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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 14 février 2026 14 minComplaisantPortrait personnelImmigration & asileÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & élections

Fatiha Keloua Hachi, députée "Socialistes et apparentés" de Seine-Saint-Denis | La politique et moi

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Le 28 mars 2024, vous avez pris la parole à l'Assemblée pour que l'Etat français reconnaisse sa responsabilité dans le massacre du 17 octobre 1961. Qu'est-ce qui s'est passé exactement à ce moment-là ?

  • 1:29RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé exactement à ce moment-là ?

  • 2:12RelanceRéponse directe

    Donc un député peut dire n'importe quoi sur un autre député...

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous expliquez que plus de 60 ans après ce massacre, votre prise de parole soit accueillie avec une telle hostilité par certains députés ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Les réactions, elles ont aussi été très virulentes sur les réseaux sociaux. Vous vous attendiez à cela ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Vous racontez que vos parents ne savaient ni lire ni écrire quand ils ont quitté la Kabylie. Vous êtes députée de la République française. Vous pensez qu'aujourd'hui, un jeune né en France de parents étrangers peut encore avoir le même parcours que vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Si les étudiants peuvent avoir un repas à 1 euro, c'est grâce à elle. »
  • 0:45Fait
    « Le 17 octobre 1961, la police a réprimé dans le sang une manifestation de travailleurs algériens à Paris qui voulaient protester contre le couvre-feu. »
  • 0:45Fait
    « Le bilan reste encore aujourd'hui incertain, mais il y a eu au moins plusieurs dizaines de morts, dont certains sont morts noyés, jetés dans la Seine par des policiers. »
  • 1:29Fatiha Keloua HachiFait
    « Parmi celles et ceux qui ont vécu ce drame, certains nous écoutent ici même, aujourd'hui, dans les tribunes de cet hémicycle. *Applaudissements *Oui, il faut leur rendre hommage parce qu'ils ne crient pas, ils ne disent rien. *Ce qu'ils demandent, c'est juste la justice. »
  • 1:29Fatiha Keloua HachiFait
    « Le temps est venu de dire que la France, notre pays, est responsable de ce crime et que nous devons le reconnaître pour avancer. »
  • 2:12Fatiha Keloua HachiFait
    « J'ai clairement entendu une personne, une femme, la voix d'une femme hurler : "Alliée des terroristes". A mon égard. »
  • 2:12Fatiha Keloua HachiFait
    « J'ai demandé une sanction, puisqu'on ne peut pas proférer de tels propos envers un député. »
  • 2:56Fatiha Keloua HachiFait
    « On a des députés qui sont issus souvent d'ailleurs de familles de pieds noirs et donc qui ont beaucoup de mal à faire la vérité sur ce passé parce que c'est un passé trop douloureux pour eux. »
  • 3:39Fatiha Keloua HachiFait
    « Mon père vivait en France. Il était gérant d'un café à Paris et on lui imposait le couvre-feu. »
  • 3:39Fatiha Keloua HachiFait
    « Ce qui était compliqué, c'est que les cafés fonctionnent le soir. Donc c'était totalement arbitraire et discriminatoire d'avoir un couvre-feu uniquement envers les Algériens. »
  • 4:23Fatiha Keloua HachiChiffre
    « J'ai éteint mon téléphone le matin, je l'ai rallumé, j'avais 700 messages de haine. »
  • 5:06Fatiha Keloua HachiFait
    « Je réfute la notion de méritocratie. C'est pas parce que j'ai eu un boulot acharné que je suis là où je suis aujourd'hui. »
  • 5:06Fatiha Keloua HachiFait
    « Si vous me dites que l'ascenseur social ne fonctionne plus, je dirais oui. »
  • 5:06Fatiha Keloua HachiChiffre
    « On a dans l'hémicycle, on n'a pas de quota, on n'a pas le droit d'avoir des chiffres, mais une toute petite représentation d'enfants d'immigrés, alors que dans la réalité de la société c'est entre 10 et 12 %. »
  • 8:01Fatiha Keloua HachiFait
    « La bascule, ça a été le ministère de l'Immigration de Nicolas Sarkozy. »
  • 8:01Fatiha Keloua HachiFait
    « Cette droite qui clairement rappelle aux enfants d'immigrés que ce sont des enfants d'immigrés et aux immigrés qui sont juste tolérés en France. »
  • 8:46Fatiha Keloua HachiFait
    « Ca a été extrêmement frustrant. C'est très difficile, à une voix près, de se voir rejeter sa loi. »
  • 9:59Fatiha Keloua HachiFait
    « Il m'a dit : "Ce n'est pas votre commission, vous êtes présidente de rien." »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Si les étudiants peuvent avoir un repas à 1 euro, c'est grâce à elle. Mon invitée se bat pour la jeunesse depuis plus de 30 ans, d'abord comme enseignante, puis comme députée socialiste. Générique --- --- Bonjour, Fatiha Keloua Hachi. -Bonjour. -Le 17 octobre 1961, la police a réprimé dans le sang une manifestation de travailleurs algériens à Paris qui voulaient protester contre le couvre-feu. Alors, le bilan reste encore aujourd'hui incertain, mais il y a eu au moins plusieurs dizaines de morts, dont certains sont morts noyés, jetés dans la Seine

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par des policiers. Le 28 mars 2024, vous avez pris la parole à l'Assemblée pour que l'Etat français reconnaisse sa responsabilité dans ce massacre. On va regarder un extrait de votre discours. *-Parmi celles et ceux qui ont vécu ce drame, certains nous écoutent ici même, aujourd'hui, dans les tribunes de cet hémicycle. *Applaudissements *Oui, il faut leur rendre hommage parce qu'ils ne crient pas, ils ne disent rien. *Ce qu'ils demandent, c'est juste la justice. *La justice. *Ils attendent de nous aujourd'hui notre dignité et pas l'indignité que vous êtes en train de proférer. *Le temps est venu de dire que la France, notre pays, est responsable de ce crime et que nous devons le reconnaître pour avancer.

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*Vive la France, vive la République, vive l'amitié franco-algérienne. -Alors, on entend des députés réagir pendant votre discours et vous parlez d'indignité de leur part. Qu'est-ce qui s'est passé exactement à ce moment-là ? -D'abord c'est intéressant parce que c'est documenté sur le procès-verbal. -Oui, il y a un compte-rendu écrit, des séances où on met à l'écrit ce qu'on n'entend pas forcément, nous, sur les vidéos de l'Assemblée. -Et donc, j'ai clairement entendu une personne, une femme, la voix d'une femme hurler : "Alliée des terroristes". A mon égard. Et ensuite, j'ai compris que c'était Laure Lavalette, parce que j'ai lu le compte-rendu.

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J'ai demandé une sanction, puisqu'on ne peut pas proférer de tels propos envers un député. Et la présidente de l'Assemblée, en bureau, m'a clairement dit qu'il ne pouvait pas y avoir de sanction parce qu'il n'y avait pas de tumulte. Je suis restée digne et mes collègues sont restés dignes. Mais la réalité... -Il aurait fallu réagir vous-même de façon... -Soit moi, soit mes collègues, en demandant une suspension de séance, ou... -Donc un député peut dire n'importe quoi sur un autre député... -Ce jour-là, elle n'a pas été sanctionnée, alors que c'est dans le procès-verbal, c'est écrit noir sur blanc, "alliée des terroristes" à mon égard. Ce qui est pour moi extrêmement grave, et c'est difficile de se concentrer à la tribune

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quand justement on entend à droite des propos monstrueux. -Comment est-ce que vous expliquez que plus de 60 ans après ce massacre, votre prise de parole soit accueillie, j'allais dire, avec une telle hostilité par certains députés ? -Oui, clairement, on a des députés qui sont issus souvent d'ailleurs de familles de pieds noirs et donc qui ont beaucoup de mal à faire la vérité sur ce passé parce que c'est un passé trop douloureux pour eux. -On revoit les images de ce 17 octobre et ce qui s'est passé. -Oui, moi, clairement, c'est un moment qui est très douloureux. Pourtant, je ne l'ai pas vécu. Mais dans ma famille, on en parle énormément de ce 17 octobre. Pourquoi ?

3:39

Parce que mon père vivait en France. Il était gérant d'un café à Paris et on lui imposait le couvre-feu. Et ce qui était compliqué, c'est que les cafés fonctionnent le soir. Donc c'était totalement arbitraire et discriminatoire d'avoir un couvre-feu uniquement envers les Algériens. -Les réactions, elles ont aussi été très virulentes sur les réseaux sociaux. Après votre discours, vous avez reçu, et vous avez d'ailleurs posté, vous-même sur Internet, les messages racistes, "Retourne au bled", "Vivement un vote pour la remigration". Vous vous attendiez à cela ? -Je ne m'attendais pas à cette violence-là, c'est-à-dire au nombre. Je pense que j'ai éteint mon téléphone le matin, je l'ai rallumé, j'avais 700 messages de haine.

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Je suis allée déposer plainte, bien sûr. Je ne m'attendais pas à la quantité, mais par contre, les messages de haine, j'en ai toujours eu depuis que je fais de la politique. -Vous racontez que vos parents ne savaient ni lire ni écrire quand ils ont quitté la Kabylie. Vous êtes députée de la République française. Vous pensez qu'aujourd'hui, un jeune né en France de parents étrangers peut encore avoir le même parcours que vous ? -Alors, moi, je... Je réfute la notion de méritocratie. C'est pas parce que j'ai eu un boulot acharné que je suis là où je suis aujourd'hui. Je suis persuadée qu'il y a un facteur chance, un facteur hasard, un facteur aussi bonne rencontre dans la vie

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que tous et toutes peuvent avoir. Par contre, si vous me dites que l'ascenseur social ne fonctionne plus, je dirais oui. C'est beaucoup plus compliqué aujourd'hui parce que les politiques n'ont pas compris qu'il fallait faire de la place à ces jeunes, à tous les jeunes de France. Et quand on voit dans l'hémicycle réellement la représentativité par exemple des enfants d'immigrés, c'est pas la réalité. On a dans l'hémicycle, on n'a pas de quota, on n'a pas le droit d'avoir des chiffres, mais une toute petite représentation d'enfants d'immigrés, alors que dans la réalité de la société c'est entre 10 et 12 %. -Vous êtes un symbole ? Vous représentez quelque chose

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à ce titre ? -Je représente quelque chose, surtout pour les jeunes femmes issues de l'immigration. Beaucoup plus, j'ai l'impression, qui me disent : "Pour nous, tu es un modèle." Ca prouve que quand même, parfois, on peut ouvrir certaines portes. -On remonte aux sources de vos tout premiers engagements. Vous n'aviez pas milité dans un parti, mais dans des associations, à la Ligue des droits de l'homme. Pourquoi ce choix plutôt qu'un parti ? -Alors, moi, je suis berbère, donc je suis amazigh, je suis une femme libre. Les amazigh sont des gens libres. Et de s'encarter, pour moi, c'était un vrai, vrai problème. Parce que je n'étais jamais pleinement satisfaite des propositions politiques. Et donc, j'ai grandi à Montreuil, ville communiste,

6:32

avec un maire qui a fait énormément de mandats, Jean-Pierre Brard, que je trouvais extraordinaire, très, très bon maire. Je n'avais pas envie de m'encarter politiquement. Et par contre, j'avais envie de vivre dans ma cité, de faire quelque chose pour ma ville. -C'était un engagement politique, mais en dehors du... -Tout à fait. -Vous avez enseigné les lettres modernes pendant 28 ans. Est-ce que l'enseignement et l'éducation, c'est pour vous une autre forme d'engagement ? -Ah, c'est un engagement très fort, très, très fort. Moi, j'ai aimé passionnément mon métier, et ça l'est encore, je suis encore prof en disponibilité. J'ai essayé d'enseigner la littérature, mais j'ai vraiment donné au-delà, largement au-delà,

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parce que j'ai été prof beaucoup en Seine-Saint-Denis, majoritairement dans ma carrière, et j'ai beaucoup donné de ma personne, de ma personnalité, j'ai été très sévère, j'étais une prof très rigoureuse, très droite, très juste, et je voulais apprendre aux adolescents justement cette droiture, c'était pour moi essentiel. J'ai vraiment aimé passionnément mon métier, oui. -L'engagement politique est venu plus tard pour vous, en 2008. Vous avez pris votre carte au Parti socialiste. Qu'est-ce qui a déclenché cela chez vous ? -On va dire qu'il y a eu une bascule. La bascule, ça a été le ministère de l'Immigration de Nicolas Sarkozy. -Qu'est-ce que ça a déclenché en vous, ça ? -Ca a déclenché en moi l'envie de m'engager en politique

8:01

et de vraiment être dans la bagarre face à la droite. Et moi, j'appelais ça la droite dure déjà à l'époque. C'est-à-dire cette droite qui clairement rappelle aux enfants d'immigrés que ce sont des enfants d'immigrés et aux immigrés qui sont juste tolérés en France. Et que la tolérance peut changer. -Et ça, vous ne l'avez pas toléré, justement. -Non. -Il fallait passer à l'action autrement que ce que vous faisiez déjà. -Oui. -Parmi vos combats, il y a les repas universitaires à 1 euro pour tous les étudiants. Vous avez défendu ça à travers une proposition de loi en 2024. Elle a été rejetée à une voix près. Quelle leçon vous en avez tiré ? -Ca a été extrêmement frustrant. C'est très difficile, à une voix près,

8:46

de se voir rejeter sa loi. Mais d'un autre côté, ça a été aussi galvanisant. Parce qu'à une voix près, ça veut dire que ça peut passer. Et donc, je suis restée sur mon leitmotiv du repas à 1 euro pour tous depuis 2022 en réalité, depuis que je suis députée. Et je crois que j'ai beaucoup travaillé depuis 2022 sur cette idée en restant complètement acharnée et focus dessus. -Et votre combat a fini par aboutir. -Moyennement, car là, il est sur un projet de loi de finances pour une année. -Vous avez peur que ce ne soit pas reconduit ? -L'année prochaine, en décembre, on verra. En 2024, vous avez été élue présidente de la commission des affaires culturelles et c'est à ce titre que vous avez présidé la commission d'enquête dite Bétharram.

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Je dis ça parce que le sujet était quand même plus vaste. Ca concernait toutes les violences commises contre des élèves dans des établissements scolaires et puis la façon dont l'Etat contrôlait ces établissements. Vous vous êtes retrouvé pendant cette commission d'enquête sous les feux de la rampe car vous avez auditionné le Premier ministre en fonction de l'époque, François Bayrou, et que ça a été très tendu. Comment vous avez vécu cela ? -Je l'ai mal vécu.

9:59

Mon métier de prof m'a beaucoup aidé à prendre de la hauteur sur la situation. Quand on est prof, même si un élève est turbulent et irrespectueux, on reste respectueux. Pour montrer le bon exemple. -Il a été un élève turbulent et irrespectueux, François Bayrou ? -Ah oui, il est arrivé en disant que cette commission ne servait à rien, que c'était un simulacre et que ça n'était pas ma commission. Il m'a dit : "Ce n'est pas votre commission, vous êtes présidente de rien." -Une façon de dire aussi : "C'est un procès politique, vous êtes à charge contre moi", "il y a des objectifs politiques derrière cette commission d'enquête." -Une commission d'enquête, c'est un président ou une présidente, deux rapporteurs. Donc là, il y avait quand même deux rapporteurs de deux groupes politiques différents

10:43

et des membres de la commission de tous les groupes politiques. -Ca finit par s'équilibrer. -Normalement, ça s'équilibre. -Vous gardez des regrets sur cette commission ? -Non, non, non, pas du tout. Je n'ai aucun regret. J'aurais juste aimé que le Premier ministre prenne l'ampleur de la situation et travaille peut-être mieux ses réponses, notamment en dehors de la Commission, pendant les Questions au Gouvernement où je l'ai trouvé trop légers dans ses réponses. -On va passer à notre quiz, le quiz de La politique et moi. Je vais vous proposer des phrases et vous allez les compléter. Quand une classe chahute trop, il suffit de... -De se taire. -Est-ce que vous avez testé ça dans l'hémicycle,

11:27

ça marche ou pas ? -Ca marche. C'est-à-dire, par exemple, commencer une phrase et s'arrêter. Ca donne envie d'écouter la personne qui s'arrête. -J'essaierai, moi, de mon côté, si je me trouve confronté à ça. Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? -Merci beaucoup. Très belle citation de Victor Hugo. -Que vous avez reprise quand vous avez défendu les repas à 1 euro pour les étudiants. C'est extrait d'un poème, je crois. -C'est extrait d'un poème de Victor Hugo sur justement la misère. -Ce sont des textes qui ont beaucoup compté pour vous ? -Oui, Victor Hugo a beaucoup compté dans ma vie.

12:09

Ca fait un peu bateau... Parce que c'est un homme qui s'est trompé de parti politique et qui est revenu à la raison dans sa vie et qui est revenu à gauche car c'est un homme qui a réussi dans l'hémicycle à expliquer la pauvreté des Français. Et c'est rare, c'est puissant. Son discours sur la misère est très puissant. Et parce que c'est un très grand écrivain français, quoi qu'on en dise. Et donc, "où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?" -Là, il décrit le travail des enfants sous la révolution industrielle. -Tout à fait. Je dirais, aujourd'hui, ils vont dans une impasse. Désolée. -Vous n'êtes pas très optimiste. -Non. -Bon, on va finir sur une note plus gaie. Polly et moi.

12:54

-Polly et moi, c'est une grande histoire d'amour. -Ce n'est pas un film, parce que c'est aussi le titre d'un film, d'une comédie. -Tout à fait. C'est l'histoire d'amour d'un chien, d'un refuge, que je n'ai pas choisi. Donc, je vais demander à ce qu'on me donne n'importe quel chien. Je voulais juste un chien en bonne santé et qui comble notre vie depuis quatre ans. -Et c'est donc Polly. Merci beaucoup, Fatiha Keloua Hachi, d'être venue dans La Politique et moi. -Merci. Générique de fin