Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1· 12 février 2026 11 min

Retailleau candidat à la présidentielle en 2027 : "il a été plus macroniste que les macronistes"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin soir 19h 21h Pierre de Villena pour m'accompagner jusqu'à 20h Catherine Net bonsoir bonsoir Pierre bonsoir Antonin André chef du service politique [musique] du JDD bonsoir Laurent Jacobelli bonsoir Pierre de Villon député de Moselle vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale. Ça ne vous a pas échappé Bruno Retaillot a officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2027 on écoute le président DLR. Nous n'avons plus le droit de faire payer nos dettes à nos enfants.

Nous devrons faire des économies et donc faire des choix. C'est pourquoi j'assume de donner la priorité au travail plutôt qu'à l'assistana. Je serai le protecteur de la France des travailleurs, pas de la France des profiteurs.

Enfin, je veux agir pour faire renaître la fierté française parce que rien n'arrête les peuples fiers, rien. Oui, je serai le président de l'ordre, de la justice et de la fierté française. Je suis convaincu que ces attentes sont majoritaires dans le pays.

Oui, une majorité nationale existe et j'entends qu'elle soit respectée. Je ne ferai pas une politique pour des clientèles ou pour des minorités. Je ferai une politique pour toute la nation.

Voilà donc ce que dit Bruno Rotaillot. Ça vous laisse chaud, froid, de glace ? Monsieur R a bien le droit d'être candidat à la candidature pour la présidentielle.

Il est pas le premier hein. Euh monsieur Vquier, monsieur Bertrand, ils sont nombreux les LR. Il y aura bientôt oh il laissz entrevoir dans la presse.

Il y aura bientôt plus de candidats à la candidature que d'électeurs chez les vous dites candidat à la candidature. Bah oui parce que ou alors les trois vont être candidats, je sais pas comment ça se passe dans leur boutique. Maintenant ils sont plus très nombreux.

En tout cas, il semblerait qu'il s'affranchit d'une primaire s'il s'il va aussi loin. Écoutez, si le sujet des présidentiels n'était pas sérieux, je me serais permis de rire en entendant monsieur Rota par manque de respect, mais on a l'impression que Bruno Rotaillot candidat veut attaquer le bilan de Bruno Retaillot ministre. Il nous parle de fierté française.

Ben, il a été celui qui a fait exploser tous les records d'immigration. Il nous parle d'ordre. Donc, vous vous dites qu'il n'a jamais essayé de faire quoi que ce soit en matière d'immigration ou d'ordre.

Ah ben il a été plus macroniste que les macronistes. C'est-à-dire qu'il a été dans le même gouvernement que Madame Bern, que monsieur Rebsamen. C'est-à-dire que pour exister, il a accepter de travailler avec les socialistes.

Quand on parle d'ordre et de sécurité, c'est tout à fait antinomique. Il nous dit qu'il veut retrouver et aider la France qui travaille. Bravo.

Mais que n'y a-t-il songer plutôt lorsqu'il a aidé à faire passer des budgets où il y avait 20 30 milliards d'impôts supplémentaires où on augmentait la CSG des retraités. On a l'impression que monsieur Retaillot euh est-ce qu'il était pas dans un gouvernement de coalition ou sur le budget ben il avait pas forcément la main et sur l'immigration contrairement moi je me souviens par rapport à Jean-Noel Barreau quand Boem Sansal était dans les jaules dans les jaules algériennes et qu'il fallait faire quelque chose sur les OCUTF. On a l'impression quand même que ça bougeait un peu.

Vous êtes sévère Laur non il s'agitait beaucoup. Oui. Il allait sur les plateaux de télévision dire je vais faire plier l'Algérie et grosso modo il a perdu.

Voilà, on a augmenté le nombre de visas pour les Algériens et Emmanuel Macron qui avait déjà un genou à terre euh auprès euh de monsieur Tboom en a mis un 2uxè euh aidé par monsieur Barreau. Mais à ce moment-là, la France, elle a besoin d'un dirigeant qu'elle respecte, quelqu'un qui donne un cap, quelqu'un qui a des convictions. Moi, je peux comprendre qu'il est cru euh euh par l'intérieur euh changer vouloir changer la macronie, mais quand il voit qu'il arrive pas, il part.

Et il ne part pas parce que on refuse que ses proches deviennent ministres. Non, il part pas pour son intérêt personnel. Il aurait dû partir au moment où il avait perdu toutes les batailles.

La bataille contre l'immigration, la bataille contre l'insécurité, la bataille diplomatique contre l'Algérie. Il a démissionné trop tard. C'est ce que vous dites.

Bah, il a démissionné par intérêt comme il a été ministre par intérêt et honnêtement son bilan parle contrô. Il n'a pas du tout être il veut pas être président par intérêt en tout cas il dit par fierté et pour la nation et pas pour lui, pas par opportunise. Voilà ce qu'il dit.

Dommage que cette fierté il ne l'it pas revendiqué. Oui, pour contrebalancer un tout petit peu vos propos, dire que Bruno Roto n'est pas un homme de conviction, je trouve que ça n'est pas très pas juste parce que c'est au contraire quelqu'un qui a des convictions et je crois que les Français l'ont bien perçu. C'est quelqu'un qui est de cette droite libérale et assez conservatrice sur le fond, ce qui d'ailleurs rejoint un peu ou prou certaines de vos valeurs.

Et par ailleurs, il y a une époque quand même pas si lointaine lors de laquelle Bruno Rotaillot par par sa doxa et par ce qu'il ce qu'il représentait au gouvernement inquiétait un peu le Rassemblement national et je me rappelle d'une époque pas si lointaine où c'était un sujet parce qu'il avait quand même une certaine connexion avec les Français et qu'il était dans les baromètres de popularité comme perçu comme incarnant une forme de droite de l'ordre qui avait fait tout de suite aujourd'hui vous délég Je non, je me dénigre pas. Je connais bien le Rassemblement national et s'il y a bien quelqu'un qui nous a jamais fait peur, c'est monsieur Retillo. Euh mais vous en parliez tout le temps parce que j'en parle encore maintenant parce qu'on me pose la question.

Là sans un garçon poli, vous savez, on m'invite, je réponds aux questions. Voilà, j'aurais préféré parler d'autres choses. Mais attendez, mais quand on avait l'impression qu'il vous gênait parce qu'il venait un peu sur vos plats de bandes et quand même quand on écoutait, on avait l'impression qu'il y avait un mot d'ordre venu d'en haut et qu'il fallait taper sur Brono Rotaillot tout le temps.

Enfin, je sais bien que certains en ont fait leur chouchou. Certains se sont dit puisqu'il va parler comme le RN, il va lui piquer 10 voiles. Le problème, c'est que parler comme le RN et agir comme Emmanuel Macron, ça marche pas.

Voilà. Et monsieur Rataillot euh s'il avait été sincère aurait accepté une vraie alliance. Alors à ce moment-là, s'il veut de l'ordre, s'il veut moins de d'insécurité, moins d'immigration, moins d'impôts, pourquoi lorsque il y a eu un accord pour les législatives entre les LR et le Rassemblement national, il a fui pour aller aider Emmanuel Macron ?

Il y a des divergences économiques qui sont quand même massives. C'est-à-dire que il est pour le recul de l'âge de la retraite notamment et sur une maîtrise des comptes publics qui n'est pas forcément connectée à votre à votre budget à vous. Et quand on est pour l'équilibre des comptes publics, on n'accepte pas de travailler avec ceux qui ont créé 1300 milliards de dettes.

On n'accepte pas un budget en déséquilibre. Oncepte pas un budget où il y aura 37 milliards de dépenses de l'État supplémentaire. Il y a un moment, il faut être cohérent.

Moi, vous savez, je respecte toutes les opinions. Je respecte toutes les opinions, mais à un moment, il faut être cohérent. Euh, Druon disait euh il y a deux partis de gauche en France dont un s'appelle la droite, monsieur Retaillot est donc président du 2è parti de gauche.

La question pourrait être posée autrement. Laurent Jacobeli, imaginez, euh vous auriez été à sa place au ministère de l'intérieur. Qu'auriez-vous fait ? vous auriez claqué la porte au bout de 2 jours parce que vous voyez que finalement sur d'autres sujets que l'immigration ou les sujets inhérents au ministère de l'intérieur ne fonctionne pas.

Vous auriez dit et dans ce cas-là qu'aurait passé les Français ? Bah regardez regardez Laurent Jacobelli, il part au bout de 2 jours parce que finalement il veut pas surmonter la tâche. L'opinion est est disparate.

Les gens réagissent différemment par rapport on peut pas dire que que Bruno R je rejoint Anton André. peut pas dire enfin en tout cas les les gens quand on les interroge dans les sondages [raclement de gorge] ne disent pas que Bruno Rota n'a pas essayé de faire quelque chose en tout cas en matière d'immigration de renvoi des EQTF et ce bien sûr il a échoué parce que c'était un un gouvernement de coalition et vous savez très bien comment fonctionne comment fonctionne la République. Excusez-moi.

Il y avait pour les législatives une union entre 2024 une union entre LR et RN. Voilà, monsieur Raillot aura très bien pu dire "Moi, je veux de l'ordre, je veux moins d'immigration, je veux moins d'impôts, j'ai un parti qui me tend la main, le patron du parti l'accord, OK, j'en suis." Et plutôt que de faire barrage, vous savez, au Rassemblement national, il nous aurait aidé à gagner.

Il aurait été peut-être, j'en sais rire [raclement de gorge] de ce gouvernement. Et là, croyez-moi, avec Jordan Bardella, premier ministre, il aurait eu les moyens d'agir, mais d'avoir imaginé qu'il fallait faire barrota. Est-ce que si Bruno Rotaillot vous avait tendu la main à l'époque, est-ce que Marine Le Pen n'aurait pas dit "Écoutez, monsieur Rotaillot, je vous respecte, vous êtes très gentil mais on n' pas besoin de vous parce qu'on est suffisamment euh Je veux bien qu'on fasse euh si on avait signé un accord avec les républicains, je rappelle qu'Éric Soti qui a signé cet accord était patron des républicains à l'époque.

Euh c'était probablement, j'imagine, pour travailler ensemble, pas simplement pour leur donner un strapentin. C'est bien évident. Vous ave monsieur concrètement tous les jours.

Tous les jours bien sûr, il n'a pas juste un strapontin de l'IDR qui est une espèce de satellite, serait mal le connaître. Je crois que d'imaginer qu'il se contente de ce type de de fonction, c'est quelqu'un de conviction. On travaille très très bien ensemble.

On a énormément de points communs, quelques points de divergence sur lesquels nous travaillons. Chacun apporte à l'autre. Monsieur Retaillot a fait un choix, celui d'Emmanuel Macron, il est le temps de l'alternance à Emmanuel Macron.

On ne peut pas accepter, je crois en tout cas quand on est de droite que quelqu'un qui a travaillé avec Macron fasse ça. Et d'ailleurs, moi j'ai une pensée amicale. Je viens de la droite hein pour tous les électeurs.

Vous êtes de la droite de gouvernement puisque la le RN c'est de la droite aussi. Je je viens de la droite dans l'extrême droite. Non, pas du tout.

Je pense que nous sommes un parti de rassemblement qui doit rassembler tous les Français. Mais monsieur Retaillot a fait aurait pu faire un autre choix. Il ne l'a pas fait.

Ça montre bien que ses convictions ont une limite, c'est sa carrière. Mais et sauf que encore une fois, vous parlez d'immigration, d'ordre de sécurité sur lesquels effectivement il vous rejoint. Sur le plan économique, il y a des grandes divergences et des grandes ambiguïés au Rassemblement national qui aujourd'hui ne conforte pas, sachant que le mur budgétaire va être un sujet essentiel de cette présidentielle.

Un parti qui est pour que l'âge de la retraite soit reculé à 60 ans euh ne paraît pas très réaliste du point de vue des républicains. Et une partie d'ailleurs une partie de l'électorat de droite attend de ses gouvernants un sérieux budgétaire qui jusqu'à présent n'est pas forcément le gage de crédibilité du Rassemblement national. Non, mais je ne je je n'accepterai pas de recevoir de leçons de de DLR ou de qui que ce soit d'ailleurs qui ont plongé la France dans euh la dette, dans l'impôt.

C'est c'est aussi le confort de l'opposition ça. Quand on est dans le confort de l'opposition et qu'on est pas au mal et qu'on est pas au responsabilités que soit l'opposition de critiquer sans arrêt en disant si j'étais là. Je vais me permettre de corriger ce que vous avez dit parce que je veux bien qu'on débatte mais qu'on débatte sur des choses réelles.

Nous ne sommes pas pour la traite à 60 ans si ce n'est pour ceux qui ont commencer à travailler mineur dans des métiers durs, ce qui est pas la généralité, on est pour 42 annuités. Et vous voyez, [raclement de gorge] nous nous sommes ambitieux pour notre pays parce que aujourd'hui, pourquoi il y a un problème dans les caisses des retraites ? C'est qu'il y a pas assez de boulot.

Les boulots qui sont créés ne sont pas assez productifs et qu'il y a pas assez de natalité. Nous, on veut travailler sur tous ces points-là. Ceux qui nous disent il faut reculer à 67 puis à 68 puis à 69 d'ailleurs reviendront tous les ans nous expliquer qu'il faut reculer l'âge de la retraite.

Pourquoi ? Parce que en France on ne crée plus d'emploi. Les chiffres du chômage vient de le montrer et on désindustrialise et donc on ne se donne pas les moyens de financer les retraites.

Si on arrête avec la mondialisation si est la priorité de la commande publique sur les entreprises françaises qu'on soulage les entreprises de tout un tas de normes, de tout un tas d'apôts, il y aura un nouveau créancient d'emploi, donc cotisation sociale et donc retraite avec 42 annuités. Voyez, il faut avoir une vision positive et ambitieuse pour le pays.

Retailleau candidat à la présidentielle en 2027 : "il a été plus macroniste que les macronistes" — Bruno Retailleau · Pourquijevote