Faut-il réformer la diplomatie européenne ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse de l'attentat à l'aéroport de Leipzig attribué à la Russie ?
- 3:46OuverteRéponse directe
L'Islande renonce aux négociations d'adhésion à l'UE. Que pensez-vous de cette décision ?
- 4:30OuverteRéponse directe
La Commission européenne suspend les importations de viande bovine brésilienne. Est-ce une bonne mesure ?
- 6:39RelanceRéponse partielle
Vous avez voté contre des textes de régulation climatique. Pourquoi ?
- 9:23OuverteRéponse directe
Comment concilier transition énergétique et souveraineté industrielle ?
- 10:07OuverteRéponse directe
La crise migratoire à Ceuta est-elle due à la politique de Pedro Sanchez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42François Xavier BellamiFait
« La Russie cherche à tester l'Europe. Elle cherche à tester l'OTAN. Et c'est une situation qu'il faut prendre très au sérieux parce qu'on n'empêche pas la guerre, on n'empêche pas la menace et le conflit dans la faiblesse et la vulnérabilité. »
- 2:19François Xavier BellamiFait
« La Russie est aujourd'hui encore avec la décision de Vladimir Poutine d'attaquer l'Ukraine de manière unilatérale en train de mener une guerre contre le peuple ukrainien, contre les civils ukrainiens. »
- 3:46non_speechChiffre
« L'Islande ne reprendra pas les négociations d'adhésion à l'Union européenne. C'est ce qu'ont décidé 52,8 % des Islandais lors d'un référendum consultatif le 29 août dernier. »
- 4:30non_speechFait
« Chat GPT a été classé comme moteur de recherche par la Commission européenne qui le soumet désormais aux règles strictes du Digital Services Act de 2024. »
- 5:57François Xavier BellamiFait
« Nous avons la certitude que nous n'avons pas le droit après avoir imposé des règles toujours plus contraignantes aux agriculteurs qui produisent chez nous, d'accepter d'importer ensuite des produits du monde entier qui ne respectent aucune de nos règles. »
- 6:39non_speechFait
« La Commission européenne, d'une certaine manière, elle finit par reconnaître la légitimité du combat que nous avons mené pendant des années contre cet accord avec le Mercosour. »
- 7:22François Xavier BellamiChiffre
« Ce qui représente l'essentiel des émissions de CO2 dans le monde aujourd'hui, ça n'est pas l'Europe qui représente moins de 10 % des émissions. Ça n'est pas la France qui représente moins de 2 % des émissions. »
- 10:46François Xavier BellamiFait
« Quand Pedro Sanchez dit il y a quelques mois qu'il va régulariser 1 million d'étrangers en situation irrégulière sur son sol, quand il dit publiquement qu'il veut faire en sorte que ceux qui sont rentrés ou restés illégalement en Espagne, donc en Europe, puissent recevoir des papiers, qu'est-ce qu'il fait en réalité ? »
- 11:28François Xavier BellamiFait
« Si je me suis battu pour porter le règlement retour au Parlement européen, c'est pour que l'Europe sorte de l'impuissance actuelle. »
- 12:04François Xavier BellamiFait
« Les gens qui sont attirés par cette promesse d'un Europe, d'une Europe qui leur tendrait les bras se retrouvent à la fin dans une situation infiniment précaire dans nos villes et dans nos pays où nous n'avons évidemment pas les moyens de les accueillir. »
- 13:22François Xavier BellamiChiffre
« Aujourd'hui en Europe, moins de 20 % des décisions de retour sont réellement exécutées. »
- 14:35François Xavier BellamiFait
« Il y a que l'Europe qui est dans cette situation d'impuissance. Vous ne rentrez pas illégalement en Chine, au Japon, aux États-Unis. Vous ne rentrez pas illégalement dans un pays africain. »
- 16:31François Xavier BellamiFait
« Quand elle lance sa campagne en disant qu'elle renouvelle sa promesse de garantir la retraite à 60 ou 62 ans pour les Français, mais c'est une folie. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous et merci de nous rejoindre sur France 24 et les chaînes parlementaires. Ici, l'Europe fait sa rentrée après un été caniculaire et dense au regard de l'actualité européenne. une rentrée pour le moins morose. Nous allons en effet nous pencher sur l'état de la diplomatie européenne en grande crise et puis tout de suite nous allons parler de l'ensemble de cette actualité européenne en compagnie de François Xavier Bellami. Bonjour monsieur Bellami.
Je rappelle que vous êtes le vice-président des Républicains et député européen dans le Parti populaire européen, ancien professeur agrégé de philosophie et tête de liste les Républicains aux élections européennes qui vous avez été réélu en 2024 avec 7,2 % des votes, soit six députés dans votre groupe. Alors, j'ai envie de commencer quand même par les questions internationales et plus spécifiquement la Russie accusée par l'Allemagne d'avoir piloté des drones pour organiser un attentat sur un aéroport à Leipzig. La Russie qui est aussi présente au G20 et les Européens n'en sont pas très contents puisqu'ils considèrent que c'est très prématuré. Qu'est-ce que vous pensez ?
Mais il y a aujourd'hui la confirmation à travers ce qui s'est passé à Lezig, de ce que nous savons, de ce que nous voyons sur d'autres terrains, de ce que nous avons vu dans d'autres pays européens. La Russie cherche à tester l'Europe. Elle cherche à tester l'OTAN. Et c'est une situation qu'il faut prendre très au sérieux parce qu'on n'empêche pas la guerre, on n'empêche pas la menace et le conflit dans la faiblesse et la vulnérabilité. Et c'est la raison pour laquelle nous avons le devoir de renforcer nos forces armées nationales et de le faire ensemble au plan européen.
C'est pour cette raison là que j'ai porté par exemple le projet européen pour l'industrie de défense qui est rentré maintenant en application qui permet que notre industrie de défense soit consolidée un peu partout en Europe et en France en particulier. C'est l'un des grands atout. C'est aussi l'une des grandes responsabilités de la France de faire en sorte que demain l'Europe soit mieux défendue, mieux protégée et qu'ainsi elle dissuade de manière beaucoup plus forte toute perspective d'agression. Il faut-il reparler aux Russes et en particulier quand les Américains les invitent à un G20 à la surprise de tous.
Je pense qu'on peut pas faire comme si rien ne s'était passé, comme si rien ne se passait. La Russie est aujourd'hui encore avec la décision de Vladimir Poutine d'attaquer l'Ukraine de manière unilatérale en train de mener une guerre contre le peuple ukrainien, contre les civils ukrainiens. Et je voudrais dire que dans les moments dramatiques que nous aurons vécu cet été, il y a ces nouvelles atroces qui nous parviennent d'Ukraine de manière répétée. Ces nouvelles de bombardement contre des populations civiles, contre des enfants, contre des familles dans des lieux où il n'y a pas d'infrastructure militaire, pas d'objectif militaire. Cette situation là, elle est intolérable.
Euh bien sûr que à moyen long terme, nous ne pouvons qu'espérer renouer avec le peuple russe et retrouver des relations d'amitié avec le peuple russe. Mais aujourd'hui, remettre le régime de Vladimir Poutine au rang avec lesquels nous aurions des relations normales, ce serait en fait une forme de trahison de ce qui constitue, je crois, le le l'âme, l'esprit, l'intérêt, la sécurité de l'Europe et aussi les engagements qu'elle doit tenir pour pouvoir se faire respecter. François Xavier Bami euh comme chaque semaine, nous vous livrons quelques infos morceaux choisis. C'est l'Europe en bref avec Florine Osfater. L'Islande ne reprendra pas les négociations d'adhésion à l'Union européenne.
C'est ce qu'ont décidé 52,8 % des Islandais lors d'un référendum consultatif le 29 août dernier. Cette île de 400000 habitants, sans armée, avait déposé sa candidature en 2009 avant de suspendre le processus 4 ans plus tard. Malgré les menaces de Donald Trump sur le Groenland et le danger russe, les partisans du nom l'ont emporté. Ils ont agité le drapeau rouge sur une perte de souveraineté dans le secteur crucial de la pêche qui représente 40 % des exportations. C'est une première pour une intelligence artificielle. Chat GPT a été classé comme moteur de recherche par la Commission européenne qui le soumet désormais aux règles strictes du Digital Services Act de 2024.
Open AI, maison maire de Chat GPT, a donc 4 mois pour évaluer et garantir la sécurité de ces 159 millions d'utilisateurs européens. dans le viseur, la diffusion de contenus illicites, les ingérences et la désinformation dans les élections, mais aussi l'impact sur la santé mentale des utilisateurs. Santé tout court, la commission a décidé de suspendre temporairement les importations de viande bovine en provenance du Brésil et ce quelques mois seulement après l'entrée en vigueur de l'accord contesté de libre échange avec les pays du Mercosouro. La porte-parole de la Commission européenne explique nous avons des règles qui interdisent l'utilisation d'antibiotique pour la croissance des animaux.
Ce sont des règles que nos partenaires doivent respecter également. Même si les quotas entre les quatre pays ne sont pas encore répartis, l'accord autorise l'exportation de 99000 tonnes de viande bovine du Mercosour. François Xavier Berami, l'Union européenne, elle a suspendu les importations de volailles et de bœufs brésiliens, d'œuf et de miel. La Commission européenne estime que le Brésil n'a pas donné de garanties suffisantes sur l'utilisation abusive d'antibiotiques dans l'élevage. Est-ce qu'on fait bien ? La Commission européenne, d'une certaine manière, elle finit par reconnaître la légitimité du combat que nous avons mené pendant des années contre cet accord avec le Mercosour.
Non pas que nous soyons contre le commerce international, mais nous avons la certitude que nous n'avons pas le droit après avoir imposé des règles toujours plus contraignantes aux agriculteurs qui produisent chez nous, d'accepter d'importer ensuite des produits du monde entier qui ne respectent aucune de nos règles et de supprimer les droits de douane pour que ces produits puissent inonder nos marchés. C'est de la santé des Européens qu'on parle, mais c'est aussi bien sûr de la possibilité pour notre agriculture de continuer de produire sur notre sol.
Nous avons besoin de cette sécurité alimentaire et et d'une certaine manière en en montrant si rapidement après la mise en œuvre provisoire du Mercosour que le Brésil n'est pas conforme, l'un des plus grands pays du Mercosour, le plus grand pays agricole de ce bloc euh n'est pas capable de simplement garantir la fiabilité de ces productions sur le plan sanitaire. Bien, la Commission européenne, même si cette mesure est probablement temporaire, montre que nous avions raison de tirer la sonnette d'alarme. Parlons quand même de cet été.
Les Européens, les Français ont souffert de la canicule, mais plusieurs organisations donc gouvernementales considèrent que vous êtes parmi les eurodéputés français, François Xavier Berlami, qui s'est le plus opposé au textes de régulation climatique. En 2025, vous avez voté un paquet Omnibus qui vise à alléger l'obligation de plan de transition climatique pour les entreprises. On a voté ce paquet, les multinationales, elle représente 20 % des émissions de CO2. Mais ce qui représente l'essentiel des émissions de CO2 dans le monde aujourd'hui, ça n'est pas l'Europe qui représente moins de 10 % des émissions. Ça n'est pas la France qui représente moins de 2 % des émissions.
Ce qui représente l'essentiel des émissions de CO2, c'est la production qui se fait dans d'autres pays qu'en Europe. Je pense à la Chine parce que chaque année, elle fait un nouveau record d'utilisation du charbon. Je pense à l'Asie en général, je pense à l'Inde, je pense aux États-Unis. Et notre grande responsabilité comme européen, elle n'est pas d'abord dans ce que nous produisons, elle est d'abord dans ce que nous importons. Et en disant ça, je ne dis pas que nous ne sommes pas responsable, mais je dis que notre premier devoir si nous voulons protéger la planète, c'est d'importer moins et de produire chez nous.
C'est de donner moins de part de marché sur notre sol à des productions importées. On parlait du mercour qui ne respectent aucune de nos règles et et la la condition pour cela, c'est de rendre à nos entreprises la liberté de produire. C'est pour ça qu'effectivement la liberté mais quand vous pensez à un géant pétrogazziier comme Total énergie 1 % des émissions mondiales tout de même autant que la France qui qui n'intègre pas dans son plan de vigilance les émissions de ses clients et la justice française vient de le pénaliser pour cela. Mais c'est c'est ça qui est absolument stupéfiant. Tous les pays du monde aujourd'hui utilisent des énergies fossiles. Personne n'en est complètement sorti.
Donc tant qu'on utilise des énergies fossiles, il y a des gens qui les extraient pour pouvoir nous les fournir. Et de fait les Français aujourd'hui, ils vont à la pompe à essence pour faire rouler leur voiture. Mais les industries ont besoin aussi de cette énergie pour continuer de travailler. Il faut électrifier nos usages. Il faut pour ça défendre ce contre quoi nous nous sommes battus avec tant d'organisations écologistes et tant de d'élus de gauche ou de l'écologie politique.
Nous sommes battus contre ces organisations pour défendre le nucléaire qui était de manière complètement climatceptique attaqué par ces forces pendant pendant qu'on travaille avec ces énergies fossiles, c'est une chance pour la France d'avoir un acteur pétrolier international capable de nous fournir de l'énergie dont nous avons besoin tout en investissant massivement comme le fait total aujourd'hui dans les énergies renouvelables. Je dis pas ça parce que je défends total c'est pas du grashing un peu. Oui, c'est pas de Allez regarder les plans d'investissement total, vous verrez si c'est du green washing.
La vérité, c'est qu'aujourd'hui tous ceux qui veulent fragiliser l'économie européenne le font au profit de l'économie asiatique, de l'économie chinoise, de l'économie américaine qui sont beaucoup plus nocives. Tout ce que nous ferons contre les producteurs français, industriels, agricoles, contre ceux qui sont capables de continuer de nous fournir ce dont nous avons besoin, [grognement] nous le ferons aussi contre la cause de la planète. Parlons d'une autre crise. C'estuta, l'enclave espagnol en Afrique du Nord, donc qui a plongé le pays, l'Espagne dans la crise avec 80000 migrants en situation irrégulière fin juillet, 10000 qui sont toujours sur place, bloqués.
Euh les Européens au lieu de faire preuve de solidarité comme ils l'avaient fait par le passé peut-être dans des grandes crises migratoires et bien on on pointait du doigt cette Espagne. Est-ce que c'est parce qu'elle est dirigée par le social-démocrate Pedro Sanchez ? Est-ce qu'il est responsable et coupable plus que les autres ? Il est parfaitement responsable. Ça n'est pas l'enclave de Seouta qui a plongé l'Espagne dans la crise, c'est le gouvernement socialiste espagnol.
Et quand Pedro Sanchez dit il y a quelques mois qu'il va régulariser 1 million d'étrangers en situation irrégulière sur son sol, quand il dit publiquement qu'il veut faire en sorte que ceux qui sont rentrés ou restés illégalement en Espagne, donc en Europe, puissent recevoir des papiers, qu'est-ce qu'il fait en réalité ? Il envoie un message au monde entier. Et moi, je comprends que ce message soit reçu. Et je comprends tous ceux qui sur le continent africain se disent "Je veux pouvoir tenter ma chance. Je vais utiliser cette voie d'accès qui m'est offerte par un gouvernement qui décide en réalité de récompenser l'illégalité.
1 million de personnes, c'est aussi le bilan de Georgia Méloni en Italie, cette régularisation sur 4 années d'une droite d'une droite radicale. Mais Georgia Mélonie n'a pas régularisé, elle a délivré des titres de séjour. D'abord une première première fois régularisé 500000. jamais régularisé elle a délivré des titres de séjour et évidemment on peut être d'accord ou pas avec la politique migrate de George Méloni mais il y a une différence majeure entre délivrer des titres de séjour c'està-dire permettre à des gens de rentrer légalement dans votre pays et légaliser des gens qui sont rentrés illégalement.
Si je me suis battu pour porter le règlement retour au Parlement européen, c'est pour que l'Europe sorte de l'impuissance actuelle. Et je pense aujourd'hui aux habitants de Seouta qui sont directement victimes de cette situation. Nous la connaissons aussi en France, je pense par exemple à Mayotte ou à des territoires qui sont singulièrement marqués par l'impact de l'immigration illégale, mais qui fait aussi des drames humains chez tous ceux qui sont victimes de l'Eldorado qui leur est promis par les réseaux de passeurs qui sont aujourd'hui les mafias les plus dangereuses du monde.
Eldorado qui en fait ressemble à la fin à un enfer parce que les gens qui sont attirés par cette promesse d'un Europe, d'une Europe qui leur tendrait les bras se retrouvent à la fin dans une situation infiniment précaire dans nos villes et dans nos pays où nous n'avons évidemment pas les moyens de les accueillir. Alors revenons à Georgia Mélini qui dirige donc un gouvernement de coalition entre la droite et la droite plus radicale. Elle a été la première à dénoncer la négligence supposée de l'Espagne lors de la crise de Seoutauta justement en juillet à son arrivée au pouvoir en Italie en 2022. Elle a promis une ligne dure sur l'immigration. La réalité est beaucoup plus complexe.
On voit des montés de violence antimmigrants en Italie. Un centre à l'extérieur des frontières de l'Union européenne en Albanie qui ne marche pas bien puisque il est il est vide. régularisation. Attention, attention, ce centre n'a rien à voir avec ce que le règlement retour. Ce centre, il est fait pour externaliser le traitement des demandes d'asile. C'est-à-dire que si vous arrivez en Italie et que vous demandez l'asile, vous êtes théoriquement susceptible d'être conduit dans ce centre en Albanie pour attendre l'issue de la procédure.
Ça ne fonctionne pas notamment parce que la justice italienne n'a pas laissé se poursuivre en tous les cas à à opposer beaucoup de contradictions à cette mise en aux engagements humanitaires de l'Italie. Mais ce que nous allons faire ici avec le règlement retour, c'est complètement différent. Ce n'est pas externaliser des gens qui demandent l'asile, mais c'est expulser en dehors des frontières de l'Europe des gens qui par exemple ont été déboutés du droit d'asile qui en tous les cas sont illégalement présents sur le sol européen. Aujourd'hui en Europe, moins de 20 % des décisions de retour sont réellement exécutées. Est-ce qu'il faut s'arrêter là et dire c'est parfait, tout est correct.
La France a dit qu'elle ne suivrait pas et notamment parce que Emmanuel Macron a dit qu'il ne suivrait pas.
Macron pardon Emmanuel Macron ne sera plus là dans quelques mois et on aura j'espère un président de la République qui mettra en œuvre cette politique qui est attendue aujourd'hui par tous les citoyens en parler mais parce que notamment on peut les expulser vers des pays avec lesquels ils n'ont aucun lien l'ugand le Rwanda est-ce que c'est favorable à est-ce que c'est humanitaire d'abord est-ce qu'ils ont un lien avec la France s'ils y sont présents de manière illégale et et et qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça peut donner de les emprisonner dans des pays où ils n'ont aucun lien ça n'est pas un emprisonnement c'est simplement une manière de reconduire hors de nos frontières des personnes qui s'y sont introduites de manière illégale.
Il y a que l'Europe qui est dans cette situation d'impuissance. Vous ne rentrez pas illégalement en Chine, au Japon, aux États-Unis. Vous ne rentrez pas illégalement dans un pays africain. Les pays qui nous entourent, ils ont des frontières, ils les font respecter. C'est normal. Ça n'est pas seulement leur droit, c'est leur devoir, c'est leur responsabilité. Maintenant, il faut qu'il soit très clair que si vous arrivez illégalement ou si vous restez illégalement sur le sol européen, vous n'avez aucune chance de vous y établir durablement.
Et ce jour-là, il y aura plus de passeur, il y aura plus de morts en mer Méditerranée et on retrouvera un monde en ordre où on pourra retrouver aussi partout dans le monde la responsabilité d'offrir des perspectives d'avenir à une jeunesse qui la cherche. Vous avez porté justement au Parlement européen ce règlement retour euh à cette occasion mis en place une alliance alternative entre le Parti populaire européen, donc votre parti, les Républicains et cetera, et les groupes plus à l'extrême droite, les patriotes, le Rassemblement national. Il n'y a plus de cordon sanitaire des votes comme il y avait à une époque. Il y a jamais eu de cordon sanitaire des votes.
Je vous en tout cas, il y avait une grande majorité au centre entre le PPE jusqu'au jusqu'au vert justement. Jusqu'où l'alliance entre la droite et la droite radicale, le Rassemblement national, est-ce qu'elle est souhaitable au national aussi ? Mais vous savez, la question il faut la poser à nos collègues macronistes, il faut la poser à nos collègues socialistes. Moi, j'aurais rêvé que le règlement retour soit voté par tout le Parlement européen parce que je pense que le sujet de la lutte contre l'immigration illégale, c'est un sujet qui devrait nous réunir parce que je pense qu'on peut débattre autant qu'on voudra de est-ce qu'il faut plus ou moins d'immigration légale.
Moi, je pense qu'il en faut beaucoup moins. Mais je comprends que cette question puisse animer la discussion dans le pluralisme démocratique. En revanche, tous les gens qui défendent en permanence l'état de droit, je pense à nos collègues macronistes ou à la gauche qui s'indignent dès que il détecte une atteinte à l'état de droit et a raison. Mais comment se peut-il qu'alors ils aient choisi de protéger l'état de non droit que nous connaissons aujourd'hui en matière d'immigration ? Oui.
La question pour moi, moi j'ai proposé si vous voulez péren droite extrême droite au Parlement européen et est-ce qu'au national vous pensez que les républicains doivent faire alliance avec le Rassemblement national ? Et moi je défends la candidature de Bruno Rotaillot en France. Je continuerai de me battre pour son élection. Aujourd'hui, Marine Le Pen est candidate. Je ne me reconnais pas dans sa candidature pour de nombreuses raisons. Quand elle lance sa campagne en disant qu'elle renouvelle sa promesse de garantir la retraite à 60 ou 62 ans pour les Français, mais c'est une folie.
On a appris au moment où je vous parle aujourd'hui même que la France emprunttait à des taux d'intérêt qui sont record depuis la crise financière de 2008. dans cette situation-là, promettre que nous allons continuer d'endter le pays pour payer les retraites, ce qui est surtout le sujet sur lequel nous devrions éviter de piller nos petits-enfants, et bien cette cette euh promesse-là, elle me paraît être incroyablement dangereuse pour l'avenir de la France mais aussi pour la stabilité de l'Europe dans son ensemble. Merci François Xavier Bami d'avoir été notre invité aujourd'hui. Vous restez avec nous bien sûr, c'est le moment du débat.
débat qui concerne la diplomatie européenne à réformer ou pas et dans quel sens, c'est tout de suite avec mes camarades des chaînes parlementaires. Bienvenue au Parlement européen à Bruxelles. Brand bas de combat dans la diplomatie européenne. Une réunion informelle des ministres des affaires étrangères dès la semaine de rentrée entendit mettre les 27 en ordre de bataille sur les grands dossiers internationaux. Mais la diplomatie européenne se pose des questions existentielles. À quoi sert-elle vraiment ? Pourquoi semble-t-elle si inaudible l'autorité de l'estonienne Kaya Kalalas, la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères est contesté ?
Le couple franco-allemand et d'autres acteurs d'ailleurs réclament une réforme radicale au nom de l'efficacité. Oui, en question le service européen pour l'action extérieure SAE qui déploie notamment des diplomates européens dans le monde. Cet organe diplomatique rétait censé donner une voie à l'Europe mais il est pris en étion où la présidente Van Derleyen veut rayonner à l'international et le conseil composé des 27 chefs d'état souvent jaloux de leur prérogative diplomatique. Ces derniers mois ont encore montré les difficultés pour Kayakalas à s'imposer sur certains dossiers.
Si elle a été à la manœuvre pour faire passer les paquets de sanction contre la Russie, elle est moins audible sur le conflit entre Israël et ses voisins, l'Iran ou encore les États-Unis de Donald Trump, mais est-ce réellement de sa faute ou de celle des leaders européens qui rivalisent d'injonction contradictoire ? Alors pour tenter d'y répondre, nous sommes en bonne compagnie. Isabelle Visler Lima, bonjour. luxembourgeoise membulire européen, c'est la droite mainstream le PPE de l'hémicycle partie de la présidente d'ailleurs Van Derle et puis Marie Toussin. Bonjour vous siégez pour la France au sien du groupe des verts dont vous êtes la vice-présidente au Parlement européen.
D'ailleurs, comment vous qualifieriez si vous aviez à le faire cette diplomatie européenne en quelques mots ? Hm. Malheureusement, j'ai envie de dire, je la qualifierai d'ératique et d'ératique à deux égards. D'abord, on a et vous l'avez un peu mentionné, cette mplicité de têtes, d'organes, de voix et de blocage aussi du fait des 27 États membres et puis ératique aussi parce qu'on peine à discerner, à détecter une politique cohérente entre la politique diplomatique au sens pur, au sens propre, la politique commerciale, la politique d'aide au développement, tout ça fait pas tellement sens. Donc malheureusement, on a on a besoin de de construire cette Europe là.
C'est ce à quoi on aspire, ce à quoi on essaie de travailler. Isabelle Visler Lima, c'est vrai qu'on a l'impression d'une forme de décalage entre un monde bouillonnant qui va très vite, qui impose des décisions fortes et rapides et puis une diplomatie européenne qui patine souvent. Vous vous partagez ce constat, il y a un problème d'efficacité. Il y a un problème d'efficacité, ça c'est sûr, mais on a quand même une politique étrangère de l'Union européenne et il faut que nous soyons conscients des limites qu'on a. Moi, je je suis pour beaucoup plus beaucoup plus d'efficacité, qu'on soit beaucoup plus à même de prendre des décisions communes.
Je pense que quand on parle de la majorité qualifiée, il faut aller au moins pour certains points dans cette direction là. On peut pas continuer à être les otages d'un véau. C'est humiliant pour pour l'Union européenne, mais il faut aussi qu'on soit conscient qu'on a 27 pays et c'est la réalité de l'Union européenne. Il faut donc qu'on compose avec cela. Il faut pas qu'on soit non plus trop critique. Il faut qu'on se donne les moyens d'être efficace. Il faut réformer pour l'efficacité, pas pour changer un organigramme. Un organigramme ne remplacera jamais une volonté politique. Mais il faut vraiment que on soit aussi conscient qu'il y a ces 27 états.
Alors, prenons un cas concret et même très stratégique, celui de nos rapports avec la Russie, avec l'Allemagne. Ce n'est pas n'importe qui le chancelet Merz qui attribue une attaque de drone à la Russie sur l'aéroport de l'IPS. Euh d'ailleurs, Kayak Kalas, lautre représentante parle d'un terrorisme soutenu par un état. Au fil des 4 ans euh de guerre entre la Russie et l'Ukraine et des sommets, on a essayé d'accorder les 27 sur des sanctions. Est-ce que on est efficace face à des situations euh de crise comme celle-là ? Alors, je trouve qu'au contraire, l'Ukraine est presque un contreexemple de l'inefficacité de l'Union européenne en matière diplomatique sur l'Ukraine.
Il y a eu, on pourra y revenir plus dans le détail, mais des décisions qui ont été prises relativement rapidement. une capacité à dépasser euh des dissensus avec un véau quand même posé par la Hongrie Victor Orb pendant très longtemps. Donc qui montre qu'on a besoin justement de sortir du mécanisme actuel où un état n'importe lequel peut bloquer tous les autres. Mais globalement ça a marché. On a d'autres exemples. C'est ce que dit c'est ce que dit monsieur Alvares, le ministre des affaires étrangères de d'Espagne. Il est en train d'insister sur l'idée que la première réforme à faire, c'est d'essayer d'éviter cette loi des véaux sur la diplomatie. Ah bah bien sûr, mais ça c'est une évidence.
On a besoin d'approfondissement de l'Union européenne en même temps que de la construction de sa diplomatie et de son armée si possible commune. Mais les États sont pas tout à fait d'accord avec ça. Isabelle Wisler Lima, il y a quand même des dysonctionnements. Restons sur la Russie. On se rappelle qu'en novembre 2025, au moment où les États-Unis commençaient à négocier avec Vladimir Poutine, c'est non pas la haute représentante Kaya Kalas qui se rend aux États-Unis, mais la chef de cabinet de la présidente Van Derleyen qui va discuter avec l'administration américaine. Est-ce que là il y a pas un problème ?
Moi, je crois que on est beaucoup trop souvent en train de critiquer l'Union européenne d'une certaine manière et aussi de mettre le focus sur des euh des des problèmes entre personnalités alors que nous devons absolument trouver le moyen de faire avancer. Et je suis très contente de ce que vous avez dit parce que je crois qu'effectivement quand on voit l'Ukraine, quand ça devient urgent, quand ça devient critique, quand ça devient vraiment quand c'est existentiel, à ce moment-là nous arrivons à être européens, à prendre les décisions qu'il faut. Il faut aller dans cette direction qui tape l'Allemagne, c'est existentiel et ça va on va prendre les bonnes décisions. Absolument. Absolument.
Moi je moi je suis d'avis que c'est plus qu'urgent que nous ayons une politique ferme, décidée et anticipative par rapport à la Russie. On ne pas peut pas continuer à simplement réagir à des attaques. Il faut que nous trouvions le moyen d'avoir une politique très claire face à la Russie. Nous devons être beaucoup plus strict et beaucoup plus déterminés. Nous faisons déjà beaucoup, vraiment beaucoup. Les sanctions sont là et nous n'avons plus la Hongrie qui bloque en ce moment. Il y en a d'autres. Mais je suis convaincu que en ce moment, nous sommes à un moment où l'Union européenne peut avancer et peut avoir une politique commune face à la Russie.
L'PIS, cet attentat qu'il y a eu doit fonctionner comme un déclencheur vers quelque chose de vraiment décidé de la part de l'Union européenne. Vous diriez la même chose ? Mais en tout cas, ce qui s'est passé, est-ce que c'est existentiel ? Oui. Je veux dire, si euh ce que dit Frédéric M, que j'imagine bien informé et ne pas dire les choses au hasard est vrai, c'est-à-dire que c'est la Russie qui a diligenté un attentat heureusement qui qui n'a pas été mené à bien, mais sur le territoire européen, on passe une nouvelle phase dans le conflit, c'est effectivement extrêmement grave et il faut que tout le monde s'en rende compte et il faut qu'on continue à avancer.
On a pris beaucoup de décisions. Bon, il a fallu un peu de temps hein pour qu'on pour que nous on l'a dénoncé depuis longtemps mais pour que la majorité européenne réalise que la dépendance extrême à la Russie en matière énergétique notamment mais pas que était assez problématique. Il faut qu'on continue sur dans cette voie. Je rappelle qu'on on fait toujours du commerce d'uranium et d'uranium enrichi avec la Russie hein. Donc on a commencé à traiter du pétrole, on a traité du gaz. Bon voilà, il y a encore des choses à faire mais bien sûr il faut avancer et durcir et je pense que ça ça montre ce besoin d'une politique cohérente.
C'est que c'est pas seulement une question d'armée ou de représentation diplomatique. Derrière c'est c'est quoi nos liens commerciaux ? Comment est-ce qu'on régule les réseaux sociaux, les fake news, l'information ? Comment est-ce qu'on met en place une politique aussi de d'échange entre les peuples qui permet de tisser la paix et de soutenir l'état de droit à la démocratie et cetera dans les pays tiers ? Ça montre qu' a ce besoin de politique intégrée.
Si vous me le permettez, on on parle maintenant de la psiche de cet attentat, mais depuis des mois et des mois et des mois, on a ces petites nouvelles entre les lignes dans les dans les journaux télévisés, dans les journaux de d'avions qui euh qui font de l'espionnage euh en Bretagne. Nous avons les les pays limitrophes qui sont tout le temps survolés par des avions. Nous avons il y a tous les jours des actions hybrides contre l'Union européenne, contre les pays de l'Union européenne. Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à faire comme si c'était quelque chose que nous devions accepter.
Alors justement dans cette note franco-allemande dont vous de projet de grande réforme dont vous parlez, il y a cette idée alors que Kaya Kalas, elle pourrait chapauter davantage de commissaires pour qu'on mette un petit peu les compétences et les leviers diplomatiques, qu'on puisse les actionner plus facilement, qu'elle chapote par exemple un petit peu les questions de d'aide au développement d'humanitaire et aussi les questions économiques et puis que elle s'intéresse au commerce et cetera et que tout ça soit ensemble pour qu'elle soit plus efficace dans ces négociations et inversement qu'on rapatrie tout son service d'action extérieur dans la Commission européenne.
Qu'est-ce que vous pensez de ce de cette espèce d'équilibre qu'on est en train d'essayer de chercher ? Alors je pense encore une fois que le la fragmentation actuelle est est assez nuisible et qu'il faut à minima plus de coordination. J'ai une petite inquiétude tout de même parce que au même moment où Frédéric Schmerz se présente avec la France cette proposition-là, euh il propose aussi diviser par de le nombre de fonctionnaires européens. Donc là, je je j'aimerais bien avoir des explications sur où est-ce qu'il veut couper euh pour voir est-ce que c'est pas dans ce service de de diplomatie. Et je comprends les inquiétudes des fonctionnaires du SEAE que je peux partager. Voilà.
Donc il faut pas lâcher la proie pour l'ombre quoi. Faut faudrait faire attention à ça. Maintenant avoir une politique plus intégrée, c'est important. Je rappelle que l'aide au développement ne doit pas être par exemple conditionnée à la question migratoire. Enfin, il y a des quand même des choses sur lesquelles il faut être assez clair. Et puis je termine en disant que ça ne règlera pas la question si on a toujours ces 27 États membres, cette règle de l'unanimité qui fait que n'importe qui peut bloquer tous les autres.
Et donc faut pas seulement réharmoniser les services, faut aussi et je pense que c'est ce qu'on essaie de dire toutes les deux, même avec des opinions politiques différentes, mais faut aussi et d'abord faire émerger une volonté politique commune qui sera ce qui permettra de faire rouler le tout. Je veux dire, si jamais il y avait cette volonté politique commune derrière, les services suivraient. Isabelle Visler, est-ce qu'il faut tout rapatrier finalement sur le giron de la commission ? Non, de la cohérence de du fait d'actionner tous les leviers. Euh c'est finalement la situation qui précédait la création de ce service extérieur en 2011.
Nous avons avec le service extérieur, nous avons cette construction qui est une construction typiquement européenne. Nous avons nous essayons de ménager d'un côté l'Union et de l'autre côté les États et le service extérieur est justement entre les deux. Il est entre la commission et entre le conseil. aller plus vers la commission, c'est en fait aussi le mettre, comment dire presque aussi plus sous le contrôle de notre Parlement européen. Mais il faut être réaliste et c'est ça le plus important, c'est l'efficacité toujours qui doit compter. Donc quelle que soit la réforme qui soit faite, elle doit être faite dans le sens de l'efficacité.
Il faut bien être conscient que si les décisions qui seraient prises au niveau du service extérieur qui serait plus relié à la commission si les 27 États se rebifent parce que il n'y a pas que ces ces pays comme l'été la Hongrie euh à un moment donné s'il ne joue pas le jeu et bien on va se retrouver avec les mêmes blocages. Il faut vraiment trouver un équilibre qui nous permette d'être efficace. Quel qu'il soit, il faut qu'il soit fait non pas une réforme maquillage, mais vraiment une réforme qui aille dans le sens de l'efficacité. Parce que vous avez souligné Marie Toussin qui a quand même des terrains où on est très mauvais.
J'ai envie de dire la commissaire Suitsa qui se rend en Israël et fait une conférence de presse aux côté du ministre des affaires étrangères israélien qui vient de couper tout lien avec la haute représentante donc notre chef de la diplomatie pour sa remarque qui était pas pas à son goût sur Israël partide. Euh, on a aussi reproché à la présidente de Van Derleyen, donc de la commission, d'être beaucoup trop aligné au tout début du conflit sur Israël et donc les chefs d'État euh euh ont dit le contraire d'elle et cetera. C'est c'est un dossier qui fait ressortir des divisions profondes entre les États-mandres et qui tourne un peu à la cacophonie. Hm.
Oui, puis il y a d'autres endroits du monde qui sont complètement ignorés, le Soudan, le Congo, enfin bon, on pourrait voilà développer [grognement] plus encore sur les les incohérence, mais oui, et sur la question d'Israël, il y a eu des antécédents avec des commissaires eux-mêmes. Euh donc voilà, il y a il y a un vrai sujet, une difficulté à avoir une voix unique. C'est pour ça que je parlais d'Ukraine comme de contreexemple.
sur l'Ukraine, il y a eu quelque part une espèce d'accord européen qui a permis d'avancer et c'est quand il y a pas d'accord entre les États que malheureusement et bien ça bloque, qu'il ne se passe rien alors qu'il y a des situations particulièrement inadmissibles dans le monde et qui portent atteinte alors aux valeurs européennes, je parle pas de monétaire, ça peut être on en ligne du compte, mais surtout aux valeurs européennes de paix, de solidarité, il y a quelque chose qui tourne par rond et qu'on arrive pas à dont on narrive pas à accoucher. Isabelle Visler Lima, ce service d'action extérieure, on l'a dit, c'est aussi un réseau diplomatique.
On ne sait pas trop dans cette réforme ce que deviendrait ce réseau. Euh, on peut constater que l'influence européenne est plutôt en recul dans de nombreuses régions du monde. On pense notamment à l'Afrique où c'est la Chine qui qui gagne du terrain. Est-ce qu'il faut maintenir ce réseau ? Maintenir cette influence, c'est un enjeu de cette réforme ? Maintenir l'influence, absolument. Je crois que c'est là où nous avons un réel atout et euh nos nos services euh qui sont qui fonctionne vraiment comme des ambassades de l'Union européenne un peu partout dans le monde euh font un travail formidable.
Nous faisons souvent des missions, le Parlement européen a fait souvent des missions à l'étranger dans les pitiers et je dois dire que je suis toujours en admiration par le travail fait par nos ambassadeurs de l'Union européenne et il ne faut surtout pas que ça que cette influence là elle diminue et que on touche à ce à ce réseau. Ça c'est ma conviction profonde.
Pour terminer quand même, notons que l'Islande a été tentée de rentrer dans l'Union européenne de reprendre ses négociations d'adhésion parce qu'elle avait peur de déclarations de Donald Trump notamment concernant le Groenland de l'instabilité mondiale donc pour des raisons géopolitiques mais alors pas pas finalement suffisamment peur puisqu'elle a voté non on ne fait plus tellement envie notre diplomatie notre bouclier en quelque sorte géopolitique ne fait pas envie bah il y a une question de souveraineté d'identité du Grenland qui entre en jeu. Il y a des questions aussi économiques et écologiques et je pense qu'en terme diplomatique, faut aussi penser à ça.
De la même manière qu'on pille par exemple les côtes sénégalaises et que ça pose des vraies questions de relation diplomatique derrière et qu'il faudrait en sortir. On a des des pêcheurs qui se sont beaucoup battus pour maintenir leur droit face aux mastodontes de la pêche industrielle et qui ont peur des mastodontes de la pêche en Europe. Et dans ce cas-là, faudrait aussi changer la politique de la pêche en Europe pour soutenir plus les petits pêcheurs que les gros qui pourraient venir qui pourraient venir pêcher. Un mot Isabelle Wizler Lima sur cette décision de des Islandais a dit quelque chose de l'influence européenne du moment. Vous savez le le vote a été très étroit.
En fait, c'est la population est divisée, c'est presque un 5050. Bon, c'est comme ça, c'est la démocratie, le nom a gagné. Mais je ne pense pas qu'il y ait un vrai refus de l'Union européenne. Vous savez, je je j'ai pas pu ne pas penser à la Grande-Bretagne quand j'ai vu ce vote. Aujourd'hui, le vote en Grande-Bretagne, je pense, j'imagine qu'il serait différent. Euh il y aurait un autre problème qui surviendrait. Il viendrait le même problème de manière pressente pour l'Islande comme il l'a été pour le Grenland. Je suppose que le vote serait différent. Merci à vous d'avoir été sur ce plateau et bien finalement très clair sur cette diplomatie européenne, un peu embrouillée quand même.
[rires] Merci à tous et bonne suite de programme sur nos chaînes.
[musique] [musique]