LE CORPS DES FEMMES NE VOUS APPARTIENT PAS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« “J'ai cru mourir”. Voilà les mots d'une députée française, Sandrine Josso, droguée à son insu par un sénateur dans le but d'abuser d'elle. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Elles sont omniprésentes et touchent toutes les femmes. Les prédateurs sont partout, dans la rue, jusqu'à nos foyers, au travail, ou dans l'intimité. »
- 1:28Invité politiqueChiffre
« plus de 100 000 viols ont lieu dans l'UE chaque année, la France bloque les négociations d'un texte crucial contre les violences sexuelles en voulant exclure de la législation européenne la définition du viol. »
- 1:28Invité politiqueFait
« un rapport sexuel sans consentement est un viol. Un rapport sexuel sans consentement est un viol et doit figurer comme tel dans la loi européenne. »
Temps de parole
- Manon Aubry100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
“J'ai cru mourir”. Voilà les mots d'une députée française, Sandrine Josso, droguée à son insu par un sénateur dans le but d'abuser d'elle. Et quelle a été la réaction du sénateur Joël Guerriau mis en cause ? “Son chat était mourant”. Oui, oui, collègues, vous avez bien entendu. Parce que son chat était mourant, ça l'autoriserait à agresser une femme. Mais quel sentiment d'impunité faut-il atteindre pour oser une telle défense ? Souvent, les agresseurs profitent d'une relation de pouvoir. C'est l'animateur radio, Cauet, accusé de viol, ou encore le célèbre agent immobilier Stéphane Plaza, poursuivis pour violences.
Mais ces agressions et ce sentiment d'impunité ne concernent pas que des célébrités. Elles sont omniprésentes et touchent toutes les femmes. Les prédateurs sont partout, dans la rue, jusqu'à nos foyers, au travail, ou dans l'intimité. De la remarque déplacée, aux coups portés. Du harcèlement répété, au corps violé. Combien d'entre nous ici n'ont elles déjà subi une de ces agressions ? Chers collègues, je remarque d'ailleurs que tous ces débats qui portent sur les droits des femmes réunissent en général quelques rares collègues uniquement de sexe féminin. Et c'est à chaque fois le même schéma, à chaque fois la même difficulté pour les femmes à parler. A chaque fois, la même impunité.
Mais nous ne laisserons pas le patriarcat gagner. Alors que plus de 100 000 viols ont lieu dans l'UE chaque année, la France bloque les négociations d'un texte crucial contre les violences sexuelles en voulant exclure de la législation européenne la définition du viol. Alors je veux ici le répéter à cette tribune n'en déplaise à Emmanuel Macron : un rapport sexuel sans consentement est un viol. Un rapport sexuel sans consentement est un viol et doit figurer comme tel dans la loi européenne. C'est pourtant simple et nous clamerons tant qu'il le faudra : le corps des femmes ne vous appartient pas, notre consentement non plus.
Manon Aubry