🔴#Live de la CFCIM: Nicolas Forissier, ministre français du Commerce extérieur, en visite au Maroc.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 28:56OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse du modèle des concessions de service public pour les chambres de commerce à l'étranger ?
- 36:54OuverteRéponse directe
Comment votre ministère compte-t-il contrer la concurrence asiatique, notamment chinoise, au Maroc ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:22Nicolas ForissierChiffre
« Le Maroc est la première destination en terme de financement et d'engagement au monde pour la FD. »
- 18:06Nicolas ForissierChiffre
« Les entreprises françaises emploient au Maroc 1500 personnes au moins directement. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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entreprise française qui vous accompagne ainsi que les acteurs et opérateurs économiques aujourd'hui présent mais aussi des jeunes étudiants parmi nous. Ils font partie du Master X HC euh et aussi du DUT en alternance DUT Gestion des entreprises et des administrations euh actuellement visite d'études au Maroc à l'occasion de deux expéditions qui leur permettent justement et bien d'appréhender concrètement les réalités du marché du travail. Encore une fois, soyez toutes et tous les bienvenus et pour certains aussi d'entre vous encore une fois merci de votre patience. Prise
de parole pour temps d'échange également présentation d'une nouvelle initiative viendront pourtuctuer cette séquence mais pour l'ouvrir officiellement je vous prie d'accueillir monsieur Sébastien président de la chambre française de commerce du Maroc.
Monsieur le ministre, monsieur l'ambassadeur de France au Maroc, monsieur le consul général de France à Casablanca, mesdames et messieurs les présidentes et présidents, mesdames et messieurs les représentants du dispositif économique français, chers administratrices, chers administrateurs, chers représentants des entreprises, chers amis, c'est un grand honneur. et un réel plaisir de vous accueillir aujourd'hui à la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc. Monsieur le ministre, votre présence parmi nous est un signal fort, même très fort. Elle traduit l'importance de la relation économique entre la France et le Maroc, mais aussi l'attention portée aux entreprises, au terrain et à celles et de ceux qui font vivre
chaque jour cette relation dans ce qu'elle a de plus concret, de plus opérationnel et de plus pragmatique. Votre venue aujourd'hui à Casablanca a une résonance particulière. Elle fait écho euh à une séquence importante que nous avons vécu ici même à la chambre le 4 avril 2024 à l'occasion de renouvellement de la concession de services publics Business France Team France Export confié à la CFCIM. Alors à cette occasion, nous avions eu l'honneur de recevoir l'un de vos prédécesseurs pour célébrer ici même la Team France et la confiance renouvelée du Business France envers la CCIM. une concession que la chambre porte depuis 2012 maintenant et qui confirme
donc la place singulière qu'elle occupe dans le dispositif économique français au Maroc. Cette place singulière, la CCM l'assume pleinement. Elle est aujourd'hui la plus grande chambre du réseau CCI France internationale qui rassemble donc 125 chambres à travers le monde et elle fédère une communauté d'affaires de 3500 entreprises adhérentes. Je parle de la CFCIM qu'il s'agisse d'entreprises à capitaux français ou d'entreprises à capitaux 100 % marocains. On marrant que la chambre couvre un spectre d'action particulièrement large dans l'accompagnement des entreprises qui val d'idée de l'entrepreneur jusqu'à son implantation. Elle porte la concession Team France
Export. Elle est aussi propriétaire de quatre parcs industriels et elle accompagne activement les régions dans leur déploiement de zones d'activité économique et de parc industriel. Elle s'appuie enfin sur un maillage territorial très important euh unique avec 12 délégations depuis Tanger jusqu'à la GuiRa et qui a été renforcé récemment par l'ouverture d'un d'un bureau de liaison à Smara. Alors la chambre est donc à la fois un lieu, un réseau, un outil et un accélérateur. Elle est très concrètement au carrefour de l'économie entre la France et le Maroc. Les résultats de notre action le démontrent puisque la CFCIN dans le cadre de sa concession de service public
a atteint un record de 170 entreprises françaises accompagnées au Maroc évidemment et au travers de rendez-vous très personnalisés de mise en relation cible et de contact qualité avec des partenaires. Donc ce travail traduit la qualité du travail accompli par les équipes que je salue chaleureusement aujourd'hui. Et je souhaite celuer ici la confiance renouvelée de nos partenaires et des entreprises qui qui ont fait appel à nous. Donc cette fidélité qui est jointe à un taux de satisfaction de 100 % et pour nous une responsabilité autant qu'une fierté. Et je j'en profite pour euh remercier chaleureusement tous les administratrices et les administrateurs de la chambre ainsi que les membres du bureau. Euh parce que j'aime le rappeler
la CFCIM c'est ce sont aussi 52 chefs d'entreprise qui euh s'engagent bénévolement euh au service de cette institution. Alors, au-delà de ces émissions actuelles, la chambre porte aussi des projets structurants. Parmi eux, la maison de l'exportateur et de l'investisseur français au Maroc qui vous sera présenté dans dans quelques minutes, constitue une initiative importante. Nous la concevons comme une brique complémentaire au service de la contribution française à l'étranger pour stimuler les échanges, faciliter les implantations et créer davantage de valeur entre nos deux pays. Alors, monsieur le ministre, en réunissant aujourd'hui dans ces locaux l'ensemble du dispositif économique français au Maroc, la chambre démontre une nouvelle
fois sa capacité à fédérer. Nous sommes très heureux de pouvoir rassembler ici cette team France économique au Maroc conduite par monsieur l'ambassadeur et piloté par le chef du service économique et ses équipes. Et donc ce rôle, nous l'assumons avec engagement, humilité mais aussi avec détermination. La CCM est prête à contribuer au plus près du terrain à l'opérationnalisation des actions qui découleront la dynamique actuelle entre la France et le Maroc. Nous sommes à votre disposition, monsieur le ministre, ainsi qu'à celle de tous nos partenaires marocains pour accompagner cette ambition en particulier auprès des ETI, des PME, des TPME qui sont au cœur du développement des échanges et de la fluidification de la relation économique entre nos deux pays. Soyez assurés, monsieur le
ministre, de notre entière mobilisation. Je vous remercie.
Je vous remercie monsieur le président pour moi. Comme vous l'avez souligné, la CCM et la Team France jou un rôle central dans l'accompagnement des entreprises et aussi dans le renforcement des échanges économiques entre la France et le Maroc. J'ai le plaisir à présent de donner la parole à monsieur le ministre Nicolas Forier.
Merci beaucoup madame. Merci beaucoup monsieur le président de vos propos et toutes mes félicitations pour votre accession à cette responsabilité imminente d'une chambre qui est historique. Euh et enfin je suis pas sûr que tout le monde le sache. Évidemment, ici tout le monde le sait, mais je suis pas sûr que tout le monde le sache euh au niveau de notre nation. Euh et je me chargerai de passer le message. En tout cas, bravo et merci pour vos propos. Je voudrais saluer évidemment Christophe lecourtier, notre excellent ambassadeur de France ici au Maroc.
Jeis saluer toutes les équipes évidemment monsieur le consul général, monsieur le chef des services économiques et toutes celles et ceux qui appartiennent à l'équipe de l'ambassade ici dont je salue encore une fois l'expertise, la qualité et l'implication. Je voudrais saluer Gérard Wolf, notre facilitateur exceptionnel qui va jouer un rôle important dans les temps qui viennent ici avec nos entreprises dans le cadre, j'y reviendrai, du partenariat très renforcé, très spécial, très particulier, très affectif, très solide qui peut exister entre le Maroc et la France. Je prends un témoin Christian Cambon qui est notre sénateur président du groupe d'amitié au Parlement entre la France et le Maroc que je demande d'applaudir parce qu'il est un expert,
il est discret mais il joue aussi un rôle très important au moment où nos deux pays renforcent de manière inédite leur relation bilatérale et je l'ai dit à l'instant, j'ai j'ai tenu à venir ici à la chambre qui est une autre maison de la France au Maroc au-delà de l'ambassade parce que encore une fois la particularité de la Chambre française de commerce et d'industrie au Maroc que j'avais déjà visité monsieur le président alors j'essaie de me rappeler de la date mais ça ça me lit dû vérifier avant de partir je dis ça à mon équipe je suis venu à plusieurs reprises toujours sur des questions de de commerce et cetera j'ai toujours été
frappé de de l'importance du rôle de la particularité du rôle qui est joué par la CFC. Et de ce point de vue, je ne suis pas étonné que vous ayez reçu très rapidement et vu renouveler cette délégation de service public qui fait que vous êtes chef de fil et porteur de toute l'action de la team France au côté de l'ambassade et du conseiller aux affaires économiques. vous êtes le porteur concret avec vos équipes en partenariat avec Business France qui se garde quand même, j'ai bien compris, la gestion des VI et la gestion d'un certain nombre de sujets plus plus régaliens, mais vous êtes les porteurs
de l'action au service conduite au service de nos entreprises et au service d'un partenariat concret renforcé entre les entreprises marocaines, les entreprises françaises tel qu'il a était d'ailleurs redéfini et voulu et redéfini par sa majesté le roi et par le président de la République il y a tout juste puisque c'était en 2024 au terme d'un travail approfondi que nous avons fait les uns et les autres sur nous-mêmes pour rebâtir, refonder réanalyser la relation bilatérale. Et je peux dire et j'en témoigne vraiment que je en tout cas ressenti depuis hier cette relation bilatérale, elle est vraiment particulièrement exceptionnelle. Il nous revient de la
renforcer toujours plus que jamais. Et de ce point de vue, le rôle de la Chambre française de commerce et d'industrie au Maroc est absolument essentiel, fait vraiment partie du dispositif. La Team France au Maroc, elle est de ce point de vue là aussi, elle a une tournure particulière du fait de ce contexte que je viens de rappeler. En tout cas, merci à vous, merci à l'ensemble des membres et administrateurs et à toutes les équipes de la chambre de son travail, de son implication. Je l'ai écrit euh dans le livre d'honneur. La prochaine fois que je viendrai, je vérifierai que vous n'avez pas déchiré la page. Euh et euh merci encore une fois tout
particulièrement aux équipes parce que on parle des élus. Nous les élus, on aime bien parler de nous, mais faut jamais et il faut même d'abord parler des équipes. Et j'étais très intéressé d'entendre ce que nous disait la directrice tout à l'heure, d'entendre les uns et les autres s'exprimer, y compris d'entendre aussi la Frenchtech présenter ses ses actions qui sont très nombreuses. Chacun et chacune vous contribuez à porter le drapeau français. Et au fond, je le dis dans chacun de mes déplacements et je veux commencer par ça parce que c'est le plus important. Euh pour euh nos compatriotes, ce qui se passe sur les marchés à l'étranger, dans les autres pays est souvent lointain.
dans le débat public national qui est le nôtre, on ne parle pas de vous, on ne parle pas du commerce extérieur, on ne parle pas ou très peu de ce qui se passe sur les marchés dans les autres pays. C'est lointain, c'est quelque chose qui ne concerne pas les politiques, les médias dans le débat public national. Et donc nos concitoyens et nos concitoyennes n'ont pas la conscience, en tout cas pas suffisamment la conscience du fait qu'il y a des centaines de milliers de Français et de Français qui sont dans les entreprises, dans les réseaux diplomatiques, à la chambre de commerce française au Maroc, dans les réseaux de la Frenchstech et je pense au conseillers du commerce extérieur de la France, je pense au toutes les équipes de Business France, toutes les équipes de BPI France, je
pense évidemment à toutes les chambres de commerce dans le monde mais aussi dans nos régions parce qu'elles sont directement impliquées, je pense évidemment pas seulement aux acteurs économiques représentant les entreprises qu'ils soient sur place ou qu'il viennent mais aussi à toutes celles et ceux qui créent l'offre française. Je pense de ce point de vue aux responsables et aux enseignants des écoles et des lycées français et il y en a énormément au Maroc aux alliances françaises, aux instituts culturels, il y en a beaucoup au Maroc. Je pense à toutes celles et ceux qui contribuent à porter le drapeau français, à porter l'offre française, à porter, malgré ses défauts, la fierté de la nation française et dont on ne parle jamais. Et moi, je veux vous le dire parce que je
veux parler de vous et je veux vous remercier et je veux vous remercier quelle que soit votre place dans ce dispositif et je veux vous remercier parce que vous contribuez à faire en sorte de contribuer à faire en sorte, sans le dire, avec passion, avec humilité, mais avec ténacité, avec opiniaité, vous contribuez très largement à faire en sorte que la France tienne ses positions, porte ces valeurs conquiètes de nouveaux marchés mais au-delà des marchés conquièrent la connaissance et la fierté des valeurs universelles qui sont portées par notre nation. C'est cela que vous faites. Il y a l'économie mais ça va au-delà de l'économie. Et comme personne ne vous
remercie en général, moi me suis assigné la tâche de le faire chaque fois que je le peux. Et donc je le fais et s'il y a des applaudissements, ils sont pour vous et non pas pour moi.
Je voudrais maintenant euh revenir euh plus spécifiquement à la relation bilatérale qui existe entre nos deux pays. Je tenais absolument à venir ici au Maroc. D'abord parce que j'aime bien ce pays beaucoup même, j'ai quelques souvenirs. Deuxièmement, parce que j'avais un ami qui euh il est encore pour l'instant l'ambassadeur de France, je connais depuis très longtemps mais je vais pas me lancer dans l'histoire de nos relations bilatérales, mon cher Christophe. Euh mais je je tenais aussi à venir parce que comme j'ai dit tout à l'heure euh nous sommes dans un moment où nous devons euh faire feu de tout bois pour renforcer cette relation pour la concrétiser. Il y a les mots mais après
il y a les actes et qu'il s'agisse de la préparation de la coupe du monde 2030 autour de laquelle nous avons beaucoup travaillé ces deux derniers jours et qui est évidemment un axe majeur en particulier ici à Casa où il y a beaucoup de choses, on en parlait tout à l'heure avec le Wali à construire et où l'offre des entreprises françaises, elle est maintenant à votre disposition he cette possibilité. Bien l'offre des entreprises françaises peut répondre à de multiples facettes de cette possibilité. Donc il y a cette immédiateté, ce cette feuille de route, mais plus globalement nous avons toutes les raisons et historique et affective et évidemment économique et géographique de faire en sorte que nous ayons un partenariat
beaucoup plus structuré, beaucoup plus solide, beaucoup plus comment dire développé entre nos deux pays, nos deux équies et l'ensemble de nos entreprises, c'est déjà pas mal. Nous avons une relation bilatérale qui repose quand même sur un échange un volume d'échange de 15 milliards d'euros en 2025, ce qui est extrêmement important et c'est un doublement en 10 ans quand même, je le dis pour ceux qui ne le sauraient pas. Donc il y a eu une belle évolution mais on peut aller plus loin et je veux le dire le Maroc est en plus un pays qui est extrêmement rigoureux et exigeant dans son développement qui s'est beaucoup industrialisé, beaucoup développé, beaucoup modernisé. Euh c'est d'ailleurs assez remarquable de voir à
quel point au fond dans ce continent africain certainement le Maroc est l'un des pays si ce n'est le pays le plus moderne et le plus comment dire développé dans ses équipements dans mais mais pas simplement parce qu'il les achète mais aussi parce qu'il les met en œuvre parce qu'il est qu'il a une vraie stratégie parce qu'il y a une vraie logique. En tout cas, moi je le ressens comme ça et euh c'est une raison supplémentaire pour renforcer notre relation avec des investissements croisés qui soient beaucoup plus massif encore qu'il ne le sont. Je rappelle quand même que les entreprises françaises emploient au Maroc 1500 personnes au moins directement et continuent de faire le choix du Maroc. Les entreprises sont impliquées, elles continuent, il faut qu'elles fasse plus.
C'est le sens du message que je voulais euh délivrer et des discussions que nous avons eu euh et qui euh ont mis en évidence d'ailleurs un élément qui était un peu dans mon introduction, c'est que euh la force de cette relation, c'est pas simplement la relation économique financière, les projets qui sont montés, le soutien, je l'ai pas dit, mais de la FD en particulier en terme de financement qui est le Maroc est la première destination en terme de financement et d'engagement au monde pour la FD. et ça continuera, j'en suis bien persuadé. Euh mais euh tout cela repose peut-être et avant tout sur euh comment dire le capital humain que nous avons su développer ensemble. Je me tourne en
particulier vers les jeunes qui sont là et et notamment vers les les stagiaires que j'ai vu tout à l'heure qui ont bien compris qu'il fallait ensuite être veilleux au service d'entreprises françaises. En tout cas, on a fait la promo tout à l'heure et je pense que tout ce qui concerne la formation, tout ce qui concerne les grandes écoles, tout ce qui concerne mais aussi les mobilités, la montée en compétence des salariés, tout cela est à la base de notre partenariat entre le Maroc et la France. C'est un élément constitutif majeur. On ne doit jamais l'oublier. On doit sans arrêt le rempenser parce que c'est ça qui fait la qualité de notre relation. Et de ce point de vue, je viens de le dire, mais les VI qui sont présents aujourd'hui et les futurs VI,
mais aussi tous les étudiants de Master X Télécom qui pourraient, je l'ai dit, être de futur VI et qui sont ici dans le cadre d'un partenariat particulier doivent être salués. C'est sur vous toutes et tous que repose le futur. Nous, nous ne faisons que passer. C'est vous qui allez prendre la suite et c'est pour vous aussi, pour la jeunesse marocaine et pour la jeunesse française que nous devons renforcer ce partenariat. C'est donc un modèle d'intérêt croisé, de dynamique positive entre investissement, commerce et capital humain du gagnant gagnant gagnant que nous devons construire sur une relation bilatérale qui est faite de confiance, de respect, d'exigence. Parfois, on s'engueule un peu et puis on règle les problèmes, on se parle, on a
ensemble la même vision et humaine et celle et et une vision qui est celle de l'avenir pour les futures générations. et je l'ai dit hier en particulier à Rabat dans le cadre de la lancement de la tasque force autour de la Coupe du monde 2030 avec le le ministre et président de de comment dire de la Fédération française le président pardon de la Fédération française qui était là et le président de la Fédération marocaine ministre du délégué au budget qui était là ce qui est important pour pour nous au-delà de la coopération technique et et je dirais politique, c'est encore une fois de
transmettre de de construire pour les nouvelles générations, de construire pour la jeunesse européenne et pour la jeunesse africaine. Et si nous sommes capables de réussir ce partenariat encore mieux que ce que nous pouvons imaginer entre le Maroc et la France, très concrètement autour de cet objectif, nous servirons l'avenir de nos deux jeunesses et nous leur apporterons cette part de rêve. dont ils n'ont peut-être pas encore conscience ou qu'ils attendent et dont ils ont besoin. C'est ça que nous devons faire. Et donc il y a l'économie mais derrière et avant tout il y a avant tout les hommes et les femmes et en particulier les jeunes hommes et les jeunes femmes de nos deux pays de nos deux continents quand est grande notre influence aux uns et aux autres dans nos continents respectifs.
Sur ces bases, je veux rappeler pour conclure que nous ouvrons maintenant une nouvelle étape. Je l'ai dit à propos de la task force. C'est vrai. Aujourd'hui, on l'a bien répété le Wali euh et moi-même tout à l'heure devant vous toutes et vous tous qui étaient euh qui étiez en tout cas pour un certain nombre présent à cette réunion de travail, il faut se mettre au boulot parce que la coupe du monde c'est dans 3 ans et demi. Et comme il faut se garder une marge de manœuvre et ben je vais vous dire euh 3 ans c'est court. Les 3 ans sont déjà si on se garde à 6 mois bah les 3 ans qui restent sont déjà entamés hein. En fait il reste plus que 2 ans et demi. Donc il va falloir bosser. Gérard à vous de avec toute l'équipe de de de d'organiser tout ça. Je sais que vous vous ferez très
bien mais les enjeux sont considérables parce que nous avons euh un certain nombre de grands investissements. D'abord les nos deux chefs d'état avaient tracé des ambitions très fortes lors de la visite d'octobre 2024 avec notamment le prolongement de la ligne grande vitesse jusqu'à Marrakech qui avance mais qui est quand même un chantier considérable. les gares ici euh TGV euh à Marrake à Casablanca euh des liaisons diverses et variées et euh y compris euh euh interurbaine mais aussi à l'intérieur des grandes villes. Nous aurons euh toute une série d'équipements à mettre en œuvre. Nous avons tout l'environnement de la Coupe du monde qui représente beaucoup d'investissement que ce soit des investissements sportifs,
que ce soit des investissements liés à la connectivité, à l'énergie, à la cybersécurité, à la gestion des flux, à l'hôtellerie, restauration, à la mobilité des des des centaines de milliers voir des millions de de de supporteurs qui vont venir assister à la Coupe du monde. C'est un investissement considérable sous toutes ses formes, y compris pense par exemple puisque je sais que ça fait plaisir à un de nos amis ici au pelouse et l'environnement sportif des stades. Il y a donc beaucoup beaucoup de choses à faire. Mais au-delà de cet objectif 2030 qui va nous permettre de mobiliser, il y a monsieur le président, la chambre doit être quelque part la vigie de tout ça. Il y a
au fond un partenaire de beaucoup plus long terme parce que bah on construit un TGV pas que pour la coupe du monde. Derrière il y a beaucoup d'autres choses qui vont se faire et c'est y compris sur le plan des coopérations industrielles. Je pense à l'évolution des grands secteurs économiques. On en parlait hier avec le ministre de l'industrie. Beaucoup de choses que nous pouvons développer. Je pense à l'énergie qui est au cœur de ce nouvel agenda. Il y a pas de souveraineté économique sans souveraineté énergétique et notre partenariat se déploie dans tous les domaines, notamment les renouvelables, l'hydrogène vert, le nucléaire civil, les interconnexions énergétiques. Je l'ai dit, c'est vrai aussi et c'est un sujet qui met cher dans le domaine de l'agriculture et de l'agroalimentaire où
nos deux pays ont manifestement beaucoup de choses à faire ensemble. Euh on est euh on a une balance commerciale qui est assez intéressante, plutôt euh en faveur d'ailleurs en ce moment euh du Maroc euh dans les échange agricoles et euh alimentaire. Euh mais tout ça euh euh enfin on rappelait hier euh que euh le Maroc est à 14 km euh du continent européen, enfin de l'Europe et pas très très loin de la France. C'est une grande logique. J'aime beaucoup nos amis espagnols, mais on est on est on est très proche aussi nous. Euh et et il y a donc des tas de raisons, y compris sur ces questions alimentaires ou ou d'exportation. Je le voyais ce matin avec les filières les présidents de la menerie marocaine
de des fabricants de pâtes dur euh des boulangers et cetera. On a beaucoup de choses à développer y compris cher président de Frenchstech en en y étant de la technologie de l'inventivité parce que là on sait faire aussi. Donc moi, je suis assez enthousiaste, je vous le dis, si tentez qu'on se mette bien au bout aille au contact de leur partenaire euh marocain parce que je peux vous dire que nos partenaires marocains, ils n'attendent que ça. Et donc voilà euh le message d'énergie que je voulais aussi vous donner. Vous devez être fier. Je voulais vous remercier de votre application, quel que soit encore une fois votre rôle les uns et les autres, mais vous devez être aussi plus comment disent les anglais, les Américains disent enqu
de plus impliqué, plus dans l'énergie d'agir que jamais parce que la concurrence est là et que nos amis espagnols, italiens, anglais mais aussi américains, les pays du golf, les Turcs Et je ne parle pas de nos amis chinois avec lesquels nous avons beaucoup de discussions. Euh et ben ils sont là, ils nous attendent pas. Et je dis pas ça uniquement au Maroc, je le vois partout. J'étais au Cameroun la semaine dernière en Mauritanie juste avant euh Noël euh y compris dans un petit pays comme le Cap Vert. Nos concurrents se bougent et nous ne pouvons pas nous rester les bras croisés ou être dans la contemplation. Je sais que c'est pas le cas pour toutes et tous, mais vous devez être des porteurs d'énergie, des porteurs de ce message de
conquête que je suis venu vous délivrer aujourd'hui. au-delà de celui de la fierté, au-delà des remerciements que je vous devais, au-delà de toutes ces actions que je veux rappeler, je salue au passage l'initiative de votre chambre avec sa maison de l'exportateur et de l'investissement qui je crois nous présenté maintenant qui est une une démarche clé fédératrice. Voilà mesdames et messieurs, voilà mesdames et messieurs les responsables d'entreprise. Voilà mesdames et messieurs les jeunes générations d'exportation. continuer avec fierté à porter haut le le drapeau français, l'offre française, les valeurs françaises, l'expertise française, la qualité de nos produits,
la diversité de nos richesses. Continuez à porter tout ça au et et avec fierté. Faites-le en partenariat avec nos amis marocains parce qu' ils l'attendent, ils le souhaitent, ils y sont prêts, ils ont beaucoup fait déjà avec nous. Il y a aucune raison que nous ne continuons pas. Nous avons un partenariat qui est particulièrement privilégié avec le Maroc et continuer à le faire parce que derrière tout ça, il y a non seulement la fierté de notre drapeau et et de la France, mais il y a peut-être et surtout l'avenir de toutes les jeunes générations pour lesquelles nous sommes en train de nous mobiliser et de travailler. Merci à toutes et à tous et je reviendrai, je le dis à chaque fois mais moi je reviens toujours pour alors mon cabinet est fou parce qu'ils me
disent "Mais comment vous allez faire ? possible. Il y a 200 pays dans le monde. Bon, mais moi j'aime bien vérifier, j'aime bien le follow-up et j'aime bien ensuite faire même si c'est une demi-journée, un petit point avec les acteurs. Donc vous pouvez préparer la prochaine visite, monsieur le président. Et le Wali m'a dit qu'il m'inviterait dans un bon restaurant du coin aussi. Donc je lui ai promis de revenir. Merci à toutes. Je vous remercie monsieur le ministre. Je remercie pour fédérateur et pour partager avec nous. Je vous invite à rester ici parce que justement alors déjà je vous prom si vous revenez vous êtes évidemment ici chez vous êtes bienvenu quand vous le souhaitez votre présence nous donne justement l'occasion
d'approfondir un certain des enjeux hein vous êtes venu avec un message résolument on va dire positif dynamique mais je sais que parmi nous c'est aussi l'occasion bien de vous poser des questions. Donc on va permettre aujourd'hui à nos invités et bien de prendre la parole. Je précise tout de même au journalistes qu'il aura un point presse à l'issue de cette séquence. Donc pour la parole est à invités donc s'il y a des questions manifest question au deè rang s'il vous plaît. C'est moment pas vous présenter aussi avant de poser votre question. Merci. Oui merci. Yan Loba interséral, vice-président de
la chambre de l'industrie du Maroc et je parlerai en qualité de premier vice-président de CCI. Donc pour les personnes qui ne savent pas, l'humour des chambres de commerce françaises à l'étranger. Monsieur le ministre, une réflexion. Donc vous connaissez parfaitement la team France export, vous connaissez maintenant beaucoup mieux la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc. Bien sûr, mis à jour disons. Ouais, pas mal. Il y a toujours des des updatees he surtout chez nous. Euh la chambre la chambre anime et gère une concession de services publics pour le compte de l'État depuis presque 15 ans. D'abord ma première réflexion en question, c'est qu'est-ce que vous pensez du modèle ? Et par là, si je prends un peu, j'extrapole un petit peu,
125 chambres dans le monde, 98 pays. Est-ce que ce modèle qui aujourd'hui ne comporte que cinq concessions de service public n'est pas une occasion, une opportunité pour l'État français de développer encore plus son expertise à l'international à travers ce réseau de chambres résolument compétentes. Et donc euh dans un souci éventuellement aussi parce que l'actualité nous montre bien que les budgets ne sont plus ce qu'ils sont. et que c'est un réseau qui ne coûte rien puisqu'il était il est complètement aut suffisant. Vous voyez ce que je veux dire ? Merci de de votre retour. ce débat. Vous pouvez applaudir la question, c'est une vraie une question très importante. Euh moi, j'ai toujours été l'avocat de
ce qu'on appelle aujourd'hui la Team France, mais euh notamment la première fois, je crois que je suis venu à la Chambre de commerce euh et d'industrie française au Maroc, c'était dans le cadre de la rédaction d'un rapport. J'étais avec mon un monsieur qui s'appelait euh dont le prénom était Boris euh et et qui m'accompagnait. On est venu interroger les le président de l'époque et les membres de la chambre sur la façon dont on pouvait réorganiser, réformer, renforcer le réseau de soutien, le dispositif public de soutien à l'export pour les entreprises françaises. C'était une mission que m'avait confié le premier ministre de l'époque en 96, je pense. C'est la première fois que je suis venu
ici en 96. et et et on a produit un rapport que je dis parce qu'on a beaucoup travaillé en avec mon administrateur, on a produit un rapport qui je crois a fait date et qui a été ensuite décliné et qui peu à peu a abouti à cette team France export, je vais y revenir, qui permet de mettre enfin tout le monde dans la même équipe plutôt que de laisser prospérer les différents villages gaulois qui est une habitude bien française. Chacun savez travaill compris à l'intérieur de l'État. Chacun travaillait en silo dans son monde. Et moi, je me rappelle un jour rencontré l'ambassadeur du Vietnam en France qui me dit "Mais monsieur monsieur le député à l'époque, j'étais pas encore, il me
dit "Mais c'est hallucinant, en 2 mois, j'ai 13 délégations différentes françaises qui sont venues au Vietnam." sais, c'était la mode à l'époque, le Vietnam et tout le monde envoyait sa délégation, la chambre de commerce, le le le l'État, la région machin avec son drapeau régional, le le MDEF, le enf et cetera et cetera. Et tout ça se faisait en or dispersé et personne ne comprenait rien à l'offre française. Donc il y avait une absolue urgence à faire en sorte que tout le monde se rassemble, qu'on ait une seule bannière et que on travaille de façon coordonnée. Et vous avez raison de souligner que en plus ça permet de beaucoup mieux gérer l'argent public parce qu'on fait pas de gaspillage. Alors c'est un travail qui a
finalement abouti peu à peu, étape par étape. Moi, j'ai été par exemple le dernier président du centre français du commerce extérieur. J'ai fusionné à la demande du premier ministre à l'époque Rafarin Jean-Pierre Rafarin, on a fusionné avec ce qui s'appelait déjà UBI France qui elle-même était le résultat de la fusion entre le CFME, je sais pas si certains s'en souviennent, centre français des manifestations à l'étranger et puis l'ACMEM qui fédérait les réseaux d'anciens des grandes écoles. Enfin déjà voyez, il y avait plein de trucs. On a commencé à rassembler et on a fait le grand Ubifrance qui est devenu Business France et je tiens à dire d'ailleurs que Christophe le Courtier qui a été le directeur général de Business France a fait un énorme travail pour justement
solidifier tout ça, aller jusqu'au bout de la logique et ça a abouti à au début du quinquena du président de la République du premier quinquena et et du gouvernement et d'or Philippe. Je le dis d'autant plus librement que moi à l'époque j'étais dans l'opposition hein. Donc voilà, je je suis pas mais ça lui a permis à ce gouvernement et au président de d'aller jusqu'au bout de la logique et de créer la Team France Export. Je veux juste vous dire que faut qu'on reste vigilant si on veut que ce soit efficace et à forcer dans un contexte de réduction de crédit parce qu'il va falloir ça c'est un autre débat la dépense publique française. Bon mais en tout cas c'est une conséquence concrète pour notre écosystème. Il va falloir qu'on évite d'avoir la résurgence
de de la théorie ou de la pratique plutôt du du village gaulois. C'està dire qu'il va falloir quand même queon vérifie que bah ça repart pas ça repart pas dans toutes les directions. Donc faut continuer à être vigilant et moi je suis d'accord dans la réflexion, je l'ai intégré à ma réflexion pour essayer d'aller jusqu'au bout. Et c'est vrai, peut-être qu'il faut qu'on se répartisse encore mieux le travail entre les chambres et business France et et le couple business France BPI France et là pour l'expertise financière. Cela cela cela veut dire simplement il faut que le réseau des chambres soit capable de le faire. Il faut que le réseau des chambres soit à la hauteur parce que vous ici vous êtes bon, vous êtes très organisé. La meilleure chambre ou une des premières chambres françaises de
commerce et d'industrie à l'étranger, mais il y a pas partout le même dispositif. Et si on a aujourd'hui que on avait six, on en a plus que cinq si je me trompe, j'arrive jamais à souvenir délégation de services public qui fonctionne, c'est peut-être aussi parce que on n pas pu élargir plus. Mais il y a cette réflexion, on va essayer de la poursuivre. Moi, je pense que l'idée de l'équipe de France, elle est rentrée dans les mœurs et dans les têtes quand même. Quel que soit notre provenance, qu'on vienneent de la chambre de commerce à l'étranger ou qu'on vient même de la chambre de commerce dans une région, qu'on soit d'un conseil régional puisque c'est l'autre entité qui a la compétence sur le territoire national. C'est le conseil régional en fait qui était chef
de fil avec la chambre régionale de commerce. euh qu'on soit euh membre de business France ou de telle ou telle administration, il faut tous que on fasse des efforts pour travailler de plus en plus ensemble, que l'équipe de France soit de plus en plus comment dire euh euh de de mieux en mieux organisé, de plus en plus capable de mutualiser parce que l'argent public est rare et puis bah c'est comme ça qu'on gagne, hein. L'équipe de France quand elle est unie sur le terrain, elle gagne. Donc ce que je disais tout à l'heure sur 2030 devrait nous servir d'exemple et je pense que ici au Maroc vous pouvez peut-être plus que ailleurs être au fond les les le faire encore de mieux sur cette équipe
de France quit à ce que ça serve comme vous le demandiez dans d'autres régions. Je remercie monsieur le ministre. Je vous propose àivre avec une seconde question. Oui, au deè rang toujours. Présentez-vous s'il vous plaît aussi avant la question. Bonjour monsieur le ministre. Je suis Benoît Vaillant, vice-président de la CFCIM en charge de la catégorie industrie euh et délégué de la CFCIM à Tanger, donc région nord du Maroc, d'où par beau temps on voit si bien euh l'Europe. Alors, on sait et vous l'avez rappelé, la place qu'occupe la France dans les échanges commerciaux avec le Maroc, une place historiquement très importante
mais aussi une place envier avec beaucoup de compétiteurs qui se pressent américain, européens en général, espagnol en particulier, mais aussi asiatique. Et plus récemment, cette concurrence asiatique s'intensifie à telle enseigne que les échanges commerciaux du Maroc avec la Chine sont passés devant ceux de la France. Alors, vous vous êtes exprimé sur le sujet, mais permettez-moi quand même de vous demander de vous réexprimer sur euh la façon avec laquelle votre ministère appréhende et considère cette situation de la concurrence notamment des marchés des marchés asiatiques et de la Chine sur leur positionnement au Maroc. Et puis quelles mesures sont envisagées
pour redorer notre blason et redonner à la France le premier rang des partenaires commerciaux avec le Maroc ? Bah la première mesure, je vais vous dire, c'est ce que je vous ai dit depuis tout à l'heure, il faut se battre, faut porter le drapeau, faut le faire de façon énergique, faut être dans l'esprit de conquête. Dis ça parce que mine de rien, c'est quand même un sujet, peut-être moins chez vous ici, mais c'est quand même un sujet. Il y a une espèce de d'affaiblissement parfois de certaines équipes de France dans certains pays, dans certains marchés, certaines fatigues. On se dit "Ou là là, mon dieu, vu tout ce qui se passe et puis vu effectivement, je vais y revenir à la concurrence chinoise et puis vu le fait
qu'on est plus cher parce que bah on est plus compétitif comme avant et parce queon a trop de dépenses publiques." Vous refaire le débat mais vous voyez ce que je veux dire. Et donc ça ça nous rend diffic les choses difficiles à nous entrepreneurs sur les marchés et cetera. Tout ça mis bout à bout ça ça crée une espèce de parfois de sentiment qui consiste à baisser un peu les bras. Moi je dis que ça n'est pas possible de faire ça. C'est pas en baissant les bras qu'on va résoudre le problème. Faut se battre dans la conquête énergique des marchés. pour maintenir ses positions. Et encore une fois t tous ces Français dont je parlais qui sont directement sur la ligne de front, ils le font eux en général. C'est plutôt à Paris et sur le territoire national qui a une sentiment
un peu de consistant à baisser les bras. Ça c'est la première chose. Donc la première réponse, elle vient de nous. Moi je je fais pas partie des gens qui disent c'est la faute aux autres et je fais pas partie des gens qui disent même c'est la faute aux chinois. même si on peut avoir un une conversation comment dire ferme avec nos amis chinois. Moi, je j'ai j'ai beaucoup d'expériences personnelles avec la Chine qui m'ont donné peut-être une approche comme comment dire, je le dis à chaque fois que je suis avec un interlocuteur chinois, je disais encore l'autre jour à l'ambassadeur ou à mes collègues, une approche qui essaie d'être constructive, faut dire les choses à nos amis chinois et il faut qu'ils comprennent que à force d'avoir des des des surcapacités industrielles largement
alimentées par des subventions publiques, et bien ils sont en train de détruire le marché dont ils veulent pourtant bénéficier. C'est si vous si vous détruisez la l'industrie automobile sur l'ensemble européen, j'ai bien dit l'ensemble européen, d'accord ? Et bien vous allez au fond bah tuer le développement d'une clientèle qui aurait pu être la vôtre dans d'autres conditions. Je dis ça à l'égard des Chinois. Donc il faut que on on ait une forme de fermeté. Et c'est pour ça d'ailleurs que l'Union européenne, je sais que c'est un sujet d'inquiétude dans certains pays notamment ici, fait au fond un travail qui consiste simplement à redire ce que
nous que que ce que nous avons de plus stratégique dans notre industrie, bah quand il y a de l'argent public européen qui le finance, il faut que ça revienne à des productions européennes. Après, il y a le cas particulier que vous connaissez des grands groupes français qui sont notamment implantés dans deux pays du pourtour européen notamment ici. Et c'est un sujet qui pour moi est très important et qu'on suit de très près. On en parlait hier avec notre ami le ministre de l'industrie, monsieur Mesour. Mais il faut que l'Europe, c'est ce qui se passe sous beaucoup sous la pression de la France, réaffirme qu'elle n'est plus naïve et que comme tous les autres pays le font, il y a un moment faut aussi qu'on simplement on protège l'essentiel et en tout cas qu'on pose des
conditions. C'est pas du protectionnisme du tout parce que nous on est quand même plutôt on narrête pas de signer des des accords de libre échange avec des tas de pays, des tas de zones. On va pas reprocher à l'Europe d'être dans le protectionnisme. C'est certainement pas le cas. C'est l'inverse qui se passe. Mais simplement faut le faire sans naïveté. Faut le faire en étant clair sur les termes de l'échange. Il faut que le commerce, si on veut qu'il soit gagnant gagnant soit euh transparent, soit fondé sur des bases équitables. Ça, ce sont les principes qui sont ceux de la France en particulier, de l'Union européenne en général. Et je pense que ce sont des principes que ici au Maroc on partage et en tout cas le sentiment que j'ai eu depuis le début. Euh alors, est-ce que nos amis Chinois
qui ont beaucoup de surcapacité industrielle, qui déstabilise un certain nombre de marchés, qui veulent être trop rapide et trop présent, euh en tout cas, c'est le jugement qui est porté sur des pays comme les nôtres, peuvent entendre ce discours. Moi, je continuer à croire que oui. Après, c'est un c'est une discussion. Euh vous savez quand je suis arrivé, mon premier déplacement ça a été la foire internationale de Shanghaiï qui est quand même une foire extrêmement importante où tous les pays du monde viennent et toutes les entreprises du monde viennent parce qu'ils veulent commercer avec la Chine. Et dans les différents contacts que j'ai pu avoir, évidemment, les premiers sujets dont j'ai eu à parler, c'était les taxes ou les ou les enquêtes comme on dit dans le
commerce international sur les vins spiritueux, soit-disant que on aurait déstabilisé le marché du brandy en Chine. C'était le problème de des oreilles de cochon et et des abats blancs parce que les Chinois en mangent beaucoup alors que nous on en mange pas ou très peu et donc ça nous permet de valoriser chaque pièce. Bon, c'est important, c'est pas énorme, c'est important pour la filière portine française qui était d'ailleurs une filière qui se porte très bien. Et puis c'était la question de la crème de lait où là aussi certains groupes européens, pas seulement français, avaient été pris entre guillemets hein en otage parce que en fait les Chinois voulaient réagir au fait que l'Union européenne avait rétabli des droits de rééquilibrage sur les véhicules électriques. Donc on a ce
débat en permanence et ben il faut parler, il faut se dire les choses, faut dire que bah si vous sursventionnez des véhicules électriques et que ça détruit l'industrie européenne, y compris que ça empêche l'émergence dans certains pays comme le Maroc du développement de de véhicules électriques qui sont développés par des groupes français dans le cadre de leur implantation et de leur investissement au Maroc. Et je pourrais dire la même chose en Turquie. Et bien ça, on n'est pas d'accord. Donc c'est un le commerce international aujourd'hui, il est devenu une science extrêmement difficile à manier parce que vous avez euh à la fois des principes que j'ai rappelé qui sont que bah pour faire du bon commerce, il faut que ce soit transparent et il faut que ce soit
équitable sinon à un moment ça marche plus et il y a une mesure de rétorsion. Donc ça c'est la base. C'est ce que nous on défend. Il faut que le commerce soit aussi ouvert que possible mais avec des règles qui sont respectées par les uns et par les autres. et c'est l'importance de l'OMC, ce que nous on défend qui aujourd'hui va pas bien du multilatéralisme commercial qu'il faut défendre. je pense une position commune entre le Maroc et la France euh parce que ben les règles elles doivent être partagées et défendues par tout le monde. Donc ça c'est ce que nous nous défendons. Mais on doit faire face euh à des euh méthodes, je pense à euh ce que je disais sur les conséquences des surcapacités chinoises en matière industrielle de leur volonté d'utiliser du financement public pour avoir des
prix qu'on arrive plus à concurrencer. Je pense aussi parfois à certaines positions de la Chine qui en réaction disent-il mais bon on peut en parler longtemps mais par exemple sur les métacritique aujourd'hui 80 % de la chaîne de valeur de la chaîne supply chain en matière de méta critique et ceter quand même contrôlé de l'extraction au raffinage par nos amis chinois. Moi, j'ai aucun problème mais il faut juste pas que ça soit une façon de de de enfin que la conséquence de ça soit que nous nous soyons trop dépendants. Donc il faut que nous on recrée aussi notre propre capacité à être autonome de donc c'est ça le et puis bon vous avez de temps en temps des personnalités je pense à Uncle Donald
monsieur Trump qui manie les tarifs américains comme jamais mais je vais vous dire c'est comme ça il faut le négocier se battre là-dessus dans d'une discussion franche mais quelque part ça nous rend service. parce que ça nous donne un grand coup de pied aux fesses pour avancer et pour nous remettre en cause et pour être un peu plus offensif. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? Je parle cach he faites attention si a des journalistes à ne pas trop me citer dans tous les sens mais mais vous voyez ce que je veux dire, ça nous rend service. Et je reviens à mon introduction en réponse à votre question. Moi, je ne fais pas partie des ministres du commerce extérieur qui disent "C'est la faute aux autres." Je dis nous devons nous en prendre à nous-même. S'il y a des choses qui
marchent pas, si nous sommes pas assez compétitifs, si nous sommes pas assez conquérant, si nous ne sommes pas assez capables de discuter avec nos partenaires, bah c'est de notre faute. Et donc, il faut qu'on se corrige et le commerce est-ce qu'il est les plaques tectoniques du commerce mondial bougent plus que jamais avec la crise du Moyen-Orient. Et là, je mesure pas encore toutes les conséquences, ça va être très difficile dans les semaines et mois qui viennent cas si ça s'arrête pas. Mais en tout cas, la seule réponse qui doit être donnée, c'est de la lucidité, de la transparence et du partage de valeur à l'échelle européenne et c'est de l'énergie, la capacité pour les Français à corriger nos propres défauts. Le reste n'a pas d'importance. Je remercie. Je remercie monsieur le
ministre pour à ces questions. Voilà, je vous invite à reprendre place confortablement. C'est fini parce que moi je peux par vous allez pouvoir profiter enfin. Merci. Bravo. Depuis le début de cette séquence officielle, nous avons pu prendre ensemble la mesure de la vision dynamique essentielle de la coopération économique entre la France et le Maroc. Et comme vous l'avez soué monsieur le ministre tout à l'heure, celle-ci prend tout son sens véritablement. et bien lorsqu'elle se traduit en action en initiative concrète au service des entreprises et c'est précisément ce que
nous allons découvrir avec la maison de l'exportateur et de l'investisseur français une initiative portée par la CM annoncée ici même quelques semaines en présence de monsieur l'ambassadeur Christophe découv une vidéo de présentation Une
vidéo de présentation devrait démarrer assez simpement peu comme forcément il y a toujours les all du direct on fait avec. En tout cas, c'est vrai que c'est une initiative structurante annoncé par par monsieur Sébastien le plaisir et bien de découvrir il y a quelques entretiennent une relation économique forte, historique et en constante évolution.
Alors sinon ce que je peux vous proposer c'est d'inviter d'inviter à me rejoindre sur scène déjà. Alors à moi qu'on me dise si on peut me dire si voilà le Maroc et la France entretiennent une relation économique forte historique et en constante évolution. Chaque année des entreprises françaises s'interrogent. Comment exporter ? Comment investir ? Comment se développer au Maroc ? Aujourd'hui, la Team France économique au Maroc est un dispositif riche, multiple et dynamique. Des acteurs engagés au service des entreprises françaises. La mission est claire. Intensifier les échanges économiques entre le Maroc et la France. Accompagner le développement
des entreprises françaises au Maroc. Offrir les outils concrets à ces et ceux qui veulent se développer. La Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc depuis 1913. Partenir des entreprises françaises dans leur démarche de prospection et d'implimentation au l'ambition renforcer la visibilité de ce dispositif en amplifier la cohérence en faciliter l'accès, mais aussi donner un outil à ces et ceux que nous n'accompagnons pas encore. Il fallait un lieu, un espace qui fait d'air, un lieu de rencontre, un lieu d'accompagnement. une maison.
Voilà, merci. Alors justement pour nous en dire davantage, j'invite à nous rejoindre, monsieur Jean-Charles Demblan, directeur général de la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc. Bonjour à toutes et à tous. Monsieur le ministre, monsieur l'ambassadeur, monsieur le sénateur, monsieurdames les les présidents et les présidentes et présidents, bienvenue. Euh je vais être très bref, cette maison sur la vidéo, vous avez pu constater qu'elle veut accueillir tout le monde. Nous avons songé dans le cadre de la CSP un petit peu à qu'est-ce qui pourrait faire venir encore plus d'exportateurs et surtout capter plus d'investisseurs. Les grandes questions qu'on se pose des fois, je me retourne vers mon ami Vincent Toussin.
On a des échanges en se disant "Est-ce que tu es au courant qu'il y a une délégation ? Est-ce que tu es au courant qu'il y a une entreprise qui est là ?" Les entreprises ne viennent pas forcément avec la Team France Export. Aujourd'hui, les chiffres sont clairs. Il faut à peu près, c'est à peu près 8, c'est 8 à 10 % des entreprises françaises qui se déplacent dans le casre de la Team France Export. L'idée avec cette maison, c'est de pouvoir accueillir toutes les entreprises qui ne passent pas forcément par notre dispositif. Et quand je dis ne pas passer par notre dispositif, c'est en fait être sur les radars. Alors comment on va pouvoir mettre ça en place ? Et d'où vient l'idée ? Et j'aime bien préciser pourquoi d'où vient cette idée après tout ça ? C'est lors de
l'inauguration par notre ambassadeur et son initiative sur la maison des alumnies. On a rassemblé les associations d'alumnie au Maroc. L'idée maintenant est de pouvoir donner aux associations françaises, aux GIE, aux clusters, au pôle de compétitivité une adresse au Maroc où leurs entreprises pourront venir euh rencontrer la Team France, rencontrer le le dispositif français mais aussi leur prospect et cetera. Notre objectif donc est de nous donner un rôle de service public en accueillant ces entreprises dans un bâtiment qui n'est pas très loin d'ici qui est à 300 m avec un étage réservé aux entreprises. Elles s'inscrit sur un site internet, elles nous disent qu'elles veulent voir et derrière ça en fait il y a les équipes de la chambre, les équipes du dispositif qui peuvent
les recevoir, qui sont présentes. Et au dernier étage bien sûr, nous avons aussi nos VI. C'est là-bas qu'on met nos VI dans ce centre dans dans cette nouvelle maison. C'est important de le signaler parce qu'on pense qu'on est en train de créer quelque chose, de fédérer tout le dispositif euh puisqueon l'a dit, il y a une marque, une bannière unique, mais aujourd'hui nous n'avons pas ce lieu. Donc la chambre a décidé de de le donner. Et monsieur le ministre, j'aimerais rebondir sur ce que vous avez dit. Si on le fait, c'est pour les investisseurs aussi. Il est important pour nous, on est dans une guerre économique, je le dis moi en tout cas, avec certains partenaires et notre objectif est de pouvoir favoriser un maximum la venue des entreprises françaises, de développer le business
entre les deux pays, non pas pour creuser un déficit commercial en défaveur du Maroc comme dans certains peut-être d'autres pays, mais de justement d'accompagner derrière l'export de l'investissement, créer de la valeur avec nos amis marocains et la chambre en fait a décidé de de prendre cette cette décision et d'imprimémenter la la la maison, pardon, l'exportateur et l'investisseur et d'ailleurs vous voulez revenir au Maroc, on l'inaugure au mois de septembre prochain. Donc, vous êtes le bienvenu et ça vous donnera une occasion de venir. Merci. Merci. Merci beaucoup monsieur le directeur général pour ses précisions et voilà la date, monsieur le ministre, vos équipes hein dans l'agenda au mois de septembre, il va falloir trouver un petit créneau. En tout cas, merci à toutes et à tous
pour votre attention. Nous arrivons au thème de cette séquence. Euh je vous propose à présent et bien de poursuivre ces échanges dans un cadre convivial euh lors d'un déjeuner euh justement un cocktail déjeunatoire au consulat euh français à quelques mètres de là. D'ailleurs, pour y aller, je vous invite à passer par l'arrière du chapitau en passant par le jardin. Euh, j'invite également tous les membres du dispositif français à venir me rejoindre sur scène pour une photo pour immortaliser ce moment. Et autre précision pour les journalistes, les déclarations se font à la sortie du chapitau. Il y a un photo un espèce qui vous est dédié. Vous ne pouvez pas le manquer. Encore une fois,
merci et je vous souhaite une très belle continuation.
Nicolas Forissier