Le CONSENTEMENT dans la LOI malgré l'opposition du RN ! Discussion avec Marie-Charlotte Garin !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:38OuverteRéponse directe
Quel sera l'impact juridique concret de cette sémantique ajoutée par votre loi ?
- 6:15OuverteRéponse directe
Est-ce que il faudrait pas potentiellement pour les affaires de VSS commises sur des femmes, faudrait pas que la juge soit une femme ?
- 9:06OuverteRéponse directe
Certains avocats ont souligné que c'est une chose en plus à prouver, que c'est très dur à prouver. Est-ce que vous avez prévu un accompagnement sur comment étayer l'argumentaire par pour les avocats ?
- 12:05OuverteRéponse directe
Toi, comment tu l'as ressenti ? On sait que vous êtes énervé à plusieurs reprises puisqu'on a regardé en replay hier notamment avec les paroles de l'extrême droite.
- 15:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui pourrait avoir lieu pour faciliter la déconstruction de cette société patriarcale, de la culture du viol ?
- 18:22OuverteRéponse directe
Comment accompagner des gens qui ont commis des actes problématiques voire des délits dans leur jeunesse dans un écosystème patriarcal ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:42Marie-Charlotte GarinFait
« Il y a eu un rash kit. »
- 3:22Marie-Charlotte GarinChiffre
« On a mis 14 mois, monsieur. »
- 3:54Marie-Charlotte GarinFait
« On a auditionné les forces de justice, les forces de l'ordre, les assauts qui prennent en charge des victimes, des victimes elles-mêmes, des spécialistes en psychotrauma pour les victimes de violence sexuelle. »
- 5:38Marie-Charlotte GarinFait
« Le consentement, il est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. »
- 6:15Marie-Charlotte GarinFait
« Le silence de la loi sur le consentement, ça faisait que c'était une notion qui était instrumentalisée par les agresseurs. »
- 6:56Marie-Charlotte GarinFait
« Le consentement, il peut pas être déduit du seul silence ou de l'absence de résistance de la victime. »
- 8:36Marie-Charlotte GarinFait
« On crée pas de nouvelles infractions avec notre loi, on parle d'une loi interprétative. »
- 10:17Marie-Charlotte GarinFait
« Le consentement, ça devient ta porte d'entrée dans l'infraction. »
- 12:05Marie-Charlotte GarinFait
« Le RN était en mode genre caca nerveux à mort, tu vois, en mode genre on déteste tout le monde, on est hyper vénère. »
- 23:20Marie-Charlotte GarinFait
« Si tu choisis de faire des politiques d'austérité, en fait ça va avoir un coût qui va se répercuter après dans la société en terme de liens humain, en terme de relation. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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On va en parler avec Marie Charlotte Garin tout de suite. Bah c'est parti. Bonjour Marie-Charlotte. Ah j'étais trop rapide. Est-ce que tu m'entends ? Salut Hugo. Ouais je t'entends bien. Nickel. Bon comment ça va ? Et ben écoute euh super bien je crois après cette belle victoire même si elle doit être confirmée au Sénat mais on n'est pas hyper euh inquiet euh pour mercredi prochain. Donc je t'avoue que c'était après 2 ans de boulot, moi c'était beaucoup de de stress et d'intensité la journée d'hier. Donc cette nuit, j'ai dormi et c'était incroyable. C'est vrai que dormir après des journées intenses, ça fait du bien surtout en ce moment avec le budget tout qui arrive. Bon est-ce que déjà tu peux nous expliquer comment tu en es arrivé déjà à travailler avec bah une députée Macron ?
C'est vrai que bon, le travail transpartisant à l'assemblée, ça reste important. Mais comment tu en es arrivé à travailler avec Véronique Roton sur ce texte ? Alors à l'assemblée, il y a une instance qui s'appelle la délégation droit des femmes qui est du coup par définition transpartisane. Donc en gros tous les groupes politiques qui sont représentés dans les mêmes proportions dans lesquels il siège dans l'hémicycle et on fait des travaux du coup en commun sur un binôme majorité opposition. Et moi en septembre 2022, donc je viens d'être élu et je dis à la délégation droit des femmes dont je suis vice-présidente, je pense qu'il va falloir qu'on travaille sur la question du consentement. On a plein de pays autour de nous qui sont en train de changer leur loi. Je pense que c'est
nécessaire aussi. Comme on est un petit groupe, les écolos, bah ça se fait pas tout de suite. Euh il y a en gros, il y a d'autres missions qui viennent avant. Et il se trouve qu'en en novembre 23, il y a des débats au niveau européen sur est-ce que en gros l'Union européenne doit avoir une définition pour tous les pays membres euh du viol commune quoi. Et là ce qui a c'est intéressant ce qui se passe c'est que le président Macron dit non non c'est mort, ça relève du droit national. Le garde des saut dit absolument la même chose. Mais les députés du bloc présidentiel euh au niveau européen, eux ils sont pas d'accord. Et donc les députés au niveau national disent "OK bah si ça relève du droit national, faisons-le et étudions la question via le Parlement français."
Et là donc Véronique Roton, elle se dit "Bah Marie Charlotte, elle avait glissé le sujet, elle l'avait mis dans les tuyaux de la délégation droit des femmes. On active le droit de tirage des écolos, c'est leur tour et on fait cette mission ensemble." Donc on a fait ce qu'on appelle une mission d'information pour la délégation droits des femmes. C'est 6 mois de travaux, hein. C'est ça si ma mémoire est bonne. Normalement c'est 6 mois. On a mis 14 mois, monsieur. Donc et qu'est-ce qui explique ça a duré ? Ah ! [rires] Ah ! Merde ! Bah merde. Bah [rires] bon bah il y a eu un rash kit. [rires]
C'est pas moi qui l'ai viré le chat hein. C'est pas moi qui l'ai viré. [rires] Pardon, j'ai eu un four rire. Pardon ? Tu m'as viré ? Non, c'est pas moi, promis. J'ai j'ai moi j'avais pas les mains. C'est pas moi, chef. Donc oui, donc pourquoi 14 mois du coup ? Qu'est-ce qu' a fait que ça fait le plus du double du délai habituel ? Alors déjà, élément numéro 1, il y a une dissolution au milieu. Ah oui, ça aide pas ça. Donc en gros, nous on commence en décembre 23, janvier 24 vraiment et en fait, on se fait dissoudre à l'été 24. Et oui, il y a plein il y a plein de commissions et de travaux qui devaient justement rendre juin juillet leurs travaux et qui ont explosé. On peut penser à la loi fin de vie qui aurait dû être adoptée à ce moment-là, mais d'autres commissions d'enquête qui
était, je crois, la commission d'enquête GDR qui devait rendre ses travaux, bah qui est parti en en fumée quoi. Ah ouais, il y a eu plein après la plupart des travaux ont pu reprendre mais du coup ont forcément été décalé et retardés. Et puis il y a aussi le fait que en vrai on parle du code pénal, on parle des violences sexuelles, c'est un sujet ultra sensible et du coup nous on a complètement assumer le fait qu'on prendrait le temps qu'il faudrait quoi. Et donc tu vois il y a des personnes, on les a auditionné plusieurs fois, pas juste une fois puisque du coup quand tu fais une mission comme ça, tu auditionnes toutes les personnes qui sont pertinentes. Donc nous on a auditionné les forces de justice, les forces de l'ordre, les assauts qui prennent en charge des victimes, des
victimes elles-mêmes, des spécialistes en psychotrauma pour les victimes de violence sexuelle. Et il y a plein de personnes qu'on a auditionné deux fois tout simplement parce qu'on les a auditionné une première fois pour les entendre. Après nous on a travaillé de notre côté et on est revenu en leur disant bon qu'est-ce que vous pensez de cette proposition d'écriture ? Et le truc hyper intéressant dans la manière dans laquelle on a travaillé c'est que en fait on n jamais bossé nous toute seule dans notre coin parlementaire avec nos administratrices donc les agents de l'assemblée qui nous aident à faire notre job. On a aussi bossé avec un collectif d'expertes. Donc notamment Catherine Lemagr qui a écrit un bouquin qui s'appelle les pièges du consentement, qui a étudier toutes les
législations dans le monde, qui a vraiment travaillé la question sur pourquoi il fallait changer la loi depuis 20 30 ans. Des avocates de victimes, des magistrats qui eux vous disent, enfin eux nous ont dit "Bah moi, j'ai donné ma vie à la justice mais si j'ai quelqu'un dans mon entourage proche qui est victime de violence sexiste et enfin de violence sexuelle et qui n'est pas la bonne victime". Et qu'est-ce qu'on veut dire par bonne victime ? en gros, celle qui pourra vraiment prouver qu'il y a eu violence, contrainte, menace ou surprise qui était la définition avant. Bah moi, magistrat, je ne lui conseille pas d'aller porter plainte en fait parce que je sais que le parcours va être trop difficile. Donc voilà, on a eu plein d'experts avec nous, les assauts aussi qui sont pour
des militantes féministes et on a travaillé du coup pendant bah là maintenant 2 ans avec ell et elles étaient dans la salle hier pour le bot. Elles seront dans la salle pour le vote au Sénat. Donc franchement, c'est une affaire de collectif qui est incroyable et tu vois plus je suis très fière du résultat mais je suis surtout hyper fière de la méthode et de la manière dont on l'a fait et le fait qu'on l' fait en collectif quoi. J'en profite euh puisque tu sais qu'on est sur Twitch, tu connais bien, il y a des questions. Il y a S qui demande question à madame Garin. Quel sera l'impact juridique concret de cette sémantique ajoutée par votre loi ? Espoir de meilleure prise en compte des plaintes des victimes ? C'est vrai. Est-ce que avant de répondre, tu peux
nous expliquer concrètement qu'est-ce que cette loi elle a modifié dans le code pénal ? Alors en gros avant le dans le code pénal, les agressions sexuelles, c'était tout acte sexuel commis par violence, contrainte, menace ou surprise. Donc c'était quatre critères pour vraiment un peu objectiver les stratégies de l'agresseur pour outrepasser le consentement de la personne. Pour le viol, c'est tout acte de pénétration sexuelle commis par violence, contrainte, menace ou surprise. Mais le silence de la loi sur le consentement, ça faisait que c'était une notion qui était instrumentalisée par les agresseurs et que le fait que ça soit ces quatre critères uniquement, bah par exemple quand tu es victime en état de sidération, comment est-ce que tu prouves donc sidération c'est tu peux
pas bouger, tu peux pas réagir, tu peux pas crier, comment tu prouves que il y a eu violence, contrainte, menace ou surprise, tu vois, si on tient pas compte de la réalité de la réaction physique en fait face à un traumatisme. Et nous donc après beaucoup beaucoup de travail, un avis du Conseil d'État, plusieurs allers-retours sur la manière dont on écrivait, on a retenu une manière de l'écrire qui est la suivante. En gros, on dit que le consentement, il est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable. Donc, on vient qualifier le consentement pour donner des boussoles au juges quand il va apprécier les affaires. On dit que le consentement, il peut pas être déduit du seul silence ou de l'absence de résistance de la victime, enfin de la personne euh concernée. Et ça, c'est
pour prendre en compte très explicitement les cas de sidération. On dit que le consentement, il doit être apprécié au regard des circonstances. Donc ça veut dire que on demande au magistrat mais même si elle a dit oui, est-ce que ce oui il était valide ? Est-ce qu'elle elle avait pas peur ? Est-ce qu'il y avait pas, tu vois, des rapports de domination qui faisaient qu'elle était contrainte à dire oui et cetera et cetera. Et ça, ça devient révolutionnaire parce que tu peux plus avoir justement des agresseurs qui disent "Non, non, mais elle a dit oui. Oui. Non mais monsieur, elle a dit oui alors que vous êtes son patron, que elle a peur de se faire virer et cetera et cetera." Et enfin, on garde les quatre critères qui existaient déjà. Donc, on continue de dire que c'est violence
contrainte, menace ou surprise de quelque nature qu'elle soit pour vraiment dire aux juges, vous devez avoir une interprétation large de ces quatre critères. Vous pouvez pas avoir une interprétation stricte. Et ça ça a un impact notamment aujourd'hui, tu as plein de juges qui ont déjà rendu des décisions de justice qui vont dans le bon sens, tu vois, qui interprètent largement les quatre critères. Mais il se trouve que euh en fait c'est si c'est pas dans la loi, c'est dans la jurisprudence. Et la jurisprudence, elle s'applique pas à tout le monde. Donc si vous êtes victime, demain, vous allez dans un tribunal avec une super magistrate qui a une compréhension très fine des violences sexuelles et qui du coup va vraiment faire l'effort de caractériser votre plainte de la bonne
manière, vous allez être vous allez avoir un dossier qui va aller au tribunal. Mais si c'est pas le cas, bah vous êtes comme 73 % des victimes qui se retrouvent avec une affaire avec un classement sans suite. Et j'ai une petite question. Est-ce que euh il faudrait pas potentiellement pour les affaires de VSS commises sur des femmes, faudrait pas que la juge soit une femme ? Est-ce que ce serait peut-être même une mauvaise idée, une contre-indication, enfin est-ce que ça pourrait être une solution ? Bah ça non, parce que c'est pas parce que tu es une femme que tu as une meilleure connaissance euh des violences euh sexuelles. La question c'est comment est-ce que nos magistrats sont bien formé et comment est-ce que la loi elle est claire tu vois dans euh que comment
est-ce qu'on doit interpréter ? D'ailleurs, on parle pas du, tu vois, on crée pas de nouvelles infractions avec notre loi, on parle d'une loi interprétative, c'est-à-dire qu'on vient mieux expliquer la loi pour qu'elle soit mieux appliquée. Et donc pour répondre à la question que que tu as eu dans le chat, effectivement, normalement il y aura plus de femmes qui vont déposer, en tout cas ce qu'on observe dans les pays autour de nous qui l'ont fait, il y a plus de femmes qui déposent plainte parce qu'en fait elles reprennent confiance en la justice en se disant "Ça y est, on a enfin compris ce que c'était que les violences sexuelles. les victimes sont mieux traités puisque du coup comme ils sont tu vois tu es obligé de mieux comprendre ce que c'est ben tu arrêtes d'avoir des préjugés sur
mais madame vous avez pas réagu donc ça ça va changer les choses et au niveau de l'enquête et au niveau des de police et au niveau des questionnements des magistrats et donc à la fin vu que tu vas mieux caractériser les faits tu auras moins de classement sans suite et normalement à terme on aura plus de condamnation sachant qu'il faut pas oublier que c'est pas une baguette magique que en gros c'est pas parce que tu changes la loi pour que il y ait une meilleure compréhension Nous en droit, on a quand même des principes enfin tu vois, tu auras toujours la question des preuves et en fait avec le viol, c'est quand même super difficile de prouver. Donc ça ça c'est pas quelque chose qui sera résolu, mais par contre comme on demande plus d'attention au contexte, tu
vois, dans lesquels les faits sont commis, ça veut dire que les magistrats vont devoir un peu plus mobiliser la technique du faisceau d'indice. Tu vois, pas juste regarder ce qui s'est passé à l'instant, mais vraiment prendre toutes les infos et se dire "Ah là, il y a quand même un truc qui déconne, le consentement, on pense qu'il est vicié." Donc ça ouvre voie à condamnation. J'ai oublié de réactiver le micro. Il y a a y il y a pas mal de questions dans le chat. On a Crapoyou qui dit "Certains avocats ont souligné que c'est une chose en plus à prouver, que c'est très dur à prouver. Est-ce que vous avez prévu un accompagnement sur comment étayer l'argumentaire par pour les avocats ? Alors, c'est pas exactement quelque chose en plus à prouver parce que le
consentement, tu peux dire qu'il était un peu en creux mais par contre ça devient une grille de lecture et une porte d'entrée. Euh après, tu devras toujours rattacher un petit peu à violence, contrainte, menace ou surprise les faits parce que c'est ce qui va aider à caractériser. Mais en gros, le consentement, ça devient ta porte d'entrée dans l'infraction. Et pour les argumentaires des avocats, il y a plusieurs choses. Déjà, il va y avoir une circulaire qui va accompagner l'application de cette loi, donc qui va clarifier. Tu as eu des engagements du ministre par rapport à la circulaire ? Bah, il y a déjà eu des circulaires qui sont sortis juste avant le texte, notamment sur le traitement des victimes. Donc, on voit que ça va dans le bon sens et puis nous évidemment on
va continuer le lien avec le ministre effectivement pour voir ce qu'il y aura dans la circulaire. Et euh ce qu'il faut avoir en tête, c'est que euh si tu écoutes mon discours à l'assemblée hier, en fait moi, j'ai vraiment pesé tous mes mots et réfléchi et donner un peu toutes les clés de lecture pour que les professionnels du droit en fait quand ils appliquent la loi, ils vont aller relire les débats qu'il y a eu à l'Assemblée et au Sénat pour dire "OK, c'est quoi l'esprit de la loi ? Le législateur, qu'est-ce qu'il a voulu nous dire en écrivant ça ?" Et donc moi, j'ai fait exprès d'être hyper explicite et de vraiment euh si tu réécoutes le discours, je prends chaque phrase de la définition et en fait j'explique ce que ça veut dire et pourquoi on a choisi ça.
Et donc ça ça va aussi servir euh au magistrats et aux avocats. Et aussi il y a l'avis du Conseil d'État qui est super bien qui clarifie plein de choses. On est passé devant le conseil d'état avec notre proposition de loi. Donc ça ça va servir tout ce qu'on va ce qu'on a dit autour du texte en fait ça va nourrir la manière dont ça va être exploité. Oui, c'est vrai que c'est c'est même rare, je crois que pour les propositions loi qu'il y a un avis euh du Conseil d'État. Enfin vraiment, vous avez vraiment fait en sorte de vraiment tout bien baliser en fait euh pour la ce qui est rare, on va le dire pour une proposition de loi à l'Assemblée et et justement sur les débats euh et même hier la DG les DG les explications de de texte enf les explications de vote plutôt des députés.
Toi, comment tu l'as ressenti ? On sait que vous êtes énervé à plusieurs reprises puisqu'on a on a regardé en replay hier notamment avec les paroles de l'extrême droite. Euh comment toi euh en tant que rapporteur de cette loi, tu as tuas tu as vécu les notamment l'extrême droite qui a voté contre votre texte ? Ils étaient 31 à avoir voté contre. Bah franchement un peu surprise et quelque part ça clarifie de quel côté il puisque lors des dernières élections notamment européennes, ils avaient vraiment essayer de se racheter une street crè sur les droits des femmes en se montrant comme des grands progressistes et au final un bah ils avaient un député qu'ils ont exclu parce qu'il avait je crois été accusé de pas d'agression sexuelle mais d'avoir frappé sa son épouse je crois si
ma mémoire est bonne. Mais après tu vois c'est très hypocrite. On se rend compte parce que nous au sein de la délégation droits des femmes un jour quand on menait nos travaux, on avait eu un député du Rassemblement national qui était venu à nos auditions puisque quand tu mènes des auditions, tout tes collègues de la délégation peuvent y venir. Et vraiment, il nous avaient dit "Oh là là, c'est tellement essentiel le travail que vous faites, merci et tout, tu vois, genre très très mieleux et très Je crois savoir de de quelle histoire tu vas parler." pas allant dans notre sens et il se trouve que c'est la même personne qui après la dissolution quand il y a à nouveau eu la délégation droit des femmes parce que il avait pas de place au bureau à quitter la salle en
gueulant ouais bonne partouse. Tu vois, tu fais "OK, mec, tu n'as rien compris aux violences." Et il se trouve que quand la proposition de loi a été adoptée en première lecture à l'assemblée, c'était la semaine de l'inéligibilité de Marine Le Pen. [rires] Et donc le RN était en mode genre caca nerveux à mort, tu vois, en mode genre on déteste tout le monde, on est hyper vénère. Et là, ils avaient eu un positionnement contre qui était pas trop celui qu'ils avaient porté en amont au sein de la délégation de droits des femmes. Et donc là, ils doivent rester constants. Et je pense que c'est aussi une manière de parler à un électorat réac qui a peur du changement. Réac ou même juste qui a peur du changement et qui comprend pas trop ce qui se passe, tu vois, dans les dans le rééquilibre
dans les relations entre les femmes et les hommes. Oui, certains parlent aussi de chasse aux sorcières et cetera et cetera. parlait de culture du soupçon et était là mais les mecs il y a eu quand même un truc majeur l'année dernière ça a été le procès des agresseurs de Giselle Pico où tout le monde a un peu près capté qu'il y avait un problème tu vois avec la culture du viol avec la question des violences sexuelles et la question du consentement et nous on l'a vu, tu vois dans les médias avant ou après le procè journalistes nous posent pas du tout les mêmes questions. Genre ou alors quand il te pose la question tu sais de mais on va devoir contractualiser les relations sexuelles. Il ça il le faisait genre avant Pélico, après Pélico, ils disent plutôt madame G mais qu'est-ce qu'on
répond aux gens qui sont inquiet ? Tu vois, il y a un peu un phénomène de mise à distance et on arrête d'avoir ce truc un peu un peu réac. Donc en fait, moi je pense que le Rassemblement national, il a loupé le mouvement sociétal et que et après nous on a été choqué de leur incompétence en fait. Genre dans ce qu'il disait, c'était gen les gars, il faut lire le texte en fait. Tu vois, tu peux pas juste balancer des arguments sans avoir lu le texte sur le fou. Mais ce ce qui est intéressant euh parce que moi je je me suis déconstruit, je mets des gros guillemets parce que je sais qu'il y en a qui aiment pas qui aiment pas trop ce terme-là parfois, mais euh avec le temps et c'est vrai que bah la le travail de déconstruction fait beaucoup. Euh qu'est-ce qui pourrait
avoir lieu pour faciliter la déconstruction de cette société patriarcale, de la culture du viol et cetera et cetera ? Qu'est-ce que les politiques pourraient mettre en place pour détricoter quand même ça qui qui fait bien chier, on va pas se mentir, et qui a un héritage de centaines et centaines d'années, tu vois, on change pas une culture du jour au lendemain et ça prend du temps. Par contre, il faut qu'il y ait une volonté politique derrière. Ça c'est le premier constat. Euh tu as plusieurs outils et le premier d'entre tous et le plus important, c'est l'éducation. Donc d'où l'importance et je pense que voilà, on n pas reçu nous la même éducation que nos parents que nos grands-parents. On n pas eu la même transmission quoi dans nos rapports femme homme, notre rapport à la
violence aussi. Donc c'est pour ça que l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, c'est genre l'outil par excellence de comment est-ce qu'on va pouvoir changer notre rapport à la violence, notre rapport aux inégalités, notre rapport aux émotions aussi, à l'empathie, au consentement. Et en fait, ça c'est le meilleur outil aussi pour prévenir les violences et pour les repérer parce que dans une classe euh tu as forcément statistiquement des gamins qui sont victimes de de viol, d'agression sexuelle ou d'inceste. Bah même à l'assemblée statistiquement parlant, il y a forcément bah statistiquement, tu vois, il y a eu un truc qui était quand même très émouvant hier, c'est que tu nous écoutais parler, ben tu savais que il y avait des victimes qui parlaient quoi dans le lot.
Ah Sandra Orgol, c'était bouleversant. Bah il y avait pas il y avait pas que Sandra pas que non mais c'est celle qui m'a m'a le plus marqué. Mais même on a senti que c un sujet qui le touchait pour je sais pas pour tout tu vois et il y avait quelque chose dans un peu unique dans enfin de très précieux et de très privilégié de vivre ça dans un parlement effectivement comme tu le disais dans un temps aussi divisé mais donc statistiquement il faut changer la culture et la culture elle se change par éducation donc on a un programme maintenant je me permets juste de te signaler il y a ton collab qui envoie un message qui dit à Marie-Charlotte que je me suis enfermée en dehors du bureau. Très bien. Donc je vais aller lui ouvrir. C'est ça. Je pense que c'est ça la demande. [rires]
Voilà. Bon, c'est les alliéas du direct, c'est super Twitch. [rires] Mais mais c'est c'est vrai que c'est un sujet qui est intéressant et je prends je prends l'exemple moi d'une de mes meilleures amies qui a la quarantaine qui elle parfois qui a été victime de d'agression dans sa vie et qui elle parfois est sur cette ligne un peu de chasse aux sorcières mais en revanche elle se retrouve dans ce que tu dis sur les Vars parce qu'elle est prof. a dit "Mais oui, les VAR c'est primordial pour justement éviter la ses reproductions sociales en fait." Oui. Et c'est vraiment comment est-ce qu'on va aussi avoir un dialogue plus apaisé ? Aujourd'hui, ça crisse parce que les personnes ont l'impression qu'on va enlever des privilèges en fait, tu vois, qu'on va bouleverser des manières
d'entrer en relation et cetera. Alors qu'en réalité, tu viens juste rapporter en ayant de la clarté, tu rapportes de enfin tu amènes de la liberté en fait entre les personnes. Liberté d'être soi-même et liberté de savoir quelles sont ses limites à soi, les limites de l'autre. Et moi je j'aime bien dire, tu vois, quand on dit consentement, ça fait un gros mot, mais dès lors que tu parles de respect mutuel et de communication qui est contre le fait que on puisse tu vois se respecter les uns les autres, communiquer pour dire "Je suis d'accord, je ne suis pas d'accord, là tu dépasses mes limites." En fait, c'est une espèce d'évidence. Et ça, je trouve ça assez intéressant parce que quand tu le présentes comme ça, tu vois, aux personnes plus âgées qui ont 70 80 ans,
elles te disent "Bah évidemment, ça devrait déjà être la norme en fait." H et hier on é en train de réact du coup au débat enfin d'hier et il y a une grosse discussion de plus d'une heure dans le chat avec des témoignages de femmes qui ont été victimes et même d'hommes qui ont pu être toxiques ou avoir des comportements problématiques dans le passé notamment une époque où il y avait pas la déconstruction. Il y a des gens dans le chat qui avaient 50 ans ou 40 ans, tu vois, d'une époque avant la déconstruction et qui ont pris conscience qu'ils ont pu commettre des choses problématiques et cetera, voire commettre des délits que et qu'ils en prennent conscience. Et la question qu'on s'était que j'ai je l'ai écrit parce que c'était difficile à prononcer mais c'est comment accompagner des gens
qui ont commis des actes problématiques voire des délicueux ou criminels dans leur jeunesse dans un écosystème patriarcal actes dont ils ont pris conscience en en se déconstruisant et qui leur font honte et dont ils ont peur d'assumer ou même de parler. C'està dire est-ce qu'il faut et si oui comment accompagner des agresseurs qui ont pris conscience de ce qu'ils ont fait dans une époque où ils capaient pas forcément le le problème de leur acte ? Ben tu sais que pendant les auditions qu'on a mené euh il y en avait une avec Julia Foy qui est autrice et journaliste et Julia elle disait "C'est très difficile cette question parce qu'en gros ça t'oblige à te regarder dans le miroir et à dire à quelle catégorie j'appartiens. Est-ce que j'ai été victime ? Est-ce que
j'ai été agresseur ou est-ce que j'ai été complice ? Et il y a pas d'autres catégories. Tu es forcément dans une des trois. Et ça c'est super difficile tu vois de se positionner par rapport à ça parce que ça demande de faire vraiment son examen de conscience. Mais je crois que en fait on gagne collectivement à faire cet examen de conscience pour se dire bon bah OK est-ce que je suis et où est-ce que j'ai envie d'être maintenant tu vois qu'on change de société et il y a des assauts avec aussi des groupes de paroles entre hommes notamment tu vois se cultiver genre lire des livres sur le sujet il y a plein de bouquins qui te permettent de relativiser bah en fait qu'est-ce que ça veut dire d'être un homme ? Quel impact ça a dans la société ? comment est-ce que tu peux prendre de
la distance avec des violences et cetera. Et après, de toute façon, c'est un apprentissage perpétuel. On vit dans une société qui est sexiste comme on vit dans une société qui est quand même raciste dans la manière dont tu as été conséqu donc on a tous des biais qui sont l'héritage de ça. La question c'est comment tu les identifies ? Comment est-ce que tu mets de la distance par rapport à ça pour construire autre chose ? Et avoir soi-même été agresseur, en réalité statistiquement les agresseurs, ils sont partout. Donc si on met tous les agresseurs au banc de la société, il y a il reste plus grand monde avec qui faire société, tu vois. Donc la question hyper importante maintenant, c'est effectivement la question de la réintégration. Et là, c'est surtout une question qu'on se pose
quand il y a des délits et des crimes qui ont été commis quoi, de se dire "C'est quoi l'étape pour refaire société quand tu as commis un crime ou un délit sur d'autres personnes ?" Et là pour le coup, je pense qu'en terme de politique publique, on n'est pas mur parce qu'on investit pas du tout assez sur cette question-là et on aura une et c'est quelque chose sur lesquel tu vas à la délégation au droits des femmes, on réfléchit pour l'année prochaine. Mais c'està dire qu'on doit vraiment aller penser cette question de la réintégration à terme quoi, au bout et pas juste la prévention, il faut faire tout en même temps. C'est un enfin c'est un c'est l'iceberg. C'est-à-dire que là on est que à la surface et ce qui est en dessous est un sujet politico-économique
où va devoir y avoir des investissements massifs. Et là tu vas voir, on va arriver dans la ligne budgétairement parlant. Euh comment toi tu enfin je pense que tu as dû mettre ton nez sur le budget et voir un peu qu'est-ce qui concernait le droit des femmes et cetera et cetera. Est-ce que tu peux nous faire un point sur le budget du droit des femmes et même de la justice ? Bah oui, très exactement. C'est les deux missions qu'on regarde en général quand on bose sur ces sujets-là. Bah clairement c'est pas à la hauteur des besoins, mais ça c'est ce que disent les associations depuis des dizaines et des dizaines d'années. Et là moi du coup je suis rapporteur pour avis pour la délégation au droits des femmes sur le budget. Et donc là, si tu veux, on est dans le processus où on
auditionne plein d'acteurs qui sont concernés par le budget avec le prisme droit des femmes. Et en gros, bah ce qu'on constate, c'est que un, il y a des manques de moyens et aussi il y a un manque de sécurité et de visibilité notamment pour les acteurs associatifs qui en vrai ont une espèce de délégation de service public quoi. Tu vois, quand tu t'occupes des victimes de violence, quand tu fais la prévention, quand tu fais l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, ça tu pourrais dire que l'État pourrait avoir la mission de le faire. Et donc il délègu il leur donne pas assez de visibilité en terme de moyens. Et donc les assauts, elles sont inquiètes parce qu'elles constatent beaucoup de baisses et souvent elles sont financées pas que par
l'État, aussi par les collectivités mais comme la dotation en gros l'argent que l'État donne aux collectivités est de plus en plus basse, ben ça veut dire qu'elles ont de moins en moins de financement par ailleurs. Donc il y a beaucoup d'inquiétudes avec beaucoup d'assauts qui vont potentiellement euh enfin qui craignent de mettre la clé sous la porte quoi. Et donc ça fera des publics qui seront plus en charge. Donc c'est un peu une petite bombe sociale qu'on a là. Et c'est vrai pour les droits des femmes mais en vrai c'est vrai pour à peu près tout le secteur associatif. Donc ça pose la question aussi du coût pour la société des politiques d'austérité. Si tu choisis de faire des politiques d'austérité, en fait ça va avoir un coût qui va se répercuter après
dans la société en terme de liens humain, en terme de relation, en terme de bah justement de délit, d'infraction et cetera et cetera. Et ça c'est quelque chose sur lequel nous on bataille. Et pareil pour la justice euh on l'a toujours dit, nous notre réforme enfin notre modification du code pénal, ça peut pas être l'alpha et l'oméga de tout et dire allez hop, on fait ça, baguette magique, tout va bien aller. Non. En fait, il faut plus de moyens pour les forces de police aussi. Hyper important parce qu'en fait pour que les enquêtes soient bien menées, il faut que les forces de l'ordre soient dans de bonnes condition pour les mener. Et pour le coup, tu vois, on voit de très gros écarts entre la gendarmerie et la police nationale parce qu'en fait, il y a
besoin de moyens et qu'il y a des crises de vocation et donc les gens font moins bien leur boulot parce qu'ils ont pas les moyens de le faire correctement. Pareil pour la justice. Franchement, moi j'étais encore en visite avec le pôle vif, une gance intrafamiliale du tribunal à Lyon. Bah en fait, tu as des gens qui sont passionnés, qui font du mieux qu'ils peuvent mais qui en fait vraiment manquent de moyens humains, tu vois, juste pour faire les choses bien. Et pourant, ils font le max qu'ils peuvent. Et tu souhaiterais qu' vu le nombre de dossiers qu'ils ont que l'équipe elle soit doublée ou triplée quoi. Donc gros plédoyer sur la justice aussi et les moyens de justice. Hmm. Non mais c'est un sujet qui est qui est au combien euh moi je m'y suis beaucoup plus intéressé
en début d'année parce que je suis sorti avec quelqu'un qui a été dans un processus judiciire de de qui a envoyé son agresseur enfin son violeur en prison et j'ai pu euh voir le bordel que c'était euh justement le le service judiciaire par rapport à tout ça. Et euh et et justement est-ce que toi tu es tu es optimiste par rapport à l'avenir ? Je sais qu'elle était plutôt pessimiste euh notamment avec le nombre d'Inscell qui se développe et cetera et cetera et la montée de l'extrême droite. Toi en tant que que personnalité politique, comment tu vois l'avenir sur ces questions-là ? Je suis très inquiète pour la les jeunes hommes effectivement parce que l'absence de régulation sur les réseaux sociaux fait qu'il y a accès à J'avais lu un truc qui disait que genre en tu as tu as
un jeune homme il tombe sur du contenu masculiniste en 20 minutes sur sur TikTok. tu arrives sur TikTok en 20 minutes à peu près, tu tombes sur du contenu mascul et donc ça l'absence de régulation et le fait qu'on attende et qu'on se dise "Vas-y, ça doit se faire au niveau européen d'abord". Bah moi ça m'inquiète parce que en attendant dans les dernières études justement auprès des jeunes, on voit un phénomène où en fait bah il y a un rapport à la sexualité, au consentement qui est complètement biaisé avec des jeunes hommes qui pensent que quand une femme dit non, en fait elle veut dire oui. C'est genre pas du tout. D'où l'importance de mettre le paquet sur les Vars en fait parce que ça ça va permettre de créer une culture dès le plus jeune âge avant que les gamins
arrivent sur les réseaux sociaux. Donc je partage l'inquiétude euh de ton ami là-dessus. Après, il y a quand même des choses où culturellement, tu vois, on voit qu'on avance mais par contre ça prend du temps. Et c'est pour ça qu'on a besoin de campagnes plus globales, on a besoin de moyens et on a besoin aussi de personnalités politiques qui montrent l'exemple. Euh avoir un président de la République qui nous explique que de par Dieu, c'est la fierté de la France, c'est pas possible, tu vois. Enfin, genre il y a un moment où on doit être aussi dans une espèce de clarté collective par rapport aux valeurs qu'on a envie de protéger et avoir conscience que c'est un continuum. C'est pas juste une hubite féministe excitée, tu vois. C'est genre au bout de la chaîne, c'est des gosses qui vont
être violés, victimes d'inceste, agressés et qui oseront pas le dire parce qu'on sera dans une société qui permettra l'omerta. Donc moi je pense qu'on est une grande force et puis tu vois le fait qu'on puisse avoir ces discussions aussi que les gens posent des questions et le but de la réforme c'est aussi ça tu vois parce qu'on change la loi la société toute entière elle est obligée de se poser la question et d'en discuter. Bah nous c'est qu'on continue cet effort collectif pour aller vers une société plus égalitaire et plus apaisée aussi mine de rien. Non c'est vrai que l'évolution elle était prénome. Moi, j'ai fait partie de de ces gens qui a une époque dis "Oh oui, c'est pas all hein" et cetera et cetera. Et puis après j'ai discuté avec des femmes et bah j'ai fermé ma gueule.
Enfin, non mais j'ai compris. Non mais c'est c'est bizarre à dire mais c'est vrai que avant moi je disais des trucs et en fait en parlant avec les victimes, je fais "Ah bah notamment le all man sur en fait tout homme est potentiellement un violeur." C'est vrai que je le captais pas mais c'est vrai que un soir je suis rentré de soirée, je devais prendre un un octilien tu vois et je suivais une femme. Et c'est vrai que je me suis dit "Mais c'est vrai que faut enfin elle pour elle je suis potentiellement un mec qui la suit et cetera et en fait prendre conscience de ça fait aussi réfléchir au comportement qu'on a." Et est-ce que toi tu as eu aussi vu du changement chez certains de tes collègues masculins notamment depuis que tu es à l'Assemblée nationale sur ces sujets-là ou pas ?
Tu veux dire sur les comportements fam ? Ouais. sur les comportements parce qu'on sait que l'assemblée, moi j'ai j'ai une une très bonne copine qui est une ancienne collaboratrice parlementaire qui m'expliquait que par exemple on leur interdisait de se retrouver seul dans un ascenseur avec un député très connu on va dire où on leur disait "Vous allez pas dans l'ascenseur avec lui" et que entre collab ça se disait vous allez pas dans l'ascenseur avec lui quoi. Bah ça c'est un peu un truc historique, tu vois, de savoir que parfois il y a des agresseurs, on va dire réputés mais il y a une omerta donc ça se dit pas. Donc sous le sous le manteau, ça se dit que attention il faut pas se retrouver seul avec la personne alors que dans les faits tout le monde savait. Ça je prends
l'exemple PPDA, c'était ça. Tu avais la directrice de l'école de journalisme qui envoyait pas ses élèves en stage là-bas parce qu'elle savait qu'elles étaient potentiellement en fait euh des proies. À l'assemblée, moi je peux pas parler de truc. Enfin, j'ai pas de constat, tu vois, de choses comme ça. Euh, par contre, est-ce que le fait qu'on recadre régulièrement nos collègues quand ils ont des propos sexistes, quand ils font de la m'explication, quand ils se rendent pas compte de la place qu'il prennent aussi et de la symbolique de pouvoir en fait que ça peut avoir, ça fait que ça évolue doucement mais pas complètement. Et en fait, je te donne un exemple. Puis il y a eu un groupe Pierre dans les prises de parole où c'éit un homme qui a pris la parole et et dans
les propos qu'il a tenu en fait ça a beaucoup heurter une des femmes qui est elle-même concernée du groupe et qui en fait aurait dû avoir la parole à la place de cet homme. Et ce collègue s'est pas dit euh pardon, il y a peut-être quelqu'un de plus légitime que moi pour prendre la parole. et pas tant dans le sens les hommes peuvent pas prendre la parole puisqu'on a eu des hommes qui ont pris la parole et qui ont eu des des prises de paroles justes. C'est plutôt de se dire est-ce que quelqu'un peut parler du sujet mieux que moi et à qui ça tiendrait peut-être plus à cœur quoi. Donc euh donc bon, on voit qu'on évolue mais il y a quand même encore des des comportements bah sexistes patriarchaux à nouveau comme dans toute la société. Hm, on se souvient du jeu de mot un peu foiré de
de Philippe Goselin pendant euh la niche LR où il avait dit euh c'est un jeu de mot un peu pourri mais à la niche au députés insoumis, bon ça avait créé une petite polémique euh dans les propos et sur sur la sur la façon quand on parle de Vierge et Farouché et tout, tu es là en mode genre les gars, enfin on peut changer notre vocabulaire, tu vois, on est quand même au parlement, les gens regardent les mots que nous utilisons enfin en fait montrons l'exemple quoi. Et justement, est-ce que toi dans les prises de parole de tes euh collègues masculins hier, il y en a une qui t'a marqué quand même ou pas ? Moi, je sais que celle de Guillaume Gouffier Valallon, j'avais trouvé assez intéressante. Est-ce que il y a il y en a une qui t'a marqué par ? Ouais, Guillaume. Guillaume, c'est
vraiment l'exemple de l'allié euh génial en fait. Franchement, moi je suis à la délégation droit des femmes depuis 3 ans avec lui. Il est toujours très juste, il fait toujours attention d'où il parle. Il a aussi une super équipe avec une collaboratrice qui connaît bien ces sujets-là, donc qui je pense euh l'aide, tu vois, dans son intention d'être juste et d'être un allié à la bonne place et euh et il fait toujours attention à pas prendre la place des autres ou tu vois à suivre en tout cas ce que disent les premières concernées. Donc pour le coup, ouais, c'est vrai que Guillaume Louffier, il est c'est un allié c'est un allié de qualité. Il y a il y a une question dans le chat qui concerne Darmanin qui dit "Est-ce que avec ta loi Darmanin aurait pu être
concerné avec l'adoption de de la loi si elle avait été en vigueur quand il y a eu ses affaires ? il y aurait potentiellement euh pas eu de non lieu, je crois, parce qu'il y a il a deux plaintes différentes. Je sais plus si c'est celle pour classement sans suite ou pour non lieu, mais effectivement euh je parlé avec une de ses avocates, euh il y aurait ça veut pas dire qu'il aurait été condamné puisqu'on reste à nouveau sur la difficulté probatoire, donc la difficulté de prouver les faits, mais il est probable qu'il y aurait pas eu de non lieu au classement sans Ouais. Non, je je pose aussi la question parce que Sarah Lin a fait référence lors de son discours euh à Gérald Arrmanin, ce qui avait fait un peu réagir euh notamment le Oui, ça avait fait aussi en première
lecture euh parce que de manière euh discrète mais je l'avais fait, j'avais pas donné de nom mais oui, bien sûr qu'évidemment euh ça nous traverse toute l'esprit quoi. Et peut-être dernière question parce que Oui, parce que tu dois aller en réunion. Tu dois aller en réunion. Si il y avait il y avait une question, attends je la reprends sur une autre de tes propositions loi sur le congé menstruel. Il y a Soleil qui demande où en est le parcours de votre PPEL sur l'instauration d'un congé menstruel. Comptez-vous redéposer un une proposition loi en ce sens avec Sébastien Pay ? Et bien merci pour cette question. Euh alors déjà là en gros, on est en bataille avec les certains ministères parce que les collectivités qui avaient fait qui avaient instauré des congés
menstruels, donc genre la mairie de Lyon se font casser leur décision au niveau du tribunal. administratif. Donc là, nous on est en train de batailler pour qu'il y a un décret qui change pour que au moins les collectivités puissent commencer à avoir des des armes menstruels en attendant que notre proposition de loi puisse passer. Là, pour l'instant, on n'identifie pas trop de fenêtre de tir. En gros, la fenêtre éventuellement, ce serait notre niche parlementaire l'année prochaine pour le groupe écolo et social. Mais euh il faut qu'on réévalue en fait les chances qu'on gagne parce que là la dernière fois en commission on était à moite moite euh donc on n'est pas on on n pas encore de chemin tu vois pour pour aller sur une victoire là-dessus mais du coup on se bat pour qu'Aminima dans les
collectivités ça puisse être appliqué. C'est Nich parlementaire qui sera suivre bien entendu en live sur Hugo Perchoir et normalement avec les écolos sera en direct de chez vous pour la 3è année consécutive consécutive jamais 203. Bah écoute merci beaucoup Marie-Charlotte et merci pour les travaux. Merci aussi à Véronique Roton et à tous les membres euh tous les députés qui ont voté Stex. Ce n'est qu'un début continuant le combat comme dirait l'autre. Merci et puis merci aux équipes derrière parce qu'on bosse jamais tout seul et puis euh que vous avez remercié d'ailleurs notamment hier euh après remercier tout le monde, on a oublié personne. C'était une belle séquence d'ailleurs he faut le dire. C'était une très belle séquence la séquence postvote de il y on sentait qu'il y avait une
vraie unité sur tous les bancs de l'assemblée sauf à l'extrême droite. Ça faisait quand même bah des fois voilà l'assemblée des fois il s'engueule mais des fois ça c'est ça. Mais merci beaucoup bonne réunion à toi tout le monde. Ciao ciao. Merci beaucoup. M.
Marie-Charlotte Garin