Régine Martinet directrice de l’ARS 65 sur le virus du Nil occidental
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Bonjour Régine Martinet.
- 0:19OuverteRéponse partielle
C'est à cause de la sécheresse, tous ces moustiques, maintenant qu'on a un peu d'eau, ils s'en donnent à cœur joie et les œufs, ils closent maintenant.
- 0:26OuverteRéponse directe
Et Régine Martinet, il y a une nouvelle maladie transmise par les moustiques qui vous inquiète ?
- 2:12OuverteRéponse directe
C'est quoi les symptômes ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Pour l'instant, il n'y a pas eu de cas, je crois, dans les Hautes-Pyrénées ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on peut faire pour éviter la prolifération de ce moustique, le Culex qui transmet ce virus, ou même de tous les moustiques d'ailleurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40PrésentateurFait
« Il est dangereux, ce virus ? »
- 1:46PrésentateurFait
« Il est dangereux au même titre que l'ensemble des virus que l'on connaît, qui étaient propagés par le moustique tigre, comme le chikungunya, la dengue ou le zika. »
- 2:14PrésentateurFait
« Oui, donc ce sont des céphalées, des fièvres, des éruptions cutanées. »
- 2:29PrésentateurFait
« Non, pas encore de cas. »
- 2:31PrésentateurChiffre
« 15 cas en Occitanie, tout de même. »
- 4:31PrésentateurChiffre
« Il y a 2000 lourdés qui n'ont pas de médecins traitants. »
- 5:30PrésentateurFait
« Il manque combien de médecins, en fait, urgentistes pour faire tourner ces urgences plus régulièrement ? »
- 6:19PrésentateurFait
« la direction de la polyclinique qui ferme aussi les urgences la nuit. »
Temps de parole
- Présentateur61 %
- Présentateur 231 %
- ?5 %
- Invité3 %
≈ 34,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ici Berne Bigor, premier sur l'actu locale.
Nous sommes le 17 septembre, les températures baissent mais on a l'impression d'être encore en été, notamment à cause de tous ces moustiques. Votre invitée Shannon Marigny est la directrice de l'agence régionale de santé dans les Hautes-Pyrénées.
Bonjour Régine
Martinet.
Bonjour. C'est à cause de la sécheresse, tous ces moustiques, maintenant qu'on a un petit peu d'eau, ils s'en donnent à cœur joie et les œufs, ils closent maintenant. Et Régine Martinet, il y a une nouvelle maladie transmise par les moustiques qui vous inquiète. Effectivement, on a tous constaté une prolifération soudaine des moustiques sur ce début de mois de septembre, après un été qui a été plutôt calme, un été de canicule, de sécheresse, sans eau. Et tous les moustiques se sont mis en sommeil, les larges se sont mis en sommeil.
Et
sur ce début de septembre, avec les gros ouvrages et puis le retour des pluies, on a tous constaté, et on a été alerté notamment par des mairies, puisqu'on a des correspondants en mairie, qu'une prolifération subite a été rencontrée par tous les Hauts-Pyrénées. Alors, il y a un nouveau virus qui est apparu depuis 2021 à peu près,
qui
nous vient des pays occidentaux, c'est le West Nile, le virus du West Nile, une île occidentale
qui
est transmise par le moustique commun, notre moustique connu,
pas
le moustique tigre, et qui se répand effectivement, notamment sur le pourtour méditerranéen et qui commence à arriver dans notre département.
Oui,
qui arrive en Occitanie. Il est dangereux, ce virus
?
Alors, il est dangereux au même titre que l'ensemble des virus que l'on connaît, qui étaient propagés par le moustique tigre, comme le chikungunya, la dengue ou le zika, science particulière.
Il
est dangereux parce qu'effectivement, au même titre que les autres virus, il peut provoquer chez les personnes qui sont malades, fragiles, des difficultés de santé importantes. Alors, il y
a
des signes d'alerte, néanmoins, qu'on doit surveiller quand on revient d'une zone à risque. Oui,
c'est quoi les symptômes
? Oui, donc ce sont des céphalées, des fièvres,
des
éruptions cutanées, et qu'il faut particulièrement surveiller si on revient d'une zone à risque
dans
les 14 jours qui prestèdent
un
voyage. Bon, pour l'instant, il n
'y
a pas eu de cas, je crois, dans les hautes pyrénées
?
Non, pas encore de cas. 15 cas en Occitanie, tout de même.
Donc,
c'est pour ça qu'on est très attentifs au développement de ce virus et à l'arrivée éventuelle dans les hautes pyrénées. Et qu'est-ce qu'on peut faire pour éviter la prolifération de ce moustique, le Culex qui transmet ce virus, ou même de tous les moustiques d'ailleurs ? Il n'y a que le fameux « vider votre coupelle d'eau », il faut faire attention, les coupelles sous les plantes, ou il y a d'autres choses qu'on peut faire
? Alors,
on dit souvent que 5 minutes d'action ont le bénéfice de 3 semaines de tranquillité, il y a effectivement d'assécher tous les gîtes potentiels. Ça marche très très bien, c'est une action simple, mais qui marche bien. Vider les coupelles d'eau, sabler les coupelles d'eau. Oui,
on peut mettre du
sable aussi, ça
absorbe
l'eau. Couvrir les récupérateurs d'eau, c'est aussi une action de quartier, parce que les moustiques ont un périmètre, notamment le moustique tigre a un périmètre de vol qui est assez réduit, à 100 mètres des habitations, donc ça veut dire que le moustique qui vous pique, c'est un moustique qui est né chez vous ou chez votre voisin. Donc il
faut
aussi en discuter avec le voisin pour avoir la même action
sur
les gîtes potentiels. Et puis on peut se protéger avec des vêtements clairs, couvrants. Le moustique n'aime pas la climatisation, donc quand on est à l'intérieur, ici on a la chance d'avoir de la climatisation, c'est aussi ce qu'on peut mettre en place. Oui, pardon, et j'allais dire que l'Agence régionale de santé installe aussi des pièges, c'est ça, dans le département
?
Effectivement, on a des pièges de surveillance, puisque ça fait partie des missions de l'Agence régionale de santé,
de
surveiller, d'investiguer aussi les cas déclarés. Donc on a des pièges dans certains endroits un peu stratégiques pour vérifier la prolifération des moustiques. Je voulais aussi vous interroger, Régine Martinet, sur ce nouveau centre médical qui ouvre à Lourdes. On en parlait dans le journal de 7h. Ce sont des médecins salariés par la mairie. Est-ce que c'est une solution, ça qui marche, ces centres de santé, pour essayer d'attirer des médecins ? Parce qu'on voit qu
'il
n
'y a
pas assez de généralistes, notamment à Lourdes.
Il
y a 2000 lourdés qui n'ont pas de médecins traitants.
C
'est une solution qui marche très, très bien, effectivement.
On
a plusieurs municipalités qui ont déjà installé des centres de santé pour des médecins salariés. Et ça permet d'offrir aux médecins un type d'exercice qui est différent.
On
a aujourd'hui une typologie de médecins qui a évolué, plutôt des femmes, plutôt le souhait d'avoir un équilibre de vie pro-perso. Donc l'exercice salarié, c'est un exercice qui est effectivement recherché, et qui attire les médecins. D'ailleurs, le centre de santé de Lourdes a très vite recruté les médecins qui lui étaient nécessaires. Donc ça marche bien, ça fonctionne bien. Il y a pour l'instant un médecin pour l'ouverture, là, aujourd'hui, mais il y en aura très bientôt un deuxième. Donc c'est une bonne nouvelle. En revanche, il y a les urgences de Bagnères qui ouvrent toujours en pointillé. Pas tous les jours, pas toutes les nuits non plus.
Il manque combien de médecins, en fait, urgentistes pour faire tourner ces urgences plus régulièrement
?
Alors, on continue à rechercher des médecins à Bagnères de Bigorre, puisque l'objectif,
c
'est de faire fonctionner cette antenne d'urgence en continu. On est arrivé à couvrir beaucoup de plages avant l'été. Et effectivement, ça reste pour nous un objectif et une recherche importante, puisque c'est un établissement
qui
est situé dans une vallée où il y a beaucoup de tourisme.
Il
y
a
aussi des bannirés. Donc l'antenne d'urgence est pour nous un maillon important de l'ensemble de la chaîne,
en
lien avec l'ensemble des services et des services d'urgence du département qui sont solidaires pour le faire fonctionner.
Et
donc, combien de médecins
?
Il y a une recherche de médecins en permanence pour faire fonctionner ces urgences. Bon, et l'offre de soins, on le voit, est aussi fragilisée en Berne avec la fermeture de la maternité Navarapo, la direction de la polyclinique qui ferme aussi les urgences la nuit. Est-ce que vous avez, vous, une inquiétude en Bigorre sur les établissements de santé privée
? Alors,
les maternités, on a une baisse au niveau national, effectivement, des naissances. C'est constaté partout, c'est de notoriété.
Donc
l'ensemble des établissements s'organisent pour prendre en charge les maternités et les naissances au niveau du département. On travaille avec le centre hospitalier de Tarbes, le centre hospitalier de Tarbes-Lourdes et la clinique de Lormeau sur ces sujets. Donc vous regardez tout ça, bien sûr, de près. Et merci beaucoup, Régine Martinet, directrice de l'Agence régionale de santé dans les Hauts-Pyrénées, d'être venue nous parler des moustiques, de ce nouveau virus, le West Nile, et puis aussi de l'offre de santé, plus généralement en Bigorre. Bonne journée. Merci, au revoir.