Pouvoir d'achat : «C'est l'urgence pour les Français», alerte François-Xavier Bellamy
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse partielle
Pensez-vous qu'un seul de vos électeurs ne soit pas d'accord avec cela ?
- 1:46RelanceRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas un peu la carte que tout le monde joue ?
- 2:43RelanceRéponse directe
Référendum, les Français disent non à la Constitution européenne en 2005 et ils se la font infliger en 2008 avec le traité de Lisbonne.
- 4:37OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous proposez là, très concrètement ?
- 6:14OuverteRéponse directe
Est-ce que vous redoutez un mouvement de révolte sociale ?
- 7:24OuverteRéponse directe
Elle veut une baisse de la TVA de 20 à 5,5, TVA 0 sur 100 produits de première nécessité, baisse des taxes sur le gaz, fuel et le carburant. C'est réalisable pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Invité politiqueFait
« Il y a cinq ans, elle proposait de construire 100 000 HLM. »
- 1:14Invité politiqueFait
« La priorité nationale qu'elle développe aujourd'hui comme une obligation était en réalité impossible. »
- 2:10Invité politiquePromesse
« Nous avons les moyens de faire en sorte de leur rendre le pouvoir. »
- 5:17Invité politiquePromesse
« La suppression des certificats d'économie d'énergie. »
- 5:24Invité politiqueFait
« La Cour des comptes l'a montré. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« 20% des Français qui mettent un mois de salaire dans les pleins d'essence qu'ils doivent faire, en particulier pour aller à leur travail. »
- 6:54Invité politiqueChiffre
« Un tiers de Français aujourd'hui, qui disent qu'ils sont obligés de sauter régulièrement un repas parce qu'ils n'ont plus les moyens de s'alimenter à leur faim. »
- 10:24Invité politiqueChiffre
« Combien ça a coûté cette année ? 6 milliards d'euros. »
- 16:46Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, en 2012, elle a largement contribué à faire élire François Hollande. »
Temps de parole
- François-Xavier Bellamy81 %
- Présentateur16 %
- ?3 %
≈ 15,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Europe 1.
La
grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
Et
notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est François-Xavier Bellanmi. Bonjour à vous. Bonjour. Vice-président des Républicains et bien sûr soutien de Bruno Retailleau. Marine Le Pen a fait sa rentrée hier à Hénin-Beaumont en affirmant que la priorité nationale était un droit naturel et juste. Pensez-vous qu'un seul de vos électeurs ne soit pas d'accord avec cela
? Le
fait est que sur la question du logement, puisque c'est ce dont elle parlait, il y a aujourd'hui en effet une crise immense dans le pays. Donc vous êtes d
'accord
avec elle ? Il est parfaitement normal
et d'ailleurs
nous le défendons aussi. Bruno Retailleau, il a présenté ses propositions sur ce sujet vital en effet pour tant de familles en France en mai dernier. Et donc nous avons évidemment eu l'occasion de développer tout ce que nous voulons faire
de manière bien plus précise et détaillée. Propagation de la
loi SRU, expulsion des familles de délinquants, même programme pour
VLR ?
Le point qui me frappe dans la proposition de Marine Le Pen, c'est qu'elle ne cesse de varier. Il y a cinq ans, elle proposait de construire 100 000 HLM. Il y a trois ans, deux ans même, en 2024, elle expliquait que la priorité nationale qu'elle développe aujourd'hui comme une obligation était en réalité impossible. Et le point fondamental sur lequel je la rejoins, c'est qu'en effet, elle sera impossible sans une révision constitutionnelle. Et c'est la raison pour laquelle Bruno Retailleau propose cette révision constitutionnelle.
Il a commencé sa rentrée par là parce que c'est la condition pour rendre le pouvoir aux Français et pour déverrouiller tout ce qui aujourd'hui s'interpose entre leur propre volonté et la réalité politique. Et si nous ne faisons pas cette révision constitutionnelle, il est déjà certain que la promesse de Marine Le Pen en fait est impossible. Et donc les vôtres aussi,
c'est le
verrou de la réforme constitutionnelle. Est-ce que ce n
'est
pas un peu la carte que tout le monde joue ? C'est le référendum, on va tout régler par référendum. Vous pensez vraiment que tout l'état profond peut être réformé par référendum
?
Je ne crois pas que tout le monde le joue. Personne en réalité ne parle aujourd'hui de cette proposition fondamentale que nous sommes les seuls à porter. Personne n'est à la hauteur de la précision et de la force de la proposition qu'a formulée Bruno Retailleau. A travers les textes référendaires que nous avons écrits, que nous avons proposés aux Français qui sont déjà sur la table, nous avons les moyens de faire en sorte de leur rendre le pouvoir. Pas seulement sur les questions migratoires, le Rassemblement National propose un référendum sur l'immigration, mais nous proposons bien plus que cela.
Nous proposons une manière d'élargir le champ du référendum à tous les sujets qui concernent la vie de la société et à travers en particulier le référendum de rendre le dernier mot aux Français quand le juge suprême, la Cour constitutionnelle, décide
de censurer une loi votée par les parlementaires. Mais tout le monde se rappelle de 2005,
référendum, les Français disent non à la Constitution européenne et ils se la font infliger en 2008 avec
le traité de
Lisbonne.
Donc le référendum c'est vraiment
le mystic gris en fait.
Ce
n
'est
pas seulement 2005, vous savez moi je suis de Loire-Atlantique, ma famille vient de la région nantaise. Nous avons connu dans la région des Pays de la Loire un référendum régional sur la construction de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. L'aéroport Notre-Dame-des-Landes, c'est des dizaines de décisions de collectivités locales qui vont toutes dans le même sens. Ce sont des dizaines de décisions de justice qui vont toutes dans le même sens. C'est un référendum régional et à la fin, on a préféré donner raison à quelques zadistes plutôt qu'à la volonté populaire. Qui était aux responsabilités ? Edouard Philippe.
Et Edouard Philippe est très cohérent quand il explique aujourd'hui qu'il ne veut pas de la proposition de référendum de Bruno Retailleau. Vous voyez, tout le monde en parle, disiez-vous. La vérité c'est que personne ne veut le faire sauf Bruno Retailleau qui est prêt à s'engager dans cette voie fondamentale.
Ce
n'est pas une réforme parmi d'autres, c'est la condition de tout le reste. Et même si ça peut paraître technique, théorique ou abstrait, en réalité c'est par là que nous rendrons aux Français une démocratie vivante
et souveraine.
Que vous réservez votre première pic à Edouard Philippe, on n'est pas encore près de l'Union et on en reparlera
dans un instant. C
'est juste important de montrer les différences entre les projets. Vous savez, on ne fait pas de la politique pour les égaux, non. Edouard Philippe, il assume, je le disais, de manière très claire la manière dont il défend son projet. Et manifestement, il ne veut pas de ce référendum. Il l'a montré encore une fois, je le disais à Notre-Dame-des-Landes. Moi, je crois qu'un des grands malaises dans la vie démocratique du pays, c'est que les Français ont le sentiment, en effet, qu'on les écoute mais qu
'on
ne les entend jamais. Qu'on les laisse parler mais qu'ils ne décident plus de rien. Eh bien, c'est de cela qu'il faut sortir aujourd'hui. Rendre le pouvoir aux Français, c'est la condition de tout le reste.
Et eux pensent d'abord pouvoir d'achat, pardon M. Bellamy. Eux, ils ont du mal à boucler leur fin de mois. Les taxes, évidemment, les étranglent. Là où se dépris des carburants et du gasoil, parce qu'il va falloir, et du fioul aussi, se chauffer pendant l'hiver. Qu'est-ce que vous proposez là, très concrètement ? Chacun a un éventail de mesures concrètes. Est-ce qu'il y a une mesure que vous prenez, vous, si Bruno Retailleau arrive à l'Elysée ?
D'abord, il faut agir maintenant. Ce n
'est
même pas la présidentielle qu'il faut attendre, même si elle sera la condition de tout le reste. Mais c'est l'urgence aujourd'hui pour les Français. Et vous l'avez dit, la question de l'explosion des prix de l'essence, c'est aussi la question de l'explosion des prix du gaz qui menace que beaucoup de Français soient confrontés au froid cet hiver. Je pense qu'on n'a pas le droit de laisser faire cela. Donc, il y a bien sûr une urgence fondamentale qui est de faire en sorte de tout faire pour baisser la pression que représentent aujourd'hui les prix à la pompe. Par exemple, la suppression des certificats d'économie d'énergie.
Aujourd'hui, ces certificats entretiennent une économie parallèle qui est parfaitement inefficace. La Cour des comptes l'a montré. Et ça représente plusieurs centimes par litre de carburant. C'est aussi sur la facture d'électricité. Et Bruno Retailleau l'a répété ce week-end, il veut s'engager à supprimer ce surcoût qui est en réalité une taxe déguisée parfaitement.
Et sur les carburants
? Ça, ça concerne le carburant aussi. Et puis ensuite, il faut évidemment aider en priorité ceux qui travaillent. C'est la revalorisation du barème kilométrique qui est absolument urgente. Il n'a pas été revalorisé depuis trois ans. Aujourd'hui, de toute évidence, il faut que ceux qui travaillent puissent avoir accès au remboursement dont ils ont droit pour que personne n'ait besoin de payer pour travailler. Vous vous rendez compte qu'en France, aujourd'hui, il y a 20%, c'est l'INSEE qui nous le dit il y a quelques jours, 20% des Français qui mettent un mois de salaire dans les pleins d'essence qu'ils doivent faire, en particulier pour aller à leur travail.
C'est évidemment une situation absolument en tenue.
Est-ce
que vous redoutez un mouvement de révolte sociale ? Il y a une vigilance particulière de la part des services de renseignement face à tout mouvement qui pourrait ressembler aux gilets jaunes. Il
y a
une date, le 17 octobre, qui est évoquée. Vous croyez à un mouvement de révolte ou pas ?
Mais moi, ce que je redoute d'abord, ce n'est pas la colère sociale. Ce que je redoute d'abord, c'est la détresse sociale.
Mais elle est déjà là.
Elle est là, bien sûr. Et ce que je redoute, c'est le fait qu'aujourd'hui, elle ne soit pas entendue. Il est absolument urgent, je le redis, que nous puissions agir pour tous ces Français qui sont asphyxiés, en particulier par la hausse des prix de l'énergie, par toutes les dépenses contraintes qu'il faut assumer et qui font que tant de Français, on a un tiers de Français aujourd'hui, qui disent qu'ils sont obligés de sauter régulièrement un repas parce qu'ils n'ont plus les moyens de s'alimenter à leur faim.
Cette situation, elle est la conséquence de trop nombreuses années de choix catastrophiques pour notre économie et les indicateurs que nous avons découverts la semaine dernière qui montrent que la France décroche en Europe sur la croissance économique, ils appellent à une action urgente et rapide. Ce sera, là encore, l'un des grands enjeux de
l
'élection présidentielle.
Là encore, je vous renvoie à ce qu'a proposé Marine Le Pen. Elle veut une baisse de la TVA de 20 à 5,5, TVA 0 sur 100 produits de première nécessité, baisse des taxes sur le gaz, fuel et le carburant. C'est réalisable pour vous ? C'est tangible ?
Cette
baisse massive de la TVA, elle est une fausse promesse d'abord parce que je crois que les Français en sont conscients. Nous sommes aujourd'hui au bord de la falaise, au bord de la falaise budgétaire. Et la vérité, c'est que promettre de raser gratis, c'est toujours injuste en politique, mais dans un moment comme celui-là, c'est en plus extrêmement dangereux. Nous sommes en train de vivre l'heure des conséquences, conséquence
de ces mille
milliards de dettes
qui ont été posées sur nos
épaules par les gouvernements d'Emmanuel Macron. Et nous allons devoir affronter ces conséquences terribles, mais cela va supposer de faire des choix qui soient clairs.
Et
nous, ce que nous disons avec Bruno Retailleau, c'est que
parce
que l'argent va devenir tellement rare, il va falloir le mettre d'abord, non pas sur des produits que nous importons, mais sur le soutien à ce que nous produisons. Baisser massivement la TVA sur les carburants, massivement. Nous, nous disons qu'il faut supprimer les certificats d'économie d'énergie. Nous disons qu'il faut une TICPE flottante pour que l'État ne gagne rien, à minima, dans un moment comme celui-là. Mais en revanche, baisser massivement la TVA sur les carburants, ce serait en réalité, au moment où nous n'avons plus d'argent, faire un chèque énorme à l'Arabie Saoudite. Est-ce que c'est vraiment notre avenir ? Je ne le crois pas.
Notre but, c'est de rendre du salaire à ceux qui travaillent. Notre but, c'est de rendre de l'oxygène à la production française. Notre but, c'est de faire en sorte de faire baisser les prix de ce qui est fabriqué en France. Pourquoi ? Parce que c'est comme ça qu'on rendra du travail aux Français et du salaire à ceux qui travaillent. Et promettre qu'on va rendre moins cher des produits qui sont entièrement importés, c'est en réalité, dans un moment où l'argent est si rare, c'est faire un choix contre-productif pour l'économie française, pour
les salaires des Français.
Et je ne crois pas du tout que ce soit, comme le dit Marine Le Pen, un choix social. C'est en réalité, malheureusement, un choix antisocial.
François-Xavier Bellamy, on est sur CNews et sur Europe 1. Il y
a
question du budget que M. Lecornu tente de boutiquer. Les retraités, visiblement, sont dans le viseur. Parmi les pistes, le gel complet des pensions, avec en contrepartie le maintien de l'abonnement fiscal de 10%. Est-ce que vous dites banco ? Vous dites, il nous faut un budget. S'il n
'y
a pas de budget, c'est la catastrophe pour la France.
Et là, encore faisons un pas de recul. Nous sommes, je le disais, à l'heure des conséquences. L'expression est de Winston Churchill, mais elle s'applique tellement à ce que nous sommes en train de vivre. Il
y
a un an, vous vous souvenez, on avait décidé, le gouvernement avait choisi de boutiquer, pour reprendre votre expression, son budget, en acceptant le
chantage d'Olivier
Faure sur la suspension de la réforme des retraites. J'avais dénoncé, comme Brune Retailleau, ce chantage absolument affligeant. Combien ça coûtait
la suspension de la
réforme des retraites ? Votre
parti
l'a voté ? Non,
non,
non. Notre formation politique s'y est opposée. Au Sénat, nous proposions même l'exact inverse. Nous proposions d'aller plus loin, où nous avons la majorité. Et le fait est que ce budget n'a été adopté qu'à travers ce chantage absurde. Combien ça a coûté cette année ? 6 milliards d'euros. Aujourd'hui, ces 6 milliards d'euros, le gouvernement veut les chercher dans la poche des retraités. Moi, je crois qu'effectivement, il va falloir que la France entière fasse des efforts pour assumer la muraille budgétaire qui est devant nous. Mais on voit bien l'absurdité, le renoncement, le manque de courage.
Et d'une certaine façon, toutes les recettes socialistes qui ont appauvri le pays, elles se payent aujourd'hui, maintenant. Et c'est d'une certaine manière à Olivier Faure et au Parti Socialiste qu'il faudrait aller demander des comptes. C'est à ce choix absurde de céder à son chantage que nous devons aujourd'hui la proposition du Premier ministre d'aller peut-être désindexer...
Donc tout le monde est socialiste, si vous entendez bien M. Lecornu, M. Attal, M. Édouard Philippe aussi, par certains côtés ?
Je pense qu'il
y a
une différence entre ceux qui ont cédé à ce chantage, et c'était une erreur, je l'ai dit, de le faire, et ceux qui l'ont exercé. Et je me permets de le dire parce que j'entendais ce week-end M. Mélenchon à la fête de l'humanité qui faisait profession de ses théories marxistes pour réparer la France, mais c'est précisément cela qui a détruit notre pays. Et quand M.
Mélenchon explique aujourd'hui à la fête de l'humanité en répétant le capital de Marx, c'est vraiment le crédo de l'économie de gauche qui nous était proposée, qu'en réalité il faudrait aller chercher dans les poches des riches de quoi satisfaire les plus pauvres, quand il nous explique que le profit des patrons, c'est le vol des salariés, quand il nous explique, on en arrive là aujourd'hui, que les retraites de nos aînés sont en fait ce qui manque à l'économie du pays, cette économie du ressentiment, cette vision d'une société qui serait un jeu à somme nulle où il faudrait réussir à prendre aux uns pour équilibrer ce qui manque encore aux autres, c'est exactement ce qui nous tue.
Moi je crois l'exact inverse, c'est qu'on ne
va
pas s'en sortir en allant voler qui que ce soit et en particulier pas ceux qui aujourd'hui, avec des petites retraites, ont beaucoup de mal à s'en sortir. Le vrai sujet, c'est de faire en sorte que notre pays retrouve les conditions de la croissance, de la prospérité et pour ça il va falloir libérer la France, il va falloir faire baisser les impôts et pas en créer d'autres comme le propose la gauche tous les jours. Il va falloir faire en sorte de remettre le pays au travail, de remettre au travail tous ceux qui peuvent l'être et pas au contraire faire sortir du travail ceux qui partiraient à la retraite de plus en plus tôt en appauvrissant.
Monsieur
Bellamy, vous avez souvent dit que s'il y avait un second tour RN et les filles, vous voteriez RN parce que vous ne pouvez pas, vous estimez que les filles est un danger pour la République. Comment est-ce que vous expliquez ça ? Infréquentable le RN dans les alliances, mais fréquentable dans l'isoloir. Où est la cohérence ?
Mais en fait, l'élection présidentielle n'est pas une question d'alliance, c'est une question de projet. Et aujourd'hui, nous portons un projet de droite avec Bruno Retailleau et nous sommes les seuls à porter ce projet de droite. Ce projet qui justement propose...
Donc Édouard
Philippe est de gauche.
Mais Édouard Philippe, encore une fois, je le redis, sur la question du référendum qui est fondamentale, sur la question de l'immigration, prenez des sujets concrets parce que c'est ça qui intéresse les gens, ce n
'est
pas les questions de personnes, c'est le fond et c
'est
l'avenir du pays. Sur les questions d'immigration, manifestement, Édouard Philippe ne veut pas reprendre aucune des propositions que nous formons
aujourd'hui. Ni l
'abrogation du droit du sol, ni la réforme de la constitution.
Qui sont pourtant fondamentales. Et donc, je ne crois pas qu'il soit aujourd'hui nécessaire de se ranger derrière qui que ce soit, de se dissoudre, de disparaître pour préparer l'avenir du pays.
Donc pas de primaire. Je pense
exactement le contraire.
Vous
êtes même hostile à une primaire de la droite et du centre. Certains l'appellent de leur vœu,
comme M. Morin. Mais ici, il doit y avoir une primaire. Les électeurs
de droite choisiront qu'il peut les représenter. Et s'il doit y avoir une primaire, Bruno Retailleau a toujours dit qu'il n'en avait pas peur. Aujourd'hui, la vérité, c'est qu'Édouard Philippe n'en veut pas. Peut-être a-t-il peur du débat. Nous, ça n'est pas notre cas. Donc, s'il doit y avoir une primaire, Bruno Retailleau, qui a été déjà choisi massivement par les adhérents des Républicains, et qui donc est légitimement candidat à
l
'élection présidentielle, passera par la primaire pour aller... Mais
elle irait de où à où,
cette primaire ? Vous allez de Sarah Knaff au Éric Zemmour, si il est
candidat... Tous ceux qui
prétendent représenter la
droite
doivent... Jusqu
'à
Gabriel Attal. Mais encore une fois, de toute façon, cette primaire aujourd'hui,
elle
est très hypothétique. Mais si elle devait avoir lieu, tous ceux qui prétendent représenter la droite devraient se soumettre au jugement des Français pour pouvoir préparer l'élection présidentielle. Mais je le redis, le plus important, c'est d'abord la clarté des projets. Et vous savez, moi, ce qui m'inquiète énormément pour la suite de cette élection,
c
'est que
dans
la confusion générale dans laquelle se fait cette rentrée, je vois à quel point, vous le disiez, s'il fallait choisir entre RN et LAFI, mon choix a toujours été clair. Et je vois à quel point,
malheureusement,
à quel point aujourd'hui, pour répondre à une gauche qui s'assume, et même à une extrême gauche qui s'assume, et qui d'ailleurs, disons-le au passage aujourd'hui, a choisi de réduire au silence une partie du service public parce qu'un de vos confrères y était invité, face à cette gauche sectaire qui exprime sa volonté de radicalité, je ne vois qu'un seul camp, le nôtre, qui aujourd'hui répond en assumant une ligne de droite. Et je le dis parce que, dans la rentrée que nous connaissons, je vois à quel point nous pourrions retrouver la même blessure démocratique que nous avons si souvent vécue. Marine Le Pen a relancé la machine à perdre.
Et en cette rentrée, sur tous les sujets, je le disais sur le logement, mais on pourrait dire la même chose sur le voile, on pourrait dire la même chose sur l'Ukraine, ce ne sont pas des petits sujets.
Il est hostile à l'introduction du voile dans l'espace
public. Non, mais je ne sais même pas ce qu'on pense sur le Rassemblement National lui-même, si vous voulez.
Non, mais si, ils ont dit très clairement les choses.
Ah non. Et vous ne
vous
êtes pas au compte. Si vous avez trouvé ça clair, pardonnez-moi, moi, je n'y ai rien compris. On a entendu M. Tanguy nous dire qu'il voulait l'interdire, puis M. Bardella nous dire qu'il n'en était pas question, qu'en fait, on ferait un référendum. Nous, ce que nous disons est très clair. Il faut interdire l'islamisme qui aujourd'hui propage le voile. Il faut interdire les frères musulmans qui aujourd'hui alimentent cet agenda qui nous est imposé
tous les jours. Mais pas faire
la police du vêtement.
Mais ce que nous disons très clairement, encore une fois, c'est qu'il faut assumer une ligne de droite cohérente. Et j'ai entendu hier, Mme Le Pen fustiger une droite sans cœur. Moi, je pense que le seul camp qui puisse redonner aux Français le pouvoir d'achat auquel ils ont droit, le salaire qu'ils méritent, c'est en réalité celui de la droite qui assume les réponses claires que le pays attend avec tant d'impatience.
Le grand danger, si vous voulez, c'est que demain, nous nous retrouvions comme nous l'avons vécu en 2024, comme nous l'avons vécu en 2022, comme nous l'avons vécu en 2017, avec un deuxième tour qui fasse gagner une offre de gauche ou une offre de gauche dissimulée qui pourtant est minoritaire dans le pays. Le
RN, c'est la gauche dissimulée
? Non, le RN, c'est le camp qui a le plus de chances de faire gagner la gauche. Et je le dis en ayant toujours été clair. Moi, j'ai toujours été clair sur mon choix de deuxième tour. Marine Le Pen, quand on lui demande de choisir entre Olivier Faure et Bruno Retailleau, elle dit que pour elle, c'est égal. Marine Le Pen, en 2012, elle a largement contribué à faire élire François Hollande. Je ne veux pas
de
ce scénario une nouvelle fois pour mon pays. Et c'est pour ça qu'avec Bruno Retailleau, nous défendons le seul camp et le seul projet qui puisse faire gagner la
droite pour pouvoir relever la France. Bellamy,
je sais
que vous êtes très attentif à ce qui se passe dans nos écoles et que le sort de nos élèves vous importe beaucoup. L'enquête PISA nous a tous navrés avec un tiers des élèves de 15 ans incapables de comprendre un texte de 400 mots, chute confirmée en mathématiques. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Est-ce qu'il faut refonder du sol au plafond l'éducation nationale ? Est-ce que c'est le problème de l'éducation nationale ou est
-ce que
c
'est
aussi un problème de responsabilité parentale ?
D
'abord,
c
'est le problème du pays. Vous savez, en 1907, Charles Péguy écrivait un texte qui s'appelle Pour la rentrée dans lequel il disait « Il n'y a pas de crise de l'enseignement. Les crises de l'enseignement sont des crises de la vie. Elles sont des crises de la société. Une société qui ne sait pas enseigner, c'est une société qui ne sait pas s'enseigner parce qu'elle a honte et qu'elle a le dégoût d'elle-même. »
C
'était en 1907. Mais c'est tellement vrai aujourd'hui. La question de l'école n'est pas seulement la question de l'école. C'est la question de la France et c
'est
l'avenir de la France. Et vous avez raison de le dire, c'est le sujet le plus important En réalité, ce qu'elle ne transmet pas, c'est ce qui est perdu pour les générations qui viennent pour pouvoir demain réussir à remettre le pays sur le chemin de la prospérité économique. Comment est-ce qu'on imagine que nos élèves vont être les champions de l'intelligence artificielle quand ils sont les derniers d'Europe aujourd'hui en mathématiques ? C'est aussi ce qui est perdu pour l'unité du pays et de sa vie démocratique. Comment les citoyens de demain pourront-ils former un choix libre et éclairé si aujourd'hui, vous avez 33% des jeunes Français qui ne savent pas lire un texte de 200 mots ?
C'est l'enquête PISA.
Concrètement, c'est
quoi ? Il
y
a
eu déjà des
propositions faites ? Il faut tout réorganiser à l'école autour d'une mission fondamentale qui est celle de la transmission. Aujourd'hui, on a demandé à l'école, j'ai été prof pendant 10 ans, j'ai été formé par une formation à l'IUFM dans laquelle on nous expliquait qu'il ne fallait surtout pas transmettre des connaissances. C'est l'inverse qu'il faut faire. Il faut reconstruire l'école autour de la transmission et tout réordonner à cela. Et il y aurait tellement à en dire, on n
'a
pas le temps ce matin, mais il n'y a pas de débat plus important pour l'avenir de
notre pays. Et la
responsabilité parentale, je mettais l'accent là-dessus parce qu'il y
a
les deux, l'école est là pour instruire, pas pour éduquer en réalité, M. Bellamy.
Moi, je pense qu'en instruisant, l'école peut éduquer, mais elle ne le peut que si effectivement, les parents prennent toute leur place comme premiers éducateurs de leurs enfants. C'est pour ça que Bruno Rotailleux a proposé dans ses grandes propositions sur l'école de rendre la liberté aux parents parce que la liberté scolaire, elle est un principe constitutionnel. Tant de Français se sont battus pour elle en 1984. En réalité, dans les faits, elle est violée tous les jours par un État qui sous-finance l'enseignement libre et qui, en réalité, à travers cela, aggrave encore les injustices qui traversent le monde éducatif dans notre pays. Merci beaucoup,
François-Xavier
Bellamy, d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe. Bonne journée à vous.
Merci François-Xavier Bellamy. Merci Laurence Ferrari. Dans un instant, restez avec nous vos signatures du lundi. A commencer par Philippe Vall. A tout de suite.
Sous
-titrage
Société
Radio-Canada
François-Xavier Bellamy