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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 10 octobre 2026 11 minActualité / polémiqueDéfenseSécurité

"On a une grande difficulté à lutter contre des groupes comme les Houthis" (Bertrand Gallicher)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:07Fait
    « Depuis toujours dans cette guerre qui s'est déclenché en 2014, l'Arabie Saoudite soutient le gouvernement officiel. »
  • 5:37Fait
    « On a l'air complètement impuissant nous face à eux. »

Temps de parole

  • ?100 %

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Alors, c'est rebelle. On va on va on va en parler avec vous Patricia parce que vous me dites que ça c'est pas ça n'est pas le terme rebelle ne colle pas. En tout cas, ce sont des proxis comme on dit de l'Iran, c'est-à-dire qu'ils sont proches, ils sont financés notamment par l'Iran. Et justement dans toute cette guerre, ils ont leur rôle évidemment qui est euh un rôle par l'Iran notamment. Je voudrais qu'on écoute quand même le président Pekian, le président iranien lorsqu'il parle là de la guerre et de son évolution. et je pense que la boucle sera bouclée avec les outils. Écoutez-le. Une négociation menée sous la menace de la force n'est pas une négociation, c'est une imposition et une contrainte. Les pressions et les sanctions exercées contre l'Iran ne se contentent pas de

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limiter le potentiel économique de ce pays. Elles nuiront également au commerce, à l'économie, au secteur énergétique et à l'ordre régional. Alors clairement Patricia, les outils c'est un bras armé de ce qu'on vient d'entendre, c'est-à-dire des négociations, mais à nos conditions, on a les moyens de faire pression sur vous tous, grande puissance occidentale. C'est et et les outils rentrent dans ce jeu-là. Bien sûr. Euh là, on a la avec cette déclaration, il parle d'ordre international. Les Iraniens ont l'impression qu'ils n'ont pas qu'ils n'ont pas perdu voir qu'ils ont gagné. les Américains ont l'impression qu'ils vont gagner ou qu'ils sont en train de gagner ou même qu'ils ont gagné des donc le problème c'est que pour l'instant la situation est bloquée chacun pensant

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qu'ils ont gagné. Alors les outils dans cette on est dans une extension qu'on dont on ne mesure pas les effets du conflit parce qu'on voit bien l'Arabie Saoudite. Une vieille guerre oppose l'Arabie Saoudite à ces fameux outils qu'on appelle rebell mais qui sont en fait un état constitué au nord du Yémen en 2014. Ils ont pris le pouvoir dans la capitale, ils ont installé leur propre état qui est en lien effectivement et financé au niveau armement avec des petite différence idéologique avec [raclement de gorge] l'Iran. Donc un élément de ces fameux proxy avec une certaine indépendance de jugement et c'est bien ce qui pose aussi un peu problème dans dans l'histoire. Mais le problème c'est que on a donc cette

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guerre avec qui agit totalement sur l'Arabie Saoudite puisque Riad a été bombardé. Il y a une il y a une expédition justement de l'Arabie Saoudite au Yémen, enfin contre les outils en ce moment même. Depuis toujours dans cette guerre qui s'est déclenché en 2014, l'Arabie Saoudite soutient le gouvernement officiel. On a eu un cessé le feu en 2022 qui n'a tenu que ce qu'il a tenu et c'est reparti. Donc la partie sud officielle soutenue par l'Arabie Saoudite et les outils au nord soutenu par l'Iran. Mais le problème c'est que cette guerre s'est étendue est sortie du Yémen. Elle s'est étendue en Arabie Saoudite où il y a des grands colloques où le où le prince saoudien espérait réunir tous les grands de l'énergie

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mondiale pour développer l'Arabie Saoudite et voilà pas que l'aéroport de Riad trois morts. Donc plus personne ne veut venir à ce grand colloque qui a étendu dans un mois. Donc c'est catastrophique pour l'Arabie Saoudite, c'est difficile pour ces exportations. Il y a eu un oléoduc qui est réparé depuis mais qui peut être frappé par les outils en permanence. Donc il y a cette menace, donc cette extension à ce fameux D3 de Babel Mand que l'on voit aujourd'hui sur la carte qui permet effectivement un un un un trafic et des échanges entre l'Europe et l'Asie en particulier. Mais non seulement toute cette région s'est enflammée, mais si nos téléspectateurs regardent bien la carte, ça ça dépla ça se déplace en Afrique. Et au même moment, ce que l'on ne voit

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pas, c'est qu'un pays comme l'Éthiopie est en guerre. C'est la guerre sur place et cette guerre est menée avec des rébellions locales mais 7 ans aux États-vois. Dibouti est très inquiet. L'héritrait est impliqué avec 7000 soldats en Éthiopie et les outils soutiennent certains mouvements djihadiste qui sont dans en Somalie et qui passent en voyez c'est c'est l'extension et c'est l'extension en Afrique et dans un pays qui est fondamental même pour nous pour nos échanges pour notre commerce qui est l'Éthiopie qui nous approvisionne beaucoup alors je parlerai pas des roses he que [raclement de gorge] tout le monde connaît mais dans bien d'autres produits. Donc il y a quand même là

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vraiment une déstabilisation pour refaire le point avec le pétrole. Ce que les les les commerçants internationaux, ce qu'on pourrait appeler ceux qui font les échanges internationaux, détestent. C'est le chaos, c'est la menace, c'est l'insécurité et là elle s'étend dans cette région du golf et de l'Afrique pour l'instant. Il y a une petite chose alors justement il juste juste ajouter une petite chose sur le Yémen. Le Yémen, contrairement à ce que tout le monde pense, c'est la puissance c'est le géant régional. C'estàd que c'est c'est un pays de 42 millions d'habitants. L'Arabie Saoudite, c'est moitié moins en terme de citoyen. Non non, attendez, ce que j'essaie de dire par là, c'est que c'est pas un petit pays pauvre, ça l'est mais ce n'est pas mais ça ça a toujours

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représenté pour l'Arabie Saoudite un véritable problème notamment à cause de son importance démographique. dans sur la péninsule ibérique, il y a pas de pays plus important démographiquement que le Yéen. Et donc c'est une source à la fois d'instabilité, d'inquiétude et en même temps de de comment dire de de tentative d'influence de la part de de l'Arabie Saoudite. cette région qui s'in qui s'enflamme. Euh c'est aussi est-ce que ça n'est pas la démonstration finalement qu'une grande puissance avec toutes ces armes, je me souviens du Charles de Gaul qui avait rappliqué tout, on voit les bateaux américains, on voit les missiles américains et bien sont complètement impuissants face à des pays et vous l'avez très bien dit, ce pays euh n'est pas un pays très puissant

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mais en même temps, il a une population importante. On voit les outils, on voit on voit tous ces petits ces rebelles, ces groupes rebelles, rebelles ou finalement un peu étatiqu une force finalement et une puissance que ne soupçonnait peut-être pas nos grandes puissances et en tout cas on a l'air complètement impuissant nous face à eux. C'est quand même très étonnant. Alors les grandes puissances, c'est pas je ne sais pas si on ne soupçonnait pas ces euh la puissance des outils. En tout cas, on a effectivement une incapacité à lutter contre ces groupes-là parce que bah vous savez la rébellion gagne tant qu'elle ne perd pas. Vous connaissez la la phrase de de Kissinger. Donc c'est ce qui se passe et en réalité là les outils, ils sont plus effectivement

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qu'une rébellion aujourd'hui, même s'ils font régner la terreur sur les territoires qu'il contrôlent hein, c'est le cas notamment dans la capitale Sana, mais il représente entre 200000 et 350000 hommes quand même avec des armements qui sont assez puissants et assez dévastateurs. et il contrôle surtout, je dirais, le Yémen utile, c'est-à-dire la partie du Yémen qui est à l'ouest alors que le gouvernement dit légal est au sud et à l'est. Donc le rapport de force, il est pas évident même avec l'arrivée des renforts saoudiens, les bombardements qui ont lieu régulièrement et on voit aussi que les outils maintenant ont la capacité de nuire directement aux intérêts saoudiens. Et de ce point de vue, vous avez bien sûr tout à fait raison. C'est

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vrai que des grandes puissances comme l'Arabie Saoudite sur le plan militaire, en tout cas en théorie sont finalement très fragiles face à des mouvements rebelles qui sont prêts à des actions très audacieuses et avec une capacité de nuisance qui est considérable. Et c'est vrai qu'il faut surveiller ça de près parce [raclement de gorge] que en effet, il y a une extension du euh périmètre géographique de la lutte des outils vers l'Afrique, notamment avec des mouvements terroristes et islamistes. Alors, ils ont aussi leur propre agenda. Les outils sont pas forcément seulement des proxis de l'Iran, ce sont déjà deux branches différentes du chisme, ce qui est aussi ce qui marque la différence he des

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outils vis-à-vis de l'Iran. Donc euh pour faire court, si vous voulez, euh c'est pas d'un claquement de doigt que Teran peut ordonner au outil de faire telle ou telle action, mais naturellement ils sont objectivement alliés. Hm hm. Patricia, est-ce qu'il faut s'étonner de l'absence d'Israël ? On les entend plus dans dans cette zone, j'ai pas l'impression. Enfin, alors je pense que il ils ils sont très présents et ils suivent avec la plus grande attention ce qui est en train de se passer par tous les moyens de renseignement qu'ils ont. Mais ils ont une préoccupation là pour l'instant, c'est des élections qui arrivent euh dans quelques jours. Et donc euh euh pour l'instant c'est s'il y avait une action israélienne avant les élections du 29 octobre, ça serait vis-à-vis de

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l'Iran, ce qui arrangerait probablement le Premier ministre israélien. Mais faut-il encore que Donald Trump la décide. Donc euh pour l'instant, ils observent et on voit quelque chose, les outils sont très précautionneux lorsque il y a eu le 7 octobre et la guerre qui s'est déclenchée à Gaza, les outils qui sont très proalestiniens, proas pro sont qui sont très actifs là-dessus, beaucoup plus même, j'ai envie de dire presque que les Iraniens, hein, le c'est c'est très étonnant. Et bien euh les outils ont agi, ont lancé des missiles contre Israël. Vous envoyez des missiles aujourd'hui ? Non, ils ne veulent pas que Israël rentre dans la dans le conflit et donc ils s'occupent de leur

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ennemi pour l'instant héréditaire qui est l'Arabie Saoudite et la guerre et bien là et en déséquilibrant le fameux D3 de Babel Mended et ils servent les intérêts de l'Iran. Voilà. Jusqu'à quel point euh ils peuvent déstabiliser comme dit Patricia, l'Arabie Saoudite ? Est-ce qu'ils peuvent tom faire tomber le régime ? Non. Non, c'est pas le but. D'ailleurs je rappelle quand même que quand vous dites et avec juste justement qu'il y a 350000 hommes comment dire dans qui compose l'armée ou les les forces houtil pour vous donner un titre de comparaison l'armée française c'est 220000 hommes he donc ça quand même du monde. Deuxièmement quand il lance un missile, c'est un missile balistique. Certes, ils l'ont achopé enfin ils l'ont acheté à l'Iran, mais il faut qu'il

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parcour 750 km pour toucher Riad. Et il y a il y a 3 jours, ils ont touché un avion à l'hôpital King Khalid, c'est-à-dire roi Khalid, le principal aéroport de ben qui sont à la fois très bien armés, qui sont ils sont très bien formés et qui sont et bien renseignés et parfaitement capable d'envoyer des d'envoyer des des missiles là où ça fait mal. Le missile qui a fait le plus mal, c'est celui qui a détruit la le la l'usine de transformation euh ou de pompage qui permettait euh au fameux, vous savez, à auéodu qui traverse la l'Arabie Saoudite d'est en ouest euh de jusqu'au port de Yambou euh de de de pomper ce pétrole. En en visant cette station là, il savaient que ils arrêtaient pour plusieurs semaines, voilà et bien ils arrêtaient pour plusieurs semaines la la production

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enfin en tout cas l'ex les exportations de pétrole brut saoudien. Donc euh ils sont capables de viser justes, de viser beaucoup et puis ça fait maintenant presque 4 jours qu'il vise quotidiennement la capitale Riad et qui oblige l'ensemble de la population de Riad aux abris. C'est-à-dire que là, c'est tout à fait un une autre dimension de la guerre qui les oppose à la à l'Arabie à l'Arabie Saoudite. Donc, on a une effectivement une augmentation de la conflictualité du côté entre Arabie Saoudite et Yémen et c'est probablement ce qu'il faudra beaucoup suivre ces derniers dans les prochains jours. Bon bah écoutez, en vous entendant, on n'est pas sorti de l'auberge que [rires] et en tout cas effectivement il y a et on a on a encore de belles émissions internationales à faire avec vous chers

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experts. Okay.