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InterviewRadio France (sur Site radio)· 7 octobre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Transports gratuits à Aubagne : "On a certainement les moyens de les garder", affirme le maire

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Ça n'a pas plu aux habitants d'Aubagne ?

  • 1:18OuverteRéponse partielle

    Vous prenez ça comme une victoire ?

  • 1:30RelanceRéponse directe

    Pourquoi dites-vous qu'on a essayé de vous enfumer ?

  • 2:24RelanceRéponse directe

    Un moratoire, ça suspend la décision, pas qu'on l'abandonne. Qu'est-ce qui vous garantit que la gratuité existera encore dans six mois ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Ça coûte 7 millions d'euros par an. Où trouver l'argent ?

  • 3:25RelanceRéponse directe

    Ce n'est pas 7 millions, c'est 2 millions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:39Invité politiqueFait
    « On nous a rabâchés depuis pas très 26 mois. »
  • 1:44Invité politiqueChiffre
    « Il y avait un trou béant à Métropole. J'en suis convaincu qu'il restait le cinquantaine de mille ans à trouver. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « En supprimant les transports gratuits à Aubagne, on comblerait le trou. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « On a certainement les moyens de les garder, parce que ce n'est pas un beau calcul de les supprimés. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Comme un serpent de mer, tous les 3-4 ans, ça revient : on va vous supprimer les transports gratuits. »
  • 3:13InvitéChiffre
    « Ça coûte 7 millions d'euros par an. »
  • 3:35Invité politiqueChiffre
    « On peut aller jusqu'à 15 millions aussi. »
  • 4:00Invité politiqueChiffre
    « Il faut prendre la même qu'à Paris, qui est de 3,2, alors que nous, elle est de 2. »
  • 4:05Invité politiqueChiffre
    « Si on avait la même taxe de mobilité qu'à Paris, on récupérerait entre 200 et 250 millions d'euros. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « Nous arrêtons tous les projets qui sont dans des zones agricoles irriguées et dans des espaces soumis aux feux de forêt. »
  • 5:35Invité politiqueChiffre
    « J'ai 3 000 de demandes sur le bureau. »
  • 5:55Invité politiqueFait
    « On a créé une ZAP, une zone d'agricoles protégées, afin de sanctuariser ces terres. »

Temps de parole

  • Jean-Pierre Squillari47 %
  • Invité36 %
  • Présentateur9 %
  • ?5 %
  • Invité 23 %

≈ 34,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Et

0:03
Présentateur

il est 7h47, David Doucy, où l'invité d'ici Provence est le juste prix des transports en commun.

0:09
Invité

Ce qui n'arrête pas de changer, jusqu'à la fin septembre, la métropole disait 0€ pour tous les habitants du pays d'Aubagne et de l'Etoile, et pour les moins de 11 ans et les plus de 65 ans partout. Et puis le 24 septembre, la crise budgétaire a conduit la collectivité à revenir sur la gratuité. Et à la place, une tarification sociale, y compris à Aubagne, disait le président Nicolas Isnard. Les Aubaniers et les communes voisines vont être eux aussi assujettis à la tarification sociale. Il y en

0:38
Locuteur

a

0:38
Invité

qui ne paieront pas, ceux qui sont modestes, et il y en a que ceux qui sont aisés, eh bien, qui paieront.

0:43
Présentateur

Alors évidemment, David, j'imagine que ça n'a pas plu aux habitants d'Aubagne.

0:47
Invité

Pas du tout, même. Une pétition lancée par la ville a rassemblé près de 15 000 signatures contre la fin de la gratuité. Pétition efficace parce que la métropole annonce désormais un moratoire. Bus et tramway dans les 12 communes du pays d'Aubagne et de l'Etoile resteront gratuits jusqu'à nouvel ordre. Aucune durée n'est annoncée pour ce moratoire. Ça ressemble à une première victoire pour notre invité.

1:07
Présentateur

Bonjour Jean-Pierre Esquilari.

1:10
Locuteur

Bonjour.

1:10
Présentateur

Bienvenue. Vous êtes donc le maire d'Aubagne. Merci en tout cas de nous répondre et de répondre aux questions de David Oussiou ce matin. Il a prononcé le mot « victoire ». David, vous le prenez comme ça, comme une victoire ?

1:22
Locuteur

Je

1:22
Jean-Pierre Squillari

prendrais ça plutôt comme une étape parce que rien n'est définitif. Mais on est vigilants et on est motivés.

1:30
Invité

Vous avez dit hier lors d'une réunion publique, Jean-Pierre Esquilari, ils ont essayé de nous enfumer. Pourquoi vous dites ça

1:37
Locuteur

?

1:39
Jean-Pierre Squillari

Parce qu'on nous a rabâchés depuis pas très 26 mois. Il y avait un trou béant à Métropole. J'en suis convaincu qu'il restait le cinquantaine de mille ans à trouver. J'en suis convaincu.

1:55
Locuteur

Et

1:55
Jean-Pierre Squillari

qu'en supprimant les transports gratuits à Aubagne, on comblerait le trou. Bien.

2:00
Locuteur

Ils

2:00
Jean-Pierre Squillari

ont comblé le trou,

2:01
Locuteur

mais

2:02
Jean-Pierre Squillari

les transports sont toujours gratuits. Donc, il n'y avait aucune incidence sur les transports gratuits d'Aubagne.

2:08
Invité

Vous voulez dire que finalement, on a peut-être les moyens de garder les transports gratuits à Aubagne, c'est ça

2:13
Locuteur

?

2:14
Jean-Pierre Squillari

Oui, bien sûr. On a certainement les moyens de les garder, parce que ce n'est pas un beau calcul

2:20
Locuteur

de

2:21
Jean-Pierre Squillari

les supprimés.

2:24
Invité

Attendez, vous allez peut-être un peu vite, parce que d'abord,

2:26
Locuteur

c

2:26
Invité

'est qu'un moratoire. Un moratoire, ça veut dire qu'on suspend la décision, pas qu'on l'abandonne. Qu'est-ce qui vous garantit aujourd'hui que la gratuité,

2:32
Locuteur

elle

2:32
Invité

existera encore dans six mois, dans un an

2:35
Locuteur

?

2:36
Jean-Pierre Squillari

C'est pour ça que je vous ai dit que

2:38
Locuteur

c

2:38
Jean-Pierre Squillari

'était une étape, que ce n

2:39
Locuteur

'était

2:39
Jean-Pierre Squillari

pas une victoire. Ensuite, ce qui me garantit, ça fait 18 ans qu'il y

2:46
Locuteur

a

2:46
Jean-Pierre Squillari

les transports gratuits. Et comme un serpent de mer,

2:48
Locuteur

tous

2:49
Jean-Pierre Squillari

les 3-4 ans, ça revient. On va vous supprimer les transports gratuits. On va vous supprimer les transports gratuits. Alors que dans d'autres villes, comme Lens, il y

2:58
Locuteur

a

2:58
Jean-Pierre Squillari

peu de temps, 650 000 habitants, on a mis les transports gratuits. Les communes de la Taille d'Aubagne, et maintenant, au-dessus, se mettent aux transports gratuits. Et nous, on veut faire marche arrière,

3:12
Invité

alors que nous sommes un précurseur. Ça coûte 7 millions d'euros par an. Où trouver l'argent ? Est-ce que vous seriez d'accord, par exemple, qu'on augmente la taxe mobilité qui est payée par les entreprises de plus de 11 salariés ? D'abord, ce n

3:26
Locuteur

'est

3:26
Invité

pas 7 millions, c'est 2 millions. Moi, je vois 7 millions sur les chiffres que donne la métropole.

3:32
Locuteur

Ah

3:32
Invité

ben oui, ça c'est

3:33
Jean-Pierre Squillari

certain, oui, oui, bien sûr. On peut aller jusqu'à 15 millions aussi, parce qu'il ne faut pas mélanger les transports gratuits d'Aubagne et les transports qui avaient été socialisés, en quelque sorte, dans toute la métropole, il y a un an sous l'air de Mme Vassal. D'accord,

3:49
Locuteur

pour les moins de 11 ans,

3:50
Invité

les plus de 65 ans.

3:52
Jean-Pierre Squillari

Bon voilà, donc il ne

3:53
Locuteur

faut

3:53
Jean-Pierre Squillari

pas faire un amalgame. Ensuite, bien sûr qu'il faut la bouger, cette mobilité. Il faut prendre la même qu'à Paris, qui est de 3,2, alors que nous, elle est de 2. Si on avait la même taxe de mobilité qu'à Paris, on récupérerait entre 200 et 250 millions d'euros.

4:12
Invité

Mais vous allez faire hurler les patrons de votre secteur qui se disent « Mais nous, on n'a déjà pas les moyens, on ne s'en sort pas, et le maire d'Aubagne veut nous taxer davantage ». Détrompez-vous !

4:26
Locuteur

J

4:26
Invité

'ai reçu

4:27
Locuteur

de

4:27
Jean-Pierre Squillari

l'association des employeurs de la zone industrielle d'Aubagne et des Palus

4:33
Locuteur

un

4:34
Jean-Pierre Squillari

soutien à la gratuité des transports.

4:37
Locuteur

Parce

4:37
Jean-Pierre Squillari

que les patrons, en plus de la déversement en mobilité, ils paient la moitié de la carte d'abonnement de leurs employés.

4:47
Locuteur

Ce

4:47
Jean-Pierre Squillari

qui veut dire que sur Aubagne,

4:48
Locuteur

il

4:49
Jean-Pierre Squillari

paie la mobilité,

4:53
Locuteur

mais

4:54
Jean-Pierre Squillari

il ne

4:54
Locuteur

paie

4:54
Jean-Pierre Squillari

pas les 50% de l'abonnement de leurs employés, puisque les transports sont gratuites. Jean-Pierre Schillari,

5:00
Invité

vous êtes

5:02
Locuteur

le maire d

5:02
Invité

'Aubagne.

5:03
Locuteur

C'était une

5:03
Invité

promesse de votre campagne électorale, la défense de la gratuité. Il

5:07
Locuteur

y

5:07
Invité

en avait d'autres. Un moratoire, puisqu'on parle de moratoire, sur la bétonisation. Votre position dit que vous avez commencé à y déroger. Concrètement, il y a combien de projets que vous avez réellement arrêtés

5:17
Locuteur

? Nous

5:20
Jean-Pierre Squillari

arrêtons tous les projets qui sont dans des zones agricoles irriguées

5:25
Locuteur

et

5:25
Jean-Pierre Squillari

dans des espaces soumis aux feux de forêt. Ça, à

5:29
Locuteur

l

5:29
Jean-Pierre Squillari

'arrêt de la bétonisation. Bien sûr qu'il faut des logements sur Aubagne. On n

5:33
Locuteur

'est

5:33
Jean-Pierre Squillari

pas idiot. J'ai 3 000 de demandes sur le bureau.

5:37
Locuteur

Mais

5:38
Jean-Pierre Squillari

pas dans des espaces verts et dans des espaces naturels. Voilà ce que le maire d'avant avait commencé à faire.

5:45
Locuteur

Nous

5:46
Jean-Pierre Squillari

avions fait des recours et le préfet avait annulé de nombreux projets qui étaient dans des espaces verts, des espaces agricoles irrigués. D'ailleurs, on a créé une ZAP, une zone d'agricoles protégées, afin de sanctuariser ces terres.

6:03
Invité

Merci Jean-Pierre Skilari, le maire d'Aubagne, qui nous dit donc ce matin que la gratuité continue pour les transports en commun. C'est un moratoire. Il compte bien que ça reste comme ça pendant plusieurs années.

6:13
Présentateur

Merci à vous, monsieur le maire, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Et bonne nouvelle pour celles et ceux qui empruntent les transports en commun, par exemple à Aubagne. Il est 7h43 en musique tout de suite à la Bachunga.

6:23
Locuteur

Ici

6:24
Invité

Provence.