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InterviewRadio J — L'interview politique· 5 octobre 2023 13 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Philippe Brun - Le Barbier du matin du 05/10/23

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Y êtes-vous favorable ?

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Pourquoi incongrue ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    La droite veut un changement de la Constitution pour dire que nos lois nationales sur l'immigration doivent être supérieures aux directives européennes.

  • 2:57FerméeRéponse directe

    C'est un frexit juridique pour vous ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Et est-ce que vous seriez prêt, en parallèle à cet effort d'intégration, à une stratégie par quota ?

  • 6:36OuverteRéponse directe

    Alors, vous lancez un groupe de travail sur les familles monoparentales. Mais pour quoi faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « Plutôt favorable à élargir, évidemment, le champ du référendum. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Le président de la République a, de toutes ses forces, refusé toutes nos tentatives, justement, de soumettre, par exemple, la réforme des retraites à référendum. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Le gouvernement a déposé mémoire sur mémoire devant le Conseil constitutionnel pour empêcher ce référendum d'initiative populaire que nous souhaitions mettre en place. »
  • 2:18Invité politiqueFait
    « Moi, j'y suis favorable. Elles sont possibles par simple circulaire. »
  • 2:27Invité politiquePromesse
    « Nous faisons une circulaire pour régulariser tous les étrangers qui travaillent. »
  • 2:38Invité politiqueChiffre
    « On a eu, je crois, 28 lois pour refaire notre CZA. C'est le Code des étrangers depuis 15 ans. »
  • 6:47Invité politiqueChiffre
    « On a aujourd'hui 25% des familles qui sont monoparentales dans notre pays. »
  • 6:51Invité politiqueChiffre
    « 83% des monoparents sont des femmes. »
  • 6:57Invité politiqueChiffre
    « 40% de ces femmes vivent sous le seuil de pauvreté. »
  • 9:06Invité politiqueFait
    « Il y a aussi la question de la fiscalisation de la pension alimentaire. »
  • 9:12Invité politiqueFait
    « Vous avez une décision de justice avec un juge qui dit qu'il faut payer 200 euros par mois. »
  • 9:24Invité politiquePromesse
    « Nous sommes favorables à défiscaliser la pension alimentaire. »
  • 10:19Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai fait adopter deux fois par l'Assemblée nationale une loi qui nationalise EDF. »
  • 10:38Invité politiqueFait
    « J'ai fait adopter dans un projet de loi de finances un chèque pour les gens qui se chauffent au bois. »
  • 11:37Invité politiqueFait
    « Je crois qu'elle est soutenue et je crois qu'elle-même ne redoute pas grand-chose des révélations. »

Temps de parole

  • Philippe Brun79 %
  • Présentateur19 %
  • Présentateur 22 %

5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Philippe Brun et non Kévin, comme ça aurait pu arriver. Bienvenue, bonjour. Nous allons parler d'une de vos propositions, en tout cas d'un de vos projets de groupe de travail, mais on va commencer par les propositions du président de la République. Hier, c'était le 65e anniversaire de la Constitution de notre République. Il est allé au Conseil constitutionnel porter un projet d'élargissement du champ du référendum, c'est-à-dire que l'article 11 de la Constitution puisse nous permettre, demain, de poser des questions aux Français par référendum sur des sujets plus larges qu'aujourd'hui. Y êtes-vous favorable ?

0:37
Philippe Brun

Plutôt favorable à élargir, évidemment, le champ du référendum. Mais ne nous payons pas de mots. Le président de la République a, de toutes ses forces, refusé toutes nos tentatives, justement, de soumettre, par exemple, la réforme des retraites à référendum.

0:52
Présentateur

Parce que la Constitution, justement, l'interdit pour l'instant.

0:54
Philippe Brun

Le gouvernement a déposé mémoire sur mémoire devant le Conseil constitutionnel pour empêcher ce référendum d'initiative populaire que nous souhaitions mettre en place. Ça me rappelle un peu Manuel Valls qui est proposé de supprimer le 49-3 après en avoir fait un usage très important lors de son mandat. Alors, moi, je crois que cela est une forme de diversion. On a une période inflationniste très grave. Les Français nous demandent de trouver des solutions sur le pouvoir d'achat. Et là, cette proposition paraît assez incongrue.

1:23
Présentateur

Pourquoi incongrue ? Parce que les Français sont en demande de démocratie directe. On l'a vu avec les gilets jaunes. Leur dire qu'on va essayer de trouver une majorité parce qu'il faut les trois cinquièmes du Congrès. Ça peut répondre à leurs aspirations.

1:34
Philippe Brun

Il n'y a que le président de la République soumette lui-même un référendum à un certain nombre de textes. Par exemple, je crois qu'il veut faire passer le projet de loi. Un certain nombre de projets de loi, il peut le faire par référendum. La réforme des retraites, elle aurait dû être soumise à référendum.

1:46
Présentateur

Ah, ça aurait coincé au Conseil quand même, c'est pas...

1:48
Philippe Brun

Ah non, la réforme des retraites, elle peut passer par référendum. Il y avait la question du référendum d'initiative populaire. Mais elle pouvait tout à fait passer si le président de la République l'avait décidé. Là, je crois que le sujet, c'est le référendum sur l'immigration, sur le texte immigration.

2:01
Présentateur

La droite, l'extrême droite, veulent interroger les Français sur ce sujet.

2:04
Philippe Brun

Pour dire quoi ? Si c'est pour dire les étrangers dehors, vous n'aurez rien réglé. Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. La loi telle qu'elle nous est proposée, le projet de loi proposé par Gérald Darmanin, ne règle absolument rien, d'ailleurs. Il y a d'un côté les régularisations. Moi, j'y suis favorable. Elles sont possibles par simple circulaire. Vous lisez le CZA, il y a un article qui permet à un préfet, de manière discrétionnaire, de régulariser. Ce que Manuel Valls, d'ailleurs, avait encouragé. Il avait fait, exactement. Nous faisons une circulaire pour régulariser tous les étrangers qui travaillent. Et on aura gagné du temps.

Ensuite, sur la partie, disons, plus répressive, l'idée de réduire les délais, par exemple, elle me semble également inutile. On a eu, je crois, 28 lois pour refaire notre CZA. C'est le Code des étrangers depuis 15 ans. C'est excessif.

2:46
Présentateur

La droite veut un changement de la Constitution pour dire que nos lois nationales sur l'immigration doivent être supérieures aux directives européennes.

2:54
Philippe Brun

Ce n'est pas une directive européenne, c'est la Convention européenne des droits de l'homme.

2:57
Présentateur

C'est un frexit juridique pour vous ?

2:59
Philippe Brun

Alors, la vérité, c'est que quand on regarde de manière très précise, la Convention européenne des droits de l'homme, la Cour européenne des droits de l'homme, ne reconnaît pas l'applicabilité, notamment de son article 8 sur la vie privée et familiale, à des étrangers qui sont venus en situation irrégulière. Donc, en fait, c'est les juridictions françaises qui font une interprétation sans doute excessive de la Convention européenne des droits de l'homme. Donc, on n'a pas besoin de la bloquer ? Encore une fois, je crois que le monde politique français n'est pas à la hauteur aujourd'hui du débat sur l'immigration. On raconte tout et n'importe quoi. Quelle est la réalité ?

Aujourd'hui, on a évidemment une vague migratoire dans notre pays, d'ailleurs en toute l'Europe. Et que se passe-t-il ? Eh bien, nous n'arrivons pas à renvoyer ceux qui sont en situation irrégulière chez eux. Pourquoi ? Parce que les pays refusent, en fait, de les reprendre. C'est la réalité. On n'a pas de laisser passer les consulaires. Alors, comment on en sort ? Écoutez, moi, je crois qu'il faut lancer la machine à intégrer. Et en France, on n'a pas de politique d'intégration. On n'a pas de politique d'intégration. Avant, on intégrait comment ? Par le travail et par l'école. Aujourd'hui, le travail intègre beaucoup moins car on a décricoté le code du travail, car on a précarisé.

3:58
Présentateur

Et on a du chômage, on a moins de place.

4:00
Philippe Brun

On n'a pas beaucoup de chômage. Aujourd'hui, vous interrogez les entreprises, ce qu'elles demandent, c'est d'avoir de la main-d'œuvre. Donc, on n'a plus ce sujet de chômage aujourd'hui en France, compte tenu du départ à la retraite d'un très grand nombre de Français et de la pyramide des âges. Et puis ensuite, il y a le deuxième sujet, c'est l'école. Et l'école, elle n'intègre plus autant qu'elle l'intégrait jadis. Répartir les étrangers sur l'ensemble de notre territoire, construire des logements sociaux dans l'ensemble du pays et pas seulement dans les zones qui en bénéficient déjà. Et reconquérir des déserts ruraux ou rurmans ? Je le crois, bien sûr.

Nous devons mieux répartir, je crois, les étrangers qui arrivent sur notre territoire. On doit travailler évidemment sur la question de la langue, sur la question de l'intégration de manière générale. L'intégration, nous devons l'apporter fortement. C'est la seule solution, je crois, pour faire face à ces arrivées qui sont assez nombreuses.

4:49
Présentateur

Et est-ce que vous seriez prêt, en parallèle à cet effort d'intégration, à une stratégie par quota ? C'est-à-dire que selon les pays, selon les professions, on détermine qui a le droit de venir.

4:58
Philippe Brun

C'est très compliqué. Et puis par profession, c'est compliqué également. Moi, ce que je constate, c'est qu'on a des gens qui viennent. Moi, je reçois en permanence des gens qui arrivent dans l'Eure, qui est effectivement un département en Normandie, qui, par exemple, sont biologistes dans leur pays et qui vont devenir balayeurs en France parce qu'il n'y a pas les équivalences. Donc les quotas par profession, ça me semble compliqué.

En tout cas, je crois qu'il faut une politique d'intégration extrêmement forte, un office français de l'immigration et de l'intégration qui joue pleinement son rôle et qui ne soit pas seulement un organisme bureaucratique chargé de faire respecter certaines choses. L'OFI, aujourd'hui, dit elle-même que les cours de français qu'elle prodigue ne sont pas au niveau. Voilà. Parce qu'aujourd'hui... Donc il faut renforcer ça. Il faut mettre le paquet là-dessus.

5:38
Présentateur

Un dernier mot sur le référendum. Il y a l'aspect référendum d'initiative partagée ou populaire. Il y a le RIC, référendum d'initiative citoyenne, qui appelait de leur vœu leur gilet jaune. De ce côté-là, vous seriez prêt à soutenir le gouvernement s'il y a des avancées ? Par exemple, baisser le nombre de signatures nécessaires pour un RIP ?

5:53
Philippe Brun

Oui, mais souvenons-nous, encore une fois, de ce qu'a fait le gouvernement pour s'opposer de toutes ses forces à notre RIP. C'était sur Aéroport de Paris. Vous vous souvenez, ce racket gigantesque. Le gouvernement qui voulait privatiser une grande partie du foncier, en vérité, en Inde de France.

6:06
Présentateur

Ce qui n'est pas advenu. Il n'y a pas eu de référendum, mais on ne l'a pas fait.

6:07
Philippe Brun

Grâce au Covid. Le gouvernement s'est opposé de toutes ses forces. Ils ont mis en place un site internet pour récupérer les signatures où vous deviez mettre votre code postal, qui n'était pas votre code postal à vous, mais votre code INSEE, pour que les gens se trompent. C'est-à-dire qu'ici, par exemple, vous habitez dans le 16e arrondissement. Il ne fallait pas mettre 75-0-16, mais 75-116 pour empêcher les gens de s'inscrire. Donc, encore une fois, le gouvernement ne trompe personne. Leur objectif, c'est d'empêcher toute procédure référendaire. Et ils l'ont bien prouvé depuis maintenant, en 2017.

6:36
Présentateur

Alors, vous lancez un groupe de travail sur les familles monoparentales. Mais pour quoi faire ?

6:41
Philippe Brun

Ce qu'on constate aujourd'hui, Christophe Barbier, c'est qu'il y a un sujet totalement orphelin de la vie politique française. C'est la question des mères célibataires. On a aujourd'hui 25% des familles qui sont monoparentales dans notre pays. C'est-à-dire qu'il y a un parent sur quatre qui vit seul. Et 83% des monoparents sont des femmes. 40% de ces femmes vivent sous le seuil de pauvreté. C'est le grand sujet social du pays qui est invisibilisé aujourd'hui médiatiquement, qui est invisibilisé politiquement, qui aujourd'hui nourrit les files d'attente des Restos du Coeur, du Secours Catholique, du Secours Populaire.

Ce sont les femmes seules avec enfants qui ont été particulièrement mis en cause durant la période des émeutes. On s'est rendu compte qu'un grand nombre étaient des enfants de parents seuls. Parce qu'être seul, c'est moins bien éduqué parce qu'on n'a pas le temps et pas les moyens. Absolument. Qui a rempli les ronds-points des gilets jaunes ? C'était aussi des mères célibataires, des familles monoparentales. Donc le sujet de la monoparentalité, c'est le sujet social du pays. Les femmes seules avec enfants, ce sont les nouvelles d'années de la Terre.

7:38
Présentateur

Alors à quoi veut servir votre groupe de travail ?

7:40
Philippe Brun

Le groupe de travail est transpartisan. Donc il y a des députés macronistes, LR, Modem, évidemment de gauche. Mais pas RN ? Non, il n'y a pas une digue avec le RN que nous maintiendrons jusqu'au bout. Nous serons peut-être les derniers à la maintenir, mais on la maintiendra jusqu'au bout. Et vous voulez une proposition de loi ou un bouquet de lois ? Alors une proposition de loi qui serait transpartisane et qui permette d'apporter des solutions à la situation de ces familles. Par exemple sur la tarification des activités qui sont proposées par les communes, des activités sportives également. Sur la question du logement, car aujourd'hui nos logements ne sont pas adaptés à la monoparentalité.

Sur la question de la garde d'enfants, on voit bien à quel point, par exemple sur le RSA, on a un grand nombre d'allocataires aujourd'hui du RSA qui sont des femmes seules avec enfants qui cessent de travailler parce qu'elles ne trouvent pas de mode de garde adapté parce que la garde est trop chère par rapport à leur salaire. Tout cela, il faut le mettre sur la table. Je crois que c'est très important. Dès qu'on parle des familles monoparentales, on parle d'un quart du pays. C'est un sujet qui doit nous rassembler largement.

8:38
Présentateur

Est-ce que vous voulez traiter aussi les causes de la monoparentalité ? C'est-à-dire le fait que les couples explosent très vite ?

8:43
Philippe Brun

Je ne crois pas que ce soit à l'état de légiférer sur les structures familiales. Il y a une évolution de la société qui fait que les gens vivent ensemble, se séparent. En revanche, je crois que nous devons renforcer la responsabilité, en l'occurrence des pères, qui bien souvent ne versent pas les pensions alimentaires ou les versent avec retard.

9:01
Présentateur

L'état du substitut maintenant, ça a été un plus.

9:03
Philippe Brun

Oui, alors ça c'est bien le tiers payant. Il y a aussi la question de la fiscalisation de la pension alimentaire. C'est quand même totalement anormal qu'aujourd'hui le parent qui reçoit la pension alimentaire paye des impôts au-dessus. Vous avez une décision de justice avec un juge qui dit qu'il faut payer 200 euros par mois. En fait, la mère très souvent, puisque c'est souvent la mère qui reçoit la pension alimentaire, va payer des impôts sur cette somme. Ce n'est pas normal. Nous sommes favorables à défiscaliser la pension alimentaire. Et ce sera évidemment une des propositions, je crois, du groupe de travail.

9:30
Présentateur

Ce groupe de travail transpartisan, il est déjà d'accord ? Ça va aboutir ? Ou il y aura des tensions idéologiques ?

9:36
Philippe Brun

Il n'y a pas, je crois, de sujet idéologique entre nous. Par exemple, la question de la défiscalisation de la pension alimentaire s'est portée par une députée Modem qui s'appelle Aude Luquet qui nous a d'ailleurs fait adopter une proposition de loi à l'Assemblée nationale contre l'avis du gouvernement. C'est grâce à la gauche qu'elle est passée et au RN aussi qui a voté pour. Donc je crois que là, on doit se mettre autour de la table sur ce sujet qui est important pour les Français.

9:55
Présentateur

Ce système transpartisan qu'on a vu sur d'autres textes, on l'a vu sur la loi influenceur, on l'a vu sur les déserts médicaux. Est-ce que ça pourrait être une manière de travailler différente au Parlement ? Est-ce que pour vous, c'est l'après-nupès que vous ouvrez ?

10:08
Philippe Brun

Alors, ce n'est pas l'après-nupès parce que nous, on a toujours fait ça, nous les socialistes, parce qu'on a un Parlement qui n'a pas de majorité. Et donc, il faut acter ce parlementarisme de fait et trouver des alliances. Moi, j'ai fait adopter deux fois par l'Assemblée nationale une loi qui nationalise EDF, rétablir les tarifs réglementer l'électricité avec le soutien de LR, du RN aussi. Un prêtre, allez, à Bercy, soulever le lièvre. Absolument. Et des députés aussi de la majorité, des députés liottes, c'est un groupe charnière à l'Assemblée. Bref, on a travaillé déjà en transpartisan.

J'ai fait adopter dans un projet de loi de finances un chèque pour les gens qui se chauffent au bois, là aussi en transpartisan. Il y a le groupe de travail sur les déserts médicaux qui est aussi en transpartisan. Donc, c'est l'Assemblée d'aujourd'hui. Voilà, l'Assemblée qui n'a pas de majorité, elle doit trouver des femmes et des hommes qui sont prêts à se parler et à avancer. Car notre objectif, c'est de ramener des victoires à la maison. Il faut ramener des victoires aux Français. On ne peut pas leur dire à l'Assemblée, on ne fait que s'écharper, constater l'absence de majorité, faire des vidéos pour Twitter et Instagram et rentrer chez nous ensuite brodouille.

Moi, je n'ai pas envie de rentrer brodouille. J'ai envie d'amener des victoires pour les gens et je crois que sur les faillies monoparentales, sur les mères seules, on peut évidemment ramener des victoires.

11:14
Présentateur

Est-ce que vous regarderez ce soir tard sur France 2 le complément d'enquête sur Sofia Chikirou ?

11:19
Philippe Brun

Oui, je pense que je le regarderai parce que je regarde complément d'enquête toutes les semaines, enfin tous les mois. Donc bien sûr, je regarderai. C'est panique à LFI quand même ? Je ne pense pas. En tout cas, elle n'est pas elle-même paniquée. Moi, je l'ai croisée cette semaine. C'est quelqu'un qui a du caractère et qui ne se laisse pas impressionner par les événements. Je crois qu'elle est soutenue et je crois qu'elle-même ne redoute pas grand-chose des révélations

11:41
Présentateur

qui seraient dans cette enquête. On a vu LFI faire brûler le torchon avec le Parti communiste. On a eu une des rentrées d'université d'été un peu compliquée à gauche. Encore une fois, est-ce que la NUPES n'est pas déjà finie ?

11:54
Philippe Brun

Je ne le souhaite pas. Aujourd'hui, l'union de la gauche c'est un acquis. C'est une volonté de nos électeurs, électrices, des gens qui croient en nous. On ne peut pas faire cadeau à la droite, à l'extrême droite de nos divisions. Donc il faut maintenir cette union de la gauche. Malgré les européennes qui vont être un moment de division. Oui, moi je suis toujours favorable à une liste commune. Je suis l'un des rares socialistes à être favorable à une liste commune.

12:12
Présentateur

Et à y croire encore ?

12:13
Philippe Brun

On a quand même du temps. C'est au mois de juin de l'année prochaine. Ces élections européennes, on en parle tout le temps. Personne n'en a rien à faire. Mais on en parle tout le temps. Je crois qu'on a encore le moyen de travailler sur un horizon commun.

12:24
Présentateur

Philippe Brun, merci et bonne journée. Et donc le groupe d'études, le groupe de travail sur l'efforménie monoparentale, vous viendrez nous en reparler quand vous serez dans la phase concrète de vote. Et ça commence mardi prochain

12:34
Philippe Brun

à l'Assemblée Nationale.

12:35
Présentateur

Merci. Merci beaucoup Christophe Barbier. La phrase à retenir de votre invité ce matin. Le monde politique français n'est pas à la hauteur sur l'immigration. Il faut lancer la machine à intégrer et notamment mieux répartir les étrangers sur notre territoire. Merci votre invité. Demain Christophe sera François Vauglin, maire PS du 11e arrondissement de Paris.