Iran : "Pas de troupes françaises au sol pour une action offensive", affirme Alice Rufo|TF1 INFO
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Adrien Gendre, vous recevez ce matin Alice Ruffau, ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants. Bonjour Alice Ruffo. Bonjour.
Avant de parler de la situation au Moyen-Orient encore ce matin, ce discours du chef de l'État hier sur la dissuasion nucléaire, vous y étiez. Emmal Macron a évoqué une période de rupture, dit-il, pleine de risques qui justifie le durcissement de notre modèle. Pour dire les choses très clairement, dans ce monde très incertain, ça veut dire que la France redoute une attaque nucléaire.
Ça veut dire que la France a pris la décision, décision qui a été prise d'ailleurs en 2017 parce qu'il y a une cohérence dans toute la la l'évolution qui a eu ces dernières années de rendre son modèle beaucoup plus dur, beaucoup plus fort parce que effectivement le contexte géopolitique le justifie avec même d'ailleurs une augmentation du nombre de têtes nucléaires. Pourquoi maintenant ? Ça veut dire que notre arsenal aujourd'hui n'est pas suffisant ?
Non, ça veut dire que il faut quand on est chef d'état et qu'on est responsable de la crédibilité de la dissuasion sur le long terme anticiper les évolution futur. Et ce qui est anticipé là, c'est une complexification des crises avec probablement potentiellement une coordination de nos adversaires et surtout la nécessité de maintenir ce qui est l'objet de la dissuasion, c'est-à-dire la capacité à avoir un pouvoir de destruction qui garantit justement la crédibilité de la dissuasion. Alors, je précise que le chef de l'État a rappelé, c'est très important, qu'il n'y aurait aucun partage de la décision ultime.
C'est une décision qui reste entre les mains du président de la République seule. Mais il y a une nouveauté. Ce qu'il appelle désormais la dissuasion avancée.
H pays européens ont accepté d'y participer. Ça permettrait notamment pour la France de faire accueillir certaines de ses forces sur d'autres pays européens, d'autres territoires pour compliquer, dit-il, le calcul de nos adversaires. Ça veut dire que ces huit pays-là bénéficieront désormais du parapluie nucléaire français au même titre que la France.
Oui, je pense qu'il faut il faut quand même comprendre l'évolution majeure que c'est que ces pays-là et d'autres d'ailleurs ça va venir enfin et puis de toute façon ça aura d'autres pays que les ça concerne l'Europe he c'est la dimension européenne qui se matérialise de cette manière et évidemment c'est un dialogue c'est-à-dire que les pays répondent et il faut quand même prendre la mesure du de l'importance historique honnêtement du discours d'hier et de son caractère très puissant. Vous avez raison de rappeler que la dissuasion reste évidemment française, souveraine, indépendante, mais effectivement dans la période dans laquelle on est, il fallait quelque part donner une matérialisation à cette dimension européenne affirmée de longue date par les chefs d'état français et c'est effectivement cette matérialisation là. J'ajoute qu'il y a une dimension aussi conventionnelle, c'est-à-dire qu'au fond le réarmement européen de nos partenaires vient ainsi épauler la dissuasion.
Alors, le chef de l'État a aussi évoqué l'actualité. au Moyen-Orient, l'Iran, hein, il se sou que c'est un pays aux capacités nucléaires pour le coup et balistiques qui n'ont pas encore été détruites. D'après certaines sources, il y a aussi désormais un risque terroriste accru.
Est-ce que vous, en tant que membre du gouvernement, vous considérez que depuis ce weekend notamment et le début des interventions au Moyen-Orient, le risque d'attentat en France est plus grand du fait de l'Iran et de ses soutiens ? Oui, l'évolution de la menace intérieure euh d'ailleurs le ministère de l'intérieur s'est exprimé sur le sujet a été prise en compte dès les premières minutes parce qu'on connaît euh en fait le risque terroriste venant euh d'Iran et de ses proxis et donc les mesures ont été prises y compris pour ce qui concerne le ministère des armées dans la mobilisation du dispositif Sentinel qui vous le savez vient un appui au aux forces de sécurité intérieure. Dimanche l'une de nos bases une base navale avait été touchée alors très légèrement touchée dans une attaque de drone à Abu Dhabi avec des dégâts qui étaient extrêmement limités.
Depuis, il n'y a pas eu d'autres incidents à votre connaissance de d'intérêt français qui aurait été touché ou frappé ? Non, le le la dispositif de protection de nos forces, euh vous savez que c'est prioritaire, hein, euh samedi dans les premières minutes, les priorités concernant la protection de ressortissant, la protection de nos forces, ont fait l'objet de mesures euh extrêmement rapide et donc évidemment, il faut déplorer euh le fait qu'il y a eu des conséquences euh pour euh pour nous euh en espèce aux Émirats mais euh mais il y a pas eu de dégâts matériels importants, pas de pas de blessé dans nos forces et euh et en tout cas pour l'instant évidemment la protection de nos forces euh est conforme et assurée. Alors, la France, je précise, a tout de même dit qu'elle était prête à participer à la défense des pays du golfe Persique qui serait touché, par exemple, par des frappes iraniennes avec des actions défensives proportionnées.
Le chef de l'État disait même, il faut réhausser la posture. Concrètement, qu'est-ce que ça change pour nos 5000 militaires à peu près qui sont au Moyen-Orient en ce moment ? Alors, on a des accords de défense et de coopération avec plusieurs des pays de la région.
On a des bases dans la région, on a des forces dans la région. Donc ce que ça signifie c'est que lorsque ces pays doivent se défendre et ils sont hein l'objet de frappe indiscriminée complètement disproportionné euh de la part de l'Iran, ça veut dire se protéger contre les attaques de drones de missiles. Très concrètement, ça veut dire qu'on réhausse la posture, c'est-à-dire qu'on répond à leur demande en matière de défense.
Ça pourrait dire à terme un jour également envoyer des troupes au sol. On voyait qu'hier le président américain disait "Ce n'est pas exclu". Alors, on parle de l'Iran pour ce qui concerne les commentaires de du président américain.
Je sais pas ce que ça veut dire. C'est-à-dire qu'en fait, nous nous sommes dans une posture défensive dans les pays du golf où nous avons des soldats. Nous avons aussi des soldats au sud de Liban.
Donc, nous avons des forces dans la région. Ça veut pas dire mettre des troupes au sol pour une action offensive puisque nous ne participons pas à l'action offensive américaine. Ça ne voudrait pas dire non plus alors au titre de la défense que vous dites que c'est notre objectif de rapprocher le porte-avion Charles de Gaul de la zone.
En début de semaine, il y a eu des informations à sujet qui ont été démenties par l'état-major. C'est exclu. Le Charles de Gaul n'ira pas en Méditerranée orientale.
Alors, il faut savoir quel J'étais sur le Charles de Gaul il y a pas très longtemps. La semaine dernière, il est effectivement dans une mission qui concerne l'Atlantique et le nord de l'Europe. Faut savoir quelque chose, c'est que le porte-avion peut évidemment se déplacer avec un très court préavis et venir là où c'est nécessaire.
Mais c'est une décision et une annonce du chef de l'État qui pourra intervenir si nécessaire le moment venu. Donc si je comprends bien, il est à là, c'est le chef d'état-major des armées dans la chaîne de commandement militaire avec le chef des armées qui le décide. Vous disiez à l'instant action offensive pour défendre un certain nombre de pays.
Hier à votre place, l'ambassadeur d'Israël en France disait "Nous continuerons de frapper jusqu'au changement de régime en Iran. Est-ce que la France soutient l'idée d'un changement de régime en Iran par la force ? La France soutient le peuple iranien.
Elle l'a fait en plaçant l'IRCG. enfin le gardien de la révolution sur la liste des organisations terroristes. Elle l'a fait en en apportant la possibilité aux Iraniens de documenter ce qui se passer.
Il y a il y a un blackout encore hein euh donc pendant toutes les répressions qui ont lieu en en janvier, mais le changement de régime par la force ne fait pas partie de de de la méthode diplomatique de la France. Vous considérez que les États-Unis et Israël ont enfrain les règles du droit international ? puisque sous-entendre plusieurs personnalités y compris en France même la chef des députés européens Renaissance Valérie qui dit "Donald Trump piétine le droit international c'est aussi votre analyse.
Je pense que là quand même dans la période, il faut rappeler la lourde responsabilité de l'Iran sur la situation qui est actuelle. Vous savez, les Européens dont on dit qu'ils sont absents ont passé des années à essayer d'obtenir un accord et une négociation à faire des propositions aux Iraniens qui les ont toujours refusés, qui n'ont pas respecté leurs obligations nucléaires. Donc je pense qu'il faut quand même rappeler la la grande responsabilité de l'Iran qui depuis des années déstabilise la région, développe un programme domicile extrêmement dangereux et à ne respecte pas ses obligations nucléaires.
Donc vous n'accablerez pas le président américain. On a bien compris. Je je ne nous nous aurions préféré que ça se passe dans un autre cadre et que ça soit concerté avec les alliés.
Nous souhaitons toujours des solutions diplomatiques, mais je pense qu'il faut rappeler que l'Iran a profondément déstabilisé la région et dans les attaques indiscriminées que nous voyons sur les pays du golf, c'est encore une démonstration. Co?
Alice Rufo