Brunet sans filtre du lundi 12 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 40 %Défensif 37 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 58:12OuverteÉludée
Est-ce que un jour les États-Unis vont revenir en arrière ?
- 58:49RelanceRéponse partielle
Est-ce que les États-Unis vont revenir en arrière et dire 'Les enjeux sont énormes, il faut que nous redonnions de l'aide militaire et du renseignement à Zelinski' ?
- 1:01:30OuverteRéponse directe
Pourquoi Jordan Bardella s'est-il rendu à Seouta ?
- 1:09:53RelanceRéponse directe
Est-ce que ce déplacement est un coup médiatique ?
- 1:11:56OuverteRéponse directe
Quelles mesures proposez-vous pour rétablir l'ordre dans les écoles ?
- 1:17:33OuverteRéponse directe
Baisser les taxes sur le carburant est-il une solution viable pour les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:01non_speechFait
« il aurait visé sa professeur avant de sortir de sa classe, d'aller dans le bureau du proviseur et une nouvelle fois d'ouvrir le feu »
- 5:08non_speechFait
« la psychiatrie en France est dans un état déplorable »
- 10:31non_speechFait
« Raisons de cet acte sont inconnues. C'est un acte isolé qui n'a rien à voir avec le mouvement des lycéens »
- 35:39non_speechFait
« ce n'est pas une tentative de tuerie telle que nous en voyons dans l'actualité américaine »
- 40:28non_speechFait
« Donald Trump [...] vient de se souvenir visiblement qu'il y a des élections dans quelques jours »
- 41:55non_speechFait
« il y a une loi depuis 2022 qui empêche les États-Unis d'aller acheter du pétrole à la Russie »
- 54:17non_speechFait
« aux États-Unis les droits tards hein, des droits tards qui sont dans le camp de de Trump, je pense au premier vice-président de Trump de Mike Pence »
- 1:02:19Jordan BardellaFait
« Ce que nous avons vu ensemble ce matin dans l'enclave de Seouta et j'ai eu l'occasion de le dire à de nombreuses reprises, c'est le futur de l'Europe si nous ne reprenons pas urgemment le contrôle de nos frontières nationales et européennes. »
- 1:03:03Jordan BardellaFait
« Les espagnols ont été livrés ici à eux-mêmes, seuls face aux menaces de pillage, face aux agressions, face aux violences sexuelles que la presse espagnole a largement documenté. »
- 1:03:46Jordan BardellaFait
« Le simple fait que des milliers de migrants aient pu en moins d'une journée pénétrer dans ce territoire européen au point d'en submerger les habitants illustre d'abord l'échec majeur du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez. »
- 1:04:29Jordan BardellaFait
« Le gouvernement socialiste espagnol n'a pas seulement échoué à protéger ses propres concitoyens qui seront juges dans les prochaines semaines. Il a envoyé le signal que l'on pouvait impunément violer les frontières de l'Europe. »
- 1:05:14Jordan BardellaFait
« La lutte contre l'immigration de masse relève donc d'un double enjeu de sécurité et de souveraineté et ce sont pour nous des enjeux vitaux. »
- 1:05:57Jordan BardellaPromesse
« Dès le printemps 2027, si les Français nous accordent leur confiance, la France demandera que la libre circulation dans Schengen soit exclusivement réservée au ressortissants européens. »
- 1:06:39Jordan BardellaPromesse
« La France s'engagera aussi dans une coopération accrue avec l'Espagne face à l'immigration illégale pour protéger conjointement nos frontières nationales. »
- 1:11:56Jordan BardellaPromesse
« nous mettrons en place un tournant pénal à l'égard des mineurs. Vous savez que nous souhaitons notamment supprimer l'excuse de minorité »
- 1:17:33Jordan BardellaPromesse
« Solution viable pour les Français et pas seulement pour ceux qui sont identifiés comme étant de gros rouleurs, c'est de baisser les taxes sur le carburant. »
- 1:18:14Jordan BardellaChiffre
« L'annulation des hausses de TICPE qui ont été mises en place par Édouard Philippe en 2018, c'est un coût de 15 milliards d'euros au total pour les finances publique. »
- 1:44:10non_speechFait
« On tuait beaucoup plus hier qu'on tue aujourd'hui. »
- 1:51:21non_speechFait
« Il y a un effondrement de la psychiatrie en France. »
- 2:04:51non_speechChiffre
« Un Français sur deux est prêt à acheter une voiture chinoise. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Magalie Lunel. Bonjour mes chers amis. Merci d'être avec nous. Bien évidemment [musique] l'actualité de ce lundi est un peu télescopée, même fortement télescopé. Vous le voyez sur le bandeau rouge en bas parce qu'il s'est déroulé il y a quelques instants dans le département des Bouches du Rône, [musique] plus précisément à Aubagne où un jeune de 14 ans d'après nos informations, est rentré dans son dans son collège et et s'en est pris à une professeur et un proviseur avec [musique] une arme de chasse semble-t-il.
Oui, le ministre de l'intérieur de l'éducation nationale, ça y est, sont en route pour Auagne pour se rendre sur les lieux de ce [musique] dramatique accident. Au Bagne. Donc dans les bouche du Rône, c'est là que le principal d'un collège, vous l'avez dit, qu'une professeur ont été blessé par balle ce matin. C'est un collégien,
[musique]
un collégien visiblement élève de ce collège qui a été interpellé. Raphaël Maillochon est avec nous. Que savez-vous précisément de ce qui s'est passé ? C'était ce matin ? Oui, selon nos informations, c'est devant ce collège Joseph Lacanal ce matin sur la commune d'AObagne que ce collégien âgé de 14 ans a pénétré à l'intérieur de l'établissement. Alors on nous dit qu'il a caché son arme à feu, son arme de chasse, son fusil de calibre 12. Euh, il l'aurait euh caché dans un étui avant de pénétrer à l'intérieur de ce collège. Selon nos informations, ce jeune adolescent euh est allé d'abord dans sa classe avant d'ouvrir le feu à une première reprise.
Il aurait visé sa professeur avant de sortir de sa classe, d'aller dans le bureau du proviseur et une nouvelle fois d'ouvrir le feu. C'est là qu'il a blessé le principal de ce collège ainsi qu'une autre professeur blessé légèrement nous dit-on sans que leur jour ne soit en danger. Ces deux personnes, donc à la fois le principal et la professeur ont été évacué et transporté à l'hôpital. et c'est l'ensemble de la communauté éducative, notamment le CPE de l'établissement scolaire qui a réussi à maîtriser, maintenir sur place l'adolescent avant que la police arrive et procède à son interpellation.
Selon nos informations, ce fait n'aurait aucun lien pour l'instant, en tout cas à l'heure où l'on se parle avec le mouvement de grogne, de mécontentement des manifestations des lycéens puisque ce collège ce matin n'était pas bloqué. Ça veut dire que ça s'est passé devant d'autres élèves. Oui, visiblement à l'intérieur d'une salle de classe, devant ses camarades, puisque on nous précise que ce jeune était scolarisé à l'intérieur de ce collège. Lui, très rapidement, selon des sources policières, va préciser lors de son interpellation et en garde à vue qu'il est harcelé, qu'il a un sentiment de mal-être, qu'il n'est pas bien.
C'est comme ça qu'il va tenter dans un premier temps, dans les premières minutes de son placement en garde à vue de justifier son geste. Je le rappelle, la préméditation sera peut-être retenue à l'issue parce que son arme, il l'avait emporté avec lui et surtout il l'avait dissimulé dans un étui. C'est comme ça qu'il a pu pénétrer, on va dire, facilement à l'intérieur de ce côté. Dans un étui ? Oui, pas pas un étui c'est un étui de Oui, ce qu'on nous dit c'est un étui d'instrument à musique. Tout cela doit être consolidé mais en tout cas il n'est pas rentré avec une arme à la main en passant les les portails.
Il y avait cette volonté passant le portail pardon, il y avait cette volonté de dissimuler cette arme pour rentrer discrètement à l'intérieur du Ça ça s'est passé quand ça ? ce matin. Ce matin euh bien évidemment, il est trop tôt pour établir le profil psychologique de ce gamin de 14 ans. Euh mais on bien évidemment, on est tous absolument interloqués.
Paul Melin Isabelle Saporta dans le lien qui est qui est déjà fait qui consiste à dire il ne se sentait pas bien au sein de sa classe et de son établissement scolaire, de son collège et que il était il se il se vivait comme un élève harcelé ou pas bien qui entretenait une mauvaise relation avec le corps professoral et donc action réaction la réaction ça a été d'aller se saisir d'une arme de chasse qu'il a peut-être trouvé on en saura davantage dans le cadre familial, on en sera davantage dans les prochaines heures. Et il est allé tirer donc sur le proviseur et une prof qui est quand même c'est assez édifiant quoi.
Je me sens pas bien, je me saisis, je m'empare d'une arme et je vais tirer sur mon proviseur et et sa prof. Ça semble être le scénario. Bah écoutez, de toute façon, Raphaël Maillochon, on nous le dira plus précisément au fur et à mesure, mais ça ressemble quand même plutôt effectivement un cas psychiatrique hein qu'autre chose. Et effectivement là où vous avez raison Éric, c'est que très souvent tous ces cas psychiatriques aujourd'hui, on tombe dans une espèce d'excuse. Si le terme est mal choisi, je m'en je m'en excuse, c'est le cas de le dire. Mais c'est vrai que c'est gênant en fait. Euh c'est sans doute des cas psychiatriques qui sont passés au travers du des mailles du filet.
Vous savez que la psychiatrie en France est dans un état déplorable que euh alors je vais pas ramener ça à ça parce que ça n'a rien à voir et c'est ça paraît totalement dérisoire à partir de ce qui se passe mais quand même justement une des revendications des gamins qui défilaient c'était de dire qu'il y avait pas assez d'infirmière de suivi psychiatrique aussi auprès des jeunes. Vous voyez il y a quand même un truc là où il faudrait quand même qu'on arrive à se pencher sur ces cas-là parce que c'est vrai que c'est pas très rassurant ça. Normalement c'était l'imaginaire des Américains en fait. C'est un mom qui arrive avec une arme à feu et qui fait feu.
Ça ça n'était pas l'imaginaire en France. Oui. Oui, je suis d'accord avec ce que vient de dire Isabelle et c'est vrai que ça s'inscrit dans un dans un contexte alors toujours avec des motivations différentes quand on étudie les différents cas ces dernières années d'agression d'attaque de professeur avec parfois des conséquences funestes. On se souvient évidemment de Samuel Patier Dominique Bernard. Là c'était l'idéologie islamiste qui était en cause. On se souvient aussi d'Agè Laassal qui était professeur à Saint-Jean de Luz à Saint-Thomas d'Aquin qui avait été poignardé. Euh, rappelons-le, je crois qu'en 2025 à Nog sur Marne, il y a une surveillante qui a été poignardée.
Je crois qu'elle elle est pas elle est pas décédée, mais elle a été poignardée. Donc si vous voulez quand on recense, quand on observe entre les tentatives d'attaque, les agressions les agressions qui malheureusement donnent lieu à la mort, nous avons quand même un contexte d'inflation de la violence contre les professeurs tous imutes avec des causes qui effectivement sont différentes selon les cas mais ça permet quand même cette inflation de cas de distinguer une tendance de fond. Voilà, ça veut pas dire que c'est toujours les mêmes causes. Il y a effectivement parfois des causes psychiatriques, des causes de l'ordre de d'un profond mal-être ou d'une défiance ou quoi.
Des fois, il y a un règlement de compte personnel qui est fait par rapport au professeurs. Des fois, c'est mu par une idéologie, l'idéologie islamiste pour Dominique Bernard et Samuel Patti. Euh vous voyez, il y a il y a il y a il y a plein de cas différents. La seule chose qu'on peut dire et là effectivement le la comparaison avec l'exemple américain est la bonne, c'est qu'on assiste quand même à quelque chose auquel on éétait absolument pas habitué euh en France et même en Europe de l'Ouest, pays où les armes sont pas en circulation librement comme aux États-Unis d'Amérique, a euh une multiplication de ce genre de phénomène.
Et donc je crois qu'il faut, c'est le rôle du politique aussi, se poser les bonnes questions, essayer d'identifier les causes. On va aller voir euh dans un instant Bruno Pomar, ancien instructeur du RA, qui est avec nous, qui connaît bien ce ce cette typologie de de dame, de tragédie. Mais euh avant, je fais un tour par vous Raphaël Maillochon. Je vois que vous êtes en ligne en permanence avec vos multiples téléphones portables avec des représentants j'imagine des forces de police. Vous avez des éléments nouveaux sur ce qui s'est passé donc ce matin à Aubagne, un jeune de 14 ans qui a donc tiré sur son proviseur et une enseignante de son collège. Oui.
Donc je rappelle he les deux victimes, le principal et la professeur euh sont hospitalisés pour des blessures légères. Nous dit-on pas de pronostic vitaux engagé. Euh important de préciser que l'arme à feu, c'est un fusil de chasse de calibre 12. Donc ce n'est pas une arme que vous pouvez dissimuler aisément, facilement, on va dire, dans votre poche. Il faut pour cela un étui. Et donc c'est comme ça que ce jeune adolescent est suspecté d'être rentré à l'intérieur de son collège.
Je rappelle en plusieurs phases, une première un premier temps au sein de sa classe avant un second temps dans le bureau ou en tout cas à proximité du bureau du principal du collège, il y aurait eu nous dit-ons, entre quat à cin coups de feu. Donc c'est un adolescent visiblement ferru en tout cas qui sait comment manier une arme à feu puisque vous n'avez pas un chargeur garni dans ce type d'arme. Et donc il faut recharger pas du coup par coup non plus mais en tout cas il faut savoir manier les armes. Donc est-ce qu'il était dans un environnement famille de chasseurs ou autrees qui a pu expliquer que ce jeune savait manier ces armesl ?
Important de préciser également qu'une enquête le parquet de Marseille s'est déplacé sur place. On n pas encore le le service enquêteur et donc je rappelle que ce mineur de 14 ans a pu être maintenu sur place par l'équipe éducative avant d'être remis au service de police. Donc s'il s'agit bien d'un d'un calibre 12, il s'agit d'un probablement d'un fusil à deux coups juaposé ou ou superposé.
Voilà qui qu'il est nécessaire de casser comme on dit casser c'estàdire d'ouvrir pour remettre deux cartouches à l'intérieur s'il a tiré quatre ou cinq coup il a sans doute à deux à une ou deux reprises dû euh casser c'est-à-dire ouvrir son fusil de chasse calibre 12 qui est le plus gros des calibres de chasse et remettre des cartouches dedans. Donc c'est pas blessé par balle d'ailleurs nous disons blessé par balle mais en fait c'est blessé par cartouche. D'ailleurs, ça ne minore pas la nature de la blessure parce qu'il y a des cartouches, on sait très bien qu'avec des cartouches, on peut tuer un un ser ou qu'on peut tuer un sanglier.
Donc les cartouches, ce ne sont pas des des armes qui sont moins moins moins violentes que celles que les carabines qui elles ont des des armes. Voilà, pardon pour cette petite précision qui relève davantage du syndicat de l'armerie française. Oui, mais ça interroge pourquoi comment un un garçon de 14 ans sait manier une arme ? Oui, c'est ça. Comme celle-ci, on peut avoir le permis de chasse à partir de 15 ans en France. On peut commencer la formation à partir de 14h30. Donc à voir si pris l'arme à ses parents, il avait commencé une formation ou pas ou si c'est par avec ses parents effectivement. Question, on va écouter le préfet.
Je crois le préfet des bouches du rône, mesdames messieurs puisque Auagne, c'est dans les bouches du Rône, a réagi il y a quelques instants. Raisons de cet acte sont inconnues. C'est un acte isolé qui n'a rien à voir avec le mouvement des lycéens de ce qu'on peut retirer et bien évidemment l'enquête est actuellement en cours et nous verrons ce qui a pu motiver cet élève dans cet acte très grave [grognement] et qui n'est évidemment extrêmement condamnable.
Bien entendu, que ce soit monsieur le maire, le le conseil départemental, les forces de police et bien sûr les forces de secours, tout est déployé afin que un secours psychologique soit apporté à toutes celles et ceux qui sont évidemment choquées, on peut l'être à moins de l'événement et une prise en compte par monsieur le recteur de la gestion de cet établissement est en cours. Oui, on va aller voir dans un instant un proviseur Nicolas Bonet qui sera avec nous mais tout de suite Bruno Pomard. C'est vrai que la France n'est pas les États-Unis. Il y a pas une prolifération d'armes à feu dans les foyers, dans les familles comme aux États-Unis.
Mais il y a quand même plusieurs centaines de milliers, près de 2 millions me semble-t-il de chasseurs. Et par conséquence, oui, dans les familles, surtout dans la ruralité mais pas que. Il y a parfois un fusil, deux fusils, trois fusils de chasse qui sont par définition à disposition des des jeunes. D'autant que quand on est chasseur, Bruno Pomar, quand on est chasseur, je sais pas si c'est le cas dans cette affaire, enfin c'est un fusil de chasse calibre 12, donc la base des des des armes de chasse aujourd'hui en France. Quand on est chasseur, on a souvent envie que son fils ou sa fille devienne chasseur également.
Donc, on a tendance à les initier, à les amener un jour à la chasse et cetera. Bon voilà, tout ça crée un contexte très singulier autour des armes de chasse car la France est un des pays d'Europe où il y a le plus de de chasseurs, d'adeptes de la chasse. Bruno Pomard, oui, vous avez raison. C'est vrai que la France est un pays de chasseur effectivement et beaucoup de familles disposent de de ce type de d'arbres. Ça peut être un jusposé, ça peut être un superposé, ça peut être même un fusil à pompe. Vous savez, vous avez le droit de d'avoir un fusil avec trois cartouches à l'intérieur.
Bon ben tout ça fait que effectivement facilement accessible pour pour certains si les parents ne font pas attention évidemment à la façon de le ranger, de le de le cacher, de cacher les cartouches d'un côté, de cacher l'arme de l'autre. Bref, le résultat malheureusement on le voit là. C'est c'est dramatique effectivement parce que cette violence de cette jeunesse qui est pour le coup là, je crois que c'est Isabelle qui l'a dit très justement, on peut visiblement avoir affaire à un jeune qui a des problèmes psychologiques. C'est clair et net, on va le savoir à travers l'enquête. Une relation difficile avec le le corps éducatif qui a abouti à se à préméditer ce qui s'est passé là.
Bon, c'est ça pose vraiment des questions et puis en même temps, vous avez le contexte environnemental qu'on connaît actuellement avec cette violence exacerbée de la de la jeunesse à travers les les manifestations, à travers le fait qu'on s'en prend au policiers mais on s'en prend également au corps éducatif, on l'a vu pendant ces manifestations. Donc tout ça n'est pas fait, je dirais pour pour calmer la situation. Et si ce gamin a des problèmes psychologiques qui paraissent évidents, et bien on peut s'attendre à ce que voilà ce genre de de de choses arrivent. Justement Bruno Pomard, je crois que nous avons le témoignage euh tout ça est survenu ce matin. Nos équipes sont en place.
Nous avons le témoignage d'une d'une mère d'un élève d'un collégien de ce collège La Canale à Auagne dans le département des Bouches du Rône qui explique que son enfant avait déjà eu des problèmes avec le jeune qui est soupçonné d'avoir tiré sur son proviseur et l'une de ses profs ce matin. Écoutez, c'est le témoignage de cette mère de collégien. un ancien ami à mon fils de il y a 2 3 ans. Donc mon fils est scolarisé en 3e et ce petit avait fait la 5e et 4e avec mon fils et l'année dernière, il a eu des gros problèmes de comportement envers mon fils. Il lui a envoyé deux fois les mains au cou donc il lui a laissé des marques au cou. Il lui a arraché les vêtements.
Donc j'avais pris les mesures, j'étais allée voir le collège, j'avais demandé à être reçu. Malheureusement, ils étaient débordés. Ils ont pas pu me recevoir. Et moi le lendemain, j'avais décidé d'av d'attraper le petit devant le collège en lui demandant ce qui s'était passé, sachant qu'il nous connaissait, il a pas su me donner de réponses et le CPE m'avait rappelé en me disant que le petit il avait des gros problèmes de famille. Voilà. Des gros problèmes familiaux et des problèmes visiblement de violence puisqu'il s'était attaqué à des camarades précédemment.
Vous avez plus de précision justement sur l'arme ou en Oui, en tout cas sur ce qu'il déclare dans les premières minutes de sa garde à vue puisque cette adolescent de 14 ans a été interpellée, placé en en garde à vue. Euh, il dit au policier avoir piqué l'arme de son père en tout cas qui était dans chez lui dans dans son dans son logement tout en précisant l'avoir caché dans un étui avant d'aller dans son collège donc ce matin. C'est donc ainsi, j'en parlais depuis tout à l'heure, mais c'est ainsi qu'il a pu rentrer discrètement au sein de l'établissement scolaire.
Et au-delà de se dire malaimé aux enquêteurs, ce jeune adolescent a précisé dès les premières minutes de sa garde à vue et bien souffrir, être la victime de faits divers et effets variés de harcèlement. Voilà ce qui pourrait tenter d'expliquer son geste ce matin. Vous connaissez vous connaissez bien la réalité américaine vous ? Bon, alors des gens vont dire sans doute dans ce débat, il y a des millions d'armes à feu en France qui sont plutôt celles des chasseurs qui sont des armes légales, voilà, et qui sont autant d'armes dangereuses dans les milieux familiaux de chasseurs qui sont à la portée de de de jeunes gens. Je suis sûr que ce débat va apparaître.
Oui, et surtout et bien cette ce côté bibronnage, si on peut utiliser ce terme-là, de cette actualité américaine, de ces tueries de masse massivement avec des armes à feu. Mais il y a 3 semaines, j'ai travaillé sur un cas d'un jeune adolescent, là aussi âgé de 15 ans, donc 1 an plus vieux, du côté de Lyon qui lui, nous disait-on était plutôt du côté de avec des problèmes gros problèmes psychiatriques mais plutôt pencha ultra droite. lui a été interpellé avec des couteaux, avec un parfait manuel de comment passer à l'acte au sein d'un établissement scolaire.
Il a été euh placé en hôpital psychiatrique et à sa sortie, les policiers de la sous-direction antiterroriste l'ont une nouvelle fois interpellé parce qu'en continuant à travailler sur son profil, ils se sont rendus compte qu'il avait même été jusqu'à projeter et bien d'acheter une chaîne, enfin, il avait même acheté une chaîne de 2 m de long pour pouvoir et ça il l'a reconnu en garde à vue, euh les positionner sur les grilles de son d'un établissement scolaire qu'il avait repéré pour retarder et ça il le dit sur procès verbal pour retarder l'avancée des forces de l'ordre.
Lui, il projetait de s'en prendre à un lycée où il n'était pas scolarisé, où il avait repéré des failles de sécurité pour pouvoir agresser au couteau divers collégiens et lycéens. Voici les images en direct d'Abagne. Juste Raphaël Maillochon, je pense à celles et ceux à 12h08 qui nous rejoignent sur LCI. Je vous propose, si vous êtes d'accord, de refaire un petit point rapide. Vous voyez sur ces images donc euh tourné par nos équipes et bien euh les le le la deventure le le le fronton du lycée Lacal du collège pardon Lacal à Aubagne euh dans les départements des des bouches du Rône et c'est là que s'est déroulé c'est fait dont nous vous parlons ce matin dans ce collège.
Un petit point avec vous Raphaël Maillochon. Que s'est-il passé exactement pour celles et ceux qui nous rejoignent ce matin ? Donc un jeune adolescent âgé de de 14 ans est arrivé, nous dit-ons, avec un un étu dans lequel il avait il aurait caché en tout cas discrètement une arme à feu, une arme de chasse de calibre 12. il va pouvoir rentrer à l'intérieur de cet établissement scolaire et tout va se passer en deux temps. Un premier temps, nous dit-ons, à l'intérieur d'une salle de classe où il va tirer à une première reprise. Là, les cartouches ne vont impacter, j'ai envie de dire fort heureusement que les murs de cette salle de classe.
Ce jeune adolescent de 14 ans ensuite serait ressorti, serait se serait dirigé dans le bureau pour viser le principal du collège. C'est là qu'il va de nouveau tirer à plusieurs reprises avec cette arme de chasse de calibre 12, je le répète. Et là, il va blesser à la fois le principal de ce collège et également une enseignante. Tous deux sont blessés, nous dit-ons, au niveau des membres inférieurs du corps. Des blessures légères sans que leur jour ne soient en danger. Ils ont été pris en charge par les par les sapeurs pompiers.
Et ensuite, ce jeune adolescent de 14 ans, il a été maintenu sur place par une partie de l'équipe enseignante éducative notamment, nous dit-ons, par le CPE avant que la police arrive et qu'il soit remis au service de police. Là où je le disais il y a quelques instants, il a fait ses déclarations de mal-être, d'harcèlement et il l'a confié qu'il avait piqué cette arme à ses parents. Regardez donc ces images. On imagine les Colésiens assez choqués avec tous ces pompiers, ces policiers mobilisés devant leur établissement. Ce sont des parents qui attendent là leur leurs enfants parce qu'on le voit un à un, ils sont autorisés à quitter le collège mais il y a des vérifications avant.
Les parents les imagine assez angoissés par ce qui s'est passé parce que ce collégien s'en est pris visiblement à une professeur un principal. Est-ce que d'autres ont été menacés ou pas ? Ils ont assisté à la scène en tout cas. Donc ils doivent être dans un état de choc. Nicolas Bonet est également avec nous en direct. Bonjour. proviseur du lycée en Ribule à Libourne. Vous êtes secrétaire national du syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale. D'abord, effectivement sur ce qui s'est passé, c'est-à-dire imaginons que ça se passe dans votre établissement, il faut évidemment un accompagnement psychologique pour ces élèves qui ont assisté à cette scène. Oui, bonjour.
merci de de m'avoir invité pour réagir rapidement. Je voudrais quand même avoir une pensée pour pour le collègue principal de ce collège et puis l'enseignante qui ont qui ont été blessé et pour les membres de de leur équipe de la communauté éducative qui sont en train de gérer euh actuellement l'urgence, c'est-à-dire de faire sortir effectivement les les jeunes euh les élèves qui sont dans l'établissement et de les remettre à leur responsable legau. Donc c'est pour ça que ça prend du temps. Euh c'est normal, il faut vérifier que on ne fasse pas d'erreurs et que ils partent bien avec leur famille.
Ensuite, dans un deuxième temps, bien sûr, il va falloir mettre en place une cellule psychologique pour gérer euh pour gérer le malaise et le mal-être des jeunes qui ont subi euh cette cette attaque, cet attentat, euh qui ont pu en être témoin. Et bah effectivement, il va falloir donc activer une cellule psychologique, c'est-à-dire faire venir un certain nombre de personnels médicaux-sociaux qui vont être mis à disposition du collège par la direction académique afin de pouvoir écouter les personnels, les élèves, les parents forcément qui ont été aussi traumatisés par par cet épisode. H Nicolas Bonet, je vais vous poser une question d'une banalité déconcertante.
Je sais, j'imagine que vous aurez du mal à y répondre, mais comment est-il possible en ce mois d'octobre 2026 avec toutes les réflexion qu'on a sur les couteaux dans l'enceinte scolaire, dans les dans les collèges et dans les lycées, comment est-il possible qu'un gamin de 14 ans arrive le matin, le lundi matin dans son collège avec une un fusil de chasse calibre Éc brudet, c'est forcément la question que tout le monde va se poser maintenant. Euh évidemment euh un établissement scolaire, on peut pas le sécuriser à 100 %.
Euh donc si j'ai bien entendu les informations que vous aviez, le fusil avait été dissimulé et c'est vrai que c'est difficile de de vérifier l'ensemble des sacs dans un établissement scolaire, d'autant plus dans des établissements où il y a pas de problème en particulier. Donc je je ne connais pas ce collège d'Abagne, donc je ne pense pas qu'il était particulièrement sensible. Euh en revanche, la question qui qui peut se poser en complément de de la vôtre, c'est comment un jeune de 14 ans peut avoir accès à une arme à feu ? Euh comment il a pu euh euh la prendre très certainement chez lui, hein. Donc c'est la question aussi de la responsabilité de la famille.
Comment a-t-il pu partir de chez lui avec ce fusil ? Effectivement, on a encore beaucoup de questions à vous poser. Si vous voulez bien, on on vous retient encore quelques minutes, mais on va se rendre sur place à Aubagne devant le collège donc où s'est déroulé ce drame ce matin avec un principal et une professeur blessée par bal, on le rappelle, un collégien de 14 ans a été interpellé. Tristan. Voilà, vous êtes sur place pour nous et vous êtes entouré justement de de collégiens de de parents. Expliquez-nous. Oui, exactement.
On se trouve devant le collège La Canale ici à Aubagne et juste derrière moi, vous pouvez le voir, beaucoup de collégiens et de parents euh sont euh euh se sont rassemblés. Euh ils sont évidemment choqués. On va rencontrer deux collégiens qui se trouvaient sur place. Évidemment, comme ils sont mineurs, on doit les anonymiser. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce que vous avez vécu, comment ça s'est passé ? Euh ben on était en cours. Euh on entend des gros bou bong euh dans le collège. La prof de math nous explique que elle a vu ce matin euh deux personnes qui sont venues réparer quelque chose. Donc on se dit bah c'est sûrement les travaux.
Donc on attend un peu et après on voit euh on entend l'alarme incendie qui se déclenche. Donc on se met tous à sortir de la classe euh comme d'habitude et on sort et donc on attend un peu en se disant ben il y aura sûrement un message du de monsieur B notre CPE pour savoir ce qu'on fait et tout. Etz-vous sur la droite, s'il vous plaît. Pardon ? Attention, attention. Continuez. Donc, on sort et on voit un élève avec un fusil en train de courir vers nous. Donc, on court tous dans les escaliers. On descend, on arrive en bas et donc il y en a certains, ils vont dans la cour. Nous, on arrive, on sort, on arrive à sortir du collège et donc voilà. Vous nous racontez cette scène effroyable.
Vous vous êtes aussi collégien. Ouaiset quoi ? C'est de la peur à ce moment plutôt des frissons. Mais en fait surtout quand je suis arrivé pas loin du bureau du principal, j'ai demander à quelqu'un ce qui se passait. Il m'a dit tiens regarde il y a des traces de sang derrière. Au début je crois pas. Je me dis vu qu'il y a l'alarme incendie, je me dis bah ça doit être faute tout ça. Je regarde et je vois du sang par terre. Du coup je cours et je on se met à sortir du collège. On sort du collège. Et là comment vous vous sentez ? Bah là ça va, c'est fini. Le mal est passé. Il y a le principal et une professeur qui a été blessée. C'est aucun élève un peu stressé mais sinon ça va. Voilà.
Merci beaucoup pour vos témoignages les garçons. Ici le deux ministres celui de l'intérieur et de l'éducation nationale sont attendus dans quelques heures. H trist tristant Vartagnan. C'est absolument saisissant. Merci d'avoir pu euh euh capter ces ces deux ces deux jeunes collégiens mineurs d'ailleurs. Bravo ! Vous avez vu un très bon réflexe de les anonymiser. Il s'agit pas de de leur de leur de montrer leur visage à l'antenne. Bien évidemment, ce sont des mineurs.
Vous pouvez pas leur demander s'il Je sais pas s'ils sont toujours là, s'ils connaissaient ce ce gamin parce que on a eu le témoignage d'une mère, d'un collégien nous sur LCI il y a quelques minutes qui disait que l'année dernière son fils au collège Lacal avait eu déjà des difficultés avec ce jeune homme qu'elle qualifiait de de de violent. Alors, ils viennent de de nous quitter, vous comprenez, à cause de l'émotion, mais je me renseigne autour de moi et je reviens vers vous sur ces ces points précisément. Merci beaucoup Tristan. Merci à vous.
Nicolas Bonet, on on reprend le cours de de notre interview parce que ce qui revient souvent quand même chez les proviseurs ou les professeurs depuis quelques années, c'est la santé mentale des jeunes qui est devenu un véritable problème, un enjeu même national. Est-ce que vous constatez vous la même chose dans votre établissement ? Est-ce qu'il y a une dégradation de la santé mentale des élèves ? [grognement] Clairement, depuis la période Covid, effectivement, on est confronté à à des difficultés en terme de santé mentale de plus en plus importante pour ces jeunes qui ont qui ont été scolarisés, on va dire, qui ont été coupés de de leur milieu de camarade.
Et donc effectivement, ça pose un problème. D'autant plus que la médecine et tout tout la partie médico-sociale de l'éducation nationale est en est totalement en désérance. on a plus aucun moyen. Il y a quasiment plus de médecins scolaires. Euh très peu d'infirmières, en tout cas, on les partage beaucoup avec de différents établissement. Euh donc, on a un vrai manque de personnel en capacité de suivre. Et un collège euh ou un lycée, ce ne sont pas des centres psychiatriques, c'est pas un IME, c'est pas un CSADE. Donc on n'a pas les compétences pour euh bien suivre ces jeunes.
Et depuis quelques années, on le constate, les départements ayant de plus en plus de difficultés euh euh financières, budgétaire et ben elle ferme des places dans dans ces IME, dans ces Cessades et ces jeunes sont scolarisés de façon ordinaire dans nos établissements. Et ben parfois, ben effectivement, il y a des débordements qu'on n'est pas en capacité de de prévenir. Nicolas Bonet, restez avec nous.
Et oui, ce matin, vous l'avez compris, au lycée, au collège La Canal, lorsque ce collégien de 14 ans est arrivé et qu'il a tiré avec un un fusil de chasse calibre 12 justapposé sur euh il y a un élément nouveau, c'est qu'il a menacé hein enfin en tout cas, il s'est présenté devant d'autres collégiens avec son fusil.
Apparemment, il n'a pas tiré sur d'autres collégiens, mais en tout cas les collégiens du collège se sont retrouvés à plusieurs reprises face à lui dans les coursives, dans les couloirs du collège la Canal et il a ensuite en revanche, il s'est dirigé vers le bureau du proviseur euh où il a tiré en direction des jambes, semble-t-il, le blessant et [grognement] il a tiré également sur une une enseignante. Bon, je vous disais cela parce que ça a été vraiment un émoi terrible, voire des même un moment où il y a eu des scènes de panique dans le collège et le le écoutez le le témoignage de cette maman de collégien qui reçoit un SMS.
Euh panique, je suis rassurée parce qu'ils vont bien mais c'est ça a été très stressant là. Ça a été ça a du mal à redescendre. Comment vous avez appris qui s'était passé quelque euh ben on a j'ai ma ma collègue qui euh maman, je suis dans le collège, il y a un troisème qui a un fling qui a tiré au collège. J'ai peur Oh là voilà, extrêmement extrêmement inquiétant. Je voudrais également, je me tourne vers vous Alexandre Aguy parce que je sais que vous suivez ça de très très près. Vous êtes en contact avec tous vos contacts dans la police sur place.
Je je voudrais qu'on réécoute parce que ça ça me semble intéressant sur le profil qu'on est en train d'essayer de comprendre de ce collégien de 14 ans. On va parler avec beaucoup de prudence, beaucoup de conditionnel. un collégien de 14 ans, c'est un enfant, pardon de le dire comme ça. Écoutez ce que disait cette autre mère ce matin à propos de ce de de ce jeune homme euh auteur présumé des faits. Un ancien ami à mon fils de il y a 2 3 ans. Donc mon fils est scolarisé en 3e et ce petit avait fait la 5e et 4e avec mon fils et l'année dernière, il a eu des gros problèmes de comportement envers mon fils. Il lui a envoyé deux fois les mains au cou. Donc il lui a laissé des marques au cou.
Il lui a arraché les vêtements. Donc j'avais pris les mesures, j'étais allée voir le collège, j'avais demandé à être reçu. Malheureusement, ils étaient débordés, ils ont pas pu me recevoir. Et moi, le lendemain, j'allais décidé d'av d'attraper le petit devant le collège en lui demandant ce qui s'était passé. Sachant qu'il nous connaissait, il a pas su me donner de réponses et le CPE m'avait rappelé en me disant que le petit il avait des gros problèmes de famille. Voilà. Voilà, Alexandra Guillet, vous suivez cette affaire de de très près. On a compris qu'il n'y avait aucun lien avec le mouvement lycéen sur la base de ce qu'on sait là maintenant en ce lundi à à 12h21.
Est-ce que vous avez d'autres éléments qui convergent vers vous là ? Oui, on va sur un problème plus personnel, absolument pas lié à ce mouvement des lycéens. Ce qu'on a cru comprendre de de de nos sources locales effectivement, c'est que lors il a été placé interpellé et placé en garde à vue cet adolescent et lors de ces premières déclarations en garde à vue, il aurait fait état de il aurait dit souffrir de divers problèmes de harcèlement. Donc on a aussi ce témoignage de cette mère de famille qui euh qui dit qu'il aurait eu des problèmes, en tout cas d'ordre familial. On sent bien que il y a une problématique, une souffrance chez cet adolescent.
euh en lien avec son entourage ou son environnement dans lequel il évolue. Il est encore beaucoup trop tôt pour connaître les ressorts de cette agression. Pourquoi dans son établissement scolaire ? Pourquoi euh a-t-il visé directement ses enseignants ? Euh encore beaucoup d'interrogation, faut rester effectivement très prudent. Vous l'avez très justement rappelé, on parle d'un adolescent de 14 ans. 14 ans.
Tristan Vartagnan est devant le collège La Canale à Aubagne dans les bouches du Rô et devant ce collège se pressent depuis de longues minutes déjà des des mamans, des papas de collégiens, mais aussi ben tout simplement des collégiens eux-mêmes qui sont restés après avoir été évacués devant le collège. Tristan. Oui, et vous pouvez imaginer leur émotion. Les collégiens sortent vraiment au compte goutte de cet établissement. Et là, on va retrouver Nisrine pareil, je vous le disais que qu'on va interroger de manière anonyme puisque elle est mineure. Nistrine, je crois que vous avez vous vraiment vécu la scène. Vous avez vu le jeune ou votre camarade tirer. Oui, je l'ai vu.
Je Comment ça s'est passé raconé ? Ben, je suis sortie de la salle parce que du coup, il y a eu l'incendie et on s'est rangé en Oui, c'est ça. Je me suis rangé avec mon groupe et tout et après du coup, on a vu que il était là avec une arme. Ça veut dire tout le monde s'est faufilé s'est faufilé. Les profs nous ont laissé. Du coup, ben on est tous descendus, il y avait le CPU, il nous a dit de sortir immédiatement pour notre sécurité. On est tous sortis, on s'est tous bousculés dans les escaliers et arrivé au premier étage, c'est là où il a tiré ben sur le principal entre la salle des profs et le CDI.
Et du coup ben après on est vite descendu au rez-de-chaussée pour et ben c'est là aussi où il a tiré sur la micro collège de la salle micro collège et après ben je suis sortie. Vous l'avez vu cette [musique] arme ça ressemble elle ressemblait à quoi ? Elle était hyper grande. Elle faisait ça à peu près. Elle était hyper grande comme un fusil. Ouais c'est ça. Ça ressemblait à ça et ouais elle était hyper grande et je il avait des recharges aussi je crois si je me rappelle bien. Et voilà. Qu'est-ce que vous [musique] avez ressenti ? Parce que j'imagine que c'est très traumatisant.
C'est Ouais, c'est traumatisant parce que c'est la première fois que ça m'arrive dans ma scolarité et tout un truc comme ça. C'était tout le temps des exercices quand l'alarme elle sonnait et là c'est pour la première fois et un truc que je vois de mes propres yeux. Donc oui, c'est très traumatisant et ça m'a choqué. Ça m'a choqué. Vous vous le connaissz vous le connaissez bien le principal ? Je connais euh je le connais pas très bien mais ça fait 3 ans que je suis là et tout. Il m'a quand même interpellé à des quelques fois et cetera et tout mais à part ça, rien de plus. Il est comment avec vous ? Ça se passe ? Bah il est normal quand des fois je traîne ou et cetera et tout.
Il me dit de monter en classe, de faire ça, de faire ça et tout, chose normales et tout mais sinon il est il m'a jamais rien fait, rien. Ça vous choque qu'il a été visé ? Ouais. Oui oui benah après je ça m'étonne pas parce que du coup pour des élèves comme ça et tout je pense qu'il faisaient un peu n'importe quoi et qui voulait s' prendre c'est quoi ? C'est le jeune homme qui a tiré. Oui. Je pense qu'il faisait n'importe quoi à l'école qui se prenait des trucs et tout qu'il était pas très sérieux et tout et du coup il voulait s'en prendre au principal. Il voulait s'en prendre au principal pour que il y a plus d'école et cetera et tout. Vous l'avez dit ça ?
Non, je le pense mais après j'étais pas proche avec lui. Je le connaissais d'une connaissance. Des fois on était ensemble, on rigolait et cetera, mais sinon je traînais pas tout le temps avec lui. C'est un élève connu comme turbulent, c'est ça ? Euh pas trop, pas trop mais des fois il était dans quelques bêtises. Oui mais merci beaucoup Nistrine, on va vous laisser vous reposer. Euh donc là on se trouve toujours devant l'établissement et et je vous le disais, les enfants sortent euh au compte goutte, les parents euh viennent les récupérer et vous imaginez l'émotion ici sur place. encore une foule très importante et rassemblée devant le collège la canale d'Obagne.
Merci beaucoup Tristan Vtagnan comme nos nos éditorialistes qui sur le sujet internationaux sont arrivés le le général Vincent des Portes qui est là. Bonjour mon général, mais aussi Romura chercheur citoyen américain qui est avec nous bien évidemment euh alors il y a bien un sujet d'échelle bien évidemment ce n'est pas une tentative de tuerie telle que nous en voyons dans l'actualité américaine mais voilà ça interroge parce qu'on dit toujours que ce qui se passe aux États-Unis finit par arriver en France. Euh on n'en est pas là bien évidemment. Ce proviseur euh est aujourd'hui enfin c'est ces jours ne sont pas en danger.
Ni cette enseignante qui a été touchée par ce fusil calibre 12 mais mais voilà, on pense immanquablement aux États-Unis. Oui, il y a une différence d'échelle certes, mais néanmoins c'est très très grave et il s'agit je dirais d'un d'un problème aujourd'hui d'ordre civilisationnel. cette violence effectivement que l'on connaît aux États-Unis qui se répand un petit peu partout à travers l'Occident. Regardez le Canada pays paisible. Combien de tueries dans des établissements scolaires depuis 1 an ou deux dans d'autres pays d'Europe également ce genre de chose se répand. C'est un problème qui touche la jeunesse actuelle.
La violence banalise, les armes fascinent de plus en plus et une forme de comment dirais-je de rapport à la réalité. Ce gamin a expliqué qu'il était frustré, donc il a voulu exprimer sa frustration par cet acte et c'est quelque chose qui effectivement se banalise. Comme vous l'avez dit, ce qui arrive en Amérique arrive chez les Français souvent quelques années plus tard et je crains que cela continue ainsi. Mon général, c'est c'est saisissant le récit parce que pour faire pour faire simple, pour parler en langage TikTok, je suis frustré donc je vais tirer sur mon proviseur. Sous-entendu, c'est normal. action, réaction. Voilà, c'est c'est vertigineux quand même. Alors, un c'est vertigineux.
Deux, ça révèle un problème qui est un problème effectivement sociétal comme ça comme ça a été dit. On est moi je vois deux grandes de grandes choses dans cette affaire là. La la première, c'est l'incapacité croissante de la jeunesse, mais des jeunes adultes également à gérer leur frustration, à gérer les pulsions. Combien de fois en tentant "J'ai pété les plombs, j'ai pété les câbles". Ou cette cette lycée interrogé récemment qui disait "C'est l'adrénaline qui m'a poussé." Nous, on a appris et on a euh on a donné tellement de place à l'individu, à sa liberté qu'au fond, on a appris, on apprend plus aux êtres humains d'abord à faire ce que disait Camu. Un homme ça s'empêche.
Un homme ça s'empêche. Et bien ces gens-là ne se sont pas ne se sont pas empêchés. Donc ça, je crois que c'est un véritable problème. On a une jeunesse qui est laissée elle-même, ce qui nous montre bien que on va pas régler ce genre de problème par des petites mesurettes prises prises à Matignan. On a une reprise en main de la société qui doit être faite globalement et ça ne pourra être fait que sur le temps long. Messieurs, si vous Alors, pardonnez-moi juste hein, ça date quand même pas d'hier les tuin de masse général.
Je veux pas vous manquer de respect mais je pense que c'est quand même un peu compliqué alors que il y en a eu des Kriel par le passé d'expliquer que c'est la jeunèe d'aujourd'hui qui serait plus susceptible de faire des franchement quand même. Ben écoutez, je veux dire là voyez je sais pas comment vous dire enfin ça rien à voir mais enfin on va pas remonter. Moi j'étais en train de regarder toutes les la séquence depuis aux États-Unis. Ça a commencé en 1891 je crois à la première tuerie. Donc je a un moment faut faut quand même arrêter de tout mettre sur le dos de cette jeunesse d'aujourd'hui qui serait forcément la pire de toutes. Là il se trouve qu'il y a un cas psychiatrique.
Peut-être que il y a plus aucun encadrement psychiatrique en France et ça c'est un vrai problème de voir l'état de la psychiatrie française. Mais je trouve que la jeunesse a le dos large. Alors maintenant il y en a un effectivement qui se retrouve avec une arme c'est inacceptable. Maintenant on de dire que tous les jeunes sont dans le même dans le même sac. Ça c'est pas exactement ce que j'ai dit. J'ai dit il y a une évolution de société qui produit un certain nombre de violences qui ne se produisaient pas avant.
Il y a un rôle, je pense qu'elle se produisait vraiment très largement avant la société au fond, c'est ce que dit Alain Bower, le criminologue, elle est au fond, même si on a une tolérance à la violence qui est de moins en moins supportable, mais au fond la société est plutôt de moins en moins violente et heureusement qu'on a cette tolérance à la violence qui est de qui que Bower dit que la société de moins en moins violente oui dans l'ensemble, c'est ça que c'est discutable. Bien, nous allons voir si la réponse américaine à la guerre que mène Zelinski contre les Russes n'est pas elle aussi violente.
Car on le dit maintenant ouvertement, le président Donald Trump est tout simplement en train de lâcher très officiellement l'Ukraine. Les faits tout de suite avec François Xavier Ménage. L'attaque contre le président Zelinski se déroule en deux temps. D'abord au pied de la Maison Blanche. Je pense qu'il est temps qu'il ait un nouveau président. Puis le soir venu, à la sortie d'Air Force One, Donald Trump persiste. Le président Zelenski aurait pu mettre un terme à la guerre signé un accord de paix plein de fois. Réponse du président ukrainien à la télévision américaine en gardant son calme et en renvoyant la balle.
Dit à Poutine de nous accorder 2 mois, 60 jours de cesser le feu plein et entier. 60 jours et on organisera des élections. Bien sûr, dans ce cas, on sera prêt. Notre peuple pourra choisir. Si Donald Trump hausse le ton, c'est à cause des raffineries russes frappées par les Ukrainiens. Le président américain assure que c'est la cause de la flambée du prix de l'essence aux États-Unis. Alors que la raison principale, c'est bien la guerre en Iran initiée par Donald Trump. Sur réseau social, il évoque un cesser le feu énergétique. En clair, le fait de ne plus viser de centrales électriques ou des raffineries. problème ni Kief ni Moscou ne semble être au courant.
Voilà donc c'est un un weekend absolument stupéfiant auquel on a assisté Thomas Misraki. On a besoin évidemment de votre volumière. Donc vendredi Donald Trump annonce donc ce avoir passé cet accord sur le gazol avec Vladimir Poutine. Euh samedi, il il sacrifie ni plus ni moins Volodimir Zelenski et puis hier il annonce cette rêve. Apparemment personne n'est au courant de de cette rêve. Que s'est-il passé dans ce changement de tron si brusque qui a surpris même les Américains, même son propre camp ? Parce qu'on le rappelle, il y a moins de d'un mois, Donald Trump signait quand même une loi, il y avait une loi aux États-Unis qui renforçait les sanctions contre la Russie. Ouais.
Il y a une loi depuis 2022 qui empêche les États-Unis d'aller acheter du pétrole à la Russie et en l'occurrence là du diesel. Il s'est passé deux choses. D'abord, ces dernières semaines, une explosion des prix à la pompe concernant le diesel. Alors, le diesel, c'est important aux États-Unis pour deux raisons. D'abord, euh parce que c'est euh le carburant utilisé par les agriculteurs, ensuite parce que c'est le carburant utilisé par les transporteurs routiers. Vous savez que l'essentiel de la consommation aux États-Unis passe par les routes et par les camions.
Et puis la deuxième chose, c'est que Donald Trump vient de se souvenir visiblement qu'il y a des élections dans quelques jours, quelques semaines et que non seulement et bien les Républicains sont en mauvaise posture, mais ce qui a évolué ces derniers jours et ça c'est capital pour le président des États-Unis directement, personnellement, c'est que jusqu'à il y a environ 10 jours, les démocrates étaient crédités d'une victoire à la chambre. Aujourd'hui, ils sont aussi possiblement, restons prudents évidemment, crédités d'une victoire au Sénat.
Hors le Sénat aux États-Unis dans le système politique américain lorsqu'il est contre le président ou en tout cas lorsque le le président il perd la majorité c'est un problème pour faire passer les lois pour y mener sa politique c'est la chambre forte et ça Donald Trump ne veut pas de chambre forte de chambre haute qui soit forte contre lui.
Alors là euh, général Vincent Desportes, c'est c'est très perturbant ce qui se passe parce que vous vous prenez un européen, un français tiens, qui sait où il est sur le plan personnel, qui sait se positionner sur le sujet de cette guerre hein, qui euh pense sincèrement que l'Ukraine fait partie de la géographie européenne et que par conséquent, il faut empêcher qu'elle soit envahie par la Russie. Bref, je je prends la base, hein. Et qui et qui voit ça, il est complètement paumé.
C'est un peu mon cas d'ailleurs, je suis complètement paumé parce que je me disais l'allié américain certes, il y a les faessi de Trump mais bon Trump partira dans 1 an 2 ans, il sera plus là et par conséquent euh on est atlantiste par définition des Français et là c'est complètement perturbant. Que se passe-t-il ? Trump vient de lâcher officiellement ou pas l'Ukraine ? Alors officiellement ou pas sûrement il est président président des États-Unis si je ne si je ne m'abuse mais tout d'un coup percutons le mur de la réité. Il y a un son de gens qui s'en été aperçus depuis un certain temps que cette réalité se rapprochait.
Mais les Français, les Européens s'étant endormis sous cette ombrelle, sous cette idée fausse de la protection américaine, tout d'un coup découvre que tous leurs repères ont changé et que ce à quoi on a cru notre la colonisation nos enfin que nos esprits esprits étaient totalement colonisés par ce que vous dites. L'oncle Sam reviendra un jour. Ce qu'on avait toujours oublié, c'est que l'oncle Sam est venu deux fois nous aider en 17 et en 43. Mais il y est toujours venu pour ses propres intérêts parce que les nations n'ont jamais que des intérêts et pas d'amis, je suis pas le premier à le dire bien sûr Bismarc et de Gaul l'ont dit avant moi.
Et bien aujourd'hui, on se rend compte mais là c'est totalement brutal que cette fois-ci on ne fait même plus semblant d'avoir un peu d'amitié pour ceux qui qui d'entend les plus proches. Et donc ça c'est la réalité et je crois c'est quand même très violent de dire il faut qu'il s'adaille Trump a dit ZK faut que vous partiez quoi. Dégagez tirez-vous partez. Il y a deux choses là-dedans. Il y a un l'Alliance atlantique n'est plus une alliance. C'est une alliance maintenant des Européens. Il n'y aura plus jamais de soutien américain à l'Europe. Il faut il faut se le dire.
Et la deuxième chose, c'est que aujourd'hui, nous ne pouvons plus considérer que les États-Unis 1 sont une démocratie puisque le président est en train lui-même, si vous voulez, de considérer qu'un homme qui a été élu [raclement de gorge] légalement et n'a plus sa place. On voit bien que la démocratie américaine n'est pas détruite, mais qu'elle s'érode. Elle a toujours les simulacres, les outils de la démocratie mais que au fond son fonctionnement n'est plus démocratique. Et ça, c'est quelque chose qui doit nous interpeller aussi. C'est-à-dire que aujourd'hui nos propres valeurs, les valeurs qui ont fondamentales de l'Occident ne sont plus respectées aux États-Unis.
Une dernière question parce que je sais qu'il faut faire tourner la parole. Thomas est là, vous êtes là Remual Sura. Mais ça veut dire que que là, il serait donc possible que les Américains cessent totalement d'aider l'Ukraine, ce qui est tout ce qui paraît totalement hubesque et que bien évidemment la montée en puissance des des Européens n'est pas à la hauteur des enjeux de la guerre. Les Européens ont beau être là tenté de compenser le déficit d'aide américaine, ça suffira jamais. On n'est pas au niveau euh on n' pas la capacité américaine de fournir des armes. Donc ça veut dire qu'on est en train de laisser l'Ukraine toute nue.
Croyez-vous que l'Ukraine était capable de se défendre contre la Russie le 24 février 2022 ? Elle ne l'était pas et bien elle est devenue. Aujourd'hui l'Europe est dans le grand bain brutalement depuis ce weekend. Nous sommes dans le grand bain. C'est pas l'Europe qui va s'en sortir, c'est un certain nombre de pays d'Europe qui devront concrétiser une coalition des volontaires qui les rendra capable d'aider pas aussi bien que les États-Unis le font, mais au fond suffisamment pour que l'Ukraine ti. Nous ne pouvons pas laisser tomber l'Ukraine. C'est un problème de civilisation, je l'ai dit, mais c'est aussi un problème de survie.
Tous les dirigeants européens ont réagi effectivement au cours du weekend à ce lâchage, il y a pas d'autres mots de Donald Trump vis-à-vis de Voludimir Zelski réaffirmant leur soutien à l'Ukraine, réaffirmant les sanctions contre la Russie. Et on va réécouter Donald Trump samedi parce que je disais c'est absolument stupéfiant ce à quoi on a assisté au cours du weekend.
On en avait l'habitude avec Donald Trump qui avait, souvenez-vous de cette séquence dans le bureau oval il y a un an et demi, qui avait tensé, qui avait humilié Volimir Zelenski et puis il était revenu, il avait été convaincu par les arguments des des des Européens, il avait réaffirmé les sanctions contre la Russie le mois dernier et donc samedi, il est capable d'avoir ce genre de phrase à l'encontre de Volodimir Zansky qui à l'en croire est responsable de tout. Nous avons dit à Zelenski, "Tu peux faire tout ce que tu veux avec la Russie, mais ne frappe pas leur raffinerie parce que ça déclenchera un problème mondial." Mais lui, il aime créer des problèmes mondiaux.
Il veut créer des problèmes pour nos agriculteurs, pour nos éleveurs avec le diesel russe. Parce que la Russie fournit une grande partie du diesel dans le monde. Pourtant, nous lui avons dit "Fais ce que tu veux mais ne touche pas au diesel russe parce que ça pose un gros problème." Et qu'est-ce qu'il a fait ? Il a frappé le diesel. C'est une guerre qui n'aurait jamais dû commencer et je pense qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président. Voilà, c'est ce que je disais, c'est assez stupéfiant. En fait, il sacrifie finalement, vous le dis bien, Zelenski sur l'hôtel du pouvoir d'achat américain. Ouais, il réécrit l'histoire parce que il réaé l'histoire aussi.
C'est vrai qu'il lui a dit il y a pas de temps, arrête de frapper les sites énergétiques russes. Mais enfin, il l'a dit il y a peu de temps, Donald Trump. Donc, vous avez vu hein ce qui est inscrit en bas. Rold, on cesse les armes, on cesse de donner des renseignements, par exemple des informations GPS sur la géolocalisation des frappes éventuelles, des sites importants. Voilà, donc plus d'armes, plus de renseignement et d'ailleurs Trump trahit Kiev. Je propose même qu'on enlève ce petit point d'interrogation parce que ça semble établi là. Oui, on peut enlever le point d'interrogation dans le bandeau rouge en bas les amis.
Non, ni arme ni renseignement, on le rappelle, c'est le chantage mis en place par la Maison Blanche. Visiblement, c'est les émissaires de Donald Trump. Jarette Kner, on le sait et Steve Witkov qui ont averti les négociateurs ukrainiens vendredi que si on Washington pourrait cesser le partage de renseignement à l'Ukraine si jamais Kief poursuivait ses frappes énergétiques en Russie. Écoutez, je vais vous dire ce qui va se passer. D'abord, voyons les choses telles qu'elles sont. Trump n'a jamais pu sentir Zelenski. Il y a eu effectivement quelques phrases un peu plus douceuses au cours des derniers mois, on le félicitait pour une veste élégante et sur le courage du combattant ukrainien.
Mais depuis le départ, les faveurs de Trump vont euh vers Poutine pour deux raisons. Euh les alliances pour cette nouvelle administration américaine euh sont euh d'ordre de circonstan. He McCarnet, premier ministre canadien, était très clair. Nous ne reviendrons plus jamais dans l'ordre poste 45. Le multilatéralisme, malheureusement, c'est mort. Euh donc euh circonstances, alliance de circonstan aujourd'hui, c'est l'intérêt de Trump pour des raisons électorales de passer ce deal avec la Russie. Il lui faut un grand méchant dans l'histoire.
C'est pas à cause de la guerre en Iran que le prix du pétrole, enfin la pompe s'envole, c'est à cause du méchant Zelenski qui agresse la pauvre Russie visiblement. Et alliance idéologique, hein, le rapprochement avec Mil en Argentine au détriment de la Grande-Bretagne sur les Malouwin, c'est pareil. Rapprochement idéologique au détriment d'An historique. Donc voilà. Maintenant, qu'est-ce qui va se passer ? Oui, donc évidemment que Trump, mais je suis loin d'être le seul, on a été plusieurs à annoncer cela depuis des mois, Trump va lâcher la malheureuse Ukraine et nous allons assister.
Mais Éric, j' mettrai Magalim demain à coupé, nous allons assister à un partage de l'Ukraine entre les Américains et les Russes. Il faut vraiment ne plus être dans le déni. C'est ce qui est en train de se dessiner. Les Américains euh se comportent avec euh aujourd'hui l'Ukraine comme ils se sont comportés avec la plupart des pays d'Amérique latine durant le 20e siècle ou récemment avec le Vené.
Le scénario idéal pour cette administration est euh plus ou moins euh le suivant, c'est-à-dire euh on met une pression euh sur le président ukrainien qui est de plus en plus lâché, on va le pousser vers la sortie, on aura un autre président peut-être plus conciliant à l'égard euh des Russes et des Américains. Et là, Trump se dressera après avoir fait de nombreuses concessions à Poutine comme le garant de la liberté de la Nouvelle-Ukraine en disant "Oh là, oh là, oh là, le président russe, OK, il a ceci, il a cela mais il n'aura pas ce qu'il voulait en 2022. Moi président des États-Unis, je vous garantis l'autonomie de l'Ukraine en échange les matières premières.
Donc on va voir une Ukraine en partie occupée par la Russie et l'autre colonisée, faut bien le dire par les États-Unis. On vient d'apprendre là que le porte-parole du Kremelin a dit en substance que Voléir Zelinski ne méritait pas de trêve parce que ce qui est absolument fou, vous allez revoir le son. Je trouve ça dingue, c'est que euh comme ça ça sort du du chapeau. On l'a dit, Donald Trump dit il faut une trêve. Voilà, il faut une trêve. Il faut que vous partiez. Voilà, il faut de nouvelles élections. Et Volodimir Zenanski poliment, gentiment se plie à cette exigence américaine sortie de nulle part. Voilà, écoutez-le quand même. Voilà.
Et et c'est pour ça que les Russes ont répondu ce que ce qui s'inscrit en bas. Écoutez d'abord Volodimir Zelanski dit à Poutine : "Donnez-nous 2 mois, 60 jours de cesser le feu total, 60 jours et nous organiserons des élections. Bien sûr, nous serons prêts à accepter n'importe quel choix de notre peuple." Voilà. Donc, il est il est quand même gentil. Bon, d'accord. Il est surtout excellent politique, non ? Parce que il est surtout un excellent politique puisqu'il sait qu'il les aura jamais ces de mois. Mais euh mais enfin on en est là. Mais moi je moi votre étonnement m'étonne.
D'abord Judy Vans avait dit avant même l'élection que il laisserait tomber, c'est-à-dire le vice-président américain qui laisserait tomber tomber l'Ukraine. Donc de toute façon, c'est pas comme si on attendait de la part de Trump autre chose que que se lâcher. C'est c'est ahurissant. Et je trouve aussi très optimiste quant à la prise de position des Européens. Moi je trouve d'une lâcheté confondante en fond hein parce que la trêve sur les frappes sur les infrastructures énergétiques, pardon mais tout le monde en aura pas trouvé que c'était formidable et c'était déjà un premier lâchage.
Donc je vois bien qu'au fond là le sort de l'Ukraine on va le laisser tomber sur le sort de de ce qu'on paye notre gasoile tous autant qu'on est en fait.
Il faut quand même qu'on se regarde nous européens dans la glace parce que Trump est ignoble comme l'a dit le général et on l' enfin il l'a pas dit le général mais enfin comme je l'ai entendu le penser très fort et il l'a toujours été mais nous sous nos finalement et notre nous drapant dans notre moral je pense qu'on n'est pas tellement mieux en fait donc voilà donc l'Ukraine sera lâchée maintenant je vais vous dire un truc je pense que Poutine vient quand même là en faisant répondre ça d'infliger un camouflé aussi à Donald Trump hein parce que puisque Parce que Donald Trump a décrété une trêve dont l'autre lui dit "Tu peux te la mettre où je pense ta trêve hein." Il parle pas de la trêve énergétique pour l'instant, il répond à la trêve.
Je vous répond à la tru à massacrer. N'empêche que n'empêche qu'aux États-Unis les droits tards hein, des droits tards qui sont dans le camp de de Trump, je pense au premier vice-président de Trump de Mike Pence Mike Pence. Bon voilà Mike Pence est très critique vis-à-vis de Trump. Il dit "Bah, vous avez remarqué qu'il les a tous dégagés ceux-là ? Euh il y a aussi un représentant républicain du Nebraska, Don Beckon, qui est très dur. Enfin, je veux dire, il y a dans le camp des républicains, du parti républicain, il y a énormément de gens qui disent "Qu'est-ce que c'est que ce Trump ?" Qui aussi énormément peut-être pas, mais il y en a de plus en plus. Oui.
À mon avis, il pactise avec Moscou après le le 3 novembre, l'élection de terme, si elles sont perdues, comme cela s'annonce pour les républicains, là, il y aura beaucoup plus de républicains qui éleveront la voix. Ça c'est s Ouais. Ah oui, ils attendent le 3 novembre qui souhaitent prendre la parole. Je suis pas sûr qu'il y a une grande rupture. Je pense que la vraie rupture entre Trump et ses prédécesseurs en ce qui concerne la politique étrangère américaine, c'est une rupture de forme, c'est une rupture de communication.
Mais les États-Unis d'Amérique, ça a été rappelé tout à l'heure dans votre analyse générale sur le fait que lorsque nous avons été sauvés à deux reprises aux Première Guerre mondiale, deè guerre mondiale, il y avait des intérêts américains attendez, attendez, attendez, je n'admets pas ça. Vous n'êtes pas d'accord avec moi. En 1917, les Américains n'ont pas sauvé les Français. Oui, vous avez raison. Enfin, ils sont venus, ils se sont impliqués. C'est ça c'est les romans et les films. En 1917, les Américains n'ont pas sauvé les alliés. Vous avez raison.
Mais ils ont eu un rôle déterminant dans cette guerre et généralement lorsque les Américains se déplacent rôle déterminant dans cette guerre, ils ont un rôle psychologique. Je vriisme. Ils ont un rôle psychologique. Ça vous savez ce que c'est ? C'est la capacité dans le cinéma des Américains. Vous avez raison. Il a eu toute une propage. Merci. Merci aux Américains d'être venus en dis mais leur rôle n'a absolument pas été important en dehors de l'aspect psychologique. Attendez, moi je je suis historien si vous permettez.
Moi je je crois quand même que si les Américains ne s'étaient pas battus euh extrêmement fort sur la Marne, s'il n'avait pas bloqué l'elle marchande l' marchandes allemande qui cherchait cette fois-ci à passer Paris par l'est et le sud, et bien le général Fauch he très très grand général n'aurait pas pu lancer la contreoffensive qui s'est appelé la deuxème bataille de la marte. Donc oui, les Américains ont ont joué un rôle important. Je dis pas absolument déterminant, mais je crois que sans eux la guerre aurait duré plus longtemps et il n'est pas sûr que Paris ne soit pas tombé.
Alors moi, je crois qu'on ne peut pas déigner le fait que les Américains ont eu du sang répandu, du sang américain répandu en 43 44 17 18 ou 18 19 plutôt 19 18 sur un autre sol. Ils l'ont fait mais encore une fois, ils l'ont toujours fait dans leur propre intérêt. On ne doit pas l'oublier. Et n'oublions jamais que jamais jamais jamais Ezener n'a reçu l'ordre de libérer la France. C'est un choix tactique cette affaire là hein. Il aurait pu débarquer entre entre et Stockholm et puis le choix tactique qui s'imposait c'était de passer par la France mais ça n'est pas été un choix stratégique bien évidemment. Hm.
Et donc tout ça tout ça après ce vent que le le général opportunément m'a m'a [rires] mis. Oui mais ça me fait plaisir parce qu'il dit à peu près ce que je pense. Je suis toujours en désaccord avec lui parce que j'ai lu un livre de fond fait par des historiens qui pensent pas tout à fait la même chose que le général et qui disent que bon il y a eu une capacité de de du cinéma américain de réécrire sans sans trancher. Je voudrais terminer ma démonstration là-dessus sans trancher ce débat là.
Moi, je pense que la grande leçon de l'histoire, c'est que les États-Unis d'Amérique et n'ont pas attendu Trump pour ça, démocrates comme républicain confondu, ont par les mères, par les océans, par tous les les les pays du monde où ils sont intervenus défendus leurs intérêts. La différence, c'est que Trump, lui, ne se cache pas et qu'il est dans une communication tellement vulgaire quand on voit l'intervention qu'il fait là sur Zelenski en rupture avec ses prédécesseurs qu'il montre au grand jour l'âme des États-Unis.
Et il y a que nous, pauvres ballot européens pour croire à l'atlantisme et il y a que madame Vonderlion qui est évidemment, pardon, je veux pas dire un mot méchant, mais enfin naïf va-ton dire ou candide pour croire que le parasol américain, le parapluie américain et otanien serait la grande garantie de la sécurité européenne. Nous voyons bien là que nous sommes lâchés par ceux qui est censé être notre allié, c'est les États-Unis d'Amérique et que nous nous trouvons aujourd'hui entre le marteau et l'enclume. Le marteau est en Poutine, l'enclume est États-Unis.
Donc pour moi, tout ça doit sonner comme une sorte de réveil européen pour une Europe des nations de la défense avec la France comme locomotive. Mais ça aujourd'hui, j'ai pas l'impression que nos amis allemands l'entendent de cette oreille. Question : est-ce que un jour les États-Unis vont revenir en arrière ? Est-ce que les États-Unis vont revenir en arrière et dire "Les enjeux sont énormes, il faut que nous redonnions de l'aide militaire et du renseignement à Zelinski". Non mais non non. Écoutez, d'abord euh le euh comme ça vient d'être dit, on est quand même dans une continuité, même s'il y a d'autres moments de leur histoire, il y a une sincérité.
Je pense au néoconservateurs dont je combat les idées évidemment des années 2000. Euh certains croyaient vraiment euh euh exporter la démocratie. Il y a eu quand même des moments non pas d'altruisme pur, mais des moments quand même de conviction idéologique de la part de certains Américains. Mais comme vous le dites, comme le dit Paul jusqu'à présent, moins autrefois, il y avait encore un vernis civilisationnel. Aujourd'hui avec Trump, tout est cach et c'est pour ça moi que je parle de la première superpuissance voyou et raquetteuse de l'histoire. Maintenant, est-ce qu'on reviendra à ce que nous avons connu avant ? Non.
Écoutez, une fois encore McCarnel, premier ministre canadien, c'est pas mon gourou, mais avait eu tout à fait raison lorsqu'il a dit "Non, ce monde là est terminé. Alors, nous aurons peut-être avec une alternance démocrate quelque chose d'un peu plus policé évidemment, mais ce n'est pas Trump qui a créé ce mouvement. Bien les amis, il faut que je vous dise parfois on est télescopé par l'actualité que Jordan Bardella est en ce moment à Seouta. À Seouta, cette enclave du royaume d'Espagne au nord du Maroc, Mélouta, où il y a eu des problèmes que vous avez suivi de très près cet été.
Par conséquent, si jamais Jordan Bardella prend la parole, vous imaginez bien évidemment pour le Rassemblement national dont une des un des points clés est la maîtrise des flux migratoires, ce déplacement est très stratégique puisqu'il y a vraiment un sujet aujourd'hui qui est perçu par la société espagnole qui est de l'ordre de la submersion. Il faut dire que franchement la société espagnole a été très marquée toute tendance politique confondue par les événements de Seouta il y a quelques mois et et c'est donc un sujet très aigu, très très tendu en Espagne.
Voilà, c'est la raison pour laquelle vous souvenez d'ailleurs l'affaire du t-shirt de Kyan Mbappé qui touchait à cette question là et d'ailleurs [grognement] le positionnement de Mbappé pas très bien compris par nombre d'espagnols de droite comme de gauche parce que il y avait une relative convergence d'opinion sur sur ce qui s'était passé de gauche. Ils ont bien compris hein. Non mais moi je si je vous assure les gens ont très bien compris qu'il y avait 140 morts.
Oui, enfin bon, ah ouis, pardonnez-moi, mais si vous voulez, moi je j'entends la souffrance de de tous les gens qui habitent et c'est évident que quand vous avez vous avez au fond tous ces tous ces jeunes qui sont dans la rue et et qui créent de de la violence et cetera, ce soit insupportable à vivre. Mais enfin, humainement, il y a eu 140 morts chez chez ces jeunes qui ont traversé, hein. Donc, je veux dire, il y a un moment, on peut pas vous demander de choisir. Donc, voilà. Donc, j'entends j'entends avec vous expliqué comme ça d'ailleurs hein. Oui, il a raison.
Enfin pardon le principe du français c'est qu'il pense en tant que français et le principe de l'espagnol c'est qu'il pense en tant que sujet espagnol et que les espagnols ont été assez touchés par ce fait-là. Et vous avez raisonne, voyez derrière ce t-shirt un signal de de de Concorde, en tout cas de soutien aux habitants de Seouta, là où effectivement il y avait aussi un drame humanitaire, ce qui est évidemment très très compliqué là-dedans. Bon, effectivement Mbappé a eu une [raclement de gorge] lecture politique de ce sujet qui était antagoniste par rapport à celle de beaucoup de gens qui habitent Seouta, c'est sûr.
Donc ça été très tout ça pour vous dire qu'on aura largement le temps d'en d'en d'en parler lorsque Jordan Bardella s'exprimera dans les prochaines minutes me semble-t-il. Et ben c'est ben on le voit. Regardez, je crois que c'est une image en direct que qu'on nous montre. Je n'ai aucun aucun renseignement mais c'est une image en direct. Voilà de de Jordan Bardella qui va s'exprimer. On l'écoute. [musique] On l'écoute. Vox.
[applaudissements]
Bien mesdames et messieurs, je remercie Santiago Abascal, président du parti Vox et je le souhaite futur premier ministre espagnol pour son invitation à venir à ses côtés sur place ici à Seouta pour constater un danger existentiel qui guettete l'ensemble du continent européen. Especialmente honrado de estar aquí contigo, querido Santiago, en este día de fiesta nacional para reafirmar dos principios muy importantes, la securidad de los españoles y la soberanía de España. À la fin du mois de juillet 2026, 86 800 migrants pardon ont déferlé en quelques heures dans l'enclave de Seouta dont la population locale s'élève à 82000 habitants sans réaction des pouvoirs publics débordés.
Les espagnols ont été livrés ici à eux-mêmes, seuls face aux menaces de pillage, face aux agressions, face aux violences sexuelles que la presse espagnole a largement documenté. Ce que nous avons vu ensemble ce matin dans l'enclave de Seouta et j'ai eu l'occasion de le dire à de nombreuses reprises, c'est le futur de l'Europe si nous ne reprenons pas urgemment le contrôle de nos frontières nationales et européennes. Le simple fait que des milliers de migrants aient pu en moins d'une journée pénétrer dans ce territoire européen au point d'en submerger les habitants illustre d'abord l'échec majeur du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez.
La naïveté migratoire de la gauche est traduite ici concrètement par un appel d'air aux conséquences gravissime et par un refus idéologique de protéger les frontières du royaume d'Espagne. Pedro Sanchez en appelant à régulariser des centaines de milliers de clandestins, a donné le coup d'envoi d'une ruée vers l'Europe dont les conséquences sécuritaires seront dévastatrices pour tous ces partenaires européens. Au Parlement européen, les socialistes et le Parti populaire ont accompagné main dans la main l'effondrement des frontières européennes préférant ne pas voir les périls que les patriotes ont vu, dénoncé et combattu avant tout le monde.
À rebour de la majorité des gouvernements européens, le président de la République française a cru bon de soutenir le Premier ministre espagnol dans son fanatisme migratoire. À l'inverse, l'Italie de Georgia Meloni a pris la décision courageuse et responsable de suspendre temporairement la libre circulation de l'espace Schengen avec l'Espagne. Le gouvernement socialiste espagnol n'a pas seulement échoué à protéger ses propres concitoyens qui seront juges dans les prochaines semaines. Il a envoyé le signal que l'on pouvait impunément violer les frontières de l'Europe. Le monde entier a vu les images de Seouta. Partout autour de nous.
L'immigration est utilisée comme un moyen de pression visant à déstabiliser les sociétés européennes. Ces dernières années, j'ai moi-même pu le constater à la frontière entre la Grèce et la Turquie ou encore en juin dernier à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. La lutte contre l'immigration de masse relève donc d'un double enjeu de sécurité et de souveraineté et ce sont pour nous des enjeux vitaux. La convocation d'élections législatives anticipées qui se tiendront dans quelques semaines en Espagne doivent permettre au peuple espagnol de s'exprimer tout comme l'élection présidentielle française dans quelques mois doit permettre au peuple français de reprendre son destin en main.
En France comme en Espagne, la gestion de la politique migratoire et le rétablissement de l'ordre seront au cœur de ces deux élections majeures. Si les Espagnols tiennent à leur identité, à leur sécurité, s'ils souhaitent qu'à Seuttaa, on célèbre la Diade et la Hispanidade pendant des siècles encore, parce que ce territoire est un territoire espagnol et européen qui a vocation à le rester, alors il doit faire le choix de Vox et de Santiago à Pascal. Il doivent faire le choix de congédier une gauche affériste qui a trahi les intérêts du pays.
Avec des gouvernements renouvelés et les patriotes au pouvoir, nos deux pays pourront compter l'un sur l'autre pour œuvrer ensemble à la sécurisation des frontières de l'Europe. Dès le printemps 2027, si les Français nous accordent leur confiance, la France demandera que la libre circulation dans Schengen soit exclusivement réservée au ressortissants européens. La France œuvrera au durcissement de la politique d'immigration en Europe qui devra organiser le traitement de l'asile dans les pays tierces et favoriser des centres de rétention en dehors de l'Union.
La France s'engagera aussi dans une coopération accrue avec l'Espagne face à l'immigration illégale pour protéger conjointement nos frontières nationales. Le rôle de Frontexte, l'agence de garde de frontière européenne doit être de protéger et de refouler, non d'accueillir et de répartir les migrants dans nos communes. Pour conclure la sécurité des peuples, la défense de nos souverainetés et de nos identités exige que nous soyons lucides, fermes, capable d'agir ensemble chaque fois que cela est nécessaire.
La protection de nos frontières ne concerne pas seulement les habitants des territoires où la pression migratoire est forte comme ici à Seouta, même s'il s'agit d'un motif déjà suffisant pour agir. Elle engage aussi notre identité, la souveraineté des États, la crédibilité de nos institutions et la confiance de nos compatriotes. Protéger les frontières de l'Espagne, de la France et de l'Europe, c'est aussi défendre notre identité et nos valeurs de civilisation. Je vous remercie et nous nous tenons tous deux à votre disposition pour répondre à vos questions.
Voilà, vous l'avez compris donc le président du Rassemblement national qui s'est rendu dans cette enclave espagnole à la frontière avec le Maroc donc qui a connu, vous le savez, au cours de l'été, une crise migratoire sans précédent et donc Jordan Bardella qui a tenu à venir pour dit-il constater de lui-même ce danger existentiel qui menace aujourd'hui tout le continent européen. Un petit mot d'analyse peut-être d'abord avec vous Isabelle. Non mais écoutez, on voit bien que comme le disait très justement en off Thomas tout à l'heure, c'est devenu en fait le point de convergence de toute l'extrême droite de de d'aller à Seouta pour prétendument apporter leur soutien aux Espagnols.
On voit bien qu'effectivement c'est pour engranger de l'électoralisme. Il a rappelé qu'il y avait eu des agressions sexuelles et il a raison. Je regardais les chiffres, il y a eu cinq viols effectivement recensés à ce moment-là. Il ne parle pas il ne parle que des victimes espagnoles. Il ne parle pas effectivement des 141 morts migrants qui se sont noyés. Donc si vous voulez c'est toujours cette au fond cette humanité à deux vitesses. Et alors je l'entends aussi annoncer les centres de rétention à l'étranger en fait pour lutter contre ce qu'il appelle les crises migratoires.
Et alors c'est marrant parce que je je m'étonne au fond qu'il continue à proposer ça étant donné l'échec que ça a été chez Georgia Méloni, rappelez-vous c'était en Albanie he les centres de de rétention. Ça a coûté quand même 800 millions d'euros. Je crois qu'il y a une trentaine de personnes qui sont allées qui sont revenues aussi sec. Donc voilà. Bon ben écoutez, le Rassemblement national euh fait de de l'immigration effectivement un c points importants de deagement c'est clair. C'estd que ce sujet moi j'ai la faiblesse de croire qu'il est devenu matriciel dans le débat politique française il est peut-être que je me trompe. J'entends souvent des gens me dire "Mais non Éric tu te trompes.
C'est le pouvoir d'achat. À mon avis l'un n'empêche pas l'autre." Mais bref. Et ce ce sujet qui à mon avis est devenu matriciel euh Paul Melin et ben il il y a rien de mieux pour le lancer sur la scène française que faire un déplacement à Seouta. Évidemment C'est un petit raccourci avec toute l'excès, la démesure de cette tragédie qui se déroule sur le continent africain. C'est un petit raccourci des tragédies ou peut-être des fantasmes que certains pourraient avoir. Mais là, on est au cœur de l'axium idéologique du Rassemblement national et avant lui du Front National. Donc si vous voulez, rien de nouveau sous le soleil bleu de de C'estut.
C'est-à-dire que il est sur une position qui correspond à peu ou prou tout son électorat. Et moi, quand il y a des débats, on phosphore beaucoup, on échange, on discute les uns et les autres et on se demande toujours quel est le le light motif de l'électeur assemblée nationale, pourquoi est-ce qu'on vote à assemblée nationale ? Et de plus en plus de gens disent et me disent quand je discute, c'est le pouvoir d'achat. Désormais, le RN est devenu le parti social. Certains disent même à droite le parti un parti socialiste et cetera. Moi je crois que c'est pas le fond du vote RN. Je pense que le fond du vote RN il est là.
Il est dans cette figure de Jordan Bardella qui est avec le leader de Vox en Espagne en train de dire "L'immigration massive ne passera plus si demain nous arrivons au pouvoir." Et c'est là qu'ils engrangent leur soutien politique et leur soutien militant et leur soutien de sympathisant. Le reste, c'est de la littérature, la motivation du vote pour l'AFD en Allemagne, pour euh Vox en Espagne, pour Georgia Méloni en Italie, on on peut parler d'économie, on peut parler tout ce qu'on veut. La motivation numéro 1 de ce vote, c'est systématiquement et toujours l'immigration avec derrière l'idée que l'identité. Vous avez vu même pour les électeurs deement national, c'est le pouvoir d'achat.
renouveler notre solidarité avec l'ensemble du personnel éducatif et des élèves de ce de ce lycée. Je n'accepterai jamais que des enseignants dans notre pays puissent aller travailler le matin la peur au ventre. L'ordre, l'autorité, la sécurité, la discipline et le respect des règles doivent revenir dans toutes les écoles de France et nous serons amenés à porter un choc d'autorité si les Français nous accordent leur confiance. Euh le gouvernement que j'auraiis vocation à conduire euh sera intraitable avec les violences. les perturbateurs seront écartés des établissements scolaires.
Euh il n'y a aucune raison que euh un une ou deux personnes puissent euh pourrir la classe et pourrir euh l'ambiance euh scolaire pour l'intégralité des élèves. Et nous mettrons en place un tournant pénal à l'égard des mineurs. Vous savez que nous souhaitons notamment supprimer l'excuse de minorité et que nous souhaitons également mettre en place des mesures privatives de liberté avec des peines très courtes et immédiates pour les mineurs sur le modèle des pays d'Europe du Nord.
Et et je crois que ces mesures que nous portons, qui sont très dures, permettront demain et après-demain de remettre l'autorité dans les dans les écoles de France et puis plus largement, il faut en finir avec le pas de vague et avoir un soutien systématique et sans ambigu sans ambiguïté à l'égard du personnel éducatif. Voilà Jordan Bardella, mesdames messieurs, qui est à côté du patron du parti d'extrême droite espagnole Vox.
Euh et n'oubliez pas que le contexte politique est très intéressant car à la fin du mois de novembre, il y a des élection générale provoqué par le premier ministre espagnol Pedro Sanchez socialiste qui est au pouvoir depuis très longtemps avec des affaires de corruption autour de lui mais avec quand même une crise du logement en Espagne qui fait que voilà, il a convoqué ses élections en disant "Je peux peut-être sauver ma peau." Il y a quand même comme dans toutes les démocraties où il y a une alternance, un vrai désir de droite en Espagne, de droite avec le Parti populaire ou d'extrême droite.
C'est la c'est le débat et c'est dans ce contexte-là un mois et demi avant ses élections générales que Jordan Bardella s'est déplacé à Seuttaa. Et n'oublions pas, dernier détail qu'il faut dire, c'est que Seouta qui est une région autonome en Espagne, enfin est administrée par Vox. C'est Vox hein. C'est comme si le Rassemblement national dirigeait une région en France ce qui n'est pas le cas. Ça il n'y a pas de situation comparable mais en tout cas ét administré par Vox. Et là vous l'avez compris Jordin de Bardella qui vient de réagir à ce qui s'est passé ce matin dans un collège d'Obagne.
On le rappelle c'est un adolescent de 14 ans qui est soupçonné d'avoir tiré sur le principal du collège et sur une professeur à l'aide d'un fusil de chasse. Il faut que l'ordre revienne à l'école vient de déclarer le patron du RN. Je n'accepterai jamais. que des enseignants puissent partir au travail a peur au ventre et il propose une nouvelle fois de supprimer l'excuse de minorité.
Écoutez, c'est intéressant parce que ça c'est en écho avec ce que vient d'annoncer Jean-Luc Mélenchon, lui dans son grand meeting hier qu'il a tenu devant plus de 10000 personnes en disant au fond si on supprime l'excuse de minorité pour les jeunes pénalement alors il faut qu'ils puissent voter plutôt et qu'il réclame au fond le vote à partir de 16 ans. Et vous voyez là encore une fois on a au fond le débat de la présidentielle de demain. Voilà hein. C'est-à-dire que chacun voyant de son côté de l'histoire et et de la politique, il rappelle effectivement qu'il faut faire sauter l'excuse de minorité. Jean-Luc Mélenchon dit "Vous faites sauter l'excuse de minorité, permettez-leur de de voter.
Vous voulez les considérer comme des adultes, qu'ils soient considérés comme des adultes à part entière." Voyez, c'est quand même intéressant sur la question migratoire, sur la question effectivement, vous l'avez rappelé tout à l'heure, effectivement civilisationnelle, on a deux visions qui sont aujourd'hui portées que Jordan Bardella porte aujourd'hui à l'étranger. Voilà, mais c'est le débat de la présidentielle française. Oui, c'est intéressant d'ailleurs de voir comment ce débat est devenu aujourd'hui tellement structurant qui rend inaudible Édouard Philippe, Gabriel Atal. Peut-être que Gluxman va avoir un effet après sa brillante victoire à la primaire à 66 %.
Mais en tout cas, c'est très difficile d'être audible sur le bloc central. Euh j'écouté euh Édouard Philippe dans ces dernières déclarations notamment sur les questions difficile parce que vous passez tout de suite pour une sorte de filet d' tiède quand vous avez d'un côté Jordan Bardella qui va avec le leader de Vox vous dire ben voilà désormais avec nous ce sera terminé l'immigration massive on va prendre des mesures très fortes très fermes et cetera que de l'autre côté vous avez une extrême gauche qui est vraiment sur l'idée de la régularisation massive et qui est absolument pas même sur l'idée de l'immigration choisie du contrôle ou des quotas qui a pu exister au centre gauche jadis.
Donc en fait la société est en train d'être à ce point polarisée qu'on va vers une élection présidentielle qui risque de voir des débats d'une d'une puissance et d'une brutalité parfois et d'un antagonisme rarement rarement atteint en France. Donc ça c'est quand même un signal d'alarme je trouve pour le bloc central qui ferait bien de se réveiller et de se dire là si on veut pas d'un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, il va falloir quand même peut-être un peu se bouger. On viendra puisque vous avez prononcé l'un et l'autre le nom de Raphaël Glman et son 66 % hier.
La victoire écrasante la victoire avec 100000 électeurs avec 100000 électeurs avec 120000 électeurs mais on reviendra moi je j'ai regardé sur LCI hier soir Darius Rochemin qui commentait en direct la victoire de Raphaëlman le la petite phrase d'ailleurs de un moment donné sur une chaîne concurrente madame Ségolen Royal a dit oui il a gagné malheureusement malheureusement céta est méchant mais jeens a réussi son st oui le stagiaire a gagné malheureusement mais je le soutiens quand même.
Mais ce ce qu'on ce qui a retenu mon attention, oui, ce qui a retenu mon attention, c'est Thierry Breton, l'ancien commissaire européen chez nous qui dit "Mais vous avez regardé son programme son programme économique, il a parl jamais parlé d'économie hein dans son discours hier." Et bien, il a dit il est d'extrême gauche. On reviendra là-dessus. On écoute Jordan Bardella sur le carburant. Solution viable pour les Français et pas seulement pour ceux qui sont identifiés comme étant de gros rouleurs, c'est de baisser les taxes sur le carburant. Ça fait plusieurs années maintenant que nous réclamons une baisse de taxe.
Et si le carburant continue d'augmenter, que la situation dans le D3 d'ormous continue de se dégrader, le choix ne sera plus entre perdre ce qu'il considéra être 12 milliards d'euros. C'est la mesure qui consiste à baisser la TVA et distribuer des chèqus. C'est soit on baisse les taxes, soit dans quelques jours si l'économie française venait à être ralentie parce que les Français seraient dans l'incapacité d'aller travailler au regard de l'explosion des prix des carburants. Alors, c'est des dizaines de milliards d'euros que nous allons nous allons perdre. Donc, nous continuons à demander une baisse des taxes, une baisse de la TVA sur le carburant.
L'annulation des hausses de TICPE qui ont été mises en place par Édouard Philippe en 2018, c'est un coût de 15 milliards d'euros au total pour les finances publique. Ça représente à peine 1 % de la totalité des dépenses de l'État chaque année. Donc en cette période de crise, l'État doit être capable de choix courageux et il doit être capable de déclarer la la paix fiscale aux automobilistes, aux travailleurs et aux entreprises françaises qui ont besoin de de salariés qui puissent utiliser leurs voitures pour aller pour aller travailler. Bonjour Maria, j'ai une question sur Voilà donc la proposition du Rassemblement national baisser les taxes. Bah c'est toujours la même. Oui.
Baisser la TVA sur les carburants avec toujours la même réponse à apporter au RN que oui, les ba les baisses de taxes permettraient de faire baisser les prix des carburants et sans doute à terme de relancer la consommation et la production un peu dans notre pays. Le problème c'est que on a des milliards d'euros d'économie à faire et que se priver d'une rentrée fiscale aussi importante, c'est suicidaire. Alors que sur les sur les marchés financiers, là je regardais encore le taux d'emprunt de la France, c'est 4,9 %. On frôle les 5 %. C'est pas le moment de de de faire un choc fiscal de de cette de cette façon avec des investisseurs qui ne nous rateraient pas. Merci Catherine André.
Restez avec nous parce que on va [grognement] pas vous dire de banalité sur ce qui s'est passé hier soir. La victoire de Gluxman dans la primaire de la gauche. Vous la connaissez. On va pas refaire le débat débile qu'on voit partout. Non, nous on s'est posé une question que s'est posé Thierry Breton qui est incroyable mais je trouve qu'elle est incroyable cette question. Elle elle tient en une phrase. Est-ce que le programme économique de Raphaël Gluxman est d'extrême gauche ? À tout de suite. [rires]
[musique]
Mesdames, messieurs, il faut savoir quand on fait notre métier, éviter les débats ennuyeux. Quê [rires] Mais c'est vrai, qu'est-ce que notre profession est conformiste que de suiviste. Il nous arrive à nous aussi d'être suiviste. On n'est pas parfait mais quand on a on essaie de bon voilà. Alors bon, hier savez la primaire de la gauche a été remportée 66 % et quelqu par Raphaël Gluxman. C'est une victoire écrasante. Mais regardez hier soir 66 %000 2017 millions de de votants. Là on est là en train de se rouler par terre alors que Mélenchon a mis 10000 personnes dans son meeting.
Enfin moi je Et vous avez vu sa pauvre marseillaise là changer chanter à qu là c'est cruel ce que non mais pas pardon. En tout cas 66 % c'est au-delà de toutes les espérances et il y avait beaucoup plus d'inscrit que ce qu'avait espéré le Parti socialiste. C'est plus un parti de masse du temps où ils étaient 2 millions. GR 100000 [rires] c'est une nouvelle c'est le NPA radical de Attendez attendez s'il vous plaît. Le débat c'est ce qu'a dit Thierry Breton hier sur notre antenne. Très intéressant très intéressant. Thierry Breton, ancien commissaire européen sur le programme économique de Raphaël Gluxman. Écoutez-le.
Et je peux vous dire que celui qui était effectivement le plus à gauche dans ces options économiques, c'était Raphaël Gluxman. C'est pas une surprise, il était le plus à droite donc il fallait qu'il donne des gages à gauche. Alors il les a donné dans sur l'économie. Alors on verra maintenant ce que ça veut dire mais mais visiblement ça a aussi marché. Personne n'a vraiment parlé de la situation économique dans laquelle nous sommes et les marchés nous regardent à tout instant. retraite à 62 ans, SMIC qui va passer à à à 1600 €. Point d'indice à + 3 %, je cite là le le programme de de Raphaël Gluxman.
Les enseignants qui vont avoir une augmentation de 10 % puis jusqu'à 25 % pour certains d'entre eux, la baisse de la CSG, euh les le service civique obligatoire de 10 mois, euh le chèque énergie triplé et cetera. Donc tout ça fait qu'effectivement euh euh si jamais il y a pas en face, je dirais euh euh la reprise en main des finances publiques, bah on finit euh on finit euh euh le quinquena à à euh des taux euh qui sont euh euh de l'ordre de entre 139 et 145 % de de date sur PIB, [raclement de gorge] voyez. Donc donc tout ça encore une fois, mais j'allais presque vous dire, je ne devrais pas le dire parce que compte tenu de des positions que je que je tiens, c'était pas le sujet.
C'est maintenant que ça va être le sujet. C'est maintenant qu'on va rentrer dans le dur. C'est maintenant que le que il va falloir expliquer à nos compatriotes avec la légitimité, y compris celle qui est qui est qui qui est réelle évidemment de Raphaël Gluxman. Comment il entend remettre la France dans ses rails ? Bon Catherine André, vous avez m'expliquer qu'il est pas du tout d'extrême gauche. Sauf que n'oubliez pas dans votre mode de réflexion personnelle la situation dans laquelle est la France hein qui nécessiterait des mesures d'urgence immédiates. Non, là où je m'inscris en faux par rapport à ce que dit Thierry Breton, c'est la comparaison avec les autres programmes.
Celui qui était vraiment franchement dans une rupture avec la social-démocratie, c'était Olivier Fort. Olivier Fort c'est un programme beaucoup plus radical que Gluxman. Olivier Fortit OK. La taxe dumane, la taxation des plus riches, on augmente encore plus fortement le SMIC. Est-ce que c'est un programme d'extrême gauche euh ce que propose Gluxman ? En tout cas, c'est de la gauche par bien des niveaux, une gauche très radicale où on augmente par exemple le SMIC. Mais par exemple sur sur la taxation des plus riches, il dit pas qu'il faut taxer pour taxer. Il dit que il faut taxer les héritages mais redistribuer au travailleurs en baissant les cotisations.
Et ça par exemple, c'est une proposition que fait Antoine Fouchet qui vient très souvent sur notre plateau et qui n'est pas un dangereux extrémiste de gauche. Là par contre où [rires] où le où où le programme est quand même inquiétant, c'est sur l'absence d'économie totale et sur l'absence de conscience vis-à-vis de la dette. Sur ça. Oui, on retrouve les marqueurs. Je suis halluciné par le fait qu'hier dans sa prise de parole, il est parlé comme toujours à gauche de valeur valeur républicaine, on sait jamais trop ce que c'est. La démocratie. Alors, on a on découvre que la France est pas très démocratique parce que il a énormément parlé de démocratie. Démocratie, plus de démocratie. D'accord.
Très bien. Enfin, sur la trajectoire budgétaire qui est juste la tragédie française du moment. Il y en a pas d'autres. Il y a pas eu un mot pas. Non mais la social démocratie la gauche française et je pensais que lui il incarné un renouveau, elle aurait dû s'enîer sujet que on est avec des contrôleurs de gestion depuis 10 ans au pouvoir. Là ça fait 10 ans qu'on a des gens bah d'accord. Ça fait quand même 10 ans qu'on a des gens qui sont censés être les meilleurs contrôleurs de gestion. Les meilleurs, c'est les meilleurs. On avait les meilleurs. Et d'ailleurs, il a fait quand même une partie de sa campagne Emmanuel Macron 2017 sur la réduction de la dette.
Il y a 1200 milliards de dettes en plus. Alors écoutez, c'est pas dramatique si ceux-là ne parlent pas d'économie puisque ceux qui nous parlaient d'économie du soir au matin nous ont foutu dans le mur. Ils ont démonétisé l'intelligence économique la situation mais vou faire en même temps on peut plus faire des blagues. C'est le prochain qui sera à l'Élysée, il pourra rien faire à part de l'économie malheureusement il y aura aucune manœuvre. Il pourra pas faire du social. Écoutez, moi moi j'en ai marre. Oui, mais je suis d'accord avec vous parce que moi je préfère les valeurs hein.
C'est beaucoup plus rigolo de parler de valeur et c'est beaucoup plus facile et clientelliste parce que tout le monde comprend plus comme comme dit Rosan Valallon, ça fait des décennies qu'on ne parle qu'on est que dans le présentisme. Il a totalement raison Rosenvallon et on est incapable d'imaginer l'avenir. Et vous avez raison, c'est comme ça qu'on a fait de la dette. Enfin maintenant les contrôleurs de gestion, ils sont en place depuis 10 ans et 10 ans qu'ils nous font de la dette. à cause d'eux. Le prochain président, ses sujets, ça va être baisser les revenus des agents publics, baisser pas geler les les indexations, baisser les retraites.
Je suis désolé de dire ça hein, mais ça va être ça va être les seuls sujets du quinquena à venir. Enfin, si jamais vous pensez que si Raphaël Luxman fait une telle campagne, il a une chance de gagner à gauche, vous vous mettez le doigt dans l'œil parce que franchement et à droite non plus. D'ailleurs la difficulté de Raphael Guxman, c'est qu'il est déjà considéré comme de droite ou d'extrême droite par une bonne partie de la gauche radicale à commencé par les mélanchonnistes et les militants de rue qui lui balancent de la farine ou du riz sur la figure et ce qui est d'ailleurs très désagréable et absolument insupportable pour quiconque aime la démocratie mais je ferme la parenthèse.
Mais il est diabolisé par l'extrême gauche Luxman comme étant quelqu'un de droite et cetera machin. Donc si en plus sur l'économie il commence à avancer des mesures sérieuses dont je suis d'accord la France aurait grandement besoin sur la désendettement sur le travail et cetera, mais alors là il on dira il a plus rien de gauche.
Donc je pense qu'il a fait des arbitrages et qui s'est dit bon et son équipe, il a eu dû avoir des bons conseillers qui lui ont dit écoute sur le proche Orient sur parfois l'ordre où les questions internationales, tu es assez pas réacérer mais tu es pas sur la ligne de Mélenchon donc au moins vas-y sur l'économie fais-toi plaisir fais un vrai truc de gauche sur l'économie. Quant à la remarque d'Isabelle, j'étais absolument d'accord avec vous Isabelle sur le fait que c'est insupportable ces débats politiques où on a des espèces de débats ou de sous-préfet de province ou de d'économiste en chef à Berti. On a besoin de valeur, on a besoin d'idée forte.
Mitteran et de Gaul le faisaient en leur temps. On a besoin de ça en politique. Ils avaient pas une crise financière. Bravo. Ça suffit Catherine André. Arrêtez nous. Ça fait le moral. [rires] Mesdames, messieurs, dans une poignée de seconde, nous allons où ? Nous allons aller à à Aubagne où ce matin, vous le savez, un collégien de 14 ans a tiré sur un proviseur avec un fusil de chasse et sur une professeur de de de ce de ce collège La Canal d'Abagne. Nous avons nos équipes sur place, des images sur place, de nouveaux témoignages sur place. Restez sur LCI. À tout de suite. Bonjour à tous.
Une France coupée en deux aujourd'hui avec du soleil à l'est, un temps très lumineux qui va vous accompagner toute la journée surtout après dissipation des bonnes grisailles matinales alors que le temps est bien plus nuageux et plus vieux à l'ouest. Alors ce ne sont pas de grosses pluies, ce sont des petites pluies pars qui vont vous accompagner tout au long de votre après-midi mistral et Tramontane au programme dans le sud-est du pays avec un ciel donc dégagé à la faveur de ce vent. Les températures attendues aujourd'hui, elles sont elles se raussissent hein. Elles sont en hausse sur une grande partie du territoire. On gagne quelques degrés.
18 à Lille, 18 également à Paris-Ohrand, 17 à Strasbourg, 19 à Brest, 22 à Biarit jusqu'à 26° attendu à Perpignan. Et ces températures, elles vont continuer d'augmenter jour après jour avec un temps nuageux pour demain sur une bonne partie nord mais toujours ensoleillée dans le sud. Mercredi, plus de soleil pour tout le monde mais pas mal de grisailles notamment en matinée. Et jeudi, la journée la plus ensoleillée de votre semaine, la plus douce voire même la plus chaude puisqu'on attend jusqu'à 30° dans le sud-ouest du pays. Très bonne journée à tous sur MCI avec C mission IMO. Construisons pour [musique] que le monde bouge. Mesdames, messieurs, vous êtes sur LCI.
Nos équipes sont en place, nos éditorialistes sont là, nos enquêteurs sur le terrain sont également dans les bouches du Rôe. Que s'est-il passé ? Exactement ce matin au lycée au collège la canale de d'Ovagne dans les bouches du Rô. Mesdames messieurs, ce que l'on sait déjà c'est que ce proviseur blessé par une arme à feu, cette enseignante blessée par une arme à feu et bien sont victimes d'un acte qui n'a rien à voir priori avec la la révolte étudiante et lycéenne plutôt dont on vous parle depuis quelques jours. En revanche, que s'est-il passé ? Je vous propose de le voir immédiatement en image. À tout de suite. Sidération.
Ce matin au collège Joseph Lacanal à Aubagne, un élève de 3e est parvenu à s'introduire à l'intérieur de l'établissement muni d'un fusil de chasse. Il avait dissimulé l'arme dans un étu à guitare selon la présidente du conseil départemental. Une fois dans l'établissement, il a tiré avec des cartouches de plomb sur deux membres de l'équipe éducative. L'un est atteint aux jambes, l'autre au niveau du postérieur. Il a ouvert le feu donc à la fois sur le principal du collège et une professeur qui sont qui ont été évacués à l'hôpital et qui sont légèrement blessés. Donc selon nos informations, l'élève aurait été maîtrisé rapidement par un CPE avant d'être remis aux autorités.
Le tireur est un élève de 3e âgé de 14 ans et inconnu de la justice. Selon ses premières déclarations, il se dit harceler au sein du collège. Aucun élève qui n'est touché. C'était le c'est c'est très important qu'il soit rassuré. On espère que dans notre ville ça n'arrivera jamais mais pourtant on est devant les fait de la réalité et il faut faire avec et il faut faut réagir, il faut rassurer et c'est ce que nous sommes en train de faire. Le jeune homme a été placé en garde à vue. Il est actuellement entendu au commissariat d'Abnes.
Bon ben les amis, Guillaume Farde, Alexandra Guillet, je sais que vous êtes connecté avec les journalistes, les équipes et les différentes personnes qui ont davantage sur cette affaire. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ? Quels sont les premiers éléments Alexandra dont vous disposez ? Oui, effectivement. Alors, ce qu'on peut déjà écarter, c'est qu'il n'y a pas du tout de caractère terroriste ou de caractère lié au mouvement actuel du ly des lycéens. Euh cette affaire, de ce qu'il ressort, c'est un adolescent qui euh lors de ses premiers mots en garde à vue a plutôt fait état de problématique de harcèlement.
On a également entendu plusieurs témoignages sur notre antenne ce matin, d'autres d'anciens de d'autres élèves mais aussi de parents qui ont fait état de problèmes de comportement dans des années précédentes, évoqué d'éventuels problèmes familiaux. Tout cela évidemment est à mettre au conditionnel. L'enquête ne fait que débuter. Cet adolescent qui est donc élève de 3e dans cet établissement, en revanche, on sait qu'il est arrivé avec un fusil de chasse, un fusil de chasse qu'il aurait pris à son père et qu'il est rentré dans l'établissement en le dissimulant, dit la présidente du conseil départemental dans un étui à guitare.
Donc une des questions qui va se poser, c'est notamment la préméditation de son acte. Qu'est-ce qu'il voulait exactement faire quand il est arrivé ce matin dans ce collège ? On le rappelle peu avant 9h3. Oui, ça soulève pas mal de questions effectivement. Comment il a-t-il pu venir mud d'une arme dans cette enceinte de collège ? Est-ce qu'il avait prémédité son acte ? Et vous parliez de des témoignages effectivement depuis ce matin, on a pas mal de témoignages de parents mais aussi de collégiens eux-mêmes. L'un d'eux a témoigné à notre micro et justement il est scolarisé dans la même classe que le suspect. Écoutez. Alors, il était pas très bon à l'école mais bon, pas non plus mauvais.
Je pense qu'il était assez intelligent en vrai. Euh il était pas, je pense pas qu'il était harcelé mais il avait parfois des problèmes avec des gens mais bon comme tout le monde mais j'en sais pas trop sur lui. Juste j'étais dans sa classe, je le connaissais bien mais il y a des choses qu'on sait pas sur tout le monde. Par exemple lui je me douterais jamais qu'il allait faire ça quoi. Ouais. Donc Guillaume Farde, tout cela nous dirige vers la piste psychologique. Enfin, peut-être une faute de de de comportement de de nature psychologique.
Oui, en tout cas, un déséquilibre, un mal-être, une souffrance, c'est assez c'est ça commence à se à se dessiner pour en arriver à emprunter le fusil de chasse de son père, se présenter dans son établissement scolaire, tirer sur sa professeur, ne rater rater son tir parce que probablement qu'à 14 ans ça maîtrise des armes de chasse. C'est quand même très limité heureusement et d'aller ensuite s'en prendre au principal pour être désarmé par le CPE, c'est c'est qu'il y a il y a une fragilité qui devra sans doute être mise à jour dans le cadre de l'enquête. Donc après ça pose un la question il est désarmé par le CPE. Oui, c'est les infos que nous avons. Ouais, ce sont les informations qu'on a.
Après, la question que ça pose, c'est l'alignement des facteurs, c'est-à-dire une jeunesse ou des jeunes vulnérables en souffrance mentale, le fait d'accéder aux armes et le fait de pouvoir rentrer avec des armes dans un établissement scolaire. Euh il faut traiter les trois simultanément. Bon, sur les les souffrances psychologiques, psychiques des lycé des lycéens, des collégiens, des adolescents, c'est pas une problématique du ministère intérieur, mais néanmoins, c'est une problématique qui doit être traitée sur l'accès aux armes. Bon, la législation en France est très euh très stricte et très restrictive.
C'est pour ça que on n'est pas dans la situation des États-Unis où on a des des actifs shooters comme on dit c'est qui accomplissent de véritables périples meurtriers dans l'établissement scolaire mais il y a encore l'accession aux armes de tir sportif et de chasse. Alors évidemment elles sont interdits à la possession des mineurs, mais là il a eu accès aux armes de chasse de son père et puis enfin il y a la question de l'entrer dans les établissements avec ses armes. Et là ça va reposer la question de des portiques, des systèmes de fouille. En sachant que ce type d'acte commis avec des armes à feu, c'est c'est extrêmement rare. Ça n'arrive quasiment jamais avec armes à feu.
J'ai retrouver un cas en 2017 euh dans dans les apes maritimes, mais c'est très très rare. Le l'immense [raclement de gorge] majorité de ces actes sont accomplis avec des armes blanches parce qu'en fait l'accession aux armes à feu en France est très strictement encadrée. Il y a il y a il y a 9600 chasseurs. Il y a un million de chasseurs. Mais mais sauf que les Oui, mais sauf que ces armes de chasse, elles sont soumises à elles sont soumises à déclaration. elles doivent être conservées d'une certaine manière et cetera. Puis celui qui est chasseur donne pas spontanément ses armes à son à son adolescent et il a des mesures de prudence domestique.
Donc ce fait globalement euh on retrouve pas d'ailleurs des armes de chasse dans les attentats terroristes meurtriers en France hein. Euh là aussi c'est pas la majorité les cartou d'ailleurs la législation impose que les cartouches soient pas au même endroit que l'arme pour une catégorie comme pour les tireurs sportifs. Donc après c'est la question des fouilles. Alors on va peut-être pas mettre des portings détecteurs de métau mais en tout cas bon avec un stratagème qui était bien à lui dans un étu à guitare il est parvenu à rentrer et à se servir de de cette arme. Mais ça reste des faits qui sont quand même objectivement très rares. Stupéfaction.
Donc vous imaginez ce matin dans le collège La Canale à Aubagne dans les bouches du Rône où l'on a vu ce collégien de 14 ans sortir cette arme. Un de ses condiccipes qui était en classe avec lui témoigne sur notre antenne. Arrivé aux escaliers de sortie et ben là tous les élèves sont ressortis des escaliers. On savait pas pourquoi et puis on a vu l'élève directement avec son arme à feu tirer en l'air. Et puis donc nous on sous le choc, on court dans une salle la première qu'on qu'on trouve. On rentre dans la salle, la prof ferme et on met des meubles et cetera pour pour barricader la classe quoi. Euh en fait les souvenirs sont assez bousculés mais ça crie.
Euh tout le monde court, essaie de rentrer quelque part mais on se concentre un peu sur soi-même de où est-ce qu'on essaie d'aller. Euh mais oui, il y a tout le monde a couru, crié et cetera. Mais je me rappelle vraiment de le voir lui très concentré, il tire et puis il va tout droit dans l'escalier, il part et puis après je sais pas du tout ce qui s'est passé. Je trouve que ce sont des des élèves de 3e Richard Verli qui qui témoignent depuis depuis ce matin j'écoute les témoignages. Je trouve très mature. Oh ça me fait du bien quand vous dites du bien des jeunes. Ça faisait longtemps que ça vous était pas arrivé Éc.
Et là moi je pense qu'on peut encadrer ça en doré et du coup quand le mouvement reprendra vous voyez vous serez là et vous aurez un autre regard. Et ça ça me fait plaisir. Je suis heureuse de cet amour des jeunes d'un coup là. Bon cher Verl, on n'est pas aux États-Unis mais pardon, ça questionne encore une fois l'actualité américaine qui est saupoudré de cette tragédie de ces lycéens, étudiants, collégiens parfois qui prennent une arme et qui font des carnages. On n'est pas là-dedans, hein. Franchement, on a quand même un jeune qui a pris une arme de chasse à son père a priori hein et qui est allé au collège pour tuer son proviseur et des profs.
A priori, j'utilise tous les conditionnels nécessaires. Et ce ce vers quoi on est en train de se diriger. Si vous faites Éric la comparaison avec les États-Unis, on peut dire qu'aux États-Unis, une tuerie comme ça aurait fait beaucoup plus de mort à coup sûr parce que le jeune en question aurait accédé sans doute au fusil automatique ou au pistolet automatique qui est chez ses parents. Donc là, c'est quand même réalisons la chance que l'on a d'être dans un pays où le commerce des armes est extrêmement réglementé. Alors, il reste les fusils de chasse parce qu'aux États-Unis, le problème c'est évidemment la libre circulation des armes vendu parfois également aux plus jeunes.
Donc je crois que ça c'est une différence mais c'est vrai sur la maturité, c'est vrai aussi sur je dirais le ce que le maire a dit, le maire d'Obagne qui était extrêmement prudent et sur le thème de il faut rassurer la population. Après Au Bagne, moi je peux pas m'empêcher de penser à Marcel Pagnol. C'est quand même Marcel Pagnol, c'est toute la littérature, une littérature extrêmement scolaire. C'est vraiment euh ce qu'on ce qu'on lit dans les lycées à cet âge puisque je crois qu'il était en classe de 3e. C'est ce que tout à l'heure vous me disiez. Euh donc voilà, il faut en retenir ça.
Cela dit, dans un contexte, il y a aussi, vous savez, c'est toujours pareil quand on est dans un contexte de grande effervescence, lycéenne, étudiante, de colère, de malaise, c'est peut-être aussi dans des moments comme ça, dans des moments de de séisme scolaire que ce type de tempérament se révèle et la volonté de régler ses comptes se réveille sur la violence.
intéressant de voir ce que ce qu'a posté sur ces réseaux sociaux le ministre de l'éducation nationale, on le précise he le ministre de l'intérieur et le ministre de l'éducation nationale sont attendus sur place donc dans les minutes qui viennent on suivra leur déplacement bien évidemment et donc Édouard Jof voilà ce qu'il a posté donc il a apporté évidemment son soutien aux deux personnels de l'éducation nationale qui ont été blessés et plus loin il met face à cette nouvelle attaque l'éducation nationale sera comme toujours unie et forte autour d'une communauté éducative durement éprouvée Cet acte inadmissible témoigne une nouvelle fois du développement d'une violence débridée dans notre société contre laquelle nous devons tous nous mobiliser dans les mots comme dans les faits.
Il parle d'une violence débridée. Moi, je partage complètement le constat du ministre. Maintenant, ce qui est intéressant, c'est pas tant le constat, c'est ce qu'on fait. Paul, vous m'avez habitué à mieux que ça. Pardon, je suis désolé. Drit du bien du ministre. C'est une banalité d'usage. Voilà, c'est pour ça que je dis j'allais être méchant dans la deuxième partie de l'argumentaire. Laissez-moi l'occasion. Jeff condamne. Bon, très bien. Voilà. Alors, on est d'accord. Donc le le plus intéressant à les suivre, cher Éric, c'est-à-dire que là euh qui moi ça j'ai j'ai envie de changer de sujet là quand je vois ça tellement tellement c'était l'itanie de banalité.
Bah maintenant, il va y avoir on va avoir un 1000 feuilles de condamnation banal. Il y a un point pas banal quand il dit, je me souviens plus de la phrase exacte, mais il parle de la violence. il constate une hyperviolence ou une surviolence des jeunes. Déjà dire ça, c'est sujet à un débat. Il y a des gens qui contestent le fait que cette violence existe. C'est quand même intéressant. Donc c'est pour ça que je dis que je suis d'accord avec lui sur le constat. Ensuite sur les solutions, il y a deux types de solutions. Il y a des solutions bassement pratica-pratiques.
Ça a été fait par exemple dans le comté de New York où il y a aux États-Unis un nombre incalculable de portiques et de détecteurs de métaux aux abords des lycées euh au Royaume-Uni où il y a parfois, vous savez, des détecteurs de métau qui sont passés comme quand vous rentrez dans certaines entreprises ou dans les aéroports pour voir si vous portez des métaux. Ça c'est des réponses praticopratiques. Moi je n'y crois pas. Et après, il y a des réponses civilisationnelles avec une réflexion derrière. Pourquoi y a-t-il cette hyperviolence dans nombre de pays occidentaux ? À quoi c'est dû ?
Est-ce que c'est un rapport avec le niilisme contemporain, avec l'individualisme, avec la pratique des réseaux sociaux, avec euh une exposition à la violence via les réseaux sociaux et via certains jeux vidéos qui aujourd'hui euh détruit et décérèbre un certain nombre de jeunes. Donc si vous voulez avoir une réflexion, il faut une réflexion, je pense, et c'est le rôle de ce ministre de long terme, c'est-à-dire quelles sont les racines profondes de la violence ? Est-ce qu'on règle cette violence à coup de portique de mettre un policier à l'entrée, de je ne sais quoi, de former les personnels ? Est-ce que s'il y a un gamin qui leur met un coup de couteau, il faut qu'il fasse ceci ou cela ?
Moi, je crois que ça c'est le service minimum. s'ils veulent le faire, ils le font mais ça sert à rien. Ce qui sert à quelque chose, c'est de se questionner pour le coup sur l'avenir de nos enfants. La question de santé mentale aussi, hein, parce que la question de la santé mentale, elle est elle est fondamentale en France et partout d'ailleurs dans le monde occidental et essayer de de tirer des lignes de force de tout ça pour modifier nos pratiques éducatives. Je vous passe le micro tout de suite. Pardonnez-moi, je vous infirme plus parce que moi j'attends le débat parce que je sais qu'Isabelle va pas être d'accord avec ce que vous vouz dire. Je voulais Alors, très bien, on écoutera.
Bon, écoutons maintenant cette mère d'un collégien du collège La Canal à Aubagne dont le fils était l'année dernière scolarisé avec l'auteur présumé des faits. Auteur présumé des faits sur lequel elle jette un regard assez euh dur. un ancien ami à mon fils de il y a 2 3 ans. Donc mon fils est scolarisé en 3e et ce petit avait fait la 5e et 4e avec mon fils et l'année dernière, il a eu des gros problèmes de comportement envers mon fils. Il lui a envoyé deux fois les mains au cou donc il lui a laissé des marques au cou. Il lui a arraché les vêtements. Donc j'avais pris les mesures, j'étais allée voir le collège, j'avais demandé à être reçu. Malheureusement, ils étaient débordés.
Ils ont pas pu me recevoir. Et moi le lendemain, j'avais décidé d'av d'attraper le petit devant le collège en lui demandant ce qui s'était passé. Sachant qu'il nous connaissait, il a pas su me donner deux réponses et le CPE m'avait rappelé en me disant que le petit avait des gros problèmes de famille. Voilà. Voilà. Elle semble mettre en, vous avez compris, mettre en lumière le fait que il avait un comportement à tout le moins anormal ce jeune suspect dans les années qui ont précédé les faits puisqueelle parle de cétait il y a 2 3 ans. Il y a un instant, Isabelle s'apporta à Guillaume Fard. Il y a un instant Paul Melin parlait de de voilà de d'actes de violence de violence débridée.
Je à la machine à café ce matin, Isabelle Saporta m'a dit "Vous avez tort de penser comme ça parce que il y a moins de violence aujourd'hui que qu'avant. Euh débat intéressant, c'est vrai ou pas ? Bah ça dépend quel type de violence on regarde. Si c'est le nombre d'homicides, il y en avait plus euh il y a 30 ans ou 40 ans que il y en a aujourd'hui. Si on dit euh civilisationnellement il y a une évolution défavorable, on tuerait plus aujourd'hui qu'hier. Non, on tuait beaucoup plus hier qu'on tue aujourd'hui. Donc l'évolution civilisationnelle, le commandement de Dieu, tu ne tueras point et cetera, il est davantage respecté aujourd'hui que que par le passé.
Vous êtes en train de dire que chaque année on on sa bobie, on se roule par terre devant les chiffres de la criminalité qui augmente et vous Guillaume Fard vous dites pas du tout ça augmente pas. Quel type de criminalité ? Quel type de criminalité ? Moi j'en parle pas comme un un objet indéfini. Alors, les intégression violentes, c'est pas les homicides. Ça ça augmente mais c'est vous m'accorderez que c'est moins grave de d'agresser que de tuer. Donc en fait, si on regarde ce qui est de très haute intensité, c'est pas là où on a des des variations ni même des explosions, des explosions majeures.
Quant au fait de rentrer dans un établissement scolaire muni d'une arme à feu et d'ouvrir le feu sur le personnel, je dis moi j'ai cherché avant de venir, j'ai trouvé un cas à Grâce en 2017, donc c'était il y a quasiment 10 ans et ça s'est passé au printemps 2017 et après j'en ai pas trouvé d'autres de récent. Donc c'est pas tous les jours heureusement en France qu'on rentre avec une arme à feu avec une arme à feu pour aller s'en prendre euh au personnel de la communauté ancienne. Donc il faut le remettre aussi en en perspective. Donc ceux qui maintenant vont nous dire attention il faut mettre des portiques partout.
Ça c'est en plus c'est la fausse bonne idée parce que celui qui passe le portique quand s'abip qu'est-ce qu'il fait ? Il tire. Donc au lieu de tuer l'enseignant, vous tuez le concierge ou le gardien de l'établissement. Bon je une mort égale une mort hein. Je sais pas si c'est mieux de faire faire ainsi. Et puis surtout vous créez des fils d'attente. Donc en fait les gens qui attendent à l'extérieur sont vulnérables parce que quand ils sont à l'intérieur d'établissement, ils sont quand même plus en sécurité. Et donc celui qui veut tuer, bah il ira tuer des gens qui sont en posture d'attente groupé à l'extérieur d'établissement le temps de passer le porting.
Donc je crois pas que c'est ça qui va résoudre quoi que ce soit au problème. H alors sur la moi je je non je voulais rebondir sur ce que vous disiez tout à l'heure Paul. Euh là je regardais les chiffres euh la les violences commises par les mineurs ont tendantiellement baissé en fait en France. Donc si vous voulez, moi je veux bien qu'on passe sa vie dans ce pays pour completaire à un électorat euh euh qui vote effectivement de senior et qui a la trouille et qui a raison d'avoir la trouille. Mais moi aussi j'ai la trouille. Je vais vous dire un truc. Remarque, je commence tendantiellement à m'approcher très grandement des seigneurs sans doute pour ça que j'ai autant la trouille hein.
Mais non pas tant que ça. Et mais ce que je vais vous dire c'est que c'est pas vrai. Donc arrêtons de charger cette jeunesse de tous les mots. C'est pas vrai. Je regardais les chiffres, ils ont tendantiellement baissé. Si vous voulez regarder par exemple euh depuis 2016, ils ont diminué de de 15 % les chiffres de la violence des des mineurs. Voilà.
Donc tout à l'heure tout à l'heure vous aviez Paul Melin qui nous expliqu c'est énorme parce que moi je je j'ai j'ai pas d'exemples à vous donner en tête mais tout ce qu'on les donner si vous voulez je peux vous les donner les chiffres ce qu'on dit de de sur les attaques machin on parle même de de la nécessité de criminaliser maintenant les les plus jeunes qui ont entre 14 ou ça s'appelle de la politique monsieur Brunet ça s'appelle de la politique hein alors moi je veux bien qu'on fasse de la politique jamais en regardant les chiffres mais ça s'appelle de la politique. Donc en fait, il y a beaucoup moins d'agression chez les 14 15 16 17 18 ans qu'avant si vous Oui.
Donc si vous voulez tendanci tend tendantiellement ça diminue. Voilà. [raclement de gorge] Maintenant par contre, est-ce que la tolérance de la société actuelle qui est beaucoup plus âgée vis-à-vis de celle elle est voilà, on les supporte plus ces violences ? Oui, sûrement. Est-ce qu'on a la trouille ? Oui, sûrement. Et on a raison de l'avoir la trouille. C'est insupportable. Même une seule violence est insupportable. Ce qu'on voit là, c'est insupportable. Mais par contre commencer à expliquer ça civilisationnellement en fait en expliquant que la jeunesse d'aujourd'hui serait incroyablement violente, ça n'est pas vrai.
Maintenant moi je vais vous dire un truc, je pense même, mais ça c'est Isabelle Saporta qui reprend son chapeau, je pense même qu'on a du peau qu'elle le soit pas plus violente, hein. Mais oui, mais regardez, vendredi, on a fait une on a fait une émission ici vendredi parce que la violence de rue avait augmenté de 9 ou 10 %. Alors c'est pour ça que vous me dites que ça décroit alors on parle que des jeunes mais que ça décroit pour les jeunes.
Alors c'est intéressant différf on va pas faire un débat de chiffre parce qu'en fait ce qui baisse à - 15 % c'est l'ensemble des infractions parmi lesquelles il y a des atteintes au bien par exemple qui baissent mais les violences physiques moi j'ai stabilité et là par exemple pour les vols violence sans armes la part est passée de 48 % 34 % si on faire une bataille de chiffres tentative d'homicide entre 2016 et 2025 multiplié par 2 infraction à caractère sexuel plus 132% moi moi a je j'ai une pierre dans votre jardin moi s'il y a un ministre de l'intérieur qui me dit que les agressions dont les mineurs sont sont les auteurs diminuent.
Mais vous avez premier sentiment, c'est de croire qu'il manipule les chiffres. Peut-être que je suis tordue hein, mais j'arrive pas à croire que ce soit vrai.
Écoutez, en tout cas, ce qui ne fonctionne pas dans le mode actuel de la société, en tout cas celui qui est le nôtre, c'est que si on considère dans ces cas-là que tout augmente, que effectivement il faut qu'il soit pénalement responsable et que tout ça est insupportable, alors dans ces cas-là, s'ils sont majeurs pour aller en tôle, s'il faut être clair, ils sont majeurs pour pouvoir voter et au moins on les écoutera et on les entendra parce que là, ça fait 10 jours hein, qu'ils sont beaucoup plus même 3 semaines qu'ils sont en grève et qu'ils font un mouvement et que tout le monde au fond est en train de dévaloriser leurs paroles en considérant qu'ils sont trop jeunes pour s'exprimer.
S'ils sont assez jeunes pour aller en tôle, alors ils sont assez jeunes pour voter. Oui. Bon, on est Attention parce que vous établissez de fait un lien entre l'agression d'Obagne et le mouvement sait maintenant qu' pas de rapport. Ah non, non, mais je je n'établis aucun lien. Je n'établis absolument aucun lien. Je vous dis juste que j'entendais Paul Melin m'expliquer que civilisationnellement la jeunèse d'aujourd'hui serait perdue. Je pense exactement que c'est l'inverse. Civilisationnellement, vous avez raison sur un point, c'est que vous rebondissez sur un fait d'actualité. civilisationnellement euh Mélenchon a dit faut faire faut donner le droit de vote.
16 ans alors sur le droit de vote puisque je suis enfin on m'interpelle sur ce sujet-là sur le droit de vote à 16 ans c'est intéressant parce que c'est une revendication de la gauche qui déjà il y a 15 ans ou 20 ans quand moi je militais il y a 15 ans au Parti socialiste, c'était le grand truc de dire faut le vote à 16 ans. Pourquoi ? Parce qu'électoralement les jeunes votent plutôt à gauche et que au PS on se disait qu'il fallait bien avoir les jeunes qui votent. Donc Mélenchon est très malin, il fait de la politique, il s'en vient de nous dire ça en plein mouvement lycéen et c'est bien vu comme une réponse à Bruno Rotaillot et quelques autres qui proposent d'abaisser la majorité pénale.
Mais enfin il a il y a rien de nouveau sous le soleil, il a déjà dit avant il s'imagine qu'ils vont ils s'imaginent ces gens-là qui vont être les nouveaux Giscard destin qui avaient baissé la majorité de 21 18 et que le comble des acquis sociaux et du progrès c'est 16 ans. Puis après ils nous diront 14 après nous diront 12. Non, mais si vous les mettez en en prison, pardon par juste intellectuellement, si vous considérez qu'ils sont suffisamment matures pour aller en prison ou pour être pénalement autant aussi responsable que le son des adultes, pourquoi ne le serait-il pas pour voter ? Moi, je vais vous dire un truc, je moi là-dessus, je ne je comprends même pas le problème.
Vous pouvez pas dire vous êtes assez grand pour avoir pour payer comme un adulte la responsabilité de vos actes et en même temps pas assez pour pouvoir voter. Ça ça ne va pas. C'est c'est moi je serais Bruno Rotaillot, je militerai pour le vote à 16 ans si vous voulez. On peut pas d'un côté et de l'autre, ça marche pas en fait. Richard Verlou, je voudrais dire un mot sur les profs et pour les profs parce que là, il y a un lien pour le quer entre la crise actuelle des lycées et ce qui vient de se passer parce que on n' pas arrêté de constater pendant la crise des lycées et de le répéter que les profs sont mal payés en France.
J'ai été le premier à le dire en faisant des comparaisons européennes, qu'ils sont en difficulté, qu'ils sont mis en cause par les lycéens. Et maintenant, en plus, un événement comme celui-ci, je ne fais pas le lien direct entre la colère des lycéens et et l'acte, le fait est que ça rajoute de l'angoisse aux profs. Donc franchement aujourd'hui, être professeur, vouloir être enseignant en France, chapeau parce que c'est vraiment c'est vraiment un métier.
S'il y avait encore une raison de dire que les profs sont peu trop peu valorisés en France, trop peu rémunérés, c'est cette situation là parce que c'est ce genre de situation qu'ils affrontent et et c'est un CPE qui est intervenu pour maîtriser le les élément. et élément euh qui émergent là dans la récente actualité, les proviseurs. Les proviseurs, on parlait toujours des profs, un peu moins des proviseurs.
proviseurs qui sont ciblés là d'ailleurs, ils sont ciblés par un certain nombre de faits délictueux pendant ce mouvement des lycéens mais ils sont également ciblés dans ce terrible fait de société fait d'hiver d'Obagne dans ce lycée La Canale Collège La Canal ce matin dans dans l'affaire de de l'autorité de Grâce que j'évoqué en 2017 c'était [raclement de gorge] le proviseur qui est allé désarmer l'assaillant qui était rentré avec une arme dans dans l'établissement donc oui les les proviseurs sont sont également touchés.
Après, je pense que sur la violence des mineurs, il faut distinguer ce qui relève du trafic de stupéfiant et qu'il a fait que on a une inflation de certains indicateurs dont les tentatives d'homicide qui ont augmenté sur 10 an de 178 %. Donc, c'est plus que deux fois he plus que deux fois. Mais ça c'est vraiment la c'est la conséquence de du de du trafic de stupéfiant. Et après, il y a un 2uxème sujet qui est la santé mentale des mineurs dont chaque rapport après rapport nous rappelle que euh elle les les mineurs sont en grande souffrance, en grande détresse psychologique.
Et là, il semble qu'on est plutôt face aux conséquences de de d'une souffrance psychologique que réellement quelqu'un qui serait lié à un gang ou un un trafic quelqu'un. Les témoignages comme cela se multiplient, c'est-à-dire les proviseurs, les principaux, les CPE, les professeurs nous le disent depuis le Covid, il y a un problème de santé mentale chez les jeunes qui est assez criant et le problème c'est que c'est pas pris en charge. Il y a un effondrement de la psychiatrie en France. Il y a pas que les jeunes de toute façon voilà, c'est global, il y a un effondrement de la psychiatrie en France. On le sait, on fait quoi pour y remédier ?
C'est merveilleux qu'on ait des rapports mais la France est la championne du monde pour faire des rapports partout en fait. J'ai une idée Isabelle. Après, on nen tire jamais aucune conséquence. Ça fait 20 ans qu'elle est en décrit 5 ou 10 milliards sur la table. Pensez-vous ? Non mais moi les 10 milliards sur la table pour la psychiatrie. Moi ça fait au moins oui d' enfin la psychiatrie en France c'est une catastrophe hein. D'accord. Donc si vous voulez si on après on est là en train de dire oh là là il y a un vrai problème de la psychiatrie en France. Magalie a raison de dire il y a eu je sais pas combien de rapports sur la psychiatrie pour les jeunes.
Il y a pas que les jeunes sur la psychiatrie en général en France et dans un état. Moi, j'avais eu la chance de de publier quand j'étais à la tête de FA euh le patron des urgences psychiatriques en scène Saint-Denis. Mais je peux vous dire hein, que vraiment il me disait à chaque fois qu'il y a un attentat, je priais au fond pour pas qu'il y ait un de mes un des gens que je suivais psychiatriquement qui soit sur cette liste-là parce que je savais que je n'avais pas pu les retenir pour telle et telle raison. Je n'avais pas pu les les interner pour telle et telle raison et je priais pour que ce ne soit pas eux. Enfin là, je veux dire, c'est quand même pas possible en fait quoi.
On voit sur les images régulièrement des parents qui attendent derrière des barrières qui avaient été mise en place de devant ce collège parce qu'évidemment les parents les uns après les autres ont été appelés euh pour leur faire part de ce qui s'était passé au cours de la matinée dans dans ce lycée d'Abagne. L'attente des parents a été longue parce qu'il fallait procéder à des vérifications avant que les collégiens puissent sortir. Et vous imaginez bien aisément la panique, l'angoisse, l'inquiétude de ses parents. C'est ce qu'a pu suivre pour nous notre journaliste sur place Tristan Vartarien. L'angoisse se lit sur le visage des parents d'élèves.
Ils attendent la sortie de leur enfant évacué au comptegoutte classe par classe par le personnel du collège. Attendez, je vais voir vos parents là qui lèvent la main là là. OK, tu peux y aller. Et toi. Merci. En apprenant la nouvelle, tous ont tu le même réflexe. Merci. J'ai tout laissé tomber hein. Là, il y a même pas de calcul à faire. Je suis parti. Un peu le stress. pas mal de stress qui est monté d'un coup, même très vite et puis bah je suis parti direct hein. Je puis depuis tout à l'heure ce matin, j'attends, ça fait 2 3 heur que j'attends je crois, je sais même pas, j'ai même pas regardé l'heure encore. Mais ce père de famille a finalement retrouvé son garçon.
Certains élèves qui ont assisté à l'agression sont encore sous le choc comme cette collégienne qui témoigne. Et ouais, c'est traumatisant parce que c'est la première fois que ça m'arrive dans ma scolarité et tout un truc comme ça. C'était tout le temps des exercices quand l'alarme elle sonnait et là c'est pour la première fois et un truc que je vois de mes propres yeux. Donc oui, c'est très traumatisant et ça m'a choqué. Ça m'a choqué. Selon nos équipes sur place, l'évacuation des élèves est encore en cours. Des dizaines de parents attendent toujours devant l'établissement.
Mais voilà, donc pour l'instant, on le rappelle, les jours de ces deux personnes visées par le collégien et son fusil de chasse calibre 12 ne sont pas en danger. Il s'agit d'une enseignante et d'un d'un proviseur. On en sait davantage sur la façon dont le CPE a pu désarmer cet élève de de 4e. Non, pour l'instant, il y a pas eu de de communication. Ce qu'on a compris, c'est qu'il avait été maîtrisé par ce CPE et avec l'aide d'un autre collègue, ils l'ont mis au sol et neutraliser en attendant que les forces de l'ordre arrivent pour le récupérer.
Je je je voudrais avant qu'on parle de de la fréquence de ce type d'agression, je voudrais pour celles et ceux qui nous rejoignent, Alexandre Aguietier, que vous nous refassiez un petit peu le parcours de ce jeune homme ce matin lorsqu'il est arrivé dans ce son c'est un élève de 3e au collège La Canale à Aubagne qui est scolarisé dans cet établissement.
Donc il s'est rendu en cours ce matin et on a appris que vers 9h30 10h et bien euh il est arrivé dans cet établissement avec un fusil de chasse dissimulé sur la présidente du conseil départemental dans un étui de guitare et que il aurait une première fois ouvert le feu dans sa classe mais ça aurait atterri dans les murs et qui ensuite il se serait rendu dans le bureau du professeur principal qui a été touché grièvement dans le bas du corps et il y a également une autre professeur qui a elle été touchée par un ricochet et c'est l'intervention dont on vient de parler d'un CPE hein qui était présent qui a permis de maîtriser CP redites-moi ce que c'est un princip conseiller principal d'éducation voilà voilà que cet adolescent aurait donc été maîtrisé et retenu par ce CPE en attendant qu'il puisse être remis aux forces de l'ordre on peut attester assurer ce matin qu'il n'y a pas de lien avec le mouvement lycéen.
Ce collège n'était pas du tout concerné par ce mouvement. En tout cas, pour ce qui est d'aujourd'hui. Évidemment, pas de lien non plus à caractère éventuellement terroriste. On parle d'un adolescent qui lors de ses premiers mots en garde à vue, selon les premières infos qu'on a pu recueillir, évoque des problématiques plutôt liées à du harcèlement qu' qu'il subirait. Moi, j'ai entendu qu'on parlait de quatre ou cin coups de feu. Qu faudra attendre pour préciser tout ça. Il faudra attendre pour préciser tout. En tout cas, quatre ou cin coups de feu avec un [raclement de gorge] fusil de chasse calibre 12. Ça veut dire que il sait le manipuler.
Il faut il faut ouvrir le fusil avec une petite molette. On ouvre le fusil, on réintroduit des cartouches à l'intérieur car ce sont à priori des cartouches qui ont touché ces enseignants et ce proviseur et pas des balles. Des cartouches, attention, avec des cartouches, on peut tuer un sanglier hein. Je suis pas en train de dire que c'est moins dangereux, mais ce sont des des cartouches. Et donc ça ça ça dans la temporalité des faits, ça veut dire qu'il a eu le temps de tirer, de coup, d'ouvrir son fusil, de réarmer une deuxième fois avec de nouvelles cartouches qu'il avait pris soin d'emporter avec lui. d'autres cartouches et donc à son père.
Après, il y a des fusils de chasse semi-automatiques. Donc je sais pas moiel de quel modèle il disposé he parce que vous avez des fusils qui sont à plus que de coup s'ils sont semi-automatiques, il peut charger plusieurs cartouches sans recharger. Enfin moi j'ai pas de précision sur sur le modèle du fusil hein. Très bien. On verra. Et donc c'est un acte rarissime en France. C'est ce qu'on disait hein. Parme à feu. Gu Oui bien sûr. Alors par arme à feu Guillaume évoqué un précédent en 2017. J'avoue que moi même celui-là je le je m'en souviens pas. C'est très rare. En revanche, des attaques et des attaques dramatiques qui se terminent de manière beaucoup plus dramatique.
Euh il y en a eu évidemment, on peut en citer juste quelques-unes, mais en février dernier, rappelez-vous à Sanar Surmer, cette professeur d'art plastique de 60 ans qui a été poignardiée à plusieurs reprises en cours là aussi par un élève de 14 ans et qui lui en voulait pour des histoires de rapport disciplinaires. Je me souviens bien cette professeur, elle en a réchappé mais elle a été grièvement blessée et puis avec des issues plus plus dramatique fatal.
On se souvient tous en juin 2025 de Mélanie, cette surveillante qui lors d'un contrôle de sac à l'entrée du collège et bien euh un adolescent là aussi âgé de 14 ans a sorti un couteau et pour une raison inexpliquée à ce moment-là a poignardé à plusieurs reprises cette jeune mère de famille qui est décédée et puis février 2023 encore on se souvient à Saint-Jean de Luse lycée Saint-Thomas d'Aquin de cette professeur d'espagnol madame Lassal 53 ans qui elle aussi avait été poignardée en plein cours par un élève de 16 ans. Regardez comme le témoignage d'un d'un élève qui était aux premières loge ce matin au collège Lacanal.
Écoutez euh donc on sort et on voit un élève avec un fusil en train de courir vers nous. Donc on court tous dans les escaliers. On descend, on arrive en bas et donc il y en a certains, ils vont dans la cour. Nous on arrive et on sort on arrive à sortir du collège. Surtout quand je suis arrivé pas loin du bureau du principal, j'ai demandé à quelqu'un ce qui se passait. Il m'a dit tiens regarde, il y a des traces de sang derrière. Au début, je crois pas. Je me dis vu qu'il y a l'alarme incendie et je me dis bah ça doit être faute tout ça. Je regarde et je vois du sang par terre. Du coup, je cours et je on se met à sortir du collège. Richard Verli.
Oui, rappelons quand même que dans les revendications euh des lycéens actuellement en colère, il y a euh le fait que dans de nombreux établissements, il n'y a plus de conseillers psychologique. Enfin, il n'y a plus d'aide psychologique. Or là, typiquement, on est devant le cas d'un élève qui peut-être aurait été décelé, aidé et ne serait pas passé à l'acte s'il y avait eu les conseils appropriés. Alors, on ne le sait pas. Il faudrait voir si c'est le cas dans ce lycée la Canal, mais la question de la santé mentale sur place dans les établissements scolaires est clairement un sujet. Effectivement, merci beaucoup en tout cas.
On reviendra sur cette actualité si jamais on a on en apprend davantage et puis parce qu'il y a les déplacements des deux ministres, on le rappelle, de l'intérieur et de l'éducation nationale à Auagne dans l'après-midi. Merci à vous. Nous appelons Baptiste Morin, journaliste économique et Benjamin Cuc, journaliste spécialisé dans le secteur automobile. Mesdames, messieurs, parce qu'on va parler voiture. Asseyez-vous, mes amis, on va parler voiture parce que vous sa c'est l'ouverture du du mondial de l'automobile hein. Moi, je si j'étais taquin, mais je ne le suis pas, je dirais c'est l'ouverture du mondial de l'automobile chinoise, hein. C'est l'ouverture du mondial de l'automobile chinoise.
Oui, ça se passe sport de Varsaille à Paris. Et c'est vrai que ces voitures chinoises, elles sont partout. Les Chinois sont devenus des leaders de l'électrique, des leaders de l'hybride, leaders du savoir-faire aussi, ce qui n'était pas le cas il y a encore 25 ans. Est-ce que c'est pas nous Européens qui leur avons donné les clés du succès ? C'est ce que disait en substance dans sa chronique hier soir François Langlais. On a voulu la réécouter avec vous cette chronique. François Langlais donc avec sa chronique dominicale du 20h de TF1, écoutez son positionnement. Les Français font de la résistance.
Sur les 10 voitures les plus vendues chez nous depuis le 1er janvier, neuf sont des Françaises. Seul Tesla parvient à se glisser dans le classement à la 4e place derrière Peugeot, d'Asscia et Renault. Pour autant, les Chinois progressent sur les marchés les plus porteurs, l'électrique et l'hybride. En Europe, ils détiennent désormais 11 % du marché total grâce à leur savoir-faire sur ces nouvelles technologies. Afin de protéger le marché européen, Bruxelles vient d'obtenir de Pékin une forte limitation des exportations d'hybride.
Tant mieux, mais pour survivre, les firmes françaises sont contraintes de multiplier les accords avec ces redoutables concurrents qui contrôlent l'expertise et les composants comme la batterie. Renault a par exemple rénové sa nouvelle Dacia Spring grâce à ses ingénieurs en Chine. La base technique de la nouvelle de chevaux, c'est celle du chinois Lip Motor. Quant à Stellantis, il va même louer ses usines à un constructeur de pékin. Pour survivre, les Français seraient-ils en train de devenir chinois ? Il y a 30 ans, les Chinois nous supplient de donner leur nos technologies. Aujourd'hui, c'est l'inverse.
Ben Benjamin Cuc, c'est vrai que ces voitures chinoises, j'ai un peu regardé, elles sont extraordinaires. C'est des marques que le grand public ne connaît pas forcément. Go. Geco. Incroyable. Des voitures à 25000 € qui sont on dirait on dirait des Range Rovers. Euh Jelly, c'est ça ? Jelly ? Jilly, c'est un actionnaire de Mercedes. Mercedes qui qui fait des on dirait des des Porsches à 30000 € ou 35000 €. de réalisation, disonsle clairement, je sais que je vais pas être très impopulaire en disant cela. Il y a une qualité de réalisation qui est dingue chez les chez les nouveaux chinois. Il y a quelques mois, on faisait une émission ici même.
J'étais en direct dans un essai d'une BYD en Bretagne. Je l'avais fait depuis la voiture. J'avais été stupéfait. C'est-à-dire qu'il y a 20 ans, moi j'ai vu le salon de l'automobile il y a 20 ans en France, on voyait des voitures chinoises. On se dit "Mais qui va rouler là-dedans ? Mais qui va rouler là-dedans ?" Ils arrivaient avec la même la même vigueur qu'aujourd'hui hein. Mais on se disait jamais j'achète un truc pareil, je vais me tuer quoi. C'est je veux dire le volant il est pas rond, les roues elles sont pas rondes, c'était il y avait rien qu'allait quoi. Et les crash tests c'était zéro étoile. Rien rassurait.
20 ans plus tard bah aujourd'hui un français sur deux est prêt à acheter une voiture chinoise. 77 % des Français préfèrent acheter une voiture européenne ou française sauf qu'ils acceptent un surcoup de 1 à 5 % maximum. Et ça c'est le vrai problème. Aujourd'hui, on nachète pas une voiture chinoise parce qu'on adore la voiture chinoise. La moitié des voitures chinoises ne vont pas se vendre d'ailleurs parce que c'est des voitures qui dont le l'économie est perfusée par le gouvernement chinois qui regorge le dollar et surtout il se passe une chose c'est que il y a te dire elles ne vont pas se vendre. Ça veut dire quoi ? À la à la revente non elles vont pas se vendre.
Ils vont pas les vendre en France pour une bonne raison par c'est qu'elles sont soit trop grandes soit inadaptées, elles sont formidables. Mais quand vous avez on nachète pas des voitures de 5 m en France et quand vous avez la moitié des constructeurs chinois qui proposent des voitures de 5 m, ben ils ne les vendent pas et il y a plor de marque. Donc à la fin on se noie un peu dans le dans le Chinois envahissent entre guillemets commercialement la France, il y a des concessions qui se montrent. On parlait de cette cette marque Geko qu'on qu'on ne connaît pas. Bah en avril, il y avait en avril la marque Geeko est arrivée en France. Ils sont ils sont arrivés avec zéro voiture au départ.
Ils ont installé des concessions, ils ont installé 90 et là ils viennent de vendre leur 15000 voiture, me disait la le représentant de Go. Tout à l'heure, j'étais au salon de l'auto tout à l'heure ce matin même. Donc donc vous dites que déjà il y a une centaine de concessions GCO en France, go, Moda, chéri qui sont installé en France du groupe du groupe chéri motor qui sont installés, ils ont vendu 15000 voitures l'année prochaine, ils valent en vendre 3000. Pour autant, François Langlin nous dit que ça résiste bien sur les voitures Baptiste Morin. Enfin, on peut pas dire que ça résiste bien. Dit les 10 premières voitures vendues en France, il y a neu françaises. Oui, c'est vrai.
C'est très vrai. C'est Renault la Renault Clio l'an dernier là en ce moment c'est plutôt Peugeot 208 mais c'est globalement toujours l'une ou l'autre qui prend la la première place et il y a seulement Tesla qui arrive à se mettre dans le top 10. En revanche, on peut pas dire que ça va bien et c'est d'ailleurs le message qu'ils vont essayer de montrer dans ce salon. Tout va bien. Regardez la puissance européenne, c'est faux. Et ce matin, d'ailleurs, il y a une communication pour dire "On a passé un accord avec les Chinois, on va limiter les voitures hybrides chinoises qui arrivent à 350000 par an." C'est quand même déjà une somme. Il y en a 800000 cette année qui vont arriver en Europe.
Donc la vague, elle est là. Maintenant, on est juste dans la réaction et on essaie de montrer qu'on résiste plutôt bien. Mais bon, il y a 60 constructeurs qui sont présents sur ce salon. Vous avez une vingtaine de stands de marques chinoises. Ce que les gens vont voir, c'est comme vous. Ils vont regarder à quel point les Chinois sont en avance. Et tout ça, ça montre à quel point nous côté en Europe, on n' pas avancé. On n pas avancé. On a passé des contrats avec ces marques-là pour essayer de de grapiller le retard qu'on Mais ce qui est incroyable dans ce que disait François Langla, effectivement, ils sont en avance les Chinois alors qu'il y a 25 ans, c'est c'est nous qui étions les leaders.
C'est exactement comment ils ont renversé la table ? Bah, ils ont pas respecté les règles du commerce international. Ils ont ils ont ils sont rentrés dans l'OMC, ils ont dit évidemment on va tout respecter mais pas du tout. On sait très bien que quand un constructeur voulait aller en Europe, il était obligé d'ouvrir tous les brevets à son partenaire chinois qu'on lui mettait de force. euh dans le le cahier des charges en disant il faut un partenaire chinois pour venir sur notre marché, sinon vous ne pourrez pas être là.
Et ce qu'on essaie de faire péniblement maintenant, c'est de faire croire qu'on va imposer les mêmes règles aujourd'hui aux Chinois, à ceux qui ont inventé ce cette méthode-là. Ça a peu de chance de fonctionner. Oui, le souverainist de service là hein, il souffre là le souverainist. Il a eu des voitures françaises. J'ai eu j'ai eu la notamment la Peugeot 306 coupée cabriolet, vous savez qui avait été designé par Pina Farina qui était une très jolie voiture. Bon bref, donc on a su faire de très belles voitures et on sait toujours en faire.
Mais c'est une question moi que je pose à votre segacité d'expert sur le sujet de l'industrie automobile française que je me pose depuis des années à vrai dire, c'est est-ce qu'on a pas un défaut de positionnement nous les Français dans notre gamme ? Parce que on fait très bien des voitures de moyen gamme, haut de gamme mais moyen de gamme, on va surtout dire Peugeot, Renault, Citroë et cetera.
Là où les Allemands font des voitures haut de gamme que la planète antirador BMW, Audi, Mercedes et cetera et où maintenant on est concurrencé par le bas par des voitures pas cher du tout où là on n'est pas compétitif peut-être avec Dacia, mais est-ce que nous finalement on n'est pas sur une compétitivité un peu hybride ou on fait que du moyenne gamme quoi. On fait que du moyen gamme quoi. Paul Melin, la voiture la plus chère du monde, la plus prestigieuse du monde au-dessus de Rolls-Royce, c'est Bugatti, c'est Alsen on a on va pas les Ça ça se vend combien une Bugatti neuve ?
3 million d'eur 3 millions d'euros vous je vous en prends deux pour le mais là c'est là on est dans l'ultra ultra élitisme avec la Bugatti.
Moi je parler de la Mercedes, la voiture du cadre sup qui qui la réalité c'est que les voitures bas de gamme aujourd'hui ça ne se vend plus pour des raisons que l'Union européenne nous a posé et que maintenant sur lesquelles il revient des normes de sécurité la de chevaux qui a été présentée ne sera peut-être même pas une vraie voiture mais simplement ce qu'on appelle un quadricycle lourd qui n'excédera pas 100 km/h qui n'aura pas certaines normes de sécurité qui permettra à des déplacements du quotidien qui seront largement suffisant en ville en campagne en petite campagne mais qui pourra pas prendre l'autoroute qui pourra pas faire des on pourra pas faire 300 km.
Moi ma grand-tit voir son fils qui était qui faisait son service militaire à Berlin et elle était partie du de Paris pour aller jusqu'à jusqu'à Berlin en de chevaux. Ah, vous parlez des années 60 ? Des années 60. Oui. Aujourd'hui, c'est plus possible, sera plus possible avec la nouvelle de chevaux. La réalité aussi c'est que moi j'ai entendu hier il y avait il y avait des grands raout de présentation, il y avait le grand raout Volkswagen et Volkswagen est très impliqué dans le made in Europe.
C'estàd que Volkswagen est une marque aujourd'hui allemande évidemment, mais avec des branches, des ramifications en Europe, en Espagne avec Seat Cupra, en République tchèque avec [raclement de gorge] Skoda et sur une base de 80 % de la même voiture, la plate, je vais être un peu technique, la plateforme MEB plus, il fabrique trois quatre voitures différentes. Ils seront pas du tout pareil, ils seront totalement différentes. Vous aurez la la Skoda Picque, la Cupra Ravale, la Volkswagen Polo ou D'accord. Donc ça sera la même voiture mais personne ne le saura. Personne ne le saura. Ça va être des petits SUV mais comme nous on fait Renault Nissan par exemple.
Non, sauf que non, ça ça c'était le le souhait qu' aurait dû être fait sauf qu'il n'y a pas eu de synergie jusqu'à peu. Mais sauf que on voit une Renault Nissan, c'est les mêmes pour certains. Ou et puis par ailleurs un élément c'est que l'industrie allemande de l'automobile va très mal. Non, elle va pas si mal que ça. Euh mal Volkswagen va mal parce qu'ils ont eu des problèmes de surproduction pendant des années. Ils ont cru que c'était formidable pendant des années. Mais ça va pas si mal. C'est que aussi il y a eu des normes européennes qui qui ont étranglé tous les constructeurs. La norme Eros a étranglé tous les constructeurs en matière de CO2.
Aujourd'hui, un constructeur comme Porsche qui fait partie groupe Volkswagen a divisé par trois ces nombres de voitures en France pour une bonne raison, c'est que quand on achète une voiture, on paye 80000 € de malus. Donc là, c'est le point A. Et le made in Europe, le label made in Europe, le gros problème c'est qu'il y a des gens qui voudraient rentrer dans le label made in Europe en disant "Bon, finalement, on va les faire rentrer comme la Turquie, on voudrait rentrer le label Made in Europe en Turquie." Je suis désolé, on pouvait pas dire aux Turc que vous n'êtes pas en Europe et mais par contre les voitures qu'on vous a délocalisé, on va les faire rentrer chez nous.
Ce que je voulais dire par là, c'est que c'est un séisme. Ce que la l'industrie automobile chinoise est en train de réussir est un séisme qui ne concerne pas seulement la France. C'est ça que je voulais dire. C'est c'est une vague qui atteint tous les grands pays constructeurs de voiture. Et bien évidemment du côté des Allemands, je vous trouve très optimiste parce que moi pour rencontrer souvent des journalistes allemands qui travaillent sur le secteur automobile, j'en vois pas un qui soit optimiste sur l'avenir de l'automobile en Allemagne. J'ai pas dit j'ai pas dit que j'ai pas dit que ça qu'ils étaient pas optimistes. J'ai dit que ça que ça ne va pas si mal que ça.
Mais il y a il y en a un qui tire un peu la sonnette derère, c'est Luc Châtel qui est le président de la plateforme automobile qui coorganise justement ce salon de l'automobile et lui il pointe du doigt l'ancien l'ancien ministre de Nicolé Nicolas. Et qui pointe justement ce problème des normes. Il dit que ça ralentit tout le secteur en Europe et ça met des bâtons dans la roue. Ça fait rendre des voitures plus chères et moins compétitives. Et on a pris un exemple avec la nouvelle de chevaux. effectiv de chevaux française. Est-ce qu'elle est bridée par ses normes européennes ? Le reportage de Pierre Galacio. Impossible de ne pas la reconnaître.
Malgré presque 80 ans d'écart, la nouvelle de chevaux reste très fidèle à l'ancienne. Et au milieu d'autres nouveautés du groupe Stellantis, c'est elle la star la plus petite 3,76 7 cm de moins que son aîné. On envie aussi de proposer une vie à bord qui sort un peu d'un certain nuit qu'on voit trop dans l'autonomie aujourd'hui. J'ai envie de dire. Citroën veut proposer cette voiture à moins de 15000 € et retrouver une clientèle perdue ces dernières années à cause selon le PDG de toujours plus de normes de sécurité qui rendent les voitures toujours plus chères. Avant le Covid, il se vendait en Europe 1 million de voitures à moins de 15000 €. Maintenant presque aucune.
Les voitures doivent rester abordables financièrement et en exclusivité. Nous pouvons aussi vous révéler que Citroën relancera une version fourgonnette de la de chevaux comme à l'époque. Faire revivre les anciens succès est à la mode. Renault l'a fait avec la R5, Fiat aussi avec la 500. Un paris pas toujours gagnant mais qui permet aussi de se différencier des nouvelles marques chinoises. Ce qui est terrible c'est queà chaque fois qu'on voit un super prototype, on se dire est formidable mais ça n'est qu'un prototype. C'est quand ils vont l'industrialiser, ça ressemblera pas à ça. Oui, mais c'est l'effet escompté.
c'est qu'on dise que c'est formidable et puis après on aura la version de série. On exactement n'empêche que les amis il y a quand même des trucs il y a quand même des succès bien sûr. C'est c'est le syndrome télé 7 jours. Vous souvenez Télé 7 jours, ça existe encore ? Bon 7 jours, on a dit un jour bah il maintenant avec le numérique, il y aura plus de gens qui achèteront la presse télé et cetera. Mais ils étaient en telle situation monopolistique qu'ils ont mis des temps des des de un fini 30 ans à baisser et queils sont c'est c'est rester une entreprise majeure. Donc on nous dit que les Chinois vont nous buter tous un par un.
Euh nous les les amoureux de la voiture française, n'est-ce pas ? En réalité à l'intérieur de cet échec programmé, il y a des succès. La R5 succès. La R5 à partir du printemps prochain, moteur chinois assemblé. C'est aussi ça l'envers du décor. Euh quand on dit que les normes, la réglementation pèse dans le prix d'une voiture, c'est vrai. C'est vrai en partie évidemment et il y a eu le évidemment le le scandale Volkswagen qui a en fait mis les bases pour que Bruxelles se rentre dans la danse et dise maintenant vous faites les choses comme ça. Il faut dire qu'on est en train de reculer sévèrement sur ce que Bruxelles avait avait en tête.
pour le meilleur peut-être pour le pire aussi parce que il faut quand même les contraindre ces ces ces ces constructeurs. Luc Châtel, il défend les constructeurs. Donc évidemment qu'il va vous dire c'est pas nous qui sommes responsables du prix de la voiture, c'est Bruxelles qui met des des réglementations. C'est exactement son positionnement et c'est sa mission de dire ça. En revanche, à l'époque de Tavar chez Stellantis, c'est Stellantis qui a décidé que les voitures coûtaient plus cher parce que ça se vendait, parce que ça faisait des des records de bénéfices, des records de trésorerie aussi. 2022 2023 à chaque fois il y a plus de 10 milliards dans les caisses en cash flow.
Pourquoi cette trésorerie là n'a pas été utilisée pour investir et pour essayer bah de rattraper les Chinois ? On savait déjà en 2022 2023 qu'ils étaient loin devant et qu'à la fin des fins on allait pleurer. Oui. Sontrattrapable. Sauf qu'en 2020, la Commission européenne a incité a prévenu qu'elle que le l'électrification serait totale en 2035 et ce qui a engagé entre 60 et 80 milliards d'investissements de la part des constructeurs dans la voiture électrique, fallait préparer des voitures électriques pour 2030 2035. Ce qui signifie aussi qu'à l'arrivée, bah euh c'est le gars qui achète une voiture thermique et qui paye la voiture électrique.
C'est-à-dire que le constructeur est obligé de se rattraper sur les sur ses investissements et rentabiliser ses investissements dans la voiture électrique en vendant des voitures thermiques. Ouais, d'accord. Je trouve quand même que quand on regardait la de terrible, c'est le gars qui achète ta voiture gageoile qui qui paye les investissements de de l'électrique de demain. Non, je voulais porter une note d'espoir parce que je la trouve très réussie moi la de chevaux et je trouve que si on a bien un talent que les Chinois n'auront pas en matière d'automobile, c'est cette capacité à rééditer des modèles iconiques. Je trouve que la R5, la Renault 5 a été un truc génial.
Bah oui, mais on le fait bien. L'alpine, [rires] l'Alpine Renault, c'est un succès génial aussi. Elle est belle. Elle est magnifique. Elle est magnifique cette voit. Pourquoi ? Pourquoi les f ils font ça ? Parce qu'ils s'adressent à ceux qui aujourd'hui ont les moyens d'acheter des voitures neuves. Bien sûr. C'est pas le trentenaire, pas le trentenaire qui achète. C'est celui qui a connu la de chev. Oui. Alors moi je je je j'entends ce que dit mon voisin et je suis un peu d'accord.
Moi enfin moi cette idée que la nostalgie soit notre seul moteur en France et quelque chose qui me déprime totalement parce que comme vous l'avez dit très justement ça prouve qu'effectivement il y a un vieillissement au fond des gens qui achètent ces voitures. Donc si je trouve pas que ce soit forcément elle est ravissante cette voiture, c'est pas ça que je veux dire. Et je trouve pas que ce soit forcément un signe que notre société va très bien que de regarder à longueur de temps dans le rétroviseur. Si vous permettez la voiture, il vaut mieux raison. Mais moi je vois je vais très très mal parce que j'adore les voitures vintage. Mais je pense qu'elle a raison.
Je pense que je pense que madame Saporta a totalement raison. D'ailleurs le groupe Volkswagen a essayé de faire une voiture vintage néo vintage, c'était la New Beetle sur la base de la cocinelle. Ça a été un flop monumental. Ah bon ? Ça y ils ont ils ont pris un bouillon terrible. On a vu beaucoup dans les rues quand même. On a ou surtout aux États-Unis he pas en France. et la Newbitel. Après, ils ont fait la cocinelle vol. Oui, ça ça pas marché. Donc la cocinelle, il y a eu le le petit van, le minivan, le minche un peu mieux parce que c'est un utilitaire, c'est un utilitaire électrique.
Mais la réalité c'est que on la R5, elle elle marche la R5, elle marche, elle marche mais elle pourrait mieux marcher en regard de de ce qui se voit en France. Il y a plein de voitures vintage qui ont très bien marché. Oui, mais oui, mais c'est pas le groupe Volkswagen. Là, on parlait du groupe Volkswagen. Donc, mais dans plein de maisons différentes, il y a eu des rééditions qui ont super bien marché.
La BMW Z3 qui s'inspirait de la vieille BMW jad ça été un tout c'est la 507 elle s'inspirait pas la Z3 s'inspirait pas du tout de la7 avec la Z8 qui s'inspirit de la 507 vous venez de citer BMW et Mini ils sont pas au salon de l'uto parce que trop cher parce qu'il fallait faire des arbitrages budgétaires MG non plus le constructeur anglo chinois n'est pas venu MG n'est pas venu mais l'avenir c'est le made in Europe et d'ailleurs le hier j'étais une conférence où le ministre Martin parlait il défendait plus le made in Europe qu'à la limite que le made in France et c'était et on voulait vraiment du made in Europe. Bien merci beaucoup. Salon ça dure jusqu'à quand ce salon de l'automobile ?
Dimanche diz le temps d'y aller [rires] très bien. Effectivement vous allez l'air passionné. Vous restez bien évidemment avec nous. Marie-Aline Mé revient dans un [grognement] instant sur cette ce qui s'est passé dans le collège d'Aubagne où un élève de 14 ans a ouvert le feu sur un un principal et une professeur de deux personnels enseignants qui sont blessés. On attend sur place le ministre de l'éducation et le ministre de l'intérieur.