Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBenoît Hamon· 17 avril 2017 12 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseImmigration & asileInstitutions & élections

Benoît Hamon était l'invité de la Matinale sur Europe1, le 17/04/2017

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle doit être la position de la France face à la victoire d'Erdogan en Turquie ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    L'accord UE-Turquie sur les migrants peut-il rester en l'état ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump est-il un facteur de sécurité pour les Européens ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Croyez-vous à votre qualification pour le second tour ?

  • 8:00OuverteÉludée

    Comment expliquez-vous votre situation actuelle dans les sondages ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Votre campagne est-elle naïve face aux tensions internationales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Benoît HamonFait
    « la Turquie reste un partenaire avec lequel il faut travailler ne serait-ce que sur la question des réfugiés »
  • 7:00Benoît HamonPromesse
    « il faut renforcer l'outil de défense européen »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'interview politique d'Ur 1 Fabien amias vous êtes donc ce matin en direct de Bordeaux et vous recevez le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle beno amont bonjour benoî amont bonjour Fabien am somes ici à Bordeaux effectivement vous effectuez une virée de campagne dans l'ouest de plusieurs jours le président turc Erdogan a gagné son Paris hier alors de justesse peut-être mais néanmoins il l'a gagné quelle doit être la position de la France ce matin écoutez si le verdict é confirmé c'est-à-dire si la justice turque valide le résultat puisqu'elle est contestée je crois de devant la justice par l'opposition je pense qu'il faudra organiser la désescalade avec le régime turc parce que nous sommes montés à la fois parce que Monsieur Erdogan a multiplié les provocations dans un niveau de de tension qui est un niveau de tension exceptionnellement élevé on a eu des des incidents nombreux je pense que la Turquie reste un partenaire avec lequel il faut travailler ne serait-ce que sur la question des réfugiés donc c'est la raison pour laquelle et puis pour la solution politique en en Syrie donc il faudra organiser en tout cas une solution une désescalade en tout cas dans les relations entre l'Union européenne et la Turquie vous venez de le rappeler l'Europe a un accord avec les migrants sur la Turquie dans les grandes lignes il prévoit de réguler les flux migratoires en échange de quoi l'Europe verse près de 6 milliards d'euros au turc et surtout rouvre les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne est-ce que ce matin cet accord peut rester strictement en l'état est-ce que et notamment la question de l'adhésion est-ce que pour vous la porte peut-être encore ouverte ben écoutez il y a une nouvelle provocation hier de Monsieur Erdogan sur ce point la volonté de faire un référendum sur la peine de mort or la peine de mort qu' a annoncé hier soir lorsqu'il est venu célébrer sa victoire et qui était réclamé par la foule qui était devant lui à istanul écoutez quand les foule la foule réclame la mort au général les démocrates ne ne lui donnent pas raison sur ce point et et je pense que cela montre l'esprit très peu coopératif aujourd'hui de Monsieur Erdogan déjà sur le principe rétablir la peine de mort empêche l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne donc je l'ind mais je pense que au-delà du fait que je parle de désescalade je pens la question aujourd'hui de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne elle est largement repoussée tant l'état d'esprit de Monsieur Erdogan depuis plusieurs mois est peu coopératif à l'égard de l'Union européenne donc desescalades mais on l'entend à V prop nous faut que nous ayons des relations normalisées avec la Turquie voilà par que il faut qu'elle soit normalisée pour autant pour autant que le scrutin soit validé je le précise pour autant qu'il soit validé vous avez des doutes sur la sincérité de ce scrutin une opposition et une opposition euh nombreuse qui dit que le il y a des irrégularités moi je m'en remets me remettrai à la justice turque mais c'est quand même les les en tout cas les critiques ou les contestations sont nombreuses donc si ce scrutin est validé moi je souhaite que nous retrouvions des relations normales quand je dis normales c'est-à-dire qu'on qu'on cesse les provocations du côté turc mais pour ce qui est de la desion de la Turquie à l'Union européenne je considère aujourd'hui voilà que l'état d'esprit du côté turc est trop peu coopératif cette décision de vouloir soumettre à référendum la le retour de la peine de mort l'empêcherait de toute façon d'adhérer à l'Union europénehér à à l'Union dans ce contexte de tension et les sujets d'inquiétude il ne manque Pasin la démonstration de force en Corée du Nord ce weekend le bombardement américain des positions de l'État islamique en Afghanistan il y a quelques jours évidemment l'attaque chimique en Syrie dans ce contexte Donald Trump le président américain l'attentat l'attentat en Syrie contre qui a fait encore 126 morts absolument et dans ce contexte est-ce que Donald Trump est contre toute attente est finalement un facteur de sécurité à nos yeux aux yeux des Européens la sécurité c'est la légalité internationale ce n'est pas l'intervention unilatéral d'un nouveau gendarme tout aussi puissant soit-il et je le redis qui le fait aussi parce que l'ONU en est réduite à l'impuissance et se heurte au véau russse systématique à toute intervention vous le savez parfaitement il y il y a cet argument là il y a la réalité aussi des États-Unis qui ont décidé de réduire leur financement aux Nations Unies et qui dans le siage des dernières déclarations de Donald Trump et de son administration ont montré très peu de confiance non mais d'accord non mais non mais évidemment mais ce que je veux dire c'est qu' il n'y a pas aujourd'hui de volonté des États-Unis d'inscrire leur action en matière de relation internationale dans le cadre de la légalité internationale la responsabilité de la France qui est membre permanent du Conseil de sécurité de rappeler qu'aujourd'hui s'il doit y avoir intervention régulation d'un conflit ce doit être dans le cadre de la légalité internationale c'est la ligne de conduite que nous avons toujours eu nous devons la la poursuivre moi je je crains que tôt ou tard ce type d'initiative unilatérale ne provoque plus de des gâs qu'elle ne règle les problèmes donc la France dans cette optique là ne doit pas se mettre dans le sillage des États-Unis on n pas dans un dans un climat qui n'est pas s RA de la guerre froide où il y avait d'un côté les Russes d'un côté les Américains et où il fallait choisir son cor on pas là aujourdhuiou si a candidats qui ont choisi leur camp il y a d'un côté l'amical du cremelin dans laquelle vous trouvez monsieur Fillon Madame Le Pen Monsieur Mélenchon qui ont choisi d'aligner leur position sur le la Russie régulièrement notamment vis-à-vis de Bachar elAssad ce qui pose quand même un problème lourd ave quand mêmeelqu non mais ils ont pas je dis pas qu'ils le soutiennent directement mais soutenir celui qui protège Bachar el-Assad ne me paraît pas être d'une bonne politique aujourd'hui car ça n'est pas l'intérêt de la France ni de l'Union européenne ni de l'intérêt des Syriens puis il y a évidemment une position qui pourrait être symétrique qui consistera à s'aligner sur les États-Unis la tradition de la France depuis le général de Gaone c'est l'indépendance en matière de politique étrangère et moi je veux poursuivre ce choixl parce que nous sommes membres permanents du Conseil de sécurité que nous sommes désormais le seul membre permanent du Conseil de sécurité dans l'Union européenne et cette responsabilité va au-delà puisqueaujourd'hui il y a des prétentions nouvelles de la Russie puisqu'il y a des Américains qui se désengagent il faut renforcer l'outil de défense européen c'est une des propositions que je mets sur la table benoont il reste exactement 6 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle question très simple qui appelle une réponse tout aussi simple croyez-vous à votre qualification pour le second tour vous n'avez aucun doute non mais tout me montre sur le terrain que les choses évoluent bougent et que dans ce climat d'incertit ude les Français veulent un président de la République qui soit fiable qui soit fiable sur les question internationale fiable sur l'Europe fiable et clair sur ce qu'il propose il y a le sentiment chez beaucoup de nos compatriotes qu'il peut y avoir de très bons candidats mais que derrière il y a une feuille blanche on ne sait pas très bien où on ira avec les uns et les autres et moi les propositions que je mets sur la table elles sont claires et cohérentes entre ce que je propose sur le travail la transition écologique la respiration démocratique qui redonnera du pouvoir au citoyens français je leur dis d'ailleurs sur ce point-là regardez les programmes et regardez celui des programmes qui vous permet de reprendre la main en cours de mandat car donner quitus finalement à une personne pour qu'elle dirige le pays pendant 5 ans sans pouvoir reprendre la main cela nous a montré dans le passé combien cela pouvait être frustrant sur le plan démocratique il faut qu'on trouve une forme de maturité à cette démocratie c'est ce que je propose donc il y a rien dans cette campagne si c'était à refaire tout simplement que vous changeriez les sondages ils sont ce qu'ils sont et on verra bien ce qui sortira dimanche soir donc prenons ça avec beaucoup de distance aujourd'hui il vous place dans une situation de difficulté comment expliquez-vous que vous en soyez arrivé là mais moi je vais pas commenter ma campagne ce serait bizarre quand même non vous trouvez pas non mais en tout vous qui l' men c'est votre strg c'est pour ça je fais campagne et je ne la commente pas et si et on commentera ensuite les stratégies des uns et des autres ça sera le travail des commentateurs après des journalistes des experts des politologues moi je fais campagne et je continue à faire campagne sur un projet dont beaucoup disent qu'il est le plus cohérent le plus sincère et le plus conforme à ce qui ce qui se passe c'està grand trans aussi benoî amamont et et notamment à gauche et on l'a entendu que c'était une campagne effectivement sincère et personne n'en doute mais qui pouvait pêcher par une forme de naïveté on vous a entendu régulièrement parler et ce sont des sujets des perturbateur endocrinien de la légalisation du cannabis du futur désirable à une heure où justement on parlait il y a quelques instants encore des tensions qu'il y a dans le monde aujourd'hui est-ce que vous n'avez pas un petit peu par na ou non mais pardon à l'heure des tensions dans le monde il y a ceux qui aujourd'hui proposent fa s'aligner sur le cremelin ce qui un jour je vais prendre un autre candidat Emmanuel Macron sur une radio il nous dit qu'il est contre la reconnaissance de l'État Palestine sur une autre radio il dit qu'il est favorable à la solution à deux états quelle est la vérité de ces personnages qui changent d'avis sur des questions si importantes moi je suis cohérent où que je parle je dis la même chose je dis la même chose et je m'inscris dans une tradition en matière de politique étrangère je m m'inscris aussi dans une tradition en matière de politique européenne je ne propose pas aujourd'hui en Europe de mettre si haut la barre des menaces que cela nous condamne à sortir de l'Europe je le dis d'un mot parce que c'est important surtout sur votre radio c'est que je ne me résous pas à ce que aux générations qui viennent nous n'ayons d'autres perspectiv à offrir que le retour à l'intérieur des frontières nationales qui ne voit pas que c'est une défaite en race campagne notamment pour la gauche ça ben mon c'est ce qui vous diffférencie fondamentalement notamment de Jean-Luc Mélenchon qui envisage alors c'est un plan B pour lui de sortir de l'Europe simplement une question parce qu'elle a aussi nourri le doute qu'est-ce qui vous a pris de dire que vous étiez prêt à voter pour lui au second tour le cas échéant comment vous le candidat du Parti socialiste qui espérait présider qui espérait être au second tour et c'est bien légitime peut accepter l'idée qui se remettraan qu'est-ce qui m'a pris de répondre à une question d'un journaliste c'estàd que vous REM en cause votre propre job moi je répond aux questions qu'on me pose on me dit si c'est face à Marine Le Pen dans telle situation que faites-vous bien j'aurais pu dire écoutez ça ne se passera jamais mais je pense pas que ça ne se passera pour autant je réponds aux questions qui me sont posées pardon d'être un petit peu honnête dans la manière dont je fais cette campagne si je vous dis Jean-Luc Mélenchon ne représente pas la gauche qui permet de gouverner il a des facilités qui tombent dans le simplisme là je cite François Hollande qui est parl à nos confrères de France 5 hier il a raison François Hollande il appartient à une tradition Jean-Luc on s'est toujours méfié du pouvoir moi je ne pense pas que le pouvoir corromp moi j'ai démontré comme ministre que le pouvoir ne me corrompait pas que j'étais capable parfaitement de tenir face au lobby la réalité c'est qu'effectivement il y a une gauche qui dès lors qu'elle gouverne cesse d'être de gauche une autre gauche qui considère que gouverner c'est trahir moi je vous avez gouverné avec cette gauche moi mais moi je m'inscris dans la volonté de transformer donc pour pour transformer il faut gouverner mais gouverner sans transformer ça n'a aucun sens à gauche oui nous pouvons parfaitement retrouver ce qui était ce cette ce tempérament ce caractère qui était celui de la gauche qui en 81 ou en 36 a gouverné et transformé c'est cette gauche-là que moi j'incarne c'est une gauche qui face à la transition écologique prend les problèmes à bras le corps face au travail aussi face à l'Europe veut la changer plutôt que la quitter voilà les les questions qui nous sont posées et les Français doivent se poser la question voilà tout simplement le 8 mai ils auront un nouveau président de la République regardez les programmes regardeer les programmes et regardz les programmes pour les conséquences qu'ils auront sur vous il y en a un évidemment qui aspire à présider la République le 8 mai il s'agit de François Fillon il annonce clairement la couleur he quand on lui demande chez nos confrères de Radio J s'il est prêt à accueillir des membres de sens commun au sein de son gouvernement il répond pourquoi pas vous êtes surpris cohérent cohérent il a appelé les troupes de sens commun sa rescous au TR cadero il poursuit il y aura donc des membres de sens commun dans son gouvernement moi je n'en doute pas c'est augure d'une politique familiale avec laquelle je suis en radicale l'osition inquiète oui ça m'inquiète sur le fond mais je trouve cela cohérent de la part de François Fillon il est le candidat de cette fraction de la droite mais il a le donc le mérite de cette cohérence et de cette clarté les socialistes ont toujours par le passé choisi la stratégie du Front républicain lorsqu'un candidat s'opposait au Front national dans un second tour quel que soit le scrutin est-ce que ce sera votre option quel que soit le candidat si ce n'est pas vous et que Marine Le Pen est au second tour je ne crois pas un second tour droite extrême droite donc vous si néanmoins cette configuration devait arriver parce qu'elle peut arriver parce que c'est lesurnes qui parl est-ce que vousz R cro pas cette configuration vous dites pasterz Françis Fillon face à Mar Leen Mar le [Musique] merci