Transports gratuits à Aubagne : "On a certainement les moyens de les garder", affirme le maire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Ça n'a pas plu aux habitants d'Aubagne ?
- 1:18OuverteRéponse partielle
Vous prenez ça comme une victoire ?
- 1:30RelanceRéponse directe
Pourquoi dites-vous qu'on a essayé de vous enfumer ?
- 2:24RelanceRéponse directe
Un moratoire, ça suspend la décision, pas qu'on l'abandonne. Qu'est-ce qui vous garantit que la gratuité existera encore dans six mois ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Ça coûte 7 millions d'euros par an. Où trouver l'argent ?
- 3:25RelanceRéponse directe
Ce n'est pas 7 millions, c'est 2 millions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:39Invité politiqueFait
« On nous a rabâchés depuis pas très 26 mois. »
- 1:44Invité politiqueChiffre
« Il y avait un trou béant à Métropole. J'en suis convaincu qu'il restait le cinquantaine de mille ans à trouver. »
- 1:55Invité politiqueFait
« En supprimant les transports gratuits à Aubagne, on comblerait le trou. »
- 2:14Invité politiqueFait
« On a certainement les moyens de les garder, parce que ce n'est pas un beau calcul de les supprimés. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Comme un serpent de mer, tous les 3-4 ans, ça revient : on va vous supprimer les transports gratuits. »
- 3:13InvitéChiffre
« Ça coûte 7 millions d'euros par an. »
- 3:35Invité politiqueChiffre
« On peut aller jusqu'à 15 millions aussi. »
- 4:00Invité politiqueChiffre
« Il faut prendre la même qu'à Paris, qui est de 3,2, alors que nous, elle est de 2. »
- 4:05Invité politiqueChiffre
« Si on avait la même taxe de mobilité qu'à Paris, on récupérerait entre 200 et 250 millions d'euros. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Nous arrêtons tous les projets qui sont dans des zones agricoles irriguées et dans des espaces soumis aux feux de forêt. »
- 5:35Invité politiqueChiffre
« J'ai 3 000 de demandes sur le bureau. »
- 5:55Invité politiqueFait
« On a créé une ZAP, une zone d'agricoles protégées, afin de sanctuariser ces terres. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Squillari47 %
- Invité36 %
- Présentateur9 %
- ?5 %
- Invité 23 %
≈ 34,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et
il est 7h47, David Doucy, où l'invité d'ici Provence est le juste prix des transports en commun.
Ce qui n'arrête pas de changer, jusqu'à la fin septembre, la métropole disait 0€ pour tous les habitants du pays d'Aubagne et de l'Etoile, et pour les moins de 11 ans et les plus de 65 ans partout. Et puis le 24 septembre, la crise budgétaire a conduit la collectivité à revenir sur la gratuité. Et à la place, une tarification sociale, y compris à Aubagne, disait le président Nicolas Isnard. Les Aubaniers et les communes voisines vont être eux aussi assujettis à la tarification sociale. Il y en
a
qui ne paieront pas, ceux qui sont modestes, et il y en a que ceux qui sont aisés, eh bien, qui paieront.
Alors évidemment, David, j'imagine que ça n'a pas plu aux habitants d'Aubagne.
Pas du tout, même. Une pétition lancée par la ville a rassemblé près de 15 000 signatures contre la fin de la gratuité. Pétition efficace parce que la métropole annonce désormais un moratoire. Bus et tramway dans les 12 communes du pays d'Aubagne et de l'Etoile resteront gratuits jusqu'à nouvel ordre. Aucune durée n'est annoncée pour ce moratoire. Ça ressemble à une première victoire pour notre invité.
Bonjour Jean-Pierre Esquilari.
Bonjour.
Bienvenue. Vous êtes donc le maire d'Aubagne. Merci en tout cas de nous répondre et de répondre aux questions de David Oussiou ce matin. Il a prononcé le mot « victoire ». David, vous le prenez comme ça, comme une victoire ?
Je
prendrais ça plutôt comme une étape parce que rien n'est définitif. Mais on est vigilants et on est motivés.
Vous avez dit hier lors d'une réunion publique, Jean-Pierre Esquilari, ils ont essayé de nous enfumer. Pourquoi vous dites ça
?
Parce qu'on nous a rabâchés depuis pas très 26 mois. Il y avait un trou béant à Métropole. J'en suis convaincu qu'il restait le cinquantaine de mille ans à trouver. J'en suis convaincu.
Et
qu'en supprimant les transports gratuits à Aubagne, on comblerait le trou. Bien.
Ils
ont comblé le trou,
mais
les transports sont toujours gratuits. Donc, il n'y avait aucune incidence sur les transports gratuits d'Aubagne.
Vous voulez dire que finalement, on a peut-être les moyens de garder les transports gratuits à Aubagne, c'est ça
?
Oui, bien sûr. On a certainement les moyens de les garder, parce que ce n'est pas un beau calcul
de
les supprimés.
Attendez, vous allez peut-être un peu vite, parce que d'abord,
c
'est qu'un moratoire. Un moratoire, ça veut dire qu'on suspend la décision, pas qu'on l'abandonne. Qu'est-ce qui vous garantit aujourd'hui que la gratuité,
elle
existera encore dans six mois, dans un an
?
C'est pour ça que je vous ai dit que
c
'était une étape, que ce n
'était
pas une victoire. Ensuite, ce qui me garantit, ça fait 18 ans qu'il y
a
les transports gratuits. Et comme un serpent de mer,
tous
les 3-4 ans, ça revient. On va vous supprimer les transports gratuits. On va vous supprimer les transports gratuits. Alors que dans d'autres villes, comme Lens, il y
a
peu de temps, 650 000 habitants, on a mis les transports gratuits. Les communes de la Taille d'Aubagne, et maintenant, au-dessus, se mettent aux transports gratuits. Et nous, on veut faire marche arrière,
alors que nous sommes un précurseur. Ça coûte 7 millions d'euros par an. Où trouver l'argent ? Est-ce que vous seriez d'accord, par exemple, qu'on augmente la taxe mobilité qui est payée par les entreprises de plus de 11 salariés ? D'abord, ce n
'est
pas 7 millions, c'est 2 millions. Moi, je vois 7 millions sur les chiffres que donne la métropole.
Ah
ben oui, ça c'est
certain, oui, oui, bien sûr. On peut aller jusqu'à 15 millions aussi, parce qu'il ne faut pas mélanger les transports gratuits d'Aubagne et les transports qui avaient été socialisés, en quelque sorte, dans toute la métropole, il y a un an sous l'air de Mme Vassal. D'accord,
pour les moins de 11 ans,
les plus de 65 ans.
Bon voilà, donc il ne
faut
pas faire un amalgame. Ensuite, bien sûr qu'il faut la bouger, cette mobilité. Il faut prendre la même qu'à Paris, qui est de 3,2, alors que nous, elle est de 2. Si on avait la même taxe de mobilité qu'à Paris, on récupérerait entre 200 et 250 millions d'euros.
Mais vous allez faire hurler les patrons de votre secteur qui se disent « Mais nous, on n'a déjà pas les moyens, on ne s'en sort pas, et le maire d'Aubagne veut nous taxer davantage ». Détrompez-vous !
J
'ai reçu
de
l'association des employeurs de la zone industrielle d'Aubagne et des Palus
un
soutien à la gratuité des transports.
Parce
que les patrons, en plus de la déversement en mobilité, ils paient la moitié de la carte d'abonnement de leurs employés.
Ce
qui veut dire que sur Aubagne,
il
paie la mobilité,
mais
il ne
paie
pas les 50% de l'abonnement de leurs employés, puisque les transports sont gratuites. Jean-Pierre Schillari,
vous êtes
le maire d
'Aubagne.
C'était une
promesse de votre campagne électorale, la défense de la gratuité. Il
y
en avait d'autres. Un moratoire, puisqu'on parle de moratoire, sur la bétonisation. Votre position dit que vous avez commencé à y déroger. Concrètement, il y a combien de projets que vous avez réellement arrêtés
? Nous
arrêtons tous les projets qui sont dans des zones agricoles irriguées
et
dans des espaces soumis aux feux de forêt. Ça, à
l
'arrêt de la bétonisation. Bien sûr qu'il faut des logements sur Aubagne. On n
'est
pas idiot. J'ai 3 000 de demandes sur le bureau.
Mais
pas dans des espaces verts et dans des espaces naturels. Voilà ce que le maire d'avant avait commencé à faire.
Nous
avions fait des recours et le préfet avait annulé de nombreux projets qui étaient dans des espaces verts, des espaces agricoles irrigués. D'ailleurs, on a créé une ZAP, une zone d'agricoles protégées, afin de sanctuariser ces terres.
Merci Jean-Pierre Skilari, le maire d'Aubagne, qui nous dit donc ce matin que la gratuité continue pour les transports en commun. C'est un moratoire. Il compte bien que ça reste comme ça pendant plusieurs années.
Merci à vous, monsieur le maire, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Et bonne nouvelle pour celles et ceux qui empruntent les transports en commun, par exemple à Aubagne. Il est 7h43 en musique tout de suite à la Bachunga.
Ici
Provence.