Edouard Philippe : « L’heure du déconfinement n’est pas venue »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le président patriat vous m'interrogez sur un point d'étape ou en réalité sur le sur le confinement d'abord un mot pour dire que la mesure de confinement qui a été décidé a été décidée en fonction d'une stratégie qui consistait à faire en sorte que le nombre de cas sévères de malades lesquels justifie une hospitalisation et parfois une admission au service de réanimation ne dépasse pas la capacité d'accueil des services de réanimation français c'était l'objectif du confinement pour faire face au nombre de camarades nous avons le bon nombre de cas sévères nous avons considérablement augmenter notre capacité d'accueil dans les services de réanimation je le dis parce que c'est un c'est en vérité un succès à bas bruit la capacité qu'a eue le système hospitalier le système de soins français à passer d'une capacité normale de 5000 lits de réanimation à plus de 10 millions aujourd'hui et à pouvoir continuer à accueillir dans des conditions de tension considérable un nombre de malades en situation très grave pendant souvent une très longue période est exceptionnel la mobilisation du système de soins évidemment l'engagement des personnels soignants il faut le souligner le répéter le mettre en évidence mais au delà des personnels soignants tout ce qui concourt à l'offre de soins les personnels administratifs dans les ars ont fait un travail remarquable pour permettre justement cette montée en puissance des capacités de réanimation et ceux qui ont organisé les évacuations sanitaires auxquels nous avons procédé soit entre régions soit vers l'étranger ont aussi réalisé un exploit logistique jamais jamais réalisée en france dans cette nature mais jamais même imaginer dans ces proportions et c'est un grand succès du système hospitalier qu'il faut saluer à sa juste mesure nous sommes au moment où nous parlons à un moment de l'épidémie où le nombre d'augmentations le nombre d'admissions en service de réanimation donc l' indicateur essentiel que nous suivons à ce stade est en ralentissement il progresse encore mais avec un une progression qui est désormais très lente très lente nous avons dépassé les 7000 cas en réanimation malades du code vide plus de 7000 cas c'est du jamais vu j'avais eu sept mille personnes en service de réanimation à cause de la même maladie en france et nous avons jusqu'à présent réussi à pouvoir accueillir dans les services de réanimation suffisamment de malades tous les malades ont cassé vers l'élément qui laisse entrevoir peut-être et vous remarquez que je suis prudent monsieur président quatrième peut-être un peu d'espoir c'est que cette progression se ralentit au point que peut-être nous arrivons à quelque chose qui ressemblerait un plateau encore je dis les choses prudemment quelque chose qui ressemblerait un plateau c'est plutôt une bonne nouvelle si ça se confirme et c'est très probablement très certainement là l'effet du confinement de ce point de vue cette évolution ce ralentissement de la courbe des admissions réanimation vient confirmer la nécessité du confinement c'est ce que l'on peut faire et ce dont on peut faire état s'agissant du bilan sanitaire ce qui m'incite évidemment et ce qu'ils m'invitent évidemment à dire que on peut faire un point d'étape mais on ne peut pas faire le bilan définitif du continent car le confinement est appelée à durer si il ne durait pas ou s'ils n'étaient pas respectées nous prendrions le risque qui en vérité ne serait pas un risque qui serait une certitude de voir le virus circule est à nouveau très vite et donc le nombre de cas a admis en réanimation augmenté alors même que le tissu hospitalier a été sur sollicité et qui se trouve dans un état de stress de fatigue qu'il faut évidemment bien avoir en tête c'est la raison pour laquelle je dis régulièrement que leur dû des confinement n'est pas venue toute notre énergie doit être consacré à faire en sorte que le confinement soit respecté pour que les effets positifs de ce confinement puisse se confirmer dans le nombre de cas sévères admis en réanimation j'espère que je suis claire en disant des choses ainsi c'est le premier élément de bilan que je peux donner à votre appréciation en ajoutant qu' un certain nombre d'inquiétudes qui étaient les nôtres notamment sur la capacité à fournir des médicaments compte tenu de l'augmentation incroyable de l'utilisation de ces médicaments en france et partout dans le monde au même moment et un rythme incroyablement intense que nous savons faire face nous savons faire face à ce risque est que je m'en félicite le confinement il a donc un effet sanitaire positif s'agissant du coc vite 19 il a un effet sanitaire qu'il ne faut pas négliger et qui peut être négatif c'est évidemment le moindre recours aux soins de tous ceux qui malades ou étant susceptible de tomber malades ont moins recours à l'offre de soin parce qu'il leur est difficile d'aller chez le médecin parce qu'il leur est difficile de trouver le spécialiste qui parfois à fermer son activité ça peut arriver j'ai des exemples assez précis en tête dans une ville qui m'est cher et donc nous savons que le confinement un impact sanitaire qui peut être négatif vers d'autres que ceux qui seraient susceptibles de pouvoir être admis en réanimation à l'hôpital et je l'indiquent parce que le ministre hier à l'occasion de sa prise de parole a été très clair sur l'enjeu sanitaire qui s'attache à pouvoir ne pas allier à faire en sorte que les soins continuent à être prodigué les soins de ville et continuer à être prodigués les examens continue de prodiguer alors même qu'on est dans une perte de confinement c'est évidemment un objectif sanitaire essentiel c'est le deuxième point que je veux souligner s'agissant du bilan du confinement un troisième point évidemment c'est l'impact économique il est massif il est très négatif il est brutale et il va susciter en france comme partout dans le monde les impacts nationaux se répondant et amplifiant encore la donne il va se traduire par un choc économique que chacun imagine mais dont personne ne sait encore la totalité de l'impact le bilan que je peux faire des mesures qui ont été prises j'en arrêterait à ce stade c'est que le dispositif que vous avez adopté de chômage partiel et que nous avons proposée est très fortement sollicités ce sont aujourd'hui près de 6 millions de salariés qui sont couverts par le chômage partiel c'est absolument considérable et bien entendu cela a un coût collectif absolument considérable les reports de charges fiscales et sociales ont permis de soulager de près de 7 milliards d'euros la trésorerie des entreprises pour le seul mois de mars c'est là aussi évidemment quelque chose d'important le fonds de solidarité qui étaient installés et qui est financé par l'état par les assureurs et par les régions les taillant verser 750 millions les assureurs ayant verte et centre des premiers millions qu'ils ont versé premiers 200 millions et les régions versant bientôt je le crois leur contribution ce fonds de solidarité a répandu a reçu près de 700000 demande alors qu'il a été créé au début de la semaine 700 milles demandé à distribuer ou est sur le point de distribuer 700 millions d'euros aux tpe les plus durement frappés par la crise enfin le prêt garanti par l'état se déploie rapidement avec des pré accord de financement qui porte sur plus de 13 milliards au jour où à l'heure où je vous parle plus de 13 milliards donc la réponse est passive mais ne nous voilons pas la face l'impact sera considérable il est encore beaucoup trop tôt pour l'apprécier puisqu'il sera très directement liée à la durée de confinement est que cette durée de confinement est appelée aujourd'hui de toute évidence a duré quelques temps encore on aura l'occasion de revenir sur ce point je crois voilà ce que je pouvais dire au sénat sur la question vous me posez monsieur le président merci
Édouard Philippe