Marges de la grande distribution : audition des distributeurs spécialisés bio
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour mesdames, messieurs, merci beaucoup de de votre présence. Donc nous recevons aujourd'hui pour une table ronde sur la distribution des produits alimentaires bio une certain nombre d'intervenants, donc de distributeurs bio. Donc monsieur Franck Ponet, directeur général et Sophie Yonasco, c'est comme ça qu'on prononce.
Parfait. responsable de la représentation externe et institutionnelle de Biocop, Richard Jollivet, directeur général de Naturalia et Jérôme Bress, directeur des relations institutionnelles du groupe Casino. Nous, on s'est déjà vu plusieurs fois. [rires] Florence Gomez, directrice générale de Bioébron.
Et alors là, j'ai Christelle Leir, Christelle Leir, d'accord, Christelle Leir, présidente du directoire de la vie claire. Et puis donc monsieur Vincent Ruise, vous vous présenterez à l'occasion. Merci donc beaucoup mesdames messieurs de vous être rendu disponible pour cette table ronde.
Euh je vous rappelle la règle des commissions d'enquête, vous l'avez certainement vu, il s'agit de prêter serment avant d'être entendu. Je vous rappelle que un faux témoignage devant notre commission est passible de peines qui sont prévues aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Donc je vais vous inviter à prêter serment l'un après l'autre en ouvrant d'abord votre micro.
Donc il faut que le petit voyant rouge s'allume en levant la main droite et en disant "Je le jure, je le jure." Merci monsieur. Je le jure.
Merci madame. Je le jure. Merci monsieur.
Je le jure. Merci. Je le jure.
Merci. Je le jure. Et monsieur Rus, si vous prenez aussi la parole.
Je le jure. Merci monsieur. Donc merci une fois encore de de votre présence.
Euh vous représentez les principaux acteurs de la distribution spécialisée en produits bio en France. Le bio a a longtemps été porté par vos réseaux avant d'être progressivement intégré dans la grande distribution. Cette évolution a transformé le marché bio, intensifiant la concurrence et augmentant de ce fait la pression sur les prix dans un contexte de tension accru sur le pouvoir d'achat des minages que nous avons connu ces dernières années.
Nous souhaiterions donc d'abord comprendre comment se structure et se construisent vos prix et vos marges dans un environnement qui est toujours de plus en plus concurrentiel. votre retour d'expérience sur les pratiques qui s'achèvent des négociations commerciales avec les industriels bio ou non bio et avec les producteurs bio. Certaines de vos enseignes, je pense notamment à à Naturalia et à Bioon, appartiennent à des groupes de la grande distribution, respectivement Casino et Carrefour.
Vous nous préciserez donc ce que cette relation en fait apporte dans votre politique d'achat et de distribution. Alors que notre commission d'enquête s'interroge sur cette répartition de la valeur tout au long de la chaîne, notre sujet étant la pérennité de l'ensemble des acteur de la chaîne depuis la production agricole jusqu'à la distribution, nous souhaiterions vraiment avoir votre éclairage sur le modèle que vous défendez. Permet-il d'apporter cette répartition équilibrée de la valeur ajoutée dans l'ensemble des circuits conventionnels.
Cette répartition qui nous semble absolument nécessaire à la pérennité de notre modèle agricole et donc à la souveraineté alimentaire de la France. Donc je vais vous laisser la parole. Donc vous êtes vous êtes vous allez tous intervenir.
Est-ce que tout le monde intervient parce que c'est pour une bonne gestion de la parole. Non. Il y aura monsieur Ponet peut-être.
Monsieur Jolivet, madame Gomez 4. Donc je vous demandais peut-être 7 à 8 minutes maximum d'intervention pour que nous ayons le temps d'échanger ensuite et notamment que madame la rapporteur puisse vous poser des questions. Donc je vous donne la parole monsieur Penset pour commencer.
Merci madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, je tiens tout d'abord à vous remercier sincèrement d'avoir convié la coopérative Biocope pour participer à ces travaux. Je crois que c'est la première fois que nous sommes conviés et je m'en réjouis. Je ne reviens pas sur ce qui a été précédemment évoqué dans différentes auditions, notamment par les représentants des producteurs et agriculteurs bio.
Mais je tiens quand même à rappeler quelques éléments. Oui, la crise du marché bio est derrière nous. Mais pour la première fois en 2025, l'agriculture bio a perdu 386 fermes et 530 entreprises de transformation selon les dernières déclarations de de l'agence bio lors du dernier salon de l'agriculture.
Le législateur et le gouvernement ont posé néanmoins des objectifs ambitieux pour la filière. D'ici 2030 dans la loi d'orientation agricole, 21 % de surface agricole utile en bio. Nous sommes aujourd'hui en 2024, nous attendons les derniers chiffres à 10 %.
Dans la stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat, 12 % de consommation de produits bio en volume. Nous sommes aujourd'hui à un peu moins de 6 %. Dans la loi égalim, 20 % des produits bio en restauration collective et aujourd'hui nous sommes à moins de 7 % dans les 80000 cantines scolaires à 5,2 % en 2024 dans toute la restauration collective.
Le contenez pas. Pourtant les consommateurs sont de plus en plus nombreux à cons à consommer des produits bios depuis 2024. Un point sur la coopérative Biocop.
Biocop en tant que leader de la distribution spécialisé de produits bio a une très forte responsabilité. Offrir des débouchés à des produits bio, équitables et français pour développer l'agriculture biologique et sécuriser les producteurs. Aujourd'hui, la consommation de produits bio est repartie à la hausse après des reculs en 2022 et 2023.
La croissance est revenue légère modeste en 2024 mais est confirmé en 2025 + 3,5 % et ce malgré des reculs de certains distributeurs dans le référencement de ces produits. Notre part de marché dépasse aujourd'hui 45 % du marché des spécialisés et nous représentons près de 2 milliards sur 12 milliards le total du marché bio qui je le rappelle en 10 ans a doublé. J'ai choisi d'évoquer dans mon proposiminaire notre projet au sein de la coopérative Biocope qui est unique et inchangé depuis 1986.
Ce projet est transcrit dans notre charte qui n'a pas varié depuis cette date et que je souhaite rappeler rapidement. Le réseau des magasins Biocope a pour objectif de développer l'agriculture biologique dans un esprit d'équité et de coopération des produits qui en sont issus. En partenariat avec les groupements de producteurs, nous créons des filières équitables fondées sur le respect de critères sociaux et écologiques exigeants.
Nous nous engageons sur la transparence de nos activités et la traçabilité de nos approvisionnements. Présent dans les instances professionnelles, nous veillons à la qualité de l'agriculture biologique. Les magasins Biocope sont des lieux d'échange et de sensibilisation pour une consommaction responsable.
La gouvernance de la coopérative Biocope est unique dans le paysage de la distribution et du commerce. Elle associe en son sein des commerçants, des salariés, des consommateurs et des paysans. 747 magasins présents dans 91 départements sur l'ensemble de territoires, vos territoires. 19 groupements de paysans bio représentant près de 2500 fermes bio, j'insiste sur l'agriculture paysane.
Près de 500 salariés sociétaires et deux associations de consommateurs. Nous avons également une structure dédiée à la restauration Biocup Restauration et nous avons notre propre société de transport et également un fond de dotation. J'en viens maintenant au sujet qui préoccupe la commission.
Les marges et la répartition de la valeur, l'implication des paysans dont nos instances nous amènent très naturellement à poser et considérer ces enjeux. Biocop transmet en toute transparence ces données à l'observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires. Nous avons des politiques de marge et une stratégie d'offre qui sont des outils pour atteindre les objectifs du plan stratégique.
Nous avons ainsi des marges plus réduites sur plusieurs rayons. Le rayon vrac, les produits équivalents emballés sont plus chers. Pourquoi ? pour réduire les emballages à usage unique.
Plus de 35 % de notre chiffre d'affaires est constitué à partir de produits en vraque dans des emballages réemployables ou consignés. Nous avons également démarche plus réduites sur notre marque de Biocope qui porte nos valeurs et nos combat et qui est composé essentiellement des matières premières de nos paysons associés et qui est labellisé commerce équitable. Enfin, nous avons décidé de reverser une partie de nos résultats à nos sociétaires, mais avec toujours la volonté de soutenir les producteur en orientant une partie de cette redistribution des résultats vers les fermes de nos groupements.
Concrètement, en 2024, nous avons versé plus de 3 millions d'euros à nos groupements en 2025. même cause, même conséquence, nous avons à nouveau reversé de nouveaux 3 millions d'euros à nos producteurs. Cette année, nous devrions faire également la même chose.
Enfin, parfois nous savons faire pas de marge. Comme beaucoup de distributeurs, nous organisons des collectes alimentaires. Si on y réfléchit, les produits que les clients donnent sont bien achetés, ce qui signifie un certain chiffre d'affaires pour les distributeurs.
Nous avons donc fait le choix en cohérence avec l'esprit qui guide les collectes de ne pas profiter de la générosité des consommateurs en redistribuant les marges réalisées sur les produits collectés au profit des associations. Cela cela représente plus de 600000 € reversés en 5 ans. Nous pesons à peine 1 % du commerce alimentaire.
Alors, imaginez si ce principe était une norme. Second exemple, nous avons arrêté de commercialiser certains produits pour temps, pour voyeur de chiffre d'affaires et de marge. Depuis 2017, nous avons arrêté de vendre de l'eau en bouteille plastique et ainsi 211 millions de bouteilles plastiques d'eau en bouteille plastique n'ont pas été vendu dans le magasin.
Dans les auditions passées, vous avez posé des questions sur des marges plus élevées sur les produits bio. Excusez-moi qu'une minute. Je pourir, j'ai bientôt fini.
Le coût plus important de certains rayons comme les fruits et légumes et la grande attention requise par les fruits et légumes bio ont été évoqué dans les réponses. Ces éléments sont pertinents même si pour biocope, je ne peux pas comparer la marge avec des produits conventionnels puisque nous n'en vendons pas. Cela étant, un rayon fruits et légumes ou un rayon vrac nécessite en effet des charges plus élevées que l'épiserie ou non alémentaire.
Mais une pomme conventionnelle est en effet peut-être plus facile à gérer qu'une pomme en bio puisque elle n'a pas subi de traitement et elle n'a que ce que la nature lui a offert. Cela étant, en tant que distributeur spécialisé, nous avons fait le choix d'accorder les moyens nécessaires pour assurer une qualité et la coopérative ne raisonne pas ses marges par rayon. Très bien.
Merci beaucoup monsieur Chouette. On reviendra, je pense sur tous ces sujets. Voilà, monsieur Jolivet.
Alors, madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, euh je vous remercie pour votre invitation et pour cette opportunité de contribuer à éclairer les travaux de cette commission d'enquête portant sur les marges des industriels la grande distribution. Pour me présenter rapidement, je suis le directeur général de Naturalia depuis juillet 2023. J'ai rejoint Naturalia en 2018. en tant que directeur des opérations avant d'être nommé directeur général et j'ai auparavant auparavant pardon occupé plusieurs postes de direction chez Cio et notamment Décathlon.
Naturalia. Alors Naturalia c'est une belle marque qui a été créée en 1973 a été un des pionniers du bio en France. À l'époque, on parlait pas encore de bio mais plutôt d'une forme alternative d'agriculture plus respectueuse des règles de de la nature, plus saines pour la santé, mais aussi empreinte d'une volonté de trouver des alternatives au fonctionnement traditionnel de la grande distribution en lien plus direct avec le monde agricole.
C'est une demande forte des consommateurs qui continue de croître. On l'a vu en en 2025. Alors Naturalia quelques chiffres.
Aujourd'hui, c'est 214 magasins, c'est 30 % des magasins en franchise, 1420 collaborateurs, deux entrepôts et plus de 10000 références en produits bio. Mais Naturalia, c'est avant tout un engagement en faveur de l'alimentation et de la consommation saine et durable. Nous sommes des ambassadeurs de la bio.
La démarche de Naturalia est de continuer de satisfaire à la fois ses clients historiques et à la fois d'inviter de nouveaux consommateurs à découvrir l'offre bio à leur rythme en leur proposant des produits accessibles. Nos engagements les plus marquants. Tous les produits alimentaires que nous proposons bien sûr portent le label bio lorsqu'ils sont effectivement certifiables. 100 % des produits à marque Naturalia affichent le Nutriscore ou le mettre à disposition sur sur internet notamment suivant la taille de l'emballage.
Et nous déployons aussi en ce moment une nouvelle charte sur nos produits à marque propre Naturalia où nous avons mis origine info en terme de label. Pour rappel, 94 % de nos produits sont d'origine France, 100 % de la boulangerie française, les œufs, la viande, le lait frais et 100 % français. Tous les produits d' alimentaire sont garantis par le label Clean Compané et tous les magasins Naturalia sont équipés de rayon vrac avec 50 à 100 références à peu près par magasin.
Et pour finir les sur les fruits et légumes, on n pas d'approvisionnement ni en séchauffé et on fait zéro transport par avion. En 2021, Naturalia a été le premier et le seul distributeur alimentaire en France à être certifié BCORP. C'est une certification internationale très exigeante qui est renouvelée tous les 3 ans.
Et cette certification répond à des exigences sociétales et environnementales particulièrement exigeantes en matière de gouvernance et de transparence. Donc on est très fier de ce label. C'est la deuxième fois qu'on est labellisé.
Enfin, pour parler de notre modèle euh le modèle économique, la particularité de la distribution biospécialisée, c'est une rentabilité qui est faible. On a un modèle qui est fragile, on l'a vu suivant les dernières années notamment et qui subit à la fois les arbitrages des consommateurs et les aléas économique comme l'inflation et qui vit avec de petits volumes. L'alimentation bio en France, c'est entre 5 et 6 % du chiffre d'affaires de l'alimentation globale de détail.
Et pour se rappeler quelques éléments concrets, toute enseigne confondu, en 2021, il y avait 3258 magasins bio en France. Il y en avait 2630 en 2025. Et sur cette même période de 2022, il y a eu 2200 producteurs bio qui se sont arrêtés.
Donc, il y a eu à la fois l'effet Covid et un effet très fort sur l'inflation en 2022. Et pour se remettre dans le contexte, nos magasins, c'est une taille moyenne de 250 m², la plupart du temps en agglomération avec des taux d'effort sur les loyers qui sont assez élevés, des coûts logistiques aussi qui pèsent assez fort par rapport à nos petits volumes. et en matière de prix de vente au consommateur, euh l'augmentation des des coûts et des entrants euh notamment des pétites de synthèse en alimentation conventionnelle a conduit une forte inflation sur ces produits réduisant les quarts de prix avec l'alimentation bio notamment sur les fruits et légumes.
La production de bio en France a un coût, on le sait structurellement supérieure à la production conventionnelle. Point intéressant sur les coûts de transport, la bio s'approvisionne majoritairement au local. Je parle avec notre offre majoritairement en France alors qu'une part du conventionnel s'approvisionne un peu partout dans le monde.
L'organisation de nos achats. Donc depuis 2008, Naturalia fait partie du groupe Monoprix et donc du groupe Casino que vous avez auditionné il y a quelques semaines. Naturalia travaille avec 600 fournisseurs représentant environ 10000 références.
Les produits proposés par Naturalia sont négociés par Naturalia directement auprès de ses fournisseurs propres. Seulement 3 % provient de la centrale d'achat du groupe casino. Les références, c'est quelques produits uniquement.
Pour les produits transformés, le fonctionnement des achats de Naturalia est le même que celui d'enseigne classique avec l'exigence de la spécificité bio bien entendu. Nous négocions quasi intégralement avec des TPE et des PME. Il y a très peu de gros fournisseurs dans la bio.
Quand je dis gros fournisseurs, c'est supérieur à 50 millions d'euros. Nous, on a ça se compte sur les doigts d'une main les gros fournisseurs avec lesquels on travaille. Et concernant le déroulement des négociations euh pour les marques nationale, on a une négociation annuelle sur tous les produits avec un code EAN transformé dans le cadre légal des relations commerciales et dans le respect des dispositions des galimes.
Évidemment, on a une on a une sanctualisation de la MPA. On a un respect de la date butoire qui s'est fin juste là. et on travaille sur avec 250 fournisseurs sur ces marques nationales.
Sur les fruits et légumes, on a environ 80 à 90seurs, des producteurs, des coopératives, quelques grossistes. Il s'agit de négociation en gré à gré et nous travaillons depuis plus de 10 ans avec la plupart de nos fournisseurs. Compte tenu des volumes faibles en bio et de l'esprit de filière de la bio, nous savons trouver avec nos fournisseurs les bonnes solutions pour gérer à la fois les pénuries, les situations de surproduction.
Notre offre MDD, c'est uniquement 3 % de l'offre totale. Et particularité de Naturalia, nos acheteurs sont des catégories managers. Dans la plupart des enseignes, ces métiers sont séparés.
Euh le fait d'avoir un catégorie manager et un acheteur, nous savons où emmener la catégorie et donc nous achetons en conséquence. Un mot enfin sur l'approvisionnement local. On a 150 fournisseurs locaux euh négociés en un net localement pour chaque magasin Naturalia ou par un responsable Naturalia régional avec ouverture du compte validé par le national par souci de cohérence de l'offre et bien sûr garantir que l'offre est certifiée bio.
C'est ce que nous on appelle en interne l'offre Locavor. Nos fournisseurs de l'offre locés à moins de 150 km en moyenne de chaque magasin et nos franchisés, donc c'est 30% de nos magasins, dispose par ailleurs de 25 % de liberté d'approvisionnement hors Naturalia, toujours en bio bien entendu. Chez Naturalia, nous sommes des ambassadeurs de la bio et au-delà de nos clients déjà convaincus et fidèles, nous nous donnons pour mission d'inviter tous les consommateurs à entrer dans nos magasins pour découvrir la bio et ses bienfaits.
Il y a pas de recette miracle. Euh tous les consommateurs ne passeront pas en 100 % bio en claquement de doigts. La démarche de Naturalia est d'effectuer dans le respect des attentes et des convictions de chacun en rendant la bio accessible à toutes et tous au rythme de chacun.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur. La parole à monsieur Bress.
C'est bon. D'accord. C'est madame Gomestre.
Très bien. Oui. Merci madame la présidente, madame la rapporteur.
Mesdames et messieurs, je vous remercie beaucoup de l'intérêt que vous portez à notre entreprise et l'occasion qui nous est donnée d'échanger sur des sujets, vous l'avez sûrement déjà entendu, qui nous tiennent à cœur chez Carrefour, que sont la défense de la bio, du mieux manger et notamment la défense des intérêts du monde agricole. Donc, j'irai rapidement sur notre la présentation de notre structure. Nous sommes une filiale à 100 % du groupe Carrefour, une filiale assez récente issue de rachat successif opéré par Carrefour depuis 2018.
Nous opérons aujourd'hui trois enseignes de magasins biospécialisés que je citerai par ordre d'intégration dans le groupe. Donc la première et qui est aussi le nom de notre entité juridique plus exactement est Sobio pour Sud-Ouest Bio entreprise familiale créée en 2005 et qui a été rachetée par Carrefour en 2019 qui est une enseigne plutôt située en zone périurbaine. La deuxième Bioébon qui est une enseigne de proximité urbaine créée en 2008 et rachetée par Carrefour en 2021 mais dans un contexte très différent puisque à l'issue du redressement judiciaire de l'entreprise et notamment à la faveur de la validation par le tribunal de commerce du de l'offre représentant le maximum d'emplois repris et notamment en 2021 vous l'aurez compris à la veille de la crise de la bio que nous avons tous traversé et la troisème et dernière enseigne plus petite en nombre le grand panier bio qui est une enseigne de zones périurbaine que nous avons avons racheté en octobre dernier qui est majoritairement exploité en franchise.
Aujourd'hui, notre entreprise constitue donc un réseau de 150 magasins environ répartis sur le territoire national quasiment dans la totalité des régions, en proximité urbaine et en périphérie. Nous commercialisons des produits 100 % bio. une ligne dont nous n'avons jamais dévié par souci de crédibilité et de fidélisation de nos clients et nous embauchons environ 1000 salariés puisque notre mode d'exploitation principal reste le mode intégré, c'est-à-dire avec nos propres équipes à 75 % environ et pour le reste pour 25 % du parc en franchise simple.
Je précise parce que nous n'avons pas le même mode de franchise que dans le reste du groupe Carrefour. Nous représentons une part de marché si on peut prendre quelques estimations parce que nous sommes plus modestes que nos confrères. d'environ 5 % dans le contexte de marché très atypique que vous auriez compris pour le biospécialisé avec notamment le poids de du leader mais qui nous positionne à peu près en position numéro 4 depuis le rachat du grand panier bio notamment.
Pour en venir en relation avec notre groupe, Carrefour est notre actionnaire mais je tiens vraiment à insister sur ce point. Notre politique d'achat, notre politique de marque, toutes nos relations fournisseurs sont totalement distinctes de celles du groupe Carrefour. Nous n'avons aucune mutualisation logistique, aucune mutualisation de contrat et nous n'avons aucune communauté d'équipe achat vis-à-vis nos fournisseurs.
Je vous le donner de manière un petit peu anecdotique, les équipes dont j'ai la responsabilité et moi-même sommes basés notamment avec Canégéan en banlieu de Bordeaux et n'avons aucun rapport avec le siège social de Massi, même s'il peut m'arriver d'y passer quelque fois quand même. Et cela est notamment lié au fait que nous commercialisons des marques totalement différentes de ces du groupe Carrefour à quelques exceptions près mais pour lesquelles nous avons aussi des contrats distincts et nous n'avons aucune équipe qui soit liée au groupe Carrefour. Les équipes achat chez nous sont d'ailleurs issues du rachat historique de Sobio.
Et j'envens à notre modèle commercial. Il est également très différent de celui de nos confrères puisque nous avons fait le choix d'un modèle commercial assez radical, c'est-à-dire sans marque propre. Nous avons fait le choix d'avoir une belle vitrine pour nos producteurs et nos transformateurs notamment français.
Nous avons une relation de longue durée avec les producteurs français de la bio, notamment en héritage de ce qu'avait construit S bio et BioBon. Moi, il m'arrive très régulièrement d'entendre les fournisseurs me remercier encore pour le développement dont ils ont bénéficié grâce à ces deux enseignes et notre croissance de fait passer de 7 magasins en 2019 à maintenant 150 magasins nous a permis de tisser cette confiance et cette relation dans la durée avec certains producteurs et transformateurs. Et notre deuxième particularité, même si j'entends que nos confrères ont aussi fait ce choix est d'avoir un modèle qui favorise beaucoup le sourcing local.
Donc local pour nous, nous l'entendons au sens strict de la loi he puisque nous sommes contrôlés aussi sur cette dénomination, c'est-à-dire dans un cercle de 100 km autour des magasins. Et nous avons aujourd'hui à peu près 1700 producteurs qui sont en partenariat direct avec nous qui ont des relations avec, c'est une particularité pour nous, trois personnes chez nous qui sont dédiées uniquement à cette relation et avec l'ous nous négocons à peu près dans le même terme que Naturalia, c'est-à-dire des relations simples en un net et qui vont donc au contact de ces producteurs pour les référencer dans le magasin. Et de ce modèle commercial pour en venir à notre sujet qui nous intéresse aujourd'hui découle trois particularités majeures dans notre modèle économique.
La première donc je l'ai dit c'est que nous n'avons aucune marque propre, aucune marque distributeur. Je précise aussi que nous ne commercialisons par exemple pas du tout de produits issus de la marque Carrefour Bio. Nous n'avons donc pas de négociation avec les producteurs pour transformer et faire produire à notre marque les produits du quotidien.
Et nous avons exclusivement en fournisseur des PME et OTI comme l'ont décrit déjà mes confrères. Deuxième particularité, nous n'avons pas de plateforme logistique intégrée. C'est assez atypique par rapport à nos confrères, mais nous n'assurons pas les flux logistiques des servant nos magasins.
Aujourd'hui, nos magasins sont livrés directement depuis les plateformes de nos fournisseurs ou bien par le biais de grossiste bio spécialisé. Et la résultante de cette particularité, c'est que pour en venir au terme de construction de nos contrats, 70 % de nos approvisionnements nous concernant sont réalisés par des grossistes et donc la très grande majorité des enjeux de négociation que nous gérons ne sont pas placés sous le régime de la transparence de la matière première agricole que vous connaissez puisque les grossistes avec lesquelles nous travaillons échappent à cette disposition et ne sont pas tenus de justifier auprès de nous les hausses par l'évolution de la matière première agricole. Voilà, en quelques mots simplement les spécificités nous concernant que je tenais à préciser auprès de vous.
J'étais toute à votre intervention. Merci madame. Donc on va poursuivre avec madame Leir pour la vie claire.
Madame la présidente, madame le reporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, vous vous m'entendez bien ? Est-ce que vous m'entendez mieux ? Alors, tout d'abord, merci pour cette invitation à cette table ronde qui nous semble essentielle. effectivement pour parler de notre notre filière filière qui a besoin de soutien donc c'est bien de la mettre en lumière et qu'on puisse derrière avoir des moyens supplémentairire donc pour pour présenter la société que je représente donc moi je suis Christelleir je suis présidente du directoire de la Viclair depuis 2022 et Vincent Hise est le directeur de l'offre de la Vicla donc la Vicla c'est une enseigne française majoritairement familiale spécialisée dans la distribution de produits biologiques.
C'est la pionière de la bio puisqu'elle a été fondée en 1946. Donc on a 80 ans cette année. Alors on était plus naturel je pense quand on est né mais on a très vite été bio quand cela a été possible.
Elle exploite un réseau mix de magasins intégré et franchisé. En 2025 le chiffre d'affaires s'établit à un peu moins de 350 millions d'euros. Le réseau compte 315 points de vente, 134 intégrés, 181 franchisés pour un peu moins de 1000 collaborateurs, ce qui nous positionne en 3e place du marché.
Nos magasins proposent environ 6000 produits dont 2000 produits à Marque Laavlair. Ce qui fait sa singularité contrairement à certains de nos concurrents, nous nous sommes très attachés au développement de notre marque propre. Notre offre se constitue de produits alimentaires et non alimentaires, hygiène, cosmétique et compléments alimentaires.
Nous proposons une offre alimentaire composée à 95 % de produits biologiques. Donc notre volonté, c'est vraiment d'aller vers le plus biologique possible. Malheureusement, certains produits ne peuvent être cautionnés par la bio.
Par exemple, le sel et il nous semble que c'est une de besoin qu'il faut avoir en magasin, mais tout ce qui peut être bio et bio chez la vie claire. 85 % d'origine française, c'est vraiment notre ADN. On est une société majoritairement familiale française qui propose des produits français fournis par 87 % de fournisseurs français.
Nous accordons une attention particulière à notre gamme de fruits et légumes. Ils doivent être bio pour le coup 100 % bio français. parfois locaux, strictement de saison et sans transport par avion.
Depuis 2025, nous sommes devenus une entreprise à mission et avant intégré dans nos statut notre raison d'être donner à chacun le goût de mieux consommer pour prendre soin des hommes et de la terre. Nous sommes aussi la première enseigne à avoir été labellisée bio-entreprise durable pour notre siège et depuis l'année dernière nos magasins aussi sont bioentreprise durable qui est une certification RSE reconnue dans le dans le monde de la bio. Nous sommes fortement engagés dans le soutien des producteurs et agriculteurs bio et nous défondons activement le développement de la filière au travers des positions que nous défondons au sein du Syadis bio.
Synadis bio dont j'ai le plaisir d'être présidente et qui représente les magasins spécialisés bio. Nous défondons plusieurs positions, notamment la volonté que les moyens du fond àenir bio soient développés significativement pour aider la structuration, la filière, pour aider les conversions, ce qui est pas tout à fait la tendance du moment, mais c'est ce que nous appelons de nos vœux. Au salon de l'agriculture, on a discuté avec Foret Bio pour créer une charte entre le Synadis bio et foret bio.
Une charte de bonne pratique que nous souhaiterions faire signer aux autres enseignes de distribution spécialisée bio. Ça voudrait dire quoi cette charte ? Des partenariats plus long terme encore ?
Peut-être des arrondis en caisse pour soutenir notre filière agriculte d'agriculture biologique. La vitler je je vous m'entends toujours bien. Ça va ?
La Vicla est également très investi dans la construction de relations équilibrées et durables avec ses partenaires fournisseurs. Cet engagement se reflète particulièrement dans la longévité de nos partenariats. Plus de 75 % de nos relations avec nos partenaires fournisseurs ont plus de 5 ans et à peu près la moitié plus de 10 ans.
Ce qui démontre la longévité et la durabilité de nos engagements auprès de nos partenaires. Chez la vie claire. Plus que le prix, lorsqu'on rentre en négociation, il y a trois considérations qui sont prioritaires au niveau de l'offre et euh des acheteurs.
Là aussi, nos pratique, c'est achat euh en direct, discussion en direct avec les agriculteurs, les producteurs ou les transformateurs. Première euh considération, garantir la disponibilité des produits en quantité suffisantes pour répondre à une demande croissante. Je reviendrai tout à l'heure sur la croissance des chiffres.
Maintenir une offre bio est 100 % française pour notre clientèle dans un contexte où la capacité de la France à préserver sa souveraineté alimentaire en bio constitue un enjeu majeur. Pour la première fois cette année, on a senti des grandes tensions en approvisionnement sur notamment des filières sur les œufs, la viande, le beurre et c'est la première fois qu'on s'est posé la question nous si on arriverait à assurer tous nos approvisionnements en bio français. 2è considération euh pardon 3è considération comme vous l'avez vu nous notre marte propre c'est la singularité de la vie claire c'est de trouver des produits qui sont conformes à nos cahiers décharges et on a des cahiers des décharges qui sont exigeants puisque on souhaite que tous nos produits soient au mieux de la catégorie sur le Nutriscore sur le planè score et sont souvent soumis au calculateur goom pour diminuer au maximum l'ultra transformation.
Notre notre ambition est claire, elle est de défendre une bioexigente mais accessible qui ne soit pas réservée à uneque. C'est pour ça c'est pour cela nous avons développé une gamme de petits prix biot composé de 200 produits à moins de 5 € dont 100 à moins de 3 € couvrant les besoins du quotidien. Cet effort est rendu possible non pas au détriment des fournisseurs mais en réduisant nos propres marges afin de préserver l'éclipse de la filière.
Nous avons également mis en place un programme de fidélité et un calendrier de promotion mensuelle privilégi les offres vrac pour que l'accessibilibilité prix soit en réalité tangible pour nos consommateurs et non un simple principe affiché. Entre 2022 et 2023, le marché des spécialistes en bio a connu une crise sans précédent. C'est plus de 350 magasins, 10 % du parc, qui ont fermé sur ces deux seules années.
Cette crise a impacté directement la vie claire. Nous-même avons connu d'importants problèmes de rentabilité sur cette période et avons dû fermer plus de 70 magasins. Grâce aux efforts conjugués des magasins spécialisés et de tous les intervenants dans la filière, les magasins spécialisés bio dont fait partie la vigilère ont réussi à faire repartir la demande.
On est sur une tendance à + 6 et demi en 2025 et + 5 en 2024. Nous constatons que cela demeure fragile. À titre d'exemple, la rentabilité nette de la vie claire n'est que de 2,5 % et ctains acteurs de la distribution spécialisée sortent à peine de leur période de sauvegarde.
À notre sens, la question principale pour l'ensemble de la filière aujourd'hui ne porte pas tant sur la répartition des marges que sur la manière de soutenir durablement une filière essentielle et vertueuse comme la nôtre qui regroupe à elle seule 2500 magasins, 61000 fermes, 5400 transformateurs et surtout sur la manière de sécuriser des approvisionnements bio et français pour garantir la périté de toute la chaîne. Je vous remercie. Merci beaucoup madame.
Nous allons donner la parole à madame la rapporteur pour les premières questions. Bien, je vous remercie. Donc c'est quand même assez surprenant de vous voir tous réunis ici et de vous interroger.
Donc je vais je vais vous poser des questions auxquelles je vais tous vous demander de répondre. Je sais bien que vous êtes concurrent dans votre domaine mais là il s'agit bien de réussir à comprendre comment sont fait les prix. comment sont fait les prix de la grande distribution euh et de réussir à voir comment les produits bio se positionnent euh dans cette construction de prix dans cette construction de prix et de marge.
Alors, je vais vous demander, si vous le voulez bien, de nous présenter peut-être pour un produit vendu à 100, comment se décompose le prix entre le prix fournisseur, le prix d'achat, vos propres charges de personnel, logistique et cetera puisque j'imagine qu'elles sont elles ne sont pas tout à fait comparables euh enfin toutes ces tous ces postes ne sont pas tout à fait comparables avec ce qui se fait dans la grande distribution. se sont pliés au jeu euh de nous le dire et puis infiner quelle est la margeette. Donc si vous pouvez nous faire une décomposition euh de votre marche consolidée, je sais que c'est un exercice qui est pas si simple à faire en présence de ces de ces concurrents, mais au moins vous êtes tous logés à la même enseigne.
Qui est-ce qui se lance ? Bon, est-ce que vous êtes déjà tous d'accord pour jouer le jeu et répondre à cette question ? On va peut-être commencer comme ça.
Moi, je peux répondre à la question tout en vous précisant quand même d'abord que s'agissant du groupe Carrefour qui est côté, il n'y a pas eu de choix en communication financière de révéler les résultats filiales par filiale. Donc, je peux pas vous donner aujourd'hui de manière publique, mais je pourrais vous transmettre par écrit plus exactement les voilà les conditions de notre filiale. En revanche, je peux simplement vous confirmer que les ordres de grandeur qui vous ont déjà été donnés par mon collègue Harvé Dodin sont à peu près les mêmes chez nous.
Vous l'aurez compris quand j'ai signalé les difficultés de l'entreprise Bioébon et le fait que Carrefour avait fait quand même le choix de sauver une filière et plus de 500 emplois qu'aujourd'hui nous sommes plutôt au terme d'un retournement d'entreprise et non pas encore vraiment dans une période de bénéfice. Donc voilà, c'est tout ce que je peux vous dire sur la structure en revanche de notre marge. C'est à peu près les termes qu'on décrit Hervé Dodin et je vous pouvez les rappeler.
Oui bien sûr. 70% pour l'achat de la fourniture, 30 % donc de marge commerciale qui va permettre de couvrir une des marques RV2 c le chiffre de 2 %. Chez nous, on l'a cité pour raison de bio parfois ça peut être vraiment plus significatif.
Je précise aussi, on est quand même nombreux autour de cette table à avoir des enseignes essentiellement urbaines de proximité où les recrudescences de vol en ce moment sont absolument pharamineuses malheureusement même si on peut pas les quantifier très précisément. Les frais de personnel également sur des petits magasins peuvent peser plus lourds puisque parfois les équipes si vous avez un absent le fait de le remplacer ça va tout de suite surcharger votre modèle. Les loyers également je sais que mon confrère de Naturalia la cité sont parfois beaucoup plus élevés en milieu urbain et de proximité surtout qu'on essaie d'avoir les plus beaux emplacements.
En tout cas dans le cas de bio, c'est bon, c'était une des raisons pour laquelle l'entreprise avait autant de difficultés hein parfois d'avoir cherché des loyers parfois un peu élevés. Et puis nous avons tous les frais opérationnels, donc a déjà décrit mon collègue, les amortissements, les frais de d'infrastructure informatique et évidemment les frais de siège. Nous nous concernants, on n'a pas par contre par rapport à à nos confrères de coût logistique puisqu'il est directement imputé, si je puis dire, dans l'achat de notre fourniture par le coût du transport de nos fournisseurs.
Très bien, je vous remercie. Biocup, je rappelle par que nous sommes une coopérative, que la coopérative appartient à sa sociétaire, que nous n'avons pas de d'obligation de publier nos comptes. Néanmoins, ils sont publics.
D'accord. Donc je peux parler de 2024 parce que 2025 pas terminé. Euh je je vais je vais aller directement au résultat net et je vous expliquerai comment on arrive à ce résultat net. si ça vous si vous convient.
Donc j'évoque les résultats des magasins puisque ce sont des sociétaires indépendants comme certains vous l'ont déjà expliqué dans d'autres auditions. Le résultat net pour 2024 se rapproche de 3 % pour les magasins. D'accord ?
Comment on arrive à ce résultat ? On a à peu près la même construction que tous les commerçants. Donc vous retrouverez à peu près les mêmes lignes.
Ça vous permettra de faire des des comparaisons. Je précise néanmoins que ce résultat était inférieur en 2023 et pas très bon en 2022 au cœur de la crise. Bien sûr, sur 2024, nous sommes proches de 31 % de marge brute.
OK. D'accord. ce qui est différent par rapport aux hypermarchés et aux supermarchés.
Nous ne raisonnons pas sur les mêmes surfaces, sur les mêmes valeurs. Donc en euro à la fin, ce sont pas tout à fait les les mêmes montants. En terme de de de masse salariale, nous sommes à plus de 15 %.
Ce qui est radicalement différent des autres modèles. Pourquoi ? accueil, conseil, spécialisation services, il n'y aura jamais de caisse automatique dans les magasins Diocope, donc largement supérieur à ce que on peut connaître dans la grande distribution.
Nos charges sont aussi un peu plus élevées, elles sont à plus de 10 %. Donc 31, 15, 10 approche des 3 % en résultat net. Voilà.
Très bien. Je vous remercie. C'est important les 15 %.
Est-ce que vous êtes à peu près à ce niveau-là madame Gomez également sur les frais de personnel ? Oui. Oui.
Bon, c'est très variable d'un magasin à l'autre mais en moyenne oui. D'accord. Très bien.
Je vais peut-être en profiter pour rebondir pour vous confirmer ces éléments-là. Donc donc le résultat est à l'équilibre pour cette année pour la première fois depuis 3 ans chez la Vicla 2 et demi. C'est ce que je vous expliquais.
L'année dernière, on était plutôt aux alentours des -3 euh et on venait des - 5. Donc ça a été un gros retournement de la vie clair. On perdait plusieurs millions d'euros en 2022 et on est tout juste à l'équilibre maintenant.
Euh donc si je prends une moyenne de 30 % de marge sur les produits, sachant que pour le coup tous les produits ne sont pas margés de la même façon suivant qu'ils sont effectivement petits prio. C'est ce que je vous ai typé où là effectivement on décide de renier sur nos marges justement pour rendre accessibles les produits au plus grand nombre. Parce comme le disait tout à l'heure Richard, on n' pas vocation à avoir que des 100 % bio, mais si chaque jour une personne consomme un œuf bio, une pomme bio, c'est pas un produit de luxe et ça c'est vertueux et c'est vers ça qu'on c'est vers ça que que l'on milite.
Donc pour à peu près 30 % de marge, on est à plus de 15 % de frais de perce, on est plutôt sur du 17 et quelques pourc de frais de personnel. Pourquoi ? Parce que les magasins spécialisés bio, c'est leur différence par rapport à la grande distribution.
Alors, il y a plusieurs différences, hein. La première, on est des spécialistes par rapport à des gens qui sont des généralistes. C'est un autre besoin auquel on répond et sur on est de la proximité.
Nous sommes des petits magasins, souvent urbain et on apporte beaucoup de services en magasin. En nombre de personnes en magasin par rapport à la grande distribution, on est beaucoup plus nombreux parce qu'il faut aussi apporter du conseil. Par exemple, quand on vend des compléments alimentaires, il faut absolument apporter du conseil.
Donc, le poids de notre masse salariale est très élevé. Et si je prends toutes les charges inclu les loyers, alors les loyers pèsent assez lourds hein, suivant qu'on est à Paris à Lyon et nous nos magasins intégrés sont principalement à Paris à Lyon. C'est à peu près 50 % de charges dont les loyers entre 7 et 8 % puisque nous ne sommes pas propriétaires de nos de nos murs.
C'éit une question qui avait été posée je pense. Nous sommes systématiquement locataires donc voilà et comme ça vous reconsolidez à peu près le 2 et de marge. Très bien.
Monsieur Jolivet. Oui monsieur Jolivet. Oui, je oui bien sûr.
Euh donc juste à l'image de pour cadrer les échanges à l'image de bios bio, on fait partie d'un groupe côté. Donc il y a certains éléments où je pourrais pas rentrer dans le détail mais on vous les fournira par écrit. Tout à fait.
Mais pour vous expliquer la structure et comparer par rapport à ce qui a été dit, euh un des points majeurs effectivement c'est l'attente des clients dans un magasin biospécialisé qui est autour du conseil et de l'accompagnement et qui nous amène pour Naturalia à avoir une moyenne de 14 et demi à peu près de frais de personnel. Donc ça c'est une charge importante. L'autre point qu'il faut avoir en tête, c'est que la moyenne d'un magasin naturalière en terme de chiffre d'affaires, c'est 1 million 6.
Donc c'est aussi des petits volumes. Un point qu'on a pas abordé mais qui a un point quand même très différent de la grande distribution, c'est sur la démarque puisqu'on a on vend des produits bio. On a chez Naturalia et chez les toutes les enseignes de bios spécialisé une très grosse part.
On l'a évoqué de produits bruts notamment les fruits et légumes qui sont très fragiles. Donc nous rapidement on va avoir une démarque totale dans le magasin qui peut atteindre des 5 % ou au-delà ce qui est son commune mesure avec la grande distribution. Effectivement, on l'a abordé.
Donc on a beaucoup de magasins urbains, donc je l'évoquais dans mon préambule, mais la partie loyer et une grosse part, on va avoir des loyers entre 7 et 10 % donc on est à peu près dans la dans ce qui a été évoqué auparavant. Voilà pour vous expliquer un peu la décomposition et en gros nous notre objectif c'est de couvrir nos coûts comme je vous l'explique qui sont quand même important de par la structure. Donc c'est comme ça qu'on construit effectivement notre marge. des modèles euh différents, hein, les uns des autres, intégrés, euh non intégrés, mais quand même avec quelques éléments en commun que vous nous présentez, que sont les frais de personnel, que sont les frais euh de loyer et j'imagine des frais de logistique aussi plus importants puisque en en particulier enfin parce que vous êtes particulièrement présent euh en centre urbain.
Donc très bien. Et j'aurais voulu juste compléter sur ce que disait Richard. La démarque est aussi très importante, enfin plus importante en magasin spécialisé bio parce qu'on développe beaucoup le vra et le vra c'est très sujet à infestation surtout quand on est bio et donc ça aussi ça pénalise.
Quand vous dit quand vous dites la démarque, vous voulez dire la casse, c'est ça perdu. Bah quand vous avez une infestation dans un rayon vrac, c'est tout le rayon que vous devez jeter. D'accord.
Très bien. Et donc vous vous parce que c'est ce que nous a dit la grande distribution généraliste, ils nous ont dit qu'en fait les rayons bio était plus cher à entretenir, enfin les produits bio étaient plus chers à entretenir et que donc c'est aussi pour ça que les marges étaient plus importantes. Vous ce que vous nous dites c'est qu'il y a plus de casse dans vos dans vos magasins que si vous aviez des produits conventionnés conventionnels, pardon parce que parce que c'est plus périssable. emballé non emballé.
Ouais, c'est ça. Les silos de fruits secs euh en vrac, c'est très sujet à infestation de mythes alimentaires notamment l'été. C'est ça la différence.
D'accord. Très bien. Alors moi, j'ai une question et j'aimerais que vous nous aidiez à avoir la réponse.
Comment vous pouvez expliquer les quarts de prix que l'on peut constater entre des produits bios qui sont vendus en grande surface et des produits bio qui sont vendus dans des magasins bio ? Alors, j'ai entendu hier à la table ronde des producteurs que cette différence était de moins en moins importante. Je crois qu'il a été question de 6 % pour l'année dernière, mais on a déjà eu des écarts de prix qui étaient de l'ordre de 20 %.
Comment vous expliquez cette différence là ? On commence à avoir un début de réponse avec vos charges de personnel, avec votre localisation et cetera. Mais euh est-ce que c'est bien cela ou est-ce qu'il y a aussi dans la négociation euh des matières enfin des des fournitures des éléments de réponse ?
Qui commence ? Monsieur Pensé, vous avez l'air parti pour la réponse. Pour chacun d'entre nous, nous devons donc des produits bio, donc la comparaison avec le le conventionnel est difficile.
Et de bio à bio, vous avez raison de le le de le souligner, aujourd'hui les fruits et légumes bio chez Biocope, mais dans tous les dans toutes les enseignes spécialisées bio sont maintenant moins chers que les fruits et légumes bio dans la grande distribution. Et par rapport au conventionnel, l'écart s'est largement réduit. Euh Richard Olivet l'a aussi rappeler, il y a eu de l'hyperinflation sur les produits de grande consommation dans la grande distribution.
L'inflation sur les produits bio pendant cette crise là était deux fois inférieure, très forte mais deux fois inférieure pour plein de raisons. Notamment nous n'avons pas d'intrant dans nos dans nos produits. Nous achetons aussi en local chez Biocope, c'est 8000 producteurs et transformateurs locaux qui travaillent avec nos magasins à 45 km du magasin en moyenne. est négocié en un net et donc ça contribue aussi à moins d'inflation et moins d'écart de prix par rapport par rapport au conventionnel.
Donc sur le vra sur le fruits et légumes qui sont une des spécificités de nos magasins, euh on vend on vend moins cher et l'écart de prix s'est réduit par rapport et au bio en grande distribution et par rapport au au conventionnels. Après, les enseistribution ont des politiques pris selon leur positionnement, selon leur clientèle, selon leur charge. Et oui, globalement, elle vendent plus cher le bio, ce qui rend nos réseaux un peu plus compétitif en terme de de prix par rapport et au conventionnel et au bio dans la grande distribution.
Très bien. Il y a des choses à ajouter ? Si je peux me permettre de compléter, euh je suis d'accord évidemment avec ce que Franck Pensé vient de dire, mais alors chez la vie, nous on ne regarde pas les prix de la grande distribution.
C'est pas notre univers de comparaison parce qu'on considère qu'on fait pas les mêmes métiers, qu'on a pas la même approche. On est des magasins spécialisés, on l'a dit tout à l'heure, il y a de l'humain, il y a du conseil, on a des loyers qui sont plus élevés. Donc déjà ça c'est la première base.
Et chez la vie clair, on a des cahiers décharges qui sont extrêmement exigeants. On rentre par le produit, c'est ce qu'on vous disait hein. Être au mieux du Nitri Core, du planète Score, du gou, l'origine, le calibre, on est français, parfois local.
Je suis pas sûre qu'on puisse parfaitement comparer. En tout cas, en ce qui concerne la Viclair, il y a pas son comparable en grande distribution. Très bien.
Très bien. Oui, si vous voulez, monsieur Joliv, vous pouvez compléter bien sûr. Non, juste pour juste pour ajouter des éléments par rapport à ce qui a été évoqué.
Euh dans la comparaison avec le conventionnel, il y a l'origine qui peut avoir une vraie différence. Et puis comme l'évoquait monsieur Pensé, il y a des stratégies dans le conventionnel qui sont effectivement très différentes. En tout cas pour Naturalia, nous on a très peu de péréquation dans nos marges.
On utilise on a zéro produit qui est utilisé en SRP + 10 et on on joue pas non plus dans les mêmes volumes que la GMS. Et d'autre part, on comme on l'a je pense tous évoqué, on travaille plutôt avec des PME et des TPE. Donc on on en a une offre qui est effectivement difficilement comparable.
Pour autant, on arrive à avoir des prix euh compétitifs effectivement. Très bien. Ben du coup, vous faites la transition pour ma prochaine question qui a été sur la péréquation des marges.
Est-ce que vous pratiquez cette péréquation des marges ? Si oui euh quels sont j'allais dire les rayons qui gagnent et les rayons qui perdent dans dans cette péréquation si tel est le cas. Alors pour vous monsieur Joliv, vous ne la pratiquez pas, c'est-à-dire qu'en fait vous pratiquez une marge égale dans tous vos produits.
Comment ça fonctionne ? Puisqu'il y a pas de péréquation. Non non, elle est pas égale.
Il y a pas il y a une légère peréquation entre les catégories mais on vend pas de produits à seuil pour aller faire un prix d'appel et se récupérer sur d'autres produits. Il y a pas cet écart très important qui peut y avoir en GMS. On a fait le choix de pas l'utiliser.
Donc quand vous dites on n pas de SRP + 10, ça veut dire que tous vos produits sont au moins SRP + 20 + 25. C'est ça. Exactement.
D'accord. Exactement. Très bien.
Merci. Monsieur, je confirme, nous ne sommes pas concernés par le SRP + 10 non plus. Voilà.
Moi, je suis je suis je suis mal à l'aise avec le terme péréquation de marche parce que ça suppose baisser ou investir sur des prix et en augmenter d'autres. Oui. Euh donc euh comme pour Naturalia Biocope, nous ne pratiquons pas de péréquation de marge.
En fait, ce qui nous guide, c'est une stratégie d'assortiment, une stratégie d'offre et nous investissons euh les marges sur les rayons qui sont les plus stratégiques, fruits et légumes, vrac, notre marque Biocope. Donc ce n'est pas de la péréquation, c'est de une cohérence entre la stratégie de la coopérative, la stratégie d'offre et donc une politique de marche. Ce n'est pas une péréquation qui consiste à dire je baisse d'un côté pour augmenter de l'autre.
Non, en revanche, les marges sont différentes par rayon parce que vous n'avez pas les mêmes coûts logistiques typiquement. Mais je suis un peu jeuné avec le terme de péquation. Je comprends.
Après, si vous nous dites on investit sur les fruits et légumes, ça veut un peu dire ça. Ça veut dire sur les fruits et légumes, on prendra peut-être un peu moins de marche parce qu'on considère qu'il est stratégique de manger des fruits et légumes bio quand on se nourrit. Je confirme que c'est c'est bien une logique stratégique d'offre d'assortiment et d'investissement de marge.
Donc nous savons investir sur les produits les plus stratégique. Si vous voulez pour lutter contre le le les suremballages euh ou la pollution ou le plastique, oui, nous investissons en prix sur le vragré tout ce qu'on vous a dit où c'est un rayon qui nécessite des ressources, qui a des des contraintes en magasin supplémentaires. Ce que je dis c'est que la terme péréquation si on entend qu'il faut augmenter pour baisser pas le cas.
C'est un peu le cas quand même. Vous êtes quand même tenu de faire de la marge. Vous allez pas faire des déficits.
Donc si à un moment donné vous choisissez stratégiquement de baisser les prix de vos fruits et légumes parce que vous estimez que c'est une politique de votre maison. Oui, c'est une politique de marge. Vous avez raison.
C'est une politique de marge, ça correspond à une forme de péréquation. Ce qui est intéressant, c'est qu'elle est inversée par rapport à celle de de la grande surface. C'est d'une grande surface traditionnelle.
C'està-dire que là où on voit que les grandes surfaces vont aller augmenter les fruits et légumes parce que ce sont des produits sur lesquels il n'y a pas de comparabilité et cetera, bon on a vu tout ça et vont aller baisser entre guillemets leur marges et être à SRP + 10 sur des produits ultra transformés. Vous ce que vous êtes en train de nous dire en nous expliquant que vous faites pas de péréquation, c'est que vous faites le contraire. Exactement à avoir moins de marge sur des fruits et légumes que sur le reste du magasin.
Vous traduisez exactement la la démonstration. Très bien. Alors, on peut ne pas l'appeler péréquation mais ça ressemble quand même à de la péréquation.
Ce qui n'est pas forcément J'utilise pas ce terme qui est pas forcément négatif. Pour les autres, est-ce que je peux compléter ? Alors, je suis pas fan non plus de péréquation mais néanmoins, il faut gérer un compte d'exploitation complet.
Bon, vous l'avez compris, nos marges sont faibles hein. 2 et demi, c'est c'est très faible. Euh ça fait ça fait pas beaucoup en bas de ligne hein vu la masse de chiffre d'affaires.
Quand on fait des milliards, ça fait pas mal d'argent. Quand on fait que bien sûr des millions, c'est beaucoup moins. Donc nous, on décide aussi stratégiquement d'investir sur certaines catégories plus que d'autres.
Qu'est-ce que vous nous avez dit ? petit prbio notamment là où on travaille très très court en marge, fruits et légumes parce que on on a la volonté de réussir à recruter au maximum des consommateurs biologiques et effectivement du coup il y a d'autres produits qui ont des meilleures marges pour compenser effectivement ces investissements qu'on est obligé de faire et pour nous c'est plutôt les produits à forte valeur ajoutée avec des recettes spécifiques exclusives où quelque part on pourrait pas trouver ce produit ailleurs et du coup c'est lui qui vient un peu compenser les investissements de marge qu'on fait sur nos familles stratégique et notamment le fruits et légumes et notamment les petits pria. Très bien.
Je vous remercie madame Gomez. Nous concernant, je peux tout simplement rejoindre mes collègues pour dire que nous ne faisons pas de péréquation de marge au sens d'une stratégie élaborée entre rayons pour voilà construire une forme d'optimisation de la marge. Ça c'est pas du tout le cas.
Je j'insisterai juste sur le fait que dans la manière dont on vous décrit parfois un ajustement de tarifs notamment par rapport à nos concurrents, évidemment, c'est surtout ça l'objectif hein, c'est de fidéliser nos clients en terme de temporalité. Il s'agit pas du tout d'une marge qui est au moment de la négociation avec le fournisseur, c'est de nos propres marges dont on parle. Si je prends un exemple qui est tout à fait de saison, en ce moment, nous commercialisons tous de la CF de boulot.
Ça, je pense pas que vous voyez beaucoup en grande distribution. Nous l'avons déjà acheté à un certain taux de marge et ce taux de marge sera respecté vis du fournisseur. En revanche, si je vais voir chez nos confrères une certaine politique prix différente de la mienne, je vais prendre sur ma marge pour avoir un peu plus d'attractivité vis-à-vis du client.
Donc voilà, c'est vraiment le jeu de la concurrence tout simplement qui s'exprime. D'accord. Très bien.
Alors, j'aimerais maintenant qu'on échange sur la négociation et ce jeu de la négociation qui crée de grandes tensions en France, hein. Vous l'avez entendu, vous l'avez vu, ça a été, j'allais dire l'actualité du du Salon de l'agriculture. Qu'est-ce qu'il en est ?
Est-ce que vous vous sentez vous concerné par ces tensions ? Est-ce que le fait que vous gériez vous-même vos fournisseurs, ça implique une gestion différente ? Est-ce que vous avez affaire à des négociateurs hors paire tel que nous les nous l'a décrit la grande distribution et est-ce que les produits les prix qu'on vous donne en début de négociation n'ont rien à voir avec les prix de fin de négociation ?
Enfin, comment ça se passe pour vous ? Y a-t-il ce niveau de tension sur les prix, cette guerre des prix qui existe dans le bio comme dans le conventionnel ? Alors si vous voulez, je vais prendre la parole puisque les négociations viennent de terminer donc on est capable de vous donner à chaud le pou de ce qui s'est passé.
Alors déjà pour la première fois les tensions qu'on a senti, c'est à l'approvisionnement. C'était même pas de parler de produit de prix mais c'était aurons-nous les quantités d'approvisionnement sur certaines familles. Ça a été ça l'attention la plus importante.
Ça a été celle-là. Comme le disait tout à l'heure Richard Olivet, on travaille beaucoup avec des PME, des ETI. On est en gré à gré.
Donc c'est pas du tout les mêmes relations. Je vous l'ai dit tout à l'heure hein, quand on a 75 % de relations depuis plus de 5 ans, quasiment la moitié depuis plus de 10 ans, comme un relationnel qui se passe bien, qui est durable. Donc nous, la façon dont les négociations se placent, c'est toujours j'ai un cahier des charges, j'ai un besoin, on parle produit, on parle recette, on parle ingrédients.
Une fois qu'on s'est mis d'accord sur ça, on parle prix. L'idée étant que ces partenaires, on puisse les avoir dans la durée. Nous, on est très reconnaissant avec nos partenaires fournisseurs parce que quand en 2022 2023, on a été dans la très grande difficulté, ils auraient pu décider d'arrêter de nous livrer, de nous faire payer au comptant parce que c'est ce qui s'est passé hein pour pour certains d'entre nous.
Ils nous ont soutenu. C'est bien aussi pour vous donner le le le symbole de cette relation. Bien sûr, on négocie des prix et le fournisseur partenaire négocie aussi ses prix. mais je pense de manière extrêmement respectueuse et en trouvant le juste équilibre.
Monsieur Poné, merci. Alors oui, les négociations viennent de de se conclure, mais comme nous travaillons avec 90 % de TPE et de PME et que la moitié d'entre elles, avec la moitié d'entre elles, nos collaborations ont plus de de 15 ans, on parle pas du drama que on entend avec les multinationales et les et les et les autres distributeurs, on avait signé 80 % de nos contrats au 31 janvier. Euh encore une fois, nous travaillons avec des TPE et des PME.
La consigne qui est donnée, c'est exigence sur la qualité du produit et le service, discernement sur le prix. Nous achetons d'abord un produit et ensuite un prix. Sachant que nous avons 87 % de notre offre qui est de not de nos territoires, 87 % de l'offre d'origine d'origine France.
Donc il n'y a pas de de drama, il n'y a pas de guerre des prix. Nous ne sommes pas face à des multinationals. Nous-même nous ne sommes pas des multisationals.
Donc c'est c'est toujours une discussion d'abord sur le produit. Et chez Biocope, nous avons un cahier des charges qui s'appelle CCP, critère de choix produit qui est bien évidemment 100 % bio mais aussi commerce équitable, agriculture paysane, produits français. Et donc nous allons au-delà de du label bio.
Donc c'est avant tout une discussion autour autour du produit. Et nous savons aussi contractualisé euh en fin d'année dernière, nous avons contractualisé 260 producteurs de fruits et légumes bio en label bio équitable en France. Plus de 150 références, soit 20000 tonnes pour la première saison.
Donc ça c'est pas forcément de la négociation, c'est de la discussion, c'est de la construction, c'est du long terme. Merci. Alors pour peut-être monsieur Jolivet et madame Gomez, vous qui avez un statut un peu particulier puisque vous appartenez au groupe Casino ou à Carrefour, du coup ça vous ça vous donne quand même en matière d'achat.
Vous nous avez expliqué que vous ne bénéficiez pas des acheteurs de Carrefour ou de Casino. Enfin, vous ne bénéficiez pas. J'entends par là que vous menez vous-même vos propres négociations, mais j'imagine tout de même que les produits qui sont vendus par Carrefour dans les leur magasin euh dans vous vous pouvez vous bénéficier des mêmes prix d'achat quand vous les vendez dans les vôtres.
Enfin, je j'imagine qu'il y a des produits en commun. Je vous écoute monsieur Jolif. Alors comme je vous l'évoquais en fait on est on est une marque qui est complètement indépendante dans le groupe.
Donc pour vous l'illustrer un peu schématiquement, nous on a 10 acheteurs. Moi j'ai pour les fruits et légumes et l'ensemble de l'offre. J'ai une équipe entre guillemets que de 10 acheteurs qui sont aussi catégorie managers euh et qui achètent 100 % de l'offre Naturalia.
Mise à part les quelques références que je vous évoqué 3 % ce qui était très petit. euh où on bénéficie justement effectivement de tarif du groupe. Sinon, tout le reste est acheté uniquement par Naturalia.
Donc il y a il y a pas de produit euh comme vous l'évoquez. Les frontières sont bien sont bien réelles. Il y a pas de produit qui est vendu au même prix euh ou le même produit qui est vendu au même prix chez Monoprix ou Casino que chez Natural.
Ce sont des produits différents. On travaille exclusivement comme je vous l'évoqué avec des PME et des TPE. Donc il y a bien une vraie séparation euh de la marque au sein du groupe.
Très bien madame Gomez. Je confirme les propos de mon confrère, mais encore une fois par rapport à l'organisation du groupe Casino, nous nous avons fait le choix de maintenir une opacité enfin une pardon une nonposité complète entre les contrats négociés par Carrefour et les contrats que je négocie pour la structure Sobio. Donc par exemple, si on prend des des marques connues qui existent des deux côtés comme baby bio ou notre cholata, l'équivalent du Nutella pour le bio, nous avons des contrats et des tarifs d'achat différents.
Donc il y a vraiment aucune mise en communauté des des négociations. D'accord. Très bien.
Écoutez, je vous remercie. Je voudrais maintenant qu'on qu'on échange autour de la sanctuarisation de la matière première agricole puisque vous nous avez dit des choses qui peuvent nous nous interpeller madame Gomez en particulier quand vous nous dites ben nous on travaille avec des grossistes et donc on n'est pas en capacité de dire s'il y a ou non sanctuisation de la matière première agricole. Est-ce que c'est le cas de tout le monde ici autour de la table ?
Monsieur Joliv ? Oui. Ben comme je vous l' évoquer dans mon dans mon préliminaire, il y a pour chaque négociation, il y a une sanctuarisation de la MPA dans nos conditions de négociation et les briefs qui sont faits à mon équipe que j'évoquais 10 de 10 acheteurs globaux.
Donc oui, oui, je vous confirme bien, il y a il y a une vraie sanctualisation de la MPA. Donc vous, vous n'avez pas le même problème que madame Gomez parce que vous ne passez pas par des grossistes, c'est ça ? Alors moi je passe effectivement très peu par des grossistes.
D'accord. Je suis en en direct soit agriculteur, soit TPE PME. D'accord.
Ça va être très pardon exceptionnel pour des grossistes. Pour vous donner un ordre d'idée, je vais avoir en ce moment 100 120 références à peu près que je vais traiter avec des grossistes sur mon catalogue de 10000 références. D'accord.
Donc c'est vraiment très exceptionnel. Le modèle est différent pour le coup. D'accord.
Très bien. Pour pour nous pour nous la vie claire, la MPA est sanctuarisé. On travaille en direct parce que là aussi c'est stratégique pour nous.
Moins d'intermédiaire permet d'avoir aussi un meilleur prix à la fin. Donc ça fait partie de notre stratégie. D'accord.
Question. Vas-y. Complémentaire parce que moi je trouve enfin que que la réponse n'est pas satisfaisante madame parce que vous vous êtes bien soumise à la loi et dans les produits que vous commercialisez en France, vous devez en tout cas assurer la sanctuisation de la matière première grelle.
Donc comment faites-vous ? Je vais peut-être repréciser mes propos. Je disais que 70 % de nos approvisionnements viennent de grossiste.
Quand je négocie avec un grossiste, il me présente une hausse tarifaire. Je vais comparer comme avec d'autres grossistes, hein, je suis pas totalement niaise. Et je vais pouvoir essayer de lui dire "Mais sur le rayon charcuterie, je constate pas les mêmes hausses et cetera." Il va me dire "Bah si, c'est comme ça, moi je je l'ai acheté si et je n'ai aucune transparence sur la manière dont lui a acheté vis-à-vis des fournisseurs cette matière première agricole." Donc ça c'est 70 % nos approvisionnements.
Je le rappelle, c'est parce que nous contrairement à nos confrères, nous n'avons pas de plateforme logistique. Donc je n'ai pas d'endroit où les fournisseurs pourraient apporter la marchandise que moi ensuite j'irai amener dans mes magasins. Nous avons un flux direct.
C'est pour ça et madame Christouer l'a bien rappelé que nous avons malheureusement ce surcoup puisque nous passons par un intermédiaire par rapport à nos confrères. Ça c'est historique. C'est du fait de notre taille.
Biosébon avait un entrepôt malheureusement déficitaire. on l'a fermé au moment de la reprise et depuis nous n'avons pas reconstitué d'outil logistique intégré pour ce lieu. En revanche, évidemment, sur les contrats que nous avons en direct avec les 30 % restants, donc essentiellement des toutes petites entreprises puisque les plus grosses peuvent passer aussi par les grossistes, nous avons dans ces cas-là bien sûr la négociation de matière première agricole qui est préservée, mais en l'occurrence, il se trouve que sur le ces 30 %, c'est essentiellement du non alimentaire nous concernant et puis nous avons une petite partie qui sont les producteurs locaux dont je vous parlais tout à l'heure avec lesquels là pour le coup nous sommes vraiment en négociation directe et pour cela évidemment nous négocions pas la matière précole qui est préservée.
Donc là, je pense qu'il y a un sujet très intéressant pour nous puisque étant rapporteur de la loi Gelim, la raison pour laquelle les grossistes n'ont pas été intégré, c'est parce qu'ils ne vendaient pas et non, enfin la majeure partie de leur business consiste à vendre à des restaurateurs ou à des donc là le fait que des grossistes vendent à des distributeurs, on est complètement finalement hors cadre de l'esprit de la loi. Je me permets de vous le dire quoi. Donc ça interpelle et d'ailleurs il y a un sujet toujours latent si les grossistes doivent-ils ou non être soumis à l'égalisme.
Mais là c'est pas un argument en leur faveur parce qu'une fois encore ce cas de figure que vous évoquez il a pas été identifié en tout cas par le législateur au moment des débats puisque normalement grossis ne revend pas un distributeur. C'est pas la logique habituelle du circuit des produits. Donc je me permets de de vous dire je précise je précise que notre modèle est unique par rapport à nos confrères.
Néanmoins, dans le reste du marché biospécialisé, il faut savoir que ces grossistes permettent d'approvisionner l'essentiel des autres petits concurrents et des enseignes euh pour une fois, je ferai la défense de mes concurrents, mais qui sont aussi des enseignes de proximité et qui n'auraient pas de modèle économique sans ces gros systèmes. En tout cas, ce sera un sujet à reprendre en compte puisque le modèle des galim, il vise justement à cette sanctuarisation de la matière première récolte pour permettre la traçabilité pour tous les distributeurs. Donc là, moi j'apprends que il y a des il y a des circuits parallèles qu'on avait pas forcément identifié.
Néanmoins, est-ce que vous pouvez quand même nous donner des éléments sur l'évolution de votre MPA ? C'estàd en 2024 par exemple ou en 2025 si vous avez les chiffres globalement sur les marchés pour lesquels vous l'avez identifier et pour ceux de vos collègues qui les ont identifié quel l'évolution des prix payés de matière première agricole et l'évolution de la la part des MPI dans vos achats ? Je commence à reprendre la première question et je viendrai à la deè question.
Donc je vous confirme que nous ne négons absolument pas la MPR. euh que même en cours d'année, nous pouvons rediscuter et renégocier euh sur certaines problématiques avec des producteurs ou certaines filières. Euh notamment sur la l'avion bovine en 2025, nous avons accepté quatre hausses successives.
Donc nous savons également soutenir certaines filières en difficulté. Ça se répercute dans les prix où encore une fois nous investissons en marge pour soutenir ce produit. faire aussi du commerce équitable euh c'est bien évidemment tenir compte de de la MP. 27 % de notre chiffre d'affaires est en commerce équitable.
Je précise que laisation euh équitable, c'est en toute indépendance sur les échanges commerciaux qui respectent des principes concrets. Prise en compte des coûts de production, contrat pluriannuel et versement d'une prime de céveloppement du commerce équitable chez BCOP. Donc pas de négociation sur la matière première, renégociation éventuellement pour certaines filières qui seraient en difficulté et le commerce équitable qui est une des options majeures pour justement avoir une approche cohérente sur le prix de la production et de la MPR.
Quant à la matière première industrielle, euh je vous ai expliqué que nous avons une société de transport, nous opérons quatre plateformes logistiques où 10000 références sont présentées à nos magasins. Donc nous avons aussi des références sur les matières premières industrielles, l'énergie et ou autres. Euh donc oui, sur certains postes, nous négoons la partie industrielle parce que nous avons des référents, parce que nous avons des connaissances et donc nous parlons d'égal à égal avec nos transformateurs.
Est-ce que vous avez des C'est ça ma question, c'est savoir quelle était la part. C'est difficile de de vous les donner parce que notamment sur l'énergie on achète l'électricité moins cher cette année que l'an dernier. Donc j'imagine que c'est pour tout le monde pareil mais ça dépend des contrats que vous avez des engagements et des opérateurs.
Bien sûr. Ma question c'est quand vous passez des achats, quand vous travaillez sur des achats, combien avez-vous accepté de hausse sur les MPI et combien avez-vous accepté en moyenne hein surtout les négociations viennent de se terminer donc je peux pas vous donner je vous donnerai peut-être plus tard par écrit mais je rappelle que par notre gouvernance nous avons des paysans au conseil d'administration et nous avons donc des groupements nous avons des fermes. Nous sommes sensibles évolution des matières premières mais il y a des matières premières qui sont inflationnistes.
La viande est inflationniste. Euh les œufs sont inflationnistes, le lait est inflationniste. Vous donnez le détail par filière, par produit et par matière.
B on en a besoin pour constater qu'il y a dans quelle mesure en fait vous vous acceptez les hausses et quelle est la part des MPA et des MPI dans les hausses que vous constatez. C'est des questions qu'on a posé à tout le monde hein. Ça ça vous spé comme on négocie pas la matière première.
Quand il y a des hautes sur ces filières là, on les applique. Oui, mais ça nous intéresse de savoir quelle est l'évolution moyenne quand même dans l'année. Non, j'ai compris que vous pouviez pas la donner tout de suite, mais ça nous donne un peu un baromètre, vous voyez, de l'évolution des coups que vous avez accepté, donc que vous avez jugé, crédible, légitime, tout ce que vous évoquez.
Oui. Alors, c'est plusieurs points par filière, mais j'ai pas le détail, mais on les applique. Par contre, comme on négocie pas.
Très bien. Peut-être que monsieur Jolivet si vous avez des éléments de réponse. Oui, malheureusement j'aurai pas là mais non j'aurais pas de valeur à vous donner parce qu'effectivement on vient de clôturer mais on vous leur donnera par écrit avec grand plaisir.
Effectivement il y a des grosses variations suivant les catégories si on prend le café, le chocolat par exemple et d'autres catégories. Après, pour vous donner un point global, là on vient de finir les NGO, on sera à peu près en très légère inflation globale euh dans notre dans notre négociation et on vous donnera le détail effectivement bien sûr MPA, MPI pour vous donner un une visu par catégorie et la MPA est bien sûr sanctuisée à chaque fois. Et ce qui est très intéressant, c'est si vous avez un chiffrage sur les demandes moyennes de hausse de vos de vos de vos fournisseur et au final sur ce que vous avez accepté, ce que vous avez jugé légitime.
Ça c'est très intéressant. Je sais pas si madame Gomez a des éléments sur les 30 %. Donc euh 30 % pardon.
Ah oui oui. Non mais bien sûr fait que mes coupfrères, je rejoins le fait que la MPA qui nous est proposé, nous l'acceptons en totalité. C'est c'est la loi tout simplement. respectons la loi.
Euh et en revanche, de la même manière, nous n'avons pas d'indicateur agrégé de l'évolution de la MP. Enfin, en tout cas, c'est pas quelque chose que nous pilotons. Euh donc, on peut vous donner des augmentations par filière, vous dire le port c'est de temps, l'amende de temps, la noix de coco par exemple qui est très inflationniste chez nous, on peut vous le donner mais on n pas on ne suit pas puisque de toute façon on l'accepte en totalité la matière première agricole.
Mais c'est quand même intéressant parce que ça donne un baromètre de la hausse des des prix. Donc je pas vous inviter à le suivre mais je trouve que c'est quand même intéressant de voir d'une année sur l'autre comment les jeux les prix évoluent. Donc effectivement c'est une une question qui est difficile parce qu'il y a des grands plus des grands moins mais globalement le calcul que nous on a fait c'est 2 % par an puisque la question c'est depuis 2020 2 % moyenne MPA MPI cumulé MP MPI et on vous donnera le détail questionnaire madame j'ai une question maintenant sur l'organisation de vos magasins.
Donc certains d'entre vous être franchisés, d'autres être d'autres pardon être intégrés. Comment ça impacte votre marge ? Est-ce que vous pouvez Alors oui, je vois que ça vous fait froncer les sourcils mais en fait ma question est la suivante : est-ce qu'il y a une différence ?
Alors déjà, est-ce que vous avez des groupes qui sont mixtes à la fois avec des franchisés désintégrés ? Peut-être que là, on a une une comparaison qui est plus aisée. Comment ça impacte la marge le fait d'être franchisé ou d'être intégré ?
Alors, il fait partie au moins des deux groupes mixtes autour de la table. Euh, c'est pas du tout le même modèle économique en fait. D'un côté, vous avez des magasins intégrés, ce sont nos magasins.
Donc le résultat du magasin est pour nous, qui soit perte ou bénéfice. De l'autre côté, un chef d'entreprise qui choisit d'utiliser notre enseigne va payer une redevance d'enseigne ainsi qu'une redevance de communication pour qu'on lui fasse des campagnes SMS, des campagnes de mail et cetera. Et ce sont les uniques recettes que nous avons.
En revanche, l'avantage que nous avons à nous développer en franchise, c'est que nous pouvons assumer un volume d'achat vis-à-vis de nos fournisseurs supérieurs. Voilà. Mais c'est pas une recette, c'est pas un modèle économique en tant que tel.
D'accord. Très bien. Monsieur Jolivet, même question.
Alors nous, quand je vous l'évoqué, on a 30 % de nos magasins en franchise. Donc effectivement, il y a une partie intégrée et une partie franchisée. Pour la partie franchisée, il y a uniquement une redevance.
Alors, pour vous donner un exemple, il y a pas de droit d'entrée pour pour développer une franchise naturalière. Donc il y a uniquement une redevance qui est réalisée. Effectivement c'est deux schémas de de commerce différents.
Ils utilisent à grande majorité l'offre Naturalia et ils ont comme je l'évoquais beaucoup de liberté. C'est une volonté de notre part euh d'avoir jusqu'à 25 % ce qui est assez rare dans le retail de liberté d'achat à l'extérieur de l'offre Naturalia tout en garantissant bien sûr tous les certificats afférents à la bio. D'accord.
Très bien. Et vous constatez par exemple en terme de ressources humaines qu'il y a une différence de traitement entre les franchisés et les intégrés ? Objectivement, je peux reposer ma question autrement.
Est-ce que les intégrés est-ce que les salariés des intégrés ont de meilleures conditions de travail que les salariés des franchisés ? Alors, on peut pas parler d'une moyenne, mais il peut y avoir des spécificités euh individuelles, mais au global, on est à peu près sur les mêmes structures euh en intégré ou en franchisé. On parle, enfin, on se le rappelle, mais on parle de petits magasins moyenne en moyenne 1006.
Donc, on est à peu près sur les mêmes tailles d'équipes euh du côté d'un côté ou de l'autre. Évidemment, le franchisé de par sa structure peut choisir d'investir de manière supplémentaire. Il y en a qui le font euh pour ajouter du conseil par exemple ou il y en a qui peuvent avoir une structure un peu plus légère.
Euh c'est un choix du partenaire mais en moyenne c'est assez équivalent. D'accord. Très bien.
Je veux bien que vous nous donniez les chiffres si vous les avez entre les deux sur le nombre de personn sur le nombre de personnes, je sais pas au mètre carré ou par exemple pour qu'on puisse qu'on puisse comprendre en fait s'il y a un impact de la ressource humaine entre les deux modèles. Alors je pourrais vous les donner sur l'intégré, je pourrais plus difficilement vous les donner sur le franchisé qu'à ses comptes, mais on peut regarder sur quelques exemples. Ouais.
H d'accord très bien je vous remercie. Tu as des questions ? Je question complémentaire.
Je crois que c'est madame Gomez tout à l'heure vous avez évoqué dans votre présentation euh les produits français et vous avez dit notamment les produits français. Est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la part des des produits français dans dans vos rayons ? Et puis après pour chacun d'entre vous, une question un petit peu plus globale en fait sur la manière dont vous analysez les le développement de la distribution bio chez chez nos voisins européens.
Est-ce qu'il y a des modèles qui pour vous sont à prendre en exemple ? Enfin voilà, comment est-ce que est-ce que vous est-ce qu'il y a de bonnes idées à apprendre chez nos voisins ? Donc peut-être madame Gomez d'abord.
Oui. Donc sur nos origines pour calquer un peu avec le propos tenu par mon confrère de Naturalia, on a 100 % nos œufs, 100 % du lait, 100 % de la viande. J'y insiste parce que nous avons des boucheries traditionnelles.
C'est un petit peu particulier en biospécialisé, c'est plutôt rare mais avec écarissage en magasin et cetera. Donc là, on travaille uniquement avec des filières bovines françaises et également 100 % euh de la charcuterie que nous proposons dans ces magasin. Et pour l'ensemble nos apprisionnements, on est à plus de 95 % en origine France.
Euh évidemment, l'origine Italie et Espagne en bio, c'est un poumon d'approvisionnement parce qu'on l'a dit, hein, laatension entre la demande et l'offre en France existe mais c'est pas du tout la majorité de notre offre. la parole. Est-ce que par rapport à au pays voisins, il y a des systèmes de distribution du bio qui vous semblent ?
Si vous m'autorisez à donner juste une anecdote personnelle et je pense un signe d'espoir pour la croissance du bio en France, je pense que là où il faut regarder, c'est évidemment l'Allemagne qui reste le marché bio le plus développé en Europe et qui a avec la France, même si ça existe résiduellement au Portugal ou en Italie, cette particularité d'avoir un réseau biospécialisé avec des enseignes qui font le choix de commercialiser 100 % de leurs produits bio. Ça n'existe même pas aux États-Unis hein, parce que les enseignes All Foods et cetera qu'on commercialise aussi du conventionnel. Euh donc c'est en Allemagne quand même qu'on trouve les origines de cette euh cette offre et de ce marché qui à l'époque s'appelait effectivement plutôt nutritionnel, diéticien et cetera, qui est devenu euh avec la naissance du label bio euh quelque chose de plus coup plus euh comment dire euh sérieux entre guillemets, enfin certifié surtout euh avec une démarche qui est totalement unique et dont on vous fait les loges aujourd'hui qui je pense fait la fidélité des clients aussi hein.
Je pardon, je fais une petite parenthèse sur le marché bio, mais certes la croissance vient de la baisse de l'inflation, c'est évident du rapprochement des coût entre nos fruits et légumes et ceux de de la grande distribution qui fait qu'on est de plus en plus attractif, mais il faut pas l'impact évidemment de tous les scandales sanitaires sur le cadmium, sur l'exane, sur les pesticides dans l'eau évidemment aussi potable qui se multiplie. Et nous, on le voit dans les sensibilités des clients, on le voit quand la publication sur le mercure dans le ton sort, les ventes chutes aussitôt sur le lait infantil. Enfin, voilà.
Cette sensibilité fait que notre réseau a beaucoup de crédibilité et je pense que là où il faut prendre modèle, c'est en Allemagne puisque là-bas vous avez des réseaux de taille conséquente qui se sont développés. une agriculture aussi très productive qui peut nous intéresser tout en respectant le cahier des charges. Et vous avez aussi une coexistence d'autres labels dont on n pas parlé he le label d'émèire par exemple des labels qui apportent une garantie de biodiversité supplémentaire et aussi des labels qui apportent des garanties sociales puisque c'est aujourd'hui un peu le le l'absent du cahier des charges bio mais je pense à des labels comme biocohérence dont je encore une fois je ferai cette fois les loges de mon concurrent mais le le réseau Biocop fait partie et en Allemagne c'est des démarches qui sont beaucoup plus visibles et développées qu'en France encore aujourd'hui.
Pour mémoire, en Allemagne, on est quasiment sur 15 % de la consommation alimentaire en bio. Nous, on est à peu près à 6 % aujourd'hui. Donc, il nous reste beaucoup de chemin à faire.
Je crois que madame Lir, vous vouliez intervenir sur ce en fait. Je je ne viserai pas un modèle étranger particulier. Je pense qu'on a tout ce qu'il faut en France pour être de plus en plus vertueux, pour pouvoir développer la consommation bio.
Il faut juste respecter, j'ai envie de dire juste comme si c'était facile mais égalime. On est censé en 2027 avoir un peu moins de 20 % de surface agricole bio. On est à peine à 10 et demi.
Du bio dans les cantines, ça devrait être un engagement, on n'y est pas non plus. Donc soutenir le fond àenir bio, soutenir l'agence bio qui sont des super organismes pour pour structurer notre filière biologique. Je pense qu'on a en France tout ce qu'il faut pour être solide.
Il faut juste qu'on respecte les engagements qui avaient été pris. Très bonne invitation pour un législateur. Je sais pas si vous vouliez évoquer je rajouterai un point. regarder un petit peu au-delà de nos frontières et est rassurant puisque tous les marchés européens sont repartis dans une dynamique positive sur le bio.
Certains sont largement en avance par rapport à nous et on constate la même organisation, c'est-à-dire que ce sont les magasins spécialisés bio qui partout tirent tirent la croissance. Mais ce qui est rassurant, c'est que ça repart au niveau européen et parfois beaucoup plus vite qu'en France. Alors que nous avons euh comme le dit euh Christ leir, toutes les armes pour euh pour faire de ce marché un marché non pas de niche que certains qualifient de niche, mais encore un marché euh d'avenir et au service de la souveraineté alimentaire de notre pays.
Question de madame rapporteur. Alors, j'ai une dernière question. Moi, j'aimerais savoir euh si dans si vous avez une politique spécifique en matière d'immobilier, une politique de groupe spécifique en matière d'immobilier, j'entends par là, avez-vous une filiale dans votre groupe ou une entreprise qui gère l'immobilier de vos magasins et qui refacture à vos à vos directeurs ou est-ce que tout cela n'est pas centralisé, organisé ?
Monsieur Pensé, c'est pas un sujet pour nous. D'accord. Chacun gère son magasin, trouve l'emplacement, trouve un bailleur.
Je vais néanmoins vous confier que nous avons une société immobilière Biocope où sont logés deux commerces dont un qui est pas exploité. Donc vous voyez que c'est pas c'est pas un sujet pour nous. C'est pas sur ces éléments qu'on peut faire du résultat ou de la marge.
D'accord. Monsieur Jolivet. Oui, il y a une structure qui existe effectivement dans le groupe, une société une structure immobilière mais qui est complètement séparée de Naturalia.
Donc nous, on n pas de pour vous illustrer le point, tous nos magasins, on n pas de magasins propre, on a que des beaux commerciaux. D'accord. On n pas du tout concerné par ce D'accord.
Les beaux commerciaux ne sont pas réalisés auprès de cette structure. Non, non, pas du tout. Non.
D'accord. Très bien. C'est la même chose pour nous.
Nous n'avons que des beaux commerciaux, nous sommes pas propriétaires. D'accord. Et pas de structure spécifique qui gère les beaux commerciaux.
Non. Non. Idem.
Idem. D'accord. Et ben écoutez, très bien.
Je vous remercie. Moi je n'ai pas d'autres questions. Et bien moi non plus si vous à part si vous avez encore un point sur lequel vous souhaiteriez revenir mesdames messieurs pu je pensais je vous en fait un dernier point pour insister sur nos filières l'agriculture paysan duo et ce que l'on peut faire de très bien dans notre beau pays avec nos partenaires et nos parties prenantes.
Je voudrais simplement rappeler que depuis une vingtaine d'années, la coopérative Biocope a participé à la création de filière française sur des matières premières qui étaient plutôt européennes voire mondiales. Nous avons relocalisé en France les graines de moutarde, les amandes, le maïs et le quinois français, la grenade. Et je veux prendre un exemple, ça sera ma conclusion sur les les miels.
Fin 2023, après 4 ans d'aide à la structuration de la filière, Biocope a stimulé l'émergence d'une coopérative d'apiculteur, les mails bio du limousin. Merci. C'est sûr qu'on est en grosse carence production nationale sur les mail.
Il y a une dernière question qui me vient, c'est vous tout à l'heure monsieur, je crois que vous avez parlé des des contrats sur lesquels vous êtes revenu sur des hausses en en cours d'année. Donc, j'en conclus que dans vos contrats, vous avez des clauses d'indexation qui sont parce que parfois on nous pointe ces clauses d'indexation dans des contrats qui sont je dirais peut-être des distributeurs plus classiques dans les conditions et les critères sont en fait jamais accessibles. Donc, il y a pas de il y a pas de réindexation.
Donc je comprends dans ce que vous dites que euh vous avez des clauses d'indexation qui s'activent finalement régulièrement dans vos contrats et qui vous permettre de suivre les fluctuations. Sans parler de clauses particulières, nous acceptons ce que nous appelons les clauses de revoyure et quand les producteurs sont en difficulté, on traite directement avec eux et encore une fois comme nous avons des paysons dans notre gouvernance, le discours est ouvert et nous sommes sensibles sur le sujet. Donc nous l'avons fait sans forcément parler de contractualisation.
Nous on fait de de l'égalime depuis 40 ans. Donc donc même la DACE butoire ne vous empêche pas de revoir si nécessaire. Absolut pas.
Et toujours bien sûr à la hausse. Ah bah ça peut être c'est à la enfin c'est à la hausse je veux dire. C'est pas à la hausse mais mais ça marche dans dans les deux sens.
C'est-à-dire que certaines filières peuvent être en surproduction ou en sous-production. Donc on sait faire à la hausse comme réajusté à la baisse et quand il y a une véritable tension à la hausse, on sait investir aussi en marge comme je le rappelais pour pas répercuter 100 % au consommateur. Est-ce que vous avez des des points à préciser sur ce ce cet aspect-là des clauses de revoyure ?
Vous les pratiquez aussi régulièrement ? Très bien. Bon, écoutez, c'était ma dernière question.
Merci. Ah, monsieur Jolivet, vous vouliez ? Non non, c'était on fonctionne de la même façon que que Biocop et c'était juste pour rappeler pour conclure que de notre vision mais je pense commune avant d'être un distributeur, on travaille pour un écosystème de la bio.
La plupart d'entre nous sont en direct avec les producteurs et les agriculteurs. Donc c'est un système qui est on est tous conscient, fragile, on a à la fois besoin de vous. Euh mais c'est un écosystème global.
Donc nos fournisseurs, c'est avant tout des partenaires de longue date avec qui on construit une stratégie et une offre comme ça a été évoqué. J'ai pu le le constater sur mon territoire. [rires] Merci beaucoup.
Merci à vous toutes et tous. Et n'hésitez pas si vous avez des compléments par écrit. Nous sommes bien évidemment preneurs de tous les points qui pourraient qui vous pourraient voilà être important dans notre réflexion, dans notre compréhension.
Merci mesdames messieurs.
Anne-catherine Loisier