Jean-Michel Blanquer : "Il y a une panne du référendum en France..."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que la tyrannie qui est déjà présente dans la démocratie, ce n'est pas le Conseil constitutionnel ?
- 0:37OuverteRéponse directe
La séparation des pouvoirs est-elle menacée par le Conseil constitutionnel ?
- 1:56RelanceRéponse directe
Le Conseil constitutionnel peut-il refuser certains référendums ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Le référendum est-il un enjeu des prochaines présidentielles ?
- 3:17RelanceRéponse directe
La dissolution après les Européennes 2024 aurait dû être un référendum ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:17Jean-Michel BlanquerFait
« La réaction n'aurait pas dû être la dissolution mais un référendum sur un sujet clé pour les Français. »
Temps de parole
- ?100 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Dans le fond, moi je suis pas inquiet sur les mois qui viennent, c'est-à-dire que LFI peut mettre le bazar dans la rue, peut mettre fin à la démocratie, les Français vont choisir au mois de mai à l'élection présidentielle. Est-ce que dans le fond aujourd'hui la tyrannie qui est déjà présente dans la démocratie, ce n'est pas le Conseil ? Quand on voit qu'on a un Richard Ferrand qui nous dit que peu importe le résultat, il va de toute façon censurer 80 % des lois, par exemple concernant Marine Le Pen, est-ce qu'elle n'est pas déjà au cœur du système actuel par une prise du pouvoir par les juges, ce qui était autorisé déjà depuis plusieurs ? Jean-Michel Blanquer. Non, je ne pense pas. Je pense que la la tyrannie on peut pas baptiser tyrannie tout ce qui ne nous plaît pas. [grognement]
La dans la dans la dans la théorie démocratique même, il y a la question de la séparation des pouvoirs. C'est le sujet que l'on a aux États-Unis aujourd'hui dans la relation entre Trump et la Cour suprême, comme on l'a eu d'ailleurs en d'autres temps dans la relation par exemple entre Franklin Roosevelt et la Cour suprême. on réalise qu'il n'y a plus de pouvoir, c'est-à-dire que le Conseil constitutionnel a tellement de pouvoir que les autres pouvoirs sont démonétisés. Le gouvernement peut faire peu de choses, le législatif peut faire peu de choses. le Conseil constitutionnel, il porte l'interprétation de la Constitution. La Constitution, elle garantit nos libertés. On peut être à certains moments heureux d'avoir un garde-fou par rapport à d'éventuelles violations des
libertés. Et après, c'est au Conseil constitutionnel d'être raisonnable et rationnel, là je je raisonne évidemment en juriste, sur son interprétation de la Constitution. On pourrait passer des heures sur sur ce sujet. Il faut que sa jurisprudence puise sa légitimité dans une interprétation stricte de la Constitution sans aller au-delà dans dans l'interprétation. Sur la question de la révision de la Constitution, on est sur un sujet qui est quand même ancien et qui a jamais été pleinement réglé, mais en raison du précédent de 1962 du général de Gaulle qui a utilisé l'article 11 pour réviser la la Constitution, alors qu'il y a un article 89 qui est prévu pour ça. On pourrait refaire le débat, mais il est éternel, hein. Et jusqu'à présent le Conseil constitutionnel adopte l'idée que c'est
par l'article 89 et pas qui s'intitule de la révision de la Constitution que l'on doit réviser la Constitution. Il est assez normal que ce soit plus difficile de réviser la Constitution que de réviser une loi, c'est le principe de la Constitution et ça s'applique dans tous les pays y compris les y compris les États-Unis. en 62 et et contre l'avis de l'Assemblée arguments. Oui oui tout à fait donc c'est c'est c'est y a cette jurisprudence de de l'an 2000 pardonnez-moi de ne plus souvenir de de l'arrêt mais et qui dit que bah oui le président du Conseil constitutionnel peut s'arroger le droit de de de refuser certains référendums ce qui est encore une fois dans une dans une idée de démocratie est assez étonnant euh Je pense que le je pense que le l'élargissement de la portée du du du
référendum est est peut être un des enjeux d'ailleurs des prochaines des prochaines présidentielles. Quand vous avez Ah bah il est présent dans beaucoup de programmes d'ailleurs. Oui oui bien sûr mais le le mais vous savez la question du du référendum elle a une histoire en France notamment sous Napoléon et donc le le il y a quand même Il y en a eu depuis Jean-Michel Oui oui il est auto Oui pas tant que ça d'ailleurs mais depuis heureusement depuis le début de la 5e République Euh le ce que je ce que je crois c'est que nous avons une sorte de panne du référendum pour parler du référendum en tant que tel. Nous avons une panne du référendum en France. Je pense que par exemple lorsqu'il y a eu euh la la défaite électorale du président de la République aux Européennes euh en en
2024, la réaction n'aurait pas dû être la dissolution mais un référendum sur un sujet clé pour les Français. C'est intéressant d'entendre ça d'un ancien ministre du gouvernement de de du du quinquennat de monsieur Macron. vous le savez je n'ai participé j'ai participé au 1er quinquennat et je ne vais faire une très grande différence. Ponce Pilate non plus hein. Ah non non c'est pas le Ponce Pilate j'ai écrit là-dessus c'est un précédent livre qui s'appelait la la Citadelle. Chacun a bien compris que chacun a bien compris que autant je suis totalement euh totalement solidaire du 1er quinquennat et je suis même fier de certaines choses que nous avons faites autant je me désolidarise totalement du 2e qui est qui est qui a été une dérive et je est-ce que malheureusement j'ai pu
penser et dire dès 2020