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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 19 janvier 2026 34 min

Ordonnances ou 49.3 : Le dilemme de Sébastien Lecornu

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:36
Locuteur 7

L'accès des entreprises américaines au marché public européen.

0:39
Sébastien Lecornu

Autre actualité, c'est le lancement aujourd'hui de la plateforme Parcoursup.

0:42
Locuteur 7

Oui, Parcoursup, c'est la plateforme d'orientation vers l'enseignement supérieur. Les lycéens vont pouvoir dès aujourd'hui formuler leur vœu d'inscription dans certaines filières et certaines écoles. Une période qui suscite de l'angoisse pour les lycéens. C'est à la une journal Le Midi Libre. Le journal Le Télégramme choisit, lui, de s'intéresser au manque d'attrait des lycéennes pour les filières scientifiques et propose le portrait de plusieurs étudiantes qui ont osé le choix des sciences et qui sont désormais promises de belles carrières d'ingénieurs.

1:11
Sébastien Lecornu

On ouvre une page municipale et la campagne d'abord qui s'accélère à Pau.

1:15
Locuteur 7

François Bayrou, l'ancien Premier ministre, a officialisé hier sa candidature à un troisième mandat à la tête de la ville béarnaise et il a attaqué tout de suite ses opposants qui ont selon lui la volonté de détruire tout ce qu'il a mis en place dans cette campagne à Pau. Sept candidats feront face à l'ancien Premier ministre François Bayrou avec une gauche qui part en ordre dispersé, c'est-à-dire dans le journal La République des Pyrénées.

Et puis à la une du journal Sud-Ouest, les élections municipales à Bordeaux avec un duel entre le maire écologiste sortant Pierre Romic et Thomas Cazenave, ancien ministre macroniste et qui espère bien remettre la capitale girondide dans l'escarcelle de la droite et du centre.

1:52
Sébastien Lecornu

Alessante, c'est aujourd'hui le jour le plus déprimant de l'année.

1:55
Locuteur 7

Oui, comment ça va, Auriane, en ce moment ?

1:56
Sébastien Lecornu

Pour le moment, ça va. Il faut venir jusqu'à ce soir, du coup.

1:59
Locuteur 7

En tout cas, si ça ne va pas, c'est normal car c'est le Blue Monday, le troisième lundi de janvier, le jour le plus déprimant de l'année. C'est à la une du journal France Antille, le journal Antillais qui explique les différentes raisons de cette journée de la déprime. C'est le mois de janvier d'une manière générale. Et le journal explique que malgré le soleil dans les Antilles, cette déprime existe également en Outre-mer et qu'il y a un contre-coup des fêtes de Noël. C'est normal. Et la meilleure solution face à cette déprime, c'est de cultiver le lien social, notamment le lien avec ses proches.

2:31
Sébastien Lecornu

Ça, c'est une bonne idée. Oui, mais du coup, peut-être qu'on aurait pu être dispensé de travail, du coup, aujourd'hui. On aurait pu. On aurait pu. Alors, si vous avez le Blue Monday, Alexandre, vous avez une recette. Il y a les pizzas pour se réconforter.

2:41
Locuteur 7

Voilà, il y a les pizzas. Vous voyez, samedi, c'était aussi la journée mondiale de la pizza. Et le journal Lardonnay s'est intéressé aux pizzas les plus étonnantes de Charleville-Mézières. Et vous allez voir, Orianne, vous allez avoir l'eau à la bouche avec d'abord au menu une pizza aux nuggets sauce pommes frites. Voilà, pourquoi pas. Et puis ensuite, encore plus étonnant, une pizza aux pétales de bleuets, chutney de Mertille, avec du fromage le Morbier. Bon appétit. Oui, c'est très sophistiqué. Trop original.

3:10
Sébastien Lecornu

Oui, nous, on est pour… Mais bon, bravo à Charleville-Mézières. On va continuer, du coup, à parler de pizza. Ce sera l'histoire du jour. Championnat du monde de pizza acro-bratique. Vous saviez que ça existait ?

3:21
Locuteur 7

Non, je ne savais pas. Je vais essayer. Je vous raconte tout. Je vous raconte tout d'ici la fin de l'émission.

3:24
Sébastien Lecornu

Merci beaucoup. Merci, Alexandre. On poursuit le tour de l'info dans nos régions. Dans moins de 20 jours, le 6 février, débuteront les Jeux Olympiques d'hiver. Ce sera à Milan-Cortina. Et en 2030, ce sera au tour des Alpes françaises de les accueillir. La semaine dernière, l'Assemblée nationale a adopté une loi sur l'organisation de ces Jeux. Et pour en parler, on va dans les Hauts-Alpes, à Talar. Bonjour, Jean-Michel Arnaud. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes sénateur union centriste des Hauts-Alpes. Vous étiez le rapporteur de ce texte au Sénat, qu'il a également adopté. Est-ce que la version de l'Assemblée nationale vous convient ?

Est-ce qu'un accord va être trouvé entre les deux chambres ?

3:59
Locuteur 1

D'abord, je pense nécessaire de rappeler que depuis 1992, la France n'avait pas accueilli de Jeux Olympiques d'hiver. Et le pari gagnant des Jeux Olympiques d'été en 2024 a créé une dynamique positive pour l'organisation d'événements sportifs à caractère international. Et cette candidature est assez originale dans le sens où c'est l'ensemble des sites des Alpes françaises, quatre clusters qui sont organisateurs et non pas une ville, mais un territoire. Et en termes d'aménagement du territoire, cette dimension plus territoriale est évidemment un atout pour l'ensemble des Alpes françaises et au-delà la montagne française.

Pour répondre à votre question, le 24 juin dernier, le Sénat a adopté une première version de cette loi olympique. L'Assemblée nationale, la semaine dernière, par un vote solennel, a adopté sa propre version. Et quand on analyse les deux versions votées à l'Assemblée nationale et au Sénat, je pense que des discussions auront lieu, mais qui seront des discussions d'adaptation un peu plus techniques sur tel ou tel article.

Mais globalement, il devrait y avoir des voies de passage et d'accords entre les deux assemblées pour faire en sorte que rapidement, les organisateurs, le COJOP, la Solideo et au-delà le CIO et l'ensemble des partenaires, je pense aux deux régions, Provence-Alpes-Côte d'Azur et la région Auvergne-Rhône-Alpes, pourront avoir un texte cadre qui leur permettra d'accélérer et de mettre en œuvre tous les équipements, les investissements, la mobilisation à la fois de la population et des réseaux de proximité pour que les JO de 2030 soient également une réussite comme l'avaient été les JO de 2024.

5:43
Sébastien Lecornu

Et dans un tout petit peu plus d'un mois maintenant, Milan passera le relais aux Alpes françaises. Est-ce que vous êtes prêt pour ces JO ?

5:51
Locuteur 1

Les JO de 2030, vous savez, ont été accordés, attribués à la France le 24 juillet 2024, c'est-à-dire il y a un peu plus de 18 mois. Et nous avons la chance, à l'occasion de ces perspectives de JO de 2030, de pouvoir déjà réutiliser une grande partie des infrastructures, qu'il s'agira de remettre à niveau des JO d'Alberville de 1992. Et pour ce qui concerne Nice et les Alpes du Sud, les Hautes-Alpes, le Brionsonnet, nous avons à réhabiliter le Fort des Trois-Têtes à Brionson pour permettre d'avoir un village olympique performant et la construction d'une patinoire sur Nice et quelques aménagements également en Savoie et Haute-Savoie.

Mais l'ensemble des organisations sont en cours de finalisation. Le COJOP travaille avec un président, Edgar Gropiron. La Solideo, la société de livraison des équipements olympiques, est en place. Les recrutements sont aujourd'hui bien avancés. Et il nous reste à attendre avec une certaine impatience pour certains sites la carte définitive des lieux où auront lieu les JO. Mais globalement, tout le monde est mobilisé.

Et la loi olympique qui doit être arrêtée, votée par le Parlement, est un élément important parce que cela cadre à la fois les modalités d'organisation, une partie des conditions de financement, et je pense à l'article 5 en particulier, qui cadre aussi ce qui est important pour le débat public dans chacune de nos deux régions, les éventuelles contributions des régions en cas de déficit. Donc, plafonner à 75 millions d'euros dans la version de l'Assemblée nationale que le Sénat, je ne doute pas, en commission mixte paritaire, soutiendra. Et puis, évidemment, les délais sont courts. Il reste trois ans et demi pour avancer. Mais des appels d'offres ont été déjà lancés.

Des équipes se sont positionnées sur les différents équipements. Voilà, je pense que l'étape importante du vote de la loi sera franchie dans quelques semaines. La situation politique nationale n'a pas facilité les discussions avec l'instabilité que le pays a connue. Mais là, je crois que les choses sont en marche, sont en bon ordre. Et nous allons, je pense, réussir le défi de relever les enjeux de l'organisation de ces JO. Et s'il y a ici ou là des doutes, et c'est bien normal, les JO d'été à Paris ont démontré qu'après des pertes de doutes, de mobilisation, le succès populaire sera au rendez-vous.

Et maintenant, il s'agit aussi de mobiliser la population, les réseaux associatifs, le manque du sport, de l'environnement. Et les députés ont également proposé qu'une réunion physique ait lieu dans chacun des territoires pour discuter, échanger avec les organisateurs. Je pense que c'est un signe aussi envoyé par l'Assemblée nationale que le Sénat appréciera et reprendra aussi. Et je ne doute pas que la commission mixte paritaire conclurera tous ces éléments-là.

8:52
Sébastien Lecornu

Merci beaucoup. Merci Jean-Michel Arnault d'avoir été avec nous, sénateur centriste des Hautes-Alpes. Jean-Michel Arnault, vous parliez à l'instant de l'instabilité budgétaire. C'est le thème de notre club. Dans quelques secondes, avec nos éditorialistes, comment faire passer un budget sans être censuré ? Sébastien Lecornu va trancher aujourd'hui 49-3 ou ordonnance. Et après, ces annonces de vendredi, il pourrait bien échapper à la censure du Parti Socialiste. On voit ça avec Clémentine Louise.

9:17
Locuteur 8

Écartée à de multiples reprises, l'hypothèse du 49-3 semble aujourd'hui la voie la plus praticable. Cet outil a le mérite d'avoir déjà été utilisé, mais aussi de conserver dans le texte final des amendements votés au Parlement. Un moindre mal après des mois de travail, mais le Premier ministre doit s'atteler à trouver un nouveau compromis, car un 49-3 l'expose à une motion de censure qui précipiterait sa chute et celle du budget.

9:41
Locuteur 4

Ce qu'on peut tous déplorer, c'est que ce compromis ne puisse pas naître sur les bancs de l'Assemblée nationale et qu'il naisse à l'extérieur de l'Assemblée nationale, mais quand même avec des forces politiques qui sont toutes représentées à l'Assemblée nationale et les discussions se font avec les parlementaires.

9:56
Locuteur 8

Encore très fragile, le compromis semble néanmoins trouvé avec le Parti Socialiste, dont plusieurs mesures ont été reprises dans la copie budgétaire.

10:04
Locuteur 2

Il s'est montré unijambiste, le Premier ministre. Il a écouté avant tout les socialistes et il n'a pas écouté ce que portait le Bloc central. Ah mais maintenant, on ne va pas tergiverser. Donc il faut le voter ? Il faut avancer. Il faut adopter ce budget et en tout cas, s'il y avait une motion de censure, ne pas voter la motion de censure.

10:20
Locuteur 8

Vendez-vous contre un 49-3 il y a encore quelques mois, le Parti Socialiste voit désormais d'un bon oeil ce dénouement budgétaire possible.

10:28
Sébastien Lecornu

Il peut être critiqué dans la mesure où, quelquefois, c'était pour forcer une majorité. Là, il ne s'agit pas de forcer une majorité, il s'agit de constater qu'il n'y a pas de majorité et que donc l'article 49-3 est particulièrement approprié à cette situation.

10:42
Locuteur 8

Si le 49-3 était choisi, il pourrait être activé dès demain sur le volet recettes du projet de loi de finances, puis sur le volet dépenses et enfin sur le texte dans son ensemble.

10:52
Sébastien Lecornu

Et on va y revenir avec vous. Bonjour Yves Tréard. Bonjour Auriane. Bonjour à tous. Les vendus directeurs adjoints de la rédaction du Figaro IV. Bonjour Yves. Bonjour Auriane. Merci également d'être avec nous. 49-3 ordonnance Sébastien Lecornu va donc trancher. Est-ce que finalement, il a le choix politiquement

11:09
Présentateur

entre deux mauvaises solutions, Elisabeth ? Oui, c'est un peu ça. Il faut en finir de toute façon. Non, le 49-3 avait sa préférence, sauf qu'il y a renoncé sous la pression du Parti Socialiste. Maintenant, il doit le ressortir, donc s'asseoir sur une partie des promesses. Non, il faut en terminer avec ce feuilleton extrêmement délétère qui plonge quand même une partie de l'État dans la possibilité d'agir évidemment. Alors, 49-3, oui, ça permettrait quand même de respecter le Parlement puisqu'on sait qu'avec les ordonnances, on a un budget, un budget copie initiale rectifié ensuite par un projet de loi, mais on a un risque évidemment de froisser davantage les parlementaires.

Bref, 49-3 décidés dans les heures qui viennent, annoncés sans doute demain devant la représentation, discutés ensuite à l'occasion de trois motions de censure. Ce sont des mauvaises solutions. Est-ce qu'il aurait fallu qu'il le fasse plus tôt ? Évidemment, oui, oui, tout ça pour en arriver là. Il a essayé le compromis jusqu'au bout, il coûte de plus en plus cher. Les exigences du Parti Socialiste, on l'a dit depuis le début, c'était vrai sur la sécu, c'est vrai sur le budget de l'État, sont de plus en plus importantes.

On sait maintenant, c'est officiel quasiment, que ce sont les entreprises qui vont payer la facture de ce retard qui a été pris sur le budget par indécision ou refus obstiné de sortir ce 49-3. Finalement, quelle désolation.

12:43
Sébastien Lecornu

Est-ce que finalement, Elisabeth le disait, tout ça pour ça. Alors, on avait le sénateur socialiste Rachid Temal en début d'émission qui disait il y a 49-3 et 49-3. Là, ce n'est pas un 49-3 de blocage, c'est un 49-3 de compromis. Oui, oui, mais de toute manière, ils habitent ça comme ils veulent. Le 49-3, je n'ai pas oublié que pour eux, c'était un outil anti-constitutionnel depuis le début. Ça n'a pas changé, y compris pour l'ancien président de la République. C'est dramatique, mais on va vite passer dessus. C'est dramatique pour le discours politique. C'est dramatique pour la crédibilité des hommes et des femmes politiques de ce pays.

C'est dramatique pour le débat politique à venir, qui est malheureusement très abîmé. Et évidemment, tout ça fait les choux gras des extrêmes, aussi bien de M. Mélenchon que de Mme Le Pen. On en est là. Donc, le 49-3, il n'est pas, je dirais, comme ci ou comme ça. Il est, c'est un outil dont il fallait se servir depuis le début, puisqu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et le Premier ministre a plutôt bien joué son coup, d'ailleurs, parce qu'il a essayé, et finalement, il revient avec le 49-3. C'est vrai que ça coûte cher à la France. Mais est-ce que ça peut lui coûter cher, politiquement ? Est-ce qu'aux yeux des Français, il peut apparaître comme reniant sa parole ou pas ?

Non, je ne crois pas, parce que finalement, ça va passer. Tout ça va être oublié. On va rentrer dans les municipales très vite. et les municipales, après, ça sera la présidentielle. Et il aura réussi son coup. Il aura réussi quoi ? Il aura réussi à rester en place pour protéger le président de la République. Parce qu'il est là, le sujet. Le sujet, c'était de faire en sorte qu'il n'y ait pas de crise majeure et que cette crise débouche sur une remise en question du mandat, du deuxième mandat du président de la République. Ce n'est pas le cas. Et d'autant que maintenant, il y a plusieurs à appeler au 49-3.

De son camp au Parti Socialiste, on va écouter ce matin, Elisabeth Borne qui était sur TF1 et Boris Vallaud qui était élu sur RTL.

14:44
Locuteur 3

C'était à peu près écrit qu'il n'y aurait pas de majorité pour voter un budget. Il me semble que ça serait assez paradoxal au motif que le 49-3 ne serait pas démocratique de passer par une méthode où on tient à l'écart le Parlement et c'est le gouvernement qui agit seul.

14:58
Sébastien Lecornu

Donc à choisir, mieux vaut le 49-3 entre deux mots. Le 49-3 peut-être le moins pire des deux.

15:02
Locuteur 3

Ça me paraît effectivement le moins pire. Nous avons formulé une demande, que le Parlement soit respecté, que le débat parlementaire puisse avoir lieu. Vous avez dit pas de 49-3. Qu'il n'y ait pas...

15:11
Locuteur 4

Mais nous aurions aimé, comme nous avons fait sur le loi de finances et la sécurité sociale, aller au bout de cela. Mais il se trouve qu'il y a des forces politiques qui, depuis le départ, ne l'ont jamais souhaité, ne l'ont jamais même envisagé la possibilité du compromis. Nous sommes mis devant une forme de fait accompli en ayant fait, je crois, notre devoir de parlementaire depuis le début.

15:31
Sébastien Lecornu

Et ce que nous avons obtenu aujourd'hui pour les Françaises et les Français,

15:34
Locuteur 3

nous n'avons pas fait œuvre utile. Et je crois que, comme socialistes, nous avons fait œuvre utile.

15:38
Sébastien Lecornu

Voilà. Qui sort gagnant, qui sort perdant, Elisabeth ? Est-ce que Sébastien Lecornu, finalement, il a réussi son pari ? Un budget et, a priori, pas de censure. Et est-ce que le Parti socialiste a réussi le scientifique d'imprimer sa marque sur ce budget ?

15:48
Présentateur

C'est ce qu'il va vendre. Il est obligé de le vendre. C'est le prix de son affranchissement de LFI. C'est d'avoir obtenu, et maintenant, tout l'enjeu des municipales pour le Parti socialiste, qui va essayer de conserver ses baronies, ses villes. Ça va être de vendre ce que disait Olivier Faure, c'est-à-dire que nous avons amélioré la vie quotidienne des Français sur un certain nombre de points. C'est un enjeu capital pour lui, parce qu'encore une fois, il a divorcé de LFI. Durablement, je ne crois pas, mais en tout cas, il l'a fait à courte et moyenne échéance. Sébastien Lecornu posait la question. Je pense que les Français ne mettront pas à son débit le 49-3.

D'abord, les Français, ils sont contre le 49-3, mais ils sont pour qu'on ait un budget. Donc, je pense qu'au final, ils seront contents qu'on tourne la page. Et ensuite, le Parti socialiste, lui, franchement, il va tout faire pour ne pas dire que c'est lui qui a demandé le 49-3, après l'avoir réclamé sa disparition, sans le fait que le gouvernement n'y recourt pas. Mais je trouve ça indigne, la part du Parti socialiste, parce que dans le fond, ce qu'il gagne, c'est évidemment grâce au 49-3. Vous voyez cette contradiction ? Mais quel tambouille ! Alors, qui gagne ? Je pense que la stabilité du gouvernement, quand même. Le fait qu'on ait un budget tardif, mais qu'on ait un budget quand même.

5% encore une fois, ce sont les entreprises qui payent la facture. Il y a toujours quelqu'un qui paye la facture. Donc ça, dans la précipitation, c'est l'impôt sur les sociétés. Ce sont des baisses de charges qui avaient été promises, qui, sans doute, iront à la poubelle. Jusqu'à la prochaine fois, peut-être. Mais qui gagne ? Pas grand monde, franchement. Et les extrêmes au Parlement, effectivement, je pense que ça ne changera pas les rapports de force. Ça augmente le brouillard dans lequel on entretient les Français avec une politique illisible.

17:46
Sébastien Lecornu

Et on va voir ce qu'en dit Sébastien Chenu, le vice-président du Rassemblement national.

17:51
Locuteur 9

Il avait dit qu'il n'utiliserait pas le 49.3. Il va l'utiliser. Situation bloquée, dit-il. Oui, de son fait. On savait tout ça dès le début.

17:59
Locuteur 4

De son fait, lui, il pense que... Enfin, le pense. L'exécutif affirme que les saboteurs sont LFI et RN.

18:05
Locuteur 9

Non, mais ça, c'est la facilité. Nous, on est l'opposition. On n'est pas d'accord avec ce budget. On ne le vote pas. On ne s'est jamais caché.

18:10
Sébastien Lecornu

Le Rassemblement national, vous entendez la position. Est-ce que, finalement, aussi, ils vont sortir gagnants en apparaissant, comme ils disent, comme la seule opposition ? C'est ce que je vous ai dit tout à l'heure. Le grand gagnant, si on est dans la petite cuisine interne, c'est le Parti socialiste. Parce qu'en fait, c'est un budget du Parti socialiste, la combat, qui va être adoptée. Après, la tambouille telle qu'elle a été présentée, ça ne peut que profiter aux deux extrêmes, c'est-à-dire à LFI et au Rassemblement national. C'est vrai. C'est eux qui vont tirer les marrons du feu. Et on va très vite le voir. Alors, je ne sais pas si ça sera à l'occasion des municipales.

Ce n'est pas évident. Mais on le verra probablement à l'occasion de la présidentielle. Parce que pour vous, ça n'aura pas d'impact sur les municipales, ni pour le PS vis-à-vis de la France. Non, les municipales, il ne faut pas se tromper. C'est une élection locale. Et on risque d'ailleurs d'avoir une surprise tout à fait étonnante pour les municipales, mais qui sera déconnectée du vote du budget. C'est que les deux forces politiques déclinantes du paysage actuel, eh bien, ne s'en sentent pas trop mal. C'est-à-dire à la fois LR et le Parti socialiste. D'accord, il n'y aura pas d'impact sur les municipales

19:23
Présentateur

de cette institution ? Non, je ne pense pas. Mais quand vous dites le Parti socialiste sort gagnant parce qu'il a fait passer un certain nombre de mesures, sur le plan économique, c'est vrai qu'il pourra le dire, et puis c'est factuel. Il a fait passer des mesures 100% PS dans le budget. Je ne suis pas sûre que politiquement, les Français le perçoivent vraiment comme ça. Je ne suis pas sûre que devant un candidat PS, ils disent merci pour ce que vous avez fait pour nous dans le budget, parce que ce budget, il est illisible d'une certaine façon. Et le Rassemblement national, quand même, a montré aussi ses contradictions à l'occasion du débat budgétaire. Donc, il sort gagnant.

Il est de toute façon aujourd'hui tout profit, tout fait vente pour le Rassemblement national. Mais c'est l'ensemble qui bénéficie, c'est l'effet produit, l'image générale, le plan large qui profite au Rassemblement national. Si on regarde, si on focus sur les débats, le Rassemblement national, il s'est embêtré dans des contradictions. Il n'a pas tranché encore véritablement sa ligne. Et pour ceux qui regardent très attentivement, je pense qu'il peut aussi être considéré comme perdant à certains égards. Mais les Français perçoivent le plan large, comment voulez-vous ? Ça fait longtemps et ils ne regardent plus ce qui se passe dans l'hémicycle. Ça dure depuis combien ?

20:34
Sébastien Lecornu

Tout le fait qu'il est gagnant, qu'il soit gagnant.

20:36
Présentateur

Et alors à la fin, il gagne, effectivement.

20:38
Sébastien Lecornu

Et justement, on va parler des municipales. Les municipales du côté de Renaissance. Pour commencer, on va écouter Aurore Berger, qui était notre invité il y a quelques minutes, et qui critique quelque peu la stratégie de son parti de soutenir des candidats issus d'autres formations

20:52
Locuteur 6

plutôt que de miser sur son implantation locale. On l'écoute. En tout cas, moi, ce que je veux, c'est qu'il n'y ait pas le risque de l'effacement. On a des grands partis politiques qui, malgré des défaites très importantes des élections présidentielles, le Parti Socialiste ou les Républicains, ont survécu. Ils ont survécu, pourquoi ? Parce qu'ils avaient une base arrière. Et la base arrière, c'est quoi ? C'est une base arrière municipale, départementale, régionale. Que vous n'avez pas aujourd'hui ? Donc, c'est pour ça que nous, on doit impérativement construire cela.

Construire des alliances au niveau local, de manière à garantir d'avoir des yeux locaux, d'avoir, je l'espère, des maires, et ne pas prendre le risque de la division.

21:24
Sébastien Lecornu

Alors, il y a deux choses dans ce que dit Aurore Berger. C'est un, la nécessité d'alliance pour ne pas être effacée, qui est valable pour les municipales et pour la présidentielle. Et puis, le fait, finalement, que Renaissance risque un peu l'effacement local en n'ayant pas présenté plus de candidats sous sa propre étiquette. Mais personne ne sait qui c'est Renaissance. On n'a jamais rien compris, quoi. Les gens pensent que c'est encore en marche. Enfin, on n'en sait rien. C'est qui, Renaissance, d'ailleurs ? Je ne suis pas sûr que les gens fassent la différence entre Renaissance, Horizons. Tout ça, ça n'a aucun intérêt. Aucun intérêt, mais strictement aucun intérêt.

Et c'est pour ça qu'à mon avis, d'ailleurs, ces élections municipales vont plutôt faire le jeu de ceux qui sont identifiables, c'est-à-dire les LR et le Parti Socialiste. Renaissance, je suis désolé, mais il existe guerre sur le plan local. Il n'y a pas d'élan de parti, il n'y a pas de structure de parti, il n'y a pas un discours de parti. D'ailleurs, les partis sont tellement fatigués aujourd'hui que ça va être compliqué. Alors, Aurore Berger, je ne sais pas ce qu'elle peut escompter. C'est vrai qu'ils n'ont jamais réussi, mais jamais réussi, à s'implanter localement, jamais. Parce que ce n'était pas une volonté non plus du Président de la République.

Or, ce centre, ce bloc central, n'existe que par la volonté du Président de la République.

22:48
Présentateur

Et c'est particulièrement visible dans une ville comme à Marseille, ou même à Paris. On a en fait, à Marseille, c'est intéressant, c'est la droite contre la gauche. Avec effectivement Benoît Payan, le maire sortant, et puis derrière le LFiste de Logu, qui est un courtisan du pouvoir algérien au passage. qui fait plus de 10% dans les sondages. Et puis en face, on a le Rassemblement national, c'est un versement proportionnel. Le Rassemblement national, donc, l'extrême, qui est en tête, et derrière, la droite de Martine Vassal, soutenue par Renaissance. Il y a toujours un candidat qui soit droit de gauche soutenu par Renaissance. Il n'existe que par, effectivement, ses soutiens.

Mais rarement, voire jamais. On verra à Bordeaux, peut-être, mais rarement ou jamais en première ligne. Donc, de toute façon, ça va être passionnant. Ça va être parce que Marseille, parce que Paris, parce que des grandes villes peuvent basculer. Mais ce seront, là, des lectures, des événements nationaux. Vous vous rendez compte si Marseille, par exemple, d'asculer du côté du Rassemblement national ? Ce serait un événement considérable qui écrasera tout le reste. Et ce n'est pas impossible.

23:59
Sébastien Lecornu

– Et ce n'est pas pour rien que Marine Le Pen a choisi Marseille pour lancer la campagne municipale de son parti. – Ce n'est pas pour rien que Marine Le Pen a lancé, effectivement, la campagne municipale à Marseille. Il ne faut pas oublier que Marseille était la ville que visait, d'une certaine façon, Jean-Marie Le Pen. C'était vraiment là. Et puis, il y a un électorat qui est évident à Marseille. Ça va être bourrement intéressant. C'est aussi intéressant parce qu'à Paris, le Rassemblement national, là, il n'y arrive pas.

Et on verra s'il y arrive, enfin, si les nationalistes y arrivent à travers une autre figure qui est celle de Sarah Knafo, qui n'a pas tout à fait la même ligne que celle du Rassemblement national. Donc, non, Marseille, ça va être bourrement intéressant à suivre. – Et c'est aussi l'illustration, Marseille, d'une question qui va se poser aux Républicains. Faut-il, oui ou non, s'allier avec le Rassemblement national

24:57
Présentateur

dans l'entre-deux-tours pour battre la gauche ? – Oui, alors, parce que ça va être, au deuxième tour, il y aura sans doute des cadres angulaires. Et on aura effectivement la question des alliances à Marseille, donc qui va se poser. Que va faire LFI avec Benoît Payan ? Que va faire Martine Vassal, LR, avec… – Franck Alizio. – Avec Franck Alizio. – Bon, ça va être compliqué. Je ne vois pas très bien LR se pactiser avec Franck Alizio. Et donc, comment vont réagir les électeurs ? Est-ce que Delogu veut faire tomber le Parti Socialiste, comme c'est le cas dans d'autres villes ? Très nettement, est-ce que Chikiru veut faire tomber le Parti Socialiste à Paris ?

Il va y avoir des seconds tours qui vont être diablement intéressants avec chaque fois, parce qu'ils auront passé la barre des dix, quatre, cinq candidats. Et alors, c'est pour ça qu'il y a quand même du suspense, un suspense considérable. Et quand même, droite-gauche qui se reconstitue, et avec le Parti Socialiste et LR qui pourraient conserver, vous le disiez, le LR et le PS vont-ils conserver leur fièvre ? C'est deux parties de municipalités. Ils font 4,75% et 1,75% respectivement à la présidentielle pour LR et le PS. Et puis, au moment des municipales, ils se refont un peu la cerise. Mais non, Marseille, Paris, Lyon aussi… – Ah ben Lyon, c'est acquis !

26:25
Sébastien Lecornu

C'est acquis pour M. Aulas, ils vont perdre, les écolos vont perdre.

26:29
Présentateur

– Trois villes où il y a un changement de scrutin. Effectivement, il est une telle avance, Jean-Michel Aulas, à Lyon, on ne voit pas comment Grégory Doucet, qui a fait, alors juste par parenthèse, parce que c'était assez gourmand, enfin assez délicieux à entendre, il a fait une envolée lyrique en faveur de la police municipale samedi, Grégory Doucet en disant « Formidable la police municipale, formidable la police municipale armée », c'était extravagant. Voilà, il essaye d'augmenter la pente.

26:59
Sébastien Lecornu

– Maire de Lyon est donc candidat à sa succession écologiste, Grégory Doucet. – On va terminer en parlant de l'actualité internationale et de ce bras de fer entre Donald Trump et Emmanuel Macron et l'Union européenne plus largement. Donald Trump qui maintient ses menaces sur le Groenlandais, qui menace même maintenant les pays de l'Union européenne de droite droite. On va écouter ce qu'en disent le commissaire européen Stéphane Séjourné, ainsi que l'eurodéputé socialiste Raphaël Glucksmann. – Le Groenland ne sera jamais américain, il faut que le chantage cesse.

Je pense que l'administration américaine fait une erreur importante, c'est de tester les Européens sur deux principes, qui sont des principes fondamentaux de la construction européenne, qui est l'autodétermination des peuples et la souveraineté territoriale des États membres de l'Union européenne. Nous sommes au stade de la menace du côté américain, nous devons être au stade également de la menace au niveau européen. Et l'outil anticoercition est en quelque sorte une arme de dissuasion.

28:01
Locuteur 7

– Nous pouvons dissuader Trump d'agir si nous lui montrons que nous n'allons pas céder et que nous allons utiliser les leviers à notre disposition. L'Europe est le premier marché du monde. L'économie américaine dépend du marché européen. Les grandes plateformes numériques américaines dépendent du marché européen. Et donc ce qui nous manque aujourd'hui, ce n'est pas l'instrument de la puissance, nous l'avons, c'est la volonté de puissance, c'est la volonté de résister. Et pourquoi Donald Trump nous traite comme des serpillards ? Parce qu'il est convaincu que nous ne réagirons pas.

28:33
Sébastien Lecornu

– Est-ce qu'au-delà des mots, l'Union européenne va agir ? Emmanuel Macron pousse pour utiliser cet instrument anticoercition, une sorte de bazooka qualifié ainsi par l'Union européenne. Est-ce qu'elle va suivre ? Est-ce qu'elle va se lancer dans un vrai bras de fer avec Donald Trump ? – Elle y a intérêt, de toute manière, ça risque de très mal se finir, cette histoire, de toute manière, avec Donald Trump. Vous savez, Donald Trump, c'est un peu, pardon de la comparaison, mais c'est Idi Amin Dada à la Maison-Blanche. C'est exactement ça, j'ai couvert, moi, l'actualité ougandaise, et je peux en parler. C'est tragique, ce qui se passe est absolument tragique.

Vous savez, si l'inverse avait été, si par exemple la France ou l'Union européenne avaient décidé de s'emparer de l'Alaska, eh bien probablement que les responsables européens auraient été interdits de séjour aux États-Unis. Est-ce que vous imaginez que mercredi, Donald Trump, qui doit venir en Europe, on l'interdise de venir en Europe ? On en est là aujourd'hui.

29:32
Présentateur

La réponse est dans la question.

29:33
Sébastien Lecornu

Donc on en est là aujourd'hui.

29:34
Présentateur

On est trop faible face à lui ?

29:35
Sébastien Lecornu

Non, il faut absolument tenir. Alors on va voir si c'est un dispositif anticorps, si on peut marcher, je ne sais pas. Mais moi, je pense que le bras de fer n'est pas fini et qu'évidemment, il ne fait que commencer.

29:49
Présentateur

En tout cas, il commence. C'est quand même plus réconfortant du point de vue des Européens ou des Européens que les différents, les précédents épisodes. On réagit. Alors on ne réagit pas de façon unitaire. On est 27. Ah bah oui, comme d'habitude. Après, on peut prendre des décisions à majorité qualifiée et pas à l'unanimité. Mais pour l'instant, on voit les pays, et c'est heureux, la France, l'Allemagne. Alors les Britanniques sont associés à ce bras de fer qui, effectivement, répondent par la loi du talion. En tout cas, ils la brandissent.

Parce qu'effectivement, il y a des armes jusqu'à, effectivement, dans l'outil coercition, tel que, par exemple, plaidait l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, l'interdiction qui est faite aux industries américaines d'investir dans les marchés publics, candidater à des marchés publics européens. Donc on a des outils. Maintenant, il faut tenir, il faut être uni, et il faut voir, parce que vous faisiez là. Évidemment, une comparaison audacieuse avec Idi Amin Dada, parce que ça s'est terminé de façon tragique et farcesque. La démocratie américaine, c'est un peu la limite de la comparaison, et pas tout à fait le régime ougandais au départ. Donc on verra jusqu'où il va.

Il s'est dégonflé, Donald Trump, face à l'exigence des pays du Golfe, les pétro-monarchies, de ne pas vouloir qu'il vienne jouer dans leur backyard, dans leurs cours, il s'est dégonflé. Donc c'est un président qui peut reculer. Est-ce que nous, on a la possibilité de faire reculer Donald Trump ? La partie n'est pas jouée, mais au minima, on la joue. Et donc on verra si on arrive à...

31:35
Sébastien Lecornu

D'une certaine façon, il rend service à l'Europe, d'ailleurs, parce qu'il permet à l'Europe, tout comme Poutine l'a fait, parce que jamais l'Europe, finalement, n'a essayé d'exister face à Poutine il y a quelques années, enfin et maintenant, d'ailleurs, et maintenant que ça va être face à Trump.

31:50
Présentateur

On ne l'a pas vu, au moment de l'union des premières taxes douanières, on s'est quand même couchés.

31:55
Sébastien Lecornu

C'est vrai.

31:56
Présentateur

On se rappelle de Ursula von der Leyen en Irlande, qui va signer un contrat. On pourrait aujourd'hui prendre ce contrat et le déchirer, pour montrer aussi de notre détermination. Mais on verra jusqu'où on va, mais c'est mieux que si c'était pire. Il faut que de temps en temps, il y ait un verre à moitié plein.

32:12
Sébastien Lecornu

Allez, on va terminer par l'histoire du jour, beaucoup plus léger. Je vous rassure, l'histoire du jour, elle nous amène dans l'un. Est-ce que vous connaissez la pizza acrobatique ?

32:20
Locuteur 7

Ah, c'est quoi ça ?

32:22
Sébastien Lecornu

La pizza acrobatique, c'est une discipline très sérieuse, attention. Il y a même un championnat du monde qui se fait en avril. La pizza acrobatique, ça consiste à réaliser des figures acrobatiques avec une pâte à pittes. Alors, il y a les montres. Et dans l'un, moi, je ne sais pas du tout faire, mais Francesco Valente, que vous voyez sur cet article, il est pizzaïolo à Montréal-La Cluse, dans l'un. Et il s'y prépare avec assiduité à ses championnats du monde. Il a eu le déclic pendant le Covid. Ce n'est pas une discipline facile parce qu'il a mis un an avant de pouvoir faire quelque chose avec sa pâte à pizza. Il fait tourner la pâte ou il tourne lui ? Non, il fait tourner la pâte.

Et depuis 2023, figurez-vous qu'il enchaîne les trophées. Six au total de trophées. Il prépare activement les championnats du monde. Ça ne rigole pas, il s'entraîne une heure par jour, sauf le dimanche, parfois devant les clients qui sont demandeurs d'acrobatie. Il y a juste un petit problème, c'est la hauteur sous plafond. Pas facile quand on voit la pizza pour s'entraîner. On lui souhaite néanmoins bonne chance à Francesco pour les championnats du monde. C'est 14, 15 et 16 avril prochains au royaume de la pizza. Little. La Voix de l'Inc est un très bon journal. Exactement. Et c'est à lire dans La Voix de l'Inc. Merci beaucoup. Merci. Merci Elisabeth. Merci. D'avoir été avec nous.

Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain. Très bonne journée.

33:38
Présentateur

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