, vous le savez, c'était cette taxe de 3 euros par catégorie d'articles instaurée en juillet. Depuis, les importations se sont écroulées. Moins 30 à 40% dans l'Union Européenne. Le ministère de l'économie se frotte les mains, mais qu'en est-il des consommateurs ?
Victor Girer leur a posé la question à ses clients parisiens. Au milieu de ces montagnes de colis, Alain, le patron du point Relais, cherche des paquets chinois. C'est encore des particuliers à particuler.
Ils ont disparu des étagères. On reconnaît par rapport aux paquets, les fournisseurs. Et TEMU, ça fait au moins un mois que je n'en vois pas.
Ça confirme ces 30 à 40% de l'Union Européenne. Des importations qui baissent depuis le début de l'été, conséquence de cette taxe destinée à freiner l'arrivée de ces milliards de colis chinois. C'était l'effet voulu, ça marche. Reconnaissent Brinca et Leïla à la sortie des boutiques.
3 euros par catégorie d'articles, ça revient cher. Je n'ai pas recommandé depuis. La taxe, il coûte plus cher que l'article. Ce n'est pas intéressant. Ça enlève le bénéfice pour lequel on préférait utiliser ces applications-là à la base.
Des achats devenus bien moins fréquents sur ces sites. C'est également ce qu'a constaté l'application Joko dans une étude. Les ventes en volume ont baissé depuis l'instauration de la taxe.
SEMU affiche moins 50%, AliExpress moins 37%.
Michelin résiste un peu mieux, explique Elena Ernwein, responsable marketing.
On est plutôt aux alentours des moins 15%. Son entrepôt en Pologne lui permet sans doute de contourner cette nouvelle taxe.
Taxe que les plateformes tentent d'absorber en augmentant leur panier moyen selon l'étude. Victor Girard pour RMC. Et puis le foot, le tirage au sort de la Ligue des Champions n'a pas été tendre avec le Paris Saint-Germain. Le Barça, Manchester City et la Roma au programme de la première phase. Alors il va falloir vite se remettre à l'endroit parce que les Parisiens en méforme défilent l'île ce soir en Ligue 1. Sans Ousmane Dembélé, Arthur Perrault.
Oui, le Ballon d'Or 2025 reste au repos jusqu'à lundi. Une décision prise par la direction sportive parisienne et l'entraîneur Louis-Henriquet, convaincu des bienfaits de son choix. Les joueurs qui sont rentrés avec moins de jours de repos, je suis toujours ouvert à leur donner des temps de repos et déconnecté. C'est la même chose pour Ousmane. Il a fait ce très bel effort pour être avec l'équipe. Et après, c'est le moment d'avoir ce petit temps de se déconnecter. Le champion d'Europe en titre n'a remporté aucun de ses deux derniers matchs. Pour réagir, le coach du PSG pourrait aligner la dernière recrue Ferran Torres, auteur d'un doublé dimanche dernier à Rennes.
Tu ne règnes rien seulement avec un joueur. Et je suis très ouvert chaque fois que je parle avec le joueur. Si tout montre que tout est mieux que les joueurs qui normalement démarrent les matchs, pour moi, il n'y a pas de problème. Il faut remonter à novembre 2024 pour retrouver trois matchs consécutifs sans victoire du PSG.
Lille-Paris Saint-Germain, ce sera à suivre ce soir 20h45 sur RMC. Les Lillois, tiens, qui eux ont hérité entre autres du Bayern Munich et d'Arsenal en Ligue des Champions. Ce sera Manchester City et Liverpool entre autres pour Lens. C'était le journal de Victor Pourchet. Il est 8h09 sur RMC. Où sont les hommes ? Où sont les hommes qui ont grandi avec les chansons de Patrick Bruel ? Où sont ceux qui ont dansé sur Casser la Voix à un mariage, à un anniversaire, à une boum de collège ?
Où sont les hommes de l'industrie musicale ? Ceux qui le connaissent, ceux qui ont travaillé avec lui, qui le savaient peut-être ? Bonjour David Pellicot. C'est vous qui avez écrit ces mots, David Pellicot. Vous êtes bien sûr le fils de Gisèle Pellicot, devenue une figure féministe aussi après le procès des viols de Mazan qu'elle a subi. Et vous lancez cet appel.
Où sont les hommes ? On ne les entend pas sur Patrick Bruel. Vous allez nous le dire dans un instant. Lancez cet appel en quelque sorte. Je vous écoute. Vous aussi au 32 16. Venez réagir. Est-ce que vous estimez qu'il faut, juste avant que ne débute sa nouvelle tournée de Patrick Bruel, une tournée qui devrait commencer le 2 octobre, Est-ce qu'il faut que les hommes se lèvent aussi pour dire stop ? Vous interpellez les hommes Gisèle Pellicot. N'hésitez pas à répondre. Évidemment David Pellicot. N'hésitez pas à lui répondre le 32 16 bien sûr. Et puis je vous attends aussi Arthur Chevalier et Emmanuel Lechypre bien sûr. A tout de suite.
RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Apolline de Malherbe. Il est 8h13 et c'est un appel ce matin sur RMC que vous lancez David Pellicot. Bonjour. Vous êtes le fils de Gisèle Pellicot bien sûr.
Où sont les hommes dans l'affaire Patrick Bruel ? Voilà ce que vous avez écrit sur les réseaux sociaux. 32 femmes ont porté plainte. Où sont les hommes ?
Je me pose encore la question. Je vous remercie encore une fois pour votre invitation. En préambule ce que je voudrais dire c'est que j'ai fait ce poste dans la colère. Et je voudrais surtout rendre hommage et donner une visibilité au courage de ces victimes, de ces plaignantes. Rendre hommage au courage parce qu'elles ont osé parler, porter plainte, dénoncer. Tout en sachant ce qui va les attendre. Elles vont certainement avoir un dur combat à mener face à une montagne qui est monsieur Patrick Bruel. Donc ça il faut le saluer. Moi je suis avec elles. Ça fait des années que je me bats contre ce fléau des violences faites aux femmes.
Et la question que je me pose sans cesse c'est effectivement où est-ce que sont les hommes dans la société française face à ce sujet qui est tellement important qu'il faut traiter sous toutes les coutures. Que ce soit pour les féminicides, les infanticides et toutes les violences sexuelles et sexistes. Où sont les hommes ? On sait que chaque plate a un prix. Le silence collectif des hommes également. Il est temps de sortir de ce confort, de se manifester et d'être auprès des femmes.
Mais pardonnez ma question. Patrick Bruel intéresse assez peu les hommes en fait. C'est un chanteur à femmes entre guillemets. C'est un public féminin. Est-ce que les hommes se sentent concernés par la personnalité de Patrick Bruel ? C'est ça ma question.
Je vais vous répondre. Moi je n'ai pas de honte à dire que j'ai beaucoup apprécié Patrick Bruel dans sa carrière dans les années 80-90. Je préférais d'ailleurs plus l'acteur que le chanteur. Vous avez peut-être raison. En tout cas je ne peux plus moi dissocier l'oeuvre de l'artiste. J'espère une comparaison. Peut-être elle est un petit peu lourde. Mais celle de Bertrand Cantat. qui au vu de peu de peine qu'il a eue est ressorti au bout je crois de 7-8 ans et se produit encore sur scène. Moi je fais partie de ce... Pour vous qu'un chanteur... Alors il faut quand même préciser que Patrick Bruel n'a pas été jugé. Il n'a pas été condamné, il n'a pas été jugé. Il est présumé innocent.
Mais attendez, moi j'ai un avis sur la présomption d'innocence. Je ne suis pas avocat ni magistrat. Mais je dis que la présomption d'innocence est un pilier fondamental dans un état de droit comme le nôtre. Et il faut la défendre. En revanche, ce que je dis, c'est que si on veut la défendre avec honnêteté, il faut dire la vérité. Et dans un cas comme ça, la vérité, c'est que la notoriété peut être une innocence d'emblée. Voilà. Et je trouve que dans... Vous n'estimez pas qu'en l'occurrence, certaines de ces tournées, une partie de sa tournée, la première partie, avait été annulée.
Là, en effet, il y a une tournée dans un certain nombre de villes, une trentaine de villes qui est encore organisée. Avec une question. Hier, j'interrogeais le maire d'Amiens qui disait, moi je voudrais l'annuler, je ne peux pas techniquement. C'est un homme d'ailleurs. A l'inverse, la maire du Zénith de Strasbourg, elle, elle dit, moi je considère que ce n'est pas à moi d'annuler une tournée et que Patrick Bruel, s'il est encore considéré comme innocent, doit pouvoir se produire sur scène. Et une question, puisque vous dites les hommes, les femmes, ce sont des femmes qui majoritairement ont acheté des billets pour aller écouter Patrick Bruel. Qu'est-ce que vous leur dites à elles ?
Dans leur âme et conscience, elles sont avec leur propre responsabilité. Moi je comprends la colère des fans sur le sujet de la tournée, faut-elle la maintenir ou pas ? Moi je pense qu'au vu de l'ampleur que cela prend dans notre pays, c'est à Patrick Bruel de prendre la décision. Et je pense qu'au vu des événements, il ne peut pas faire semblant, du moins comme si de rien n'était. C'est-à-dire que ça entretient quand même une certaine impunité et ça alimente ce que j'appelle moi. On part un poste au tout début, effectivement, Patrick Bruel ne s'est plus exprimé. Ça alimente ? Bah l'omerta !
Oui c'est vrai et la question que je me pose à propos de cette histoire, c'est qu'on a l'impression quand même que le temps de l'émotion qui est évidemment immédiate et qui n'en finit plus depuis le début de cette affaire, n'arrive pas à suivre le temps de la justice et quand vous dites qu'on n'entend rien sur ce sujet, moi je trouve plutôt qu'on entend beaucoup, effectivement. Et de qui ? Bah je trouve que par exemple plusieurs maires qui sont des hommes ont exprimé leur réprobation à l'idée que Patrick Bruel vienne faire des concerts à Chartres, à Orléans, à Amiens, est-ce que ce n'est pas par pur électoralisme ? David Pellico.
Je ne dis pas le contraire, mais à la limite, si ça va dans un sens vertueux, pourquoi pas ? Mais de toute façon, ils ne peuvent rien faire et est-ce qu'on n'est pas arrivé dans un moment de société où maintenant en fait la justice doit aller plus vite face au temps de l'émotion parce que sinon ça crée un sentiment d'injustice ? David Pellico. Moi je pense quand même que de toute façon, il y aura un jugement, on a aujourd'hui je crois 32 plaintes. 32 plaintes. C'est pas rien, 32 plaintes. Je trouve quand même que dans ce dossier, je ne vais pas, parce qu'encore une fois je ne suis pas magistrat, ni avocat, ni juge, mais on peut quand même avoir sa propre idée sur le sujet.
Je trouve quand même qu'à chaque fois qu'on a une affaire de violence sexuelle et qu'une personnalité est mise en cause, c'est extrêmement difficile de pouvoir se défendre par rapport aux victimes parce que ou la parole est malmenée ou parce qu'elle se confronte à une notoriété qui a été entretenue pendant des années. Pourquoi cette affaire, elle résonne à ce point pour vous, David Pellico ? Parce que moi je me pose toujours la question de savoir, est-ce qu'en tant qu'homme on ne peut pas faire bouger les lignes ? Et pourquoi effectivement dans ce pays, on a plus de femmes qui se manifestent ? Quand j'ai fait ce poste, j'ai eu je crois 52 000 vues.
Ce n'est pas pour dire que j'ai eu 52 000 vues. Mais j'ai eu en majorité des femmes qui remercient et qui se demandent et qui me posent la question, pourquoi selon vous les hommes ne sont pas là ? Et ça nous fait du bien que des hommes comme vous prennent la parole, prennent position sur ce sujet-là, qui moi, et forcément par la force des choses, me bouleverse. Votre appel ce matin sur RMC. Merci David Pellico de l'avoir porté ce matin. Apolline, si vous me permettez, je voudrais surtout rassembler et demander aux hommes qu'ils n'oublient pas que le 7 septembre, il y a la manifestation pour lutter contre les violences faites aux femmes et les enfants.
Je leur demande de venir à nos côtés et aux côtés des femmes, c'est très important. David Pellico sur RMC, il est 8h20 et c'est l'heure d'Arnaud de Manche. RMC, Apolline Matin, c'est tous les jours de Manche. Et bonjour, bonjour à tous, bonjour Apolline, les amis, on va reparler politique parce que vous n'avez pas pu, Apolline, échappé au tremblement de terre politique de la semaine. Parce que Xavier Bertrand est candidat pour 2027. Encore un candidat, c'est l'invasion, là, il faut éteindre la lumière, ça les attire. C'est complet, les gars, c'est fini. Xavier Bertrand dirait à un gars devant une boîte de nuit. Bonjour, monsieur, c'est ici la présidentielle ? Je voudrais rentrer.
Non, désolé, c'est complet, il y a trop de candidats. Oh, allez, j'ai des électeurs qui m'attendent à l'intérieur. Ça m'étonnerait. Ça va être un drame, ça va être un drame. Moi, je serais Xavier Bertrand, je parierais plein de fric sur un score en dessous des 5% pour moi-même. Parce que ce sera son seul moyen de se rendre. C'est comme les supporters du FC Nantes, quoi. Si vous voulez gagner, il faut miser contre vous, les gars. C'est ça, le truc. La députée insoumise Clémence Guettet a publié ce livre pour une politique de l'amitié. Elle propose cette reconnaissance juridique du statut d'ami. Je suis désolé. Arthur, on a décidé de faire votre éducation.
Alors, l'idée de ce truc, c'est qu'on ait des jours de congé quand notre meilleur ami meurt, par exemple. Mais alors ça, ça veut dire qu'on doit signaler en amont à l'État qui c'est notre meilleur ami. Et donc là, tu dois annoncer à 10 potes qui pensaient être premiers qu'en fait, ils sont 8e. Et après, du coup, ce n'est plus tes amis du tout. Alors évidemment, il y a des gens qui ont un meilleur ami facilement identifiable. Bon, Apo, par exemple, Jean-Jacques Bourdin. Ça, c'est facile, mais on n'est pas tous dans le même cas. Alors, LFI propose aussi qu'on puisse hériter de ses amis. Je vais aller me faire tellement de potes en Ehpad. Mais je vous connais, jeune homme.
Enfin, Marceline, ça fait 40 ans. Tu me fais tellement de peine. Ceci dit, jusque-là, pour avoir un ami, en fait, tu avais juste à te faire un ami. Mais si maintenant, pour avoir un ami, il faut remplir un formulaire serfa sur impot.gouv.fr slash ami slash formulaire.amitié-2027 et le déposer en mairie avec deux pièces d'identité et une attestation sur l'honneur qu'on s'est déjà tenu les cheveux pendant qu'on vémissait ? Ça, c'est un critère. Mais surtout avec vos cheveux, Mathieu. Non, mais il doit y avoir plus simple pour se faire des amis. Si tu n'as pas d'amis, prends un curly. Voilà, par exemple. Très bonne méthode. Et alors, il y a ce truc horrible.
Tu es tranquillou à la machine à café. Et là, tu as le chelou de la boîte. Tu sais, celui qui mange tout seul et qui débarque et qui te fait « Je voulais te dire, j'ai dit à la direction que pour moi, dans la boîte, t'es mon meilleur ami ! » Et toi, tu ne peux pas lui dire « Ah, écoute, parce que tu sais qu'il n'a pas de femme, pas d'enfant, mais il est proprio et tu n'auras pas une grosse retraite. Donc, tu es coincé. Simplement, il faut le sortir au karaoké. Il faut le karaoké, tous les week-ends maintenant. » Emmanuel Macron a annoncé l'ouverture de trois parcs d'attractions en région parisienne financés par l'Arabie Saoudite, dont l'un sera consacré à l'univers de Dragon Ball.
Il est en PLS, il saigne du nez. C'est la totale Club Dorothée. Ben voilà, Emmanuel Macron et Mohamed Ben Salmad, ils ne se parlent pas des droits de l'homme, ils se parlent de Dragon Ball. À l'Elysée, Macron, il était à fond. « Je suis Sangoku ! » « Eh Brigitte, t'es un guerrier super saiyan ! » « C'est quoi ça ? » « C'est Sangoku quand il s'énerve. Allez, pense aux féministes, ça va t'aider à te transformer. » Et Brigitte, elle fait « Sale c*** ! » Les cheveux sur la tête. Et alors, dans le rôle de Tortue Géniale, François Baigou. Alors, plus pour le côté Tortue que le côté Génial. Bonjour, Sangoku. Bienvenue. Nous allons apprendre ensemble et sans tarder... T'accouche !
Les arts martiaux où la rapidité et la vélocité... Ah ! Ta gueule ! Le parc sera construit près de Sergie Pontoise. Après, c'est cool. Enfin, parce que je veux dire, là-bas, le seul manège à sensation, c'est quand même le Transilien à une heure du mat', c'est un peu naze. Et Emmanuel Macron a annoncé deux autres parcs, mais on n'a pas le thème des deux autres. D'ici à ce qu'ils nous sortent Macronland, Macronland, ce serait formidable, Macronland, on sera accueillis par des intermittents du spectacle au SMIC, déguisés en banquier, en peluche. Salut les amis ! Bienvenue à Macronland pour s'amuser de façon disruptive et post-rationaliser la user experience divertissement. Non ! On est foufou !
Eh oui, parce qu'à Macronland, vous pouvez faire plein de trucs. Faites-vous peur dans la tour du déficit et vivez une chute de 3300 milliards de centimètres. La croisière enchantée des boomers. Vous faites du bateau sur une rivière et c'est vos enfants qui payent le billet. Eh bien, j'espère bien, parce que nous, on a travaillé. Le restaurant, on a traversé de la rue. Vous rentrez dedans, chômeur, vous le traversez et hop, vous êtes serveur. Et dans tous nos établissements, cordon bleu à volonté, parce que c'est tellement bon. Bienvenue à Macronland. C'est une belle activité, oui. C'est une belle activité. Il est 8h26. C'était Arnaud Demanche.
Dans un instant, le face-à-face sur RMC et BFM TV. Mon invité et candidat à l'élection présidentielle et maire de Cannes, c'est David Lissnard. A tout de suite. RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Face-à-face.
Apolline de Malherbe. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour, David Lissnard. Merci d'être mon invité ce matin. Vous êtes maire de Cannes. Vous êtes à la tête de votre propre mouvement politique. Un mouvement libéral, résolument libéral. Et vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Honnêtement, vous devriez être le candidat des patrons.
Et pourtant, hier, ils ne vous ont pas mis sur la scène. Est-ce que vous n'êtes pas trop nombreux ? Pardon de vous poser la question aussi, franchement. Mais est-ce que vous n'êtes pas trop nombreux ?
C'est pour ça que je propose une sélection, pour éliminer un certain nombre d'entre nous. Vous dites candidat des patrons. Moi, j'ai été petit patron. J'ai été commerçant. J'ai été aussi salarié. Je suis aussi le candidat de ceux qui veulent s'en sortir dans la vie. C'est-à-dire de montrer que le système tel qu'il est aujourd'hui ne peut créer que du déterminisme social, de la précarité, etc. Le débat d'hier, c'était entre ceux qui ont planté le pays et ceux qui le planteront encore plus. Donc, moi, j'arrive avec mon expérience du terrain, à la fois de maire, de père de famille, de personnes qui viennent aussi du privé. Et on le sent bien.
Et j'ai envie de faire entendre cela, parce que je crois qu'on peut vraiment redresser le pays, à condition de tenir une direction, de redonner le pouvoir aux Français, de travailler avec pragmatisme. Bref, de retrouver une certaine constance. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a, vous parlez souvent aussi de questions régaliennes, de sécurité. Mais sur l'économie, clairement, ce début d'année présidentielle, il commence avec des problématiques très clivantes. Avec la question de la dette, de l'héritage, des retraites. Sur l'héritage, voilà une question fondamentalement clivante.
On a eu cette semaine, du côté de la gauche, quelqu'un comme Mathilde Panot, à mon micro, qui disait, à partir de 12 millions, on prend tout. On a la CFDT qui dit, il faut taxer dès le premier euro. Et on a, de l'autre côté, quelqu'un comme Marine Le Pen, qui dit que c'est un impôt immoral, l'impôt sur les successions. Et Bruno Retailleau qui dit, je les baisserai. Vous ferez quoi ? Vous voyez, je ne vais pas aller tout de suite sur la morale, mais on pourra aller sur les principes. Si la France manquait d'impôts, je trouve que ce débat serait légitime. On est le pays qui a le plus d'impôts et de charges. C'est incontestable. 45% de prélèvement obligatoire. Premier élément.
Deuxième élément, on est le pays qui taxe le plus l'héritage aujourd'hui. C'est incontestable aussi. Le taux de 45% est le plus élevé, ou un des plus élevés du monde, un des trois plus élevés. Donc, je veux bien, mais tout ça, c'est du détournement d'opinion. Parce que ça évite la seule question qui vaille aujourd'hui. Comment est-il possible que dans le pays où nous payons le plus d'impôts et de charges, on ait une dégradation des services publics et des comptes publics ? Comment se fait-il qu'alors qu'on paie plus d'impôts qu'ailleurs, on ait de plus en plus de dettes ?
Et comment se fait-il que dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique, on attende de plus en plus aux urgences ? Moi, je vois dans ma commune et dans plein de communes, on a quasiment plus... C'est-à-dire les impôts en soi ? Il faut de l'impôt, évidemment. Il faut du bien commun et il faut du service public. C'est une évidence en subsidiarité, comme on dirait. Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, quelle est l'efficacité de l'impôt ? À quoi sert notre argent ? Comment se fait-il que dans plein de villes aujourd'hui, dont la mienne, après une heure du matin, il n'y ait quasiment plus, voire plus de police nationale ?
Comment se fait-il qu'on ait des multirécidivistes dans la rue ? Comment se fait-il qu'il manque 20 000 places de prison depuis 15 ans ? Donc, il ne parle pas de ça, il ne parle absolument pas de l'organisation des pouvoirs publics. On a de plus en plus d'agents de la fonction publique, très souvent, d'ailleurs, pas managés, pas commandés, pas bien traités, et on a de moins en moins de services publics sur le terrain. C'est ça la question. Et c'est cette question-là, moi, que j'essaie de répondre, parce qu'en tant que Français, c'est ce qui me préoccupe. Sur la question de l'héritage, je vous repose la question. Est-ce qu'il est compréhensible, acceptable de taxer dès le premier euro ?
Ou alors, à l'inverse, de se dire qu'il y a un seuil et en dessous, il ne paye rien ? Je suis, en environ principe, je pense qu'il faut respecter la propriété privée, et notamment la propriété du fruit de son travail. Pourquoi Mme Panot dit qu'on prend tout, mais c'est qui ceux-on ? Pourquoi l'État gérerait mieux l'argent que ceux qui l'ont gagné ? Moi, je suis même pour la liberté d'attribution de l'héritage à qui on veut, de faciliter, de baisser toutes les fiscalités pour le transmettre aux jeunes du vivant. Aujourd'hui, c'est 100 000 euros par tranche, par 15 ans, par enfant, mais c'est totalement insuffisant.
Tous les pays qui ont libéré cela ont recréé de la mobilité du capital au profit de la jeunesse. Et je le répète... En rentrant dans les détails, ça veut dire quoi ça, David Lysnarkand ? Vous dites deux choses, c'est-à-dire, un, je veux favoriser la transmission, ça veut dire qu'il faudrait pouvoir transmettre plus et moins taxé, plus régulièrement, tout au long de sa vie, à ses enfants, ses petits-enfants ?
Oui, notamment l'indirect, mais aussi donner une plus grande liberté d'attribution pour des gens qui ont de l'argent, pour des causes, la cause animale, attribuer, pourquoi pas, un fonds de capitalisation, que vous remarquerez que je propose depuis des années pour la retraite, et maintenant j'ai vu que d'autres le retrouvent, les mêmes qui les disqualifient. Donc, c'est... Et pardon, vous avez dit une autre chose, David Lysnark, vous avez dit, je suis pour aussi faciliter le fait de transmettre, y compris à d'autres et à qui on veut.
Vous avez peut-être vu que Clémence Guettet, députée LFI, est favorable à davantage de droits pour l'amitié, et notamment la question de la transmission du patrimoine. Non, mais moi, je trouve... Enfin, je ne comprends pas ces gens-là, si vous voulez. Mais vous dites la même chose, non ? Ce n'est pas la politique, c'est pas l'amitié. L'amitié, c'est subjectif, c'est intime. Enfin, je comprends que quand on est ultra-interventionniste, d'extrême-gauche, ultra-communiste, on veut même réguler l'amitié, on veut même faire un régime fiscal pour l'amitié. Mais moi, ça ne m'intéresse pas. Ce que je veux, c'est qu'on laisse les gens tranquilles, qu'on les laisse faire leur vie, quoi.
C'est aussi simple que cela. Sur ce point, ça aussi... On ne va pas faire un régime fiscal pour l'amitié. On est contre cette semaine de nouveaux privages, dit que la famille... Pardonnez-moi, elle ne dit pas que cela. Elle rattache cela à, évidemment, le dénigrement de la famille. Dans le même propos que j'ai entendu à posteriori, elle estime que la famille traditionnelle, on va dire, qui peut être recomposée ou pas, d'ailleurs, est une espèce de scorie d'extrême-droite. Donc, vous voyez, ces gens-là sont des idéologues, sont des extrémistes et sont très dangereux, à mon sens. Donc, favoriser, malgré tout, effectivement, la transmission... Mais la propriété...
Parce que vous savez, l'impôt... Moi, je ne suis pas concerné, à titre personnel, par l'héritage, dont j'en parle très librement. Mais l'héritage, il a déjà payé l'impôt. Plein de fois. C'est un impôt sur la mort, l'impôt sur l'héritage. C'est quand même un argent qui a été déjà le plus taxé au monde. Nous avons le record du monde des prélèvements obligatoires, des impôts et des charges. Alors, tous ces gens-là sont des génies pour inventer des nouveaux impôts. Ça, je leur fais confiance. Ils sont super astucieux pour ça. Mais aujourd'hui, on a trop d'impôts.
Si on veut relancer l'activité économique, la prospérité, si on veut que les Français gagnent plus d'argent, il faut aujourd'hui moins pénaliser la création de valeur et la transmission du capital et de la valeur. David Lysnard, tout est lié au fond. La question de la transmission, la question de la vie, la retraite, l'âge. Vous l'avez peut-être entendu. Vous venez de parler de la capitalisation, on va y venir. Mais simplement sur l'âge pivot, l'âge de la retraite, Bruno Retailleau hier dit qu'il faut indexer potentiellement ou faire évoluer l'âge de départ à la retraite en fonction de l'espérance de vie. Qu'en pensez-vous ?
Oui, c'est une proposition qu'on fait depuis très longtemps qui a été suivie dans beaucoup de pays. C'est un principe de réalité. Mais moi, je vais bien plus loin. Je pense qu'il faut cesser de vouloir entretenir un système qui est mort. L'État-providence ne peut plus fonctionner tel qu'il a été conçu en 1945 parce qu'il reposait sur trois piliers qui n'existent plus. Le premier pilier, le plus important, c'était la démographie. On faisait des enfants et on faisait reporter. C'était une base de pyramides qui cotisait pour les autres. Aujourd'hui, c'est une pyramide de Ponzi, comme on dit. C'est-à-dire qu'il y a de moins en moins de cotisants.
On va fermer 4000 écoles, pas classe, en France dans les cinq prochaines années. Moi, je suis maire, je vois ça partout parce qu'il n'y a plus de gamins. Et c'est une réalité. On va ouvrir 2000 EHPAD et on va fermer 4000 écoles. La révolution démographique, elle change tout. Elle change le rapport à la santé, elle change le rapport aux bénévolats, elle change tout. Le deuxième pilier, c'était une immigration maîtrisée, moins de 100 000, et du travail. L'année dernière, seuls 13% des titres de séjour ont été pour le travail. Donc, c'est une immigration massive, non maîtrisée de peuplement, qui coûte cher aux finances publiques. Troisième élément, c'était des gains de productivité énormes.
On va en retrouver dans quelques années. Je travaille beaucoup actuellement sur la robotique, l'IA et l'évolution du rapport au travail. J'aurais aimé d'ailleurs qu'on parle de ça hier dans les débats. J'ai essayé d'en parler dans mon débat avec M. Roussel. Le vrai débat de la REF, hier, c'était entre M. Roussel communiste et moi. Il y avait deux versions. Et c'est celui d'ailleurs, je trouve qu'une grande chaîne telle que la vôtre, on dû s'en emparer, laisser le débat pénible aux autres.
Qui n'aurait pas dû être privatisé, ce débat. En effet, vous avez bien raison.
Et moi, j'ai envie de le dire.
L'an dernier, j'étais moi-même sur cette scène. Et c'est moi qui avais animé le grand débat de la REF.
Et nous avions tout à fait laissé les autres chaînes pouvoir le partager. France Info avait d'ailleurs diffusé ce débat. Je ne pensais pas toucher une corde aussi sensible. Oui, mais je le fais parce que je trouve que c'est très important la démocratie. David Lissner, vous disiez, les robots, en effet, vous l'avez vu, notamment en Chine, ils se développent. Est-ce qu'au fond, il faut accepter que face à cette réduction de la démographie, certains disent, ça justifie davantage d'immigration. Vous vous dites, non, ça ne doit pas justifier davantage d'immigration. On doit transformer le travail ? Oui, absolument.
Parce que la population française, y compris, moi j'ai beaucoup d'immigrés récents dans ma commune. C'est une ville qui a un taux de pauvreté élevée. Beaucoup d'immigration maghrébine, Cap-Verdien, etc. veulent de l'ordre. Et me disent qu'aujourd'hui, eux-mêmes sont les premiers à me dire qu'il faut fermer le robinet migratoire. Et qu'il y a un enjeu, c'est de préserver un mode de vie, l'égalité homme-femme. Vous voyez cette extrême gauche qui voit du patriarcat dans une côte de bœuf sur un barbecue, mais qui ne voit pas de patriarcat sur la burqa. Ils sont quand même un peu dézingués, si vous voulez. Dzingués ? Oui, oui, je le pense. Et ce problème, c'est qu'ils sont en train de...
Cette idéologie indigéniste, racialiste qui devient raciste, qui est souvent antisémite, est en train de contaminer des écoles, des universités, parfois des médias, parfois des grandes écoles. Donc il y a un problème civilisationnel aussi qu'il faut regarder en face. Et la robotique, je vous annonce, je fais du teasing, comme on dit, mais je vais sortir un ouvrage sur l'IA et la robotique, un petit ouvrage sur l'encyclique du pape dans quelques semaines. Il y a un lien ? Oui, parce que, d'abord, c'est accrocheur pour le vendre. C'est ça, c'est ce que je me disais, mais attendez-le pas, parce qu'à la robotique, je ne comprends pas.
Simplement, j'ai visité une entreprise à Paris qui s'appelle Vend'Aircraft, qui est fantastique, une des meilleures au monde pour les exosquelettes et les robots, qui vient de faire un accord stratégique avec Renault. Et j'ai compris beaucoup de choses ce jour-là. Et en même temps, j'avais lu l'encyclique, qui pose des vraies questions. Après, je ne suis pas d'accord sur tout dans l'encyclique, mais j'aurais aimé que les hauts commissariats ou grands machins qui ne servent à rien en France, ou commissariats en haute autorité, machin, aient la même réflexion de prospective.
Ce que je veux dire, c'est qu'on va avoir dans 30 ans, d'hypothèses raisonnables, 50 millions de robots en France, 20 millions dans l'industrie et les services, 20 millions dans les ménages, ça va être un marché colossal, et 10 millions pour aider les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées et tout. Donc tout cela, il faut voir quelle sera la fiscalité là-dessus, comment on répartit la productivité, la valeur ajoutée, et la taxation de la valeur ajoutée par rapport à ces nouveaux outils. C'est passionnant, et c'est ce futur-là qu'il faut qu'on construise.
David Lissnard, la dette, voilà aussi un des grands débats, parce que clivant, là aussi, faut-il brûler la dette, faut-il geler la dette, une partie en tout cas, mais bien au-delà de ça, comment faire face ? Aujourd'hui même, l'agence Fitch va devoir rendre sa notation de la France, elle est redoutée, la France qui est non seulement très endettée, mais qui paye cette dette de plus en plus chère, plus chère que l'Espagne ou l'Italie. L'Italie, c'est la droite, l'Espagne, c'est la gauche, ils ont réussi, nous, on n'y arriverait pas ? Si, on va y arriver, évidemment, on n'y arriverait pas, avec ceux qui nous ont amenés dans le mur.
Enfin, c'était extraordinaire, dans le débat d'hier, vous aviez ceux qui nous expliquent comment ils vont régler les problèmes, alors que ça fait 20 ans qu'ils les créent, et qui ont créé la dette, et qui nous expliquent tout, de façon très docte, et puis vous avez les autres qui ont des propositions encore pires, ultra-dépensières, ultra-démagogiques. Il faut faire comme on fait dans n'importe quelle entité, dans n'importe quelle entreprise, dans n'importe quelle association, il faut regarder à budget zéro, regarder les dépenses qui ne servent à rien. On a 950 milliards de dépenses sociales en France, on n'a jamais autant eu de SDF dans nos rues.
Mais est-ce qu'il faut baisser les dépenses sociales, ou est-ce qu'il faut changer le modèle ? Il faut les deux, évidemment, parce que le problème, c'est que ce modèle de dépenses sociales non maîtrisé, avec plus de 200 aides, il ne permet pas d'aider les plus précaires, que nous on traite dans les centres communaux d'action sociale, et qu'on aide, il y a une réalité humaine, et parallèlement, il favorise l'importation de la pauvreté, et la culture de l'oisiveté. Donc il faut en finir totalement avec ce modèle, qui n'est plus finançable.
Ce qui arrive sur la dette, enfin, c'était prévu, enfin, je vous m'avais interviewé il y a trois ans, et après la dissolution, les mêmes qui nous font des leçons d'austérité sont ceux qui viennent de voter, sous la pression du Parti Socialiste, l'abandon de la réforme des retraites. Ce sont les mêmes qui votent des surfiscalités, ce qu'ils ne comprennent pas. On est tellement en apnée budgétaire, qu'on ajoute des impôts, qui eux, tuent l'activité économique, et qui réduisent les flux qui reviennent au service public. David Isna, vous allez tenir combien de temps ? Moi, je vais tenir... Écoutez, je ne sais pas si je ferai un ou deux mandats de Président de la République, mais...
Non, vous avez bien compris, évidemment, vous pouvez ironiser, mais... Je vous disais, vous êtes très heureux, on est en train de se retrouver dans une sorte de primaire sauvage, où les uns et les autres espèrent peut-être une sorte de sortie, comme dans les courses automobiles,
où il y en a un qui va, à un moment ou à un autre, prendre la tête, et que les autres vont dire, allez, ok, je lâche l'affaire.
Écoutez, moi, entre 50 nuages et 11 d'étatisme, je propose autre chose. Je propose que la société civile, que le pays se reprenne en main. Je crois que je le travaille, après, on est d'accord ou pas avec moi, mais c'est élaboré, c'est le fruit de mon travail, j'irai au bout, et je propose une compétition à droite avant. Alors, ça veut dire quoi, à droite ? C'est à ceux qui la refusent de se justifier, n'inversons pas la charge de la... Ceux qui la refusent, c'est qui ? C'est Édouard Philippe ? Oui, apparemment. Apparemment, mais quand Gabriel Attal dit « Je ne suis pas hostile »,
Gabriel Attal, ici même, à mon micro hier matin,
disait « Mais moi, cette primaire, je suis ok ». Ben, chiche, qu'il le fasse. Bruno Retaille aussi, allez, on y va. On se réunit. Et vous y allez sans Édouard Philippe ? C'est pour lui ? Mais je pense que ceux qui ne viendraient pas auraient besoin de se justifier, de pouvoir faire gagner Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. Ce matin, vous nous dites, David Lissnard, « Allons-y, montons-la tout seul ». Ben, oui.
On y va avec Gabriel Attal,
avec Bruno Retailleau, avec qui ?
Est-ce que ça va jusqu'à Éric Zemmour ? Est-ce que ça va jusqu'à... quoi ? Rappel Gussman ?
Je vais vous répondre. Non, non, je ne suis pas de gauche. Non, mais je veux dire,
si on fait entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ?
Moi, si vous voulez, je n'irai pas gouverner avec des gens en qui je ne crois pas. Je n'irai pas gouverner avec Édouard Philippe, avec Attal. Ces gens-là nous ont amenés dans le mur. Et je pense qu'ils disent des choses intéressantes. Vous n'irai pas gouverner avec eux ? Vous nous dites ce matin, « Je n'irai pas gouverner ». Non, non, bien sûr. Vous ne serez pas ministre d'Édouard Philippe ou de Gabriel Attal. Je n'y suis déjà pas allé. Hier, je n'irai pas demain. Je ne cherche pas des points à retraite ou ni sur un CV. En revanche, j'ai un principe de réalité. C'est que la division, l'éparpillement sur le centre droit et la droite fait perdre.
Ce n'est pas à moi de délivrer des titres de compatibilité républicaine des uns ou des autres, etc. Je ne veux pas être assimilé au Macroniste. Je ne suis pas d'extrême droite. Mais vient qui veut à la primaire de droite ? Vient qui veut. Alors, est-ce que vous dites de droite ou de droite et du centre ? Vous dites quoi ? De droite et du centre, si vous voulez. Mais vient qui veut, dans cette primaire de droite, et comme il y a une primaire de gauche qui s'organise... Alors, vient qui veut et qui vote ? Et qui vote, pardon. Mais tout le monde. Alors, la primaire de gauche, il y a plusieurs modèles de primaires. Là, en ce moment, c'est en train de virer effectivement la primaire sauvage.
Mais si on reprend, ne serait-ce que la primaire telle qu'elle était faite pour la droite en 2016 ou la primaire de la gauche en 2011. La primaire de la gauche en 2011, c'était une primaire dite ouverte, c'est-à-dire que venaient qui voulaient, mais il fallait quand même cocher une petite case qui disait qu'on se reconnaissait dans les valeurs de la gauche... Je trouve que c'est très bien ça. Est-ce que vous, vous vous dites... On fait le même principe ? Voilà. On fait une sorte de texte commun sur... C'est quoi le texte ? C'est ce que j'ai écrit. Je ne veux pas vous le dire là, mais c'est de dire... Alors, est-ce qu'on va jusque... Non, mais c'est quoi vos valeurs ?
C'est quoi les valeurs communes à tous ceux qui pourraient participer à cette primaire ? C'est de... De refuser les extrêmes ? De quoi ? Non, parce que les extrêmes... C'est quoi le dénominateur commun, au fond ? Moi, je pense que c'est de libérer la société. En tout cas, c'est ma conviction de dire qu'on s'engage à rétablir... Vous serez tout seul pour votre primaire. De rétablir les comptes publics, de faire en sorte qu'on rétablisse l'ordre républicain, de trouver une vraie politique sécuritaire, de rétablir l'école, et après, chacun y mettra ce qu'il veut dedans. Moi, c'est aussi simple que cela, mais il y a un principe de réalité. La réalité est en face.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous voyez bien, et ça va s'accentuer à partir de décembre. C'est-à-dire que les candidats, à mon avis, liés à la Macronie, s'effondreront parce que personne n'en veut. Personne n'en veut, en réalité, dans le pays réel.
Est-ce qu'en vrai, David Disner, vous vous parlez ?
Alors, pas avec tout le monde, mais oui, moi, je parle avec certains. Oui, avec Bruno Retailleau notamment. Alors, est-ce que vous pourriez faire cette primaire tous les deux ? Ah mais non, ce n'est pas une primaire. Non. Donc, on peut imaginer que vous fassiez ça avec... La gauche est en train d'y arriver. Il y aura Mélenchon et il y aura un candidat de gauche au plus social-démocrate. Et vous ne vous parlez pas avec Édouard Philippe ? De temps en temps. Il n'y a pas de problème humain, ce n'est pas mon souci. Qu'est-ce qui bloque ? Qu'est-ce qui bloque ? Ce qui bloque, c'est que ces personnes-là s'imaginent que le pouvoir l'aurait dû.
Quand vous avez été nommé et que vous êtes conseiller d'État, vous imaginez que le pouvoir vous est dû. Moi, c'est cette caste-là. Je vais faire voler en éclats. Je pense qu'une primaire, elle peut révéler non seulement des propositions, mais aussi des parcours et des comportements. Le courage qui était le thème de la REF, c'est bien le courage dans les mots, c'est déjà un début, mais il faut regarder le courage dans les actes, dans la façon d'être, dans la façon d'avoir dirigé des entreprises ou d'avoir été salarié ou d'avoir fait sa vie. Je pense qu'il faut ce grand moment démocratique qui peut être un révélateur de projets, de personnalités.
Et puis moi, je vais essayer de faire une équipe de France de gens qui savent faire, de gens qui ont géré des complexités. Ce week-end, j'ai le campus de la Gagne. Écoutez, on joue à guichet fermé, je m'en réjouis. Il y a des personnes qui viennent, certaines me soutiennent, d'autres ne me soutiennent pas, mais sont plutôt des sympathisants. Mais vous verrez, il y a des profils très différents.
Ça veut dire quoi de la Gagne, le campus de la Gagne ?
Ça veut dire qu'on peut faire gagner notre pays. Ça veut dire que c'est un état d'esprit. Vous savez, on dit la grinta en football ou en Italie. Il faut être méditerranéen. Il y aura qui à votre campus de la Gagne ? Il y aura beaucoup de monde. Parce que pour le coup, le campus de LFI, c'était le campus de la Gagne. De la Gagne de quoi ? L'ambiance, le nombre de personnes. Ils peuvent gagner électoralement, mais ce serait la loose pour la France. En revanche, ça j'en suis convaincu. Vous estimez, quand vous regardez les sondages, qu'effectivement, il est de plus en plus crédible désormais, ce duel du deuxième tour ? Malheureusement, oui. Et puis surtout, il y a une cohérence.
C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon et son équipe, ils sont cohérents. Je les combat ardemment. Je suis aux antipodes de ce qu'ils sont et de ce qu'ils disent. Mais ils ont une dynamique d'offre politique qui correspond à une sociologie, etc. Donc c'est des gens structurés. Politiquement, il n'y a pas de soucis. Moi, je veux les affronter, je veux les démystifier. Mais là-dessus, vous verrez, vous aurez des intervenants comme de Laurent Alexandre à Véronique Jeuneste, en passant par Jean-Louis Borloo qui va venir, Hervé Morin, Étienne Blanc, le sénateur qui est Nouvelle Énergie et qui a tant fait pour aider à lutter contre le narcotrafic.
Je sais que ça va être évoqué dans quelques instants avec mon collègue D'Aless dont je salue le courage et qui affronte comme tous les maires le développement de ce fléau et de cette violence. Ça sera un des enjeux pour vous ? Oui, bien sûr. Ah oui, c'est un enjeu fondamental. Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, le chiffre d'affaires du narcotrafic, on l'évalue à 8 milliards, en réalité, il est supérieur au budget de la justice. Il y a 300 000 familles qui vivent du narcotrafic en France, il y a 200 000 forces de l'ordre en France entre les gendarmes, les policiers, etc. Donc, on est face à un phénomène colossal, colossal de violence, des détournements et c'est colossal.
Merci beaucoup d'avoir répondu à mes questions sur RMC et BFM TV. David Lissner, il est 8h49.
Dans un instant, les grandes gueules sur RMC,
Alain Marchand, Olivier Truchot vous attendent pour débattre de l'actualité jusqu'à midi.