"Le Rassemblement national a toujours été ambigu dans ses relations avec la Russie" (Serge Cimino)
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« L'aide française à l'Ukraine, c'est entre 01 et 03 % suivant comment on comptabilise du revenu national. »
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« 2 milliards par an environ d'aide militaire directe de la France à comparé à 1700 milliards de dépenses publiques. »
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« Près de 90 milliards d'euros pour la période 2026-2027, soit 45 milliards pour l'an prochain. »
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« La France c'est 3460 milliards d'euros, l'Italie 3096 milliards, l'Allemagne environ 2800 milliards et l'Espagne 1698 milliards. »
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On voit bien que Marine Le Pen et on a entendu, elle ne souhaite plus euh de contribution française euh à l'Europe. Elle veut laisser tomber et finalement faire une sorte de frxite. Alors il il y a elle dit quand même une chose et son contraire à l'Assemblée nationale. Ces partisans quand ils sont en train de discuter du budget au même moment disent des choses quand même assez différentes, hein. Donc bon, c'est un peu difficile de suivre mais effectivement il y a quand même une position dure qui est une position de bras de fer, une position de nous allons arrêter le le système de financement européen.
Et si on écoute monsieur Tangy, en gros, on va aller vers un système de coopération des des pays, hein. que chacun ira en mettant l'argent qu'il veut sur les dossiers qu'il veut. C'est ça en fait qui se dessine. Et donc le la question de cette mise en commun de fond, la discussion qu'on avait précédemment hein via le cadre financier pluréannuel, mais en fait elle est complètement en retrait euh alors avec des chiffrages qui vont de 11 milliards de baisse de 11 milliards dans le budget à 5 milliards à peu près. Donc bon, on sait pas trop. Mais il y a vraiment l'idée de euh il faut qu'on arrête de
financer euh de manière sans avoir la main, hein. Donc c'est vraiment l'idée du retour d'une position souveraine qui fait que il faut qu'on reprenne la main sur les financements au lieu d'aller dans des politiques communes portées au niveau européen et qui permettent effectivement des effets de levier qui ont permis hein la trajectoire européenne sur le financement pardon juste sur le financement de de la France l'image que vous avez donné en fait comment ça s'explique la part donnée par chacun. Il y a trois éléments. Le principal, c'est le poids économique du pays. Donc en un, vous avez logiquement l'Allemagne. En de vous avez logiquement
la France, hein, et puis les donc c'est par poids du pays. Et donc effectivement, la France paye beaucoup. En terme de contribution nette, c'est pas très important. Il Bourdillon. Euh, il y a deux sujets. Il y a la contribution de la France au budget européen et là, malgré euh certaines roues de montade ou du moins certaines prises de position de Marine Le Pen, elle sort pas complètement du cadre. C'est-à-dire c'est pas le le frexite, c'est elle est elle aimerait bien reprendre la main sur certaines dépenses, mais elle ne dit pas "On va tout arrêter les contributions françaises." Et puis le deuxième sujet, c'est l'Ukraine où là elle dit "On coupe parce qu'on a plus les moyens." Alors bon, c'est assez amusant de voir que que qu'elle dit qu'on a plus les moyens
alors qu'elle a un programme qui sur certains gros sujets, notamment les retraites, ne va pas trop dans le sens de d'un d'une réduction du déficit budgétaire. Et pour parler de l'Ukraine, il faut quand même donner les chiffres. L'aide française à l'Ukraine, c'est entre 01 et 03 % suivant comment on comptabilise du revenu national. ce n'est pas vraiment pas grand-chose et euh donc 2 milliards par an environ d'aide militaire directe de la France à comparé à 1700 milliards de dépenses publiques. Si quelqu'un veut réduire les dépenses publiques et c'est ça peut être légitime pour réduire le déficit, il y a bien d'autres économies euh sur des des gaspillages publics, des programmes inutiles que de milliards. Sachant que cette aide à l'Ukraine permet à un pays
de se défendre vis-à-vis d'une Russie et que si elle l'Ukraine était submergée ou devait capituler, on imagine bien et malheureusement Marine Le Pen semble pas en avoir conscience que le Kremelin irait beaucoup plus loin et attaquerait d'autres pays de l'OTAN. Et à ce sujet d'ailleurs parmi les nationalistes, on peut noter la l'évolution de la position de Sara Knafo qui a dit euh là il y a 2 jours que euh il fallait absolument aider l'Ukraine face aux ambitions du Kemelin. Alors, on va regarder quand même le chiffre actuel, hein, du soutien financier à l'Ukraine. Près de 90 milliards d'euros pour la période 2026-2027, soit 45 milliards pour l'an prochain. Pour le moment, ces 45 milliards n'ont pas été encore provisionnés. Euh Anne-Sophie Alsif,
votre regard justement sur les propos euh du Rassemblement national. Est-ce que c'est très surprenant ? Est-ce qu'on s'y attendait ? Et quel impact ça peut avoir sur cette Union européenne qui on voit bien un peu partout et est déstabilisée politiquement par rapport à son aide à l'Ukraine ? Alors bien sûr qu'il y a l'aide à l'Ukraine, mais il y a quand même un autre sujet actuellement euh qui est quand même à mon sens essentiel, c'est celui des taux et c'est celui de la situation de la France sur ces taux d'intérêt. Là, ce qui est un petit peu compliqué avec ces débats en disant bah la France va peut-être sortir et on le voit, il y a d'autres partis qui ont été élu en Europe qui voulaient même sortir de la zone euro. Ça pouvait être le parti la position de certains
partis en disant on va sortir de la zone euro. On voit qu'on est plus du tout du tout du tout sur cette position. Pareil, on va moins payer pour l'Europe. Là, ce qui ce que l'on voit pour la France, c'est qu'on a un problème de taux d'intérêt qui est quand même énorme. On voit qu'on a une trajectoire d'endettement qui est très important avec des débats sur quelle sera la situation de la Banque centrale européenne, si les taux continue d'augmenter et dans ce contexte-là et bien on arriverait la France en disant bah très bien peut-être qu'on va être aidé, peut-être que on va faire des efforts ou un moratoire sur une partie de la dette il va y avoir en tout cas des discussions pour savoir comment on va assignir nos finances publiques et de l'autre côté on veut moins payer. Vous
voyez que là politiquement à mon sens ça va être très compliqué d'être un petit peu en mode passager clandestin parce que peuvent nous reprocher parfois nos partenaires en disant on bénéficie de l'Europe et de la zone euro pour s'endetter et pour bénéficier de tous les bienfaits et on veut bénéficier de tout ça mais par contre ne pas payer notamment sur la politique agricole commune qui est très important pour les amis d'ailleurs je pense que c'est allément d'avoir ce contexte là et c'est pour ça que les déclarations je pense on est rattrapé par la hausse des taux et c'est le cas aujourd'hui et et bien pourrait changer parce qu'on aura vraiment besoin beaucoup beaucoup de l'Europe si la situation se dégrade. Et la réalité de notre dette, d'ailleurs, je voudrais vous proposer de
regarder justement le niveau d'endettement de la France par rapport à ses collègues européens. Alors, la France c'est 3460 milliards d'euros, l'Italie 3096 milliards, l'Allemagne environ 2800 milliards et l'Espagne 1698 milliards. On est quand même les mauvais élèves de l'école. Oui, puis on va arriver à 3600 milliards, je crois. Mais je je vais revenir sur le changement de pied sur l'Europe parce que je disais au début de l'émission, il y a les particularismes nationaux et on en a un qui illustre bien, c'est le Rassemblant national. On parlait de la contribution nette. Si on regarde les chiffres de 2024, on donne à peu près 24 milliards et on a euh on touche 16 milliards. Donc on a un petit euh déficite de 9 milliards. En fait,
Marine Le Pen au départ, et vous l'avez dit, voulez réduire de 11 milliards comme ça en valeur absolue euh la contribution. En fait, elle est en train de dire, c'est ce qu'elle a dit mercredi à Bruxelles, que le maximum du différentiel entre ce qu'on donnerait et ce qu'on toucherait serait de 5 milliards d'euros. Pourquoi elle fait ça ? Parce qu'elle se rend compte que on ne peut pas décider seul de réduire la contribution à l'Europe. Donc le Rassemblement national, s'il arrivait au pouvoir en 2027 se rend compte qu'ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent sur l'Europe. Et puis après, il y a le débat sur l'Ukraine qui est un positionnement classique du Rassemblement national qui a toujours été très ambigu dans ses relations avec la Russie. Donc, on a à la fois un débat euh très européen,
enfin je pourrais dire franco-européen, puis un débat très national sur, regardez, nous vis-à-vis de l'Ukraine, on n' pas assez d'argent. Ben, on va et vous l'avez rappelé, on va toucher à ce qu'on donne à l'Ukraine, même si c'est euh c'est important, mais euh c'est pas ça qui va régler les fameux euh 3600 milliards de dette moins les intérêts de la dette. Donc on voit bien que ce débat qui se passe aujourd'hui à Bruxelles et c'est pour ça que Emmanuel Macron veut accélérer le calendrier, ils veulent aussi bloquer d'une certaine manière une marge de manœuvre qui est pas si grande que ça pour le rassemblement national. Alors que Marine Le Pen a dit "Je ne comprends pas qu'on puisse accélérer le calendrier. Attendez donc que j'arrive à l'Élysée pour boucler ce budget
européen." Donc on voit bien que si on parle du côté français de l'Europe et c'est parfois une bonne façon de regarder un petit peu ce qui se passe à Bruxelles, on voit bien que la présidentielle française pèse d'ors et déjà sur ce débat-là. Après la réalité économique des propositions du Rassemblement national sur cette baisse de la contribution, ça a changé en une semaine. Imaginez, on est parti de - 11 milliards à un différentiel de + 5. Attendons le prochain chiffre pour faire un débat. Mais on voit bien qu'il y a un vrai problème, non pas de cohérence de son programme, j'ai pas le juger, mais par rapport aux obligations vis-à-vis de l'Europe.
Marine Le Pen