Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV· 22 juin 2026 17 min

Pour Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, "l'inflation alimentaire n'augmentera que très peu"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va accueillir à présent un grand patron, c'est le patron de Carrefour, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, qui nous rejoint, on va parler avec lui du prix des carburants, on va parler avec lui également du coup de gueule qu'il vient de pousser avec les autres patrons des grandes enseignes françaises sur la défense du pouvoir d'achat. Bonsoir Alexandre Bompard. Bonsoir.

Soyez le bienvenu sur ce plateau. D'abord l'actualité, cette canicule sans doute hors normes que nous sommes en train de connaître en France depuis six jours désormais. Est-ce que les Français dans les rayons du groupe Carrefour sont passés en mode canicule ?

Est-ce que ça se voit ? Est-ce que dans leurs achats, dans leur façon de consommer, ils sont en mode canicule ? Ah oui, ils sont totalement en mode canicule.

J'avais peu de doute en posant la question mais je vous la pose quand même. La semaine dernière on a vendu 2 500 000 glaces. Aujourd'hui à 18h30 on en était, à 30 000 climatiseurs et ventilateurs.

C'est 1000 fois une journée normale. 1000 fois plus de ventilateurs et climatiseurs ? Une journée normale.

Évidemment tout est à l'avenant, ce qui permet de s'hydrater, d'avoir moins chaud, les crèmes solaires, tout y passe. Donc on est vraiment, les français sont passés en mode de consommation canicule et s'adaptent en permanence avec des augmentations à trois chiffres, des catégories qui sont les plus météo ou chaleur sensible. Ça veut dire que vous aussi, vous vous adaptez ?

Vous faites des stocks de climatiseurs, de ventilateurs à tour de bras ces derniers jours Oui, alors on a un exercice d'anticipation qui est très au point maintenant parce qu'on ne peut pas dire qu'on est totalement surpris quand on suit les sujets climatiques par le fait qu'il puisse y avoir ces coups de chaud, il y en a eu un il y a un mois, c'était hier, le mois de mai les chaleurs étaient très très prononcées aussi et donc on était préparés, on a des surstocks prêts pour ces périodes-là et toutes les équipes de Carrefour que ce soit en logistique ou dans les magasins s'adaptent pour que tous les produits soient disponibles pour les clients pendant cette période. Sans augmenter les prix, vous n'en profitez pas en ce moment pour augmenter le prix des ventilateurs, des climatiseurs là-dessus ? Absolument pas.

C'est transparent. Est-ce que la canicule va faire augmenter les prix de certains produits ? On a vu tout à l'heure des maraîchers, des agriculteurs qui s'inquiètent pour leur récolte.

Est-ce qu'il faut s'attendre dans les jours qui viennent ? Est-ce que le prix des tomates, des melons ou d'autres choses augmente dans vos rayons ? C'est un peu tôt pour le dire parce qu'en effet la question c'est quelles seront les répercussions sur les grandes plantations du moment.

Pour le moment, ce n'est pas ce qu'on voit. Pour le moment, si ça dure, si ça perturbe les flux naturels, peut-être. Pour le moment c'est parce qu'on voit.

Est-ce que vous constatez que les consommateurs changent aussi leur façon d'acheter aujourd'hui ? Est-ce que par exemple ils n'ont pas du tout envie d'aller vendre aux grandes surface et que la livraison à domicile augmente ? Alors ils ont au contraire très envie d'aller dans les centres commerciaux, dans les hypermarchés.

Parce qu'il y fait doux et que c'est climatisé. Donc en fait on a des trafics en magasin qui sont extraordinairement importants. Tous vos magasins, il y en a 7000 en France, ils ont tous la clim ?

Oui oui bien sûr. Vous dites bien sûr, il ne vous a pas échappé qu'il y a un petit débat en ce moment en France pour ou contre la clim, même si les les lignes. Je vais vous poser une question, non pas à un patron mais aux citoyens.

Est-ce que vous trouvez normal qu'il y ait la clim quand on pousse un caddie mais pas forcément à l'hôpital ou à l'école ? Ou même pas du tout à l'hôpital ou à l'école D'abord vous posez au fond la question du défi climatique. Là aujourd'hui on est dans l'adaptation.

Avant l'adaptation il y a la question de qu'est-ce qu'on fait pour réduire, pour essayer de...

Ce sujet climatique c'est le sujet majeur de notre génération. Nous chez Carrefour on investit des centaines de millions d'euros par an pour équiper en meubles froids, pour fermer les portes qui jusqu'alors étaient ouvertes, pour réduire notre consommation énergétique, pour avoir des panneaux photovoltaïques. Bref, pour réduire nos gaz, nos émissions de gaz...

Ça a été aussi dans la loi. Oui bien sûr, c'est aussi dans la loi. Mais on va beaucoup plus loin nous, c'est un programme très important pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Ça, c'est notre responsabilité pour réduire notre consommation énergétique. Et puis parallèlement, pour nos clients, on estime que notre responsabilité industrielle, c'est moi qui ai la finance, je veux dire, c'est Carrefour qui ai la finance, c'est que nos clients, quand ils viennent dans un magasin et qui fait chaud à l'extérieur, ils aient une température qui soit une température agréable pour faire leurs courses. Nous, comme en hiver, on chauffe nos magasins.

Donc ça, c'est ma responsabilité pour bien accueillir nos clients. On vient chez vous pour faire ses courses. On y vient aussi parfois pour faire le plein de de carburant, de combien ça a baissé aujourd'hui par rapport au pic enregistré pendant la guerre ?

Quand on voit le gasoil, c'est près de 40 centimes. On était aux alentours, on allait aller jusqu'à 2 ,30. On est aujourd'hui à 1 86, 88 donc un peu plus de 40 centimes beaucoup ça veut dire que ça baisse évidemment.

Est-ce que ça baisse encore maintenant ? Est-ce que ça va continuer à baisser dans les jours qui viennent ? C'est extraordinairement difficile moi je me suis gardé depuis le début de faire des grandes projections parce Parce que par nature, on voit bien que les discussions et les négociations, c'est instable.

Que les déclarations de Trump peuvent faire bouger le prix du baril. Aujourd'hui, on est dans un phénomène baissier. J'espère qu'il va se continuer pour le Le gasoil, c'est une quarantaine de centimes.

Pour l'essence, à peu près 20 centimes parce que c'était montré un peu moins haut. On est aujourd'hui entre 1 ,85 et 1 ,90 pour le gasoil et pour l'essence. Alors qu'on était avant la guerre à peu près je prends les deux carburants aux alentours d'un euro 70 est-ce qu'on va revenir à ce niveau-là ?

Il n'y a pas de raison structurelle qui nous empêche d'y revenir c'est-à-dire si la paix s'établit si Hormuz refonctionne normalement, progressivement, ça va continuer à s'abaisser. Après, bien malin est celui qui peut avec certitude dire que le prix du baril va continuer à baisser, on l'espère tous, on répercute immédiatement, parce que moi mon intérêt c'est d'avoir un prix d'essence qui soit bas parce que j'ai besoin d'être en compétition avec mes camarades, donc je veux absolument...

Ça c'est une réponse à ceux qui disent les marges de la grande distribution sont importantes. Votre marge sur un litre de carburant c'est combien ? 1 à 2 centimes. 1 à 2 centimes, jamais plus ?

Non, 1 à 2 centimes. En fait ce qu'il faut comprendre c'est que l'essence c'est un produit d'appel chez nous. C'est un produit d'appel pour nos clients.

On ne fait pas de marge dessus parce qu'on a besoin d'être très compétitifs. Quand vous promenez partout sur le territoire français, vous avez plein de stations, les Français, ils comparent en permanence les prix. Je ne le fais pas pour faire plaisir au gouvernement, je le fais parce qu'il y a une enquête.

Je le fais parce que j'ai des concurrents qui font la même chose, on est en compétition les uns et les autres, et donc on a le prix le plus bas possible. C'est quasiment du prix coûtant. On va parler du coup de gueule du jour, Alexandre Nombar, puisque vous étiez aujourd'hui aux côtés de vos concurrents, tous les grands patrons de la grande distribution quasiment réunis au même endroit.

Je vais tous les citer comme ça durera de l'appui pour tout le monde, les Mousquetaires, Leclerc, au champ Systému. Carrefour donc pour dévoiler une campagne sous forme d'alerte sur le pouvoir d'achat. On va la voir cette campagne.

Ce sont 12 produits et vous dites voici les prix avant nos négociations, 71 euros et 49 centimes. Voici les prix après nos négos, 52 euros, 20 euros d'écart pour les 12 mêmes produits. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ça veut dire ?

D'abord, vous avez raison, on est en compétition toute l'année avec mes petits camarades. On a décidé collectivement d'avoir une prise de parole commune sur ce sujet. Pourquoi ?

Parce qu'il y a une série de rapports parlementaires aux dispositions parlementaires qui tentent toutes au même objectif, empêcher la grande distribution de négocier les prix. Il y a une volonté des parlementaires d'empêcher la négociation. On s'est dit qu'est-ce qui parlera le plus ?

À la fois aux parlementaires parce qu on veut quand même les saisir. Et puis aux Français, c'est de montrer ce qui se passe si on ne négocie pas. On a donc pris 12 produits qui sont des produits familiers des Français.

Le Coca-Cola, l'Oasis, la la volvic, le Nutella, les granolas, les petits écoliers, j'en passe et d'autres, ça fait 12. On a pris 12 produits. On a dit voilà, en 2021, ces produits représentaient ce panier des 12 produits, c'était 38 euros.

Pendant 5 ans, on a reçu des hausses, des demandes de hausses des industriels. Si on avait appliqué ces hausses sans les négocier, ça ferait 72 euros. Ils auraient Donc augmenter à peu près de 85%.

Qui aujourd'hui veut vous empêcher de négocier les prix à la baisse ? Les parlementaires. C'est-à-dire ?

Le rapport du Sénat d'il y a quelques semaines. Commission d'enquête du Sénat, suivie d'un rapport sur les marges de la grande – Les 24 propositions, si vous devez les résumer en un truc très simple, c'est arrêtons de donner la possibilité à la grande distribution de négocier les prix. Donc je finis juste le raisonnement, si on n'avait pas négocié, ce panier des 12, qui était à 38 en 2021, il serait à 72 euros aujourd'hui.

Comme nous avons tous négocié, on a fait la moyenne des prix aujourd'hui, ça fait 51 euros. Autrement dit, les Les Français, par notre travail de négociation, qui n'a rien d'autre que notre métier, notre fonction, ont vu ces produits baisser de 37%. Si on n'avait pas négocié, le prix de ces 12 produits aurait été est 37 % supérieur à ce qu'il trouve aujourd'hui dans nos rayons. – Donc c'est aussi une forme de chantage, vous dites, aux parlementaires et notamment au Sénat, si vous allez au bout de ce que vous voulez faire, les Français vont payer l'addition et ce sera sévère enquête.

C'est ça le message aussi ? – Non, ce n'est pas du chantage, on leur dit juste… On essaie de leur expliquer ce que c'est que la négociation. – Pensez qu'ils ne le savent pas ? – Je ne suis pas toujours certain.

Je vais vous dire, finalement, j'espère qu'ils ne le savent pas parce que sinon, c'est plus inquiétant parce que c'est le pouvoir d'achat des ménages qui se joue. C'est le pouvoir d'achat au quotidien et rien à voir avec la matière première agricole. Coca-Cola, Nutella, rien à voir.

Moutarde, ce n'est pas des mat, ce n'est pas de la matière première agricole. Donc ça n'a rien à voir avec l'agriculture. Donc on leur dit nous, laissez-nous continuer à faire notre travail de négociation avec les grandes multinationales internationales pour donner du pouvoir d'achat aux Français.

Pouvoir d'achat, c'est la priorité numéro un des Français. D'ailleurs les parlementaires, quand ils sont dans leur circonscription, quand ils sont dans leur circonscription, ils disent pouvoir d'achat, priorité numéro un. Quand ils sont au Parlement et qu'ils légifèrent, on ne sait pas très bien pourquoi, mais leur leur préoccupation principale est la défense de l'industrie agroalimentaire.

Donc votre combat aujourd'hui, c'est de dire laissez-nous négocier au mieux, mais on est d'accord que vous criez un petit peu avant d'avoir mal ? Non, non, parce qu'il y a eu beaucoup de dispositions ces derniers mois, ces dernières années qui déjà ont réduit un peu notre capacité de négociation parce qu'il y a un texte actuellement sur la loi d'urgence agricole qui devait d'ailleurs ne traiter que de ce qui se passe en amont, dans lequel il y a un certain nombre de dispositions qui restreignent encore notre capacité de négociation. Et donc, on dit juste, laissez-nous faire notre métier.

Arrêtez de réguler, arrêtez de réglementer, arrêtez d'ajouter des éléments qui nous empêchent de faire notre travail de négocier. Laissez nous négocier. Il y a des gens qui voudraient négocier avec vous aujourd'hui, qui demandent la réouverture des négociations.

C'est la FNSEA, le premier syndicat agricole qui dit les agriculteurs prennent de plein fouet la hausse du kérosène, la hausse du prix des engrais liés évidemment à ce qui se passe à Hormuz. Du coup vous allez leur dire oui, on est prêt à renégocier à la hausse les prix. Je négocie pendant cinq mois des milliers de contrats.

Ça s arrête comme vous le savez le 1er mars. Dans ces contrats qu'est-ce qu'il y a ? Il y a un prix, un volume et puis il y a des clauses de revoyure qui ne se déclenchent que s'il y a une augmentation du prix des matières premières.

C'est le cas aujourd'hui en gros. C'est très normé. Est-ce que ces clauses se déclenchent aujourd'hui ?

La réponse est non. D'où le fait qu'aujourd'hui, les grands industriels et même les petits, même les petites PME, se tournent très peu vers nous. On a très peu de demande de réouverture de négociations.

Donc pourquoi la FNSE a dit ça ? Elle ne s'adresse d'ailleurs pas à nous, elle n'a pas dit je demande une renégociation. Ils évoquent et ils ont raison bien sûr de l'évoquer, ils disent attention on a une augmentation de l'essence et du kérosène, ça fragilise un certain nombre de filières agricoles, mais aujourd'hui nous on ne négocie pas avec les agriculteurs en direct, jamais.

On négocie toujours avec des industriels, on n'a pas de demande de réouverture de négociations. D'où le fait d ailleurs, que contrairement à un certain nombre de prévisions un peu alarmistes, moi je disais et je continue à dire que l'inflation alimentaire cette année, elle va rester à ses contenus. Aujourd'hui... — C'est pas ce que disent certains de vos concurrents.

Quand vous dites « elle va être contenue, l'inflation alimentaire », ça va donner quoi cette année ? — Aujourd'hui, elle est autour d'un pour cent. Elle est autour d'un pour cent parce qu'on a négocié et parce que si je prends par exemple le cas de Carrefour, on a 1 500 produits qu'on a baissés de 10%.

Aujourd'hui, elle est entre 0 et 1%. Mon sentiment, ma conviction et même mon analyse, c'est qu'elle n'augmentera que très peu l'inflation alimentaire cette année. Peut-être l'année prochaine, au moment des discussions prochaines sur la base des prochaines récoltes.

Mais sur cette année, je pense que l'inflation alimentaire sera basse. Moi, je me suis gardé pendant toute cette période où il y avait plein de fantasmes sur septembre rouge, septembre écarlate, – C'est pour Michel-Édouard Leclerc ? – Les uns et les autres.

Moi, je me suis gardé toute prévision de ce type parce que je ne le crois pas. Je crois que l'inflation alimentaire, et nous notre job c'est de garder une inflation alimentaire basse, elle va rester assez basse. – Puisque vous parlez de Michel-Édouard Leclerc, est-ce que vous Vous avez parfois des envies en vous rasant le matin, même si je note que vous ne l'êtes pas rasé, de vous jeter dans le bain de la politique.

Non, pas en me rasant, pas en me rasant pas. Jamais. La seule envie que j'ai aujourd'hui, et vous le voyez ce qu'on présente aujourd'hui, c'est ce qu'on présente aujourd'hui, c'est de continuer à défendre à la fois le secteur, pouvoir d'achat de nos ménages, essayer d'accompagner toutes ces grandes transformations.

On parlait de la transition énergétique qui est un sujet formidable. Vous savez quand vous êtes à la tête d'une entreprise comme Carrefour, il y en a d'autres. la capacité que vous avez à influencer le cours des choses et à mener des grandes transformations sur la durée qui, je l'espère, sont positives pour le pays elles sont multiples et infinies avouez que ça ressemble un peu à la politique est-ce que vous comprenez tous ces patrons on parle aujourd'hui d'une éventuelle candidature de jean castex qui a été premier ministre mais qui est aujourd'hui patron de la sncf comment vous regardez tout ça tous ces patrons qui rêvent d'elysée bon je sais pas s'il y en a beaucoup qui rêve sérieusement sérieusement d'Elysée.

Jean Castex, il a été Premier ministre. Ensuite, il a dirigé des entreprises publiques. C'est un profil un peu différent.

Moi, je crois que ça dit une chose intéressante. C'est que ça dit que les Français attendent la parole de leur chef d'entreprise et que les chefs d'entreprise, je le fais aujourd sont prêts à débattre de sujets et à présenter de nouveaux sujets et à s'engager sur des sujets économiques. On est plus écoutés, on est plus entendus, on ose plus.

Et je pense que c'est positif. — Mais est-ce que les patrons doivent parler uniquement d l'économie ou est-ce qu'ils doivent aussi peser sur la campagne, sur les valeurs, sur d'autres choses que l'économie et le pouvoir d'achat ? — Écoutez, je vais vous répondre pour ma conviction à moi.

On m'attend sur les sujets, et ils sont très nombreux, que couvre-carrefour. Pouvoir d'achat, les transitions climatiques, les enjeux sociétaux, la diversité, les enjeux sociaux, le coût du travail, la compétitivité de l'entreprise France. Là-dessus, je suis légitime.

J'ai – Ce ne sera pas pour vous. Le congé climatique, Alexandre Bompard, les écologistes, vu la situation aujourd'hui, il faut mettre en place ce congé de quelques jours par an pour permettre par exemple aux parents de rester avec leurs enfants le jour où l'école est fermée. Est-ce que vous êtes prêt à le faire chez Carrefour ?

Je ne suis pas totalement favorable à ce qu'à chaque événement, on légifère, régule, réglemente. On a par ailleurs un sujet de temps de travail dans notre pays, qui est d'ailleurs un sujet qui fera l'objet, je suis sûr, de débats pendant la campagne, parce qu'on sait très bien qu'on a un sujet de temps de travail. Fixer de nouvelles règles avec un nouveau congé canicule ab initio, franchement j'y suis pas favorable.

En revanche, et c'est ce qu'on est en train de faire là, quand il y a un événement comme celui-là, on s'adapte dans les entreprises, on passe des accords avec les syndicats, ça c'est notre responsabilité de chef d'entreprise au quotidien. N'attendons pas tout dans ce pays, d'une nouvelle législation, d'une nouvelle réglementation. Faisons confiance aux acteurs économiques et au dialogue social pour trouver des solutions.

C'est ce qui se passe sur le terrain. On n'a pas besoin de congés supplémentaires, c'est ce que vous dites ? Je le crois vraiment pas.

Même si c'est pour le climat je le crois vraiment pas oui mais par exemple demain un salarié de carrefour vous êtes l'un des plus gros mais peut-être aujourd'hui qui vous appelle dans l'école ferme demain il fait quoi eh ben alors deux choses attention parce qu'il vous regarde aussi bien sûr D'abord parce que si vous me l'autorisez je veux leur rendre hommage comme pendant le Covid même si les deux choses sont différentes il y a une mobilisation des salariés aujourd'hui qui est formidable ils ont les mêmes problèmes que tout le monde on a un taux d'absentéisme minimum pendant cette période parce que les salariés les carrefours s'engagent après on est évidemment intelligent quand on a des salariés qui ont un problème de garde d'enfants parce qu'il y a 1400 écoles qui sont fermées on trouve des solutions avec lui c'est évidemment très simple et c'est ça le dialogue social au plus près du problème donc pas de nouvelle législation pas de nouvelles réglementations, pas de nouveaux congés faisons confiance aux acteurs économiques pour trouver des solutions Merci Alexandre Bompard qui ne sera pas