Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 8 février 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Réforme des retraites, élections municipales... Le "8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Pourquoi continuer à demander le retrait d'une réforme, la réforme des retraites, alors que le gouvernement ne la retirera pas ?

  • 1:46RelanceRéponse partielle

    Pourquoi, pourquoi vous n'essayez pas de vous battre sur le fond, arracher des avancées sociales sur les femmes, sur les enfants, sur les majorisations d'enfants, sur la pénibilité ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    C'est une manière de transposer, finalement, le combat de la rue, où les cortèges se sont un peu amincis ces dernières semaines, à l'Assemblée, de porter le combat politiquement ?

  • 3:24RelanceÉludée

    Mais parce que ça n'a pas marché dans la rue ?

  • 3:59RelanceRéponse directe

    Toutes les études d'opinion, vous nous les servez régulièrement quand elles nous sont défavorables, démontrent que la majorité des Français sont contre ce projet de...

  • 4:11RelanceÉludée

    Pour le moment, ça vous en connaît.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59Invité politiqueFait
    « le principal levier sur lequel il veut entamer une réforme des retraites, c'est d'actionner sur la durée de ton travail. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « ça va même jusqu'à 67 ans pour de prochaines générations. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « Si on augmentait les salaires, on a beaucoup parlé des inégalités scandaleuses qui existent de rémunération entre les femmes et les hommes, qui encore aujourd'hui, et je vous connais assez féministes pour être, je le sais, indigné là-dessus, sur le fait qu'à travail égal, les femmes sont payées à 25-30% de moins que les hommes »
  • 1:42Invité politiqueChiffre
    « Mais alors, attendez, ça ferait 5 milliards supplémentaires pour notre système de retraite. »
  • 2:46Invité politiqueFait
    « Quelle répartition des richesses voulons-nous aujourd'hui ? »
  • 2:51Invité politiqueChiffre
    « la productivité des travailleurs français a augmenté de près de 30% ces trois dernières décennies »
  • 2:56Invité politiqueChiffre
    « est-ce qu'on ne peut pas consacrer un point de PIB, voire deux points du PIB supplémentaires à notre système de retraite ? »
  • 3:00Invité politiquePromesse
    « Et on aurait un système de retraite qui nous permettrait de partir à la retraite tous à 60 ans ! »
  • 2:20Invité politiqueChiffre
    « trop de gens partent à la retraite déjà usées, il y a 300 000 personnes qui n'arrivent même pas à, qui sont d'ores et déjà, qui ne sont plus dans l'emploi »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « C'est des mobilisations sociales. »
  • 5:56Invité politiqueFait
    « Tous ceux qui partent en vacances doivent se rappeler qu'il y a eu une grève qui a bloqué le pays et qui a amené à ce qu'en 1936, on obtienne des congés payés. »
  • 6:45Invité politiqueFait
    « Le Conseil d'État, ce n'est pas des insoumis-dits. »
  • 6:50Invité politiqueChiffre
    « Le texte sera complété par 29 ordonnances. »
  • 7:18Invité politiqueFait
    « Est-ce qu'il sait, Marc Fénaud, que c'est 1 000 euros pour ceux qui ont une pension complète ? C'est-à-dire que c'est quasiment le seuil de pauvreté. »
  • 16:40Invité politiqueChiffre
    « M. Macron, comme M. Mélenchon, comme M. Fillon, comme tout le monde. Le premier tour, M. Macron arrive en tête avec 24% des voix exprimées, 18% des électeurs inscrits. »

Temps de parole

  • Alexis Corbière66 %
  • Présentateur11 %
  • Présentateur 210 %
  • Locuteur 110 %

8,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous, c'est le 8.30 France Info, comme chaque jour, comme chaque semaine, jusqu'à 9h avec Myriam Onkawa. Bonjour Myriam. Bonjour Mathéo, bonjour à tous. Journaliste à la chaîne parlementaire, notre invité ce matin Myriam est députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Bonjour Alexis Corbière. Bonjour. Pourquoi continuer à demander le retrait d'une réforme, la réforme des retraites, alors que le gouvernement ne la retirera pas ?

0:35
Alexis Corbière

Écoutez, bon, parce que déjà nous considérons que ce projet n'est pas bon, revenons à l'essentiel, soyons basiques, simples et basiques, comme disait un artiste. Non, moi, pardon ? Aurel Sann. Aurel Sann, que j'aime bien. Enfin, j'aime beaucoup cette chanson. Je pense, revenons à l'essentiel, je pense que le projet du gouvernement, mais il ne s'en cache pas, c'est de considérer qu'en fonction de l'arrivée prochainement d'une génération qui partira à la retraite, le principal levier sur lequel il veut entamer une réforme des retraites, c'est d'actionner sur la durée de ton travail.

Et ce qu'il propose aux Français, disons-le clairement, c'est de passer à l'âge de 63, 64, 65 ans, et même plus d'ailleurs, quand on voit les projections de M. Delevoye, ça va même jusqu'à 67 ans pour de prochaines générations. Et je ne veux pas d'un projet de société qui vise à faire travailler plus longtemps, donc de fait mécaniquement à réduire les pensions, alors que d'autres possibilités de financement de nos retraites sont possibles.

Si on augmentait les salaires, on a beaucoup parlé des inégalités scandaleuses qui existent de rémunération entre les femmes et les hommes, qui encore aujourd'hui, et je vous connais assez féministes pour être, je le sais, indigné là-dessus, sur le fait qu'à travail égal, les femmes sont payées à 25-30% de moins que les hommes, ne serait-ce que si on arrivait à cela ? Mais alors, attendez, ça ferait 5 milliards supplémentaires pour notre système de retraite.

1:46
Présentateur

Pourquoi, pourquoi vous n'essayez pas de vous battre sur le fond, arracher des avancées sociales sur les femmes, sur les enfants, sur les majorisations d'enfants, sur la pénibilité ?

1:56
Alexis Corbière

Mais parce que nous le faisons, non mais pardon, attendez, nous le faisons, nous avons un contre-projet, nous l'avons répété plusieurs fois, je vous remercie encore de cette invitation ce matin, c'est toujours l'occasion, j'espère le faire avec intérêt, mais je sais que je pense à Adrien Quatennens, à Clémentine Autain, à Jean-Luc, chaque fois que vous donnez la parole à un insoumis, nous argumentons sur le fond, nous sommes pour, aujourd'hui, un meilleur système de retraite.

Moi, je ne suis pas sur une position qui consiste à dire, actuellement, le système, il est formidable, d'ores et déjà, les pensions sont trop basses, trop de gens partent à la retraite déjà usées, il y a 300 000 personnes qui n'arrivent même pas à, qui sont d'ores et déjà, qui ne sont plus dans l'emploi, et qui n'arrivent pas à l'âge de départ à la retraite dans l'emploi, ce qui les amène à ce que leurs pensions baissent, etc. Alors, comment on améliore tout ça ? Je donne un exemple, les femmes, si on augmente seulement les salaires des femmes, près de 5 milliards supplémentaires qui rentrent de cotisation.

Et surtout, revenons à l'essentiel, parce que toute cette controverse n'est que la déclinaison d'un grand débat. Quelle répartition des richesses voulons-nous aujourd'hui ? Attendez, la productivité des travailleurs français a augmenté de près de 30% ces trois dernières décennies, est-ce qu'on ne peut pas consacrer un point de PIB, voire deux points du PIB supplémentaires à notre système de retraite ? Et on aurait un système de retraite qui nous permettrait de partir à la retraite tous à 60 ans ! Donc, vous voyez, c'est projet de société contre projet de société. Les débats sur le point, en vérité, sont des débats secondaires.

3:05
Présentateur

Pour continuer à parler de ces amendements, on rappelle qu'il y en a plus de 22 000 sur le projet de réforme. 19 000 déposés par nous. Venant de la France insoumise. C'est une manière de transposer, finalement, le combat de la rue, où les cortèges se sont un peu amincis ces dernières semaines, à l'Assemblée, de porter le combat politiquement ?

3:21
Alexis Corbière

C'est une façon de le dire qui me va, même si...

3:23
Présentateur

Mais parce que ça n'a pas marché dans la rue ?

3:24
Alexis Corbière

Parce que la rue, comme vous dites, en plus, soyons respectueux de la rue, c'est-à-dire que ce qu'on appelle la rue, mais je sais que dans votre esprit c'est aussi à clair, c'est ce contre-pouvoir démocratique que nous avons le droit d'utiliser, parce qu'on a l'impression qu'aujourd'hui c'est quasiment péjoratif. Je rappelle que dans une société démocratique, il y a des pouvoirs, des contre-pouvoirs. Le droit de manifester, le droit de faire grève. Et qu'il ne faut pas le criminaliser, comme c'est parfois le cas de la part du gouvernement actuel, qui utilise, je vais utiliser un gros mot, quand même la Ve République dans tout ce qu'il y a de plus autoritaire.

C'est-à-dire que le chef a décidé. Et en gros, tous ceux qui contestent sont vus quasiment comme des sédicieux. Mais oui, effectivement, il y a une grande protestation aujourd'hui qui existe dans le pays. Toutes les études d'opinion, vous nous les servez régulièrement quand elles nous sont défavorables, démontrent que la majorité des Français sont contre ce projet de... Attendez, je termine, je termine. La majorité des Français est contre...

4:08
Présentateur

Une protestation personnelle, mais qui n'a pas permis de faire reculer le gouvernement. Mais vous n'en savez rien, mais dans le... Pour le moment, ça vous en connaît.

4:12
Alexis Corbière

Et alors, c'est pas parce que... Pourquoi d'ailleurs ? Pourquoi ça n'a pas marché jusqu'à présent ? Mais je suis en train de le dire, parce que le gouvernement n'en a que quick. Ils n'en ont rien à faire. Ils gouvernent contre le pays, ils sont minoritaires, ils n'en ont rien à fiche. Donc ça, ça amène à ce qu'au bout d'un an, il y a un pourrissement. Vous savez quel effet ça ? D'un grand dégoût de la politique. Les gens vont s'abstenir, les gens sont en colère. Il y a même de la violence. Et moi, je suis contre la violence qui amène, que l'on voit aujourd'hui, parce que les gens disent « Rien ne sert à rien ».

Et parfois, le fait de casser attire plus l'attention des médias, voire même l'attention du gouvernement, que de manifester démocratiquement. Mais ça, c'est une stratégie du pourrissement. Non, mais moi, je pense qu'il faut que cette grande protestation qui existe dans le pays, qui prend des formes symboliques, les avocats qui jettent les robes, les professeurs, les cahiers, doit aussi s'entendre à l'Assemblée de manière spectaculaire. Je réponds donc, les 19-1 amendements, les voilà.

4:54
Présentateur

Justement, voilà ce que disait sur ces amendements et sur cette bataille parlementaire. Marc Fénaud, il était avec nous il y a quelques jours sur France Info. Il est ministre, on le rappelle, des relations avec le Parlement. On l'écoute.

5:04
Locuteur 4

Je trouve que c'est dévoyer le rôle du Parlement, c'est dégrader le rôle d'un parlementaire, c'est au fond, devant les Français, dire qu'on ne veut pas le débat. Et je trouve que quand on est parlementaire, c'est faire défaut. Vous trouvez que, vis-à-vis des gens dont ils prétendent être les représentants, dire que vous renoncez aux 1 000 euros et que vous renoncez à une meilleure prise en compte de la pénibilité, c'est à la hauteur du débat et à la hauteur des idées qu'ils prétendent défendre ?

5:27
Présentateur

C'est une stratégie pour le ministre Fénaud totalement indigne du Parlement.

5:33
Alexis Corbière

Non mais bon, c'est un gentil garçon, il fait semblant de jouer au dur, mais ce n'est pas grave.

5:36
Présentateur

Mais à quoi ça sert le blocage, franchement ?

5:38
Alexis Corbière

Mais attendez, premièrement, ce n'est pas le blocage. Moi, je fais de l'obstruction contre une volonté de destruction. Je ne veux pas que quelque chose soit détruit. Je défends un acquis social que ce n'est pas M. Fénaud qui nous l'a donné. C'est des mobilisations sociales. Il faut arrêter de jouer. Vous savez, vous partez en vacances, j'imagine, et vous avez bien droit. Tous ceux qui partent en vacances doivent se rappeler qu'il y a eu une grève qui a bloqué le pays et qui a amené à ce qu'en 1936, on obtienne des congés payés. Et tous les acquis sociaux, si on les prend, vous savez, ce n'est pas les fénons et les macrons de l'époque qui nous l'ont accordé. C'est un rapport de force.

Aujourd'hui, ils veulent...

6:03
Présentateur

C'est un rapport de force qui, à l'Assemblée, vous êtes défavorable. Il y a une majorité à vous le reconnaissez. Alors, qu'est-ce que je fais, madame ?

6:07
Alexis Corbière

Je prends mon indemnité de parlementaire, je reste chez moi et je ne dis rien parce que je suis minoritaire.

6:10
Présentateur

Mais la stratégie, c'est quoi ?

6:11
Alexis Corbière

Attendez, je vais vous dire une chose. Est-ce qu'on est à la radio, mais on fait aussi un peu de télé. Décrivez ce que vous avez pour les gens qui nous écoutent. Il fait mille pages, ça s'appelle l'étude d'impact. C'est ça qu'on donne depuis vendredi dernier aux parlementaires. Mille pages, un peu plus d'ailleurs. Plus le projet de loi, plus la synthèse du projet de loi. On m'a donné ça vendredi et à partir de lundi, on est censé commencer à travailler. Vous voyez ça, les gens ? Impossible pour un parlementaire honnête. Vous savez, M. Fénault qui parle de la dégradation du travail de parlementaire. Personne et aucun des Playmobil LREM.

Je suis méchant, mais pour dire que j'en ai assez de ces gens qui font semblement de maîtriser ce document, ils ne le maîtrisent pas. Et ils nous disent, dans ces conditions, qu'il faut voter ce texte qu'eux-mêmes ne maîtrisent pas. Le Conseil d'État, ce n'est pas des insoumis-dits. Les conditions dans lesquelles ce texte est présenté amènent à ce que le parlementaire n'a aucune visibilité. Le texte sera complété par 29 ordonnances. C'est-à-dire qu'on joue, attendez, je termine. On joue avec les députés pendant un mois, mais en vérité, l'essentiel sera précisé par des ordonnances, c'est-à-dire par le gouvernement, par la suite.

Il y a une conférence de financement qui se terminera en avril, et les parlementaires vont voter en février. Tout ça est scandaleux. Les parlementaires sont ramenés à des godillots, à des serpillères. Moi, je ne joue pas à ce jeu-là, et je dis aux gens, moi, je suis la voix de ceux qui protestent.

7:11
Présentateur

Sur le fond, quand il dit, les députés insoumis, ils ne veulent pas des avancées sur lesquelles, pourtant, il y a un consensus, les 1 000 euros de minimum de pension.

7:18
Alexis Corbière

Mais c'est une blague. Est-ce qu'il sait, Marc Fénaud, que c'est 1 000 euros pour ceux qui ont une pension complète ? C'est-à-dire que c'est quasiment le seuil de pauvreté. Ça concerne très peu de gens. Non, mais ça, c'est une blague. Mais bien sûr que je suis pour 1 000 euros. Mais je suis même pour plus de 1 000 euros, moi. que vous allez travailler plus longtemps pour bénéficier d'une retraite complète. Si vous partez à la retraite à 62 ans, tel que c'est la loi, il y aura un malus. Il faudra travailler jusqu'à 65 pour avoir une retraite complète. Il est d'accord avec ça, Fénaud ? Il le dit aux Français qui veulent faire travailler les gens plus longtemps ? Non.

Alors, ces éléments de langage, en plus, il est gentil, Fénaud, en vérité, me font doucement rigoler. Parce que c'est un grand baratin, mais les Français ont compris. Ils sont contre. C'est ça qui serait raisonnable, c'est de l'entendre.

7:57
Présentateur

Je vous propose qu'on continue à en parler dans un instant, parce que vous connaissez la mécanique d'antenne. Mais vous avez bien raison. A 8h40, c'est le Filinfo, avec ce matin Stéphane Milhomme.

8:05
Locuteur 1

Et le rendez-vous est fixé ce milieu de matinée, au siège de la Fédération Française des Sports de Glace. Son président, Didier Gaillaguet, est réuni à un conseil fédéral, en plein scandale sur les violences sexuelles dans le milieu du patinage. Selon son avocat, sa démission n'est toujours pas d'actualité. La catastrophe de Lubrizol aurait-elle pu être évitée ? Trois jours avant le gigantesque incendie à Rouen, la compagnie d'assurance de l'usine Céveso lui a transmis un rapport. Il mettait en lumière les failles des installations et les mesures de sécurité à prendre pour éviter le pire. C'est ce que révèlent Le Monde et Mediapart.

Tous les équipements étaient conformes à la réponse de la direction de Lubrizol. Le coronavirus, le bilan passe à plus de 720 morts en Chine. Un Américain mort à Wuhan. Six patients restent soignés en France. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, annonce le renforcement des consignes pour les Français amenés à séjourner dans ce pays et ensuite les conditions de leur retour. Les bureaux de vote sont désormais ouverts pour près de 5 millions d'électeurs. En Irlande, jour d'élections législatives. Les Irlandais très critiquent vis-à-vis de leur premier ministre sortant, Léo Varadkar. Et puis Marseille-Toulouse, premier des six matchs du jour en Ligue 1 dès 17h30.

Hier soir, en ouverture de cette 24e journée, les footballeurs de Lille se sont imposés 2 à 0 face à Angers.

9:18
Locuteur 3

France Info, et tout est plus clair.

9:22
Présentateur

Le 8.30 France Info ce matin avec le député La France Insoumise de Seine-Sagne, Alexis Corbière et Myriam Ankawa. Une question encore sur votre stratégie. Est-ce que votre objectif, c'est aussi de faire monter la colère sociale ? Il y a une grève qui s'annonce dure à la RTP le 17. Il y a une mobilisation le 20 février. Est-ce que vous pensez que le mouvement social peut repartir ?

9:41
Alexis Corbière

Non mais déjà, moi je ne cherche pas à faire monter la colère. Elle est là dans le pays. Ce n'est pas moi qui la déclenche, c'est Emmanuel Macron. Ce que je souhaite premièrement, c'est que cette vague de protestations s'entende à l'Assemblée. Vous connaissez bien l'Assemblée. Je veux dire, ça peut être aussi très feutré. C'est-à-dire que les bruits du pays ne sont pas entendus. Entre belles personnes, on va discuter gentiment. Et comme le rapport de force a été fixé en 2017, en gros je fais semblant de m'opposer, etc. Moi je ne veux pas de ça. Je veux que ce qui se passe dans le pays, cette protestation, elle soit entendue. Deuxièmement, oui effectivement, la protestation continue.

Elle va prendre des formes diverses. On n'aura peut-être pas, là actuellement, la grève générale, mais il y a une protestation générale. Écoutez quand même, la profession des avocats, ils ont encore revoté hier soir unanimement. C'est quand même des gens raisonnables. Ils sont radicalement contre. Les enseignants sont contre. On a compris que vous jouez la montre à l'Assemblée. Non, je ne joue pas la montre.

10:26
Présentateur

Si, parce qu'effectivement, à force de répéter des amendements qui suppriment alinéa par alinéa l'ensemble de ce texte, Avec des discussions sur le fond. J'invite chacun à le regarder sur une chaîne que vous connaissez bien à LCP. On discute du fond, on discute pénibilité. Jean-Luc Mélenchon lui-même avait parlé d'obstruction. Oui, oui. Le risque, c'est qu'au fond, la commission n'arrive pas au bout de ces 22 000 amendements.

10:47
Alexis Corbière

Elle n'y arrivera pas.

10:47
Présentateur

Mais ça sert quel intérêt ? Pas les voutres. On va avoir un texte dans l'hémicycle, il va revenir sans aucun amendement repris. On repart de zéro.

10:56
Alexis Corbière

Mais de toute façon, on part de zéro. J'ai montré ce document. C'est impossible de travailler dans ces conditions. Le Conseil d'État dit que de toute manière, les parlementaires ne connaissent pas les variables de fixation du point. C'est-à-dire qu'on travaille à l'aveugle. Le mépris du Parlement, c'est le gouvernement qui l'impose. C'est d'imposer un texte qui n'est même pas finalisé. Normalement, écoutez, la négociation qui s'est ouverte, elle aurait dû avoir lieu avant le travail parlementaire. Qu'on y voit clair. Là, on ne sait pas. Hier soir, il y a eu un moment de trouble durant la commission des retraites. Parce que les parlementaires REM sont incapables de dire la valeur du point.

Comment pour les carrières pénibles, ce sera compensé. On nous dit qu'on va tenir compte de la pénibilité. Les mêmes ont supprimé quatre critères de pénibilité en 2017. Ils nous disent qu'on va en tenir compte. On leur demande des précisions. Ils disent qu'on ne sait pas. On ne verra pas en redonnance. Donc, un parlementaire, comment dirais-je, ce n'est pas une marionnette. Ce n'est pas un pot de fleurs.

11:42
Présentateur

Justement, vous l'avez dit tout à l'heure, ce sont des playmobiles, la majorité.

11:45
Alexis Corbière

Non, mais c'est une expression, c'est une blague. C'est des jouets. Mes enfants, les playmobiles, ce n'est pas une insulte.

11:48
Présentateur

Mais ce n'est pas un peu facile, ce procès ?

11:49
Alexis Corbière

Non, ça veut dire que c'est tous les mêmes. Et à tel point, on l'a même vu. Il y a eu un bug tragique sur l'histoire des jours de deuil sur les enfants. C'est-à-dire que le gouvernement manifestant à un pénicaud et le président du groupe a dit « Discipline, on vote tel truc. » Bing, tous ils lèvent la main, ils votent. Deux jours après, émotion dans le pays.

12:05
Présentateur

Ils disent « Ah non, mais on regrette ! » Justement, il y a eu cette polémique, ce pataquès, comme vous voulez, sur cet aspect-là. D'abord, ce vote honteux. Parce que d'abord, ce vote honteux.

12:14
Alexis Corbière

C'est-à-dire des gens qui disent « Vous n'en avez pas 12 jours suite aux deux d'un enfant. »

12:17
Présentateur

Il y a des tensions dans la majorité. Il y a des députés à La République En Marche qui s'en vont. Il y a le Conseil d'État qui hausse le ton, qui d'abord critique la réforme des retraites et ensuite retoque la fameuse circulaire Castaner. Est-ce que cette mauvaise passe que traverse la majorité fait vos affaires ? Ça ne s'écrit pas comme ça.

12:33
Alexis Corbière

Moi, je vais vous dire à ce micro une grande inquiétude. D'un pourrissement de la vie politique. En général ? Oui, de manière générale. Moi, je suis une force qui porte historiquement les idées des Lumières, un avenir positif. Mon idée, c'est quoi ? C'est le vieux débat, j'ai dit tout à l'heure. Partageons mieux les richesses, organisons la transition écologique, définissons des institutions plus démocratiques parce que la Ve République est à bout de souffle. Si ça n'a pas lieu, c'est-à-dire une sortie positive, ça peut mal finir pour le pays. Moi, je vais vous dire pour la première fois dans mon existence militante la possibilité que l'extrême droite remporte les prochaines élections.

Ce n'est pas du baratin. C'est possible en raison du climat de Cuba. Alors justement, on y vient au climat. Non, non, mais... Parce que vous parlez... Attendez, pardon, pardon. Ce que je veux vous dire, c'est que... De Marine Le Pen en 2022 ? Ce n'est pas sûr que moi, je ne me félicite pas de ce pourrissement. Et j'essaie de trouver une issue.

13:19
Présentateur

Il y a de la tension, il y a de la violence dans l'air, dans les cortèges.

13:22
Alexis Corbière

Bien sûr, il y a de la brutalité dans l'exercice de la politique.

13:24
Présentateur

Il y a les effigies du président au bout d'une pique. Il y a des députés marcheurs agressés lors de leurs voeux. Le gouvernement accuse Jean-Luc Mélenchon clairement d'alimenter ces violences. On va écouter Laurent Nunez, le secrétaire d'État à l'intérieur sur France Inter.

13:37
Locuteur 5

Monsieur Mélenchon, en dénonçant ce qu'il appelle les violences policières, les supposées violences policières, il occulte la violence terrible de l'ultra-gauche. Et violences d'ailleurs, parfois, on a un peu l'impression qu'il appelle parfois la violence dans les manifestations.

13:48
Présentateur

Vous soufflez sur les braises, Alexis Corbière.

13:50
Alexis Corbière

Déjà, ce qui a été intéressant, je lui ai interrogé, monsieur Nunez, toujours à l'Assemblée, c'est que lui, il est vraiment dans le rôle, on dirait un représentant syndical policier. C'est-à-dire que la police, il n'y a aucun problème. On ne peut pas discuter. Je pense qu'il a tort. La police, c'est un service public comme un autre. Moi, je suis pour défendre la police, police républicaine. Dans ma ville, même à Bagnoli, je demande à un commissaire de plein exercice. Il travaille dans des conditions détestables. Mais là, il vous accuse d'alimenter les violences. Pour que sa parole ait de la valeur à monsieur Nunez, qui paraît être un homme sérieux et qui est le vrai ministre.

Castaner, lui, il est là pour la galerie. Le vrai homme responsable qui connaît le métier, c'est Nunez. Mais on a tous vu des vidéos, quel que soit ce qu'on pense dans la police, des croche-pieds, des gens frappés au sol. Moi, j'ai une syndicaliste qui s'appelle Irène, de la mairie de Montreuil, de la ligne 9, qui s'est fait ouvrir le crâne à coup de mâtre. C'est le supposé violence policière qui vous indigne ? On peut quand même discuter sérieusement au bout d'un moment, de dire, écoutez, il y a des choses qui ne vont pas.

Vous avez fait une liste de la violence, mais le nombre d'œils qui ont été crevés, de mains qui ont été arrachées, de 155 journalistes durant les manifestations blessés par des forces de l'ordre. On peut en discuter ? Ou chaque fois que je vais parler, on va dire... Vous pouvez en discuter complètement. Vous êtes libre de le faire ici. Je réponds à monsieur Nunez. Mais on peut en parler ou chaque fois on va dire non, non, vous êtes anti-flics. C'est des supposées violences policières. Parce que les gens, ça les rend fous. Parce que, autant je suis contre qu'il y a éventuellement des gens infiltrés dans les manifs qui font des violences.

Mais si chaque fois qu'on voit ces images qui, comme par hasard, blesse des gens qui ne sont pas des black blocs. Moi, je connais Jérôme Rodrigues. Il n'y a pas plus doux que cet homme. Un œil crevé. Quelqu'un va s'excuser ? Et on pourrait continuer. Il y a un changement de temps du gouvernement. Attendez.

15:10
Présentateur

Christophe Castaner qui supprime le GLIF-4. Vous voyez un changement ? Pardon ? Christophe Castaner qui a supprimé l'utilisation du GLIF-4.

15:18
Alexis Corbière

Mais peut-être au courant, attendez.

15:19
Présentateur

Est-ce que vous voyez un changement ?

15:21
Alexis Corbière

Non, mais madame, vous êtes trop bon journaliste. Les stocks des grenades GLIF-4 sont arrivés à terme. Donc, ils vont arrêter de les utiliser. Tu parles, les stocks sont à terme. D'accord ? Donc, ne dites pas qu'il va arrêter. Moi, j'ai déposé un projet de loi pour l'arrêt de ces grenades où Jacques Toubon a dit qu'elles sont dangereuses. Elles ont quand même arraché des mains. Je suis pour arrêter le LBD dans les manifestations, notamment dans les... On peut discuter de ça. Peut-être... Sur quoi je prends l'exemple ? Dans d'autres pays d'Europe, ce ne sont pas les mêmes techniques policières. Il n'y a pas des mains arrachées et des œils crevés.

Et là, depuis le début, chaque fois que je prends la parole, à travers moi, on me dit antiflic. Oui, vous attisez la haine. Bon, écoutez, en attendant, le pays, quand même, manifestant, sont quand même blessés.

16:02
Présentateur

Et c'est du jamais vu. Je vous pose une question, justement, mais en rapport avec celle-là. Emmanuel Macron avait dénoncé ceux qui, selon lui, prétendraient que la France est une dictature. Jean-Luc Mélenchon a précisé ensuite en disant que la France n'était pas une dictature. Il a bien fait la différence. Il a dit que c'était un régime autoritaire. Vous souscrivez à cette formule ?

16:21
Alexis Corbière

Oui, la formule, vous savez, elle est classique. La Ve République est un régime qui peut être utilisé de manière autoritaire. Et M. Macron le fait à plein. Qu'est-ce que ça veut dire ? On peut avoir deux secondes. Je sais que le temps compte. Mais allez-y, allez-y. C'est-à-dire que personne ne peut nier. Emmanuel Macron, je le répète, est élu président de la République, soit. Mais les conditions de l'élection de 2017 doivent nous interroger. M. Macron, comme M. Mélenchon, comme M. Fillon, comme tout le monde. Le premier tour, M. Macron arrive en tête avec 24% des voix exprimées, 18% des électeurs inscrits. Il est élu au second tour.

Je l'affirme à ce micro, d'abord dans un rejet de Mme Le Pen, ce qui est heureux. Mais ça devrait... Il aurait dû se dire qu'il était minoritaire, qu'il avait une base électorale faible, qu'on retrouve dans tous les députés en marche, sont élus avec 20% des électeurs. Comme moi, d'ailleurs, à ce micro. Moi, je fais 21% des électeurs inscrits dans ma circonscription. Pourtant, je fais 60% des voix. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Quand vous voyez qu'il y a une base électorale aussi faible, vous réfléchissez à quelles nouvelles institutions plus démocratiques ? Lui, M. Macron, dit non. Je vais appliquer mon programme.

Je vais même aller plus loin que mon programme parce qu'il n'a pas été élu. C'est écrit dans son programme, page 13, pour faire travailler les gens plus longtemps. Bon, ça, c'est un exercice, donc, ce qu'il fait, autoritaire. Donc, il n'y a pas d'autorité que dans la répression. Oui, c'est un exercice politique autoritaire qui amène à dire je suis minoritaire dans le pays, mais je m'en fiche, j'avance quand même.

17:33
Présentateur

Mais un régime autoritaire, vous savez que ce n'est pas ça, un régime autoritaire, ce n'est pas exactement la France. Il y a des élections libres, il y a des délibérations, il y a des corps intermédiaires, il y a une presse libre.

17:42
Alexis Corbière

Je vous ai démontré que le président actuel n'est pas majoritaire dans le pays. Lors des élections, il n'a pas fait plus de 50% des voix. D'accord ? Et pour autant...

17:49
Présentateur

Mais ça, c'est la Ve République, ça.

17:50
Alexis Corbière

Merci. La Ve République, elle est née... C'est pas la question d'un régime autoritaire. Attendez, la Ve République, on va dire deux mots, et je vous donne la parole. 1958, la crise d'Algérie qui dure, la menace d'un coup d'État militaire. Vous savez l'opération résurrection, qu'une partie de l'armée française était prête à sauter en parachute sur Paris ? Dans ces conditions, un régime taillé sur mesure sur le général de Gaulle a été mis en place. Plus de 50 ans plus tard, on ne peut pas réfléchir à des institutions moins présidentielles, des institutions plus parlementaires.

18:15
Présentateur

On va le faire, et on va parler des municipales, mais je vous coupe, parce qu'il est déjà 51. C'est normal. 8h51, et on retrouve Stéphane Milhomme, Le Filin Fou.

18:22
Locuteur 1

Et ce premier jour de vacances pour les élèves de la zone C et leurs parents, ceux de l'île de France et de la région Occitanie. Bison fut éclasse ce samedi orange dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment en direction des stations de ski. 80% des stations sont bien enneigées, constate le directeur général de France Montagne sur France Info. Mais en priorité dans les Alpes. L'épidémie de coronavirus en Chine. Un Américain est mort à Wuhan. C'est le premier étranger à mourir du virus dans ce pays. Plus de 720 morts en Chine. En France, 6 personnes restent soignées. Le pronostic vital est toujours engagé pour un patient chinois de 80 ans hospitalisé à Paris-Bichat.

Les avocats restent mobilisés contre la réforme des retraites, réforme de leur régime autonome. Le Conseil national des barreaux a voté hier la poursuite du mouvement après la grande manifestation de lundi dernier à Paris. Mouvement qui depuis un mois se traduit aussi par le renvoi de centaines d'affaires dans les tribunaux. Après l'appel à un lundi noir le 17 février à la RATP, trois syndicats rejoignent l'UNSA dans cette journée de mobilisation. Lundi noir en perspective. Donc le 17 pour les métros, RER, bus et tramway. Et puis c'est « Où nous, où ce pouvoir ? » l'un des slogans pour le 51e vendredi de mobilisation en Algérie.

Des dizaines de milliers de manifestants défilaient encore hier à Alger contre le pouvoir. Le mouvement de contestation semble toutefois marquer le pas.

19:38
Locuteur 3

France Info. Et tout est plus clair.

19:43
Présentateur

Alexis Corbière, votre collègue à l'Assemblée, Adrien Quatennens, a dit « La terrible réalité, c'est que si vous voulez changer la vie des gens par rapport à la présidentielle, le cadre municipal est très restreint. Est-ce que les municipales ne sont pas une priorité pour la France Insoumise ? Pas forcément une priorité. Est-ce que vous le reconnaissez ?

20:00
Alexis Corbière

On sera présent dans cette élection, mais Adrien a raison de le dire, et je l'ai encore dit, moi j'ai fait deux meetings municipaux hier soir à Bagnolet, à Mont-Tierre, à Montreuil, que c'est très difficile pour des communes de promettre beaucoup de choses, de mettre en place des politiques dans le cadre des politiques de réduction budgétaire que nous impose l'actuel gouvernement, de dégradation des services publics. Moi je ne vais pas mentir, je ne vais pas faire croire que je vais créer un petit paradis local dans le cadre d'une grande régression sur le plan national.

20:21
Présentateur

Les mères ont quand même véritablement du pouvoir, on peut changer les choses localement, on a l'impression que vous enjambez le scrutin parce que vous n'avez qu'une centaine de conseillers municipaux. Vous n'avez pas entendu

20:29
Alexis Corbière

ce que je suis en train de dire.

20:32
Présentateur

Faute d'ancrage local aujourd'hui, ce n'est pas un scrutin facile pour la France Insoumise.

20:35
Alexis Corbière

Mais non, mais l'ancrage local, comme vous dites par ailleurs, cette histoire, arrêtez l'ancrage local, on est tous sur terre. Moi j'en ai marre de ce truc, des gens qui disent la France Insoumise, vous savez, c'est des êtres humains. Vous ne gouvernez que dans une seule ville, Grabel dans les roues. Très bien, on est un mouvement jeune et on va progresser, vous inquiétez pas là-dessus, même si sans doute vous le noterez, on sera sans doute le mouvement qui en termes de nombre de conseillers municipaux va le plus progresser.

Mais revenons à l'analyse que posait Adrien ou d'autres, c'est-à-dire qu'aujourd'hui le problème dans les communes et particulièrement chez moi en Seine-Saint-Denis, c'est la dégradation des politiques de l'État. Donc nous ce qu'on veut c'est connecter la campagne municipale que nous menons avec le débat national. Parce que je connais, on appelle ça, moi j'appelle ça la municipalité aiguë, les petits locaux qui soutiennent M. Macron mais localement se planquent, ne mettent pas un label LREM et vous font croire que localement ils vont faire des choses merveilleuses. François Ruffin par exemple à Amiens

21:24
Présentateur

a fait de la place aux socialistes sur sa liste il a tort.

21:29
Alexis Corbière

Mais quel est le rapport avec la discussion ?

21:30
Présentateur

Vous dites les petits arrangements locaux. Vous, vous voulez

21:33
Alexis Corbière

à la France Insoumise ?

21:35
Présentateur

Je sais bien, mais à la France Insoumise vous considérez que vous êtes un mouvement citoyen plutôt sur des listes citoyennes.

21:41
Alexis Corbière

Sur des contenus. Pourquoi on ne va faire des partenariats avec les partis de position locale ? Deuxième document. Pour montrer, à Bagnolet on fait une liste, on est avec le parti communiste par exemple, moi je la soutiens et notamment ce qu'on met comme contenu c'est une charte éthique où pour la première fois si notre équipe est élue dirigée par Laurent Jamais et Raquel Garrido il y aurait le droit de révoquer les élus. C'est nouveau, c'est un droit nouveau pour les citoyens.

Si 15% du corps électoral le demande pour casser justement parfois ces systèmes où j'ai parlé de la monarchie présidentielle mais là vous avez des petites baronies municipales et j'espère, moi je ne connais pas bien Amiens mais je n'en doute pas qu'on est sans François que c'est d'abord sur le contenu qu'on regroupe. Après s'il y a telle ou telle force moi ça ne me pose pas de problème. On a l'impression

22:19
Présentateur

que vous prévisez les listes citoyennes.

22:21
Alexis Corbière

Oui on essaie de faire des citoyennes mais les partis politiques ne sont pas complètement exclus ce n'est pas le sujet. Si on arrive à faire cette alchimie à Montreuil moi je soutiens une liste dans laquelle il y a les insoumis derrière le maire Patrice Bessac il y a une large force il y a un large arc de cercle de parti mais il y a aussi après des démarches citoyennes qui ont été mises en place. Il y a d'autres villes où ça ne se passe pas du tout comme ça.

22:39
Présentateur

Et les listes communautaires ça existe ou pas ?

22:41
Alexis Corbière

Alors qu'est-ce que c'est ?

22:43
Présentateur

Je vous pose la question.

22:43
Alexis Corbière

Non mais je ne sais pas c'est vous qui êtes journaliste et qui lancez le sujet. Moi je suis contre le communautarisme je veux juste qu'on me définisse qu'est-ce qu'une liste communautaire. Si ça existe je suis contre. Si l'idée c'est que des gens se présentent en disant voilà mon texte de référence religieux et c'est ça ça existe une liste qui dit voilà c'est la Bible la Torah ou le Coran qui est notre programme. A titre personnel je n'en connais pas. Il paraît qu'en Seine-Saint-Denis il y en a plein je n'en connais pas. Il y a même des gens qui font des livres pour dire qu'à Bagnolet il y aura un foyer de listes communautaristes je n'en vois pas.

Mais que tous ces gens je vais vous dire une chose Bérya Mankawa qui ne franchissent jamais le périphérique qui ne foutent jamais les pieds en Seine-Saint-Denis mais qui ont un point de vue très arrêté sur ce qui s'y passe qui chaque fois qu'il y a un citoyen musulman qui s'engage vont lui faire chier des poux bon Jeannet ras-le-bol Vous attendez quelque chose

23:28
Présentateur

du plan contre le communautarisme d'Emmanuel Macron ?

23:31
Alexis Corbière

Je ne sais même pas ce que c'est.

23:32
Présentateur

Le communautarisme religieux le repli identitaire ça ça existe.

23:36
Alexis Corbière

Mais il faut lutter contre l'obscurantisme repli identitaire il faut défendre la laïcité il faut des services publics qui émancipent les citoyens il faut effectivement arrêter de faire du clientélisme religieux comme parfois le fait vous savez qui ? Monsieur Macron justement qui n'est pas le dernier bien souvent à faire la tournée moi je ne fais jamais des tournées en allant voir les autorités religieuses de la manière dont le président de la République le fait Je suis un laïc un républicain Je défends quoi ?

Liberté de conscience et liberté évidemment de pratiquer sa foi quoi qu'il arrive les français de confession musulmane doivent pouvoir pratiquer leur foi tranquillement les français de confession juive idem les catholiques idem mais aussi liberté de conscience évidemment droit de critiquer les religions s'il le faut dans le cadre évidemment défini par la loi de la liberté d'expression ça c'est la laïcité et il ne faut pas de laïcité à géométrie variable je vous laisse je vois que vous voulez m'interroger

24:22
Présentateur

Non mais sur l'affaire Mila justement que vous parlez de ça ces derniers jours non mais il y a un sondage qui a montré qu'une moitié de français était pour l'établissement le rétablissement d'une interdiction de blasphémé le droit de blasphème

24:34
Alexis Corbière

Eh bien je ne suis pas d'accord je ne suis pas d'accord mais moi je pense parce qu'à force de faire de la géométrie variable les gens ne comprennent plus rien premièrement l'affaire Mila c'est même pas un débat de laïcité en tant que tel la laïcité c'est la claire séparation entre la religion et la politique pas financement public des religions là c'est un débat sur liberté de conscience tout le monde a le droit de penser ce qu'il veut dans ce pays y compris de critiquer les religions et il n'y a pas de droit de blasphème on a le droit de critiquer les religions dans le cas bien entendu défini par la loi où on n'a pas le droit non plus d'insulter les fidèles cette jeune fille a été menacée de mort c'est scandaleux elle doit être protégée elle doit être scolarisée mais ça c'est le boulot de Blanquer de monsieur Castaner de la protéger si des gens l'ont menacé de mort la justice doit leur courir après mais est-ce qu'on peut aussi sortir de ce débat attendez je termine parce que dans cette maison un comique qui s'appelle Frédéric Fromé si je ne dis pas de bêtises sur une radio qui est amie France Inter a critiqué bon c'était lourd sans doute et un peu vulgaire la religion catholique et immédiatement à lui on lui a demandé des excuses d'accord il y a eu un grand scandale la directrice de la radio et d'autres et d'autres responsables religieux toujours mis là quand il s'agit de critiquer une religion là on demandait des excuses donc je termine mon propos on arrête pas de laïcité ou de critique des religions à géométrie variable

25:41
Présentateur

merci d'être passé ce matin à France Info merci Myriam on se retrouve demain à la même heure 8h30 bonne journée à France Info et l'info politique n'oubliez pas c'est aussi un podcast original sur France Info Paris, la bataille le feuilleton des municipales un nouvel épisode tous les vendredis un podcast à écouter sur franceinfo.fr disponible aussi sur l'application Radio France sur l'application Radio France