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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 26 juin 2017 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Marc Fesneau : "Le rôle d'un parlementaire ce n'est pas que de voter, c'est aussi d'améliorer et d'alerter"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteÉludée

    Est-ce que ce poste lui a été effectivement promis quand elle a dû quitter le gouvernement ?

  • 0:58OuverteRéponse directe

    Sur le fond du dossier, quel crédit accordez-vous aux soupçons d'emploi fictifs ou détournés au sein du Modem ?

  • 1:24RelanceRéponse partielle

    Il y a tout de même les propos d'un assistant parlementaire européen qui affirme que le Modem avait bien mis en place un système d'emploi fictif pour se financer.

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Au poste où vous étiez en secrétaire général, où vous êtes d'ailleurs toujours secrétaire général du Modem, comment se finance le Modem par exemple aujourd'hui ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Concernant Sylvie Goulard, quand elle était députée européenne entre 2009 et 2015, son assistant parlementaire Stéphane Theroux, vous le connaissez Stéphane Theroux ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Dernière question sur Stéphane Theroux. Ce proche de François Bayrou, est-ce, à vos yeux, bien François Bayrou qui l'a installé auprès de Sylvie Goulard au Parlement européen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « Non, pas du tout. Ce n'est pas comme ça que les choses se sont passées. »
  • 1:03Invité politiqueFait
    « Pour dire les choses très simplement, aucun crédit. »
  • 2:16Invité politiqueChiffre
    « La grande part, c'est du financement public lié aux fonds collectés au moment des élections législatives. La première part, comme on dit, il y a 1,40 €. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Ça suffisait. Alors, sachant qu'en 2012, nous avions réduit très profondément la voilure puisque nous avions été amenés à faire un plan social. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « Mais des collaborateurs parlementaires qui travaillent à la fois pour un parlementaire et qui travaillent pour leur parti, c'est une pratique assez courante, me semble-t-il. »
  • 6:37Invité politiqueFait
    « Le rôle d'un parlementaire, c'est non pas simplement de voter. Ça, c'est ce qu'on appelle être Godillot. »

Temps de parole

  • Marc Fesneau62 %
  • Présentateur31 %
  • Présentateur 27 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Inter, point fr, France Inter, Catherine Boulet, Eric Delvaux, le 5-7. Votre invité ce matin, Eric Delvaux, c'est Marc Fénaud, le nouveau président du groupe Modem à l'Assemblée Nationale. Oui, vous avez été élu hier à l'unanimité, Marielle de Sarnez ayant annoncé auparavant qu'elle ne brigueraient pas ce poste. Bonjour Marc Fénaud. Bonjour. Alors, vous n'étiez pas très chaud, l'idée de voir Marielle de Sarnez prendre la présidence de ce groupe Modem. D'abord, est-ce que ce poste lui a été effectivement promis quand elle a dû quitter le gouvernement ?

0:34
Marc Fesneau

Non, pas du tout. Ce n'est pas comme ça que les choses se sont passées. Marielle de Sarnez, d'ailleurs, l'a dit hier en indiquant qu'elle ne souhaitait pas briger ce poste. Et par ailleurs, nous lui avons indiqué que nous, nous souhaitions qu'elle prenne place dans le dispositif à l'Assemblée Nationale et qu'elle puisse présider une commission. C'est une répartition des rôles. Une commission permanente ? Une commission permanente. On verra ça dans la semaine. Les choses, évidemment, sont accalées. Et donc, c'est plutôt une répartition des rôles. Et donc, c'est plutôt comme ça que les choses se sont passées.

0:58
Présentateur

Sur le fond du dossier, quel crédit accordez-vous aux soupçons d'emploi fictifs ou détournés au sein du Modem ?

1:03
Marc Fesneau

Pour dire les choses très simplement, aucun crédit. Maintenant, on va laisser faire la justice. On va laisser travailler les uns et les autres. Nous apporterons les éléments qui montreront notre bonne foi. Et c'est comme ça qu'il faut travailler. Après, on va se mettre au travail d'un point de vue politique. Moi, je connais François Bayrou et Marielle de Sarnez. Je sais la façon dont ils ont travaillé. Et je ne fais pas un mot de croyance de ce qui est dit là-dessus.

1:24
Présentateur

Il y a tout de même les propos d'un assistant parlementaire européen qui affirme que le Modem avait bien mis en place un système d'emploi fictif pour se financer. Vous êtes toujours d'ailleurs secrétaire général du Modem ? Toujours secrétaire général du Modem.

1:35
Marc Fesneau

Dans ces affaires-là, c'est bien les charges. Il faut aussi la décharge. Donc, on va écouter les uns et les autres. Moi, je ne me prononcerai pas plus maintenant. Tout a été mis sur la table. D'ailleurs, je signale que le mouvement démocrate a donné un certain nombre de pièces à vos confrères quand ils ont demandé des pièces, y compris les feuilles de paye et les contrats de travail. Et donc, on va laisser faire les choses et laisser faire la justice. Mais moi, je n'accréditerai pas cette thèse parce que je ne la crois pas.

1:57
Présentateur

Sans créditer ou sans accréditer, simplement répondre à quelques questions. Au poste où vous étiez en secrétaire général, où vous êtes d'ailleurs toujours secrétaire général du Modem, comment se finance le Modem par exemple aujourd'hui ? Avec quel financement ?

2:09
Marc Fesneau

C'est assez simple. La grande part, c'est du financement public lié aux fonds collectés au moment des élections législatives. La première part, comme on dit, il y a 1,40 €. Et puis, le reste, c'est des cotisations sur un budget qui est à peu près de 900 000 €. Et ça suffisait jusqu'à aujourd'hui pour faire tourner le Modem ? Ça suffisait. Alors, sachant qu'en 2012, nous avions réduit très profondément la voilure puisque nous avions été amenés à faire un plan social. Et deuxièmement, nous avions été amenés à louer une grande partie de nos locaux. Et c'est comme ça aussi qu'on avait pu, en réduisant la voilure, faire fonctionner le Modem.

2:38
Présentateur

Alors, concernant Sylvie Goulard, quand elle était députée européenne entre 2009 et 2015, son assistant parlementaire Stéphane Theroux, vous le connaissez Stéphane Theroux ? Oui, bien sûr. C'est un proche de François Bayrou. Il aurait disposé d'un trois-quarts temps auprès d'elle, tout en restant cadre, et un cadre essentiel au sein du Modem. Ça fait beaucoup de boulot tout de même. Est-ce que les deux jobs étaient compatibles ?

2:56
Marc Fesneau

Je crois que les deux travaux étaient compatibles. Je connais très bien Stéphane Theroux. Il travaillait auparavant pour le général Morillon. Je pense qu'à un moment, vous donnez un certain nombre d'éléments, on va donner ces éléments-là aussi à la justice. On va laisser faire la justice. Votre travail, c'est normal. Nous, on va répondre. Et puis après, il faut laisser faire la justice.

3:13
Présentateur

Dernière question sur Stéphane Theroux. Ce proche de François Bayrou, est-ce, à vos yeux, bien François Bayrou qui l'a installé auprès de Sylvie Goulard au Parlement européen ? C'est sous sa tutelle ?

3:25
Marc Fesneau

Non, pas du tout. Il n'y avait pas de tutelle. Stéphane Theroux était le collaborateur du général Morillon auquel a succédé Sylvie Goulard. Donc, c'était une continuité territoriale. Et c'est comme ça que les choses se sont passées. Donc, parler de tutelle me paraît complètement à côté de la réalité.

3:38
Présentateur

Quand François Bayrou l'a repris auprès de lui, je crois, auprès à Pau, le poste de parlementaire européen n'a pas été remplacé auprès de Sylvie Goulard ?

3:46
Marc Fesneau

Après, Sylvie Goulard s'est réorganisée comme elle l'a voulu. Donc, ce n'est pas comme ça qu'il fallait voir autrement les choses.

3:50
Présentateur

Alors, demain, à l'Assemblée nationale, mardi, il y aura l'élection du président au perchoir. Il y a notamment deux candidates pour La République En Marche, également l'écologiste François de Rugy. Au Modem, est-ce que vous avez un candidat favori pour le perchoir ?

4:04
Marc Fesneau

La logique pour nous, c'est de soutenir le candidat du groupe principal de la majorité. Je pense qu'il y aura une primaire à l'intérieur de ce groupe. Et après, nous en discuterons avec Richard Ferrand. Mais les choses vont se faire très naturellement. C'est la logique que du groupe majoritaire sorte le président ou la présidente de l'Assemblée. A priori, il semblerait qu'un certain nombre de collègues d'En Marche souhaiteraient qu'une femme puisse accéder au perchoir. C'est une perspective qui me paraît intéressante.

4:26
Présentateur

Et entre les deux candidates, il y a Brigitte Bourguignon, il y a aussi Sophie Hérante. Vous avez vous-même une préférence ?

4:32
Marc Fesneau

Je laisse le groupe En Marche faire son choix. Parce que si on commence à rentrer, vous savez, c'est toujours un risque de faire ce genre d'exercice que d'indiquer une préférence. Le groupe En Marche est souverain et c'est lui qui fera son choix et sa décision.

4:42
Présentateur

Je reviens un petit peu au début de cet entretien des assistants parlementaires payés par l'Europe et qui travaillent pour le parti en France. Est-ce que c'est une pratique que vous avez pu voir dans d'autres partis ces dernières années ?

4:56
Marc Fesneau

Je vois que vous voulez revenir sur ce sujet. Est-ce que je peux comprendre ?

5:00
Présentateur

Oui, mais c'est une question différente.

5:01
Marc Fesneau

Oui, c'est une question un petit peu différente. Mais des collaborateurs parlementaires qui travaillent à la fois pour un parlementaire et qui travaillent pour leur parti, c'est une pratique assez courante, me semble-t-il. Quand vous êtes avec un parlementaire, vous travaillez à la fois sur ses missions de parlementaire et le parlementaire, il ne vient pas de nulle part. Il a été élu sur un territoire et par ailleurs, il a des fonctions politiques par nature puisque c'est ce qu'il a amené là où il est. Moi, je ne suis pas un spécialiste des partis politiques, en tout cas des autres. Et donc, oui, ça se pratique assez couramment.

5:28
Présentateur

Dans d'autres partis, vous avez pu le voir ?

5:30
Marc Fesneau

Non, je ne l'ai pas vu puisque je ne suis pas membre d'autres partis et je n'ai pas vu le fonctionnement. Mais c'est des choses assez classiques de voir des gens qui sont à la fois à travailler pour le parti et pour un parlementaire.

5:39
Présentateur

Vous avez été élu au Modem avec le soutien de la République En Marche. Est-ce que ça va faire pour autant de vous un parti des députés, un groupe à l'Assemblée nationale qu'on appelle de Godillot, c'est-à-dire qui allait effectivement accompagner sans trop critiquer la feuille de route du gouvernement ?

5:55
Marc Fesneau

Non, ce n'est pas le tempérament du groupe. On a suffisamment vécu dans des moments difficiles, nous, pour ne pas avoir cette âme-là. On sera solidaires du gouvernement parce que c'est aussi sale... Sur tous les sujets ? Non, mais on va regarder les sujets les uns après les autres. Mais la solidarité d'une majorité, ça compte. Et elle est plus facile à exercer quand tout va bien, mais quand les choses peuvent devenir difficiles, c'est là qu'on éprouve la solidarité d'un groupe. Et c'est là-dessus qu'on sera jugé. Et nous, on est en solidarité avec le gouvernement et avec les textes qui nous seront présentés.

Et après, ça n'empêche pas d'exercer son travail de parlementaire, d'amendement, d'esprit critique, pour essayer d'améliorer les textes, pour alerter le gouvernement sur les difficultés qu'il pourrait y avoir. Et c'est comme ça qu'on va avancer. Parce que le rôle d'un parlementaire, c'est non pas simplement de voter. Ça, c'est ce qu'on appelle être Godillot. Le rôle d'un parlementaire, c'est aussi d'amender, d'améliorer et d'alerter sur les choses qui pourraient poser problème. Et c'est comme ça qu'on entend jouer notre rôle. Ça n'empêche pas d'être solidaire.

6:45
Présentateur

Vous savez à peu près où est-ce que vous voulez aujourd'hui alerter le gouvernement ? Il y a des dossiers qui méritent qu'ils soient alertés par...

6:52
Marc Fesneau

On voit bien qu'il y a des dossiers, en tout cas, qui suscitent un peu l'émoi ou en tout cas l'inquiétude à ce stade. Je pense au projet de loi habilitant sur le gouvernement légiféré par ordonnance. Je crois qu'il y a un travail d'explication, d'appropriation du sujet. Donc, il y a un travail de pédagogie à faire et d'améliorer autant que faire se peut le texte. Voilà un sujet sur lequel, non pas on doit alerter, mais on doit être en veille avec le gouvernement pour que les choses se passent au mieux.

7:14
Présentateur

Marc Fénaud, donc le nouveau président du groupe Modem à l'Assemblée nationale, invité ce matin du 5-7. Merci et bonne journée.

7:19
Marc Fesneau

Merci à vous.