Affaire Epstein : "26 victimes" et "d'autres potentiels rabatteurs" identifiés, annonce la procureure Laure Beccuau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:43FerméeRéponse directe
Est-ce que le parquet, sous votre autorité, va ouvrir une enquête ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Cette enquête vient s'ajouter aux 235 enquêtes en cours pour violences physiques ou sexuelles en milieu scolaire. Comment qualifiez-vous ce qui ressemble à une déflagration ?
- 3:40RelanceRéponse partielle
Laure Bécot, ces familles sont en colère contre une justice trop lente. Qu'avez-vous répondu à ces parents ?
- 6:55FerméeRéponse partielle
Sur la question des violences dans le périscolaire, combien d'animateurs sont concernés par ces enquêtes ?
- 9:04OuverteRéponse directe
Gérald Darmanin vous a demandé de réexaminer les 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. Quel bilan pour le parquet de Paris ?
- 12:24OuverteRéponse directe
Face à cette montagne de procédures, avez-vous les moyens de travailler ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« Alors, les plaintes ont été reçues et les enquêtes ont été ouvertes. »
- 1:16Invité politiqueFait
« Juste un mot sur le nombre précis de plaintes qui ont été déposées en l'État. »
- 1:44PrésentateurChiffre
« 235 enquêtes en cours pour des soupçons de violences physiques ou sexuelles en milieu scolaire. »
- 2:39Invité politiqueFait
« une grosse partie de ces enquêtes, puisque j'ai eu l'occasion de le dire, concernent notamment des maternelles, donc des petits. »
- 4:38Invité politiqueFait
« j'ai mis en place depuis presque plus d'un an et demi désormais un groupe de travail sur ce qu'on appelle, et vous savez que ce terme est désormais un peu connu, la victimisation secondaire. »
- 5:33Invité politiqueFait
« au parquet de Paris, le plan d'action, il est en route. Et il est en route sur 27 actions, mais il y en a 4 qui vont être lancées à titre prioritaire. »
- 7:15Invité politiqueChiffre
« Des enquêtes en cours à l'heure actuelle, il y en a à peu près 180. »
- 9:12Invité politiqueChiffre
« le réexamen de ces plaintes nous a conduit à conclure que nous avions à traiter au seul niveau du parquet de Paris 1900 procédures. »
- 14:48Invité politiqueFait
« Sur ce dossier, il est confié à la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. »
- 16:34Invité politiqueChiffre
« nous avons à l'heure actuelle dénombré 26 victimes. 24 d'entre elles sont clairement identifiées. »
- 18:54PrésentateurChiffre
« il y a deux suspects qui avaient été interpellés, deux jeunes suspects de 16 ans et de 18 ans. »
- 19:04Invité politiqueFait
« nous avons à l'heure actuelle un mis en examen qui est en détention provisoire. »
- 19:33Invité politiqueChiffre
« actuellement au niveau du parquet de Paris, nous avons 51 enquêtes ouvertes. »
- 20:01Invité politiqueFait
« plutôt des mineurs, plutôt des personnes déscolarisées, désocialisées au sens classique et socialisées sur les réseaux. »
Temps de parole
- Invité politique67 %
- Invité politique 216 %
- Présentateur14 %
- ?3 %
≈ 21,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France
Inter, Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, la grande matinale. La procureure de Paris est donc notre invitée ce matin sur France Inter. Et vous êtes les bienvenus, chers auditeurs, pour lui poser des questions au 01 45 24 7000 et sur l'appli Radio France. Bonjour Laure BQO. Bonjour madame. Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes au cœur de nombreuses actualités judiciaires que l'on va évoquer, à commencer par le scandale du périscolaire à Paris. Nous recevions hier à ce micro l'ancienne maire Anne Hidalgo, visée aux côtés d
'un
de ses anciens adjoints et de l'actuel maire Emmanuel Grégoire, par plus d'une dizaine de plaintes de famille, notamment pour non-assistance à personnes en danger. Est-ce que le parquet, sous votre autorité, va ouvrir une enquête
?
Alors, les plaintes ont été reçues et les enquêtes ont été ouvertes. C'est ce que je peux vous indiquer aujourd'hui, parce que nous avons plusieurs plaintes. Les plaintes des parents, mais les plaintes de différentes origines qui ont été jointes et donc les investigations sont lancées. Ça veut dire
qu'à la responsabilité politique pourrait potentiellement s'ajouter une responsabilité pénale ?
C
'est ce que devront déterminer les investigations qui sont désormais lancées et confiées à des services spécialisés. Juste un mot sur le nombre précis de plaintes qui ont été déposées en l'État. Eh bien, nous avons joint... Alors, il y a une plainte qui concerne plusieurs parents, qui sont associées pour des plaintes, et nous avons deux autres plaintes. La toute première en date, je crois que les médias s'en étaient fait l'écho, a été déposée il y a quelques semaines par Mme Rachid Haddad.
Oui,
qui concernait l'école Saint-Dominique du 7e arrondissement.
Alors,
cette enquête, Laure Bécot, elle vient s'ajouter aux chiffres que vous avez donnés en début de semaine. 235 enquêtes en cours pour des soupçons de violences physiques ou sexuelles en milieu scolaire. Ça paraît colossal. Comment est-ce que vous qualifiez
ce
qui ressemble à une déflagration
? Non,
la déflagration, elle a, je crois, existé dans les familles et dans la communauté éducative à la révélation de ces faits. Et à cette déflagration a répondu pour nous à un véritable tsunami judiciaire. Parce que nous sommes confrontés à deux exigences qui peuvent apparaître contradictoires, et qui, de fait, je crois pouvoir le dire, le sont.
Une
attente des familles et une impatience, pour qu'on leur dise très exactement ce dont a été victime leur enfant.
Et
puis la nécessité de mener des enquêtes de haute qualité. Et ce sont des enquêtes particulièrement complexes. Vous l'aurez compris, elles ne peuvent être confiées qu'à des services spécialisés. Vous le savez, une grosse partie de ces enquêtes, puisque j'ai eu l'occasion de le dire, concernent notamment des maternelles, donc des petits. Et l'audition d'un petit se fait par un protocole tout à fait particulier, qu'on appelle le protocole Nietzsche, qui consiste à mettre l'enfant en confiance, à lui poser des questions ouvertes, à s'interrompre dès qu'il manifeste de l'impatience. Et pour un petit, eh bien, 20 minutes d'audition, c'est déjà beaucoup.
Donc, quelquefois, ce sont des auditions reprises. Ce sont des termes à comprendre dans son langage, pour ne pas perturber sa parole. Parce que dans ces enquêtes complexes, quelquefois, on dit de façon trop réductrice à mon goût, que c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre. Pour moi, une enquête bien faite peut permettre de lutter contre cette impression. Et
d'établir la
vérité. Et d'établir la vérité. Et donc, ce sont des enquêtes qui sont forcément longues. Et bien sûr, ça se percute avec les attentes des victimes que nous comprenons. Et c'est pourquoi je veux désormais que les victimes soient accompagnées tout au long de la procédure judiciaire, même lorsque l'enquête est en cours et qu'elles n'en savent. Il faut bien
dire pas
grand-chose. Mais justement, sur ce point, Laure Bécot, puisque ces dernières années, on a entendu effectivement des familles qui notamment prennent la parole aujourd'hui, qui sont en colère non seulement contre le pouvoir politique, contre, dans le cas d'Espèce à Paris, la mairie de Paris, mais aussi contre une justice qui aurait été trop lente, qui ne les aurait pas suffisamment accompagnées. Vous avez été auditionnée au Sénat lundi, et une sénatrice, Les Républicains, vous a dit, voilà, quand un enfant de 3, 4 ou 5 ans doit attendre des mois entiers avant d'être entendu, on perd confiance. Voilà ce qu'elle vous a dit. Qu
'est
-ce que vous répondez à ces parents qui ont perdu confiance en la justice, précisément parce que la justice a tardé à leur donner des nouvelles, des plaintes qui avaient été déposées ? Alors, si je peux comprendre ce sentiment ou cette réalité de ce qu'ils vivent, moi, je veux leur dire ici de façon très nette qu'au niveau du parquet de Paris, les mains sont tendues, ma main est tendue. C'est-à-dire que j'ai mis en place depuis presque plus d'un an et demi désormais un groupe de travail sur ce qu'on appelle, et vous savez que ce terme est désormais un peu connu, la victimisation secondaire. C'est-à-dire qu'on a conscience que les parents sont d'abord des victimes au sens classique du terme.
Et il faut donc répondre à faire ces enquêtes. Mais on sait que notre institution judiciaire porteuse de traumatismes accrus parce que notre fonctionnement est incompris.
Et
donc, ce groupe de travail a aussi réuni l'ensemble de ceux qui participent à la chaîne pénale. C'est-à-dire qu'il y avait des représentants dans la préfecture de police, des unités médico-judiciaires qui font les examens, notamment des enfants ou des femmes victimes de violences sexuelles. Il y avait des associations des deux victimes. Il y avait le barreau de Paris, il y avait les magistrats du siège aux côtés des magistrats du parquet et des victimes.
Les
victimes ont été avec nous tout au long de notre progression et de nos interrogations. Et aujourd'hui, depuis le 1er septembre, au parquet de Paris, le plan d'action, il est en route. Et il est en route sur 27 actions, mais il y en a 4 qui vont être lancées à titre prioritaire. Et parmi ces actions à titre prioritaire, il va y avoir l'accompagnement des parents pendant les parents ou
les victimes
en sens général. Ce qui va se construire très clairement, c'est que jusqu'à une période récente, lorsque l'enquête était en cours, les parents ne se renseignaient pas souvent d'ailleurs auprès du parquet. Souvent, ils appelaient des services enquêteurs et les services enquêteurs leur disaient enquête en cours. Ou
en émaplante, l'enquête est en cours.
Donc, nous allons essayer de structurer mieux le fait de leur dire l'enquête est en cours mais l'acte d'enquête prévu est celui-ci.
Il
va se faire dans cette temporalité. Expliquer aussi les auditions, comment elles vont se réaliser. Expliquer aux parents pourquoi, lorsque leur enfant est entendu dans une salle, Mélanie, ils ne sont pas aux côtés de leur enfant, ce qui est souvent incompréhensible. Expliquer le pourquoi de telles questions parce qu'encore une fois, certaines questions mal comprises peuvent susciter chez les parents ou chez les victimes plus généralement l'idée qu'on ne les
croit pas
et qu
'on met
en doute leur parole.
Et
ça, quand ce n'est pas le cas, il ne faut plus que ce soit pensé. Encore un mot précis, Laure Bécaud, sur la question des violences dans le périscolaire. Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin combien d'animateurs sont concernés par ces enquêtes ? Combien de mises en examen, de placements en détention provisoire ? Puisqu'on a le nombre d'enquêtes en cours, 235, on le rappelle, mais savoir combien
d
'animateurs
sont visés ? Des
enquêtes en cours à l'heure actuelle, il y en a à peu près 180, c'est-à-dire qu'un certain nombre de dossiers ont avancé. Alors, vous le savez, il y a aujourd'hui plusieurs animateurs qui ont été déférés, pas déférés,
le
terme est inexact, déférés devant le parquet puis ensuite ont comparu à l'audience et d'autres doivent comparaître puisque à chaque fois les procédures se poursuivent. On a à peu près une petite dizaine d'informations judiciaires mais qui concerne plus largement les violences sexistes et sexuelles depuis la rentrée. Donc, vous voyez que les choses avancent et ce qu'il faut dire, c'est que là aussi, ça peut susciter l'incompréhension, c'est que quelquefois, les parents peuvent être confrontés à des positionnements judiciaires différents. Vous avez vu que sur deux audiences, le parquet avait poursuivi, le tribunal a relaxé, le parquet a interjeté appel.
c'est difficilement compréhensible sans doute pour les parents mais ça fait partie de la complexité de ces dossiers où finalement les paroles se pèsent et ne se comptent pas.
C
'est le poids de vérité de la parole de l'enfant qui beaucoup a de l'importance dans ces dossiers.
Mais vous ne pouvez pas
nous
dire
ce matin combien de personnel mis en cause ? Je ne peux pas vous le dire très exactement. Ce que je peux vous dire c'est que sur les établissements concernés, il y en a 184.
Donc
ça veut dire qu'à minima dans chaque établissement vous avez 184 animateurs périscolaires ou personnes de la communauté éducative qui sont impliqués. Si on élargit l'orbeco à la question donc plus large des violences sexuelles sexistes soulignée une fois encore par l'affaire Liana on se souvient l'orbeco que Gérald Darmanin vous a demandé à vous tous les procureurs généraux de réexaminer c'était juste avant l'été les 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs est-ce que vous pouvez nous faire le bilan de ce réexamen des plaintes pour ce qui vous concerne c'est-à-dire le parquet de Paris ?
Alors le réexamen de ces plaintes nous a conduit à conclure que nous avions à traiter au seul niveau du parquet de Paris 1900 procédures 1900 procédures ça veut dire des procédures que je qualifie d'encours de traitement pourquoi ?
Parce que certaines d'entre elles ont déjà fait l'objet d'informations judiciaires je vous l'ai dit d'autres ont fait l'objet de convocations à l'audience d'autres ont fait l'objet de comparutions immédiates d'autres sont en train d'être réexaminés pour parce que nous pensons qu'il n'y a pas d'éléments suffisants ils vont sans doute faire l'objet de classement et là donc comme je vous l'ai dit ces classements ça fait partie des deuxièmes des deuxièmes plans d'action sur la victimisation secondaire seront désormais accompagnés
par
des courriers personnalisés
on
expliquera
pourquoi mais
aussi on
expliquera pourquoi
une plainte est classée sans suite voilà on expliquera pourquoi une plainte est classée sans suite et au-delà de ça on proposera à ceux qui recevront cet avis de classement qu'ils soient accompagnés dans ce classement et qu'on leur explique notamment grâce à des associations des deux victimes
spécialisées
on a parlé leur bécoute ce qu
'on
appelle les enquêtes fantômes c'est-à-dire des parquets qui se sont rendus compte qu'avec ce réexamen qu'il y avait des plaintes qui étaient en quelque sorte qui auraient dû être transmises par les enquêteurs mais qui étaient restées comme ça en souffrance est-ce que vous avez-vous constaté des enquêtes fantômes à travers ce réexamen ? moi je n'emploierai pas ce terme ce qu'on a constaté c'est que si vous voulez il
y
a deux types de saisie d'un procureur de la République il y a des enquêtes qui lui sont directement adressées par des signalements notamment par des plaintes qui lui sont directement adressées et donc là il s'en empare il saisit des services spécialisés et puis il peut y avoir des plaintes
qui
arrivent dans les commissariats
tout
simplement parce qu'un parquet se dessaisit en disant moi je ne
suis
pas compétent je suis Bobini mais ça dépend de Paris ou des victimes qui vont directement dans les commissariats théoriquement un appel téléphonique est censé être fait immédiatement parquet pour ne serait-ce que d'être informé
de cette place et la
carriana a démontré que ça
n
'arrivait pas toujours et
on
a effectivement découvert des enquêtes qui étaient prises en compte par les commissariats mais qui n'avaient pas été ce qu'on appelle je suis désolée de jargonner
j'évite
généralement mais qui n'avaient pas été enregistrées chez nous comme étant des enquêtes en cours elles
ont été donc dès lors prises en compte je voudrais qu'on revienne sur ce qu'on a évoqué rapidement tout à l'heure après des délais qui ont été jugés donc trop lents est-ce que le risque maintenant c'est pas de vouloir aller trop vite dans ces affaires de violences sexuelles au motif de de rendre des comptes aux victimes justement et plus largement à l'opinion publique
et
bien c'est justement ce péril que je veux éviter c'est pour ça que j'expliquais au début de mon propos que nous sommes face à des injonctions contradictoires moi je ne veux en aucun cas renoncer à la qualité d'une enquête je veux cesser des classements où on aura dit c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre parce qu'on n'aura pas interrogé l'entourage et là je parle plus général je suis sortie du périscolaire parce qu'on n
'a
pas interrogé l'entourage parce qu'on n'a pas utilisé le portable parce qu'on n'a pas vérifié tout ce qui pourrait être par exemple un phénomène d'emprise mais l'orbeco face à
cette
montagne de procédures est-ce que vous avez tout simplement les moyens de travailler est-ce que vous avez suffisamment de magistrats est-ce qu'il y a suffisamment d'enquêteurs pour
pas que
ça prenne des
années et des années je pense que je ne
veux
pas tourner autour du pot si nous avions plus de moyens nous irions plus vite c'est clair parce que lorsque par exemple un mineur doit être entendu c'est au minimum deux enquêteurs de la brigade de protection des mineurs qui a pourtant été renforcée et vous comprenez bien que dans des affaires d'une telle complexité je ne
vais
pas demander à l'enquêteur le plus spécialisé en économie qui est financier de la PJ de brutalement entendre un enfant
au
risque de délaisser un certain nombre d'autres types de contentieux c'est ce que l'on entend parfois chez certains enquêteurs magistrats qui
est
de dire oui on nous demande de nous concentrer à raison évidemment sur les violences sexistes et sexuelles mais c'est autant de temps qu'on aura en moins à passer sur d'autres types de contentieux ça passera forcément par des priorisations et même des priorisations j'ose le dire sur par exemple des violences sur mineurs on va commencer à se dire et bien le mineur qui a été victime d'une claque inappropriée mais l'animateur est suspendu et c'est qu'une claque ça sera sans doute une procédure qui sera sous le dessous de la pile parce qu'on va d'abord s'intéresser aux faits d'agressions sexuelles voire de viol on va prioriser toutes les procédures dans lesquelles et ça a été des critères de priorisation que j'ai donnés aux services enquêteurs et à mes magistrats dans lesquels le mis en cause est susceptible d'être encore au contact de sa victime voire d'autres victimes et vous avez compris qu'on est dans le périscolaire mais j'y ajoute n'oublions pas nous sommes également dans le contexte des phénomènes incestueux intra-familiaux enfin 1900
procédures
on voit bien que c'est assez massif il faut qu'on vous entende aussi l'orbeco sur un sujet qui relève de la grande criminalité c'est la prostitution des mineurs qui est en forte augmentation les associations estiment que 20 000 enfants et adolescents y sont contraints en France essentiellement via un site internet qui s'appelait Sex Model qui a changé de nom sur lequel Antoine Gignot de France Inter enquête depuis des mois on l'a entendu dans le grand reportage tout à l'heure sur notre antenne le parquet de Paris a été saisi par la haute commissaire à l'enfance pour faire fermer ce site qui est géré par un homme de nationalité suisse exilé à Dubaï vous avez ouvert une enquête on l'a appris sur France Inter ce matin qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ce dossier et plus généralement sur la hausse de la prostitution de mineurs
alors
sur ce dossier il est confié à la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris
une
section qui a connu un certain nombre d'échos médiatiques au regard des dossiers
qui ont engagé
et donc les magistrats sont tout à fait mobilisés sur ce dossier ce que je peux vous dire c'est qu'ils ont enclenché une demande d'entraide avec les autorités helvétiques
qui
sont en train de collecter un certain nombre d'éléments pour structurer une enquête sur laquelle ils ne lâcheront rien comme ils n
'ont
rien lâché sur le site COCO pour faire une comparaison sur ce que cette section a déjà engagé de lutte contre ça
veut dire
qu
'il y a
une perspective de fermeture de ce site où donc je rappelle on a
des
mineurs soyons
clair c
'est un de nos objectifs
vendus
par des proxénètes
c
'est un de nos objectifs mais cette section J3 gère cette enquête mais parallèlement la brigade de protection des mineurs fait des enquêtes lorsque on sait que sexe modèle
ou
d'autres noms sous lesquels elle se cache sert au contact des proxénètes des clients et des victimes de cette prostitution et là nous avons ouvert des enquêtes dernièrement à l'audience un dossier est passé la peine de 6 années d'emprisonnement a été prononcée il y a énormément de sujets Laure Béco à traiter avec vous juste avant de parler de la question importante des cyberattaques un mot sur l'affaire Daniel Epstein et ses ramifications en France je rappelle que l'enquête est encore une fois sous votre autorité au parquet de Paris il faut qu'on fasse un point après la mort notamment de Daniel Siad qui était visé par plusieurs plaintes qui était suspecté d'être un dérabateur de Jeffrey Epstein est-ce que vous pouvez nous dire où en est la quête où en est l'enquête où en est l'identification des victimes et leurs éventuelles plaintes est-ce que vous pouvez nous faire un point sur ce sujet
?
Oui bien sûr rapidement comme vous le demandez alors donc à la suite de cette réouverture d'enquête préliminaire en février de cette année la suite de Epstein-Files qui
ont
été révélés et bien nous avons à l'heure actuelle dénombré 26 victimes 24 d'entre elles sont clairement identifiées
et
il nous en reste 8 à entendre
sur
ces 26 victimes il y en a 13 qui n'avaient jusqu'alors n'étaient apparus dans aucun dossier pas plus le dossier Brunel que le dossier Gérald-Marie
Donc
on parle bien de victimes en France
Alors nous
avons vu les potentialités de mise en cause de personnes de nationalité française nous nous intéressons aussi à des victimes qui pourraient avoir été victimes à l'étranger mais qui ont été victimes de gens de nationalité française Très clairement ce dossier à l'heure actuelle il nous emmène vers New York il nous a amené à Paris il nous emmène vers Saint-Tropez vers Cannes nous sommes dans un périmètre très large
Certaines
victimes restent encore à entendre parce que ce sont des victimes qui sont aussi domiciliées à l'étranger et évidemment les enquêteurs ont le soin puisqu'il faut organiser leur déplacement d'être en conformité à leur agenda Sur ces auditions de victimes nous avons et je veux le dire aux victimes qui se sont émues évidemment du décès de Daniel Siad parce qu'il était prévu une audition rapprochée en tout cas c'était dans le spectre des enquêteurs qui était
donc l'un des
rabatteurs d'Epstein
suspecté d'être un des rabatteurs puisque vous l
'avez
vu ils avaient été entendus et niaient l'effet qu'on lui imputait médiatiquement et bien nous avons eu d'autres noms de potentiels rabatteurs et je dirais que
si
je devais faire une comparaison je dirais que le réseau Epstein pour nous c'est
un
réseau labyrinthique
et
pour en sortir c'est pas un seul fil d'Ariane qu'il faut tirer c'est des dizaines et des dizaines de fils
et
nous entendons à n'en négliger aucun et une audition de plaignante nous dit mais peut-être moi je connais quelqu'un qui a peut-être été victime un nouveau nom sur J un nouveau potentiel rabatteur
et donc
là-dessus la célérité du parquet sera absolue sur la question des cyberattaques qui se multiplient on a vu et beaucoup commenté cet été la cyberattaque qui concernait les vols de données du fisc près de 700 000 particuliers professionnels ont vu un certain nombre de leurs données volées qu'est-ce que vous pouvez nous dire de l'avancée de l'enquête il y a deux suspects qui avaient été interpellés deux
jeunes
suspects de 16 ans et de 18 ans où est-ce que vous en êtes de cette enquête est-ce que tous les les suspects ont été confondus
alors
nous avons à l'heure actuelle un mis en examen qui est en détention provisoire puisque nous avons ouvert une information judiciaire
nous
avons un autre mineur qui a été interpellé mais qui a été relâché sans être mis en examen puisque nous exploitons tout son système informatique c'est classique dans ces enquêtes mais nous cherchons évidemment d'autres participants à ce réseau Zero Byte qui a été mis à jour
Est-ce que vous pouvez nous dire combien d'enquêtes ouvertes pour des cyberattaques en ce moment au parquet de Paris ? Alors
actuellement au niveau du parquet de Paris nous avons 51 enquêtes ouvertes
D
'accord et quel type de suspect est-ce qu'on a à faire aussi bien à des ados dans leur chambre
des
jeunes hommes de 16-18 ans en France qu'à des hackers à l'étranger ou c'est qui votre
suspect ?
Alors sur les vols de données à l'heure actuelle nous avons essentiellement même si toujours compliqué de faire un profil plutôt des mineurs plutôt des personnes déscolarisées désocialisées au sens classique et socialisées sur les réseaux et avec deux objets les objets ça peut être on n'a pas une idée d'avoir de l'argent en revendant ces données mais très souvent c'est l'idée de se faire une réputation sur les réseaux Un tout dernier mot en quelques secondes les bijoux du Louvre nos auditeurs espèrent évidemment et nous-mêmes espérons qu'on les retrouve il y a eu des nouvelles auditions début juillet de suspects est-ce que vous avez bon espoir que l'on avance à
quel terme ?
Je l'ai déjà dit monsieur Duhamel nous ne lâcherons rien sur cette affaire mais je suis au regret de vous dire comme je vous l'ai dit sur un autre plateau que je ne pourrais pas vous remettre les bijoux aujourd'hui Très bien Merci
Laure Béclot procureur de Paris d'avoir été au micro de France Inter ce matin Merci