L'aide aux gros rouleurs est "renouvelée et étendue à 5,5 millions de Français", assure Maud Bregeon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 29:05RelanceRéponse directe
Quel est le coût de ces nouvelles mesures ? Pourquoi certains secteurs attendent encore leurs aides ?
- 30:27RelanceRéponse partielle
Comment expliquez-vous le retard de versement des aides pour certains secteurs comme les routiers ?
- 31:20RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas avoir doublé le montant de l'aide aux grands rouleurs comme demandé par certains ?
- 32:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il un risque de pénurie de carburants cet hiver ?
- 34:21OuverteRéponse directe
Les aides sont-elles réservées aux plus modestes ? Jusqu'à quel revenu ?
- 35:48RelanceRéponse directe
Pourquoi prendre un engagement sur l'absence de cagnotte alors qu'il n'y en a pas eu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:52Chiffre
« Depuis le début du conflit, c'est plus de 500 millions de barils qui ont été déstockés par les pays consommateurs de pétrole. »
- 4:18Fait
« Nous n'avons aucun problème d'approvisionnement en France sur aucun de ces carburants. »
- 5:42Chiffre
« 40 % des véhicules vendus en France étaient des véhicules électriques. »
- 9:33Fait
« Il n'y a pas eu, il n'y a pas et il n'y aura pas de cagnotte. »
- 23:13Catherine ChabotChiffre
« L'aide couvrira 70 % de la hausse des coûts du carburant par rapport à la situation d'avant-crise. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Le prix du pétrole, je le rappelle, ça peut sembler loin, était descendu à 70 dollars le baril. Le prix de l'essence à la pompe, c'est évidemment l'essentiel pour nos Nos concitoyens avaient commencé à baisser, forcés de constater que cette rentrée présente une situation dégradée. Elle est dégradée dans le monde mais elle est dégradée aussi au quotidien au niveau du prix à la pompe et c'est la raison pour laquelle, à la demande du Premier ministre, nous avons décidé de faire évoluer les dispositifs de soutien compte tenu d'un contexte international qui s'est détérioré et des les difficultés auxquelles sont confrontées nos concitoyens. L'enlisement de la situation, le regain de tension se traduit par une hausse
des prix de l'énergie, du gaz et du pétrole, et donc du prix à la La pompe, le prix du diesel a retrouvé son prix le plus haut depuis le début du conflit et les prix de l'essence pour des raisons que je vais présenter rapidement a désormais dépassé son précédent pic. Nous avons conscients que la situation est très dure pour nos concitoyens, pour ceux qui prennent leur voiture pour aller travailler tous les jours, notamment les plus modestes. C'est pourquoi le Premier ministre a décidé que nous vous présentions aujourd'hui une réponse qui est amplifiée, une réponse qui est élargie, une réponse, c'est important évidemment, David Amiel y reviendra, qui préserve l'équilibre de nos finances publiques.
Pourquoi nous en sommes là ? D'abord, rappelez que c'est une situation que nous n'avons pas choisie. Elle s'impose à nous, elle s'impose à nous toutes et nous tous. C'est la conséquence d'un conflit qui bloque des voies de passage stratégique du commerce mondial par lesquelles transitaient une bonne partie du carburant, du gaz et du pétrole. On a mis ici une carte des flux mondiaux, vous la connaissez évidemment. La nouveauté, c'est qu'au-delà du détroit d'Hormuz, dans lequel la circulation est très limitée, les attaques des outils sur le pipeline saoudien d'Est en Ouest qui permettaient de rejoindre
la mer Rouge ont limité la capacité de l'Arabie saoudite à exporter du pétrole. Ils ont par ailleurs limité la circulation au sein de la mer Rouge. Je vous rappelle aussi que les frappes de l'Ukraine sur les capacités de raffinerie en Russie montrent avant tout une capacité de l'Ukraine à se défendre et à se projeter, mais ont un impact très concret. C'est que la Russie est désormais importatrice net de produits raffinés, notamment d'essence et de diesel, ce qui rajoute de la tension sur le commerce mondial. Les raffineries, notamment les raffineries aux Etats-Unis, sont entrées pour certaines d'entre elles dans une phase de révision régulière, qui fait que là aussi les flux en provenance des Etats-Unis sont
limités par rapport à celles et ceux qu'on avait depuis le printemps. Je rappelle que 20 millions de barils passaient par le détroit d'Hormuz au début de la crise. Le blocage de cette route maritime, le blocage des autres routes fait qu'aujourd'hui on a moins de volume de pétrole dans le monde, moins de volume de produits raffinés dans le monde. Et ça, évidemment, ça a une conséquence très concrète. Dans le monde, depuis le début du conflit, c'est plus de 500 millions de barils qui ont été déstockés par les pays consommateurs de pétrole. Il y a moins de produits disponibles dans le monde, ce qui évidemment fait augmenter les cours, donc les prix à la pompe. Certaines zones du monde, extrêmement
Les environnements dépendants aux hydrocarbures ont des difficultés d'approvisionnement. Je veux être très clair, ce n'est pas le cas de la France. Nous ne nous approvisions pas dans les zones que je mentionnais. Nous avons maintenu un approvisionnement extrêmement efficace, que ce soit vous avez ici sur un graphique les niveaux de stocks commerciaux de l'essence, du kérosène, du diesel et du pétrole. Nous n'avons aucun problème d'approvisionnement en France sur aucun de ces carburants. C'est le cas depuis le début de la crise. Je rappelle que par des dispositifs de ce suivi extrêmement précis, nous suivons la situation au jour le jour avec deux mois de visibilité.
Je peux évidemment aujourd'hui vous affirmer que pour les deux mois qui viennent, nous n'avons aucune inquiétude. Mais évidemment, il faut se préparer à une dégradation possible de la situation. Je ne suis pas Donald Trump, je ne suis pas non plus patron des gardiens de la révolution iranienne. Les incertitudes restent fortes et nous devons nous y préparer. Et c'est tout le sens des initiatives portées par le Président de la République depuis maintenant plusieurs jours, à la fois à Paris lors de rencontres avec le Premier ministre irakien, avec des représentants du royaume de l'Arabie saoudite, avec à New York hier le président des Etats-Unis pour s'assurer qu'on puisse détendre la situation d'approvisionnement et s'assurer, c'est essentiel,
que la France ne fasse jamais face à des défis d'approvisionnement. Vous l'avez entendu hier, le président de la République a évoqué avec le président Trump l'idée d d'un moratoire sur les frappes, sur les capacités énergétiques en Russie et en Ukraine qui permettrait par exemple de détendre un peu la situation dans cette région du monde. Le président de la République est au travail, à à New York, à Paris, pour limiter les tensions géopolitiques et essayer évidemment de libérer le détroit d'Hormuz dont on sait qu'il est le nœud économique de ce conflit. Nous suivons la situation avec la plus grande attention, c'est dans l'intérêt de nos concitoyens. Le lien entre la carte que je vous montrais tout à l'heure
et le prix à la pompe de nos concitoyens, il est direct. Notre soutien immédiat, on va y revenir. Je souhaite le rappeler, ce combine avec une stratégie de plus long terme pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures. La meilleure manière de résister aux crises futures, c'est d'en être immunisé. C'est de continuer à électifier la France. Nous le faisons depuis plusieurs mois et ça fonctionne. 40 % des véhicules vendus en France étaient des véhicules électriques. Cet été, le leasing social, et c'est une annonce que je vous fais, a désormais convaincu dans sa troisième lignée. 50 000 véhicules il y a deux ans, 50 000 véhicules l'année dernière.
On a ouvert la nouvelle édition du leasing social. 34 000 demandes ont d'ores et déjà été enregistrées. Nous permettons à nos concitoyens de passer à l'électrique. Stéphanie Rist est sensible avec un dispositif adapté pour les aides à domicile. Face aux crises à long terme, nous en restons convaincus, la réponse réside dans l'électrification. Mais pour autant, évidemment, nous devons continuer à aider nos concitoyens qui sont en première ligne, qui travaillent et dont le prix du plein a fortement augmenté. Dès le début de la crise, l'État a apporté une réponse immédiate avec des mesures ciblées, adaptées, des mesures temporaires en gardant de
lignes de mire la préservation de nos finances publiques. Cette stratégie, elle est inchangée. Nous allons amplifier, élargir, rester mais nous restons convaincus que c'est en concentrant nos aides sur ceux qui ont le plus besoin, secteurs ou concitoyens, que nous aurons un dispositif d'aide efficace et économe de nos données publics. Je fais passer maintenant la parole à David Amiel. – Merci beaucoup, Bonjour à tous. Pour rappeler évidemment le contexte dans lequel s'inscrit ce moment, le contexte social,
le contexte économique qui vient d'être appelé par le ministre de l'Economie et des Finances, mais aussi le contexte budgétaire. J'ai vu refleurir ces derniers jours, ces dernières semaines des mensonges qu'on avait d'ores et déjà entendus au début de la crise. Le premier mensonge c'est évidemment celui selon lequel il y aurait une cagnotte. Or les chiffres le montrent, les chiffres que nous publions de manière inédite d'ailleurs tous les 10 jours depuis le début de la guerre dans le détroit d'Hormuz, les recettes fiscales liées au carburant, c'est-à-dire la TVA d'une part et les assises de l'autre diminue. Nous avons eu ainsi une perte de recettes fiscales uniquement liées au carburant, je ne parle pas là de l'effet sur le reste de l'économie,
j'aurai l'occasion d'y revenir, de 407 millions d'euros par rapport
qui elle a tendance à augmenter quand les prix augmentent mais aussi l'accise qui elle ne dépend que du volume consommé et qui évidemment baisse drastiquement quand les prix augmentent et que les volumes consommés reculent. Et la somme des deux qui donne les recettes fiscales liées au carburant est aujourd'hui très négative pour les comptes publics de l'ordre, je le rappelais et c'est indiqué sur la présentation qui est faite ici, de 407 millions d'euros. Et donc c'est mon premier message aujourd'hui. Il n'y a pas eu, il n'y a pas et il n'y aura pas de cagnotte. Et pour tous ceux qui en douteraient ce principe que nous avons constaté lors de l'année 2026, à la demande du Premier ministre, on va le sanctuariser pour l'année 2027. Et donc dans le cadre du débat parlementaire,
le gouvernement proposera un amendement qui prévoira que si jamais un jour il y avait un éventuel surplus, et bien évidemment l'ensemble serait immédiatement restituer aux Français sous la forme d'aides supplémentaires. Parce que, mesdames et messieurs, il suffit désormais de constater la réalité. Nous avons un déficit public qui se dégrade depuis le début de la guerre dans le détroit d'Hormuz. Nous avons des taux d'intérêt qui ont considérablement augmenté dans l'ensemble du monde développé, mais ils sont à 4 ,5 % aujourd'hui en France. Et tout cela nous oblige évidemment pour protéger le pouvoir d'achat des Français parce que la hausse des taux d'intérêt percute aussi le pouvoir d'achat des Français. C'est derrière des gens qui ont plus de difficultés à contracter
un crédit immobilier, c'est des entreprises, petites entreprises qui ont plus de difficultés également à contracter des prêts, des crédits. C'est les crédits à la consommation qui se renchérissent pour éviter que cela pèse sur le pouvoir d'achat des Français, pour préserver nos comptes publics. Nous devons avoir une stratégie d d'aide temporaire, d'aide ciblée et d'aide financée. Parce qu'au fond, nous avons deux adversaires dans cette crise. Le premier, c'est l'immobilisme, et le second, c'est le mensonges. L'immobilisme, évidemment, il serait impossible, insoutenable, insupportable. Je pense évidemment à tous les Français qui aujourd'hui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour emmener leurs enfants à l'école, pour accompagner un proche et qui ont besoin d'être davantage
soutenus et mes collègues feront à l'instant des annonces pour continuer à intensifier notre réponse. Mais le second ennemi, ce serait évidemment le mensonge. Et promettre tout et n'importe quoi serait se moquer des gens. Et ceux qui, aujourd'hui, viennent annoncer des baisses d'impôts générales annonceront demain des hausses de taxes générales pour pouvoir les compenser. Nous ne serons jamais le gouvernement qui promet d'une main pour
aussi, évidemment, qui seront proposés dans le cadre du projet de loi de finances et qui nous permettent d'apporter des aides réelles parce que des aides qui ne seront pas reprises demain aux Français qui en ont besoin. Voilà, mesdames et messieurs, je vous propose maintenant de donner la parole à ma collègue Maude Bréjon.
Merci, cher collègue. Roland Lescure l'a dit depuis le début de cette crise, on a fait le C'est le choix d'une méthode. Cette méthode, elle est simple. C'est agir de manière ciblée, de manière concrète, en priorisant nos dispositifs de soutien vers celles et ceux qui sont le plus exposés aux hausses des prix de l'énergie et depuis plusieurs mois maintenant. Parmi eux, il y a évidemment tous nos concitoyens qui n'ont pas d'autre choix aujourd'hui que de prendre leur voiture pour aller travailler. Je pense notamment à ceux qui vivent loin de leur lieu de travail, à tous ceux pour qui la voiture n'est pas une option mais bien une nécessité du quotidien et ils sont très nombreux. C'est le sens des mesures que nous présentons aujourd'hui,
encore une fois cohérentes avec la doctrine et la la méthode qui a été celle du Premier ministre depuis le premier jour de cette crise, et à la demande de Sébastien Lecornu. Nous allons donc renouveler l'aide aux grands rouleurs pour les mois d'octobre et de novembre et élargir le nombre de Français pouvant en bénéficier. Concrètement, pour ces bénéficiaires, cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour trois mois en moyenne, soit une indemnité totale versée de 100 euros. Au total, c'est donc 5 ,5 millions de Français, 5 millions de Français qui seront éligibles à
cette nouvelle aide de 100 euros contre 3 millions de Français pour la précédente, soit 2 ,5 millions de nos concitoyens en
net par mois pour un couple avec enfant, ce qu'on appelle techniquement les déciles 6 et 7. Ça s'explique bien, les Français le comprennent évidemment puisqu'ils le vivent au quotidien, cette crise dure, une usure réelle se fait sentir, un impact de plus en plus fort sur le pouvoir d'achat des Français notamment modestes justifie cet élargissement et ce renouvellement encore une fois de cette aide de 100 C'est un effort important, mais c'est un effort qui reste ciblé, encore une fois, vers ceux qui sont les plus touchés par ces hausses des prix à la pente. La crise dure depuis près de 6 mois, je l'ai dit, et son impact sur le pouvoir d'achat est évidemment croissant.
Par ailleurs, le versement de cette aide sera simplifié. Là encore, on tire les leçons de la précédente aide déployée. Pour ceux qui sont déjà inscrits dans le dispositif, à savoir les Français ayant déjà bénéficié de la précédente aide grand rouleur et dont les services de Bercy disposent des informations nécessaires, le versement sera automatique. On parle là des 1 ,2 million de Français qui ont déjà demandé et touché l'aide de 100 euros ces dernières semaines ou ces derniers mois. Ils n'auront Donc, aucune démarche supplémentaire à faire pour recevoir cette aide. Le versement interviendra de manière automatique. Pour les nouveaux bénéficiaires, la plateforme en ligne sera accessible
simplement et rapidement toutes les informations permettant de vérifier son éligibilité et de demander l'aide y seront évidemment disponibles et expliquées. Et je tiens à préciser enfin qu'au sein de cette prolongation, une adaptation aux territoires ultramarins est en cours de finalisation avec les acteurs de terrain. Comme d'habitude donc, le guichet sera disponible sur impôts .gouv .fr en Je voudrais ensuite vous dire un mot du chèque énergie qui est ce dispositif de soutien aux ménages modeste versé habituellement en avril. C'était déjà le cas en avril dernier. Et là aussi, nous voulons donner de la visibilité aux Français.
Le chèque énergie sera bien maintenu dans le budget 2027. En tout cas, c'est ce que nous proposerons au Parlement lors du dépôt du projet de loi de finances 2027, dans la copie que le gouvernement proposera. C'est un dispositif essentiel pour les ménages aux revenus modestes qui permet de prendre en charge une partie de leurs dépenses d énergie. Cette aide peut être utilisée directement pour régler les factures d'énergie en version papier ou en ligne et les bénéficiaires peuvent également choisir de l'affecter automatiquement à leur facture d'électricité ou de gaz. En avril dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà permis d'étendre son versement automatique à 700 000 nouveaux bénéficiaires.
Concrètement, c'est donc 4 4 ,5 millions de bénéficiaires qui recevront ce chèque automatiquement avec des montants allant de 48 à 277 euros en fonction du revenu du ménage. Et nous avons Ils auront également décidé d'avancer son versement. Il est normalement versé en avril, il sera versé en janvier, en tout début d'année 2027, dans un moment de forte tension sur les prix de l l'énergie. Le maintien, d'une part, et le versement, d'autre part, au cœur de l'hiver plutôt qu'au printemps, au moment où les factures sont les plus importantes, relèvent du bon sens. Voilà, vous l'avez compris, notre objectif est simple.
Il est cohérent avec les engagements du Premier Ministre. D'une part, ne laisser aucun secteur exposé sur le carreau et d'autre part, continuer de manière ciblée, de manière responsable vis-à-vis de nos finances publiques à être aux côtés des Français les plus modestes qui travaillent. Je ne reviendrai pas sur ce que Roland Lescure disait, mais c'est évidemment parfaitement juste. Il s'agit là de réponses de court terme. Il y a Il y a aussi les réponses de moyen et de long terme, les réponses structurelles. Cette réponse est d'abord et avant tout le plan d'électrification, le déploiement du plan d'électrification avec les bons résultats, notamment sur l'achat de véhicules électriques qui ont été explicités par Roland Lescure tout à l'heure.
On continue dans cette voie-là, on aura l'occasion de proposer une phase 2 du plan d'électrification, mais on continue à marcher sur nos deux jambes, répondre à l'urgence et préparer l Je vous propose de passer la parole à Serge Papin, qui va embrayer sur un certain nombre de mesures sectorielles.
Maude. Roland Lescure l'a rappelé, ce que nous vivons, nous ne l'avons pas choisi. Ce conflit a surgi, évidemment, il a des conséquences sur le pouvoir d'achat des Français, mais aussi sur la trésorerie des entreprises. Face à cela, on fait front commun. Ma collègue ministre de l'énergie vient de présenter la part que l'État prend pour soutenir les grands rouleurs. Mais faire front commun, c'est aussi permettre aux entreprises de soutenir leurs salariés pendant la période. Pour cela, il y a un outil qui s'appelle la prime carburant. L'employeur qui le veut et qui le peut la verse à un salarié. Nous allons l'étendre à un plafond qui passe de 600 à 1 000 euros.
C'est une prime qui est défiscalisée et qui n'a pas de charge salariale dessus, bien sûr. Nous faisons ainsi de la prime carburant une aide concrète aussi au pouvoir d'achat actionnable par les entreprises au bénéfice de leurs salariés. Faire front commun, c'est aussi mobiliser nos services, les services de l'État, pour soutenir la trésorerie des entreprises par des reports de de cotisations sociales ou des étalements de dette fiscale si nécessaire. Et pour cela, je le dis aux chefs d'entreprise, plus vous saisissez tôt, mieux ceux qui s'en occupent au niveau de l'État pourront vous aider. Les coordonnées de ces personnes sont directement en ligne.
Leur numéro de portable, leur adresse mail, vous pouvez les appeler. Ce sont les conseillers départementaux CDED ou les commissaires à la prévention CRP. Faire front commun, c'est aussi aider les secteurs et les professions les plus exposées à cette hausse inédite du prix du carburant. C'est notre philosophie depuis les premiers jours de cette crise. Mes collègues Stéphanie Riste pour la santé et Catherine Chabot pour la pêche détailleront les dispositifs qui sont propres à leur secteur. Et moi, je vais parler d'abord du BTP. Ces entreprises qui ne peuvent pas, du jour au lendemain, se passer de GNR pour faire tourner leurs engins de chantier.
L'aide sera donc prolongée de 20 centimes par litre. On l'avait mise en place pour les entreprises de de moins de 50 salariés. On la prolonge jusqu'au 31 décembre. Ce sont 35 000 entreprises qui sont éligibles à cette aide. Et pour celles qui ont besoin de trésorerie rapidement, BPI France a mis en place ce qu'on appelle des prêts flash des prêts d'urgence qui sont disponibles rapidement pour les agriculteurs l'aide GNR est également reconduite jusqu'au 31 décembre et je rappelle les travaux de consultation aussi des agriculteurs qui sont en route qui sont menés par ma collègue
annie genevard dans un plan plus global appelé plant sécheresse agricole enfin je veux rebondir sur la règle d'or qu'a évoquée mon collègue David Amiel. Cette règle, évidemment, elle s'applique à l'État, comme à tous les acteurs de la chaîne carburant. La surveillance des marges de Le transport et de distribution se poursuit, d'autant plus attentivement que les prix des produits raffinés ont augmenté. Donc tout le monde doit jouer le jeu et j'y serai particulièrement vigilant. Nous avons un observatoire que nous mettons à jour chaque semaine et qui permet d'évaluer l'évolution des marges des distributeurs de carburant. A ce jour, on n'observe pas d'effet d
Mais si nous venions à constater justement des dérapages, on prendra très vite des mesures, notamment pour encadrer les marges. Tout cela est prêt. Nous continuons avec mes collègues à suivre l'évolution de la situation jour après jour. Ce conflit, nous ne l'avons pas choisi, mais nous choisissons ensemble de faire front commun pour les Français, pour les entreprises et pour les travailleurs. Voilà, je passe la parole maintenant à ma collègue Catherine Chabot.
Cette crise impacte directement la rentabilité des entreprises de pêche, et ça a été rappelé par mes collègues. Et Depuis le début, le gouvernement est aux côtés des pêcheurs avec un objectif leur permettre de continuer à sortir en mer et de pouvoir rémunérer leurs équipages, exercer leur travail dans de bonnes conditions, alimenter toute la chaîne de valeur jusqu'à nos assiettes. Alors ces Z carburants pour les pêcheurs vont donc être prolongés jusqu'à la fin de l'année, jusqu'à fin décembre. C'est inédit car nous donnons de la visibilité sur quatre mois le montant de l'aide sera par ailleurs indexé à l'évolution du cours du cabran au maximum
de ce que permet le cadre européen quelle que soit la hausse des cours dans les semaines à venir. Alors concrètement, cela signifie que l'aide couvrira 70 % de la hausse des coûts du carburant par rapport à la situation d'avant-crise. Concernant les versements de ces aides, les paiements ont été accélérés considérablement ces dernières semaines et nous maintenons ce rythme. Pour la deuxième phase, le guichet ouvrira dans les tout prochains jours et nous prenons l'engagement que chaque dossier sera payé, chaque dossier complété sera payé sous maximum 4 semaines. Enfin pour répondre aux difficultés de trésorerie,
le gouvernement met en place un prêt à taux zéro garanti par l'Etat qui pourra aller jusqu'à 50 000 euros et qui sera opéré par le réseau territorial de BPI France au plus près des entreprises. Les armateurs pourront demander ce prêt dès le 1er octobre à travers un formulaire dédié sur le site de BPI France et il sera versé à partir de mi-octobre. Il s'agit là d'un prêt à court terme, 36 mois, avec la possibilité d'un différé de remboursement de 12 mois sans garantie ni collatérale demandée à l'emprunteur. Je le rappelle, c'est donc un prêt qui vise à soulager les entreprises, les trésoreries des entreprises qui en ont le plus besoin.
Voilà, je vous remercie, je passe la parole à ma collègue Stéphanie Risp.
Merci, bonjour. Je voudrais vous parler des professionnels qui utilisent leur véhicule personnel pour prendre soin de nous. Pendant la canicule, j'ai eu l'occasion de le dire, il y a eu une surmortalité des personnes à domicile qui qui a confirmé l'importance des professionnels qui viennent prendre soin de nos familles, de nos enfants à domicile. Et donc je vais vous parler des aides pour les infirmières libérales qui ont l'aide élargie aux grands rouleurs de 100 euros si elles peuvent en bénéficier avec et j'ai demandé à l'assurance maladie qu'il puisse y avoir une information sur les modalités pour obtenir
cette aide dans le cadre pour éviter un éventuel non-recours. Nous créons par ailleurs pour ces infirmiers dont certains font énormément de kilomètres, plus de 100 kilomètres par jour. Nous créons un bonus territoire ruralité de 80 euros qui pour les infirmiers qui feront plus de 100 kilomètres par jour. Ça correspond à plus de 25 000 infirmières dans notre pays auront ce bonus de 80 euros. Enfin, pour ces infirmiers et infirmières, il y aura la possibilité de repousser si elles le souhaitent le paiement de leur cotisation URSAF sans pénalité.
Maintenant, concernant les aides à domicile, vous le savez, au printemps, nous avions pu apporter des mesures pour ces professionnels qui sont des professionnels que chacun d'entre nous connaît, parce qu'elles s'occupent des personnes les plus fragiles. C'est des professionnels qui travaillent avec un temps de travail partiel. Le plus souvent, subit et qui ont en moyenne un salaire de 700 euros par mois. Il y avait des mesures dont Roland Lescure a pu en parler, notamment le leasing social pour obtenir une voiture électrique entre 50 et 100 euros pas moi qui est toujours disponible mais nous rajoutons pour ces aides à domicile
l'accès spécifique à l'aide grand rouleur donc de 100 euros pour toutes celles qui utilisent leur véhicule personnel qui travaillent un mi-temps ou plus et qui font 30 kilomètres par jour c'est des professions itinérantes et qui ont besoin de pouvoir entrer dans ce dispositif et Et comme elles sont dans des situations de fragilité, nous créons cette extension d'aide grand rouleur pour ces professionnels. Enfin, dans le cadre du des départs parlementaires, nous sera portée la question d'un dispositif de stabilisateur économique qui sera structurel
pour les professionnels de santé à domicile et qui permettra, selon le débat que nous aurons dans le budget, de pouvoir régler ces à-coups de hausse de carburant. Voilà je vous remercie. Merci Merci Madame la Ministre. On entend bien ici ou là, dans cette période électorale, certaines et certains qui veulent souffler sur les braises. Nous entendons les inquiétudes des Françaises et Français, qui parfois d'ailleurs s'expriment sous la forme d'une Et ces inquiétudes et cette colère, elles sont sincères et nous devons y répondre. Et c'est ce que nous faisons aujourd'hui. Nous amplifions les aides en augmentant certains soutiens comme l'aide de gros rouleurs de 20 centimes en moyenne à 40 centimes sur trois mois octobre novembre
et décembre nous l'élargissons avec plus de 2 millions de nos concitoyens qui seront concernés y compris des dispositifs spécifiques pour des personnes des populations comme les infirmières particulièrement en première ligne et nous allons rester agiles parce que nous l'avons montré depuis sept mois nous savons nous adapter à l'évolution de la situation nous allons continuer à la suivre s'assurer qu'on ait aucun enjeu d d'approvisionnement en france et évidemment adapter nos dispositifs en temps j'allais dire réel en tout cas au fur et à mesure que cette crise se développera nous souhaitons préserver les plus modestes les travailleurs restés aux côtés des Français dans un moment difficile. Merci. On va pouvoir prendre les questions.
Merci de présenter vos médias et de donner votre nom, et le Circom va vous passer la parole mesdames messieurs les ministres bonjour Nicolas Laurent pour TF1 LCI deux questions d'abord sur le coût de ces nouvelles mesures vous aviez annoncé un milliard 400 millions d'euros pour les précédentes mesures à combien vous évaluez le chiffrage et deuxième question comment expliquer le retard du versement des aides il y a certains secteurs c'est vrai pour tous les secteurs mais je pense notamment aux routiers certains ont fait la demande en avril et en mai ils n'ont toujours rien reçu or c'est une urgence vitale pour eux il y en a certains qui ont arrêter les livraisons comment vous expliquez ce retard et surtout que comptez-vous faire pour venir en aide à
ces entreprises tu vas répondre sur les coûts les coûts non en ce qui concerne le coût budgétaire les annonces qui sont aujourd'hui faites ont un coût budgétaire qu'on estime à date à environ 450 millions d'euros ce sera sous l'enveloppe des 1 milliard 400 millions qui avait d'ores et déjà été estimé parce que vous le savez notamment pour le dispositif grand rouleur tous les français qui y avait le droit ne l'ont pas demandé c'est la raison d'ailleurs pour laquelle on élargit aussi aujourd'hui le dispositif raison pour laquelle on aura aussi un versement automatique pour les français qui ont d'ores et déjà demandé l'aide de 100 euros pour les 6 premiers moi pour que évidemment il n'y ait
pas une deuxième démarche à faire donc c'est une logique de simplification et d'extension comme ça a été rappelé par Roland Lescure. Et puis sur les délais évidemment on les regrette mais on les comprend, on a mis en place des nouveaux dispositifs pour certains extrêmement ciblés. C'était le cas notamment pour les pêcheurs, je regarde la ministre de la Pêche, mais aussi vous l'avez dit pour les transporteurs routiers. Je dirais ça y est là on est monté en régime de croisière si j'ose dire. Les dispositifs sont en place, les Les versements sont désormais beaucoup plus précoces et on a tiré les leçons, évidemment, de ces enjeux de démarrage dans les nouveaux dispositifs. Je le répète, celles et ceux qui ont déjà fait la demande,
qui ont déjà eu l'aide gros rouleur, la recevront automatiquement, sans avoir besoin de se reconnecter. Et pour les autres, évidemment, le guichet sera ouvert en octobre et les versements seront aussi rapides que possible.
Bonjour Mesdames et Messieurs les ministres, Milan Argelas pour BFM TV, certains demandaient y compris dans votre camp le doublement de ces aides, c'était le cas par exemple d'Edouard Philippe, pourquoi n'avoir pas conservé cette piste ou à tout le moins augmenter ce plafond et puis une deuxième question sur l'approvisionnement le président de la république a écrit à Ursula von der Leyen hier pour s'inquiéter de risques sur les circuits d'approvisionnement. Le ministre de l'Economie, vous en l'occurrence, s'est montré plus optimiste. Est-ce que concrètement il y a un risque de pénurie sur les carburants d'ici l'hiver ? Est-ce que vous l'excluez Bon, d'abord, la dernière fois que j'ai vérifié 2 x 20, ça faisait bien 40. On a doublé l'aide Gros Rouleur. C'est ce qu'on annonce aujourd'hui.
On est à 100 euros sur 3 mois. On avait versé 100 euros sur 6 mois. Les aides rouleurs sont doublés. On a aussi augmenté le plafond des aides par litre de carburant sur les pêcheurs. Donc on s'adapte évidemment. Et je rajoute qu'on a augmenté le nombre de personnes unéligible. Alors on n'a pas tout à fait doublé, on était à 3 millions, on est aujourd'hui à 5 ,5 millions, on n 'est pas loin de doubler aussi. Donc non, on entend à la fois les propositions des uns et des autres mais surtout les inquiétudes auxquelles on faisait référence. Peut-être que sur les enjeux d'approvisionnement, tu veux compléter, Maud ?
Oui, je vous réponds simplement en vous disant que le rôle du gouvernement, et évidemment à la demande du président de la République, c'est de se préparer à l'ensemble des scénarios. Je ne sais pas vous dire quelle sera l'évolution de la situation au Moyen-Orient, dans le détroit d'Hormuz, sur le pipeline saoudien dans les mois à venir. Et donc, le président de la République, évidemment, a demandé à son gouvernement et le fait lui-même de s'impliquer sur l'ensemble, d'utiliser l'ensemble des levier qui pouvait permettre de détendre le marché c'est ce qu'on fait à l'échelle européenne avec là encore des discussions pour acquérir un certain nombre de flexibilité c'est le cas sur le biocarburant par exemple c'est le cas sur un certain nombre de normes entre
les normes été et les normes hiver tout ça ça vise notamment à permettre d'augmenter nos capacités de raffinerie et donc encore une fois détendre d'éventuelles tensions sur les questions de volume Et puis il y a ensuite tout ce qui est fait à l'échelle internationale. Je rappelle ce que le président fait depuis des mois maintenant pour travailler à une réouverture pacifique du détroit d'Hormouz, ce que la France fait dans la région pour Pour l'escorte d'un certain nombre de navires dans la mer Rouge avec l'opération Aspides et puis ce que le président a initié encore ces derniers jours pour sécuriser des stocks de carburant. Ça a été le cas avec l'Irak la semaine dernière.
C'est le cas en ce moment même, il y a quelques jours, avec le Canada. Et donc là encore, on prépare l'ensemble des scénarios et on utilise tous les leviers
et on utilise tous les leviers de l'économie et de peut-être pas considéré comme très modeste, puisque j'ai compris que c'était jusqu'à 2 000 euros pour avoir ces aides. Est-ce que ça ne va pas poser un problème pour tous ceux qui roulent au quotidien et qui souffrent avec le pouvoir d'achat ? Et même si le carburant passe à 3 euros très prochainement. Que fera-t-on ? Oui, j'ai bien entendu que les prévisions de prix à l'essence dépassaient toutes les craintes des uns et des autres. Nous, on gère la situation en fonction de la situation réelle. Et elle est déjà assez compliquée comme ça pour éviter d'aller faire peur sur des niveaux de prix, d'abord qu'on n'a pas atteint, loin de là, et qui ne sont pas à l'heure du jour à ce stade.
Il faut qu'on se prépare à toutes les éventualités et c'est les raisons de l'agilité qu'on souhaite continuer à développer dans le calibrage de ces aides. Mais en l'occurrence, aujourd'hui, nous mettons en place des aides ambitieuses. On l'a dit, on les double pour les gros rouleurs. On touche près de 5 ,5 millions de personnes. Et vraiment, c 'est sur la situation actuelle qu'on réagit. Le diesel est à un peu plus de 2 ,40. L 'essence a plus de 2 ,20. J 'allais dire que c'est déjà beaucoup et on souhaite évidemment. Je le répète, David Amiel l'a dit. Celles et ceux qui nous appellent à des baisses généralisées de taxes pour tout le monde mentent. C'est préparer des notes salées qu'il faudra payer ensemble. Je pense que les Françaises et les Français qui sont moins exposés
à cette crise comprennent qu'on réserve ses aides à celles et ceux qui sont les plus exposés. Nous souhaitons préserver l'activité, nous souhaitons préserver le pouvoir d'achat de celles et ceux qui sont les plus exposés. Nous souhaitons préserver le pouvoir d'achat de celles et ceux qui sont les plus exposés. Nous souhaitons aussi préserver nos comptes publics. Je pense que ça aussi, tout le monde le comprend. Tu veux rappeler peut-être les niveaux exacts parce que tu les as dit dans ton intervention de celles et ceux qui auront besoin des aides Je peux complètement rappeler les niveaux exacts, donc jusqu'à quel niveau de revenu les Français qui ont accès à cette aide gros aux rouleurs, deuxième version, si je puis dire, ils auront droit.
Pour une personne seule, vous y avez droit si vous touchez jusqu'à 2035 euros net par mois. Dans la précédente version, c c'était 1508 euros net par mois. Pour un couple avec deux enfants, vous avez droit à cette aide gros rouleur si vous touchez jusqu'à 6104 euros net par mois. 6104 euros net par mois. Dans la précédente version, c'était 4 325 euros net par mois. Je ne vais pas vous faire l'ensemble des catégories couple avec un enfant, deux enfants, trois enfants, quatre enfants mais c'est pour vous montrer qu'on va vraiment chercher des catégories de revenus supplémentaires par rapport à ce qu'on a mis en place auparavant.
Et c'est justifié parce que cette crise dure, qu'elle s'installe dans le quotidien des Français, que l'usure se fait ressentir sur des catégories de populations de plus en plus importantes.
Bonjour, messieurs, dames et ministres. J'axerai Europe 1. Une question pour rebondir, madame Bréjean. C'est mon temps que vous indiquez, c'est avant ou après impôt ? Après impôt. C'est revenu net, donc c'est avant prélèvement à la source, si c'est la question.
Net, ok, avant impôt.
C'est ce qu'on appelle le salaire net, donc c'est après cotisation sociale mais avant paiement de l'impôt pour ceux qui en payent. Si je peux me permettre une autre question, pardon monsieur Amiel vous expliquer qu'il n'y a pas eu, qu'il n'y a pas et qu'il n'y aura pas de surplus, il n'y a pas de cagnotte sur les carburants. S'il n'y aura pas, alors pourquoi prendre cet engagement aujourd'hui ? Tout simplement pour répondre aux moindres doutes qui pourraient exister. Parce que la perception, elle compte aussi. Donc je l'ai dit, il n'y a pas eu de cagnotte. Les chiffres que j'évoque sont publics. Il n'y a pas de cagnotte.
Et pour tous ceux qui nous disent « mais peut-être qu'à l'avenir, il y en aurait une », etc., et bien c'est la raison pour laquelle on mettra dans la loi, ce principe. On se sanctuarisera pour 2027, ce qu'on a constaté en 2026.
Bonjour Stéphane Loignan aux Echos. Est-ce que ces nouvelles mesures sont compensées par des économies supplémentaires en 2026 ? Tu veux répondre, David ? Je pense que tu as déjà répondu. Oui, j'évoquais effectivement les chiffrages que nous avons réalisés jusqu'ici. Considère que la somme qui avait été estimée, c'est-à-dire un coût des aides de 1 milliard 400 millions, comme il y a eu un certain nombre de non-recours, et c'est bien l'objectif aujourd'hui de pouvoir lutter contre ce non-recours, reste le chiffrage global des aides, évidemment il est susceptible d'évoluer, le cas échéant des mesures d'économie supplémentaires seront prises à la fois en 2026 et évidemment au cours de l'année 2027, le principe intangible qui est d'avoir
des des aides ciblées et des aides financées, doit rester vraiment le cadre dans lequel on agit. Parce que c'est évidemment ce qui garantit ensuite aux Français que ce ne sera pas dans leur poche qu'on ira le reprendre. Ça a nécessité des économies difficiles tout au long de l'année années 2026, des économies qui ont souvent été d'ailleurs critiquées par les mêmes qui nous appellent à des chèques en bois. Mais c'est ce qui garantit la solidité de la réponse qu'on apporte aux Français qui en ont aujourd'hui besoin. il y avait monsieur qui bonjour Martin Beaumère pour France Télévisions je rebondis sur la question de mon confrère concernant la règle d'or parce qu'on comprend que s'il y a en fait qu'elle s appliquera seulement s'il y a un surplus global et pas seulement un surplus de TVA.
Est-ce que vous confirmez que si elle était dans la loi aujourd'hui, cette règle d'or, elle ne déboucherait sur une redistribution équivalente à zéro euro dans l'état. Et si toutefois demain il y a redistribution, quelle forme prendrait-elle ? Est-ce que ce serait une baisse des prix à la pompe ? Merci. Effectivement le surplus dont on parle c'est le surplus des recettes liées au carburant. Donc comme vous le savez dans les recettes liées au carburant il y a la TVA et Alexis. Donc c'est bien les deux qu'il faut pouvoir regarder. Et oui, vous avez raison. Mais d'ailleurs, heureusement qu'on n'a pas écouté ceux qui nous appelaient à redistribuer une cagnotte imaginaire pour financer les aides. Parce que comme il n'y a pas eu de cagnotte, il n'y aurait pas eu d'aide.
Et donc le gouvernement s'est organisé différemment, depuis le début de la guerre dans le détroit d'Hormuz, en mettant en place des économies, des économies dans l'Etat, des économies difficiles portées par mes collègues ministres et que je remercie, des mesures de gel, des mesures d'annulation qui ont permis de financer ces aides. Et donc effectivement ce que nous proposons de mettre dans la loi, ce que nous soumettrons en tout cas au Parlement, c'est simplement, je le disais, de sanctuariser ce principe qu'on a constaté dans l'année 2026, et qui au fond ne peut surprendre que ceux qui sont de mauvaise foi. Parce que toute l'histoire économique de notre pays montre bien qu'à chaque fois qu'il y a eu une augmentation considérable des prix de l'énergie,
ça a été une mauvaise nouvelle pour le pouvoir d'achat des français, ça a été une mauvaise nouvelle pour les entreprises françaises et ça a été une mauvaise nouvelle pour l'État et pour les régions et pour les collectivités. Pour une simple et bonne raison, c'est que la France ne produit pas de pétrole, qu'elle en importe. Et donc c'est ce qu'on avait vu au moment de la première guerre du Golfe, c'est ce qu'on a vu au moment de la deuxième guerre du Golfe, c'est ce qu'on a vu au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, c'est ce qu'on a vu au moment de la guerre dans l'étroit d'Hermouz. Mais à nouveau pour ne pas laisser prospérer des fausses nouvelles pour ne laisser place à aucun doute, c'est la raison pour laquelle on
est tout à fait prêt à inscrire ce principe dans la loi.
Bonjour Alexis Morel, France Inter. Vous n'avez pas cité sauf erreur les transporteurs routiers, ça veut dire que l LED, en tout cas la ristourne sur le litre de carburant s'arrête pour eux ? Je crois que vous aviez dit il y a quelques jours que c'était parce qu'ils pouvaient répercuter le coût du carburant sur les factures. Est-ce que vous confirmez que l'aide s'arrête pour eux, l'aide spécifique j'entends Merci. Oui, l'aide spécifique s'est arrêtée pour la raison que vous mentionnez, c'est-à-dire que dans les contrats, il y a ce qu'on appelle en pied de facture la possibilité de répercuter les hausses du prix du carburant sur la facture payée aux clients, si je puis dire. C'est une obligation de répercuter cette hausse du prix du gasoil. Mais évidemment, ce n'est pas dans les contrats,
c'est une obligation sur la facture. Donc effectivement, ces aides, dont je reconnais qu'au début, ils ont mis un peu de temps à être versés et sont aujourd'hui plus nécessaires.
Bonjour, Romain Cluzel pour RMC. Une question concernant les raffineurs et les marges qui sont réalisés, il y a plusieurs chiffres qui montrent que ces marges ont énormément augmenté depuis le début de la crise. Six pays européens parmi nos voisins ont réclamé qu'il y ait une taxation sur ces profits des raffineurs. La France n'en fait pas partie pour quelles raisons par ailleurs une autre question qui concerne l'aide aux grands rouleurs que vous avez annoncé madame brogeon vous avez notamment annoncé que la plateforme sur lequel faire la demande va être simplifiée comment ça va se concrétiser merci alors sur le sur la lettre envoyé à la Commission, c'est pas tout à fait ça qui était demandé par mes six collègues. C'était une taxation, je dirais, uniforme des profits pétroliers,
quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent. Évidemment, on participera au débat. On a commencé à l'évoquer au Conseil de Dublin. samedi et on suivra les débats de près, mais on n'est pas tout à fait égaux face à cette situation, vous savez que nous on a une grande major intégrée qui fait que d'ailleurs je le dis en passant c'est une des raisons pour laquelle on n'a pas de problème d'approvisionnement en france c'est une major aussi qui plafonne les prix de l'essence dans un certain nombre des stations-service et je pense que tous nos concitoyens l'ont vu de près donc on participera évidemment au débat sur une éventuelle taxation au niveau européen on sait bien quand même que les expériences menées en 2022 n'ont pas été courants de succès et puis s'il faut participer à ce débat
et pourquoi pas d'adopter des mesures on les adoptera évidemment sur les raffineurs. Ce qui est vrai, c'est que le prix du produit raffiné aujourd'hui, c'est un produit global. Et que quand vous raffinez du produit en France, vous êtes affectés par le prix global. Et ce qui est vrai Mais sans doute, c'est que les raffineurs présents en France, là encore, je suis heureux qu'on en ait. Parce que c'est aussi ça qui nous permet aujourd'hui d'avoir du produit. Certaines d'entre elles ont même augmenté leur capacité de production, ce qui nous a permis d'augmenter notre disponibilité, elles vont sans doute gagner de l'argent cette année. Et elles vont d'ailleurs payer de l'impôt sur les sociétés. C'est très rare parce qu'en fait ces raffineries, malheureusement j'allais dire depuis
une dizaine d'années, on en ferme beaucoup en France. Donc c'est vrai que cette année, elles vont avoir un résultat important, ça va suivre sans doute des années où les résultats l'étaient moins et paieront de l'impôt sur les sociétés. Mais moi j'ai demandé effectivement à la Commission européenne de faire une enquête spécifique et une étude spécifique sur les raffineurs. Parce que c'est vrai qu'on a peu d'informations, là où Serge peut suivre les marges de distributeur presque au jour le jour sur l'évolution de ces marges. Donc on va continuer à suivre ça de près. N'oublions pas quand même qu'on est un, content d'en avoir et que deux, évidemment, cette année exceptionnelle pour eux, il faut le reconnaître, suit des années plutôt difficiles.
Concernant la simplification de la plateforme, c'est une simplification au sens où pour les 1 ,2 millions de Français qui ont déjà fait la demande du chèque de 100 euros lors de la première version et dont on dispose déjà des informations et notamment des informations fiscales et bancaires. Ce sera pour eux automatique. Du reste, il y a toujours une démarche à faire pour les nouveaux bénéficiaires. 'insiste, on a vraiment fait une plateforme accessible, simple. Je
Aude Le Gentil, Politico. Je rebondis sur la question de mon confrère sur les raffineries. Vous avez mentionné votre demande auprès de la Commission européenne de faire une sorte d'enquête sur les marges des raffineurs. Mais la Commission vous a répondu. Teresa Ribeira a dit qu'elle ne comptait pas lancer d'enquête pour le moment parce qu'elle n'avait pas vu d'alerte pour le moment. Donc qu'est-ce qui vous empêche de faire ce travail que vous faites pour les distributeurs en France dès maintenant ? Parce que c'est un sujet européen en fait. Un certain nombre de raffineurs belges ou néerlandais exportent de l'essence raffinée en France et à l'inverse, un certain nombre de raffinerie française exporte du raffiné ailleurs. C'est vraiment un sujet repère.
Je ne suis pas très heureux de cette réponse, je pourrais me cacher et donc je vais insister.
Bonjour, Camille Maniard, France Culture. Je reviens sur la question du non-recours à l'aide aux gros rouleurs. On avait évoqué la possibilité d'une automatisation pour tous les bénéficiaires, en tout cas éligibles. Ce n'est pas l'option qui a été retenue. Pourquoi ? Et en quoi vous avez amélioré le sujet ? En quoi vous pensez que plus de Français éligibles sur les 5 millions et demi que vous évoquez pourront vraiment en bénéficier, sachant qu'il reste toujours cette démarche à faire avec le guichet tout simple soit-il reste un obstacle ? On le voit. Non mais l'autonomisation n'est tout simplement pas possible parce que pour automatiser, il faudrait mesurer la consommation
et l'équilibre de mitrages parcourus par tous nos concitoyens. Donc je ne suis pas sûr que les Français seraient très heureux d'avoir une surveillance en temps réel de leur consommation qui leur dirait « ça y est, on a vérifié, vous êtes white rouleurs, vous avez le droit d'une aide ». Bon. Donc la manière dont on fait et la manière dont on évalue l'ordre de grandeur de personnes éligibles, c'est qu'on se repose sur des enquêtes qui n'ont pas lieu tous les ans, qui sont des enquêtes faites par l'INSEE, qui nous permettent d'évaluer à peu près le nombre de personnes éligibles. Donc il est possible que des personnes qui étaient estimées éligibles lors de la dernière enquête ne le soient plus aujourd'hui. Il est possible aussi que certains, effectivement,
n'aient pas eu l'information sur le fait que cette aide existe. Donc merci à tous et à toutes de nous aider à la publiciser. On ne cherche pas à la cacher. Elle est disponible sur un site que tous les Français connaissent, impo .gouv .fr. Pour avoir moi-même testé le dispositif, il est très simple. Et donc j'engage vraiment nos concitoyens et nos concitoyens à se connecter et à faire la demande d'ici le 30 septembre pour le dispositif existant et on va le mettre en oeuvre début octobre dans courant du mois d'octobre pour le nouveau dispositif qui, je le répète, amplifie et élargit. On va prendre deux dernières questions.
Oui, bonjour. Oui, bonjour. Hugo Babé, capitale de question. La première sur Vous n'avez fait aucune annonce sur les auto-écoles. Est-ce que c'est prévu dans les prochains jours, semaines ? Même question sur les agriculteurs. Il y a eu des consultations du Premier ministre. Est-ce que des annonces sont prévues ? Et deuxième question, M. Hamiel, vous avez indiqué ce matin que les recettes fiscales sur les carburants s'établissaient actuellement à moins 407 millions d'euros. Est-ce que c'est dû entièrement à la baisse de la consommation ? Si oui, de combien ? Et si ça continue sur une baisse de la consommation, est-ce que ça va se répercuter fiscalement dans les prochains mois ? Les auto-écoles ne sont pas dans le champ de ces aides.
Je vous le confirme, pour les agriculteurs En revanche, Annie Genevard n'est pas là, mais vous savez qu'on a beaucoup travaillé au soutien de cette profession, à la fois évidemment sur l'aide au GNR, au gazoil non routier, mais aussi sur l'ensemble des dispositifs d'aide, à la fois de soutien de court terme et de relance liés à la canicule. Je peux vous dire une chose, c'est que le Premier ministre et la ministre de l'Agriculture suivent le dossier de très près. Il nous l'a encore évoqué hier lors de la réunion. Et vraiment, il va continuer évidemment à recevoir les organisations professionnelles. Je pense qu'il y en avait une qui était reçue aujourd'hui. Et là encore, on va suivre les choses de très près avec agilité et empathie parce qu'on sait bien que c'est une année
horrible pour le secteur agricole français. Les crises ch'enchaînent, inondations au début de l'année on a oublié, les canicules à répétition cet été auxquelles s'ajoutent évidemment la hausse du gazole non
Juste pour les auto-écoles, elles sont éligibles aux aides dont j'ai parlé de report, par exemple s'il y avait des besoins de passerelles de trésorerie et elles sont éligibles aussi à des pré-flash BPI donc pour des passerelles de trésorerie aussi si nécessaire.
Oui, Oui, donc pardon pour répondre à votre question sur les recettes. Effectivement, j'ai eu l'occasion de le rendre public à nouveau comme on le fait tous les 10 jours. Donc il n'y a pas de secret en la matière. Au contraire, je pense que c'est le minimum qu'on doit à l'ensemble des Français de rendre public ces évolutions. Il y a une baisse des excises liées au carburant de plus d'un milliard. Un milliard 117 millions d'euros à date pour être précis et une augmentation de la TVA liée au carburant de 710 millions d'euros. Et donc l'écart entre les les deux forment la perte de 407 millions d'euros au seul titre des recettes fiscales liées au carburant. Et je veux vraiment insister dessus parce que là on regarde les recettes liées au carburant, elles baissent fortement en lien
avec l'évolution des des volumes, mais à cela s'ajoute l'impact économique sur l'ensemble du pays et donc sur l'ensemble des autres recettes fiscales. On a eu par rapport au début de l'année 2026, une prévision de croissance qui a été C'est divisé par deux puisqu'elle était fixée à 1 % à l'automne dernier. Elle est désormais fixée à 0 ,5%. C'est évidemment un impact très important sur l'ensemble des autres recettes fiscales parce que derrière c'est un impact sur l'activité économique et donc évidemment sur les autres recettes. Et c'est la raison pour laquelle on estime qu'on perd 0 ,3 point de PIB à ce seul titre-là. Et là ça va bien au-delà du carburant. Donc non seulement l'augmentation des prix de l'énergie conduit à une baisse des recettes
fiscales liées au carburant, mais comme il a un impact sur l'activité économique il a aussi un impact sur l'ensemble des autres recettes fiscales et c'est la raison pour laquelle nous Nous avons révisé la prévision de déficit pour l'année 2026. Et bien évidemment, si la fermeture du détroit d'Ormouz, en tout cas si la hausse des prix fortes du pétrole continuait, évidemment tout cela continuera un effet négatif sur les recettes fiscales c'était votre question et sur les volumes les chiffres que j'ai mais on vous les précisera c'est de l'ordre de 19 % de baisse de consommation d'essence pour le mois de septembre à date on part au mois de septembre de l'année dernière c'est des baisses importantes pour bfm tv ce que potentiellement vous savez combien de salariés peuvent demander
à leur employeur la prime carburant de 1000 euros défiscalisé et puis j'ai une deuxième question pour madame de la la santé Stéphanie Riste, des infirmières témoignent du fait qu'elles travaillent à perte, qu'elles font parfois même le tri entre les patients. Est-ce que vous pouvez leur assurer que les annonces que vous leur faites aujourd'hui sera justement suffisant pour elles
Pour la prime carburante des entreprises, c'est 1 000 euros, one shot. Ça peut aller entre 0 et 1 000 euros, suite suivant les discussions qui ont lieu entre l'employeur et l'employé. Et donc c'est suivant la volonté des entreprises, si elles le peuvent, si elles le veulent aussi. Je rappelle que c'est une prime quand même qui ne contient aucune charge sociale et qui est complètement défiscalisée. Donc elle est intéressante au niveau de son employabilité par l'entreprise. Voilà. Et c'est tous les salariés qui sont légibles ? Et tous les salariés sont éligibles. Et tous les salariés sont éligibles. Là, il n'y a pas du tout de conditions de revenus. Voilà. C'est une discussion à l'intérieur de l'entreprise.
Pour la réponse sur les infirmières, nous devons permettre à tous les infirmiers d'aller voir tous les patients, quelle que soit leur situation géographique. Et c'est pour ça que vous avez vu qu'on a proposé un paquet important de mesures pour les infirmiers libéraux. Bien sûr, l'accès aux aides grand rouleur qui a été élargie amplifiés, donc les 100 euros, plus un bonus territoire de 80 euros, territoire et réalité. C'est pour les 25 000 infirmières qui font une centaine de kilomètres par jour. Et donc ça, c'est un bonus de 80 en plus de l'aide grand rouleur, la possibilité aussi de reculer les cotisations URSAF. Merci. Merci à tous et à toutes. Bonne soirée.
Maud Bregeon