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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 23 octobre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Violences du 17 octobre : le gouvernement a perdu le contrôle ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Stéphane Peu, face à ce chaos social et sécuritaire, est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a encore le contrôle ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Pierre Jean Rochette, est-ce que le gouvernement est d'une certaine manière responsable de ce chaos social et sécuritaire ?

  • 5:38RelanceRéponse directe

    Justement Pierre Jean Rochette, est-ce que cette violence elle ne monte pas d'autant plus que l'exécutif ne répond pas actuellement aux revendications sociales ?

  • 7:34OuverteRéponse directe

    Stéphane Peu, sur les revendications sociales, quelle réponse concrète vous demandez au gouvernement ?

  • 9:36OuverteRéponse partielle

    Pierre Jean Rochette, il faut mettre plus d'égalité pour nos jeunes ?

  • 10:58OuverteRéponse directe

    Stéphane Peu, est-ce que Jean-Luc Mélenchon attise d'une certaine manière cette colère pour gagner des points dans la campagne présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08SPEAKER_XXFait
    « Depuis plusieurs semaines et ce weekend, singulièrement, le gouvernement a failli. L'État a failli, la République a vacillé. »
  • 2:49Stéphane PeuFait
    « Non, euh je pense qu'il contrôle pas la situation et qu'il est dans une fuite en avant euh euh sécuritaire pour euh essayer de ne pas répondre aux questions sociales qui sont posées par le pays. »
  • 3:33Stéphane PeuFait
    « la colère contre la vie chère, le prix des carburants, l'inflation sur les produits alimentaires ou les loyers et puis ce mouvement des jeunes qui est un mouvement des jeunes non pas contre quelque chose contre une réforme mais qui est un mouvement des jeunes pour pour l'avenir »
  • 4:57Pierre-Jean RochetteFait
    « Responsable oui parce que très vraisemblablement, de toute évidence, il a sous-estimé la manifestation. »
  • 7:34Stéphane PeuChiffre
    « 60 milliards par an. Ils ont créé 1400 milliards de dettes supplémentaires dans notre pays en 9 ans, ceux qui se prétendaient les Mozarts de la finance. »
  • 14:32Stéphane PeuFait
    « il y a eu des manipulations sur les réseaux sociaux pour essayer de rassembler les jeunes dimanche soir pour aller piller des magasins dans le centre-ville. »
  • 21:51Stéphane PeuFait
    « quand vous êtes nassé place de la République comme c'était le cas le 17 octobre mélangeant tout le monde ceux qui veulent affronter la police comme les ceux qui étaient là pour manifester pacifiquement »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement hebbdo. L'émission qui revient [musique] sur les temps forts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, nous accueillons Stéphane Peu. Bonjour. Bonjour. Vous êtes président du groupe communiste à l'Assemblée nationale et député de la scène Saint-Denis. Et face à vous, Pierre-Jean Rochette. Bonjour. Bonjour. Vous êtes sénateur de la Loire, membre du groupe les indépendants République et territoire [musique] au Sénat. Je précise que c'est un groupe de sénateurs de droite dont certains soutiennent Édouard Philippe. Un débat cette semaine consacré à la colère sociale qui s'exprime dans le pays et

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aux violences dans les manifestations notamment lors de la journée chaotique du 17 octobre. Le gouvernement accuse la France insoumise de mettre de l'huile sur le feu mais reconnaît aussi des erreurs dans le maintien de l'ordre face au casseur. Le maintien de l'ordre, c'est le sujet d'un rapport publié cette semaine par le Sénat. La majorité de droite et du centre propose de durcir les sanctions contre les participants à des manifestations interdites ou non déclarées. Mais d'abord retour sur les échanges sous haute tension politique à l'Assemblée nationale lors des questions gouvernement entièrement consacrées à ces violences du 17 octobre. Katia Guilder, la séance est ouverte. Dès le début de la séance, dans un hémicycle complet, le gouvernement subit les attaques au

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vitrioles des oppositions. Depuis plusieurs semaines et ce weekend, singulièrement, le gouvernement a failli. L'État a failli, la République a vacillé. 17 questions au gouvernement sur un seul thème, le chaos du 17 octobre avec à droite de l'hémicycle un mot prononcé en boucle. Une seule priorité, rétablir l'ordre. Rétablir l'ordre. Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile. L'ordre dans notre pays. Les Français veulent de l'ordre. Les Français attendent de l'ordre. Les Français attendent des réponses. À gauche, c'est le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard, qui attaque le premier. Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques. Votre amateurisme a fait le reste. J'ai comme

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ministre de l'intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre. Vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra gauche. Pendant toute la séance, le ministre de l'intérieur monte au créneau pour tenter de se justifier. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois vous n'avez pas répondu. Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé. J'assume ma part de responsabilité. Interpellé lui aussi Sébastien Lecornu, la chef de fil des députés insoumis, l'accuse de faire de son parti un bouqumissaire. nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. Toujours la même rhtorique, celle qui

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consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser. Une commission d'enquête a été mise en place à l'Assemblée pour déterminer [musique] les causes et les responsabilités de ce 17 octobre 2026. Stéphane PE, face à ce chaos social et sécuritaire, est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a encore le contrôle ? Non, euh je pense qu'il contrôle pas la situation et qu'il est dans une fuite en avant euh euh sécuritaire pour euh essayer de ne pas répondre aux questions sociales qui sont posées par le pays. la colère contre la vie chère, le prix des carburants, l'inflation sur les produits alimentaires ou les loyers et puis ce mouvement des jeunes qui est un

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mouvement des jeunes non pas contre quelque chose contre une réforme mais qui est un mouvement des jeunes pour pour l'avenir pour étudier dans des conditions dignes, pour avoir l'égalité des chances, pour essayer de se hisser et et comme comme citoyen et comme futur salarié dans dans notre pays Et face à cette face à cela la la le refus et comme la Macronie le fait depuis 10 ans, ils ont été dans le refus total de répondre aux revendications, queles que soient les expressions des gilets jaunes aux conférences citoyennes en passant par l'immense mobilisation contre les retraites. À chaque fois, ça a été une porte fermée, un refus d'écouter et la

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répression et policière comme moyen de détourner le regard. Et ben c'est une erreur. Pierre Jean Rochette, est-ce que le gouvernement est d'une certaine manière responsable de ce chaos social et sécuritaire ? Responsable oui parce que très vraisemblablement, de toute évidence, il a sous-estimé la manifestation. Mais le problème est plus profond que ça. Comment se fait-il qu'en France, désormais derrière chaque mouvement social qui peut être légitime ou pas d'ailleurs, mais nous ayons un tel déferlement de violence avec des black blocks qui viennent dans notre pays pour voler, casser et essayer de faire vaciller la République ? Le fond du sujet, il est là. Moi, j'ai une pensée à cet instant d'abord pour les commerçants, les artisans, les chefs d'entreprise, aussi nos forces de

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l'ordre, mais tous ces gens qui vont pas pouvoir retourner au boulot, qu'est-ce qu'on leur répond à cela ? construction au chômage technique parce que leur commerce a été cassé. Alors effectivement, il y a des constats à faire, il y a il y a il y a il y a un sujet, c'est que ça a été sous-estimé mais aujourd'hui c'est la la manife lycéenne, demain ce sera une autre manife, on aura encore des violences. C'est ça qu'on doit traiter. Il y a une faillite sécuritaire du gouvernement Stéphane Peu, face à ces violences inédites et à ces black. Oui. D'abord, moi je suis d'accord sur le fait que il y a une anticipation enfin bon je suis élu de de la scène Sen depuis plus de 30 ans. Donc je j'ai vécu un certain nombre de choses dans dans ce département. Un il y a plus de service

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de renseignement, on sait plus, on est à l'aveugle. Moi, j'ai lu la note des renseignements territoriaux pendant le mouvement lycéen sur la scène Saint-Ni puisque c'était un des épicentres du mouvement. Allez, un enfant de CM2 pourrait la rédiger. C'est c'est affligeant. On n'y apprend rien d'autre que ce que tout le monde sait. Il y a aucune anticipation, aucune compréhension du mouvement. Bon et donc euh oui, il y a un défaut d'anticipation et puis surtout il y a il y a un enfermement euh euh dans une réponse sécuritaire et on ne répond pas euh par une réponse sécuritaire à une question sociale et une question politique. Justement Pierre Jean Rochette, est-ce que cette violence elle ne monte pas

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d'autant plus que l'exécutif ne répond pas actuellement au révendication sociale ? En réalité là, on a une différence avec monsieur le député. Il y a deux choses, le dialogue social et la réponse sécuritaire. Et sur le dialogue social du sur le dialogue social, il faut dialoguer quand il y a un sujet. Écoutez, moi je suis chef d'entreprise par ailleurs. Quand on a un sujet, on doit dialoguer, on doit apporter des réponses ou pas quand on en a pas les moyens. Ce qui est un peu le cas aussi la situation du pays. Mais il y a des sujets sur lesquels on peut discuter. Parcours sup, les absences de professeurs, mais il y a des sujets beaucoup plus profonds. Là aussi derrière. Parcours sup avait été mis en place pour régler une inégalité, celle du tirage au sort qui se pratiquait

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auparavant. Donc aujourd'hui euh on remet en question parcours sup mais on propose quoi à la place comme meilleur système ? Les absences de professeur, il y a le sujet des arrêt maladie derrière tout ça. On doit aussi parler de ce sujet-là. Donc ça c'est le dialogue social, ça ce sont les réponses sociales. Après pour le sur le pouvoir d'achat aussi, est-ce que les réponses sont à la hauteur ? Mais le pouvoir d'achat, c'est évident qu'aujourd'hui les gens qui les gens qui travaillent avec des faibles salaires ou le SMIC ne vivent plus et sur la sécurité, c'est tout une toute autre réponse qu'il faut apporter. C'est une réponse ferme, dure, sans concession, sans pitié pour les casseurs et voleurs. Ce sont des voleurs avant tout, ce sont pas des manifestants ceux qui ont pillé.

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On va parler de la sécurité dans quelques minutes puisque le CA a publié un rapport sur le maintien de l'ordre. Stéphane peu, sur les revendications sociales, quelle réponse concrète vous demandez au gouvernement, sachant que le gouvernement n'a plus de majorité à l'Assemblée nationale et que les comptes publics sont vides ? Ouais, enfin ça les comptes publics sont vides. Les comptes publics sont vides parce que monsieur Macron a vidé cramé la caisse. Pour reprendre une expression qu'on qu'on a connu. Euh chaque année, il y a 60 milliards de cadeaux fiscaux qui ont été faits aux grandes entreprises et aux plus riches de ce pays. 60 milliards par an. Ils ont créé 1400 milliards de dettes supplémentaires dans notre pays en 9 ans, ceux qui se prétendaient les

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Mozarts de la finance. Alors que ce soit pas eux qui viennent nous dire aujourd'hui qu'il y a plus d'argent dans les caisses, ils l'ont vidéa, on fait des proposition mais il reste sur un logiciel qui est complètement un contesens historique qui est anachronique qui est celui de la mondialisation heureuse, du libéralisme à à tout crain alors qu'on sait que partout c'est un un échec. Donc quelles réponses concrètes à cette question ? Donc les réponses concrètes, c'est euh bon soit les lycéens, franchement il y a des réformes qui coûtent pas cher parce que parcours supours on le remplace mais enfin le sujet de parcours suprage au sort auparavant, c'est qu'il y a pas assez de place dans l'enseignement supérieur pour le nombre de de prétendants. Donc il y a il faut

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répondre aussi au nombre de places [raclement de gorge] et à l'accès. Ça c'est la première chose. Donc il faut supprimer parcours sub qui est complètement oxygène et discriminatoire. Faut annuler la réforme bancaire du bac qui euh euh je le rappelle avec le contrôle continu euh permet de faire beaucoup de discrimination euh en entre les jeunes. Moi si vous voulez, je suis un je suis un je suis un communiste euh républicain et attaché à l'égalité des chances. Quand vous avez un baccalauréat qui euh de Saint-Brieux à Marseille en passant par Saint-Denis et Saint-Étienne est le même baccalauréat pour tous les jeunes de ce pays, vous avez quelque chose qui est une haie à franchir qui est la même pour tout le monde, quel que soit son quartier d'origine. Bon aujourd'hui, avec le principe du

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contrôle continu de la réforme bancaire, vous cette inégalité des chances, elle est au cœur du mouvement lycéen. Il y a pas qu'une question de moyen. Vous êtes d'accord, Pierge Jean Rochette, il faut mettre plus d'égalité euh pour nos jeunes. Euh je pense que il y a un sujet euh qu'il faut aborder, c'est celui de la mauvaise orientation. C'est pas normal aussi qu'on ait autant de demandes aujourd'hui sur Parcours Sup. Ça veut dire que finalement le bac est devenu euh un passage presque obligé en France vers lequel tout le monde veut aller et moi j'ai un parcours scolaire très chaotique. Je sais de quoi je parle. Donc si vous voulez, l'apprentissage doit revenir au cœur de notre système d'éducation en France et de formation parce que il est pas normal non plus

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queon se retrouve avec une déferlante parcours sup. Les les demandes sur parcours sup ont augmenté considérablement ces dernières années et c'est aussi pour ça que le système ne fonctionne plus. Après sur les lycées, sur l'état des lycées en France et ça a été un sujet dans la dans la manif lycéenne. Moi bon déjà les lycées c'est un sujet régional, c'est géré par les régions. J'ai pas l'impression qu'on ait des lycées en si mauvais état que ça. Il y a bien entendu des des régions où il faut corriger le tir. Dans la région Verronalpe, les lycées sont plutôt en très bon état. Donc les sujets sont différents d'une région à l'autre parce que c'est pas géré de la même manière territorialement. dans la dimension politique de cette crise, je voudrais qu'on parle de la France insoumise

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puisque Stéphane Pe gouvernement tape sur la France insoumise l'accuse de mettre de l'huile sur le feu de cette colère sociale. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon attise d'une certaine manière cette colère pour gagner des points dans la campagne présidentielle ? Moi, je veux vous dire, je suis en scène Saint-Denis, donc la France insoumise, elle est assez présente. Enfin, franchement, c'est méprisant pour les lycéens que de penser que derrière leur mouvement, il y a des manipulateurs ou des gens qui leur disent qu'il faut dire. ti fic moi j'étais devant les lycées à Saint-en ce n'est pas vrai les lycéens ils rédigient eux-même leur revendication enfin bon c'est ça c'est si vous voulez c'est c'est la stratégie du bou émissaire c'estàd vous avez un problème immense en face de vous qui est

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un problème social des revendications qui s'expriment et vous essayez soit de discréditer le mouvement en attisant les violences soit en essayant de trouver un manipulateur d'abord c'est faire beaucoup trop d'honneur à la France insoumise. Ensuite, j'ajoute quand même que le mouvement des jeunes inquiets sur leur avenir est un mouvement européen. Il est né en France mais il se développe en Italie, en Espagne, en Albanie, en en Allemagne. Et donc je à ma connaissance Jean-Luc Mélenchon, c'est il n'est pas en Allemagne ou en Italie pour attiser les mouvements des jeunes. Donc à force de de de voir les choses par le petit bout de la lorniette, on oublie l'essentiel qui est l'aspiration des jeunes à vivre dignement. Et Pierre Jean Rochette, même le

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président du Sénat Gérard Larchet estime que la question de l'interdiction du parti politique la France insoumise se pose. Est-ce qu'il a raison ? Alors le problème et là on sera pas d'accord avec monsieur le député, qu'il y ait des élus sur une manifestation sur un mouvement social, c'est normal. Ça s'est toujours vu de tout temps. Donc ça ça pose pas de problème. Ce sont les dérapages verbaux qui posent problème qui donnent ce qui donne cette sensation de légitimité et de de de presque de euh bon bah on est dans un mouvement qui est cautionné donc on peut faire on est euh protégé d'une violence le sentiment d'une violence légitime. Oui. Bah d'ailleurs oui, on a bien entendu certaines certaines propositions et certaines allocutions des élus de la

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France insoumise qui légitime la violence en se disant on a on a rien sans rien cet esprit de 1789. C'est juste dingue le truc quoi. C'est-à-dire que comparer aujourd'hui les manifes lycéennes avec 1789 on y met les drapeaux Palestinien Algériens enfin ça devient n'importe quoi à la fin. Il faut pas mélanger les combats. On est sur le sujet des lycéens. On doit répondre à la vie chère et au sujet des lycéens. Mais arrêtons de tout mélanger, ça devient n'importe quoi. Et c'est là où on comprend plus le message d'ailleurs, plus personne. Stéphane. Ouais. Non, moi je vois juste ajouter une chose sur la France insoumise parce que je trouve que c'est honteux. D'ailleurs, Média Part a révélé à quel point le ministre de l'intérieur a essayé de manipuler les renseignements

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généraux pour qu'il fasse des des faux dans leur note en accusant la France insoumise. La Nunz a démenti cette information. Oui, d'accord. Enfin, il l'a démenti, mais pour l'instant, il l'a démenti sans en approuver sans en apporter la preuve que c'était faux. Donc c'est un démenti qui n'en est pas un. Ça c'est la première chose. La deuxième, moi à Sainté par exemple, il y a eu des manipulations sur les réseaux sociaux pour essayer de rassembler les jeunes dimanche soir pour aller piller des magasins dans le centre-ville. Euh il y avait plus un policier quasiment au commissariat parce qu'ils étaient tous sur Paris. Euh donc toute la Sensonni avait été quasiment vidé pour aller sur Paris euh contre les Purs. Ce sont les élus euh communistes

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euh et de la France insoumise, les élus municipaux qui sont allés dans la rue et qui ont permis euh d'éviter euh euh la casse et les et les violences. Euh mais entendez quand même quelque chose quand euh vous remontez sur les 10 dernières années que vous avez un mouvement des contre la réforme des retraites qui est immensément majoritaire avec des manifestations et que vous passez en force que il y a des conférences citoyennes qui attirent des conclusions que vous mettez tout dans l'in tiroir que les gilets jaunes remplissent des cahiers de dolérance et que vous les bien sûr que ça attise la colère. On est dans une démocratie, on ne on ne piétine pas les aspirations du peuple et ses exigences avec autant d'arrogance et de mépris que l'a fait que l'ont fait les gouvernements

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successifs d'Emmanuel Macron. Alors, on va parler spécifiquement de la question euh du maintien de l'ordre dans ce débat puisque hasard du calendrier, le Sénat publié cette semaine un rapport sur la stratégie du maintien de l'ordre en France après plusieurs mois de travail des sénateurs. Les sénateurs qui proposent de durcir les sanctions contre les casseurs. Flavie Vea.

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C'est un rapport qui tombe à pic. La mission d'information du Sénat sur l'avenir du maintien de l'ordre a remis ses conclusions ce mercredi. Le rapport implique une évolution du modèle historique du maintien de l'ordre jugé désormais inadapté. La doctrine de desescalade, elle correspond à une époque particulière. Elle correspond au grands mouvements encadré par les forces syndicales et la possibilité d'avoir dans les cortèges des services d'ordre qui soient structurés. À ces grands mouvements ont succédé des mouvements plus diffus, plus nombreux, beaucoup moins structurés. et beaucoup plus violent. Pour faire évoluer la gestion du maintien de l'ordre, le rapport formule 30 propositions qui vise à mieux anticiper et préparer les dispositifs de maintien de l'ordre, assurer une

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meilleure gestion opérationnelle des manifestations et sanctionner plus sévèrement les fauteurs de trouble. Vidéosurveillance, intelligence artificielle ou encore marquage des individus. Le rapport préconise plus de moyens techniques. On se rend compte que les moyens aujourd'hui pour permettre d'identifier les responsables euh de trouble, les auteurs d'exaction, ces moyens-là sont insuffisants. D'où la nécessité à la fois avec les drones judiciaires ou le marquage effectivement d'avoir ou la ou la vidéoprotection d'avoir des moyens techniques qui permettent concrètement qu'il n'y ait pas 50 % des gardés à vue qui qui font l'objet de mesures de classement sans suite. Pour la gauche, ces mesures sont mal ciblées. Est-ce que c'est en punissant des gens

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qui n'ont rien cassé et qui participent à une manifestation qu'on va réussir à rétablir la sécurité ? Est-ce que c'est avec des drones supplémentaires comme c'est proposé, même des drones judiciaires, personne sait ce que ça veut dire un drone judiciaire qu'on va réussir à faire quelque chose. Est-ce que c'est pas aussi avec plus de moyens humains ? Est-ce que c'est pas le vrai sujet ? En parallèle de ce rapport, la commission des lois a décidé cette semaine de créer une autre mission d'information avec les prérogatives d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur les événements du 17 et 18 octobre. Pierre- Jean Rochette, est-ce qu'il y a un problème de stratégie de maintien d'ordre actuellement dans notre pays ? Bah oui, parce qu'on n'est pas assez

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dur. Elle est gentille la collègue quand elle dit qu'il faut plus de monde. Mais si on envoie nos forces de l'ordre sur le terrain sans sans sans leur offrir les les moyens de faire du maintien de l'ordre, ils y vont avec quoi ? Des pépitos ? avec des chocobé pour dire au lycéens calmez-vous attendez c'est n'importe quoi. On on fait on fait de l'encadrement de manifestation. Alors là en l'occurrence les policiers ils sont pas armés de de fleurs dans la gestion du maintien de l'ordre. Il des armées. Attendez, on s'adresse au casseurs et au pilleurs. On encadre les manifestations, les accompagne. C'est le boulot de l'État. Ça c'est le dialogue social. On encadre, on accompagne, on discute. Après, quand les casseurs, les Black Blocks prennent le relais et qu'ils

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desservent la cause qui a été défendue juste avant, on va pas les accueillir avec des fleurs. Donc effectivement, on doit se renforcer on doit se renforcer sur de l'armement intermédiaire. On doit être plus proactif sur tout le sujet numérique euh réseaux sociaux. Ce sont des amendements que je vais proposer qui ont été adoptés en commission des lois au Sénat et j'espère bien faire passer dans le texte. Donc dans le projet loi Cassur Pay la semaine prochaine au Sénatin. Oui, tout à fait. Des amendements aussi sur les suspensions euh ou le dédommagement via les allocations familiales, les indemnités, les prestations sociales, y compris le RSA, y compris le RSA. Mais on doit être beaucoup plus ferme sur la sur la doctrine. Effectivement, les les casseurs viennent chez nous parce qu'ils

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savent qu'ils ne prennent pas de risque. Ils le savent. Donc on peut pas rester comme ça, aller faire le le même cirque dans un autre pays, aller en Espagne. Vous allez voir que la doctrine du maintien de l'ordre, c'est pas la même. Stéphane peu, face à cette violence inédite face à ces casseurs, ces black block, est-ce qu'il faut mieux armer nos policiers et durcir les sanctions ? Alors, d'abord, je voudrais dire que les premières victimes des black block ou des casseurs, c'est les commerçants qui vent leur, on l'a vu euh ce le weekend dernier. Et puis ce sont les manifestants, c'est vrai. Et moi qui suis un manifestant régulier, j'avais déjà demandé en 2018, après le 1er mai 2018, une commission d'enquête qui m'avait été refusée ici. Puis ensuite, on avait eu, souvenonsnous-en,

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l'affaire Benala, hein. Et donc euh moi alors qu'est-ce qu'on fait si vous voulez d'abord la doctrine du maintien de l'ordre elle a déjà été modifiée profondément il y a une dizaine d'années. Apparavant la logique des forces de l'ordre vis-à-vis des manifestations, c'était de se tenir à distance. Aujourd'hui, ce n'est pas contrairement à ce que j'ai entendu dans le reportage de de prener la désescalade, c'est d'aller au contact. C'est deux choses euh deux stratégies très différentes et qui à mon avis ont des effets délétaires sur les manifestations. La deuxième chose que je voudrais dire c'est que on peut toujours dire il y a plus les services d'ordre syndicaux. Enfin moi j'ai j'ai souvent fait le lien entre la préfecture de police et euh la CGT ou les services

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d'ordre syndicaux. Bon euh depuis en gros l'arrivée du préfet l'allemand à la préfecture de police et depuis ça a pas changé, les relations sont quasi nulle. Et regardez ce qui s'est passé samedi dernier, le 17 octobre. Le préfet de police, il a discuté pendant 4 jours du trajet de la manifestation. Il a accordé le trajet de la manifestation le vendredi soir pour une manifestation convoquée le samedi à 14h. Comment voulez-vous que des syndicats, que des forces organisées pacifiques s'organisent pour euh euh protéger la manifestation quand on vous prévient la veille pour le lendemain ? Donc il y a une il y a il y a il y a une volonté de ne pas traiter avec ou correctement avec

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les manifestants pacifiques et puis il y a cette volonté d'aller au contact parce que je rappelle quand même que samedi 17 octobre pendant que les pilleurs pouvaient piller pendant des heures et des heures des magasins sans voir un policier, les manifestants eux se faisaient gazer. C'est ça la réalité du 17 octobre. Alors Pierre-Jean Rochette, la semaine prochaine au Sénat sera examiné le projet de loi casseur payeur qui prévoit de condamner toute personne qui se trouverait au milieu d'un groupe de casseurs dans une manifestation avec la possibilité de saisir les allocations sociales de cette personne pour payer les réparations des dommages qui ont été causés. Est-ce que condamner une personne, un citoyen sans être sûr qu'il a vraiment cassé et puis en plus saisir

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à ses allocations sociales, est-ce qu'on est encore dans un état de droit ? Non, mais le sujet [raclement de gorge] le le pivot de la loi casseur payeur, ce sont les sommations. Quand vous faites une manife, monsieur le député a fait pas mal de manifes, il connaît bien le sujet. D'ailleurs, je tiens à dire que vous avez raison, monsieur le député, quand c'est encadré quand même par les forces syndicales, elles ont l'habitude, on sait que ça fonctionne, mais sur la doctrine du maintien de l'ordre, on y est toujours en France. Sauf que les Black Blocks viennent au contact. C'est c'est compliqué. Euh les sommations, quand les forces de l'ordre euh annoncent les sommations, il doit y avoir dispersion. Ce qui restent après les sommations s'expose à un risque.

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Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? Quel est le quelle autre solution avons-nous ? Hormis euh reculer et laisser le champ libre ? Donc oui, demain ceux qui resteront après que les sommations ai été très clairement annoncé et entendu par tous et bien s'exposeront à des sanctions pécunières et pénales. Tout à fait. Alors qu'est-ce que vous pensez de ce texte ? C'est un peu la différence entre vous et moi. Moi je fais beaucoup de manifestations. Visiblement vous en faites pas beaucoup parce que Oui, c'est une de nos différences parce que moi je peux vous dire que les sommations quand vous êtes nassé place de la République comme c'était le cas le 17 octobre mélangeant tout le monde ceux qui veulent affronter la police comme les ceux qui étaient là pour manifester

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pacifiquement puisque le point de rendez-vous du départ prier rang. Non. Oui. Non. Non. Mais d' mais quand vous êtes bloqué passe de la République, bloqué nassé par les forces de police euh et que vous ne pouvez pas vous sortir euh de la place de la République et que vous subissez les gaz lacrymogènes, si on considère que tous ceux qui sont sur cette place sont euh comptables des exactions de quelques-uns, c'est pas ce que je dis, monsieur le député. lo paye c'est la raison pour laquelle ça veut dire en fait on est en train de dissuader d'interdire de manifester parce que quand même le ministre de l'intérieur dit ouais on a été surpris par l'affluence le 17 octobre mais enfin les 3 jours reprenez parce que je sais que l'actualité elle va vite et puis que une actualité chasse l'autre mais

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reprenez les communications du gouvernement les 3 qu jours qui précèdent le 17 octobre ils vous disent il va y avoir des violences il va y avoir des casseurs. Enfin, ils font tout pour créer les conditions pour que on ait euh quand on est quelqu'un de pacifique, quelques craintes à aller manifester le 17 octobre. Résultat des courses, c'est quoi ? 550000, je prends que les chiffres de la police, je prends pas les chiffres des syndicats. 550000 manifestants dans les dans les rues des villes-de-france. Le plus haut taux de participation selon la police pendant les gilets jaunes, c'était 290000 550000. Ça veut dire que en dépit du climat anxiogène créé par le gouvernement, il y a eu une manifestation massive. C'est ça que le gouvernement devrait entendre, c'est

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qu'en dépit de tous leurs appels à faire peur, les gens, ils ont sur la vie chère et sur le soutien au lycéen, ils sont quand même descendus dans la rue. On va laisser répondre Pierre Jean Rochette. Non, le sujet, j'entends ce que vous dites, mais le sujet c'est pas ça. L'objectif de la loi, c'est pas ça. L'objectif c'est que quand il y a du vol, quand il y a des voleurs, des casseurs, des pilleurs, parce que je trouve que ce terme, on l'a pas entendu de voleurs, les gens qui étaient là étaient des voleurs, des terroristes pour moi. Euh hein, des terroristes pour les Je peux vous dire que les commerçants ils les perçoivent comme des terroristes. Attention, escalade verbal parce que terroriste, moi qui suis de San qui était au Stade de France le 13 novembre.

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Ouais. Et ben je peux et ben je peux vous dire que dans la rue et v et vu de l'étranger, les images de désespoir qu'on a montré font un mal à notre pays et on va tous le payer et y compris les pauvres gens sur les sur les polices d'assurance l'année prochaine. L'objectif l'objectif de la loi, c'est que quand il y a un groupe de pilleurs alors que vous voyez que le magasin est en train de se faire saccager, que tout le monde prend son téléphone pour faire des vidéos, enfin l'objectif c'est de mettre tout le monde dans le même sac là parce que ils doivent ils doivent partir ils doivent partir quand il y a ces scènes là. C'est ça l'objectif de la loi, c'est pas de mettre tout le monde en prison qu'on soit très clair et c'est pas d'atteindre le droit de manifester

25:48

Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat. Merci d'avoir suivi cette émission. On se retrouve la semaine prochaine pour suivre les nouveaux temps forts de l'actualité au parlement.