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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 juillet 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSanté

Loi Duplomb : une menace pour la santé dans les campagnes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    La loi du plomb est-elle une folie pour la biodiversité ou une nécessité pour la compétitivité des agriculteurs ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette loi implique pour les agriculteurs ?

  • 4:10RelanceRéponse partielle

    Les apiculteurs accusent les néonicotinoïdes de tuer leurs abeilles. Comment répondez-vous ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Cette loi répond-elle aux attentes des agriculteurs selon vous ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Quentin, vous êtes pour cette loi. Quels sont ses avantages pour votre filière ?

  • 10:10RelanceRéponse partielle

    Les scientifiques alertent sur les risques pour la santé. Que répondez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:40Quentin Le Guillous (Jeunes Agriculteurs)Chiffre
    « 70 centimes de coût de production pour des pommes polonaises. C'est 1,10 € pour des coûts de production en France. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, on ouvre la 3è partie de ce 2123 avec cette question : la loi du plomb est-elle vraiment une folie pour la biodiversité et pour notre santé ou est-ce que c'est une nécessité pour maintenir la compétitivité de nos agriculteurs face à leurs voisins européens ? En tout cas, cette loi du plomb revient à l'Assemblée nationale demain. C'est cette loi sur qui autorise le retour des néonicotinoïdes.

J'étais persuadé d'y arriver du premier coup, j'ai raté. Néonicotinoïde, c'est un pesticide. pour en parler sur notre plateau.

Fanny Mra, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes porte-parole de la Confédération paysane.

Vous êtes également éleveuse et et bergère artéchoise. Alexandre Peirou, bonsoir. Vous êtes journaliste pour notre service politique ici à France Tévision et vous avez notamment enquêté sur sur cette fameuse loi du plomb.

Et puis nous serons également par viso avec Quentin Le Guillous. Vous êtes secrétaire général des jeunes agriculteurs. Ce sont notamment les jeunesses de la FNSEA.

Alors tout de suite, on va bah on va utiliser votre sujet Alexandre pour voir ce que c'est que cette loi du plomb effectivement. Qu'est-ce qu'elle dit ? Qu'est-ce qu'elle implique pour nos agriculteur ?

Le pour et le compte. Je crois que vous avez fait un petit un petit face-àface, c'était dans notre journal de 20h. Regardez et on en parle juste après.

Ils viennent de voter une loi qui réautorise l'usage de néonicotinoïdes. Ces pesticides jugés dangereux et interdits depuis 2018. Une bonne nouvelle pour cet arboriculteur dont la dernière récolte de pomme a été touchée de plein foué par un ravageur, le puceron cendré.

Seul moyen de lutter selon lui, l'accétamipride, le fameux pesticide jusqu'ici interdit en France mais autorisé dans le reste de l'Europe. Il y a pas de raison qu'on soit mis en concurrence au sein d'un même espace, l'Europe et qu'on nit pas les mêmes règles. Ça personne ne l'accepte.

Dans le sport, personne n'accepte que les règles soient différentes. Bah nous. Pour lui, le principe de précaution n'a pas lieu d'être et il remercie même les sénateurs.

Ils ont mis le doigt là où il fallait. Effectivement, ils s'occupent des problèmes notamment des agriculteurs et en tout cas, ils essayent de les résoudre. Mais cette réintroduction fait bondir les défenseurs de l'environnement et d'autres agriculteurs comme ces apiculteurs qui emmurent avec leur ruche la permanence parlementaire du sénateur à l'origine de la loi.

Nous nos abeilles, elles en crèvent de ça. Moi cette année, j'ai eu des intoxications. J'ai vu mes abeilles mourir et pas et pas être en capacité de produire du miel à cause des pesticides.

Alexandre Peirou, donc vous avez réalisé ce reportage, vous avez vraiment enquêté sur cette sur cette question. C'est ces dialogues de sour parce que quoi ? Est-ce que c'est un petit peu le le combat entre les j'allais dire les petits et les et les gros ?

Je parle des agriculteurs. Globalement dans l'agriculture, c'est souvent on se rend compte dans les dans les débats dans les presque combats politiques qui existent. C'est souvent un débat contre les petits comme contre les gros.

Euh là, on a même un, j'allais dire un conflit d'usage, c'est-à-dire que vous avez d'un côté euh ce cet arboriculteur qui produit des pommes euh qui sont attaqué donc par le puceron cendré qui est un un ravageur qui lui dit "Moi, j'ai besoin de la cététamipride pour pouvoir euh avoir une récolte correcte." Absolument, ce néonicotinoïde. Et à l'inverse, vous avez les apiculteurs qui disent parce que c'est aussi le surnom qu'on donne au néonicotinoïdes qui disent "Attention ce produit, il va tuer nos abeilles, il va tuer ce qui fait aujourd'hui qu'on arrive à avoir une production." Donc on a un vrai conflit d'usage.

En tout cas, c'est ce dont on s'est rendu compte sur le terrain. C'est-à-dire que vous avez des agriculteurs qui disent d'un côté "Nous, on a besoin de cette substance". D'autres en face qui disent "Si vous la remettez, nous on perd notre production." Fan, c'est c'est votre cas.

Alors moi sur ma ferme non, mais pour nous clairement c'est une loi faite par et pour l'agroindustrie. Elle répond rien mais en rien du tout aux attentes du monde paysan. Ce qui nous a fait descendre dans la rue tout syndicat confondu l'année dernière, c'était pour demander un revenu digne.

Là, on nous sort des fausses mesures qui sont des mesures clairement du passé. Comment on peut dire qu'une filière va pouvoir tuer une autre filière et dire que ça c'est c'est faisable, c'est viable, c'est envisageable, c'est pas possible. Enfin, pour nous, c'est une loi du du passé.

Clairement, on avait interdit ces pesticides pas pour rien. Il y a quand même une tribune de 1000 médecins et scientifiques qui est sorti dans le monde il y a quelques semaines pour dire à quel point c'était dangereux. On va entendre dans quelques minutes ce que disent les médecin mais il y a pas que ça hein dans la loi euh dans la loi du plomb, il y a aussi euh facilitation des mégabassines.

Du coup l'accaparement de l'eau par une minorité au détriment de toute la population et entre autres des autres agriculteurs et agricultrices. Et il y a aussi le relèvement des seuill ICPE, c'est-à-dire favoriser encore plus l'élevage agroindustriel. On parle même plus d'élevage pour nous, c'est de la production animale industrielle.

Et pour ça, c'est une minorité. Encore une fois, l'ICPE, le relèvement du soier ICPE, c'est 2 % seulement des éleveurs. Nous, dans les campagnes, ça ne parle à personne.

Et il faut vraiment redire que lever les contraintes au métier de paysan, c'est faux. Nous, les contraintes, c'est le marché mondial, c'est Macron qui continue à bafouiller sur le Mercosour, qui ne tient pas une position ferme sur l'accord de libre échange Mercosour, c'est ne pas garantir un prix minimum d'entrée pour les productions. Alors, juste pour revenir sur la loi du plomb et puis on en reparle après, je donne la parole.

Je vous donne la parole Quentin le le Guyus, vous venez d'entendre ce que ce que dit votre conseur Fanny Mra. Est-ce que pour vous vous êtes plutôt content que cette loi du plomb revienne à l'Assemblée nationale en espérant qu'elle soit définitivement adoptée ? Pour vous, quels sont les les avantages ?

Est-ce que c'est une question de compétitivité pour votre pour votre filière ? Et ben exactement. Alors de de notre côté content, on va dire qu'en fait c'est tout ce qu'on a pu demander sur cet hiver.

Certes, il y a du revenu du marché mondial. Enfin voilà, aujourd'hui, on est comme on est là, on est dans le milieu, on est français, on essaie de se battre dans ce marché mondial. En face de nous, on a l'Union européenne.

Je pense que déjà, soyons tous solidaires au sein même de l'Union européenne quand on nous parle de néonicotinoïde que toutes les pays, les 27 utilisent, sauf la France, faut remettre faut remettre un peu la pendule là, faut faut remettre un peu tout ça en place. Donc soit OK, à ce moment-là, il y a pas de néonicotina en France euh mais on interdit toute importation et et de tous les pays européens et mondial donc qui rentrent en France. On sait que c'est impossible, on sait qu'on peut pas contrôler.

Ça fait 10 ans qu'on nous a interdit les néonicotinoïdes. On nous a dit on va vous trouver des solutions. Rien n'a été fait.

Donc en attendant soit ils se relèvent les manches et ils se mettent au boulot. Mais en attendant, il y a des agriculteurs qui ont besoin de continuer à produire parce qu'en fait, ils sont mis aujourd'hui en concurrence directement prends les pommes. 70 centimes de coût de production pour des pommes polonaises.

C'est 1,10 € pour des coûts de production en France. Quand les pommes arrivent à 70 centimes ici sur le marché français, c'est des producteurs français, c'est des producteurs français qui en crèvent directement. Donc il y a un moment voilà, faut faut remettre un peu tout ça en place.

Euh cette loi, elle été attendue depuis très longtemps par les agriculteurs. On peut parler du CPE, on peut parler du stockage de l'eau. Mais le stockage de l'eau, mais tant mieux.

Bravo. En fait, moi je comprends pas ces idées de dire c'est la cas par on n'est pas en train de parler de la cas par on peut faire aujourd'hui des stockages de l'eau en coopérative à plusieurs en cuma, faire des des choses où il y a 10 exploitants sur une commune qui vont se stocker l'eau. Moi par chez moi, je suis ouest parisien, on n pas eu d'eau pendant 15 jours.

Là, on vient d'avoir 30 mm. Il y a la moitié de l'appui qu'on a regardé sur les routes parce que chez moi c'est bétonisé tout va et c'est parti dans les rivières. Ça prend la scène et ça va rejoindre l'Atlantique.

On a stocké combien ? Zéro. et ben, j'aurais préféré peut-être qu'on prenne le problème en amont, qu'on stock cette tau pour qu'on puisse l'utiliser efficacement dans le futur.

Et non, encore une fois, on va à l'encontre, on veut non, il faut toucher à rien et ben quandun dans d'ici 15 ou 20 ans il y aura plus d'eau assez pour pouvoir voir où il y a l'irrigation ou autre, et ben on va devoir remettre la main au portefeuille pour aller retirer le sel de des eau de mer et des océans. Mais bon, voilà aujourd'hui où est-ce que ça nous emmène. Donc nous on va continuer on va continuer la la discussion.

On va continuer la discussion. Quentin Alexandre Paou, on voit bien là, c'est quand même dialogue de sour bah c'est un dialogue de sour parce que je pense qu'il y a euh d'autres enjeux qui rentrent en compte nous quand on a euh enquêté sur cette loi du plomb et sur cette question de la cami avec Stéphane Lissy à la caméra. Ce qui nous a frappé c'est que la récolte de pommes qu'on a vu dans le sujet de monsieur Moisi qui est arboriculteur dans l'oréelloire, sa récolte, elle était pas impropre à la consommation. sa récolte.

Moi il ce qu'il nous a dit c'est moi ces pommes là qui sont déformées, on les a vu dans le sujet, je ne peux pas les valoriser. C'est-à-dire je ne peux pas les vendre. C'est-à-dire qu'il ne peut pas les vendre à la grande distribution.

Mais quand je lui ai posé la question euh je lui ai dit "Mais est-ce que ces pommes, elles sont mangeables ?" Ah mais oui, bien sûr, elles sont tout à fait conservables. D'ailleurs, on les vend pour des filières plus de compote, ce genre de choses-là.

En fait euh c'est que cette visiblement ce que nous disait euh euh cet agriculteur, c'est que il est pris quelque part dans les circuits de la grande distribution de répondre aux standards aujourd'hui qui sont demandés par la grande distribution et euh par les consommateurs du coup d'une certaine manière. Et donc ça forcément ça les fait rentrer dans une sorte de cercle vicieux. Et puis une autre question, voulez dire que ce sont les standards notamment de l'agroalimentaire qui imposent par exemple des des cueillz des pesticides bah c'est-à-dire que les en sur sur la question des pommes sur la question des pommes euh elles imposent que les pommes elles soient euh ces standards de la grande distribution, ils imposent que les pommes elles aient une jolie forme, une jolie couleur un peu les les pommes de dessin animé quoi, si vous voulez.

Et euh du coup les pommes qui sont un peu déformées par ce puceron cendré euh qui sont tout à fait propres à la consommation, je le répète, elles ne peuvent pas être commercialisé à la même valeur que les autres pommes qui n'ont pas été touchées. Nous, si on mange une pomme avec ce puce concendré, tout ira très bien a priori, oui, mieux que le mieux que le pesticide. Alors, avant que je vous donne la la parole, on va écouter ce que disent justement les scientifiques sur ce que c'est que ce que ce pesticide là.

Il va expliquer les impacts sur la santé. C'était un reportage qui date du 26 mai dernier, il y a un mois et on en parle juste après. C'est un produit qui va résider plus longtemps que les autres dans le corps humain et ces petites doses réitérées sur le long terme ont été liées à des maladies graves que sont par exemple le neurodéveloppement chez le fétus et chez l'enfant, euh des maladies cardiaques, des malformations cardiaques, mais également pour les plus âgés euh à des maladies rénales chroniques.

Voilà. Donc en tout cas le scientifique vous vous donne raison là-dessus mais après on vaécouter quand raison aussi et je pense que tout le enfin personne ne peut être dupe. Les paysans et paysans utilisateurs de ces pesticides sont les premières victimes en fait on connaît tous on a tous des collègues qui sont qui sont morts de cancer lié au pesticides.

En fait c'est pas tenable pour nous ce qu'on dit. Il y a eu un plan écohyo en 2018 millions d'euros soi-disant pour réduire de moitié l'usage des pesticides en France. On a augmenté de 25 % depuis ces 500 millions d'euros là.

On les aurait mis justement pour tirer tout le monde vers le haut pour accompagner ces agriculteurs là qui sont piégés parce que pour nous on dit ils sont piégés dans un modèle qui va droit dans le mur et pour accompagner ces gens-là à faire une vraie transition agroécologique, je suis d'accord, on ne veut pas qu'une ferme disparaisse, une nouvelle ferme disparaisse. On n'est plus qu'une poignée. On a perdu plus de 70 % des la population paysane en quelques décennies.

Qu'est-ce qui a amené à cette disparition là ? Vous dites c'est dangereux pour la santé, pour les abeilles, pour la biodiversité, mais aussi pour les agriculteurs la loi du plomb parce qu'en fait ce modèle là agroindustriel, il nous emmène droit dans le mur aussi en tant que paysan et paysans qui nous paysan pay on voit bien que c'est un débat beaucoup plus général parce que que répondre alors à ce que disait Alexandre c'estàd que c'est les agriculteurs qui disent "Oui mais en attendant moi avec mes pommes tout un peu un peu toute moche mais tout à fait propre à la consommation mais un peu toute moche j'arrive pas à les vendre. Mais en fait, il faut du courage politique.

Et où sont les ministres et qui du gouvernement aura le courage politique ? Quand Marc Fenot l'année dernière pendant les colères agricoles parlait de souveraineté alimentaire. La souveraineté alimentaire c'est notre projet à la Via Campestina et à la confédération paysane.

La souveraineté alimentaire c'est donner le droit au peuple de décider de son agriculture et de son alimentation. Marc Fenot, lui nous a renvoyé une souveraineté alimentaire à coup de compétitivité. Mais dans quel monde vivons-nous ?

On est en plein effondrement climatique, en plein effondrement de la biodiversité et on continue à promouvoir parce que réellement là, c'est de la propagande pure et dure. La semaine dernière, j'étais ici sur un plateau avec une de vos confrères face à la coordination rurale. Il se mélangeait les il se mélangeait les pinceaux, il se contredisais.

Pourquoi ce soir personne de la FNSEA n'est venu ? En fait, à un moment donné, l'argumentaire en face ne tient pas la route. Même monsieur Duplomb à la commission mixe paritaire a a osé dire que en fait de toute façon on parlait pas à la grande majorité des paysanes et paysans en France.

Quentin Quentin L Guillus, votre réaction ? Ma réaction. Euh c'est bien, c'est bien.

Non, non, mais moi, moi j'aime bien quand on a plein d'idées. Nous aussi, on essaie d'en avoir plein dans la jeunesse chez jeunes agriculteur, hein. Euh seul truc, c'est euh "OK, mais qu'est-ce qu'on fait tout de suite dans l'instant té ?" Parce qu'en fait, ça fait 15 ans qu'on nous dit qu'on doit en sortir et en attendant rien n'est fait.

Non, mais c'est ça en fait le sujet. Le sujet, il est là. On nous dit qu'on met de l'argent sur la recherche et il se passe rien.

Alors, si on va nous créer des petits granulés miraculeux, on va nous dire vous allez voir, vous allez mettre ça, c'est répulsif. Bon, ça vous fait 70 % de perte ou 50 % de perte, mais c'est pas grave. OK, ça c'est c'est super.

Mais qui en paye encore les pota cassé ? En fait, on nous met des interdictions systématiques sans solution en face, sans solution alternative, viable, vivable, durable. Moi, je veux bien euh limiter.

Je veux bien arrêter les herbicides, sauf que j'ai envie de vivre avec ma famille, j'ai envie de partir en weekend, j'ai envie de rentrer le soir pas trop tard. Donc aujourd'hui, qu'est-ce qu'on est capable de me donner à l'équivalence ? Rien.

Si on va me dire bah prends ta charrue et labour. Moi je suis en zéro zéro labour, je suis en agriculture conservation, je suis en semi direct secouvert. Aujourd'hui, je pense que j'ai plus de biodiversité chez quelqu'un chez chez certains exploitants de l'école qui n'utilise pas loin de produits phytosanitaires.

Mais bon, ça reste encore envoie. Mais donc moi moi j'adore quand on veut le modèle unique, sauf que le modèle unique ne fonctionne pas, on le sait. On a des cahiers déchg malheureusement aujourd'hui on petit on a un petit problème de son.

On a un petit problème de son avec vous Quentin Alexandre. Vous vouliez réagir oui sur les alternatives quand on a enquêté avec Stéphan Lisny sur ce sur cette acetamyde et sur cette loi du plomb, il y a des défenseurs de l'environnement qui nous ont dit mais les alternatives à la cétamipride elles existent. La cétamipride aujourd'hui c'est pour lutter contre deux ravageurs, la punaise diabolique et le puce roncendré. la punise diabolique qui ravage les cultures de noisettes notamment son ravageur naturel, j'allais dire son ennemi naturel, c'est euh une espèce qui s'appelle la guapê samouraï et c'est une espèce qui est elle-même euh sensible à la cétami et c'estes c'estes c c'est ces chercheurs, ces défenseurs de l'environnement qu'on a contacté, ils nous ont dit "Mais remettre la cet ami prride, c'est tuer les guep samouraï qui elles-mêmes combattent naturellement ces ces ravageurs des cultures et donc ça risque de peut-être encore accroître les problèmes dans le futur.

Alors vous allez voir, on va retourner sur le terrain, vous allez voir que quand même effectivement ce terrain est compliqué et très disputé. On va aller en Slovénie. C'est un reportage qu'avait réalisé notre correspondant à Rome Raphaël Chapira.

C'était en août 2024. La Slovénie est le premier pays qui vit sans néonicotinoïde depuis 2011. Et vous allez voir un agriculteur qui lui est en colère parce qu'il trouve que c'est injuste que qu'on l' privé de cette à cette ami regarder.

On en parle juste après. 13 ans plus tard, en moyenne, la production agricole est restée stable mais cela a généré de nouveaux problèmes pour les agriculteurs qui ont dû changer leur pratique et s'adapter. Chaque jour, Sandy Babic sillonne ses champs d'olivier pour vérifier feuille par feuille l'arrivée d'éventuel nouveau nuisible.

Cette année, c'est la mouche asiatique qui l'inquiète. Elle attaque de nombreuses olivretées de Slovénie et d'Europe. Si la larve entre à l'intérieur de l'olive, elle est détruite.

Sa seule arme, c'est petites plaques qui lui permettent de mesurer leur présence avant qu'elle ne pénètre dans le fruit. Comme sur ces images, filmé chez l'un de ses collègues qui lui non plus n'a le droit à aucun traitement, contrairement à leurs voisins européens. En Croatie et en Italie, il existe un insecticide qui pénètre légèrement à l'intérieur et qui tue la larve en tr ou 4 jours.

On peut ainsi résoudre le problème. En Slovénie, ce produit n'est pas autorisé. Ce n'est pas juste.

S'il trouve des mouches, il devra alors avancer sa récolte d'un mois. Une adaptation permanente qui l'épuise. Mais il n'a pas le choix car le gouvernement n'envisage pas de faire machine arrière et assume ses dommages collatéraux.

Le nombre d'abeilles augmente et la qualité de l'eau dont nous disposons est exceptionnelle. Alors oui, l'agriculture est plus difficile mais c'est comme ça. Fanny Mrage, vous voyez réagir à ce à ce sujet.

En fait, si les prix nous, on défend un prix minimum garanti justement qui prend en compte les prix de les coûts de production, euh la charge de travail, un vrai revenu et en fait si nos prix euh étaient dignes, si on avait un revenu digne, on pourrait facilement faire face aux aléas de ce type. En fait, on pourrait combiner, on a plein de d'études qui le prouvent que chez les betterraviers, chez les producteurs de noisette, avec la production moindre mais des prix plus conséquent, on arriverait à passer sans les néonicotinoïdes et entre autres la cétamyippride à un moment donné. Je parle de courage politique réellement.

C'est ça. Là actuellement, on est invité depuis quelques semaines par le ministère de l'agriculture, le ministère de l'écologie pour travailler sur comment faire en sorte que les pollinisateurs se se portent bien à travers la loi sur la restauration de la nature. Confédération paysane, on a dit il faut qu'on quitte ces ces réunions, c'est pas possible.

En même temps, on vote la loi du plomb et en même temps, on nous fait croire que on va ouvrir tout un chantier sur comment faire en sorte que les pollonisateurs se portent bien à un moment donné. C'est du de poids de mesure. Il faut arrêter.

Ça fait partie, on avait la la ministre de la transition écologique sur notre plateau la semaine dernière. On sentit bien effectivement quand même beaucoup de Oui, il y avait beaucoup d'incohérence et que c'était un fauteuil difficile en ce moment vu les vents contraires au sein du gouvernement. Alexandre ?

Oui, des vents contraires parce que euh c'est vrai que depuis euh euh la dissolution aujourd'hui la nous quand on a enquêté euh on est allé enquêter plus largement sur les reculs écologiques euh qui avaient été adoptés au Sénat. On y est allé justement le premier jour de de cette loi du plomb et en fait on s'est rendu compte qu'il y avait tout un tas de petits reculs enfin petits ou gros reculs sur la transition écologique qui avait été adoptée. On a beaucoup parlé de des zones à faible émission pour les automobilistes, mais il y a eu tout un tas de choses dans cette loi du plomb. et notamment sur voilà sur ce le retour à ce néonicotinoïde.

Et en fait ce que nous disent les les écologistes les qu'on est allé interroger au Sénat, eux ils nous parlent carrément d'une trumpisation de de la vie politique et notamment chez les Républicains. Euh on a interrogé Laurent Duplomb à ce sujet pour notre reportage et on lui a fait part du surnom qu'il a au Sénat, c'est-à-dire sénateur de la FNSEA. C'est presque s'il s'en revendique pas d'être finalement sénateur.

Il se dit porte-parole numéro 1 des des agriculteurs et et lui il parle de bon sens et je cite ce qu'il nous dit dans le reportage, je ne suis pas plus climatoque qu'un autre. Alors justement et bien Alexandre vous me tendez la la perche. Écoutez ce que disent justement Laurent Duplomb c'était un petit face à face avec Yannick Jadu.

Vous parlez de courage politique, on écoute et puis juste après on aura la réaction de de Quentin Luyous. Écoutez, en quelques mois, ils ont fait adopter plusieurs mesures. La diminution de la part des énergies renouvelables, la suppression de l'agence bio ou encore des reculs sur le dispositif zéro artificialisation net.

Alors, le Sénat est-il devenu climatosceptique ? Pour le sénateur du plomb, il s'agirait seulement de mesures de bon sens. Le Séma n'est pas climatoceptique, pas plus que n'importe qui d'autre.

Le Sénat est réaliste. Le Sénat c'est c'est la réalité des territoires. C'est l'inspiration de ce que nous entendons et de ce que nous voyons.

Mais pour les écologistes, cela va plus loin que la simple défense de la ruralité. Le Sénat serait en voie de Trumpisation. Vous avez comme chez Trump la remise en cause pas simplement de l'objectif climatique du protection du vivant ou protection de la santé.

Vous avez un sabotage de tous les outils qui nous permettent d'y arriver. Voilà, extrait de votre reportage Alexandre. On va revenir sur ce plateau.

Mais juste avant votre réaction Quentin Louus, vous venez d'entendre justement Laurent Duplomb. Est-ce que est-ce que c'est ça le courage politique ? Est-ce que la loi du plomb c'est le courage politique ?

La la loi du plomb, c'est euh c'est tout ce qu'on a pu euh depuis 1 an et demi lors des manifestations demander. On a eu plein plein énormément de demandes en fait aujourd'hui. Ça fait des années et des années que les agriculteurs se laissent faire.

C'était un ralbol et c'est toujours un ralbol dans cette loi. On parle aujourd'hui, on s'obstin sur la cetami prix et autres mais il y a aussi des sujets sur les contraintes et les gestions d'exploitation. enfin demander à un exploitant agricole tous les 18 mois euh d'aller faire une formation pour savoir où est-ce qu'il en est.

Enfin, c'est ça ressemblit à rien pour que finalement il il apprenne rien sur les sujets phytosanitaires supplémentaires. Euh enfin voyait aucun sens là-dedans. Euh le la séparation euh de la vente et du conseil.

Alors ça c'était quelque chose de grand aussi. Euh il y a quelques années, on a dit aux vendeurs de produits phytosanitaires qu'ils n'avaient plus droit de faire de conseils. Donc on s'est retrouvé avec des agriculteurs qui ont dû aller payer à des entreprises un conseil supplémentaire, donc à la charge de l'agriculteur et pour certains ne l'ont pas fait.

Donc qu'est-ce qui s'est passé ? Bah un coup de chat GPT maintenant ou un coup de Google pour aller se renseigner comment mettre un produit phytosanitaire. Mais c'est c'est complètement c'est complètement n'importe quoi.

C'est complètement fou. Alors qu'on demande à l'utilisation des produits phytosanitaires de faire attention et de bien les faire. OK.

Fanny euh votre réaction. Non mais en fait le mythe de la de l'unité agricole n'existe pas dans les campagnes. En fait euh il y a énormément de pays d'am et paysans.

Mais au-delà hein, je pense même au sein du syndicat majoritaire en fait pour nous ça ne répond rien aux attentes du monde paysan cette loi-là. Elle est comme je le disais euh ce enfin réellement le monde s'effondre et en tant que jeune agriculteur, je ne peux pas croire que promouvoir l'agrandissement de méga firmes où en fait le travail paysan n'a plus de valeur, c'est pas un projet d'avenir qui donne envie à des jeunes de devenir paysan et paysans. Pourtant nous, notre projet c'est ça, c'est d'installer un maximum de monde dans les campagnes parce que la force de travail pourra remplacer toute cette gabégie de l'agroindustrie.

Alexandre Perou vous quiere journaliste politique. On voit bien que là à nouveau le consensus politique au sein du gouvernement pas être facile. Non seulement le consensus politique au sein du gouvernement, il n'existe pas puisque vous avez deux forces politiques qui pensent de choses différentes.

Vous avez Anirunaché d'un côté qui est ministre de l'écologie donc pour plus d'écologie de l'autre année John Var qui dit défendre les agriculteurs. Ce qui va être très intéressant c'est de voir s'il y a demain un consensus politique à l'Assemblée nationale parce que c'est demain que ça va se jouer. Euh il y a deux choses à prendre en compte. la l'attitude euh du bloc central, j'allais dire de la des des macronistes.

Euh est-ce qu'ils vont défendre ce texte oui ou non ? Et puis la deuxième chose à prendre en compte, c'est j'allais dire la mobilisation au sein de l'Assemblée nationale. Vous êtes passenant savoir qu'on est dans une session extraordinaire au Parlement qui est une session où traditionnellement il y a moins de députés et la mobilisation, elle risque d'être la clé demain pour l'adop.

On a vu que ça a joué des tours étant sur sur d'autres dossiers. Merci à tous les trois d'avoir été avec