Trump/Venezuela - Il n’y a pas de bonne invasion.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous entrons avec l'intervention des États-Unis d'Amérique au Venezuela dans une nouvelle phase dramatique de l'histoire de notre monde, celle où les États-Unis d'Amérique, renouient avec euh leurs habitudes impériales les plus détestables, interviennent sur leurs voisins et menacent tous les autres. C'est une fois de plus le pétrole qui est la cause réelle de cette intervention. La lutte contre le narcotrafic n'étant qu'un prétexte. le pétrole qui est déjà justifié tant d'interventions dans le monde, tant de dégâts, tant de morts en Afghanistan, en Irak et cette fois-ci au Venezuela, de sorte que avec l'enlèvement du président Maduro et la prise de contrôle de ce pays par les États-Unis d'Amérique qui prétendent, comme on vient de l'apprendre à l'instant de la bouche même de monsieur Trump, il est clair que c'est une sorte de main mise étendue qu'opère les États-Unis d'Amérique sur la ressource qui font de leur puissance et rien d'autre. donc du pur impérialisme.
Il est conernant de voir que dans un tel contexte, on retrouve la même indifférence au fait qu'il y aurait dans cette situation de poids de mesure. Il y aurait des bonnes et des mauvaises invasions. Le Venezuela serait une bonne invasion et celle qui a eu lieu en Ukraine à juste titre est une mauvaise de la même manière que nous considérons-nous que celle qui a eu lieu à Gaza en est une mauvaise.
Non, il n'y a que des mauvaises invasions. Nous ne pouvons définitivement pas accepter et je le dis avec toute la solennité qu'il faut donner. Ce n'est pas une aventure particulière dans un recoin du monde.
Le droit international est la seule garantie de paix que nous ayons. Il y a aujourd'hui, à l'heure à laquelle nous parlons, 126 nations qui ont un conflit de frontière avec leurs voisins, c'est-à-dire 75 % des nations, 55 sont déjà en état de guerre. Dès lors, il ne faut accepter aucune dérogation.
Mais qui est en état de faire respecter de telles règles quand ceux qui sont membres permanents du conseil de sécurité les violent et interdisent qu'on les applique ici et là ? Telle est la situation dans ce contexte ? Comme il est dommage de voir que la France ne s'exprime pas, que le président de la République française délègue à son piteux ministre des affaires étrangères des propos confus qui ne désignent ni les responsables ni les coupables, ni disent qu'il faut soutenir.
La France a-t-elle une autre possibilité sur la scène internationale que d'être totalement radicalement indépendante, c'est-à-dire non alignée ?
Jean-Luc Mélenchon