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interviewSud Radio (sur YouTube)· 15 décembre 2025 13 min

David Amiel : "Certaines déclarations politiques de LFI alimentent l'antisémitisme"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aili et Jean-François Aquili, votre invité [musique] politique ce matin sur Sud Radio, c'est David Damiel, ministre délégué en charge de la fonction publique et de la réforme de l'État. Il y a du boulot à faire. Oui.

Bonjour David Amiel, nous allons justement évoquer votre croisade contre les tarifs abusifs pratiqués par les centrales d'achat public. Il y a sans doute des milliards à dégager dans cette histoire. Euh, un mot d'abord sur l'attaque terroriste de Sydney.

Vous êtes membre du gouvernement. Elle avait pour but de tuer le le plus grand nombre de juifs. Que dites-vous ce matin, David Damiel ?

Est-ce le résultat de l'antisémitisme, il faut le dire, hein, qui a gagné le monde entier et que nous constatons ici en France ? Oui, l'antisémitisme se répand. Il se répand dans le monde entier et cet antisémitisme tue.

On l'a vu hier, dimanche en Australie et on pense évidemment aux familles des blessés, des victimes, à leurs proches, à tous les juifs qui fêtent en ce moment même les fêtes de Hanuka. Mais c'est aussi le cas en France. L'antisémitisme a tué et tue en France.

Ça c'est la raison pour laquelle il faut le combattre pied à pied. Non seulement combattre le terrorisme mais aussi combattre tous les discours qui pavent la voix à ces acte. Vous dites les discours.

Est-ce que certains politiques jouent avec le feu depuis le le 7 octobre ? Bah, il est évident que depuis euh le 7 octobre, certaines déclarations euh politiques du côté de l'extrême gauche alimentent l'antisémitisme. Du côté de la France insoumise, c'est évident aussi que il y a un antisémitisme d'extrême droite qui n'a pas euh disparu.

On le voit euh aussi euh jour après jour. Donc oui, il faut pouvoir tenir une ligne intransigente face à toutes ces manifestations d'antisémitisme. C'est la ligne du gouvernement. dénoncer ces discours hein qui peuvent fabriquer, on va dire [rires] de l'antisémitisme et même des des actions violentes.

Hein ou on a aujourd'hui beaucoup de juifs en France qui rentrent chez eux la boule au ventre qui changent leur nom sur leur adresse, qui changent leur nom quand ils commandent un taxi qui enlèvent leurs enfants de l'école publique et tout ça c'est inacceptable. David Amiel, une réunion importante consacrée aux achats publics se tient aujourd'hui à Berin cette histoire. La clé, ce sont peut-être des milliards que l'État pourrait économiser sur les centrales d'achat.

David Amel, les commandes publiques sont trop chères aujourd'hui. Les commandes publiques c'est très important, vous l'avez dit, c'est 230 milliards d'euros l'État et les collectivités locales. Évidemment, c'est nécessaire 230 milliards d'euros. 230 milliards d'eurimut hein.

Donc c'est une mairie au hasard hein ou un ministère peu importe achète une cafetière un fauteuil je ne sais quoi trop cher sur catalogue. En tout cas, on a eu en tout cas beaucoup trop d'exemples où on voit effectivement que des mairies, des ministères achètent une cafetière des dizaines d'euros supplémentaire du prix auquel vous moons les acheter au supermarché. Bah une cafetière qui est vendue 60 € elle peut être achetée par une mairie une centaine d'euros.

C'est inacceptable. C'est inacceptable. Et donc j'y mettrai fin et j'y mettrai fin avec un dispositif très simple.

Quand une mai collectivité passe par une centrale d'achat public parce que souvent elle n'achète pas directement, elle passe par des centrales d'achat public dont c'est le métier et qu'il y a un écart entre le prix qu'elle observe supermarché du coin sur internet et le prix qui est sur le catalogue de cette centrale d'achat et ben quand il s'agit de l'UGAP, la centrale d'achat qui dépend de l'État, elle pourra le signaler immédiatement et le catalogue s'ajustera pour une très large gamme de produits. L'Union des groupements d'achat public LUGAP qui brasse combien ? près de 7 milliards d'euros d'achat, hein.

Oui. Ça veut dire quoi ? Vous pouvez vous mettre le nez là-dedans parce que il va falloir aussi il y a des intermédiaires hein parce que les centrales d'achat se fournissent sur s de plateforme en quelque sorte.

Oui, mais c'est le rôle de l'État de la politique de s'assurer que les achats publics sont sous contrôle, c'est-à-dire que chaque euro est dépensé et c'est bien ce que je m'emploie à faire. J'ai parlé du juste prix, c'est celui-là. Mais il s'agit aussi de pouvoir faire des économies car sur cette masse considérable, on peut et on doit mieux faire.

On vise avec Améline Monchalin, la ministre de l'action et des comptes publics, 850 millions d'euros d'économie l'année prochaine en 2026. On a déjà réalisé des économies les années précédentes et on continuera à aller plus loin. On peut le faire en faisant la transparence sur le fonctionnement des centrales d'achat public, j'en parlais.

On doit le faire aussi en simplifiant la vie des acheteurs. Vous savez, il y a aujourd'hui beaucoup de gens qui passent des heures et des heures à éplucher des appel d'offre. Tout ça coûte très cher.

Avec l'intelligence artificielle, on peut gagner 60 % de temps. Ce sont aussi des outils qu'on va généraliser. David Amiel, j'ai lu, je sais pas si c'est vrai, une hypothèse qui donne 5 milliards d'euros à terme à terme, pas l'année prochaine, mais d'économie potentielle rien qu'en optimisant les seules collectivités, les achats des seules collectivités locales.

C'est réaliste ou pas ? Ah bah c'est réaliste à terme de faire plusieurs milliards d'euros d'économie puisque dès dès l'année prochaine, nous visons 850 millions d'euros et on a bien l'intention de continuer les années suivantes en étant encore plus ambitieux. Vous parleriez de raquettes publiques avec ces centrales d'achat ?

Non, les centrales d'achat, elles peuvent être et elles sont utiles. C'est les gens dont c'est le métier d'acheter. En revanche, il faut qu'elle fonctionne mieux.

Vous êtes d'accord pour dire que euh finalement ce serait une solution euh pour trouver une trappe à milliards plutôt que d'accabler euh certaines catégorie de français. Je pense au débat fiscal hein euh budgétaire. Vous reconnaissez qu'il y aurait la démarge à trouver.

Pourquoi est-ce qu'on y pense aussi tard en fin de compte ? Ça fait plusieurs années qu'on réalise des économies sur les achats publics, plusieurs centaines de millions d'euros tous les ans. Ce qu'on veut avec ce plan, c'est pouvoir aller encore plus loin parce qu'effectivement quand on demande des efforts à l'ensemble des Français, bah il faut commencer par s'assurer que l'argent public est aujourd'hui bien dépensé.

Il faut aussi s'assurer que cet argent public serve à soutenir notre économie, nos PME, nos entreprises, nos industries et qu'il ne servent pas à bibronner des entreprises américaines ou chinoises. C'est aussi une des priorités de ce plan. Euh David Amiel, dernière ligne droite pour le budget, il reste 8 jours maximum avant la signature finale.

Je parle du budget loi de finance. Euh Ellisabeth Born dit 493, que répondez-vous ? Bah qu'il faut euh avant de parler de 493 de loi spéciale, enfin on voit tout ce débat procédural qui obsède la classe politique française, il faudrait d'abord savoir quel compromis on souhaite.

Ce qui est clé dans les prochains jours, c'est de pouvoir rapprocher ce que le Sénat a travaillé et ce que l'Assemblée nationale a travaillé. On a réussi à faire adopter le budget de la sécurité sociale. C'est la moitié des dépenses publiques.

Ce qui est devant nous, c'est le budget de l'État et le financement des collectivités locales. C'est l'autre moitié. Mais je crois qu'on peut y arriver.

Soutenez-vous les deux mesures votées au Sénat. Le non remplacement d'un fonctionnaire de l'État sur de partant à la retraite à l'exclusion du régalien. C'est à voir c'està dire les l'armée, la justice, la police euh et l'augmentation du nombre de jours de carence dans la fonction publique.

Non. En ce qui concerne le le je ne les soutiens pas, c'est ce que j'ai dit au Sénat quand on a eu le débat. Je l'ai dit au sénateur parce que le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, on l'a déjà essayé dans le passé et le problème de ces règles aveugles, c'est que ça nous avait conduit à l'époque notamment à des coupes claires dans la police.

On a mis des dizaines enfin des des années à pouvoir rattraper cela. Ce que nous proposons avec ce budget, c'est des choix ciblés. On recrute dans la police, on recrute dans la justice, on recrute dans les armées, on recrute des accompagnants d'élèves en situation de handicap. ont fait des économies considérables par ailleurs et au total le nombre d'emplois public de l'État baissera de 3000 dans la copie qui est proposé par le gouvernement.

Je crois que c'est cette approche ciblée mission par mission, service public par service public qui est utile. Il y a-t-il trop de fonctionnaires en France ? David Amiel.

Emmanuel Macron avait promis, c'était la campagne de 2017, de supprimer 120000 postes. Résultat, il y a 176000 agents supplémentaires aujourd'hui. Le budget qui est proposé prévoit une réduction du nombre de postes, je viens de le dire, de 3000.

Mais je crois que si on regarde la question des finances publiques dans leur ensemble, c'est euh beaucoup les dépenses sociales qui ont euh alimenté la dette publique ces dernières années. Et si on se projette à l'avenir, évidemment en 2027, la question d'une réforme structurelle notamment des retraites se pose. C'est ce que propose mon parti Renaissance avec Gabriel Atal et je crois que c'est une clé essentielle pour l'avenir.

Vous reconnaissez que c'est un échec d'Emmanuel Macron en la matière sur l'histoire de la suppression du nombre même ciblé hein des fonctionnaires en France. Vous avez été un de ses proches conseillers hein jadis de d'Emmanuel Macron. Là-dessus il a échoué franchement.

D'abord il y a beaucoup de recrutements de fonctionnaires que vous évoquez qui ont été faits par les collectivités locales. Là-dessus, ce n'est pas l'État qui décide. Ensuite, effectivement, le choix qui a été fait par le président de la République, ça a été de réformer les dépenses sociales.

C'était le cas de la réforme des retraites, c'était le cas de la réforme de l'assurance chômage, des différentes réformes de l'assurance chômage, de réduire le déficit en dessous de 3 %, c'était le cas jusqu'en 2019. Ensuite, il y a eu la crise et d'investir dans les services publics. Je crois que cet équilibre là, c'est celui qu'il faut continuer à chercher.

Vous évoquez à Améline Monchalin, elle en avait parlé récemment. Où en êtes-vous David Miamiel de la suppression de certaines agences de l'État ? Elle l'avait dit la ministre des comptes public vous en tout.

Bah c'est en cours. Ça a été un sujet qui a été extrêmement débattu au début de la discussion budgétaire. Plus personne n'en parle aujourd'hui.

Et ben à tort parce qu'effectivement c'est une question importante. On peut mieux faire en regroupant aussi des institutions qui sont aujourd'hui séparées. Mais je vous donne un exemple.

Moi, je suis ministre de la fonction publique. On a un enjeu clé sur la formation d'un certain nombre de fonctionnaires. On a ce qu'on appelle des instituts régionaux d'administration.

Aujourd'hui, il y en a cinq qui sont indépendants. Et bien moi, ce que je suis en train de réaliser, c'est de les regrouper en un seul établissement public pour assurer à la fois une meilleure formation et évidemment être beaucoup plus efficace. C'est ce que je fais dans mon périmètre et chacun des ministres doit dans son périmètre pouvoir réorganiser ainsi les choses.

Encore une question sur votre périmètre si vous le permettez David Amiel, le point d'indice euh est-ce qu'il est encore gelé pour 2026 fonctionnement ? Oui, tout à fait. Nous sommes dans une situation le budget du gouvernement prévoit effectivement de maintenir le gel du point d'indice.

Un effort considérable mais c'est un effort indispensable dans la situation des finances publiques actuelles. Est-ce qu'il y a une inquiétude aujourd'hui David Amiel autour de alors nous sortons de votre périmètre de la question agricole. Vous avez vu la colère des paysanes.

Est-ce qu'il faut signer le Mercossure ? Emmanuel Macron a demandé un report de la signature à madame Van Derlen. C'est prévu samedi prochain.

Emmanuel Macron a effectivement rappeler qu'aujourd'hui le compte n'y était pas en particulier sur les trois demandes qui sont centrales pour notre pays. Ce qu'on appelle la clause de sauvegarde pour pouvoir protéger nos marchés agricoles. La question des clauses miroir pour s'assurer que les normes que l'on impose à nos agriculteurs, on les impose aussi au produits importés et les contrôle.

Il y a eu des progrès, il y a eu des progrès ces dernières semaines sur ces trois sujets précisément parce que la France met une pression considérable, mais pour l'instant le compte n'y est pas encore et c'est la raison pour laquelle le président de la République a demandé à la Commission européenne de décaler euh ce qui était prévu au mois de décembre. vous, le gouvernement auquel vous appartenez redoute une crise agricole majeure entre l'épidémie qui frappe les éleveur et cette signature dont on se demande si elle pourrait être repoussée. Franchement, mais l'agriculture, ça paraît compliqué hein.

Là, il c'est une poignée de jour. L'agriculture, c'est un enjeu stratégique majeur pour notre pays. C'est l'assurance vie de notre pays.

Donc effectivement, on fera tout ce qu'il faut faire pour pouvoir protéger l'agriculture française. Nous verrons bien. Merci en tout cas.

Merci David Amiel. Merci. Merci Jean-François Kili et David Amiel.

Vous voulez réagir à ce qui a été dit tout à l'heure notamment sur les économies possibles que l'on peut faire bien sûr dans la dépense publique sur les achats les achats de bouilloir comme on le disait de canapé de fauteuil de tables par exemple dans la dans les mairies bien sûr ça de stylo oui bien sûr mais des imprimantes enfin il y a énormément de choses quoi. Bien sûr on peut faire des des économies c'est particulièrement intéressant. Bah, vous nous appelez pas forcément les Chevaliers du Fiel, les municipaux hein qui plaisantent souvent autour de ça et qui évidemment probablement euh rebondiront bien sûr dans leur émission entre 17h et 18h.

Puis on revient bien sûr dans un instant aussi sur les causes profondes de la crise agricole actuelle. Quelles sont les causes selon vous ? Est-ce que c'est la dermatose dont on parle beaucoup aujourd'hui où c'est un malaise plus profond, un abandon, un sentiment d'abandon des agriculteurs ou les accords internationaux tels que le Mercosur, vous appelez 0826 300300 et nous en débattons également avec Françoise Degouis et Philippe David ce matin en ce lundi 15 décembre.

Ah.

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