Cédric VAN STYVENDAEL : Maire PS de Villeurbanne et Vice-Président à la métropole en charge de de la culture
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse directe
Comment s'est passée cette rentrée des classes à Villeurbanne ?
- 1:46RelanceRéponse directe
Pourquoi une telle désaffection des métiers de l'enseignement et des services publics ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la ZFE et pourquoi la mettre en place à Villeurbanne ?
- 7:43RelanceRéponse directe
Comment concilier transition écologique et justice sociale dans la ZFE ?
- 10:05OuverteRéponse partielle
Quelles actions spécifiques pour le vélo à Villeurbanne ?
- 11:57OuverteRéponse directe
Comment êtes-vous devenu maire de Villeurbanne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Invité politiqueFait
« Plutôt bien. Alors c'est pas tout à fait à l'image de ce qui se passe dans l'ensemble du pays. »
- 1:06Invité politiqueFait
« On a vu toutes les interrogations sur la nécessité de recruter des compléments de ressources humaines pour enseigner, y compris des conditions parfois un peu surprenantes de ces recrutements. »
- 2:22Invité politiqueFait
« Je crois que le politique a une forme de responsabilité dans cela, y compris les plus libéraux d'entre nous, qui ont passé beaucoup de temps à dire tout le mal qu'ils pensaient de cette fonction publique. »
- 5:21Invité politiqueFait
« D'abord, il faut rappeler que, et vous l'avez fait, c'est un engagement national. »
- 5:55Invité politiqueFait
« On fait cela pour une question de santé publique, tout simplement, parce que ces véhicules émettent un certain nombre de particules qui ne sont pas bonnes pour notre santé. »
- 7:01Invité politiqueFait
« Moi, je fais partie des maires qui disent qu'on ne peut pas transiger avec l'enjeu de santé publique, mais que par contre, ça ne peut pas se faire non plus d'une manière coercitive sans qu'il y ait des contreparties pour les usagers. »
- 8:53Invité politiquePromesse
« On aura quelque chose qui peut s'apparenter à un permis petit rouleur. Vous aurez le droit de sortir plusieurs fois votre voiture dans l'année. »
- 12:16Invité politiqueFait
« D'abord j'y vis avec ma famille depuis presque 19 ans maintenant parce que ma ligne de repère c'est la naissance d'une de mes filles donc 19 ans bientôt. »
- 13:55Invité politiqueFait
« Moi mon engagement de base personnelle c'est l'éducation populaire ça vraiment c'est mon fil rouge de ma vie. »
- 15:21Invité politiqueFait
« C'est de ne jamais renoncer face à un certain nombre d'inégalités face à une forme d'impuissance dans laquelle on a mis le politique. »
- 17:10Invité politiqueFait
« 3 transitions : écologiques, sociales, lutte contre les inégalités et démocratiques. »
- 20:41Invité politiqueFait
« Il y a un appel d'offres qui sort pour être capitale française de la culture qu'est-ce qu'on pense est-ce qu'on n'irait pas et bien je dis oui tout de suite. »
- 24:32Invité politiqueFait
« Une des premières actions sur lesquelles on a eu des arbitrages positifs avec Bruno Bernard ça a été un fonds de soutien aux acteurs de la culture pendant la période de Covid. »
- 25:04Invité politiqueChiffre
« on est passé de 90 000 euros pour l'ensemble de la métropole sur l'éducation artistique et culturelle dans les collèges à plus de 500 000 euros dès la première année de notre mandat »
- 25:17Invité politiqueChiffre
« il y avait à peu près 500 000 euros on est passé à 1 million d'euros sur le soutien au spectacle vivant »
- 30:35Invité politiqueChiffre
« plus de 70% des livraisons sont faites par des véhicules thermiques »
- 35:27Invité politiquePromesse
« je suis extrêmement favorable à l'encadrement des loyers et à la régulation des prix du foncier »
- 38:14Invité politiqueChiffre
« le mégakilowatt-heure qui passe de 80 euros à 1000 euros avec des factures énergétiques qui vont s'envoler »
- 40:35Invité politiqueFait
« la taxation des super profits ce n'est pas la spoliation du capital »
- 40:44Invité politiqueFait
« il y a eu le quoi qu'il en coûte où on a ouvert toutes les vannes de l'argent public »
Temps de parole
- Cédric Van Styvendael72 %
- Présentateur27 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à toutes, je suis particulièrement heureux de vous retrouver pour cette nouvelle saison de l'émission l'invité politique sur Lyon 1ère le samedi de 11h à midi. Et pour inaugurer cette nouvelle saison, pour cette première émission de rentrée, je suis très heureux d'accueillir Cédric Van Stievendel. Vous êtes le maire de Villeurbanne, 7ème vice-président de la métropole en charge de la culture notamment.
On va parler de plein de choses avec vous, on va parler de la rentrée scolaire, on va parler de culture évidemment, on va parler de tout un ensemble de choses. Et comme vous le savez, on commence toujours par une question d'actualité. Alors évidemment il y a 2-3 jours c'était la rentrée des classes, c'est aussi la rentrée des classes pour nous mais c'était aussi pour vous. Comment s'est passée cette rentrée des classes à Villeurbanne ?
Plutôt bien. Alors c'est pas tout à fait à l'image de ce qui se passe dans l'ensemble du pays. On a vu toutes les interrogations sur la nécessité de recruter des compléments de ressources humaines pour enseigner, y compris des conditions parfois un peu surprenantes de ces recrutements. Mais il se trouve que sur Villeurbanne et sur l'académie du Rhône, il n'y a pas de difficultés aujourd'hui d'effectifs. J'ai fait plusieurs rentrées à la fois dans les écoles, y compris dans les collèges. Et à part quelques ajustements mais qui sont assez classiques, on n'a pas cette difficulté. Mais pour autant, ça ne me cache pas la réalité aujourd'hui d'un manque d'attractivité sur ces métiers-là.
Et je crois qu'il y a une vraie question à se poser quand même sur le fait qu'autour de cet enjeu, qui est finalement l'éducation de notre avenir, parce que les enfants c'est notre avenir, qu'on arrive à une telle désaffection de ce métier, parce qu'enseigner est un métier, ça doit quand même interroger les politiques que nous sommes.
Et ça interroge d'ailleurs peut-être assez largement, parce que si on pense à l'éducation nationale, pour que nos auditeurs comprennent, vous n'êtes pas en charge de recruter les enseignants, c'est l'éducation nationale, mais vous, vous êtes en charge de mettre en place les bâtiments, les écoles, etc. pour accueillir.
Mais plus globalement, et on l'a bien vu après la période de la Covid et même dans les discussions des uns et des autres, on a l'impression que les services publics, c'est à la fois l'éducation nationale, mais on pourrait penser à la justice, l'état de l'hôpital, comment est-ce qu'on peut expliquer, quand on est un homme politique, de voir que peut-être ça s'est dégradé comme ça depuis 10, 15, 20 ans, et que ces fonctions n'attirent plus, peut-être qu'on les paye mal, comment vous expliquez cet état de nos services publics, quelque part ?
Je crois que le politique a une forme de responsabilité dans cela, y compris les plus libéraux d'entre nous, qui ont passé beaucoup de temps à dire tout le mal qu'ils pensaient de cette fonction publique, qui était pléthorique, pas efficace, insuffisamment organisée, et puis on a cette crise sanitaire qui arrive, et on se rend compte que toutes les personnes qui sont en première ligne, finalement, elles ont une véritable utilité sociale, que ce soit bien sûr les soignants, mais celles et ceux qui aussi collectent nos ordures ménagères, celles et ceux qui entretiennent les espaces publics, et je crois que ça a aussi créé une forme d'électrochoc, en se disant finalement que ces métiers ne sont pas inutiles, et à force de se dire qu'on n'en a pas besoin, qu'il faut réduire, qu'à la fois on a décrédibilisé ces métiers-là, qui sont des métiers d'une grande noblesse, moi je suis dans la fierté qui fait que je suis maire, être le patron d'une ville dans laquelle il y a près de 2500 agentes et agentes, qui tous les matins se lèvent pour améliorer la qualité de vie quotidienne des villes urbanaises et des villes urbanais, que ça soit dans les écoles, vous l'avez dit, parce qu'on n'a pas le métier d'enseignement, mais par contre on a tous les autres métiers qui sont présents dans les écoles, à la fois pour la cantine, pour l'accompagnement des enseignants, pour la propreté, pour le nettoyage, le tempéris scolaire, bref.
Voilà, mais pour celles et ceux aussi qui s'occupent de nos aînés, puisque c'est aussi une compétence de la ville, bref, tous ces métiers-là, ils ont une utilité incroyable, et on a des gens qui ont en plus, en tout cas à la ville de Villers-Bannes, on a cette chance, dans la semaine, j'ai fait à la fois la rentrée scolaire, mais aussi la rentrée avec les métiers de la petite enfance. Autre métier, dans une tension incroyable. À Villers-Bannes, on a dû, vous vous rendez compte, fermer des crèches parce qu'on n'avait pas assez d'éducateurs ou d'éducatrices de jeunes enfants.
Pour autant, quand je vois celles et ceux qui sont là, il y a une telle envie de bien faire que je me dis que le chemin n'est pas fini, mais par contre, ça interroge à la fois les questions de politique, de valorisation financière, mais pas simplement, il y a aussi la question du sens aussi, je crois. Et ça, par contre, c'est le boulot du politique, de redonner du sens sur les métiers du service public. Moi, en tout cas, avec notre équipe municipale, on s'attèle à ça. Je ne sais pas si on réussit partout, mais en tout cas, je crois que les équipes aujourd'hui disent qu'elles voient la direction qu'on donne et que cette direction, elle donne une place à la fonction publique.
Et moi, je serai toujours de celles et ceux qui défendent cela.
Alors, le 1er septembre, c'était une date assez riche parce que c'est souvent à la fois la rentrée, mais où il se passe plein plein de choses. Dans un autre moment d'actualité qui concerne aussi votre commune, et c'est un sujet que certainement les auditeurs n'ont peut-être pas encore bien compris, ou n'en ont pas pris la conscience totale, depuis le 1er septembre, on est rentré dans la mise en œuvre de la fameuse ZFE, la zone à faible émission. Vous allez nous raconter un petit peu ce que c'est. En critère 5, c'est-à-dire que tous les véhicules qui sont soit critère 5, soit non classés, normalement n'ont plus le droit ni de circuler, ni de stationner à Villeurbanne. C'est ça l'histoire ?
Est-ce que ce n'est pas un peu angoissant ? Et pourquoi est-ce qu'on a mis en place, alors je crois que c'est une politique nationale, mais répétez-nous un petit peu, se tournant quand même dans les mobilités, dans une ville comme la vôtre ?
D'abord, il faut rappeler que, et vous l'avez fait, c'est un engagement national. La métropole de Lyon a un calendrier de 6 mois de décalage. C'est-à-dire qu'au lieu d'interdire les véhicules Vignette 5 au 1er janvier 23, elle le fait en septembre 23. On peut s'interroger là-dessus, mais d'abord, c'est quelque chose qui ne renvoie pas à l'exécutif dans lequel nous sommes aujourd'hui. C'était une décision qui était prise avant. Il faut aussi le dire, parce que parfois, on a une forme de caricature en disant parce qu'il y a une majorité, à la fois écolo, de gauche qui est arrivée, ils ont tout accéléré.
Non, on s'est calé à la fois sur le timing de l'exécutif précédent et puis aussi sur le timing national. Mais par contre, pourquoi est-ce qu'on fait cela ? On fait cela pour une question de santé publique, tout simplement, parce que ces véhicules émettent un certain nombre de particules qui ne sont pas bonnes pour notre santé. Et donc, c'est d'abord et avant tout un enjeu de santé publique. Il y a plein d'autres choses qui visent à diminuer la place de la voiture dans la ville pour des questions d'espace public, de mobilité renouvelée. Mais la ZFE, c'est d'abord et avant tout un enjeu de santé publique pour améliorer la qualité de l'air dans nos villes, tout simplement.
Parce qu'on a, comment dire, transigé parfois avec des mesures un jour sur deux, vous pouvez sortir votre voiture en fonction de la plaque d'immatriculation, etc. Et puis on a vu que ça n'avait pas des effets suffisamment importants sur la qualité de l'air. Et donc aujourd'hui, on va dans une politique plus volontariste. Cette politique, elle commence, vous avez raison, le 1er septembre pour les vignettes 5. Et puis ensuite, progressivement, elle va venir supprimer un certain nombre d'autres vignettes, les 4, les 3.
Et la question qui se pose, et c'est celle certainement qui est la plus sensible parce qu'elle concerne beaucoup d'usagers, c'est la vignette 2, c'est-à-dire les véhicules diesel, même s'ils sont récents aujourd'hui. Et ça, c'est sûr que ça crée débat, ça crée inquiétude. Moi, je fais partie des maires qui disent qu'on ne peut pas transiger avec l'enjeu de santé publique, mais que par contre, ça ne peut pas se faire non plus d'une manière coercitive sans qu'il y ait des contreparties pour les usagers. Par exemple, pour être très concret avec vous, dans les débats qu'on a, il y a l'extension du périmètre. Pour l'instant, ça s'arrête au périphérique, pour dire les choses...
Il y a Bronc, Calvière, Villeurbanne...
Ils ne sont pas dedans, pour l'instant.
Ils ne sont pas dedans, voilà.
Et il y a une partie de Villeurbanne, par exemple Saint-Jean, qui n'est pas concernée. Le quartier de Saint-Jean, qui est de l'autre côté du périphérique, limite avec Vauvlin. Et moi, je fais partie des élus qui l'avent dit, y compris à la métropole, en disant, tant que le tram n'arrive pas à Saint-Jean, moi, je ne sais pas aller expliquer aux habitantes et aux habitants que du jour au lendemain, on ne peut plus servir de sa voiture.
C'est ça le débat un peu... Alors, vous n'êtes pas écologiste, même si vous êtes dans une majorité. On a beaucoup parlé de ce qui se passait à Lyon, mais c'est intéressant de voir aussi ce qui se passe juste à côté. C'est la question, j'allais dire, de la justice sociale, de cette transition écologique. C'est-à-dire que tout le monde a la sensation et le sentiment, et même sans doute maintenant la conviction qu'effectivement, en termes de pollution, en termes de mobilité, c'est mieux. Mais en même temps, les gens se tournent vers vous et disent, moi, je fais comment si je n'ai pas les moyens, si je ne suis pas aidé, si je ne suis pas accompagné, etc.
Donc, comment est-ce qu'on trouve cet équilibre entre peut-être une nécessité et un accompagnement de toutes ces populations concernées par ça ?
D'abord, je trouve qu'on a progressé depuis maintenant deux ans dans l'exécutif dans lequel il y a toutes les sensibilités de la gauche, en fait, que ce soit à la métropole ou à Villeurbanne, on a fait la nouvelle union populaire, écologique et sociale avant l'heure, en fait. Après, on a les mêmes composantes. Et dans cet échange-là, il y a eu, bien sûr, la question de cet enjeu de santé publique, mais il y a eu aussi la question de cet enjeu de justice sociale. Et donc, on a été nombreux, mais tout parti confondu de cet exécutif, à prôner à ce qu'il y ait des aides complémentaires et la métropole va les annoncer en plus des aides de l'État.
On a été nombreux à proposer à ce qu'il y ait des mesures d'adaptation. Par exemple, on aura quelque chose qui peut s'apparenter à un permis petit rouleur. Vous aurez le droit de sortir plusieurs fois votre voiture dans l'année. On a eu aussi la question de se dire qu'il fallait des engagements massifs sur la politique de transport en commun. Et la métropole, aujourd'hui, a fait un effort colossal financier en matière de développement de nouvelles voies pour Villers-Bas. C'est deux voies de trame supplémentaire, un bus à haut niveau de fréquence de service. Mais sur l'ensemble de la métropole, on le voit, l'offre va augmenter.
Donc, je crois qu'il n'y a pas simplement une position dogmatique qui dit qu'il faut arrêter la voiture. Il y a une position de responsabilité qui dit mais on va anticiper cette obligation nationale dans notre collectivité parce qu'on pense qu'on est prêt et que d'autres avant nous pensaient qu'on était prêt. Et puis, ensuite, il y a plein de mesures d'aide qui vont accompagner à cette transformation. Mais par contre, je ne fais pas de ceux qui font la morale sur ce sujet-là en disant c'est pas bien, il faut arrêter.
Je considère que le boulot du politique, c'est que la conduite de ces changements, elle nécessite aussi de notre part qu'on amène un certain nombre de choses sur la table des discussions. Oui, et puis c'est aussi peut-être sans doute,
et on y reviendra un peu la fonction du maire, c'est de faire à la fois de la pédagogie mais aussi peut-être de savoir décider sans tomber dans une forme de facilité ou d'esquive. Et d'ailleurs, sur ces questions un peu de la mobilité peut-être du vélo, on parle beaucoup du vélo à Lyon parce que c'est un peu stigmatisé, etc. Comment vous, est-ce que vous avez mis en place un certain nombre de choses spécifiques dans la commune de Villeurbanne où vous êtes raccroché à toutes les voies lyonnaises ? Comment est-ce que vous avez, vous êtes positionné par rapport à cette question du vélo notamment
qui comprenne bien ? Cette collectivité, elle est très particulière quand même. Toute la question des mobilités, c'est une question métropolitaine, c'est-à-dire que le maire, bien sûr, a son mot à dire sur ce qui se passe mais c'est une compétence à la fois financière et politique qui est à la métropole. Donc bien sûr, on a eu des échanges très réguliers notamment avec le vice-président Bagnon qui est en charge de la question notamment des mobilités douces et qu'on a été concerté sur les trajets, sur les lignes des voies lyonnaises telles qu'elles vont être élaborées.
Après, côté ville, on avait pris aussi des pistes cyclables dans notre ville parce qu'il ne s'agit pas de demander à ce que les changements de comportement existent si on ne sécurise pas ces transports. La principale inquiétude et le principal frein aujourd'hui, ce sont des questions de sécurité. Sécurité ressentie ou sécurité véritable quand vous circulez au milieu des voitures. Donc nous, on travaille là-dessus, on travaille aussi sur la question du stationnement et on travaille aussi, par exemple, ça, ça fait partie de nos compétences sur la régulation du stationnement notamment abusif sur les pistes cyclables qui énervent énormément les cyclistes. On va en reparler
parce que c'est un vrai sujet dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec le maire de Villeurbanne, Cédric Van Stivendal. Je ne sais pas pourquoi je veux mettre un ch'ti pour votre nom. C'est pour les ch'tis en fait. Voilà, Stivendal, pardon.
On était en train de parler justement de la complexité de votre ville et je pense que les auditeurs qui nous écoutent ne le savent pas forcément mais évidemment Villeurbanne touche Lyon mais c'est une ville qui fait plus de 150 000 habitants qui est en progression d'ailleurs contrairement à certaines grandes villes ce qui en fait je crois la 19ème ville française en termes de population. Et on parlait un petit peu de votre parcours pour préparer cette émission. Vous êtes arrivés j'allais dire on vous a souvent présenté quand vous êtes arrivés comme un maire novice c'est-à-dire que vous étiez pas enfin vous étiez engagés mais vous n'aviez pas en fait de mandat.
Comment est-ce que tout d'un coup se fait la rencontre avec cette ville et comment vous êtes arrivés à devenir maire
de Villeurbanne ? D'abord j'y vis avec ma famille depuis presque 19 ans maintenant parce que ma ligne de repère c'est la naissance d'une de mes filles donc 19 ans bientôt.
Et donc c'est d'abord une ville que j'ai appris à aimer comme beaucoup de Lyonnais parfois on y arrive un peu par hasard en tout cas à l'époque où moi j'y arrivais c'était surtout des contingences financières pour dire les choses assez clairement parce que jeune famille qui veut s'établir pour acheter il y a presque une vingtaine d'années déjà c'était pas facile à Lyon et donc Villeurbanne pouvait être cette destination et puis après je crois que c'est une ville à laquelle on s'attache à une rapidité incroyable de par à la fois la diversité de celles et ceux qui y vivent et de celles et ceux qui font cette âme à la fois aussi par cette histoire assez incroyable alors je ne dis pas que je suis venu à Villeurbanne parce qu'il y a 100 ans de socialisme mais ça se ressent dans le quotidien de tous les jours c'est-à-dire que c'est pas neutre d'avoir une ville qui a mis autant d'efforts sur la question de la culture sur la question de l'accès à l'éducation sur la question de l'accès à la santé et donc dans le quotidien si vous voulez ça ne s'invente pas c'est pas du marketing territorial quand les gens disent qu'ils sont attachés à cette ville c'est parce qu'en fait il y a quelque chose qui couche après couche c'est sédimenté et crée une atmosphère particulière en tout cas tous ceux qui arrivent à Villeurbanne me disent cela et moi je l'ai vécu et donc ça c'est un élément ensuite il se trouve que j'ai eu la chance de trouver du travail dans ma ville j'ai été pendant près de 10 ans directeur général d'un organisme de logement social qui m'a permis de toucher du doigt l'enjeu de permettre chacune et à chacun d'accéder à un logement l'enjeu aussi de faire la ville voilà et puis après il faut être aussi honnête c'est une rencontre avec l'ancien maire
comment c'est la bascule du coup ? Vous étiez déjà engagé politiquement ou dans le monde associatif un petit peu ou pas tant que ça finalement ?
Moi mon engagement de base personnelle c'est l'éducation populaire ça vraiment c'est mon fil rouge de ma vie et d'ailleurs ça continue aujourd'hui je pense que je fais de la politique parce que j'ai cet engagement pour l'éducation populaire après sur l'engagement politique j'ai fait quelques tentatives dans les années Ségolène Royal 2006-2007 et puis après j'ai eu une fonction dans un établissement public et j'ai considéré que je ne pouvais pas mélanger les genres donc je continue à être un sympathisant mais je n'avais pas une militance active à propos de ce parti et puis ensuite il y a eu la rencontre parce que c'est comme ça qu'il faut le formuler avec l'ancien maire et qui à un moment a créé ce possible voilà après ce possible nous l'avons transformé avec l'équipe municipale que j'ai présentée aux élections et là on parle beaucoup de la NUPES aujourd'hui mais je rappelle qu'à Villeurbanne au premier tour il y avait déjà l'ensemble des partis de gauche les écolos avaient choisi de se présenter également au premier tour face à moi mais on avait sinon toutes les autres forces de composantes de la gauche et on arrive en tête de ce premier tour autour de cela donc pour moi c'est aussi un combat politique de se dire
de rassembler la gauche un petit peu précurseur on reparlera de la NUPES dans la partie nationale mais c'est vrai que et vous l'évoquiez rapidement Villeurbanne a une histoire particulière dans la vie politique presque 100 ans de socialisme quelques années de communisme etc mais on dit souvent que c'est un laboratoire pour la gauche et pour le PS est-ce que c'est toujours le cas est-ce que c'est ce que vous vous avez voulu faire quand vous êtes arrivé quand vous êtes devenu maire je relisais votre discours d'investiture parler d'audace d'inventivité et puis d'expliquer ce que c'est que d'être de gauche c'est quoi aujourd'hui d'ailleurs d'être un maire de gauche
c'est de ne jamais renoncer c'est de ne jamais renoncer face à un certain nombre d'inégalités face à une forme d'impuissance dans laquelle on a mis le politique moi j'essaie toujours de me rappeler de ces figures alors bien sûr je prends des figures villeurbanaises mais il y en a d'autres au niveau national mais je crois que la force du politique ça a été de toujours avoir au coeur un certain nombre d'utopies à réaliser et quand Lazare Gougeon ce qu'on dit il a fait les gratte-ciels d'abord il n'a pas fait que les gratte-ciels il a fait aussi le théâtre national populaire et dans ce bâtiment il y avait un dispensaire pour la santé il y avait un palais du travail qui défendait à l'époque les tâcherons c'est-à-dire ceux qui allaient travailler à la journée
c'est intéressant quand même
un peu comme ceux qui livrent des plateaux ou des courses aujourd'hui qui sont payés à la tâche à moins de 2 euros la tâche enfin voilà et puis il y avait une piscine pour l'accès au sport et puis il y a l'hygiénisme et donc tout ça aujourd'hui on fait comme si c'était une évidence à l'époque je vous assure qu'en 1924 il fallait quand même se projeter donc moi ce qui m'intéresse dans la politique c'est cette capacité à se projeter dans des utopies à réaliser et en tout cas je pense que c'est ça la fonction du politique non pas de penser tout seul mais de dire que cela est possible d'ouvrir des espaces de possible moi c'est comme ça que je l'appréhende et c'est ce qui m'a intéressé dans ce défi un peu fou de se présenter à la fois aux élections puis après de les remporter donc ensuite il faut s'y mettre
d'avoir été en plus précurseur effectivement dans les relations avec l'ensemble des forces de gauche et a priori la majorité tient pas mal et ça fonctionne bien quand vous arrivez vous succédez à un maire emblématique qui avait été là pendant un certain nombre de mandats au moins 3 ou 4 mandats en tant que maire il a fait 3 mandats 3 mandats en tant que maire d'abord comment est-ce qu'on s'inscrit dans cette continuité puis surtout comment est-ce qu'on imprime peut-être sa marque quelles étaient après tout vos priorités à vous c'était quoi le programme quand vous vous présentez et que vous arrivez en disant voilà qu'est-ce que je vais faire de Villeurbanne vers quoi je vais la faire évoluer
c'est très intéressant cette question parce que quand on a fait la campagne tout était très très clair 3 transitions écologiques sociales lutte contre les inégalités et démocratiques il faut que les gens se réinvestissent tout notre programme politique est construit autour de cela et nous sommes en train de le mettre en place une assemblée citoyenne un budget participatif
vous êtes très branché concertation démocratie participative etc c'est un peu votre marque de fabrique avec l'ensemble de vos élus je connais bien parce qu'on l'avait reçu ici à Néstouvenou on en avait parlé c'est vraiment quelque chose qui caractérise votre manière de faire de la politique
oui mais c'est une conviction politique en fait quand je vous dis que mon fil rouge c'est l'éducation populaire l'éducation populaire c'est cela c'est à dire quelle est la place de chacune et de chacun dans l'histoire dans le récit dans ce qu'on est en train de faire et donc oui c'est important pour nous mais pas comme un espèce de gadget en disant amusez-vous avec ça pendant que nous on va décider des choses sérieuses mais c'est surtout le constat que face aux transitions qu'on doit conduire qui sont d'une complexité énorme si on n'a pas comme allié les habitantes et les habitants en fait on n'y arrivera pas si vous voulez quand vous voyez la décriminalisation du personnel politique moi je n'oublie jamais que j'ai été élu avec moins d'un quart du corps électoral dans ma ville et donc certes j'ai été élu à plus de 70% c'est un beau score on pourrait en faire une forme de légitimité mais celui qui oublie que le corps électoral ne s'est pas mobilisé en fait il se trompe dans ce qu'il est en train de faire donc votre question c'était comment est-ce que vous avez appréhendé donc c'était très clair avant
on se confronte à la réalité de ce qu'on découvre aussi c'est ça
il y a deux choses la réalité de ce qu'on découvre moi j'étais assez préparé à ça parce que d'abord ça fait quand même plusieurs années que j'étais dans la sphère du public donc je n'ai pas découvert beaucoup de choses mais par contre vos idées elles sont très claires quand vous arrivez et puis après moi j'ai été rattrapé par la patrouille d'une forme d'inquiétude et puis d'humilité c'est-à-dire quand vous avez 100 ans derrière vous d'hommes et de femmes de gauche engagés qui ont changé la ville vous dites ça va être quoi ma contribution à ces changements parce que moi si je suis venu là entre guillemets ce n'est pas pour jouer au hobby c'est-à-dire j'espère que modestement on va apporter quelques changements dans la vie des villes urbanaises et des villes urbanais et quand on voit tout ce qui a été tenté avant quand on voit la complexité des défis auxquels on doit répondre on a parlé de mobilité mais on peut parler aussi d'accès à l'emploi alors Agnès Touvenot vous l'avez cité elle avait engagé en avance elle avait été une des pionnières de territoire zéro chômeur et c'est ça quand je vous dis que pour moi le politique c'est le fait de refuser l'impuissance c'est-à-dire de ne pas se dire que c'est impossible parce qu'on a déjà tout essayé c'était la fameuse base le politique ne peut pas tout c'est vrai que le politique ne peut pas tout mais il n'a pas le droit de renoncer en tout cas moi c'est ma conception des choses
donc effectivement une avancée assez forte et c'est sans doute comme ça du coup que vous arrivez parce que vous le portiez en vous sur parce qu'on a beaucoup parlé de Villers-Bannes cette année qui est devenue la capitale française de la culture mais est-ce que c'est ça aussi qui tout d'un coup vous fait penser ce dispositif dont vous allez nous parler un petit peu mais la culture comme parce que chez vous c'est quelque chose c'est un sujet politique la culture vous en avez une vision à la fois globale c'est ce qui fait société c'est pour ça que vous avez voulu engager toute la commune et tous les habitants dans cette aventure là
pour moi la culture si vous voulez on l'a trop souvent pris comme un espèce de complément d'âme c'est à dire un peu les paillettes ce qui fait que ça génère de l'émotion etc mais en fait la culture je le dis je le redis je pense que c'est la dernière politique publique qui peut sauver le monde mais je le dis très sérieusement c'est à dire que c'est la seule manière d'essayer de tracer le chemin d'un nouveau récit commun pour essayer de se sortir des difficultés dans lesquelles on est c'est sûr que quand d'abord je crois que j'étais un des seuls candidats aux élections municipales sur la métropole à faire un débat sur la culture avant les élections avec l'ensemble des acteurs parce que c'est vraiment une conviction personnelle mais quand l'adjoint à la culture Stéphane Frioux en octobre 2020 il est quand même un peu culotté on est dans le deuxième confinement c'est un peu compliqué on sort d'un été pas facile il vient me voir il me dit Cédric il y a un appel d'offres qui sort pour être capitale française de la culture qu'est-ce qu'on pense est-ce qu'on n'irait pas et bien je dis oui tout de suite et lui il a cette intuition et on a la chance ensuite de gagner et je pense que ça sera une très très belle opportunité pour notre mandat pas tant simplement pour l'année exceptionnelle qu'on est en train de vivre parce que c'est pas moi qui le dis c'est que globalement on a fait une enquête cet été 83% des villes urbanais qui savent qu'on est capitale française de la culture c'est quand même c'est un bon score et 94% qui disent que c'est une bonne chose pour en plus les bonnes raisons c'est à dire parce que ça permet d'accéder à tout le monde à la culture donc on a une vraie compréhension de ça et moi ce que je dis c'est que ça ça crée un espèce de vécu collectif qui va nous permettre d'aborder d'autres sujets et je le pense comme ça je pense que capitale française de la culture c'est ce qui va redonner aussi de l'énergie et de la fierté aux villes urbanaises et aux villes urbanais et je leur donne rendez-vous sur pas mal d'autres choses à faire pas forcément sur la culture si eux aussi sont amoureux de cette ville et ils ont envie qu'elle chante Oui parce que c'est pas
juste une année mais c'est comme un socle que vous avez posé parce que vous le disiez aussi souvent dans votre conception du vivre ensemble la ville c'est du lien avant toute chose c'est comme ça que vous concevez aussi un petit peu les relations et que vous administrez
J'essaye de pas utiliser vivre ensemble parce que ça a tellement été galimé que ça gonfle tout le monde mais j'essaye de dire qu'aujourd'hui certainement un des plus gros enjeux pour les élus et c'est pas facile c'est que la ville quand vous regardez son histoire début du siècle c'était un espèce d'eldorado il y avait un avenir il y avait une promesse aujourd'hui cette ville le milieu urbain faisait une promesse d'emploi d'accès à un certain nombre de services puis aujourd'hui vous interrogez les gens ils vous disent la ville c'est sale c'est bruyant ça fait peur ça doit pas faire oublier
que derrière la culture il y a aussi les fameux services du quotidien les attendus de base la sécurité la propreté ça veut dire que ça aussi ça existe mais que du coup ça a peut-être permis de faciliter les dossiers suivants et les dossiers un peu concrets du quotidien c'est ça que vous racontez
je crois que le fait qu'avec notre équipe municipale on se soit entre guillemets si vous me permettez l'expression coltiner la question de la sécurité à ville urbaine immédiatement et sans fausse pudeur sans c'est pas de l'insécurité c'est du ressenti d'insécurité etc et qu'avec Yann Kronbeck qui en est il m'a dit 70 réunions avec des collectifs d'habitants en deux ans c'est pas mal quand même avec la période de Covid voilà on est allé à la rencontre des gens le préfet a su répondre présent à un moment aussi en travaillant avec nous sur des moyens complémentaires le fait qu'on se soit saisi sérieusement de cette question là je crois que ça permet de se saisir de plein d'autres questions sans avoir de procès d'intention en disant finalement il s'amuse et il s'occupe pas des vrais sujets et tant qu'on gardera cet équilibre en tout cas moi c'est ce que je prône dans la ville dont je suis le maire cet équilibre entre le quotidien des préoccupations mais aussi un espace où on pense la suite où on se dit que d'autres choses sont possibles on restera crédible en tout cas c'est cette ligne qu'on essaie de suivre et puis après les électeurs
Bruno Bernard vous a confié la délégation à la culture au niveau de la métropole comment est-ce qu'on quand on change d'échelle comment est-ce qu'on essaie de mettre en oeuvre une politique culturelle à l'échelle de la métropole c'est un sujet en plus qui n'a pas forcément toujours été évident puisqu'il y a eu des tas de polémiques diverses et variées sur des versements de subventions par la région enfin on sent que c'est c'est aussi parfois un combat politique ou peut-être politicien mais à l'échelle de la métropole on a la biennale qui est un moment très très fort qui va commencer dans quelques jours c'est quoi la politique culturelle aujourd'hui d'une métropole comme Lyon ?
Déjà c'est pas d'instrumentaliser la culture au service d'ambition politique personnelle enfin non mais je le dis ça a été le grand travers parfois des hommes et des femmes politiques par rapport à la culture en se disant ça va être un espace qui va faire passer mes idées c'est pas ça c'est pas possible le politique ne doit jamais s'occuper de programmation culturelle s'il y a une ligne à suivre c'est celle-ci par contre après le politique il doit rendre possible un certain nombre de choses et par exemple une des premières actions sur lesquelles on a eu des arbitrages positifs avec Bruno Bernard ça a été un fonds de soutien aux acteurs de la culture pendant la période de Covid parce qu'il fallait les accompagner il fallait les aider on a décidé de flécher un certain nombre d'orientations financières dans cette direction et puis après c'est de dire quels sont les grands objets et l'un des grands objets pour la métropole c'est la question de l'éducation artistique et culturelle c'est à dire comment est-ce que chaque enfant chaque collégien puisque c'est le secteur sur lequel la métropole peut intervenir peut avoir accès à la culture et donc on a fait évoluer aussi les financements puisqu'on est passé de 90 000 euros pour l'ensemble de la métropole sur l'éducation artistique et culturelle dans les collèges à plus de 500 000 euros dès la première année de notre mandat puis un autre axe c'est la question du soutien au spectacle vivant aujourd'hui il y avait à peu près 500 000 euros on est passé à 1 million d'euros sur le soutien au spectacle vivant et ce soutien au spectacle vivant on a essayé d'avoir une clé de répartition objectif pour l'ensemble des conférences territoriales des mers c'est-à-dire pour l'ensemble des territoires de la métropole qui composent cette ville parce qu'aujourd'hui les équipements culturels ils sont extrêmement concentrés sur les villes centres Lyonville-Urbanne et puis ensuite quelques autres il y a pas mal d'endroits dans la métropole où il n'y a pas d'équipements culturels et bien là depuis cette année et ça sera en place à partir de 23 chaque conférence territoriale des mers donc un ensemble de plusieurs villes aura un budget de soutien à la diffusion du spectacle vivant parce que moi je pense que la culture ça fait territoire ça dit aussi qu'elle est notre histoire commune et donc il faut que tout le monde puisse y accéder bien sûr il faut que tout le monde puisse venir au spectacle à Lyon, à Villeurbanne à Oulain ou à Dessines mais il faut aussi que là où je vis je vois bien ce que la culture peut m'apporter voilà quelques exemples d'une politique culturelle mise en place à la métropole
et est-ce que la concertation qui est un peu votre fil rouge dans votre collectivité je remonte à l'échelle de la métropole parce que je me souviens que quand on savait beaucoup de maires y compris de l'Ouest Lyonnais quand on parlait des questions de mobilité il y avait toujours cette question de la discussion avec le président de la métropole savoir si on était bien écouté bien respecté vous, vous avez plutôt essayé de mettre ça aussi en place à votre niveau pour faire en sorte que les maires des 59 communes puissent se sentir aussi impliqués concernés et pas abandonnés comme parfois ça a pu être ressenti
on m'a parfois reproché de cumuler la fonction de maire et de vice-président à la culture je crois que dans un moment de construction de cette collectivité personne n'a identifié le fait que cette collectivité avait été élue au suffrage universel en 2020 et que ça, ça dote cette collectivité de pouvoirs importants qui du coup rebalaient les cartes entre les maires et la métropole et je pense qu'on n'a pas encore complètement stabilisé la manière de rebalayer les cartes de la décision de la coopération entre les maires et la métropole mais je crois que Bruno Bernard est à l'écoute il a envoyé un certain nombre de signaux aux élus et puis on est quelques-uns dans cet exécutif à être maire aussi et à être en capacité d'accompagner ces évolutions
on reparlera de tous ces sujets et bien d'autres et un peu de politique nationale dans la troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve toujours avec plaisir pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi toujours avec le maire de Villeurbanne Cédric Van Stivendel je n'ai pas mis de H cette fois-ci on parlait de l'identité villeurbanaise de ce laboratoire un petit peu particulier du socialisme on reparlera un petit peu de politique nationale mais je voulais prolonger sur un sujet d'actualité qui me semble d'ailleurs pouvoir faire une passerelle avec un peu ces enjeux nationaux vous vous êtes exprimé assez récemment d'ailleurs comme d'autres élus je crois mais sur ce phénomène parce que j'ai l'impression que ça raconte un peu notre société de ce qu'on appelle ces dark stores c'est-à-dire ces magasins un peu en ville opaque où il y a effectivement ces fameux livreurs exploités etc en quoi et pourquoi vous avez voulu vous exprimer est-ce que c'est justement peut-être à l'opposé de ce que vous imaginez d'une ville de lien vivante et avec des commerces et qui fonctionne c'était quoi l'idée derrière dans ce coup de gueule que vous avez poussé sur ce sujet
d'abord je me suis exprimé parce que j'avais agi avant c'est-à-dire que j'avais empêché l'installation d'une dark kitchen assez importante puisqu'elle prévoyait 650 livraisons jour à Villers-Bannes il y a quelques mois et on avait obtenu gain de cause et du coup on avait mis en place une veille législative parce que on ne voulait pas que ça puisse se reproduire et cette veille législative elle nous a alerté sur un décret du gouvernement qui finalement allait empêcher les maires de tout droit de regard sur l'installation de ces structures dans nos villes en nous empêchant d'utiliser un concept qui est le changement d'usage ou de vocation et donc en permettant à ces lieux-là qui ne sont pas des commerces qui sont des entrepôts de devenir des commerces simplement avec une petite banquette qui vendrait quelques produits à l'entrée et donc cette veille en fait on l'avait en place parce que notre ville est attentive à ça et donc on a fait partie des villes qui ont été les premières à tirer la sonnette d'alarme avec Lyon et donc c'est pour ça que je me suis permis de pousser ce coup de gueule parce que pour nous ce n'est pas la ville qu'on veut en fait alors après on a aussi lancé ce débat avec notre assemblée citoyenne qu'on a sollicité ils vont bosser pour avoir des réponses autour de octobre-novembre mais on a quand même pris la parole cet été parce que ce décret il fragilisait notre stratégie on ne souhaite pas que ces structures continuent à s'implanter comme elles le souhaitent de partout parce que finalement ce qu'on pose comme question c'est quoi le modèle de ville de demain est-ce qu'on veut des devantures avec des vitres sans teint derrière lesquelles s'agitent des personnes pour satisfaire le moindre de nos désirs ça parle beaucoup
de la société dans laquelle on vit aussi ça raconte nos modes de consommation d'excessives envies de satisfaction immédiate c'est tout ça que ça raconte derrière
en fait ce sont des stratégies de l'offre extrêmement puissantes c'est-à-dire est-ce que vous quand vous imaginez ce qui va faire que votre vie elle est meilleure vous vous dites que la priorité c'est que vous ayez une plaquette de beurre dans les 15 minutes livrée à votre domicile et puis que ce soir vous puissiez aussi faire de nouveau une commande avec un pack de bière ou une pizza surgelée ça c'est à vous de choisir enfin moi je ne sais pas pas les deux en même temps
en tout cas
voilà je ne sais pas après je comprends parfaitement le vrai débat qui se pose sur la question de la livraison à domicile sur la question des emplois du temps extrêmement chargés y compris de personnes parfois qui assument charge de famille seule etc donc il n'y a aucun propos de ma part qui vise à culpabiliser simplement je dis faisons attention ensemble c'est-à-dire jusqu'où on met le curseur moi qu'on se fasse livrer ces courses de la semaine une fois par semaine chez soi parce qu'on n'a pas le temps de le faire ça ne me pose aucun problème par contre qu'on segmente produit par produit cette commande en fonction de nos envies d'abord ça génère des trafics incroyables la plupart du temps assurés par des véhicules thermiques plus de 70% des livraisons sont faites par des véhicules thermiques et puis deuxièmement les modèles économiques derrière pour satisfaire finalement cette envie ça n'existe pas une livraison d'une plaquette de beurre à moins de 2 euros c'est-à-dire qu'est-ce que ça veut dire que quelqu'un va prendre la plaquette de beurre va la sortir de l'entrepôt va la mettre dans sa mobilette va vous l'amener chez vous et on dit que ça coûte 2 euros si ça coûte 2 euros ça veut dire qu'il y a un perdant dans l'affaire et souvent le perdant c'est celui qui vous livre c'est les conditions de travail dans lesquelles il exerce les choses et donc moi c'est là-dessus que je formule une alerte en disant ayons ce débat de société qui ne culpabilise personne mais qui dit juste faisons attention pareil pour les dark kitchens qui sont des restaurants qui n'accueillent pas de clients au départ les plateformes de livraison à domicile nous ont dit vous inquiétez pas ça va augmenter le chiffre d'affaires des restaurateurs qui sont là et on a tous dit c'est fantastique c'est super et puis après ils ont dit on va être sur toute la chaîne de valeur on va créer nos propres restaurants et donc ça va commencer à concurrencer les restaurateurs et puis en plus pour que ça soit plus simple on va uniformiser un peu ce qu'on vous propose parce que c'est trop compliqué écoutez moi ça ne fait pas partie de la ville que je souhaite demain mais encore une fois je le pose dans le débat politique et je dis définissons ensemble ce que nous souhaitons parce qu'il ne s'agit pas d'être contre il ne s'agit pas de faire des oucasses des interdits moi ce n'est pas ma conception de faire la politique mais je crois que le politique il a aussi un devoir d'alerte
il a un devoir d'alerte mais ça pose aussi d'ailleurs peut-être plus globalement la question du pouvoir réel et concret du maire parce qu'on voit toujours dans le maire la personne un peu qui peut tout faire mais ce n'est pas toujours le cas sur cette question on le voit dans les petites communes les villes moyennes qui avaient perdu beaucoup de leur commerce le maire avait parfois peu de pouvoir pour savoir ce qui allait s'implanter ou pas s'implanter comment est-ce qu'on est au-delà de cette question-là comment on fait face parfois à une forme peut-être d'impuissance ou d'incapacité à faire ou comment vous définissez votre rôle vous parliez tout à l'heure de la sécurité souvent on sait que ce n'est pas du rôle du maire mais vous y contribuez est-ce qu'il n'y a pas des moments où on aimerait faire des choses et on se sent un peu démuni un peu impuissant comment est-ce qu'on arrive à dépasser ces obstacles-là autour de sujets de sociétés qui sont a priori nationaux mais qui en fait impactent le quotidien
moi je vais faire une réponse bisounours là-dessus mais ce n'est pas grave c'est ma conviction personnelle enfin moi je crois à la force du collectif à l'intelligence collective et quand vous dites comment vous faites sur les commerces sur les commerces on avait un contrat de revitalisation de l'action commerciale sur le court Tolstoy qui est une grande avenue que les Lyonnais connaissent bien parce que ça commence au Totem qui est dans le 6ème arrondissement et dans lesquels on a mandaté des acteurs pour faire en sorte qu'on trouve les commerces on les rachète on les propose à des conditions tarifaires les plus intéressantes pour celles et ceux qui ont envie de s'installer dans la ville donc je crois que dans cette action du politique pour éviter d'être impuissant il faut créer un certain nombre d'alliances avec les acteurs économiques et pour moi on a besoin de continuer à travailler avec les entreprises on a besoin qu'il y ait des entreprises dans la ville de Villarbanes on a besoin de travailler avec les habitantes et les habitants et on a besoin de générer ces lieux où on pense un certain nombre de réponses ensemble alors on va me dire que c'est naïf mais pardon c'est ma manière de faire depuis 2 ans et sur la sécurité on l'a fait comme ça c'est à dire qu'au Tonquin par exemple qui a été un des premiers endroits où moi quelques jours après mon élection on a eu le droit à des tirs à la Kalafnikov sur des règlements de compte de territoire mais qu'est-ce qu'on a fait ?
Bien sûr on a demandé des moyens au préfet mais on est aussi allé voir les collectifs d'habitants comme le Tonquin Paisible comme le Tonquin en colère qui disait qu'est-ce que vous faites ? On leur a dit et vous de votre côté vous êtes prêts à faire quoi ? Vous êtes prêts à aller jusqu'où ?
A partir du moment où on a des collectifs d'associations qui disent nous on est prêts à faire de l'animation en pied d'immeuble à être présents et à redire que ce quartier il est un peu le nôtre si vous vous faites votre boulot régalien avec la police écoutez aujourd'hui allez les interroger vous verrez qu'il y a quand même un certain nombre de résultats ça ne va pas supprimer le trafic de drogue sur un certain nombre de lieux au Tonquin mais un d'abord on a pu avoir quelques interventions beaucoup d'arrestations et une augmentation très significative des saisies donc ça c'est la partie régalienne mais on a aussi vu des gens qui avaient l'impression qu'ils n'étaient plus face à des politiques qui se disaient impuissants et qui acceptaient de prendre leur part du boulot et moi je crois beaucoup à ça dans ce que ça génère en termes d'action collective
La culture le commerce de proximité la concertation la vie démocratique etc. il y a plein de sujets la sécurité qu'on pourrait évoquer quand on est maire il y en a du coup auquel je pense puisque c'était aussi votre parcours professionnel un maire c'est aussi quelqu'un qui a besoin de loger ses habitants et vous l'évoquiez il y a 20 ans les prix du foncier d'un appartement étaient déjà pas évidents je crois que ça ne s'est pas forcément arrangé comment est-ce qu'on gère dans une ville de cette taille et avec votre connaissance de ce secteur le fait d'essayer de loger le plus de monde possible dans les meilleures conditions possibles
On revient à du politique qui régule quand le marché n'est pas raisonnable après qu'on lui ait fait plusieurs fois confiance et qu'on se rend compte vous avez raison vous dites que je viens du secteur du logement j'ai pris mes fonctions au lendemain dans le logement social au lendemain de la crise de 2008 la crise des subprimes tout le monde se dit non ça ne sera plus jamais comme avant enfin vraiment on n'a pas été raisonnable on a spéculé sur l'immobilier etc.
et 10 ans après en 2018 on était revenu sur les mêmes montants d'acquisition du foncier sur les mêmes délires de spéculation financière et donc moi c'est pour ça que je suis extrêmement favorable à l'encadrement des loyers et à la régulation des prix du foncier et à chaque fois ça se frite avec les promoteurs avec les constructeurs qui me disent vous savez bien en plus vous venez de ce secteur vous savez ce que ça veut dire et je dis mais écoutez collectivement on n'a pas été raisonnable et du coup il revient à l'état et aux collectivités de remettre du cadre de remettre de la régulation parce que ce qui se passe derrière cela c'est pas simplement une utopie politique c'est juste moi je veux que les villes urbanaises et les villes urbanais puissent continuer à vivre à Villers-Bains et je veux que leurs enfants puissent trouver un appart abordable et qu'ils soient obligés de faire 30 ou 40 kilomètres de plus pour essayer de trouver quelque chose financièrement abordable donc là dessus moi je crois à la régulation comme sur d'autres sujets et peut-être qu'on est dans un moment politique où il faut un peu plus de régulation
alors justement dans ce moment politique on est dans une rentrée politique une rentrée sociale il y a plein de sujets qui peuvent servir évidemment il y a les drames qui continuent de cette crise internationale en Ukraine il y a évidemment des questions du pouvoir d'achat de l'inflation qui sont traitées comment est-ce que vous vous voyez cette rentrée parce que je rappelle que vous êtes un homme politique engagé que vous êtes au PS toujours même si d'ailleurs est-ce que en tant que socialiste vous avez bien réussi à trouver votre place au sein de la NUPES et c'est quelque chose qui est ok pour vous finalement ça fonctionne en fait la NUPES a priori
je vous l'ai dit à Villers-Bannes on a été un peu précurseur en la matière parce qu'en plus les écologistes nous ont rejoints au deuxième tour dans un accord qui s'est plutôt très bien passé tout le monde prédisait que ma majorité ne tiendrait pas 6 mois bon écoutez on est deux ans après on a dû se friter deux fois au conseil municipal sur deux sujets un de DSP sur des crèches de délégation de services publics donc je crois que notre majorité elle tient mais parce que chacun a fait des efforts donc moi je suis favorable à cela être favorable à cette alliance de l'ensemble des partis de gauche ce n'est pas non plus fondre son identité de parti socialiste dans cela et à Villers-Bannes je ne me cache pas derrière mon petit doigt je suis socialiste et comme mes camarades disent qu'ils sont de la France insoumise ou des écolos ou du parti radical de gauche qui n'est pas dans la NUPES mais qui est dans notre majorité nous on a vraiment toute la gauche à Villers-Bannes on a du parti radical jusqu'à la France insoumise le parti communiste donc moi je crois à cela parce qu'une fois de plus ça génère une manière de penser les choses qui me semblent plus profitables pour l'ensemble de la population parce qu'il y a des sensibilités diverses qui s'expriment et puis ensuite il y a le chemin de trouver un consensus je trouve que ce pays a beaucoup de mal aujourd'hui à avoir une manière de trouver le consensus c'est pas la culture de la France la question du consensus mais dans des moments comme cela je crois qu'on a besoin de ça et moi en tout cas c'est ça la ligne politique que je porte c'est à la fois on est ensemble on répond à l'aspiration des femmes et des hommes de gauche qui n'en peuvent plus de nous voir nous diffuser sur plein de sujets qui ne sont pas extrêmement importants et je ne parle pas ici de l'Europe ou de l'international quand je dis de sujets pas importants mais il y a plein d'autres micro détails sur lesquels sincèrement il faut qu'on arrête de dire qu'on n'est pas d'accord et puis le fait que finalement à passer notre temps à s'entredéchirer on ne répond pas à la question des françaises c'est des français qui aujourd'hui vous dites le pouvoir d'achat plus 6,5% d'inflation en 2022 le mégakilowatt-heure qui passe de 80 euros à 1000 euros avec des factures énergétiques qui vont s'envoler moi je suis ça de très près dans le logement social donc l'urgence fait qu'il y a la nécessité de se mettre d'accord sur un certain nombre d'actions à contre
et puis il y a aussi peut-être un carnet il y a eu une opposition parce qu'il y a eu un grand débat entre qui était la principale force d'opposition est-ce que vous avez l'impression que la gauche a trouvé sa place notamment par rapport au Rassemblement National dont on oublie qu'il est quand même rentré à l'Assemblée Nationale qu'il est en train de s'institutionnaliser comment est-ce que en étant de gauche on trouve sa place d'opposant pour critiquer efficacement ce qui se passe si tant est que vous ayez à critiquer
alors moi je n'oublie pas du tout que le Front National est rentré à l'Assemblée Nationale et je n'oublie pas non plus que s'il n'y avait pas eu cet accord de la NUPES il y en aurait eu 200 et donc ça ça aurait été extrêmement préoccupant et que la plus grande force politique de l'Assemblée aurait été le Rassemblement National quand la plus grande force de l'opposition c'est aujourd'hui effectivement la NUPES et je crois que cet accord il était extrêmement important pour contrer le Front National mais aussi pour avoir une autre réponse que l'ensemble des politiques libérales auxquelles nous faisons face aujourd'hui enfin on parlait de logement tout à l'heure mais qu'a fait le gouvernement Macron sur le premier quinquennat en matière de logement il n'a rien fait et je vous annonce une grande nouvelle il s'apprête à ne rien faire de nouveau parce qu'il y a un congrès qui va se tenir à Lyon sur le logement social le congrès des HLM
on commence un peu
à voir quelles vont être les annonces et on n'a aucune ça veut dire que ce gouvernement tourne le dos à cette crise majeure que notre pays vit par exemple sur la question du logement mais il a aussi manqué d'ambition sur la question écologique on l'a vu et à chaque fois qu'il faut se positionner sur quelque chose qui ferait évoluer celles et ceux qui ont déjà beaucoup celles et ceux qui pourraient porter une contribution nationale de solidarité à chaque fois on a l'impression qu'il les protège comme si cette fameuse théorie du ruissellement allait enfin fonctionner mais ça ne marche pas depuis Reagan enfin ça ne marche pas depuis 81 donc pourquoi ça commencerait à marcher maintenant donc c'est là où on dit bah oui effectivement il y a besoin d'une force d'opposition et moi je ne voue pas de haine au président Macron ou au parti En Marche simplement je dis qu'il se trompe aujourd'hui sur les solutions politiques qu'il propose pas surtout parce que je ne suis pas binaire parce que je ne suis pas caricatural mais sur beaucoup de choses notamment sur la question climatique et sur la question de la justice sociale et fiscale aujourd'hui je ne suis pas du tout convaincu par ce qu'ils mettent en place et je pense que si la gauche était au pouvoir elle ferait des choses comme ce qu'a proposé par exemple Olivier Faure sur la taxation des super profits la taxation des super profits ce n'est pas la spoliation du capital c'est juste de se dire les amis on vient de passer deux ans de crise incroyable pendant laquelle il y a eu le quoi qu'il en coûte où on a ouvert toutes les vannes de l'argent public et finalement on se rend compte que cet argent est allé enrichir un certain nombre de multinationales il y a un moment il faut récupérer l'argent qui a été ouvert puis c'est tout c'est pas de la spoliation on ne va pas fragiliser l'emploi on va juste récupérer et l'argent qu'on a mis qui n'est pas allé à certains endroits qui auraient dû aller et puis c'est tout
c'est aussi peut-être pour ça visiblement que s'engager localement c'est important et essentiel sur son territoire on voit que être maire j'allais dire c'est 24h sur 24 comment est-ce que vous viez aujourd'hui ce mandat d'élu puisque c'est votre premier mandat de maire est-ce qu'il y a une vie à côté de la vie du maire de Villeurbanne est-ce qu'on fait d'autres choses est-ce qu'on a le temps de faire autre chose ou c'est une telle responsabilité qu'on y passe toutes ces journées
moi j'ai au bout de deux ans comme si j'avais tout compris mais une conviction que je me suis forgée c'est que je crois qu'on est un homme politique ou une femme politique de qualité quand on se sent libre et pour se sentir libre il ne faut pas se sentir complètement obnubilé par une seule chose et donc moi j'essaye de préserver à la fois un équilibre familial un équilibre amical et puis aussi de temps en temps de me préoccuper d'autres sujets non pas parce que je suis dilettante celles et ceux qui me connaissent et qui me pratiquent savent l'engagement qui est le mien et le nombre d'heures que je passe sur le terrain ou à travailler mais par contre quand vous commencez à perdre cette liberté d'esprit qui se dirait finalement demain ça peut être autre chose je crois que vous commencez à prendre de mauvaises décisions politiques et moi je ne veux pas être de celles ou de ceux qui ont pris des mauvaises décisions politiques par la peur de l'après j'ai eu une vie avant professionnelle peut-être que j'aurai une vie après autre et ça ne me fait pas peur mais pour que ça ne me fasse pas peur il faut que je garde un certain équilibre et je m'y attache tant bien que mal ma famille dirait certainement mal mais en tout cas c'est des choses auxquelles je fais attention
ça vous a changé en un mot quand même oui bien sûr
mais surtout de le prendre dans ces conditions là écoutez être maire de la 19ème ville de France en pleine crise de santé comme ça ce n'est pas forcément évident mais par contre c'est certainement l'un des plus bons bandages de ce pays
alors on sait que et on pourrait discuter encore longtemps que vous avez quand même pris le temps un peu de lire cet été et d'écouter de la musique on se quitte souvent en musique avec le choix d'une chanson par notre invité vous avez choisi Gaël Faille en quelques mots pourquoi et quelle chanson ?
parce que d'abord j'avais été scotché par petits pays et puis qu'après cette sensibilité d'artiste qu'on a découvert dans ces textes moi ça me parle beaucoup parfois les gens diront que c'est un peu triste mais à la fois il y a une forme de grande conscience de l'urgence du moment présent et puis il y a toujours des petits fils d'espoir attirés dans ces textes donc voilà c'est pour ça que je voulais le partager avec vous ça s'appelle Taxi Phone
Lucidité et de l'espoir merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation d'avoir été notre premier invité pour notre émission de rentrée et puis on vous réinvitera avec plaisir parce qu'on a beaucoup de sujets de discussion et la semaine prochaine on aura un nouvel invité le maire de Charlie Olivier Rajot qu'on recevra avec grand plaisir à très bientôt merci à vous c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Immédiat Positif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
Lyon Première
Cédric Van Styvendael