Canicule, journée de solidarité... Inaction criminelle des gouvernements !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Où est passé l'argent de la solidarité depuis 23 ans ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment l'argent de la journée de solidarité est-il fléché ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Le gouvernement propose de s'inspirer de l'Espagne pour adapter les horaires de travail. Qu'en pensez-vous ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il vivre à l'heure espagnole pour survivre à la canicule ?
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Bonsoir Nathalie Harta, vous êtes avec nous. Je rappelle, vous êtes candidate lutte ouvrière pour la prochaine élection présidentielle. Vous avez écouté le début de notre discussion et c'est ce que vous demandez.
C'est là-dessus que vous interpellez le gouvernement. Où est depuis 23 ans est passé l'argent de la solidarité, quoi. Mais bien sûr, moi quand j'entends qu'il y a des chambres d'Épad à 33 34 35°gr, des chambres d'hôpitaux à 33 34°gr, ça me révolte.
Ça me révolte. Euh les malades qui sont à l'hôpital sont là pour être protégés. Au final, ils se retrouvent être mis en danger.
J'ai lu le témoignage du chef de service de l'hôpital d'Alné expliqué que malades qui avaient des euh qui étaient venus pour pour se faire soigner pour bien d'autres choses se sont retrouvés en hypertermie et en réanimation. Est-ce que c'est possible ça ? Et alors bon franchement le gouvernement est très content de lui parce que dans les épades tout se passe bien mais une salle réfrigérée franchement franchement tous ceux qui seront talités qui ne peuvent pas se déplacer comment ils font pour dormir ce n'est pas acceptable ce n'est pas acceptable et oui moi je me souviens très bien de 2003 ah il fallait être solidaire avec les anciens avec les aînés il fallait tout faire pour que ça ne se reproduise pas qu' il fallait climatiser les épades et les moderniser et cetera 3 milliards par On est à plus de 60 milliards là.
Qu'est-ce qu'ils en ont fait cette priorité là ? Elle n'est même pas finalement elle est même pas respectée. Je trouve ça révoltant.
Voilà. Madame Marteau reste avec nous parce que justement Frédéric Bianqui et journaliste à BFM Business vous avez enquêté, vous avez regardé où où est passé l'argent ou plutôt où passe l'argent de cette journée de solidarité ? Alors Frédér, alors c'est 3 milliards mais on sait pas trop comment ils sont fléchés.
Maintenant, ce qu'on sait en tout cas, c'est que depuis 2021, ils servent à abonder ce qu'on appelle la branche solidarité de la sécurité sociale qui a été créé. Et qu'est-ce que ça finance tout ça ? Ben, principalement des salaires, des salaires d'aides soignantes, d'aide à domicile, des soins, des soins dans les épades.
C'est tout ça que ça finance cet argent-là. Regardez là, vous nous dites 75 % alloué pour le financement établissement, d'accord ? 17 % distribué sous forte de la location.
Mais je vois le coût de gestion administrative du de l'organisme qui gère l'argent collecté. 750 millions d'euros par an pour gérer cet argent. On dépense donc pour la pour l'administration 750 millions d'euros par an.
Excusez-moi, c'est trop c'est 1/5 de ce que rapporte la journée quand même. Sans doute sans doute. C'est c'est peut-être c'est c'est peut-être beaucoup.
Il y a sans doute des économies à faire. Donc voyez madame Artau, l'argent on sait comment il a été fléché et puis il y en a une partie qui part à l'administration aussi. Non, mais évidemment, il faut payer les salariés des épades.
Et oui, moi je tiens aussi à leur rendre un hommage comme aux salariés des hôpitaux qui ont travaillé dans des conditions extrêmement difficiles évidemment et il devrait être bien mieux payés, bien mieux reconnu par la société là-dessus, il y a pas de doute. Mais là, vous nous expliquez que c'est la problème le problème de la suradministration. Mais attendez, c'est une blague.
Il y a 436 milliards pour la loi de programmation militaire. Le gouvernement a décidé la construction d'un porte-avion à 10 milliards. On va construire des missiles, on va fabriquer, voilà.
Et on trouve pas de quoi climatiser ou rafraîchir rafraîchir un ÉPAD. Vous savez tous les ÉPAD, moi je fréquente un ÉPAD euh très régulièrement. J'y suis allée il y a encore 2 jours, j'y étais.
Alors c'est un système de climatisation mais pas dans toutes les chambres. En fait, l'air est rafraîchi et ça fonctionne bien. Mais parce que cette épade a été construit il y a 5 ans.
Il y a 5 ans. Et c'est une exception en réalité. Et c'est ça le problème, c'est que la priorité ce n'est jamais les intérêts, les besoins finalement de la population et des travailleurs en en particulier.
Madame Mar, vous demandez un plan clim comme le demande Marine Le Pen en fait. Mais la climatisation est devenue incontournable. incontournable au stade où nous en sommes.
Incontournable. Comment on fait pour survivre dans euh comme ça hein ? Entendre qu'il y a des malades à l'hôpital qui sont en hypermie.
C'est acceptable ça. Donc moi, je défends l'idée que bah il faut qu'on survive dans cette dans cette atmosphère qui est devenue juste invivable et invivable à la à cause de quoi ? À cause de qui ?
Et moi ce qui ce qui me met aussi très en colère, j'ai entendu Farandou ce matin, le ministre du travail et des solidarités expliquer justement que sur cette journée de solidarité hein, que puisqu'il a été questionné, où vont les 3 milliards par an ? Et il a expliqué, c'est pas moi qui l'invente, lui il a expliqué que c'était pas il fallait pas faire que de l'adaptation, il fallait aussi lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Autrement dit, il faut verser des milliards de subventions à Arcelor Mital, euh à Total, à Peugeot, à Mercedes qui font les usines de batterie au nom de la décarbonation.
Mais dites-moi, tous ces gros trusts qui sont richissimes, qui font des profits à n'en plus finir, ils peuvent pas les payer. Ils peuvent pas les payer leurs investissements, la décarbonation, ben moi je dis qu'il devraient les payer. Ils devraient les payer et cet argent, il devrait évidemment aller aux ÉPADS, aux hôpitaux, aux écoles aussi.
Natto, vous parlez de Jean-Pierre Farandou, le ministre du travail. Lui, il voudrait qu'on vive qu'on vive à à l'espagnol. D'ailleurs, il va il va se rendre, je crois, en Espagne à la rentrée pour voir un peu comment ça se passe.
Peut-être décaler les horaires de du travail de arrêter de travailler entre 9h et 18h, travailler peut-être plus tôt le matin ou plus tard le soir. Est-ce qu'il faut vivre désormais à l'espagnol ? Et il faut aussi de que les salariés s'y mettent.
Alors, ben justement, écoutez le ministre du travail, à partir de septembre, j'ai proposé aux partenaires sociaux d'engager un grand travail de réflexion. D'abord, on fera le retour d'expérience sur ce qui s'est passé juin et juillet, août de manière très lucide. Et ensuite et et j'ai proposé d'ailleurs à l'invitation de la de la ministre espagnolle du travail que j'ai eu vendredi au téléphone.
Je demandé si elle était d'accord pour n recevoir bien évidemment, elle a dit oui. Donc on va aller ensemble en Espagne. En Espagne, à Madrid à 40°gr ça fonctionne.
On va faire une un voyage d'étude et je vais proposer aux partenats sociaux bien sûr de venir. On y restera de deux ou tr jours bien évidemment et on essaiera de comprendre comment la société espagnole s'est adaptée à la chaleur. Ils sont juste à côté.
Il faut qu'on considère en fait que la France l'été ça devient l'Espagne. Voilà madame Arta, il faut qu'on aille en Espagne voir comment ça se passe pour en tirer les soins en France. Est-ce qu'il ne pourrait pas écouter tout simplement les ouvriers ?
Est-ce qu'il pourraient pas tout simplement écouter les travailleurs ? He moi je pense que à partir du moment où on se fatigue deux fois plus vite quand on travaille à 35°gr et bien il faut qu'on travaille deux fois moins. Voilà courte la journée de travail on la divise même peut-être par deux en réalité.
Et puis on ralentit les cadences. Ah mais ça les cadences c'est un principe sacrossin hein. Dans toutes les usines automobiles, vous savez les travailleurs, ils ont dû se battre pour allonger un petit peu leurs pause, pour avoir un peu plus de pause et pour les rallonger un petit peu.
Par contre les cadences, ah ça, il faut pas y toucher. La production, il faut qu'elle sorte. Bah faut arrêter avec tout ça.
Faut arrêter avec tout ça. Il faut que la priorité, ça soit bien sûr la santé, la protection des travailleurs de ceux-là même qui font tourner la société. Donc moi je me je ne dis pas qu'il faut se mettre à l'heure espagnole, il faut se mettre à l'heure des travailleuses et des travailleurs.
Merci madame Harta, candidate à l'élection présidentielle, porte-parole de lutouvrir. Merci d'avoir été avec nous. Alors ben justement écoutez le ministre du travail à partir de septembre, j'ai proposé aux partenaires sociaux d'engager un grand travail de réflexion.
D'abord, on fera le retour d'expérience sur ce qui s'est passé juin et juillet août de manière très lucide. Et ensuite et j'ai proposé d'ailleurs à l'invitation de la la ministre espagnole du travail que j'ai eu vendredi au téléphone. Je demandé si elle était d'accord pour nous recevoir.
Bien évidemment, elle a dit oui. Donc on va aller ensemble en Espagne. En Espagne à Madrid à 40° ça fonctionne.
On va faire une un voyage d'étude et je vais proposer aux partenaires sociaux bien sûr de venir. On y restera de deux ou tr jours bien évidemment et on essaiera de comprendre comment la société espagnole s'est adaptée à la chaleur. Ils sont juste à côté.
Il faut donc considérer en fait que la France l'été ça devient l'Espagne.
Nathalie Arthaud