Faut-il interdire la corrida ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pour vous, la corrida, c'est un spectacle traditionnel ou une action de cruauté ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Vous regrettez que le débat n'ait pas eu lieu à l'Assemblée ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comprenez-vous que la corrida soit considérée comme un acte de cruauté ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont les arguments économiques en faveur de la corrida ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que l'interdiction de la corrida soit une question régionale ou nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00politiqueFait
« La radicalité avec laquelle le type T40 l'avait prise aurait conduit un débat caricatural. »
- 2:00politiqueFait
« Il y a plus qu'une tradition, il y a un art de vivre. »
- 3:00politiqueFait
« La loi Gramont la première loi qui a interdit la maltraitance animale en France l'interdisait quand cet effet en public. »
- 5:00politiqueChiffre
« Les sondages montrent que il y a trois quarts des Français qui sont contre et un quart qui est pour. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
on va passer au débat de ce club consacré évidemment à la corrida le débat aurait dû avoir lieu à l'Assemblée jeudi dernier sur l'interdiction de la corrida mais finalement les insoumis ont retiré leur texte mais on va en débattre sur ce plateau on ira en Camargue dans quelques instants d'abord question à tous les deux lui je faisais tout représente pour vous la corrida d'accord c'est un spectacle traditionnel c'est une action de cruauté et au fond pour moi le débat c'est entre le respect d'une tradition d'une tradition et l'interdiction de la cruauté qui pour moi est un mâle sont des souvenirs très personnels ses souvenirs d'enfance moi je suis allé à l'échoïda très jeune avec avec mon père ça fait partie de la vie et de la fête je comprends bien qu'on puisse ne pas aimer je n'ai pas sur le sujet d'attitude définitive je pense aussi d'ailleurs que la corrida doit évoluer doit écouter la société j'espère que le débat qui n'a pas eu à l'Assemblée et c'est peut-être une bonne chose parce que la ridicalité oui parce que la radicalité avec laquelle le type T40 l'avait prise aurait conduit un débat caricatural et je pense qu'il faut parler de ces choses de manière posée il y a plus qu'une tradition il y a un art de vivre il y a parcours personnel qui fait que on aime et puis des parcours personnels qu'on n'aime pas vous savez dans mon département qui est un département horaire il y a beaucoup de gens qui sont styles faut pas non plus opposer des France il y a ceux qui parlent parcours personnel ont pu découvrir et puis ceux qui ne l'ont jamais découvert et qui peuvent avoir dans les faits des réactions que je peux pas faire comprendre pour vous aussi le chaudière c'est une bonne chose que ce débat n'est pas élu vous le regrettez je ne regrette pour ma part je le regrette bon il a été engagé avec des centaines d'amendements qui faisaient qu'on était sûr qu'il ne déboucherait pas le point important pour moi c'est que la question qui était une question cachée et devenue une question qui est maintenant une question politique et pour moi toutes les questions importantes doivent être résolues par un débat politique évidemment et c'est pour ça qu'on en parle juste sur Maxence que dit Louis Schweitzer pour moi la corrida c'est la cruauté est-ce que vous comprenez ça un animal si tu es un animal est un acte de cruauté alors il y a beaucoup d'actes cruauté le journal Sud-Ouest dans mon département indiqué que la maltraitance animale dans une société qui pourtant est triste sensibilité sensibilisé à la souffrance animale ne cesse de se développer et maltraitance aparticuliers sur les animaux domestiques donc les sujets de maltraitance animale on peut en trouver beaucoup là on a une tradition une culture une histoire particulière qui fait qu'il y a un combat vous savez il y a 50 ans les adversaires de la corrida disaient que c'était honteux d'exposer la vie d'un jeune homme souvent de basse conditions devant plutôt un public bourgeois et que ce qui était insupportable dans la corrida c'était pas la maltraitance animale c'était le danger que l'on faisait courir à l'homme dans son combat et aux jeunes gens en particulier ce qui prouve à travers ses débats qui a une évolution de la société que les organisateurs de corrida doivent en tenir compte que c'est avant tout le reflet de notre société aujourd'hui ça s'inscrit pas dans une éternité parce qu'elle est partie les adversaires de la corrida avait bien d'autres motifs il y a quelques années c'est pas nouveau que la corrida soit contestée la corrida toujours été contestée cette tradition le fait que certains Français sont attachés cette chorizon moi je dois dire j'ai aussi une expérience d'avoir vu une corrida parce que j'étais stagiaire dans le Jer et le gère est une terre de corridage on est gardé un souvenir épouvantable ce n'est pas seulement quand tu un animal on tue beaucoup d'animaux notamment pour se nourrir c'est qu'on le tue dans un processus long qui a pour objet de lui infliger un certain nombre de souffrance et qu'on donne à voir cela parce que vous souvenez sans doute que la loi Gramont la première loi qui a interdit la maltraitance animale en France l'interdisait quand cet effet en public parce qu'elle considérait en 1850 donc assez longtemps que donner à voir la cruauté aux gens c'était mauvais c'est-à-dire que ça peut détendre sur le reste de la société sa disons le spectacle de la cruauté pour moi n'est pas un spectacle normal c'est un spectacle qui porte atteinte au spectateur et malheureusement un spectacle qui s'exhibe sur les plateaux des chaînes d'information continue constamment on montre la cruauté certaines n'y prennent du plaisir certains y gagnent d'ailleurs beaucoup d'argent et beaucoup plus qu'à la corrida si on rentre sur ce discours de l'exhibition de la cruauté on peut aller très loin et malheureusement on montre aussi beaucoup la cruauté face au aux enfants aux femmes aux hommes et aux femmes et avec parfois une délectation qui est parfois beaucoup plus insupportable que celle à corrida je me valide tout à fait à ce que vous dites c'est que tout spectacle de cruauté et toute cruauté à mes yeux et quelque chose qu'il faut éliminer est-ce qu'on peut faire ce comparatif entre ce qu'on voit à la télé et ce qui se passe dans la corrida après vous faites référence à quoi une forme de violence finalement du débat politique malgré ne cherche à convaincre personne moi je constate d'ailleurs que des attitudes radicales comme celle du diptaro finalement suscite une réaction sur ceux qui sont plutôt favorables à un coïda ou ceux qui veulent laisser la corrida vivre là où elle existe je trouve que la radicalité de Monsieur Caron a rendu un service considérable parce qu'il a rendu militant des gens qui ne le sont pas force d'être excessives ce qui est pas du tout le cas des propos du président turc qui aborde la question avec beaucoup de discernement mais lorsque l'on est radical on suscite finalement des réactions de militance dans un monde de le monde de torrent qui est très loin d'être très engagé très militant vous avez le corrida tel que je la vis aujourd'hui dans mon territoire elle est en recul en nombre de spectateurs par contre il y a une vitalité une connaissance une appréciation une éducation du public qui va à la corrida qui est beaucoup plus importante dans mon département à Bayonne par exemple bien il a 30 ans on allait à la corrida comme on est au spectacle que c'était la norme sociale aujourd'hui ce n'est plus la norme sociale c'est une énorme minoritaire mais ce que pour dire c'est que le public est Siran il est éduqué et qui a un gros effort de formation des jeunes toreros d'éducation mais c'est vrai aussi que ça renvoie nécessité pour la Corrida de chercher une éthique et de chercher aussi de répondre aux attentes de la société aymeric Caron si elle malgré est-ce que vous êtes d'accord avec ça le Sheita est-ce que finalement il a trop radicalisé les positions et est-ce qu'il a renforcé les procurridas écoutez je pense que non je pense que non les sondages montrent que il y a trois quarts des Français qui sont contre et un quart qui est pour ce chiffre ne change pas il est stable vous savez quand quelqu'un prend une position avec force ce qui est le cas d'Aymeric carence ça suscite bien sûr de l'hostilité mais pour moi le plus important et ce Caron a obtenu c'est que ce débat est devenu une question politique c'est à dire une question où maintenant le politique est amené à prendre position même s'il ne l'a pas pris là et la corrida est un débat politique depuis longtemps simplement il est arrivé à Paris excusez-moi il arrive que tu es débats politiques existent sans qu'il monte jusqu'à Paris tout de chez moi c'est un débat permanent c'est un débat qui a lieu dans de nombreux conseils municipaux c'est un débat qui existe présidentiel depuis très longtemps il est arrivé à Paris donc on le découvre la corrida peut-être aussi une illustration du jacobinisme et on va redescendre vers chez vous pas très loin en tout cas Max Brisson on va aller évidemment dans le sud de la France un mot avec voile sur les chiffres du secteur et oui Oriane on peut dire qu'il y a aujourd'hui en France 56 villes Touring qui abritent des arrêts et organisent des corridas avec finalement assez peu de corrida à chaque année en moyenne 100 par an et ces événements génèrent 50 millions d'euros de retombées économique chaque année dans ces territoires et justement on va aller dans le sud-est dans les villes Torres du Sud-Est le retrait du texte sur l'interdiction de la corrida est un véritable soulagement les spectacles taureau magiques qui génèrent d'importantes recettes pour le territoire et pour l'emploi mais ces arguments continuent d'être battus en brèche par les opposants à la corrida qui ne désarment pas Jonathan du prélève nous emmène à Rafael les Arles et à Nîmes on va même voir les veaux au beau milieu de la Camargue une centaine d'hectares sur lesquelles pâture des bovins d'un genre méconnu [Musique] c'est imposant de bête de 500 kg est un taureau de combat Virgile Alexandre en a fait sa spécialité il est éleveur depuis 2009 l'autoroute de combat il se bat naturellement avec ses congénères une race spécialement louée pour son agressivité naturelle et élevé pour la Corrida mais avant de finir dans une arène il faut au moins quatre ans d'élevage en plein air un processus long et coûteux à minima 1000 euros par an donc pour le menac 4 ans il nous a coûté au moins 4000 euros et ça correspond à quoi c'est frais ah ça correspond tous les frais les frais d'entretien ne serait-ce que de fourrage et les frais vétérinaires tous les fruits inhérents mais avec la proposition de loi d'Aymeric Caron pour interdire la corrida l'éleveur a bien cru voir son activité mise en péril ainsi que celle de toute la filière française composée de 46 éleveurs mais le député a retiré son texte avant même son examen un soulagement pour Virgil Alexandre quel intérêt d'élever du taureau de combat quel intérêt pour les faire en être les regarder grandir abattoirs je préfère faire autre chose moi la corrida créatrice d'emploi et de richesse pour le territoire cet argument est battu en brèche par les abolitionnistes comme Didier bonnet pour ce militant ce sont surtout les feryas qui drainent de l'argent et non les corridas la feria San corrida existera toujours donne un exemple 2019 les deux férias à Nîmes un million 600000 visiteurs toutes les corridas confondues 150 000 personnes c'est à dire qu'il y a ami en 450 000 personnes qui sont venues pour faire la fête aucun impact et qu'à le maire parle de 60 millions de retombées économiques c'est la feria la corrida n'a rien ramené il faut que les corridas s'arrêtent on ne peut plus torturer des bêtes pour l'amusement de quelques personnes ça n'existe pas si la ville de Nîmes reste attachée à la corrida elle a largement diversifié les activités de son amphithéâtre antique transformer la plupart du temps ont lieu d'événements ciel ou de concert et la mairie veut poursuivre en ce sens c'est le cœur battant de la ville c'est le centre de tout ce qui se passe comme comme activité dans ses arènes puisque d'abord les corridas les qu'on se livre qui amène à peu près 5000 spectateurs par an et puis il y a des concerts l'été qui amènent aussi 160 170 000 spectateurs tous les ans il y a des il y a les Girondins aussi qui viennent à chaque année maintenant dans la césarienne donc c'est un lieu de rencontre pour les mois et pour les gens dans l'extérieur Nîmes veut encore améliorer l'attractivité de ces arènes avec l'État et la région Occitanie la ville mène d'importants travaux pour consolider les défis vieux de 2000 ans un chantier à 54 millions d'euros censés arriver à son terme en 2034 dynamique de la corrida écoutez c'est un argument économique qui existe dans la vie il y a toujours des arbitrages là c'est un arbitrage entre l'éthique et la morale d'une part et une activité économique réelle mais limitée prenons un exemple concret la feria une fête collective moi je suis tout à fait pour quand on parle de restauration des arènes je m'en réjouis j'ai entendu dans le chiffre d'ailleurs qui ont été donnés que il y a plus de spectateurs pour des spectacles qui n'ont rien à voir avec les taureaux et que dans les spectacles qui incluent des taureaux il y a des corridas et puis d'autres spectacles qui n'impliquent pas la mise à mort donc je crois pas qu'il faille faire un amalgame c'est vrai qu'à mes yeux l'interdiction de la cruauté que ce soit celle de la corrida toutes les autres cruauté moi je me bat contre les cruauté contre les personnes les autres cruauté faites contre les animaux je me bats contre la cruauté que je trouve dégradantes qu'est-ce que vous répondez à ça et effectivement on a vu dans le reportage que c'est les feria qui génèrent beaucoup plus d'apports économiques que les corridas est-ce que c'est ça tous les coïtiens ne sont pas liés à Bayonne par exemple il y a pas de lien entre les fêtes et les corridas il y a des corridas qui sont liés au feria qui sont parfaitement inscrites vous savez la corrida c'est une mosaïque de réalité la coda oui c'est une économie ne serait-ce que les levage de des taureaux de combat race qui aurait disparu s'il n'y avait pas la corrida c'est aussi une école de formation il y a six écoles taurines en France avec des jeunes qui apprendrent qui apprennent l'art de ce combat face au taureau qui apprennent à se maîtriser qui apprennent l'éthique d'un côté le président Schweitzer par le beaucoup de d'éthique de mourac moi je pense qu'il y a une éthique de la corrida on ne tue pas n'importe comment alors bien sûr qu'il peut y avoir des massacres bien sûr qu'il peut y avoir des dérapages et c'est ce et d'ailleurs il faut que les aujourd'hui les Victorines et les sociétés taurines réfléchissent à cela on ne peut pas tout montrer n'importe comment vous savez dans tous les sports il y a des règlements ces règlements peuvent évoluer face aux attentes de la société moi je suis fan d'un sport qui est un sport de combat qui est le rugby il a beaucoup évolué dans ses règles pour répondre justement à ce que la société n'acceptait plus et moi je le dis très clairement il y avait dans mon département Orthez ce weekend le Congrès des Sociétés taurines de France et c'était un des sujets de réflexion sur l'éthique et la corrida sur la manette nière tonton sanctionne les torero les Quadria les équipes si vous voulez qui ne respectent pas les règles et qu'il est nature la corrida ce combat face un animal sauvage donc oui il y a de la une réflexion cela étant dit il faut pas que le débat soit manucléaire il faut aussi qu'il le respect de le président se sert pas de tradition renvoie beaucoup à tradition moi je n'ai pas ce mot d'une culture profondément dans certains territoires partager pensez de personnes qui ont là quelque chose en commun et dans une société qui est très souvent aseptisé je crois qu'il est pas inutile qu'il y ait ainsi des poches de partage de certaines cultures en commun cela tout en entendant bien ce que dit la société je ne cesse de le répéter la corrida doit évoluer comme beaucoup de pratiques et comme par exemple un salon de sport beaucoup évolué au cours de ces dernières années une corrida éthique ça vous paraît possible non je reprends l'exemple du rugby le rugby c'est un sport la finalité de ce sport c'est une bataille autour d'un ballon et le progrès ça consiste à éviter des accidents c'est à dire des événements qui ne font pas partie du rugby mais qui peuvent être la conséquence de certaines pratiques la corrida la finalité c'est la mise à mort selon un process long et qui inflige indiscutablement une durée donc la cruauté et la finalité même alors cette cryoter peut être accompagnée de règles mais on voit bien que c'est très différent du rugby du football même de la boxe ou la finalité n'est pas celle-là alors je voudrais revenir quand même sur un point qui a évoqué le sénateur le débat est parisien et je voudrais me tourner vers l'Espagne en Espagne une région la Catalogne avait voulu interdire la corrida interdite et c'est la capitale malgrid qui a interdit cette interdiction c'est-à-dire que c'est le centre qui a interdit à une région d'interdire la corrida et donc on voit bien qu'on n'évite pas un débat national sur ce sujet je voudrais aussi évoquer un autre point qui ne concerne pas le sénateur c'est le fait que dans la même loi qui fait la dérogation corrida il y a la dérogation combat de coq qui est à l'autre bout de la France et qui paraît aussi injustifiée que la corrida alors même que dans le combat de coq c'est un animal qui attaque un autre animal et qui est formé à attaquer un autre animal je peux dire de mots sur l'Espagne oui et après on va faire le point sur la loi avec Alex justement pour que ce soit clair en Espagne dans certaines régions la catalogue le Pays Basque il y a des marques de refus de la corrida qui sont politiques c'est le refus de l'hispanité c'est vrai que la corrida est un lien très fort avec l'hispanité et les régions qui refusent cette dispanité refusent la corrida Barcelone mais aussi Bilbao même s'il y a toujours des corridas ou c'est un Sébastien ce sont des débats très espagnol et très politiques et assez paradoxalement d'ailleurs la corrida retrouvé parfois cette renouveau une certaine croissance en France alors qu'elle était en difficulté sur certaines territoires espagnols parce que la corrida pour les Espagnols je veux parfaitement le comprendre renvoie une Espagne qui tourne avec laquelle voulu tourner la page celle de la misère celle de la souffrance ce contraste social qui était celle de la corrida mais ce contraste n'existe plus en Espagne il y a aussi des une économie de la corrida d'Espagne qui a retrouvé aujourd'hui une réelle dynamique après vous savez c'est pas une affaire de territoire il y a des Parisiens qui adorent la corrida il y a des Bayonnais qui ne la supportent pas je pense que c'est avant tout une histoire de parcours personnel on va revenir là-dessus sur cette traditions et sur ces divergences mais un point sur la loi l'exemple pour que ça soit clair que dit la loi sur la corrida législation spécifique ah oui alors on va partir vous en parliez où je faisais de la loi de 1850 la loi Grammont selon code pénal et bien le fait d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique apprivoisé ou tenu en captivité et puni de trois ans d'emprisonnement et actuellement 45000 euros d'amende mais un siècle plus tard en 1800 en 1951 une dérogation a été ajoutée effectivement dans cet article du code pénal pour protéger la corrida je la cite les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureau lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée elles ne sont pas non plus implicables au combat de coq sur les mêmes motifs et donc forcément autour de ses lois il y a une bataille juridique qui c'est organisé depuis des années et notamment les anticoridas s'appuient sur cette loi par exemple dans 2000 et bien la justice a interdit une corrida à rieume près de Toulouse au motif que cette commune ne cultivait pas cette tradition locale ininterrompue de la corrida et à cause de cette affaire et bien la cour d'appel de Toulouse a été obligée de repréciser le droit avec l'Indication Géographique de la corridage site à la cour d'appel de Toulouse en 2000 il ne serait peut-être contesté que dans le midi de la France entre le Pays d'Arles et le Pays Basque entre garrigues et Méditerranée entre Pyrénées et Garonne Provence Languedoc catalogue Gascogne Land et Pays Basque existe une forte tradition taurine qui se manifeste par l'organisation de spectacle complet de corrida de manière régulière donc voilà la loi a même précisé indications géographique de la corrida et par la suite et bien cette fameuse commune toulousaine a donc pu organiser ses combats donc il y a un peu une question de territoire quand même la corrida la corrida c'est la formalisation de l'abattage des bovins qui se faisaient sur la place du village la place de la ville et c'est une formalisation à partir du 18e avec des règles en Espagne la corrida c'est un est officiel c'est l'acte où l'on tue le taureau et c'est un commissaire de police qui préside les corridas parce que là en Espagne la corrida est un acte absolument tout à fait formel d'abattage des taureaux alors c'est pas le cas en France bien entendu mais en tout cas l'histoire de la corrida elle vient bien de là cette formalisation avec des volontés d'ailleurs à l'époque d'hygiène de protection déjà de l'animal avec une volonté que tout ceci soit encadré par rapport à des tueries qui répondaient à des règles alors moi je vais très clair avec le président spécial il y a pas de corrida sont mises à mort vous savez la corrida portugaise il y a pas de mise à mort mais le taureau est tué dans le toril dès qu'il a quitté l'arête c'est vrai que l'objectif c'est bien de tuer le taureau c'est l'origine même de la corrida voilà on abat des beaux verres dans des conditions parfois plus indignes que la corrida avec un animal sauvage qui était levé pour cela qui excusez-moi à une vie tout à fait exceptionnelle par rapport à une grande partie de l'élevage qui se a raison économique tel qu'on peut le connaître ailleurs la loi qui vient d'être rappelée souligne de points qui pour moi sont essentielles le premier c'est que la corrida comme le combat de coq constitue un acte de cruauté de ces vis graves puisque justement la loi permet de protéger cette cruauté le second point c'est qu'elle l'associe à une tradition et pas une culture à une tradition il y a beaucoup de traditions qu'on a fait disparaître parce qu'elles allaient à l'encontre de l'éthique et de la morale qu'à un moment donné ces traditions étaient acceptées pendant très longtemps le supplice était un spectacle je suis un fanatique d'Alexandre Dumas quand on lit Alexandre Dumas dans ses romans il y a à plusieurs reprises es des récits dans le Comte de Monte-Cristo dans d'autres romans de gens qui assistent à des supplices à l'époque c'était considéré normal aujourd'hui grâce au ciel l'idée d'assister aux supplice d'une personne est absolument exclue là on assiste au supplice un animal voilà est-ce que c'est acceptable non est-ce que c'est une question régionale à mes yeux non parce que je ne considère pas que l'éthique ou la morale soit un applicable dans un lieu de notre pays et ne soit pas applicable dans l'autre Dieu de notre pays je comprends toutes les difficultés locales régionales mais au fond nous nous battons quelquefois pour des principes il y a quand même parce que vous avez parlé tout à l'heure de ce sondage qui dit que trois quarts des Français sont favorables à l'interdiction il y a quand même des différences il y a beaucoup plus de Français 80% qui sont favorables en région Île-de-France 63 seulement j'allais dire même si c'est la majorité dans les communes rurales est-ce qu'il y a quand même un peu ce clivage urbain ruraux il y a sur toutes les questions des différences d'appréciations mais dans votre propos ce que je note c'est qu'il y a 63% qui sont contre ce qui en termes politiques est une assez belle majorité même dans les eaux uniformisations absolument ce que je combats on peut en effet penser que les règles doivent être partout les mêmes j'ai une idée totalement opposé de ce que doit être notre République très différenciée très décentralisé très déconcentré je crois en effet qu'il faut permettre aux territoires de vivre par boire leur histoire leur culture on a suffisamment éradiqué les choses aseptiser les choses qu'il faut je crois redonner l'identité même des territoires une France uniforme aseptisée correspondant à un modèle unique où les territoires seraient soumis à la loi de Paris on se connaît cela c'est le jacobinisme le président Choisir a servi l'État au plus haut niveau il en est porteur je suis très respectueux de cela mais qu'il accepte que l'on puisse aussi penser que chaque territoire son histoire que le Pays Basque ou la catalogue ce n'est pas le Berry ou le ou le ou les Pays de la Loire et que cela mérite un petit peu de nuance il y a le président refuse le terme de culture moi je crois profondément que c'est dans certaines approches territoriales différenciées et que finalement la corrida est un bel exemple de ceux qui sont favorables à une esthétisation générale de la société qui peuvent mettre parieurs ceux qui veulent pas le cas de des propos du présent sur les air la souffrance animale au même niveau que la souffrance humaine avec une conception de l'humanité qui moi mes frais lorsque l'on met sur le même pied l'animal et l'homme et puis aussi une vision qui éradie que peu à peu tout ce qui est différence la corrida c'est aussi un combat pour la différence si je peux répondre à vos sénateurs parce que ce que vous dites ne reflète pas ma position je suis d'origine alsacienne et je suis très alsacien c'est une région qui a aussi ses spécificité elle a des lois différentes mais une chose est des spécificités l'autre chose est une règle morale et éthique et autant je j'accepte le régionalisme je considère même que c'est une riche l'Alsace vous le savez à des lois sur beaucoup de points différents du reste de la France c'est très bien ça existe depuis toujours et je ne te suis pas du tout pour l'interdire pas du tout mais le combat il y a au Parlement des débats réguliers pour réduire la spécificité mosellane et alsacienne je peux vous le dire la remise en cause ça pourrait être un entre vous sur elle l'avenir de l'Alsace mais juste un mot pour finir sur la suite puisqu'on parle du Parlement parce qu'il y a eu des débats vous allez nous faire écouter un petit bout Alex hein mais oui il y a eu des tentatives d'interdire en passant par le Parlement la corrida et notamment au Sénat c'était l'an dernier le sénateur écologiste Daniel Salman a déposé un amendement dans le cas d'une proposition de loi sur la maltraitance animale on va l'écouter chaque année au nom de la seule coutume locale ce ne sont pas moins de 1000 euros qui sont torturés à mort en France sans parler des taureaux qui meurent dans les entraînements pourtant plusieurs pays qui pratiquaient la corrida ont fait le choix de l'interdire progressivement comme le Chili l'Argentine Cuba ou encore l'Uruguay la Catalogne a eu également le courage de voter son interdiction en juillet 2010 faisant figure d'exception en Espagne la France doit-elle aussi remettre en question ce droit à qui à la souffrance animale voilà donc il y a eu un débat très court sur cet amendement interdisant la corrida un amendement qui a été largement rejeté par les sénateurs avec un avis défavorable du gouvernement en l'an dernier est-ce que vous croyez encore Loïc Schweitzer a une interdiction par la loi de la Corée d'ASS que pour vous le combat continue et sous quelle forme d'abord je suis convaincu que c'est à la loi d'interdire les actes de cruauté et je déplore par exemple que autant les animaux sous la garde de l'homme sont protégés contre la cruauté par la loi les animaux sauvages en liberté ne sont pas protégés contre la cruauté par la loi et à leur égard il y a aussi des pratiques cruelles je ne parle pas de la chasse en général je parle de certaines actes de cruauté monstrueux qu'on voit pratiquer sur les animaux sauvages donc je trouve que la l'éthique c'est le domaine de la loi c'est le domaine légitime de la loi et je pense que ce débat qui été engagé se poursuivra je ne sais pas quand il débouchera mais je sais sur quoi il débouchera c'est qu'à un moment donné cette pratique cruelle sera interdite la modération de la modération nous geyser n'étant pas partagée moi je crains que les adversaires de la corrida en fourchent un combat qu'un appellera d'autres en intégrant ensuite la chasse en appliquera donc qualifier toutes ces pratiques qui peuvent être exercées ici ou là selon les territoires qui caractérisent la diversité non seulement de notre pays mais tout simplement de l'âme humaine et moi c'est pour cette diversité que je vous combat ceux qui combattent la corrida tout en disant clairement que la quête corrida doit aussi entendre la société s'adapter et donc évoluer merci beaucoup messieurs pour ce [Musique]
Max Brisson