Fête huma 2026 - Selma Labib, une candidature communiste et révolutionnaire pour les luttes
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Chapitres
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- 2:09Invité politiqueFait
« Le light motive, il est pas très original. C'est l'une des meilleures armes du patronat. D'ailleurs, c'est divisé pour mieux régner. »
- 8:27Invité politiqueChiffre
« La retraite par capitalisation. Alors, il y en a une, la raciste zémourienne qui prône l'Union des droites, Sarah TNAFO, qui a sorti sa calculette. Un salarié à 2000 € net pourrait être un retraité millionnaire s'il avait investi ses cotisations en bourse. »
- 9:54Invité politiquePromesse
« Ce qu'il faut c'est augmenter les salaires et les pensions de 400 € par mois pour tous et toutes. Il faut pas un seul revenu sous les 2000 € nets et il faut que le brut il augmente en conséquence. »
- 20:19Invité politiqueFait
« Le nouveau budget d'austérité, c'est maintenant. Alors, il paraît que ça rend le corps nu fébrile parce que il annonce sous la pression du patronat qui supprime la taxe sur les profits des grands groupes. »
- 21:02Invité politiqueChiffre
« 60 millions pour 60000 établissements scolaires, ça fait à peu près 1000 € chacun. Qui va isoler quoi avec 1000 € ? »
- 21:46Invité politiquePromesse
« Le partage du travail entre tous et toutes sans perte de salaire pour en finir avec le chômage, c'est une revendication fondamentale. »
Temps de parole
- Selma Labib99 %
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général. Salut. Euh oui, alors je suis candidate à l'élection présidentielle 202 pour le NPA révolutionnaire. Euh merci déjà au journal L'Humanité, aux militants et aux militantes du PC d'organiser cette fête qui est le plus grand rassemblement politique et populaire de l'année et de nous permettre de nous y exprimer y compris d'exprimer au efforts et on va le faire nos désaccords fondamentaux avec cette gauche institutionnelle dont la France insoumise de Mélenchon et le PC de Roussell. Alors, je suis pas député, ni sénatrice, ni parlementaire européenne.
Je suis juste une travailleuse, une militante communiste révolutionnaire comme il en a des centaines de milliers dans le monde de ceux qui baisseront jamais la tête. Une travailleuse parmi les millions qui se lèvent tous les jours pour aller faire tourner la société et à qui on fait comprendre toute leur vie que la politique c'est pas pour eux et qu'on entend jamais parler dans les médias. Mon travail à moi, c'est de conduire des bus.
Hier, j'aiemenais les gens au travail faire les courses pour la RATP et effectivement depuis un mois, je le fais pour le compte de Kololis parce que tous les salariés des dépôts de bus de la RATP ont été transférés dans des entreprises privées dans différentes boîtes dont la filiale de la RATP elle-même qui en fait tire les plus grands bénéfices de cette ouverture à la concurrence en ayant récupéré dans sa filiale en fait les 3/4 des lots. Personne ne nous a demandé notre avis. Soit tu acceptes le transfert, soit tu te fais licencier.
Tous les patrons du transport, le mien Keolis, les filiales de la RATP, Transdèv, ATM, les transports milanais, tous se partage le marché du transport en Île-de-Fance sous l'œil et la protection bienveillante d'Île-de-Fance mobilité qui fait payer aux voyageurs 100 € pour un service utile à tous les travailleurs et chacun de ces patrons impose dans son trait carré des dégradations de nos conditions de travail et du réseau de transport. Le light motive, il est pas très original. C'est l'une des meilleures armes du patronat. D'ailleurs, c'est divisé pour mieux régner. Et face à nous, c'est un patronat de combat.
Dans ma boîte, c'est des méthodes d'intimidation, des plannings au dernier moment, des erreurs sur les sites de paye mais toujours des erreurs à la baisse bien sûr, des chantages à la prime qui diminue pour toute forme d'absence depuis l'accident de travail jusqu'à la grève. Et pour pouvoir mettre tout ça en œuvre très tranquillement, Île-de-Fance, mobilité, la RATP et toutes les filiales privées, elles ont très bien ficelé les choses. Pendant les trois premiers mois du transfert, il y a pas d'organisation syndicale représentative et une entrave au droit de grève.
Et malgré ça, malgré tout ce plan en fait qui est extrêmement bien ficelé par l'État et par le patronat dans ma boîte, oui, avec 500 de mes collègues, on a donné notre avis. On a donné notre avis quand personne ne demandait notre avis et quand on nous imposait plutôt de fermer notre bouche. On l'a donné par le seul réel moyen d'expression des travailleurs et des travailleuses. Et oui, ce jeudi et vendredi, on était en grève massive malgré les coups de pression, malgré les communiqués d'intimidation de l'entreprise, malgré les menaces d'absence irrégulière.
une grève d'avertissement à nos patrons, une grève pour dire qu'on a pas peur d'eux et qu'on acceptera pas des nouveaux reculs ni sur nos salaires, ni sur nos conditions de travail, ni sur l'offre de transport pour tous les travailleurs qu'on prend tous les jours dans nos bus. Et c'est pour ça que je me présente à l'élection présidentielle pour montrer qu'en tant que travailleur et travailleuse, on n pas besoin d'attendre qu'on nous demande notre avis. C'est nous qui faisons tout tourner et notre avis, notre réalité, ce dont on a besoin pour vivre, les difficultés auxquelles on fait face, on va pas les réclamer, on va les imposer. Et ça, [applaudissements]
[applaudissements]
celui qui pourrait aussi vous dire tout ça, c'est mon camarade Gael Kir que la Poste a licencié pour son activité syndicale mais qui continue à se battre au côté de ses collègues. Et ce qu'on a envie de dire, c'est que il y a personne qui va nous étendre et on portera ça y compris à la République reine de leur à l'élection reine de la République du fric. Et cette élection, si on regarde bien, en fait, elle a déjà déraillé avant même d'être lancée. Armel le disait, on a vécu un été infernal entre les canicules, les feux. On a vu l'incurie de l'État qui coupe dans tout ce qui est utile pour financer les subventions au patron d'un côté et les militaires et les marchandes de l'autre.
On a vu l'indessence des patrons qui ont tout fait pour minimiser leur responsabilité dans ces crises. Mais le changement climatique, c'est pas une conséquence directe du système capitaliste. Ils ont minimisé leur responsabilité face au réchauffement climatique, mais en plus ils nous ont imposé des conditions de travail devenues indécentes sous la chaleur et dans les feux. Et là-dessus, spéciale dédicace au patron bordelet de Keolis à la poste en passant par Lidl qui ont fait poser leur propre congé aux pompiers volontaires qui partaient combattre les feux et aux salariés sinistrés qui ont perdu leur maison. Ça, on n'oublie pas et on pardonne pas.
Après cet été qui quand même nous a rappelé le Covid pendant lequel les essentiels encore une fois étaient en première ligne sans moyen et les bourges étaient planquées dans leur ya, on aurait pu croire que les politiques allaient se sentir un peu tenu profil bas au moins pour gratter des voix pour les élections de l'année prochaine mais même pas.
Ils étaient se de Mélenchon à Le Pen à lancer leur candidature, leur campagne devant le Médef et pas seul pour noter qu'en théori le suffrage sansitaire avait été aboli et que les grands patrons n'étaient quand même pas censés choisir directement celui ou celle qui allait défendre leurs intérêts capitalistes en théorie ou au moins pas en direct à la télé. Bah si. Et alors, on a eu un beau spectacle comme un spectacle canin avec un peu d'acrobatie et beaucoup de démonstrations d'obéissance.
Mélenchon après avoir rassuré l'auditoire en rappelant la liste de ses amis patrons au premier rang duquel le marchand de mort d'assaut, il a tenté de convaincre le CAC 40 qu'augmenter les salaires pourrai leur être profitable. En gros, il faudrait quand même nous donner un peu l'omone sinon et là vous l'avez tous vu, rire dans l'assistance de la part des patrons. Mais c'est patron qui se marrent. Ça nous a tous mis la rage mais dans le fond. Et ça tout militant syndical le sait. Leur dialogue social c'est une comédie. Il passent du temps avec nous dans une salle mais dès que la porte est fermée, bah ça les fait marrer.
Et la fausse naïveté de Mélenchon, elle a montré cette vérité à tous ceux qui regardaient et tant mieux. Alors, je sais que Mélenchon, il a lancé sa campagne avec un concept nouveau, une politique de l'amitié. Mais cette politique de l'amitié, elle marchera pas face au patron. C'est une illusion de croire qu'une élection, un président, des syndicalistes à froid vont les convaincre de nous lâcher quoi que ce soit. C'est une illusion dangereuse car une illusion qui démobilise. Aucun bulletin de vote ne nous économisera des kilomètres de manifestation. C'est pas ami ami qu'il faut faire ni avec Dasso, ni avec le patron d'Anon, ni même avec le financier de gauche, Mathieu Pigas.
Il faut une politique de la confrontation contre le patronat. C'est une des raisons pour lesquelles mes camarades m'ont demandé de représenter le NPA révolutionnaire dans cette campagne pour que ce soit une travailleuse qui développe un programme de lutte pour sa classe, un programme pour les luttes qui sont les seuls qui peuvent changer quelque chose qui sont nécessaires maintenant, avant et après les élections. Un programme pour nos luttes et pas des promesses électorales. De la gauche de Hollande à l'extrême droite, les candidats n'ont comme promesse que du sang et les larmes et l'austérité à tous les étages. La retraite à 67 ans et j'en passe.
Et il y a au moins deux mesures dégueulasses sur lesquelles ils sont tous d'accord de Gluxman à Le Pen en passant pas à Tal Retail Philippe. La première la retraite par capitalisation. Alors, il y en a une, la raciste zémourienne qui prône l'Union des droites, Sarah TNAFO, qui a sorti sa calculette. Un salarié à 2000 € net pourrait être un retraité millionnaire s'il avait investi ses cotisations en bourse. Mais Sarah, les calculs, ils sont pas bons. Demande aux ouvriers américains qui ont perdu une vie entière d'économie en 20082009 dans la crise des subprendes.
Et justement, c'est peut-être parce que The Wall Street Journal, The économistes, ils arrêtent pas d'alerter sur la crise financière qui vient que les larvants du capitalisme comme elle veulent nous faire les poches pour renflouer le casino de la finance. Mais ça c'est hors de question. La deuxième mesure qui rassemble tous ces gens, c'est François Holand qui l'explique le mieux dans son dernier livre qui s'appelle Unir. Unir le camp du patronat contre les travailleurs. Bien sûr, comme un souvenir un peu nostalgique de son dernier mandat comme président de la République, on s'en souvient tous. Il propose lui de baisser voir supprimer les cotisations sociales pour augmenter le net.
Ce refrain est repris jusqu'à Marine Le Pen et tous les autres. Mais franchement, ils nous prennent pour des lapins de 3 semaines. On est quand même bien placé pour savoir qu'effectivement, il y a un problème sur les salaires, mais ils veulent qu'on renonce à notre retraite, à notre couverture maladie, à notre assurance chômage pour faire le plein et acheter les légumes. Mais c'est quoi cette alternative ? C'est crever la dalle maintenant ou crever d'un cancer demain parce qu'on n pas pu payer payer le traitement ? Mais ça aussi, c'est hors de question. Ce qu'il faut c'est augmenter les salaires et les pensions de 400 € par mois pour tous et toutes.
Il faut pas un seul revenu sous les 2000 € nets et il faut que le brut il augmente en conséquence. Et là
[applaudissements]
et là il y en a peut-être qui se disent "Oui mais Selma quand même faut être réaliste mais on l'est. Ça va coûter un bras au patronat et ce serait que justice." Ils servent à quoi les bras des patrons ? et nous les travailleurs qui travaillons, qui faisont tourner la société. Donc on prend fromage et dessert et on va chercher notre en et en brut. Alors [applaudissements]
[applaudissements]
ces candidats de gauche, de droite, d'extrême droite que Hollande et Knafo aimeraient unir, lui tente de se racheter en se donnant une image de travailleur. Édouard Philippe, il se met en scène sur les réseaux en train de faire des frites à la braderie de Lille il y a une semaine. Jeune élève privilégié de l'école alsacienne, lui veut nous faire croire qu'il a financé ses études à Science Po et à Lena en faisant la plonge dans des restos. Et lui, il sert des moules à la braderie. Il y en a un qui sert les moules et l'autre qui sert les frites. Franchement, deux ingrédients, une même recette, on aurait pas pu faire meilleur symbolique.
Quant à Bardella dont l'unique activité lucrative semble être de se maquer avec des héritières, de la nièce de Le Pen à la princesse Marie Carolina de Bourbon des deux Siciles. Lui, il se prétend proche des travailleurs en se montrant au côté des patrons de la coordination rurale. un syndicat d'extrême droite tenu par des agriculteurs plutôt du genre moyens ag gros, donc des patrons qui vivent grâce au travail de leurs ouvriers agricoles. Et oui, l'avenir à partir appartient à ceux qui ont des salariés qui se lèvent tôt.
Alors lui tente de se donner une image de proximité avec le monde du travail comme tous les autres, mais la plupart du temps, il confondent volontairement les travailleurs et les patrons. Et c'est à ça que ça mène de prendre ses ordres directement au MEDF.
Vous me direz c'est un classique de la droite mais la conversion de Le Pen à ce qu'ils appellent le réalisme économique que moi je traduis par brutalité patronale elle est spectaculaire quand même si elle étonne que les naïfs qui ont pu croire à sa démagogie de cette héritière multimillionnaire Le Pen elle annonce la couleur dure avec les plus pauvres et les plus opprimés et douce avec les puissances de l'argent comme sa collègue Mélonie en Italie et comme son malfaisant patron Trump aux États-Unis. Et là-dessus, son dernier numéro 2.
Il est quand même édifiant parce que comme elle a dû céder aux exigences du MEDF, y compris sur la retraite parce que vous avez noté comme moi qu'elle propose 42 ans de cotisation, soit à peu près la situation actuelle. partir à 62 ans dans ces conditions pour beaucoup d'entre nous comme moi qui avons décrogé un CDI tard, c'est partir en fait avec le minimum vieillesse. Donc elle cède sur les retraites même si ses ingrées patron ils en ont toujours plus. Et dès le lendemain, pour faire passer la pilule, hop, elle sort du chapeau de mesures, l'interdiction du voile dans la rue et un référendum pour instaurer la préférence nationale. Mais ça c'est du pur racisme point la ligne.
Et on vit quand même dans un univers médiatique parallèle où Marine Le Pen, elle peut prétendre sans être contredite par personne qu'elle est antiraciste. Et le RN, c'est le FN du père Le Pen fondé par des Wafon asset et des torsionnaires d'Algériens. Regardez la vidéo des flics de la police municipale de Carcasson, mairie RN qui transforme une patrouille en ratonnade. Ça c'est Le Pen. Regardez l'assassinat en plein Paris du rugby man argentin Federico à Rambourou par des nazions du GUD ex-respresonsable ORN. Ça c'est Le Pen.
Et regardez les vidéos de ces partisans décérébrés qui ont pas lu les dernières circulaires internes sur la dédiabolisation et qui braillait cet été le Pen au pouvoir les Arabes à l'abattoir. Mais face à cette racaille, la seule réponse c'est les travailleurs au pouvoir la peste brune dans les poubelles de l'histoire c'est tout.
[applaudissements]
Le racisme entretenu par EA, c'est une diversion et une tentative de division de notre classe travailleuse. C'est l'arme des patrons et des milliardaires qui est agité toujours par les politiciens à leur service. Le Pen, c'est la raciste en chef mais sous son influence, Macron et ses clones. Est-ce que vous avez vu Philippe et le cornu se pavaner à Mayotte en accusant les Comoriens de tous les mots alors que l'État français a pas été foutu de résorber les dégâts de l'ouragan Shida depuis un an et demi ? Au moment où une enquête indépendante vient de révéler les agissements criminels des flics à Mayotte qui tamponne les embarcations de fortune des réfugiés.
En plein tracé aussi de la Marine de Macron qui a volontairement laissé crever 31 migrants dans la Manche en 2001 20021 au mépris des principes fondamentals de l'obligation de l'assistance en mer. Est-ce que vous avez vu Atal tenter de se donner une image de dur cet été en allant provoquer des voyageurs ? Et même la gauche, rappelons-nous Vals et Hollande quand ils étaient au gouvernement. Oui, la gauche dès qu'elle est au pouvoir, non seulement elle attaque les travailleurs comme la droite, mais elle transige avec le racisme d'État. Elle l'entretient et c'est aussi en ça qu'elle a la principale responsabilité dans la montée de l'extrême droite et pas seulement en France.
On a tous été sidérés par les 45 % de l'AFD en Saxe la semaine dernière. Mais moi, j'étais encore plus sidéré de voir le monde expliquer que c'était le symptôme d'une maladie chronique de la démocratie allemande au pays de Le Pen, paton et Pétin. On va pas se consoler en disant que l'extrême droite est une spécialité allemande. Par contre, les socialistes allemands, oui, ils ont pavé la voix à la FD. Mais exactement comme le PS français a offert un boulevard à Le Pen.
Exactement comme le PS de Sanchez qui se prétend le gouvernement le plus progressiste de l'histoire mais qui a pas trouvé le temps en 8 ans d'arroger la réforme des retraites à 67 ans, lui fait monter en flèche Vox et tous ses partisans néonazis ou néofranquistes. Avec la crise de Seouta, ils en profitent pour capitaliser sur le sort de 10000 jeunes travailleurs marocains coincés dans l'enclave. laisser à l'abandon dans un trou noir administratif sans le droit de travailler, sans logement, sans rien. Tout ça parce que le gouvernement le plus progressiste du monde n'a pas eu le courage politique de les accueillir dignement en tant que travailleur et travailleuse en Espagne.
[applaudissements]
Alors, le racisme, [applaudissements] ce soit sous la forme de l'islamophobie, de l'antisémitisme ou du suprématisme blanc, comme autant des colonies, ça se discute pas, ça se combat. Ça se combat d'un point de vue moral, c'est vrai, mais pas seulement. Ça se combat d'un point de vue stratégique aussi parce que on réfléchit en tant que travailleur et on pense rapport de force. Ils ont les millions mais nous sommes des millions. Des millions qui produisons tout et elle est là notre force dans notre unité dans l'action de classe l'union fait la force. Et la classe ouvrière, elle a pas le droit d'être raciste comme elle a pas le droit d'être sexiste.
Parce que vous on est tous mélangés, on est tous de différentes origines, de différentes nationalités, sans religion ou de différentes religions avec ou sans papier. L'Union fait notre force pour nos intérêts contre le capital.
[applaudissements]
Vous comprenez pourquoi je parle pas de Nouvelle-Fance ? Moi en tout cas, je comprends l'hésitation de certains d'entre vous peut-être à voter pour la France insoumise. Elle a au moins le mérite de mettre en avant un pays créolisé plutôt que le racisme à vomir de tous les autres. Mais la France c'est pas mon sujet et ça devrait pas être le sujet des travailleurs conscients de leurs intérêts. La France des cinq continent comme dit Mélenchon, c'est le bleu blanc rouge du colonialisme en Kan Nouvelle-Calédonie, à Mayotte, en Martinique, en Guadeloupe et dans tous les pays d'Afrique où l'armée conserve des bases et où l'administration exerce des pressions économiques.
La France, ça mélange les travailleurs et les patrons. Et comme c'est les patrons qui décident, ça se confond avec la politique des patrons. La France, c'est le retour du service militaire. C'est un record de dépenses pour préparer des guerres impérialistes qui sont pas les guerres des travailleurs mais des guerres pour les profits. La France, c'est 10000 réfugiés noyés dans la Méditerranée et la Manche chaque année. Nous, on dit pas la France qu'elle soit rance ou soit-disant une nouvelle. On dit à pas le militarisme, pas un homme, pas une femme, pas un euro pour les guerres impérialistes, liberté de circulation et d'installation, [applaudissements] régularisation de tous les santés.
[applaudissements]
Alors oui, on lance cette campagne et on va prendre tout le temps qu'il faut pour vous convaincre de voter pour nous. Il faut que la force des travailleurs, notre nombre pèse y compris dans les urnes des bourgeois. On lance la campagne comme le disait Hermel aussi avec un message immédiat. Il faut pas attendre 2027, pas attendre pour agir et ne rien attendre de cette présidentielle. Le nouveau budget d'austérité, c'est maintenant. Alors, il paraît que ça rend le corps nu fébrile parce que il annonce sous la pression du patronat qui supprime la taxe sur les profits des grands groupes.
Le mec qui taxe, les malades victimes d'affection longue durée, qui raquette les chômeurs, qui a coupé les budgets des pompiers et de toutes les collectivités. Il fait un nouveau cadeau au grand groupes capitalistes mais il coupe dans tout et particulièrement dans l'éducation depuis 40 ans. 30 par classe en primaire et au collège 35 au lycée. Et quand le classement PISA sort et montre les conséquences de cette politique avec la baisse du niveau des connaissances, ah bah c'est la faute aux réseaux sociaux parce que ceux qui nous expliquent comment faire plus avec moins, eux ils seront jamais responsables de rien eux. Les conséquences du réchauffement climatique, c'est maintenant.
Les efforts pour adapter les logements populaires et les lieux de travail, c'est maintenant. D'ailleurs, vous vous souvenez, le gouvernement avait annoncé 60 millions pour l'isolation thermique des écoles pendant la canicule de juin. Bon, je suis pas un génie en math, mais 60 millions pour 60000 établissements scolaires, ça fait à peu près 1000 € chacun. Qui va isoler quoi avec 1000 € ? Je me le demande bien, mais figurez-vous qu'un décret est sorti en août et a ramené cette somme à 7 millions à 16 millions d'euros. Alors, au prochain coup de chaud, on attend des promesses d'un futur président où on prend nos affaires en main pour que nos salaires suivent au moins l'inflation.
C'est maintenant la crise financière qui couve, elle risque de transformer la vague de licenciement en un tsunami pour imposer l'interdiction des licenciements. C'est aussi maintenant que ça se joue. Et je le dis ici à la fête de l'humain au militants du PC, le partage du travail entre tous et toutes sans perte de salaire pour en finir avec le chômage, c'est une revendication fondamentale. Elle a toujours été mise au premier plan communistes depuis Marx qui disait "Le règne de la liberté commence seulement là où l'on cesse de travailler par nécessité surtout quand le travail est contraint par la nécessité des profits patronaux.
C'est indigne pour un candidat qui se réclame communiste comme Fabien Roussell d'expliquer sur un plateau télé que les 32 he c'est pas sa priorité mais un horizon. Camarades, vous le savez aussi bien que moi, les 35 heures de Josepin, c'était une arnaque pour les salariés. On parle de diminuer le temps de travail de 10 % en échange d'une flexibilité dont on paye le prix tous les jours. Mais ça c'est une mesurette, ça c'est pas une avancée sociale. Donc non, les 32 heur c'est pas un horizon désirable. Ce qu'il faut, c'est diminuer le temps de travail sans perte de salaire et sans augmentation de la charge de travail sous le contrôle des salariés eux-mêmes.
Le patronat, licencie en masse, c'est une priorité de lui imposer. Tout ça, c'est un programme de lutte et ils jouent dans la rue et sans attendre. Je vois beaucoup de jeunes dans la salle à tous les jeunes qui sont là les 15 et 29 septembre. Il faut se mobiliser notamment contre la mesure raciste que le gouvernement a osé appeler bienvenue en France. Ferme les portes aux étudiants étrangers les plus pauvres pour mieux augmenter ensuite les frais d'inscription pour tous. Marine Le Pen en rêvé. Le gouvernement il l'a fait. et à tous les salariés retraités privés d'emploi qui m'écoutent. Le 29 septembre, il y a des pompiers en colère qui vont aller manifester.
C'est aussi une journée d'appel syndicale de la fonction publique. Est-ce que c'est notre affaire à tous ? Est-ce que les pompiers envoyés en première ligne sans moyen ? C'est notre affaire à tous. Cette journée de grève, il faut la défendre partout sur nos lieux de travail. Il faut qu'on en soit tous de tous les secteurs parce qu'on a les mêmes problèmes, les mêmes adversaires et les mêmes revendications. Samu social, les camarades sont ici présents en grève tout l'été. Ils ont gagné mais pas assez. Donc le 15 septembre, ils remettent le couvert. Dans l'éducation, école, collège, lycée, il y a déjà des grèves prévues ou en cours pour des moyens, surtout dans les zones les plus pauvres.
Ces luttes, elles existent et tant mieux. Mais pour l'instant, ça reste chacun son tour. Bah le 29, c'est une occasion d'être tous ensemble. Donc non, il faut pas attendre 2027 et notre programme de lutte, c'est pour ici et maintenant. Mais on a aussi un projet de société de long terme à défendre et c'est ce projet qu'on a envie de populariser dans ces élections. C'est aussi pour ce projet qu'on vous invitera à vous prononcer dans les urnes. On se bat pour une société sans exploitation et sans oppression, sans frontière ni patron. Une société communiste où ceux qui produisent tout décident enfin de tout.
Derrière les écrans de fumée lancé par les politiciens et par les médias des milliardaires, il y a un fait fondamental, c'est le patronat. Et je parle pas des boulangers ou des paysans, je parle du grand patronat, le CAC 40 et ses actionnaires, les milliardaires, les banques. C'est eux qui dirigent la société dans un seul but. augmenter les profits. Cette dictature du capital, elle emmène toute l'humanité dans le mur. Le mur de la catastrophe climatique et environnementale, le mur de leur guerre comme le prolongement de leur concurrence capitaliste. On le voit en Ukraine, en Iran ou d'une autre façon en Palestine. C'est un monde de guerre qui nous promettent, sauf si on les arrête.
Et c'est notre action de classe qui est décisive. L'alternative qui est devant nous, on la résume par une formule : socialisme ou barbarie. Il y aura pas de demi-mesure, pas de capitalisme à visage humain. Pour combattre le pouvoir des patrons, il y aura que la voie révolutionnaire, le renversement du capitalisme et la mise en place d'un pouvoir des travailleurs et des travailleuses. Les travailleurs au pouvoir, bah on commencerait par faire payer les actionnaires pour toutes les mesures d'urgence de la majorité, les travailleurs au pouvoir, l'intelligence artificielle, on s'en servirait pour émanciper et planifier, pas pour abrutir ou licencier.
Les travailleurs au pouvoir, on produirait sans s'empoisonner ni-même ni notre environnement. Le travail, on le partagera entre tous et toutes en diminuant le temps de travail sans perdre de salaire jusqu'à disparition totale du chômage. Et oui, c'est à notre portée. C'est à la portée des 7 milliards d'habitants du 21e siècle dont la plupart savent lire et écrire, dont une majorité de jeunes connectés, dont une immense majorité de travailleurs qui ont tous les moyens de l'emporter sur l'infime minorité de parasite pour enfin s'émanciper. C'est nous qui travaillons, c'est nous qui décidons. Donc pour un monde sans frontière ni patron, urgence révolution.
[applaudissements]
[acclamation]