Canicule : "Notre système de soins a été sous tension, mais il a tenu" Mathieu Lefèvre|TF1 INFO
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7h36, bonjour Adrien Gendre. Votre invité ce matin Mathieu Le Fèvre des ministres délégués chargé de la transition écologique. Bonjour Mathieu Lefèvre. Bonjour. Comme un air de déjà vu Météofrance prévient, la France va connaître sans doute un nouvel épisode caniculaire à partir de ce weekend. À quoi est-ce que vous vous attendez exactement ? À une augmentation des températures comme l'a dit Metéo France. Mais moi je veux pas m'y m'y substituer. Mais le rôle du politique c'est évidemment d'anticiper, de voir ce qui a fonctionné dans la gestion de crise ces dernières semaines, ce qui n'a également pas fonctionné. C'est tout le travail de retour d'expérience que nous a demandé le Premier ministre. Parmi ce qui a fonctionné, le système de soins était sous tension mais il a tenu. Notre
système électrique a tenu nos forces de l'ordre, notre système de sécur, même s'il y a eu des coupures par endroit et qu'il y en a encore en ce momentit. Mais malgré tout euh il y a pas eu de l'absorption du pic de consommation a été gérée de la même manière que le système de soins a tenu et les prévisions météorologiques ont été bonnes. en revanche dire que le pays a tenu et d'ailleurs, je veux remercier l'ensemble des forces de sécurité, l'ensemble évidemment des agents municipaux, des policiers municipaux qui ont concouru ne signifie pas que tout a fonctionné parfaitement et c'est la raison pour laquelle le premier ministre nous a demandé de travailler un certain nombre de sujets, notamment sur les enjeux d'aller vers les personnes isolées, évidemment, le
rafraîchissement des lieux où figurent les personnes les plus vulnérables, la remontée de données, la remontée d'information Ça veut dire y compris s'il y a un épisode caniculaire dès les prochains jours de nouvelles décisions, nouvelles mesures pour les prochains jours ou là on parle du moyen terme. Non, c'est du court et du moyen terme. Le premier ministre nous a demandé de nourrir ce qu'il appelle un plan hors sec grande chaleur précisément pour tenir compte de tous les enseignements des épisodes des deux épisodes que nous venons de connaître. Ce qu'il faut bien voir, c'est qu'on a vécu un épisode d'une intensité absolument exceptionnelle et que sans l'anticipation dont a fait montre le Premier ministre, cet épisode météorologique aurait pu se transformer
en crise systémique. Pour autant, il nous reste des points d'attention, des endroits où nous devons évidemment travailler et c'est tout l'objet de ce planc forte chaleur. Mathieu Le Fèvre, on en parlait tout à l'heure avec Alba Ventura. Hier à l'Assemblée, Sébastien Lecornu et l'écologiste Criel Châelin se sont écharpés sur la question du nombre de décès. Alors, on va pas refaire le débat sur la forme, sur le fond. Aidez-nous à comprendre combien de décès vont être imputables à cette canicule ou à ces vagues de canicules puisque les chiffres ne sont pas définitifs. À quoi vous vous attendez ? Mais précisément, comme vous le dites, les chiffres ne sont pas définitifs parce que la comptabilisation demande évidemment un certain temps de latence. Mais par exemple quand le patron de la
PHP Nicolas Rovel dit "On sera probablement dans des chiffres supérieurs à 2025, c'était 5700 morts. Est-ce que vous considérez ce qu'il dit l'ordre du probable ?" Non mais moi je ne m'avance pas sur ce chiffre tant qu'on a' pas de consolidation euh définitive ce qu'och premier ministre peut écarter l'idée de 10000 morts. En réalité on n'en sait rien. On ne peut pas écarter les 10000 morts sur cette canicule si je vous comprends bien. Si on ne peut pas écarter les 5000, on peut pas écarter les 100. peut vous dire aussi c'est qu'il est beaucoup trop imprudent comme l'a fait la présidente Châelin que de s'avancer sur un certain nombre de morts et plutôt il est pas imprudent comme l'a fait le premier ministre de de l'écarter je dis ça sans polémique je comprends pas ce
qui permet de dire qu'on peut écarter un chiffre et pas un autre quels sont les éléments dont vous disposez qui vous permettent de savoir malheureusement si on sera sur un bilan plutôt de 1000 ou 10000 mais la ministre de la santé comme le premier ministre attendent les remontées de terrain et nous ne pouvons pas le dire à date. Il serait imprudent de le dire à date. Et encore une fois la présidente du groupe écologiste cette avancée, elle a fait montrière de politique politicienne au moment où je crois que les Français attendent plutôt des solutions plutôt que des polémiques et d'ailleurs son groupe souhaite censurer le gouvernement. Je ne sais pas ce que une censure du gouvernement apportera aux Français en matière d'adaptation au dérèglement climatique. Je ne sais pas.
Vous fait pas peur en tout cas. Bon en tout cas nous nous sommes prêts à affronter toutes les interrogations politiques qui proposent une commission d'enquête. Moi, je suis évidemment [raclement de gorge] à la disposition du Parlement pour répondre sur l'ensemble des enjeux relatifs à la commission d'enquête. On pourra peut-être leur redire que aucune majorité, aucun président de la République n'a fait autant qu'Emmanuel Macron en matière d'atténuation du changement climatique et d'adaptation au changement climatique. Pendant des années, les verts ont souhaité censurer, ont combattu les budgets de l'écologie que nous avons présenté. Des budgets qui ont doublé, des budgets qui ont augmenté de 50 % les moyens parce qu'il voulait moins mais parce qu'il voulait plus. On
va pas refaire toutes les dernières années Mathieu Le Fèvre mais on voit bien qu'il différent politique. Intéressons-nous à ce qui va se passer dans les prochaines heures. Vous aurez aujourd'hui une réunion sur la ressource en eau sur l'état des nappes fréatiques. On en parlait tout à l'heure dans le journal. Qu'on se dise les choses clairement. Le problème au moment où l'on parle c'est le sud du pays ou c'est l'intégralité du pays ? Écoutez, on a 93 départements qui sont en situation de vigilance en matière d'eau et 27 départements, plus particulièrement, qui sont en crise. Je veux d'abord rassurer vos téléspectateurs, il y a pas à datte de risque d'approvisionnement. pas dire potable. Non, il y a pas de risque d'approvisionnement en eau potable comme
ça pu être le cas lors de l'épisode de sécheresse de 2022. En revanche, il faut la plus grande vigilance possible. Il nous faut des remontées de terrain en temps réel. C'est la raison pour laquelle je vais présider cette réunion ce matin. La ministre Barbule refera demain avec les préfets coordonateurs de bassin. Mais il nous faut une vigilance absolue sur ce sujet. Mais vu ce que vous nous dites sur l'état et les alertes que vous avez déjà, est-ce que ça veut dire pour nos agriculteurs des interdictions d'irrigué ? Est-ce que ça veut dire des céréales, des fruits, des légumes qui vont être plus chers, des récoltes qui vont être en baisse ? Il y a déjà dans les départements qui sont les départements en crise des arrêtés d'interdiction pour des usages non prioritaires de l'eau. Ça concerne
évidemment pas uniquement les agriculteurs, ce peut-être aussi le remplissage des piscines, ce peut-être aussi le lavage des voitures individuelles et en effet pour certaines cultures, des interdictions qui sont prises au cas par cas. Mais là encore, le Premier ministre a fait le choix d'une gestion décentralisée euh de cette crise confiée au préfet de département, au préfet de région. C'est, me semble-t-il, la meilleure manière d'y répondre de façon différentielle. Mais il y aura un impact sur les récoltes. Ah, probablement, il y aura un impact sur les récoltes, oui, incontestablement. Et sur les prix, sur les marchés. C'est une possibilité, mais il est encore évidemment trop tôt pour le dire. On l'a vécu cette dernières années avec le chocolat, par exemple, avec le café.
ça a eu un impact sur les prix mais il est à date beaucoup trop tôt pour le dire. Euh risque incendie également, on le signalit tout à l'heure, danger très élevé dans six département. Danger très élevé, ça veut dire inquiétude très élevée. Oui, je veux ici rappeler que 9 feu sur 10 sont d'origine humaine et donc il a nécessité d'appel à la plus grande responsabilité individuelle et vigilance individuelle. Malgré tout, notre pays est très bien armé face au feu de forêt grâce à des investissements très importants qui ont été faits ces dernières années, notamment en bombardier d'eau en canader. Mais la vigilance est de mise puisque avec le retour des vents du mistral de la Tramontagne, la sécheresse des sols, nous sommes évidemment en vigilance renforcée. Deux toutes petites questions pour
terminer, je vous demande de répondre par oui ou par non sur un autre sujet, la consigne plastique. Les élus locaux vous demandent de reculer. Est-ce que vous êtes prêt à reculer ? Oui, non pas sur le principe, c'est une obligation européenne nous sommes trop loin de nos objectifs en matière de recyclage pour reculer sur ce levier. C'est pas le seul levier pour parvenir à atteindre nos objectifs, mais c'est un des leviers. Maintenz, tout dernier mot. Votre collègue Motrégon ira au meeting des Douvoir Philippe dimanche. Votre nom est cité par nos confrères de politicaos. Vrai ou faux ? Est-ce que vous y serez également ? Oui, j'y serai. Vous serez au meteting des voir Philippe dimanche.
Mathieu Lefèvre