Patrick Bruel : les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leurs villes ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Aurore Bergé a dit que les conditions n'étaient pas réunies pour les concerts. Qu'en pensez-vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Un maire peut-il interdire un concert dans une salle municipale ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Le préfet devrait-il intervenir plutôt que le maire sur ces sujets ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Les manifestations féministes prévues rendent-elles le concert dangereux ?
- 11:00RelanceRéponse directe
La justice a-t-elle les moyens d'agir plus vite dans ce dossier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Aurore BergéFait
« Je crois que les conditions, elles sont pas réunies pour que ces concerts puissent se tenir et c'est pas venir enfreindre le principe de la présomption d'innocence. »
- 4:30Ladislas VerneFait
« Il y a une volonté de notre part de laisser la justice le temps de travailler sereinement et de mettre en valeur la parole de la victime. »
- 12:30Brigitte de CéarneFait
« Le juge aurait très bien pu dire à Patrick Bruel : vous avez un bracelet ou vous restez chez vous à résidence. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Patrick Bruel souhaite chanter sur scène et maintient sa tournée dans toute la France. Pourtant, l'idole des années 90 s mis en examen pour quatre dossiers de violence sexuelle et fait l'objet de 30 de plainte pour viol et agression sexuelle. Chaque maire de ville haute des concerts, il va de son commentaire.
Votre question du soir, vous répondez. Euh hashtag bruel, les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? Alors pour bien rappeler l'état des lieux, le contexte, notre Louis de Kergorlet est là.
Bonsoir. Bonsoir Frédéric. Bonsoir à tous.
Vous allez nous éditorialiser tout cela avec votre talent habituel. Pas simple. En tout cas, les maires sont obligés de se prononcer.
Exactement. Alors, quelques rappels sur cette tournée de Patrick Bruel. Donc, c'est sa tournée à regarde qui doit se dérouler du 2 octobre au 21 novembre.
Au total 35 d'es 35 dates dans presque autant de villes et donc ça ne vous aura pas échappé des maires et des politiques qui prennent de plus en plus la parole sur le sujet. La prise de parole la plus notable de ces derniers jours, c'est Aurore Berger, ministre déléguée chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes. Elle répondait hier au micro de France info sur cette question épineuse.
Patrick Boel peut-il continuer sa tournée ? Réponse : "Je crois que les conditions, elles sont pas réunies pour que ces concerts puissent se tenir et c'est pas venir enfreindre le principe de la présomption d'innocence. euh il est mise en cause, il y a aujourd'hui euh des mises en examen euh qui sont euh en cours et donc il y aura euh une enquête et des instructions judiciaires.
Mais est-ce que les conditions sont réunies ? Bah la réponse est non. Bon alors évidemment euh le pouvoir politique, les vraies voix.
Juste une question comme ça, clin d'œil. On commence par la question clin d'œil. Euh vous iriez à un de ces concerts, vous Pierre Yve-Martin ?
Non. Vous iriez Raphaël Réy Lele Leu ? Non et je crois que la sécurité ne me laisserait pas rentrer.
J'imaginais Pascal Girald. Pas particulièrement parce que je suis pas particulièrement fan de Patrick Bruel mais pourquoi pas ? Ouais.
Bon non c'était c'est bien de le dire. Moi le problème c'est qu'il y a qu'une chanson que j'aime bien de lui mais le titre c'était marre de cette nanalage donc je pense que vraiment c'est pas possible. Oh là là là la provocation.
Mais elle était sympa cette chanson. Bah c'était un jeune adolescent qui disait "J'en ai marre de cette nana là, marre de je retournerai chez maman. Tout ça c'était un un de ses premiers titres." Il était quand même assez vocateur quelques années après.
Alors Louis, nos maères, voilà, exactement euh les maires du coup qui lui ont emboîé le pas euh notamment laadislas Verne, donc c'est le maire d'hivers droite de Chartre. Écoutez lui ce qu'il avait à dire sur cette venue ou pas de Patrick Bruel dans sa ville. Il y a une prise de conscience nationale de ce sujet.
Patrick Bruel est un artiste qui entre le moment où il a été programmé à Chartre et aujourd'hui, il y a 32 plaintes effectivement. Il y a plusieurs mises en examen. Donc, il y a une volonté de notre part de laisser la justice le temps de travailler sereinement et de mettre en valeur la parole de la victime.
C'est ce que je comprends également de l'intervention de Rore Berger. Voilà. Et puis alors il y a ceux qui souhaitent pouvoir l'interdire mais ne le peuvent pas.
C'est le cas de Frédéric Fauvet. C'est le maire PS Damien. En l'état, je ne peux pas le faire.
C'est pour ça qu'on demande au aux législateurs, au aux députés euh peut-être de de faire évoluer la loi pour que on ait des des outils euh qui euh lorsque euh il y a des des violences sexuelles sexistes, des des atteintes graves au auxcrimination, on puisse faire figurer des clauses euh qui nous permettraient de d'annuler ou de reporter les manifestations prévues. Alors là, Louis tiens, on entendait quelqu'un dans le son, mais ça c'est juste le montage. C'est personne qui qui nous a demandé.
Mais Louis, justement, je profite là de de ce que disait le maire euh pour euh solliciter nos vraies voies. Il faudrait adapter la loi de telle sorte que le maire puisse décider. Ben alors attention, ça peut marcher dans les deux sens, hein, Pierre Yve Martin hein.
Mais en fait, pour moi, alors je suis pas forcément au fait de de tout, mais pour moi, il y a de il y a deux éléments autour de cette notion de liberté. Le premier élément, c'est que dans le cas d'un d'un d'une salle de de concert appartenant à un propriétaire privé, h je vois pas forcément en quoi le maire peut intervenir. Ça d'accord.
Et et le deuxième élément, c'est que euh il me semblait que à la limite sur ces sujets-là, c'était plus un sujet d'ordre et donc du coup, est-ce que c'est pas plutôt le préfet qui devrait intervenir et non pas le maire ? Mais le maire est en même temps en gage de de de proximité. Il y a en tout cas un vrai sujet de liberté [grognement] qui est qui est posé et qui est loin d'être simple à élucider, je trouve.
Oui, parce que tout le monde peut en prendre pour son grade politiquement sur un éventuel concert. Raphaël Réi Leleu, si le maire décide. Euh si le maire décide, en fait, il y a il y a plusieurs choses.
Oui, je suis d'accord. Il y a une question de programmation des salles municipales et donc en effet là ça ne peut pas être uniquement selon la décision du maire avec un refus par exemple de la diversité. politique ou artistique dans certaines salles municipales, ce serait extrêmement gênant.
Et d'ailleurs, ce sont des dérives qu'on connaît dans dans certaines communes, notamment celle géré par l'extrême droite. Et je vous voyais venir là-dessus, c'est pour contre. Non mais [rires] non mais par contre vous avez raison sur la question des salles privées, il y a la question du trouble à l'ordre public et donc là c'est en effet plutôt une action qui doit être concerté entre les maires des communes et les préfets. [rires] Et puis il y a aussi une question quand même de droit du travail parce que ce qu'on a vu dans tous les témoignages euh qui sont ressortis euh des agissements de de Patrick Bruel et quelque part de son mode opératoire, c'est qu'on a beaucoup de témoignages de femmes qui ont été agressées sur les lieux des spectacles, dans les loges, dans les couloirs, dans les coulisses.
Donc là, mettre en perspective les accusations par rapport au risques. Et là en fait, on a une obligation de la part des employeurs de protéger leur salariés face à la au risque d'agissement sexiste ou de violence sexiste et sexuelle. Ce qui vaut pour les tourneurs privés comme pour les municipalités.
Et d'ailleurs, il y a eu une demande que le ministère et non pas cette fois-ci le législateur que le ministère intervienne pour retirer sa licence de producteur à Patrick Bruel puisqueen fait il autoproduit sa tournée. Tout à fait. C'est c'est pour ça que finalement il a pris la décision parce que on nimagine pas un producteur se dire allez je vais parce que je continue ou même des assurances d'ailleurs.
Oui en plus des assurances. Pascal Girald sur la possibilité d'un élu finalement de décider ou non de la programmation. Bon, c'est toujours un peu aussi le cas quand même.
Oui. Indirectement. Je pense que les maires de France ont suffisamment à faire pour pas endosser cette cette responsabilité pardon supplémentaire qui consiste à autoriser ou ne pas autoriser un spectacle, une exposition, quoi qu'il en soit.
Bon euh [gémissement] ça risque de lui retomber dessus au maire. Il autorise euh bon trouble à l'ordre public, il autorise pas et ben problèmes commerciaux avec les hôtels du coin, avec les restaurants et cetera et cetera. C'est très difficile.
Mais en tout cas, la logique voudrait que un maire de France n'a pas à se mêler de ce genre de choses. Et si quelqu'un doit faire le ménage et doit faire la police, c'est au niveau du préfet. Bon, on est déjà hein dans cette première partie de notre débat.
Je rappelle la question #tag Patrick Bruel. Les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ? On est dans un aspect un petit peu plus institutionnel sur le droit, sur le rôle des maires bien sûr, comptez sur nous.
Dans la 2è partie, nous allons traiter de la question des concerts de Patrick Bruel et de la décision de de l'artiste accusé de se livrer sur scène. Euh alors donc Louis de Kergorlet. Oui.
Pour conclure donc pour une quinzaine de mères qui se sont positionnées officiellement contre la venue de Patrick Bruel, pour l'instant il y en a trois qui ne se sont pas opposés à sa venue. Vous avez Serge Droit à Orléan, Éric Sioti à Nice et Jean-Luc Moudin à Toulouse. Et dernière petite précision, bah un peu en lien avec ce que ce que vous évoquiez.
Alors, seul en fait, seules les villes qui gèrent directement l'espace de concert peuvent interdire aujourd'hui la venue de Patrick Bruel et c'est le cas notamment du maire de Chartre qui gère directement. Donc lui aura la main mise sur la venue ou non de Patrick Bruel. D'accord.
Venue. Un maire comme le maire de Toulouse, monsieur Moudin, dit enfin, il dit dans un premier temps, c'est la liberté d'expression hein, il a utilisé aussi ses termes. Oui, c'est ça.
Vraiment laisser la justice faire son travail. D'ailleurs, pour rien vous cacher, on essayait de le faire intervenir et voilà, il a souhaité ne pas non plus apporter à la polémique, juste dire il ne faut pas s'opposer à sa venue point. On en fait pas plus.
Oui, c'est un petit peu comme Pascal Giral tout à l'heure, c'est-à-dire euh non, j'irai pas son concert, mais bon euh pourquoi euh il y a il y a peut-être, si vous permettez, il y a peut-être un dans le sujet qu'on aborde ensemble, il y a aussi un double un double biais. Il y a le premier biais qui est de dire je me positionne pour des questions de justice, de moralité et je refuse que soit organisé tel et tel concert parce que je suis choqué par ce qui est prétendument possible et et des faits qui sont reprochés à Patrick Bourel. Donc, il y a une dimension morale de justice et il y a après une question de trouble public et et et tout le sujet c'est aussi et pour un maire comme pour un préfet, c'est aussi de savoir si euh organiser laisser organiser un concert dans une sphère complètement privée euh quelle assurance on a h que à la sortie du concert, il y ait pas des manifestations, il y ait pas des dérapages et cetera et cetera parce que vous par exemple Raphaël Réy Leleu qui est militante féministe, vous êtes peut-être au fait, c'est-à-dire que est-ce que par exemple il y a des manifestations qui sont prévues déjà des actions en amont de ce concert et donc que clairement on peut dire oui, c'est dangereux de l'organiser.
Alors en fait, je ne suis pas d'accord avec ce lien logique là très spécifiquement puisque ça n'est pas parce qu'il va y avoir des manifestations féministes que c'est dangereux de l'organiser. Moi moi j'ai juste parlé de manifestation, j'ai pas dit féministe. Je sais mais bon en l'occurrence sur la tournée de de Patrick Bruel, je pense que ce sont plutôt des manifestations féministes et je vous prends un autre exemple.
Les faits ne sont pas comparable. Par contre, la modalité d'action militant, c'est lorsque euh Quentin avait refait une tournée, il y avait eu des mobilisations féministe avant chacun de ses concerts. Et en fait, à aucun moment euh le concert en lui-même, les spectateurs, les spectatrices ou même Bertrand Kant ont été mis en danger d'un manière parce que j'avais mal compris.
Oui, donc c'était bien sûr des des manifestations éminemment pacifiques et je n'ai aucun doute que les manifestations qui auront lieu à la proximité des concerts de Patrick Bruel seront également pacifistes puisque ça ça fait partie du [raclement de gorge] cœur des valeurs féministes. On milite pour l'abolition des violences pas pour en perpétrer de nouvelles. Là, ce qui est intéressant, je trouve aussi, c'est cette demande de prise de position des maires quand la salle est communale notamment parce que finalement, on leur demande d'avoir un avis.
Et je reste convaincu que la ligne est en train de bouger et heureusement, mais je reste convaincu qu'il s'agirait d'un autre type de crime. Il ne viendrait à l'esprit de personne de se dire "Cet homme est accusé d'un braquage à main armé et tiens, si j'allais le voir en concert." Par contre, les violences sexistes et sexuelles, comme on a encore en esprit que ça relève quelque part de l'intime et de la sphère privée, il y a toujours ce truc qui nous laisse entendre que peut-être le crime ne serait pas si grave ou pas si évident. et qu'en tout cas que le positionnement ne serait pas d'être l'auteur d'un viol que d'un cas que d'un je suis d'accord avec vous mais malheureusement si l'impunité a été aussi massive pendant si longtemps c'est parce qu'on n' pas eu le même traitement des violences sexistes et sexuelles pendant parce que ça peut être parole contre parole c'est ça j'ai pas j'ai pas tout à fait la même lecture et et le sujet c'est pas de savoir qui a raison c'est pas ça mais c'est que je pense que ce qu'il y a de de d'un peu troublant dans cette affaire c'est que ce chanteur bénéficier d'une côte de popularité gigantesque.
Et donc je pense que pour chacun euh il y a il y a il y a une part de euh je je dois je dois quelque part me renier parce que je lui ai apporté euh c'est le syndrome Michael Jackson c'estàdire personnelle bien sûr c'est le syndrome Michael Jackson c'est-à-dire c'est c'est le la star historique de l'histoire de la pop Michael Jackson mais quand on apprend qu'il a les pratiques qu'il avait Ouais voilà Pascal Girald le fait que les maires se prononcent c'est intéressant parce que ça montre aussi pour les victimes que on prend en compte c'està-dire dire que le chanteur va aller chanter mais quand même certes, mais on peut se prononcer que quand il y a un avis euh une justice quand la justice a été rendue ensuite on fait on fait et c'est en ça que la comparaison avec l'attaque à armée c'est ou donc jusqu'à maintenant tout ce tout ce jugement définitif est encore dans le flou donc c'est ça qui ajoute quelque part quelque part est-ce qu'on pourrait pas et c'est pas du tout provoque mais est-ce qu'on pourrait pas acter le fait que dans de cette discussion là, si on considère, si on on reprend vos propos sur le l'absence de de de risque de trouble public lié au caractère pacifiste des des mouvements féministes, du coup, il y a il y a cet élément de de trouble qui est plus possible. Donc on se place uniquement sur la dimension entre guillemets morale et et alors droit du travail vous avez raison mais comme la justice n'est pas encore passée et ça pose vraiment un vrai sujet profond de liberté individu enfin de liberté la question c'est s fait la question c'est s'il fait ça le comble c'estàd que si des gens vont voir quelqu'un qui est quand même suspecté de ça bon ça enfin moi moi moi moi j'irai pas à quoi le voire c'est là où en effet c'est une question aussi d'éthique personnelle et d'acceptation social ce qui est important de se dire c'est qu'en En fait, il n'y a pas et il n'y a jamais eu et jamais aucun collectif féministe de ma connaissance et j'en connais un paquet, n'a jamais demander l'interdiction administrative de la tournée de Vruel ou de Kanta. Parce que ça n'est parce que oui, il y a une question de liberté fondamentale et en fait ce qui est interrogé, ça n'est pas la liberté pour ces hommes de monter sur scène, de prendre une guitare et de chanter.
C'est l'interrogation sociale de est-ce qu'on est à l'aise avec ça ? Hm. Bon, vous savez, c'est tellement passionnant que j'allais et merci à notre réalisateur Maxime Sena qui m'envoie la petite musique.
C'est vrai, c'est le moment de la respiration mais c'est passionnant hein ce débat. Maximut faut bien manger quand même. Voilà.
Alors, il faut manger. On revient tout de suite hein, on continue. Restez avec nous. 17h20h, les vraies voix sud- sud radio Frédéric Brindel. 15 maires de commune se prononcent pour l'annulation des concerts de Patrick Bruel.
Le chanteur doit se produire dans une trentaine de villes à partir du 2 octobre prochain malgré les 30 de plaintes et quatre mises en examen dont il fait l'objet. Notre débat hashtag bruel. Les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leur ville ?
Nos trois vraies voix ce soir Pierre Yve Martin, Raphaël Réy Leleu, Pascal Giral. Nous avons bien avancé dans la réflexion dans l'idée. On voulait avoir votre réaction au 0826 300.
C'est le principe. Je crois que Brigitte de Céarne est avec nous. Bonsoir Brigitte.
Bonsoir Frédéric. Bonsoir à vos invités, aux auditeurs. Bonsoir.
De Nandi, c'est ça hein ? Oui, c'est ça. C'est c'est à côté d'où déjà Nandy ?
Euh c'est pas très loin de Meulin, on va dire. Oui, voilà. C'est dans le sud.
C'est dans le sud. Ouais. C'est le sud de la C.
C'est le natif de mot que je suis qui cherchait un [rires] peu au sud parce que c'est un des plus grands départements he quand même. Ouais. Ouais.
Il y a il y a plus de 80 km qui nous séparent. [rires] Oui, ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup.
Alors, en revanche, peut-être ce qui nous rassemble, c'est cette réflexion sur ces mères. Vous êtes avocat, c'est ça Brigitte ? Vous en pensez quoi ?
C'est ça. Alors, bon, moi déjà, il y a il y a une chose qui qui m'orifi un petit peu, c'est tout ce qui est le la justice en dehors de d'un tribunal, si vous voulez, parce que je suis avocat et parce que je trouve ça extrêmement dangereux. Hm.
Et le problème c'est si ça se passe comme ça aujourd'hui, c'est précisément parce qu'il y a des défaillances dans la justice, parce que ça va pas assez vite et ça c'est on a un état faible, donc c'est pas faire régner l'ordre comme il le faudrait non plus. Et donc du coup ben on rend la justice un peu sur un tribunal médiatique ou euh ou par le biais d'un maire ou par le biais d'autres de de diverses manifestations. Nous nous d'ailleurs ce qu'on est en train de faire hein, moi journaliste avec mes mes trois éditorialistes, c'est ce qu'on fait.
Ouais. Alors moi personnellement, ça ça me fait très peur parce que la présomption enfin d'innocence, c'est quand même un principe fondamental de la justice. H alors je sais bien qu'aujourd'hui la justice, c'est la loterie.
Je sais bien que je je suis bien placée pour le savoir. Énormément de gens sont déçus et et n'ont plus confiance. Le problème, c'est que vous par exemple, je vais prendre l'exemple d'Harry Habitant, il a été innocenté.
Il y a d'autres gens qui sont tous les jours qui qui ont des non lieux parce que en réalité la plainte qui a été portée bah n'est pas caractérisée d'un point de vue pénal. H moi je connais pas le dossier Patrick Noël donc j'irais pas me prononcer là-dessus d'un point de vue strictement du dossier. Ce que je sais par contre c'est que les avocats ou les gens qui font fuiter des éléments font toujours fut des éléments les éléments qui les arrangent.
Vous voyez ce que je veux dire ? Mais mais justement je je disais dans mon lancement Brigitte que bon il y avait les plaintes mais il y a aussi les mises en examen. Quand il y a quatre mises en examen, c'est qu'il y a quand même déjà une étape supplémentaire.
Non Brigitte ? Écoutez oui des en fait la mise en examen si vous voulez c'est surtout pour permettre de à Patrick Burel de pouvoir aussi se défendre. Ça ça lui permet aussi d'avoir accès au dossiers de se défendre d'apporter ses propres arguments, de pouvoir auditionner des gens.
Enfin, c'est c'est quelque part quand il y a on va dire des présomptions, c'est normal qu'à un moment donné, on mette quelqu'un en examen. H euh je veux dire, c'est c'est pas c'est pas quelque chose de complètement déconnant dans la procédure et c'est pas parce que vous êtes mis en examen que vous êtes coupable. Bon, c'était très important votre Oui, juste vous allez-y pour conclure finir sur sur Gérard Miller.
Gérard Miller, lui, il a été bah oui, je veux dire, il a été mis en examen pour des faits de viol et compris sur des comment dire des des jeunes filles, des mineurs. Euh, on l'a autorisé sous contrôle judiciaire à partir en vacances en IPTI. Voilà, j'ai pas vu les féministes et les LFistes aller manifester ou crier à sur le BD.
Donc, si vous voulez. Et je pense aussi que que les maires n'ont pas se mé de ça non plus. Le juge aurait très bien pu dire à Patrick Bruel, vous avez un bracelet ou vous restez chez vous à résidence et euh vous n'avez plus le droit de travailler.
Le le juge avait tout simplement le la possibilité de de lui dire de mettre un contrôle judiciaire en place et de dire bah vous ne vous approchez plus de femme parce que je considère que c'est trop grave ce que vous avez fait ou ce que vous potentiellement vous pourriez être condamné. Donc voilà. Merci Brigitte.
Vous nous vous placez le débat exactement où je souhaitais qu'il aille. Alors, c'est vous qui nous l'avez lancé. Merci beaucoup Brigitte.
Et Pascal Girald. Réaction évidemment sur la présomption d'innocence. Mais alors oui, mais là on a des personnages publics, ils ont des avantages considérables.
Euh Bruel, il arrive quelque part. Allez, monsieur Bruel, c'est pour moi l'adition machin tout ça. Moi, je suis allé l'interviewer à Beris, il était là.
Il m'a il m'a renvoyé comme si j'étais un guu allez va-ten. J'ai rien dit. Ah bah, désolé monsieur Bruel.
Aujourd'hui, je suis content de parler de ça, vous voyez, parce que il m'avait mis la haine, quoi. Bon, bref, mais c'est des avantages, des inconvénients, ça fait partie du jeu parce qu' notre auditrice vient de le dire, tout ça part du constat que notre justice ne va pas assez vite et n'est pas assez clair sur certains sujets, notamment celui-là qui est un vrai sujet de société urgent et manifestement dilué dans un espèce de brouillard où où tout le monde a sa propre opinion, pas assez tranché. Est-ce qu'elle pourrait aller plus vite Pascal quand même ?
Parce que il faut il fa pour moi c'est pas pour moi ouais je on peut faire une partie de pingpong ou pas ensemble ? Vas-y. Pour moi, pour moi, c'est pas forcément le sujet de la rapidité sur cette affaire-là. [toux] C'est plus que ce que vient de dire l'avocate qui était en ligne avec nous, c'est euh que le juge pouvait tout à fait décider de mettre en place des dispositifs de contrôle judiciaire qui empêchaient Patrick Bruel de de chanter, de faire des d'organiser des concerts et et que du coup si ça n'a pas été fait, il y a une question, c'est et là vous allez pouvoir me répondre euh il y a une question c'est est-ce que le juge ne l'a pas fait parce que dans le dossier, il y a pas suffisamment d'éléments ou est-ce que la les avocats de Patrick Burel ont était très convaincant.
Euh je j'ose espérer qu'il a pas fait en son âme et conscience parce qu'il avait des billes pour pas le faire. En tout cas, ce n'est pas dans ce cas-là au maire puisque c'est la puisque c'est le sujet d'origine de prendre la décision à sa place. Ouais.
Raphaël Réi Leleu sur ce que disait l'avocate. Alors c'est vrai hein, les les les gens de justice sont très attachés à cela. Mais est-ce que c'est une justice traditionnelle quand il s'agit d'une icône ?
En fait, je suis moi-même attachée à la présention d'innocence qui est un principe du droit et aussi une modalité d'organisation de la procédure. La chose étant que Patrick Bruel est en effet un personnage public et donc il s'expose au débat public et ce que nous sommes en train de faire sur ce plateau et ce que sont en train de faire en fait des centaines de millions de français et de françaises de milliers pardon quand million faisons-nous plaisir s'il vous plaît. Merci.
Mais en fait à chaque fois qu'on débat de ce sujet on en débat. Nous ne sommes pas en train de prendre une décision judiciaire. Nous ne sommes pas en train [raclement de gorge] de le condamner.
Par contre, avoir ce débat, c'est extrêmement important pour interroger la rapidité de la justice, pour interroger même l'évaluation de la dangerosité qui est euh l'une des raisons pour lesquelles un contrôle judiciaire est décidé ou pas. Et puis pour interroger également les mécanismes de l'impunité parce que ce qui est terrifiant dans l'affaire Patrick Bruel, c'est que s'agit en réalité d'une succession d'affaires durant des décennies. Bon, on a fait une petite consultation auprès de vous les auditeurs de Sud Radio.
Certains d'entre vous prenez la parole comme Brigitte il y a un instant, puis d'autres laissez des petits commentairees. On en parle tout de suite pour conclure ce débat passionnant. 17h20h, les vraies voix sud radio.