Macron fait le choix des actionnaires privés pour l'Afrique
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« chaque contrat qui a été signé sécurise pour la France l'accès aux minerais critiques, aux ports et aux données du continent »
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« le président de la Banque africaine de développement plaide lui-même pour adapter les contraintes environnementales imposées à l'Afrique et pour les crédits carbone »
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« 14 milliards pour les grands groupes français ne remplaceront jamais la solidarité que ce gouvernement français macroniste a sabordé »
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« on se retrouve expulsé de tous les pays du Sahel et de la région du Sahel »
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« un sommet qui s'est fait sans peuple, sans parlement, sans droit »
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« la société civile a été totalement marginalisée de ce sommet par rapport à ce que cela avait été à Montpellier en 2021 »
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Donc la déclaration de Nairobi célèbre la transformation locale et la souveraineté africaine. Pourtant chaque contrat qui a été signé sécurise pour la France l'accès aux minerais critiques, aux ports et aux données du continent. Et le président de la Banque africaine de développement plaide lui-même pour adapter les contraintes environnementales imposées à l'Afrique et pour les crédits carbones. En gros, on demande à l'Afrique de rester un réservoir de matière première et un puit de carbone au service de la transition européenne. N'est-ce pas là la définition même du colonialisme vert ? Deuxème question que j'aimerais vous soumettre.
Le rapport rappelle que l'aide au développement dont on peut évidemment dire beaucoup de choses est en nette diminution et que le sommet fait du capital privé le principal moteur du développement africain. Mais 14 milliards pour les grands groupes français ne remplaceront jamais la solidarité que ce gouvernement français macroniste a s'aborder. On ne codéveloppe pas un continent avec les profits de totale énergie. Donc euh mesdames, messieurs les rapporteurs, derrière le gagnant gagnant affiché, ne s'agit-il pas plutôt d'un désengagement de l'État français au profit du secteur privé, le tout maquillé en stratégie.
Je souhaite aussi revenir sur un sujet qu'a évoqué Aurélien Taché qui est l'aveu d'échec finalement au Sahel qui serait dissimulé à travers cette opération qui a consisté à installer ce sommet au Kenya donc dans un pays anglophone pour et on peut s'interroger on peut se dire est-ce que finalement ce choix est un choix par défaut parce qu'on se retrouve expulsé de tous les pays du Sahel et de la région du Sahel et comment peut-on bâtir un partenariat d'ego à ego comme nous l'appelons tous de nos vœux en transformant cette expulsion en succès diplomatique.
Euh quand allons-nous tirer le bilan de l'échec saélien au lieu de contourner par un simple changement de décor finalement toujours en Afrique mais vous aurez remarqué que l'Afrique est un grand continent. Donc un simple changement de décor avec le même projet qui reste qui est celui de capturer euh les euh les les matières première euh dans des secteurs stratégiques et de les livrer désormais au privés.
Donc comment peut-on se satisfaire finalement d'un sommet où il y a eu aucune réflexion sur la francophonie, sur la coopération culturelle et universitaire qui sont en réalité les véritables moteurs des relations renouvelées et équilibrées que tout le monde revendique avec les pays africains. Dernière chose et bien c'est quand même pas une petite chose. Un sommet qui s'est fait sans peuple, sans parlement, sans droit. Bah c'est d'ailleurs un des aveux de votre rapport. Vous dites la société civile a été totalement marginalisée de ce sommet par rapport à ce que cela avait été à Montpellier en 2021. Vous l'avez rappelé et vous vous en êtes plein. Les parlementaires n'ont eu aucun rôle.
Les droits de l'homme, la gouvernance, l'immigration, la peut ou pas évoquer de votre propre aveu. En somme, c'était en effet un sommet de chefs d'état de banque et de PDG. C'était avec la fixe club de 40 dirigeants qui décide pour 1,4 milliards d'habitants. Moi je j'en viens à me dire qu'en fait il ne s'agissait pas d'un partenariat. Il s'agissait plutôt d'appeler ça une espèce de réunion du directoire de l'Afrique. Et donc, j'aimerais avoir votre avis sincère sur le sujet parce que se réjouir c'est une chose et je peux comprendre que certains trouvent que les le déplacement au Kenya, les contrats signés, la capture des minerais et des richesses de l'Afrique, c'est un projet renouvelé.
Nous, on estime qu'au contraire, c'est un grand pas en arrière et qu'il est temps de tourner la page vivement 2027 parce que c'est quand même la meilleure solution pour en terminer avec ces 10 ans de macronisme et de politique où la France s'est fait humilier sur la scène africaine. Vivement 2027 et un président Jean-Luc Mélenchon, je l'espère à la hauteur.
Sophia Chikirou