Législatives : Mélenchon peut-il encore gagner ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi attaquez-vous ces projections en siège ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Ces projections sont-elles fiables après le premier tour ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a frappé dans les résultats du premier tour ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'abstention est-elle historique et singulière ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Peut-on croire à une mobilisation pour le second tour ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Les consignes de vote hésitantes hier soir vous ont-elles surpris ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Directrice générale de Cantar Public FranceFait
« on est au lendemain du premier tour des élections législatives il y a des résultats du premier tour de ces élections législatives il y a une campagne de second tour avec des stratégies électorales politiques »
- 9:00Isabelle BorneChiffre
« plus d'un Français sur deux ne s'est pas rendu aux urnes »
- 19:00Mathieu CroissantoFait
« aujourd'hui dans l'opinion des Français le RN ne représente pas un danger les idées du RN sont de plus en plus en accord avec ce que pense la population française »
- 23:00JérémyChiffre
« les républicains ont terminé quatrième de ce premier tour des élections législatives avec 10,42% des voix »
- 25:00Christian JacobFait
« aucune voie sur la ne doit se porter sur les extrêmes »
- 27:00Mathieu CroissantoChiffre
« LR voit son nombre de députés quasiment divisé par deux »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour la première fois de la Cinquième République un président nouvellement élu ne parvient pas à réunir une majorité à l'élection législative qui suit si l'Assemblée nationale compte 577 sièges pour obtenir la majorité absolue il faut 289 députés selon les différentes projections ensemble le parti de la majorité présidentielle devrait obtenir entre 255 et 295 sièges en cas de majorité relative il faudra aller chercher des alliances politiques pour mener à bien les réformes faudra négocier bien davantage avec les autres forces à l'Assemblée nationale que ce soit la droite ou certaines forces de gauche soit pour obtenir un minima qu'elle s'abstiennent sur les textes soit idéalement qu'elle se rallie ponctuellement texte par textes en cas de majorité relative le parti présidentiel devra aussi compter sur ses alliés au sein d'ensemble pour appliquer son programme mais la rivalité supposée entrée manuel Macron et Édouard qui ne cache pas ses ambitions pour 2027 pourrait provoquer des romous on peut tout à fait imaginer que certaines composantes de la majorité Horizont bien sûr avec Édouard Philippe ou même le modem avec François Bayrou soit un grain de sable dans la chaussure du parti majoritaire et du président de la République puisse empêcher l'aboutissement de certaines réformes enfin en cas de difficulté le gouvernement pourrait recourir à l'article 49-3 de la Constitution il permet l'adoption d'une loi sans vote mais son usage est limité hors texte budgétaire cette procédure ne peut être utilisée que sur un seul projet de loi au cours d'une même session parlementaire quelle majorité éventuelle pour Emmanuel Macron Jean-Luc Mélenchon peut-il finalement réussir son son pari voilà les thèmes que l'on va aborder notamment tout de suite dans ce débat avec leur salvats bonsoir bienvenue vous êtes directrice générale de cantar public France j'accueille également Benjamin Morel bonsoir bonsoir Benjamin maître de conférence en droit public à l'Université Paris de Panthéon Assas Jean-Sébastien Ferjou bonsoir bien sûr Jean-Sébastien vous êtes le fondateur et le directeur d'Atlantico et Mathieu croissanto est resté à mes côtés comme de juste on va pour lancer ce débat regardez une l'une des projections de l'institut Ipsos sopra Steria enfin avec son partenaire sopra Steria projection en siège à l'Assemblée la nupesse entre 150 et 190 divers gauche 15 25 ensemble la coalition présidentielle entre 255 et 295 le parti elle est ses alliée notamment l'idée 50 à 80 sièges et le rassemblement national entre 20 et 45 l'oral je commence avec vous parce que je sais que ça ça vous plaît pas forcément ces projections en siège pourquoi vous attaquez fort j'avoue ça m'agace un peu parce que on est au lendemain du premier tour des élections législatives il y a des résultats du premier tour de ces élections législatives il y a une campagne de second tour avec des stratégies électorales politiques et puis des stratégies aussi des citoyens des électeurs qui sont complètement différents entre le premier et le second tour donc je trouve ça très au-delà je veux dire au-delà du côté un peu hasardeux vous voyez parce que c'est vraiment faire une projection après quelque chose qui n'a qui ne sait pas encore passé c'est aussi vis-à-vis des citoyens leur voler un petit peu cette semaine de campagne de seconde voilà c'est pour ça que je les regarde avec un faible intérêt j'avoue voilà je regarde ce que ça donne mais je trouve que c'est en tout cas c'est pas conforme à ce que demande aussi les citoyens aujourd'hui qu'on les écoute comprennent le temps de les écouter et chaque chose en son temps quelque part c'est le premier tour des élections donc parlons de ce premier tour avant même de se projeter sur la projection je vais vous faire un aveu je respecte beaucoup le travail de la rédaction de TF1 c'est l'une de mes anciennes maisons mais hier soir à 20h quand j'ai vu que la première proposition finalement que faisait la rédaction au téléspectateurs c'était justement cette projection du second tour Benjamin Morel moi ça m'a un peu comme vous je me suis dit est-ce qu'on met pas un peu la charrue avant avant les bœufs oui je suis assez d'accord pour deux raisons alors en réalité c'est quand même beaucoup plus fiable que ce que l'on avait avant le premier tour ou pour le coup vous aviez pas encore les schémas des différents seconds tours dans chaque circo donc c'était très très hasardeuse là ça se base au moins sur de vrai second tour on peut penser qu'il y a une fiabilité un peu plus grande mais en réalité relativement faible et je suis assez d'accord avec ce qui a été dit parce que cette campagne entre deux tours elle a un impact souvenez-vous de la gave de bord loin 2016 qui fait perdre 50 sièges à LR souvenez-vous même des projections d'entre de Tours d'il y a 5 ans dans lesquels on prévoyait 400 à 440 députés pour la République en marche et où au bout du compte il y en a eu beaucoup moins tout bêtement parce qu'une campagne de second tour et bien ça compte et ça compte au moins autant qu'une campagne de premier tour parce que vous avez une restructuration des électorats et parce que localement vous avez une offre politique qui tout d'un coup s'éclaircit puisque on va avoir quasiment que des duels lors de cette législative donc ce faisant ces projections avec tout le respect qu'on doit à nos amis sondeurs évidemment ne veulent pas dire grand-chose à ce stade là et l'accompagne au second tour va avoir un impact respectons-la je vous rejoins et puis très très clair si nos amis sont d'heures font ces projections c'est parce que on est très content de les avoir et de pouvoir les commenter voilà Jean-Sébastien faire joujou qu'est-ce qui vous a frappé peut-être une analyse un peu général de la des résultats et de la et de la soirée d'hier l'abstention il a fait ça c'est le premier chiffre qui vous vient c'est on en a pas parlé dans le premier débat j'avais prévu et ben on peut démarrer là-dessus si vous souhaitez l'abstention parce que en réalité on parle de recomposition de la vie politique mais on est dans la décomposition qui continue finalement et on voit bien que le premier quinquennat d'Emmanuel Macron n'a pas permis de restructurer la vie politique contrairement aux apparences parce que là les blocs ils sont finalement très superficiels c'est plus du vote par défaut que ça n'est de l'adhésion moi je crois pas tellement d'ailleurs la théorie des blocs sociologiques et celles de Jérôme Sainte-Marie enfin plus exactement elle est très explicative effectivement on voit bien que la catégorie sociale à laquelle on appartient ou le niveau diplôme des revenus est un assez bon prédicteur du vote en revanche ça n'est que par défaut c'est-à-dire que les gens qui ont quelque chose à perdre votre faut le statu quo le statut quo c'est qui c'est Emmanuel Macron ceux qui n'ont rien à perdre peuvent se permettre des votes ou des recherches d'alternatives plus radicales mais ça n'est pas paradisions fondamentalement à ce que sont ces alternatives ou à ce qu'incarnent en soi le statu quo maintenant moi il y a autre chose qui m'a frappé hier soir pour le coup dans les là ça n'est pas du sondage en projection mais c'était vous savez les sondages jour de vote on demande aux gens qu'est-ce qui a motivé leur intention de vote et notamment quand se sont-ils décidés il y a 22% des Français qui se sont décidés pendant le week-end il n'y en avait que 30 ou 31 si je me souviens bien qu'il savait depuis le départ pour qu'ils allaient voter ce cirque il n'y a que 30% moins du tiers des Français qui sont fixés politiquement donc j'en reviens à l'abstention des compositions moins du tiers des Français qui sont fixés politiquement on voit bien qu'on est toujours dans une phase de décomposition et que rien n'a été reconstruit Benjamin l'opération que cette abstention a été historique elle est un peu singulière par rapport aux abstentions qu'on avait connues lors des dernières législatives post-quinat ou en réalité on avait un phénomène de participation différentielle assez classique qu'on avait une partie de lectorat de position qui n'allait pas voter parce qu'il jugeait qu'il avait perdu et donc c'était plus le symbole d'une femme enfin le symptôme d'une forme de fatalisme qu'une forme de dépolitisation là cette abstention qui est à peu près dans les mêmes eaux que celle de 2017 elle est quand même un peu différente ou comme entier tout à l'heure lors du précédent plateau le taux de participation des électeurs RN les électeurs RN qui d'habitude se démobilisent là ce sont pas si mal mobilisés Jean-Luc Mélenchon a réussi à mobiliser une partie de l'électorale gauche etc donc on n'a pas directement ce phénomène de participation différentielle qui a joué à plein électorat du président de la République c'est un peu démobilisé également en réalité on a plutôt un phénomène de désintérêt ce qui est probablement plus grave pour cette élection et ce qui rejoint en réalité les élections précédentes ce qui le rend d'autant plus grave on n'a pas eu réellement d'élections municipales parce qu'il y avait eu réforme des retraites et ensuite covid on n'a pas eu de campagne des départementales et régionales parce que et bien on avait une opinion qui était focalisée sur la covid les présidentielles et législatives sont passées sous le saut de l'Ukraine on a l'impression qu'aujourd'hui et bien vous avez un phénomène de dépolitisation du lectorat qui est profond et qui implique une crise de la représentation avec une crise de la représentativité le sentiment que il n'y aurait pas réellement d'offres adéquat or quand vous regardez l'éventail des propositions présidentielles et aux législatives vous avez une offre qui est pléthorique alors on est quand même l'un des seuls pays au présidentiel vous avez trois tendances de trots ou de ça dépend parfois vous avez le parti de travailleur parfois pas donc il y a malgré tout une offre mais cette offre n'est pas lisible n'est pas vue n'est pas perçue et de l'autre côté vous avez le sentiment d'une impotence du politique qui fait que voter certes mais à quoi bon et là pour le coup on rentre dans une crise structurelle est-ce que vous êtes d'accord Jean-Sébastien faire jouer est-ce qu'il y a une offre ou est-ce que cette offre elle est finalement pas assez travaillée pas assez novatrice pas assez en phase avec avec les l'époque manifestement n'est pas assez travaillé regarder les chiffres de participation mais je crois que oui on est dans une phase et de décomposition et des politisations et la stratégie d'Emmanuel Macron a peut-être été il n'est pas il n'a pas créé cette des politisations mais il a probablement accentuer on ne cherchant pas à reconstruire des clivages politiques et puis finalement contrairement à 2017 où il avait probablement plus de clarté dans la ligne qui souhaitait incarner là si quelqu'un a compris exactement ce qui était la ligne de Monsieur Macron en matière de sécurité en matière d'éducation en matière de santé il faudrait qu'il explique et donc il joue consciemment sur la dépolitisation finalement en misant sur le dernier réflexe c'est-à-dire celui du vote utile c'est qu'est-ce qui nous dit en gros ne votez pas pour les autres parce qu'ils sont incompétents et ou dangereux mais ça c'est pas un critère politique le incompétent et ou dangereux on peut être incompétent et intéressant politiquement ou intéressant politiquement et compétent enfin bref vous avez compris donc il y a cette des politisations là mais je crois en revanche que l'abstention elle est pour partie politique c'est-à-dire qu'il y a des gens qui se désintéressent véritablement qui ne croient plus à la politique ça c'est ça c'est évident et qu'il y a des gens qui eux délibérément choisissent de s'abstenir parce qu'il me voit plus d'autres moyens pour essayer d'attirer d'attirer l'attention du système une réaction celle de la première ministre Elisabeth borne elle s'est adressée à celles et ceux qui n'ont pas voté hier on l'écoute on a quelques dizaines de circonscriptions dans lequel on a un duel entre RN et Nupe notre position c'est aucune voie pour le Front national ensuite quand on a des candidats Nupe très clairement si on a affaire un candidat qui ne respecte pas les valeurs républicaines qui insultent nos policiers qui demandent de ne plus soutenir l'Ukraine qui veut sortir de l'Europe nous n'applons pas à voter pour lui vous savez quoi ça arrive cette intervention des événements on l'avait prévu un peu plus tard elle est très intéressante on y reviendra on l'écoute sur l'abstention c'est parti Elisabeth borne ou pas 3 2 1 0 aujourd'hui plus d'un Français sur deux ne s'est pas rendu aux urnes et cela personne ne peut s'y résoudre notre premier devoir collectif c'est de faire reculer l'abstention nous continuerons d'Yeu vrai en réformant nos institutions et en modernisant le dialogue avec toute la société à toutes celles et ceux qui se sont abstenus je veux dire ce soir de croire dans la force de leur vote et de faire entendre leur voix dimanche prochain leur Salvin on parle de l'abstention dans ce premier chapitre dans le débat est-ce que vous pouvez on peut croire à une mobilisation pour le second tour ou est-ce que c'est totalement illusoire c'est possible effectivement qu'il y ait une mobilisation d'un camp ou de l'autre justement on parlait de cette campagne de second tour c'est tout l'enjeu des forces des différentes forces en présence et notamment des trois principales forces en présence d'essayer de remobiliser leur camp parce que 50% de la population qui s'est absenue ça fait une réserves de voix énorme et notamment à gauche en fait mais est-ce que c'est pas en cru ou en contre que cette mobilisation peut se faire ça rejoint un peu ce que disait Jean-Sébastien tout à l'heure c'est dire que des électeurs de gauche qui vont se mobiliser pour empêcher éventuellement une victoire du rassemblement national et donc voter pour un candidat ensemble et puis on peut on peut multiplier les exemples alors il y a effectivement ce ce cette dynamique mais il peut aussi y avoir l'inverse c'est-à-dire des des électeurs qui sont portés par l'élan du premier tour de la gauche ou du rassemblement national aussi c'est à dire effectivement personne ne pensait que le rassemblement national allait se maintenir à un niveau aussi important donc il y a aussi ce phénomène là qui veut dire tient finalement c'est pas si mal et on peut continuer et je pense aussi malgré tout qu'il y a un point qu'on arrivera pas à résorber pendant cette campagne de second tour c'est le sens de ces élections législatives c'est à dire qu'au-delà de la dépolitisation et de l'éloignement des citoyens français à l'égard de leur politique leurs hommes et femmes politiques il y a aussi cette question du sens de ces élections législatives aujourd'hui les Français quand on les interroge ils ne savent pas à quoi servent ces élections législatives à quoi sert l'Assemblée nationale ils ne connaissent pas le poids réel de l'Assemblée nationale il en a aucune idée donc c'est quand même difficile aussi même s'il y a un élan une dynamique etc c'est difficile de mobiliser des gens sur quelque chose qui ne comprennent pas Isabelle borne tenir un discours qui est honorable mais que tiennent tout les premiers ministres en exercice qui disent qu'il faut entendre le message des abstentionnistes et se désoler les Français ils sont pas en rapport à la politique qui s'est dégradé de façon délirante vraiment ils sont passés d'une forme de doute à une forme de dépit de la déception à des désespoir à dû dégagisme du désintérêt et maintenant c'est une forme de détachement c'est ce que disait d'ailleurs je sais pas si j'ai l'impression que ça ne les concerne plus parce que on ne les entend plus et le problème c'est que toutes les alternatives qu'on a à cette crise de leur présentation démocratique il y a tout ce qu'on attendait de démocratie plus ou moins participatif plus ou moins différentes n'a pas fonctionné n'a pas non plus produit les résultats le ce quinquennat sous le Quinquin qui est la précédent pardon il y a eu cette initiative de la convention citoyenne pour le climat qui a été très critiquée par les participants eux-mêmes par les politiques qui voulaient pas qu'on vienne sur leur plate-bande on n'a pas tellement d'alternative au-delà d'une réforme institutionnelle que tout le monde appelle de ses vœux mais que personne ne fait jamais c'est-à-dire est-ce qu'il faut introduire la proportionnelle est-ce qu'il faut expliquer aux gens ce qui à quoi sert un député qui fabrique la loi comment pourquoi l'impression qu'on parle de très très loin quand même non mais tout à fait mais peut-être la première chose fait tout simplement d'utiliser le Parlement pour ce à quoi il est censé servir à savoir d'ailleurs c'est pas fondamentalement écrire la loi la voter oui mais pas l'écrire on transpose beaucoup de droits européens donc c'est pas fondamentalement au Parlement français que la loi s'écrit en revanche le Parlement et là pour contrôler l'action de l'exécutif et cette mission là qui est absolument essentielle dans une démocratie cette mission d'équilibre des pouvoirs elle n'est plus assurée et c'est pour ça qu'on peut toujours essayer d'inventer des bidules et des machins des conseils ou des conférences citoyennes mais si la culture démocratique n'est pas là en premier lieu parce qu'il peut y avoir une intention parfaitement cynique de la part d'Emmanuel Macron avec le Conseil national de la refondation si se dit de toute façon pour reprendre l'expression de Marine Le Pen ça va être la ZAD a raison de la présence de beaucoup de députés de l'anus c'est d'une pierre deux coups de dire on va faire un truc qui sera en amont ou en consultera les partenaires sociaux et puis des citoyens tirés au sort et puis ça sera le moyen de délégitimer et le Sénat qui est tenu par l'opposition et l'Assemblée nationale mais oui mais le problème c'est que quand vous êtes la moyenne des électeurs ne s'intéresse pas à ce genre de détail là sauf qu'ils sont bien qu'on n'est pas regardé pendant le covid il y a pas eu beaucoup de contrôle de l'action de l'exécutif sur le Stade de France on l'a vu le Sénat a fait un peu son travail le Sénat fait quand même régulièrement son travail soit avec des commissions bancaires soit en l'occurrence c'était les études avec il a été établi que le professeur Salomon avait menti devant la commission au parlementaire du Sénat il est toujours le directeur général de la santé j'ai à partir du moment où il y a pas de principe de responsabilité dans les institutions françaises à partir du moment où il n'y a pas d'équilibre des pouvoirs on pourrait le décliner sur beaucoup de choses y compris sur l'autorité l'indépendance de la justice la conseillère justice de Monsieur Macron qui est nommé première présidente du tribunal de Bastia parce que elle sait elle-même autant inscrite dans la liste où elle était dernière enfin il y a beaucoup de choses qu'on pourrait dire mais ça c'est un défaut de culture démocratique et pas spécifique à Monsieur Macron c'est finalement l'ensemble de la classe politique française qui s'est enfin qui a fini par qui s'est résigné à ça parce que le contrôle du Parlement les la constitutions existent les oppositions pourraient le faire bien plus qu'elles ne l'ont fait j'ai un constitutionnalisme intervenir la force alors le problème si vous voulez c'est que le endroit parlementaire on a quand même minoré le poids des oppositions et donc à partir de là dès le moment où vous avez une majorité disciplinée pléthorique ce qu'est la logique en réalité et du mode de scrutin et du télescopage des calendriers et bien vous avez une majorité qui tient l'Assemblée nationale qui incarne le Palais Bourbon et comme le Sénat un pouvoir de contrôle mais pouvoir comme relativement limité parce que vous pouvez pas renverser le gouvernement et bien vous avez une sorte d'exécutif qui se sont poussés des ailes et qui n'a plus réellement à rendre de compte au Parlement or je rejoins ce qui a été dit les électeurs vont voter quand ils pensent qu'il y a un enjeu or regardez les dernières élections américaines ça c'est intéressant les Américains sont très abstentionnistes mais là il y avait un enjeu il y avait Donald Trump vous votez pour Donald Trump ou contre Donald Trump mais ça paraît quand même comme engageant un peu l'avenir des États-Unis donc les Américains vont voter quand vous pensez que les élections légatives ne vont rien changer parce que le Parlement n'a pas de pouvoir ce qui est très faux en droit le président de la République n'a que des pouvoirs d'exception le vrai pouvoir il est au gouvernement responsable devant le Parlement mais le fait que ça ne fonctionne pas comme ça pourquoi parce que vous avez de majorité pléthorique je parle pas que de celle présente et des prêts de mais également des précédentes qui est aux ordres et qui répond aux ordres de l'Elysée donc des moments vous obtenez l'Élysée vous tenez le palais Bourbons vous tenez matinignon quel est l'enjeu d'aller voter pour les législatives si demain vous changez de système que vous avez par exemple une proportionnelle des accords de coalition et où tout d'un coup et bien il y a un enjeu à ces élections où ça peut changer justement la politique qui est menée dans le pays forcément vous avez une repolitisation et si vous avez une repolitisation bah pour beaucoup de Français il y a une raison d'aller voter alors je voudrais qu'on ouvre maintenant le chapitre consacré c'est l'interview l'extralité à bedboard qu'on a entendu tout à l'heure on va pas la réécouter mais ces hésitations auxquelles on a tous assisté Jean-Sébastien falou hier soir au sein de la majorité présidentielle Isabelle borne d'autres ministres sur les consignes de vote en cas de duel entre le rassemblement national et la nuque comment vous vous avez réagi hier soir en insistant à ce à cette valse hésitation c'est assez confondant pour deux types de raisons d'une part que la majorité actuelle en tout cas sortante n'est pas anticipée que la configuration allait se poser c'est pas très difficile à consommer quelques circonscriptions et le deuxième point est par ailleurs la solution qui a finalement été abordée en disant pas une voix à l'extrême droite pourquoi pas mais finalement la nuse ça paraît relativement acceptable et ça à mes yeux c'est une forme de mépris social de racisme social parce que je vois pas particulièrement en quoi le rassemblement national on peut ne pas du tout partager ni les valeurs ni le programme ni les intentions du rassemblement national mais je ne crois pas que le rassemblement national soit un danger pour les institutions qu'il se projette dans autre chose que les institutions républicaines et au-delà de ça quel est le sens de permettre à un parti de se présenter si on considère que il est un danger pour la démocratie et finalement vis-à-vis la nuque de ne pas de faire semblant de passer en rendre compte mais pourquoi parce que qui sont les électeurs de la nuque sont pas les contrairement c'est pas le peuple quoi que ça veuille dire d'ailleurs ce sont les quatre chutes des grandes villes où est-ce que la nuque s'est élue elle est élu dans le centre de Paris de Bordeaux de Strasbourg elle est élu fin ce sont les bourgeois et les enfants de bourgeois alors oui pas des arrondissements les plus bourgeois mais c'est une sociologie qui ne correspond pas exactement à ce qu'on a au discours qu'on en tient sur les plateaux et donc il y a une espèce comme je disais de méprises sociales parce que d'un côté il y en a ils ont eux ils ont le droit d'être antisémites ou de flirter avec l'antisémitisme ils ont droit de dire ouvertement que le troisième tour ce sera dans la rue ce qui est quand même un appel à l'insurrection enfin en tout cas moi à mes yeux ou à mes oreilles c'est un appel à l'insurrection je n'entends rien de tel chez le rassemblement national on peut discuter de la compétence de Marine Le Pen on peut discuter encore une fois des valeurs du rassemblement national je ne les défends pas en soi je vous dis juste que ce deux points de mesure il est très révélateur de la démocratie censitaire finalement dans laquelle on s'est installé et le macronisme n'est jamais qu'un produit pour élite fatiguer la démocratie intéressante analyse je suis pas sûr que tout le monde soit d'accord Mathieu pour une autre raison c'est à dire que on peut être cours ou contre le Front républicain Jean-Sébastien il est contre certains peuvent être pour mais on peut pas mais on peut pas tous les gens qui sont censés on ne peut pas être pour quand ça vous arrange et contre quand ça vous dérange or c'est exactement ce qu'il y a de la sentiment qui a donné ce pouvoir c'est-à-dire à draguer ouvertement courtisé les électeurs insoumis pour faire barrage à l'extrême droite au nom du Front républicain Emmanuel Macron dit mais plus personne n'en parle les médias font pas leur boulot etc etc et puis un mois et demi plus tard quand la menace ne vient plus d'extrême droite mais de la nupes ou de la Nupe là dire Ah bah non il y a plus de front républicains qui tiennent on voit les extrêmes de dans chaque camp c'est pas possible ça manque de cohérence et c'est pas ça manque de colonne vertébrale mais ça manque de cohérence mais ça témoigne en réalité d'une position qui est à la fois extrêmement avantageuse et en même temps extrêmement compliqué de aujourd'hui on sent parce que avec le mode de scrutin qui est neutre ensemble un avantage structurel s'il se retrouve au présidentiel législatif contre le rassemblement national il varier sur un report des votes de gauche s'il se retrouve face à la dupesse il peut parier sur un report de voix de la droite donc cette position structurelle arrange ensemble cette position structurelle fait que aujourd'hui même si la nuit Pesse est ensemble sont dans un mouchoir de poche il est assez probable pour ne pas dire certains que au bout du compte ensemble est beaucoup plus de députés que la nuit pèse le désavantage d'une telle position c'est que ça vous oblige à ne pas réellement avoir de logiciel politique il faut être capable de jouer sur le castor de droite sur le castor de gauche de dire un jour j'ai des valeurs communes avec le rassemblement national parce que malgré tout la nuit Pesse est horrible le lendemain dire non mais la nuit pêche en réalité on a des valeurs communes souvenez-vous Richard Ferrand qui aujourd'hui explique l'inverse parce que le rassemblement national et le diable donc cette position centrale vous oblige à ne pas avoir de logiciels politiques ça vous donne une majorité quoi qu'il arrive mais je rejoins ce qui a été dit tout à l'heure c'est fondamentalement délétères pour la démocratie quand on regarde justement sur l'impossibilité politique dans laquelle et la notamment à cause de son mode de scrutin si nous avions un scrutin à la Britannique une inominale majoritaire au premier tour c'est à dire que les élections pour le coup ce serait fini hier soir donc quand on regarde qui est arrivé en tête c'est celui qui arrive en tête qui remporte le ciel il y aurait quoi il y aurait 204 députés ensemble il y aurait 194 députés de la nuit il y aurait 111 députés du rassemblement national 52 députés LR et le reste mais ça veut dire il y a pas de majorité possible il y en a pas là vous allez me dire si on était dans un système à la Britannique les parties ce serait organisées autrement mais justement c'est là où la question devient intéressante et c'est là où je rejoins ce que disait Benjamin Morel sur la question du logiciel politique parce que vu que c'est impossible ensemble n'aurait pas de moyens d'avoir de majorité donc il faudrait bien que soit il décide d'être un parti de gauche on allant chercher y compris plus à gauche dans la nuque soit il décide d'être un parti de droite en allant chercher plus à droite y compris sur une partie du rassemblement national et peut-être que là ça forcerait justement des logiciels politiques ne soient pas que des logiciels finalement sur votre reposant sur le vote utile parce que comme je vous le disais c'est pas Emmanuel Macron soit ou que il est une majorité ou non le sujet c'est que c'est un vote qui est devenu censitaire parce que selon votre sociologie vous êtes avantagé ou non par le mode de scrutin et ça c'est profondément gênant je vous parle pas selon vos opinions politiques parce que ça il arrive qu'on soit dans la majorité dans la dans la minorité mais selon votre origine sociologique vous êtes ou non interdit de représentation et ça c'est profondément toxique alors ça va sur cette absence non parce qu'il y a finalement une consigne de vote mais c'est c'est hésitations autour des consignes de vote autour de ces c'est une soixantaine c'est le choix de mémoire 61 alors oui je suis plus j'ai vu j'ai vu 59 j'ai vu 61 bref on va dire autour de 60 duels entre le rassemblement national et la nouvelle union populaire écologique et sociale il y a il y a peut-être une explication qui se trouve tout simplement dans l'hétérogénéité de la nuque dans quel nu pour enfin de quelle gauche on parle quoi de qui parle-t-on c'est un véritable ovni moi je pense la en soit elle a quelques semaines d'existence et on connaît pas exactement quel est le programme c'est surtout une union une coalition clairement parce que c'est difficile aussi d'avoir un discours commun et unitaire et homogène pour l'ensemble des circonscriptions concernées et c'est vrai que c'est pour ça que le cas par cas il me semble que c'est en même temps avec le rassemblement national je vous assure qu'on ferait pas la distinction entre s'agissait-il de quelqu'un qui venait à l'origine de l'UDF ou quelqu'un qui était vraiment rassemblement national on dirait le Front républicain est valable pour tous les gens qui ont fait alliance ensemble voilà la seule chose que je voulais rajouter aussi c'est que aujourd'hui ça montre encore un décalage entre l'opinion des Français et les voix qui s'expriment en politique pourquoi parce que aujourd'hui dans l'opinion des Français le RN ne représente pas un danger les idées du RN sont de plus en plus en accord avec ce que pense la population française et donc en faisant ce genre de et en ce genre de décision je pense que ça montre encore un décalage qu'on le veuille ou non et qu'on soit d'accord ou pas avec l'opinion des Français et sans qu'on explique vraiment les raisons pour lesquelles on prend cette décision là et cette position là effectivement d'un front républicain uni que d'un côté et pas d'un autre voilà et encore une fois la question du sens de ces actions politiques et là moi je comprends aussi les citoyens au bout d'un moment de dire bah moi je comprends plus rien et tout dernier mot là-dessus parce qu'il nous reste plein de thèmes pour regarder la surdité des étiquettes politiques la deuxième circonscription de la Marne c'est magnifique cette histoire il y avait une candidate sortant enfin une députée sortante de la majorité présidentielle actuelle qui pensait qu'elle allait être candidate et puis le dernier jour assez rendu compte qu'elle n'était pas réinvesti personne n'avait songé à prévenir une candidate venue de LR a été investie pourquoi c'est l'ancienne circonscription de Madame Vautrin donc peut-être pour la consoler de ne pas avoir été nommé à Matignon cette candidat devenue de LR qui parvient avait demandé l'investiture de LR et criminel dans laquelle demander l'investisseur de LR en disant qu'elle serait vraiment très LR et pas du tout Macron compatible et donc ces deux candidates se sont présentés l'une contre l'autre pour la majorité présidentielle les deux ont pris l'étiquette horizon les deux les deux ont pris l'étiquette horizon le maire de Reims a dû faire une conférence de presse pour qu'il lui-même horizon pour dire qu'il appelait ni pour lui ni pour l'autre et l'histoire continue encore mais je vais m'arrêter là mais quand vous voyez aussi peu de dignité finalement de la part de ces gens qui jouent sur leur destin ou sur leur petit calcul personnel et absolument pas sur ce qu'il y a derrière une étiquette politique pas non plus s'étonner que derrière les Français en tirent la conclusion c'est pas très intéressant de se déplacer pour départager entre Zébulon et bidulette elle se sont reconnues [Musique] rejoindre les républicains rebonsoir Jérémy les républicains qui se réunissaient cet après-midi en comité stratégique que s'est-il dit quand on le rappelle les républicains ont terminé quatrième de ce premier tour des élections législatives avec 10,42% des voix loin derrière le rassemblement national alors les LR limitent la casse mais l'heure est toujours à l'humilité en interne après le très faible score obtenu à l'élection présidentielle très peu de prise de parole aujourd'hui au comité stratégique où l'on a vu notamment François-Xavier Bellamy Xavier Bertrand Gérard Larcher et Valérie Pécresse premier enseignement de ce conseil la consigne de vote pour dimanche alors pas demain tendue directement vers la coalition ensemble mais le président DLR Christian Jacob appelle ses électeurs à nouveauté ni pour le RN ni pour la nuque dans les cas où le parti est absent du scrutin on l'écoute on voit bien que nous sommes aujourd'hui le seul vote utile une opposition utile qui sera jamais dans les outrances ni dans les excès mais qui sera déterminé pour voter amender des réformes qui pourraient aller dans le bon sens et pour s'opposer durement à celle qui auront à contresens de ce que l'on de ce que l'on souhaite et de ce qui est souhaitable pour le pays sur notre position elle est conforme à la ligne qui a toujours été celle de notre une famille politique aucune voie sur la ne doit se porter sur les extrêmes le parti lierre qui se pose aussi en arbitre de la nouvelle législature où il est républicain compte bien peser au Parlement dans les cinq prochaines années même s'ils vont sans doute perdre presque la moitié de leur députés ont compté 101 député républicain élu en 2017 et on espère désormais au sein du parti entre 55 et 65 députés élus dimanche en cas de victoire d'ensemble Christian Jacob assure que les députés de la droite agiront pour réformer aux côtés de la majorité présidentielle il voteront lorsque les textes seront constructifs selon lui et s'opposeront si ce n'est pas le cas pour cela il compte sur la majorité au Sénat bien évidemment mais aussi sur les amendements à l'Assemblée écouter le des amendements des propositions et bien après seront retenus où elles ne le seront pas mais nous serons en situation de faire bouger un certain nombre de textes et notamment de réformer notre pays ce qui aujourd'hui vaut sanctions pour la République en marche c'est cette politique de l'immobilisme et de vouloir embrasser large à chaque fois et on voit bien que nous avons une majorité immobile pendant 5 ans et nous sommes en situation de pouvoir faire bouger cela est-ce qu'on sait sur quelle réforme le partenaire souhaite intervenir à Christian Jacob l'a évoqué en partie cet après-midi et l'air souhaite intervenir notamment sur les textes concernant le pouvoir d'achat la sécurité l'immigration mais aussi la santé mais on imagine également que la réforme des retraites prévues pour l'été 2023 sera au centre des débats et des accords entre la droite et la majorité présidentielle si elles l'emporte dimanche merci beaucoup Jérémy Mathieu c'est quand même l'un des paradoxes de ce de ce résultat quoi c'est à dire on peut imaginer on va être prudent et on a commencé ce débat en étant très prudent sur les projections mais que LR voit son nombre de députés quasiment divisé par deux et pourtant ça va être un groupe qui va peut-être peser mais c'est un groupe qui va compter c'est un groupe qui va compter si on ne la macronie n'a pas de majorité absolue majorité relative sinon pour le coup il ne compte plus et d'accord ils seront éparpillés de façon puzz mais sinon ils vont compter évidemment parce que je le disais tout à l'heure ils vont être faiseur faiseur de loi c'est eux qui vont donner leur accord on verra en gros la majorité actuelle si jamais la majorité relative va être contrainte d'aller chercher des des députés à sa gauche ou à sa droite à sa gauche c'est très compliqué parce que la nuit pèse ne fournira pas de de de de voix peut-être selon un texte ou de symbolique mais on les voit pas faire le jeu du gouvernement on raille d'ailleurs souvent la majorité Playmobil mais on est aussi en France une opposition Playmobil qui vote systématiquement non à tout ce qu'on propose les autres vont oui il y a tout à tout ce que le gouvernement propose donc ça va être compliqué lorsque 70% des textes avec les frondeurs mais donc il peut il peut aller chercher un petit peu à gauche et dissident de gauche s'il y en a des chaussures démocrates dont on parlait tout à l'heure mais surtout la majeure partie du Vivier elle se situe évidemment à sa droite ce qui va le déporter sur sa droite et ce qui va colorer sa politique de machin différente oui ça va de toute façon être compliqué parce que prenons deux hypothèses l'hypothèse majoritaire absolue vous allez avoir déjà horizon et le modem il est pas sûr qu'au Horizon est le modem soit des partenaires de coalition tout à fait calme de tant qu'ils ont pas forcément été très très contents et des investitures et des nominations gouvernement être sur la possibilité de rectifier le tirs maintenant qu'un nouveau gouvernement va être nommé un remaniement etc mais quand même vous avez un Édouard Philippe et un François Bayrou qui se verrait bien calife à la place du calife par ailleurs au sein de la majorité vous allez avoir des députés la reine qui vont se dire après Emmanuel Macron qui ne pourra pas se représenter en 2027 moi je n'ai aucune chance de repasser donc je suis libre je fais ce que je veux vous n'avez d'autres qui vont dire si je veux repasser et si je veux avoir un nouveau mandat il faut que je trouve un nouveau cheval pour 2027 ça va très rapidement créer des tensions au sein de la majorité dans ce cadre avoir quelques soutien LR peut être profitable si évidemment vous n'avez pas de majorité absolue là ça devient encore plus complexe parce qu'en réalité on a beaucoup le précédent Rocard et votre petit reportage a bien introduit la chose en disant que regarde c'est pas reproductible c'est pas reproductible pour deux raisons d'abord parce qu'à l'époque vous aviez des groupes qui structurellement s'abstenaient les communistes et les centristes et donc quand il y avait une motion de censure ces groupes-là ne la votaient pas donc même si des textes pouvaient ne pas passer et bien vous n'aviez pas de motion censure qui pouvait passer or là pour le coup et bien si elle est décidé de voter une motion de censure bye bye Elisabeth borne donc il faut au moins que LR soit tenue de s'abstenir en cas de notion de censure par ailleurs tenir texte par texte peut-être mais Michel Rocard avait un usage immodéré du 49 alinéa 3 depuis 2008 ce n'est plus possible donc on rappelle la règle donc il y a un 49 alinéa 3 par session plus les projets de loi de finance à projet de loi de financement de la sécurité sociale grosso modo par an quoi alors parents vous avez une session ordinaire qui va qui court 1er octobre jusqu'au 30 juin et ensuite vous pouvez jouer là dessus vous avez des sessions extraordinaires et donc pendant l'été vous pouvez faire passer quelques textes supplémentaires grâce aux sessions extraordinaires donc mais ça vous fait pas évidemment un programme de législature donc structurellement ce serait un gouvernement qui serait dans l'impossibilité d'appliquer son programme sans avoir le soutien structurel d'au moins quelques députés de 6 là et donc de fait des facto un accord en in ou un off avec LR serait indispensable Jean Sébastien Ferjoux sur ce je vous donne la parole s'apparer sur ce destin paradoxal des lèvres qu'est-ce que ça vous inspire j'ai un peu en trompe l'oeil en réalité parce que dans la pratique de Michel Rocard au-delà des différences institutionnelles il y avait aussi le fait d'arriver avec un texte par exemple en disant regardez on est là mais si vous voulez si vous on vous donne ça votez pour nous en réalité dès le départ il voulait aller au sac quoi donc il y avait une part d'entourloupe notamment vis-à-vis du groupe centriste de l'époque du groupe CDs de l'époque qui on faisait des promesses en réalité c'est ce qu'ils auraient voté ce qu'on aurait proposé de toute façon mais surtout j'ai l'impression qu'on est dans une période où les parties sont plus attentifs à l'opinion c'est-à-dire regarder sur le covid les parties ils ont pas réfléchi à quel était leur posture à eux sur les libertés publiques sur X ou x mesure de politique sanitaire ils ont regardé ce que les Français ont pensé dans les sondages avant d'en tirer la conclusion de l'attitude qu'ils adoptaient devant le Parlement et je pense que ça serait un peu la même chose c'est comme on est sur une politique réduite au hashtag je sais pas quoi on fait un signal justice enfin pouvoir d'achat ou justice sociale ou sécurité ou c'est un peu réduit à ça en réalité et donc si c'est équilibre des finances publiques bah oui les LR sont un peu contraints d'aller dans ce sens là sauf à ce qu'ils sentent qu'à ce moment là les Français et les Français de droite en particulier et dans un autre sens parce que le vrai sujet va être celui qui évoqué Benjamin Morel Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter donc la question de la succession va se poser très vite donc elle va se poser au sein de ce qui serait sa propre majorité comme elle va se poser au sein de ceux qui auraient vocation à vouloir lui succéder mais ils seront bien obligés de se distinguer les uns des autres c'est ces gens là donc le début du quinquennat sera à mon avis assez différent de la fin parce que là ils ont tous un théâtre à essayer de marquer le plus leurs différences par rapport aux autres et alors ça va il y a quand même un cas de figure et Mathieu l'a évoqué quand j'ai posé la question c'est la possibilité qui existe encore c'est que Emmanuel Macron enfin ensemble obtiennent une une majorité absolue à l'Assemblée nationale on même si effectivement quand on prend le bas des fourchettes des différents instituts on voit que ça va peut-être être difficile pour Emmanuel Macron d'y arriver mais c'est encore une vraie possibilité absolument c'est pas du tout acquis contrairement à 2017 ou effectivement entre les deux tours on s'était dit bon là a priori il y aura pas de problème là ça va être beaucoup plus serré mais ce n'est pas exclu non plus et juste pour revenir sur sur tout à l'heure je pense que c'est un scénario effectivement que la République les républicains agissent deux concerts de façon homogène et décide tous ensemble de soutenir ou pas certains textes mais ma crainte c'est qu'il y a quand même plus de leadership vraiment fort au sein des républicains et que ma crainte est surtout qui se divise pendant ce pendant exactement c'est 5 ans à venir et que on assiste à vraiment la finalisation enfin là voilà là la fin réelle de des républicains aujourd'hui en France sans qu'ils arrivent vraiment à agir comme un groupe homogène en soutien ou contre la logique quand même dans un régime où bien Parlement on est dans un régime semi présidentiel en France ça serait qu'il y ait des négociations par exemple que les républicains disent ok par exemple nommer un garde des sceaux Corinne politique pénale plus stricte que celle mise en place pendant le premier quinquennat et là vous avez notre soutien ou alors engageons-nous sur un programme sur quelques textes fondamentaux mais le sujet c'est qu'on ne sait même pas ce que veut faire Emmanuel Macron parce que dire on veut faire une réforme des retraites ça veut dire tout est rien une réforme des retraites mais c'est ça probablement entre guillemets la plus grande inflexion qui va être celle de ces législatives c'est que la présidence jupiterienne elle va être beaucoup plus difficile à mener Jupiter arrive il convoque la presse et il dit maintenant le prix mais justement il va être obligé de convoquer au moins les dieux d'Olympe à chaque fois qu'il fait une proposition c'est à dire qu'il va devoir demander à Bayrou à Philippe si ce qu'il propose peut-être peut passer au Parlement et éventuellement les différentes compositions composants de la majorité éventuellement et je suis d'accord avec vous il va falloir faire attention à quelle va être la composition du groupe LR si vous avez une composition qui majoritairement tire du côté directionty c'est pas la même chose que si vous avez 20 30 députés qui en fait sont plutôt Macron compatibles si jamais il y a des possibilités de faire des débauchages individuels et que ensemble n'a besoin pour combler ses effectifs que de 10 ou 20 députés ça peut marcher si en revanche il faut aller beaucoup plus loin si ensemble est dans une situation profondément fragile en début de quinquennat pour lier aux élections parce des perditions la République en marche a perdu beaucoup de députés entre 2017 et aujourd'hui à ce moment-là il faut envisager un accord de coalition plus large et évidemment faire un accord avec Damien Abad c'est bien gentil faire un accord avec Éric Ciotti c'est un peu plus c'est un peu plus compliqué tout est toujours un peu relatif quand on voit des députés qui étaient parmi les fers de lance de l'opposition Emmanuel Macron chez les républicains constance le gris par exemple ou Guillaume l'arrivée qui sur les débuts du quinquennat avait été très dur et finalement ce sont retrouvés très Macron compatible voire investi par la majorité enfin la possible majorité macronienne donc je suis d'accord avec vous sur oui ça n'est pas la même chose si c'est plutôt lalioti mais sur les individus on a vu que tout était possible finalement on va terminer là-dessus on s'était dit qu'on allait parler d'Éric Zemmour c'est symptomatique finalement on l'a pas fait donc on se garde peut-être ça pour pour mercredi Mathieu merci à tous d'avoir participé à ce débat
Jean-Luc Mélenchon