Meilleurs moments du débat sur l’écologie organisé par les Shifters à Grenoble
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L'écologie sans lutte des classes, c'est du jardinage. Il n'y aura pas d'avenir climatique sans révolution internationale. Il faudra s'organiser notamment dans des partis communistes révolutionnaires.
On est convaincus que pour faire face à la crise actuelle, ce ne se fera pas dans les institutions, qu'elles soient municipales, qu'elles soient nationales ou même internationales. L'ensemble des COP montrent cette incapacité à régler ça dans les institutions. Les capitalistes qui basent toute leur stratégie sur la question du profit en exploitant à la fois les travailleurs et les travailleuses, mais aussi l'ensemble des ressources naturelles, ils n'ont aucun intérêt à adresser vraiment cette crise climatique.
Nous, on s'est intéressé un peu aux 50 sites industriels les plus émetteurs en gaz à effet de serre et on est tombé en 9e position sur Vika. Vika qui finance notamment le Shift Project. Pour nous, la solution pour transformer la production Vika mais de l'ensemble de l'industrie, c'est l'expropriation des patrons et la prise du pouvoir par les travailleurs et les travailleuses et le contrôle des moyens de production.
En été 2025, il y a plus de 15 000 personnes qui sont mortes des conséquences du dérèglement climatique, rien que dans les grandes villes européennes. Et aujourd'hui, il y a 36 % des travailleurs qui sont exposés à des conditions de climatique extrêmes. Ces personnes-là qui sont en première ligne, c'est souvent les travailleurs et travailleuses du BTP, les ouvriers agricoles et les travailleurs du milieu hospitalier.
L'été dernier, à l'hôpital de la Salle Pétrière à Paris, il y a des journées où il faisait plus de 34 à 39 degrés dans certains services de l'hôpital. Une de nos revendications principales, c'est non seulement l'extension et la gratuité de l'ensemble des services publics essentiels à la population, mais aussi leur adaptation à la situation actuelle et à venir. Et la seconde revendication qu'on veut porter là-dedans, c'est l'opposition au budget austéritaire.
Nous, l'argent pour répondre aux besoins essentiels de la population et l'adaptation des services essentiels, on pense qu'il faudra aller le chercher là où il est, c'est-à-dire dans le budget de l'armée qui a augmenté de 6,4 milliards d'euros rien que cette année, dans les poches du patronat, des actionnaires, des milliardaires qui sont responsables de la situation actuelle. Nous, on ne fait pas de promesse électorale, la seule promesse qu'on fait, c'est qu'on continuera à se mobiliser aux côtés des travailleurs et des travailleuses et qu'avoir des élus communistes révolutionnaires à la mairie, ce sera un point d'appui pour l'ensemble des luttes. C'est irresponsable de se concentrer uniquement sur des petites mesures locales pour faire face à l'ampleur de la crise actuelle et à venir.
Il faudra exproprier le patronat et que les travailleurs et les travailleuses reprennent le contrôle des outils de production. C'est eux qui les connaissent le mieux, ils sont donc le plus à même de les faire fonctionner dans l'intérêt de tous et toutes. Il n'y aura pas d'avenir climatique sans révolution internationale.
Il faudra s'organiser notamment dans des partis communistes révolutionnaires. Le fait de voter pour nous, c'est faire entendre l'ensemble de ces revendications et donner confiance à celles et ceux qui regardent vers nos idées.