Aller au contenu
Tous les transcripts
Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 25 octobre 2026 15 minActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"Avec Bruno Retailleau, nous défendons plus de sélection à l’université" (Jennyfer Haas, LR)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:15Chiffre
    « Il réclame 10 milliards d'euros. »
  • 3:58Chiffre
    « Le SMIC c'est aujourd'hui 12 % des salariés. »
  • 7:04Chiffre
    « Il est temps d'en parler, c'est à peu près 12000 € par étudiant par an à l'État. »
  • 7:42Chiffre
    « Nous sommes à plus de 3600 milliards d'euros de dettes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

On l'a entendu dans le sujet. Demain, il y a Sébastien Lecnu qui va donc recevoir les représentants des organisations lycéennes et étudiantes. Et puis il y a Emmanuel Macron qui promet d'ors et déjà ce soir des réponses concrètes. Donc quel état d'esprit sont les jeunes que vous voyez ? Bah on on aimerait sincèrement savoir ce qui va être ce qui va être décidé. Enfin en tout cas les sujets qui vont être mis sur la table. On a une petite idée. On a quand même le sentiment qu'il y a beaucoup de sujets qui ne vont pas être abordés. Mais est-ce qu'il y a quand même le sentiment que quelque chose est peut-être en train de se débloquer ? Bah peut-être. Mais bon, la réalité c'est que tout ça, toute cette crise, elle est très symptomatique des 10 ans de macronisme qui sont qui sont passés

0:34

derrière nous. C'est-à-dire qu'on on essaie de on essaie de gouverner dans la réaction et pas avec une vision. Euh je rappelle quand même qu'Emmanuel Macron, enfin pour moi, le macronisme est assez assez synonyme euh d'immobilisme. Il n'a pas été élu sur un programme politique. Je pense que le ni droite ni gauche aujourd'hui a atteint ses limites et clairement on revoit le clivage arriver et et on on comprend tout de suite que finalement les Français ont besoin de réponse. Donc moi je rappelle qu' on est dans une campagne présidentielle et que c'est le moment d'avoir des débats. C'est le moment de poser les sujets sur la table et j'attends de voir. Voilà. J'espère quand même que le gouvernement ne va pas prendre de mauvaises mesures, de mesures qui pour moi seraient

1:10

catastrophiques. En tout cas, certaines revendications que je peux entendre pour moi ne me conviennent pas et on aura aussi l'occasion d'en échanger. Aurélien Boudon, parmi les prochaines échéances de ce mouvement qui semble s'installer en tous les cas dans la durée, il y a samedi prochain, mais il y a 31 octobre, mais il y a aussi le 5 novembre avec un appel au blocage général. Pourquoi ? Oui, tout à fait. Parce qu'on considère aujourd'hui qu'avec des manifestations qui sont extrêmement importantes et une absence pour l'instant de réponse aux revendications de la part du gouvernement, il faut franchir un nouveau cap dans la mobilisation. On a déjà pu observer par le passé pendant la réforme des retraites par exemple que des manifestations extrêmement importantes pouvaient se heurter à une

1:44

absence de réponse du gouvernement. Et nous on pense qu'il faut donc augmenter le rapport de force et qu'augmenter le rapport de force ça passe par aller vers le blocage de l'économie et que la manière la plus efficace de le faire, c'est d'avoir la grève la plus importante possible euh le 5 novembre. D'autant plus qu'on a vu qu'il y avait des interdictions de manifestation extrêmement nombreuses et que si on peut prétendre nous interdire de manifestation, on ne peut pas nous forcer à travailler. Donc on encourage à à allier ces deux modes d'action, des manifestations de masse et une greffe très importante le 5 novembre parce que les revendications sont nombreuses et qu'il va falloir un rapport de force important pour obtenir satisfaction. Alors, on a vu hein euh hier, samedi

2:15

dernier, donc euh toute cette multitude de ralbols qui se qui se sont exprimés dans les rues de France, ralbol contre la vie chèire, ralbol contre la hausse des carburants et cetera, ces Français qui n'arrivent plus à joindre les debout, ils sont extrêmement nombreux. Quelles seraient les priorités si le gouvernement s'il y avait un choix à effectuer les priorités euh que le gouvernement doit traiter en urgence ? Nous, on pense que euh les lycéens et les lycéenes ont enclenché cette séquence de mobilisation et qui est tout à fait juste que leur revendication soit regardée en priorité, d'autant plus qu'elle nous semble euh tout à fait accessible. Euh il réclame quoi ? Il réclame euh il réclame 10 milliards d'euros. Il il chiffre euh à 10 milliards euh ce qu'il réclame. Mais ce qu'il réclame

2:51

c'est quoi ? C'est de pouvoir étudier euh dans des établissements euh qui soient qui ne soit pas insalubre, d'avoir des enseignants devant chaque classe et effectivement il réclament la suppression de parcours sup. Et quand ils disent suppression de parcours sub, je crois qu'il ne parlent pas de refondre, c'est-à-dire qu'il ne parlent pas de changer le nom du logiciel. Je crois qu'il s'attaque à la question de la sélection à l'entrée de l'université. Donc qu' elle réclame la création de place à l'université. Je crois que ces revendications, elles ne sont pas inatteignables et que le fond du problème, c'est que ça fasse plus d'un mois qu'il soit dans la mobilisation et que le gouvernement commence seulement à se préoccuper d'y répondre. Et la deuxième chose, c'est que leur mouvement

3:26

a fait émerger des questions beaucoup plus larges et qu'on voit qu'ils ont été aujourd'hui rejoints par des secteurs entiers de la société, notamment du monde du travail. Euh parce que aujourd'hui euh d'une même voix, tout le monde dit qu'ils ne veulent plus survivre mais vivre vivre dignement vivre notamment dignement de leur travail. Et ce qui revient évidemment au premier plan, c'est la question de la vie chère. Voilà, ce que pourrait faire le gouvernement sur la question de la vie cher, bah nous on pense que déjà qu'il peut bloquer les prix, notamment les prix de l'énergie euh et qu'il peut agir sur la question des salaires. Euh il faut évidemment augmenter le SMIC. Quand on dit augmenter le SMIC, ça veut pas dire anticiper la hausse euh légale du euh de

3:58

quelques quelques mois et ça veut pas dire l'augmenter de 15 € par mois. Je pense que c'est aujourd'hui pas à la hauteur de l'inflation, pas à la hauteur des enjeux qui font un électrochoc, qui font une augmentation du SMIC de plusieurs centaines d'euros mais de tous les salaires parce que le SMIC c'est aujourd'hui 12 % des salariés et évidemment il faut des mesures sur l'ensemble des salaires. Le gouvernement évidemment peut agir là-dessus, il peut agir aussi sur les exonérations. Est-ce que la finance et cette augmentation du SMIC aussi ? Alors euh évidemment la question du SMIC ça repose sur les employeurs. Les employeurs qui sont largement subventionnés aujourd'hui par des aides publiques. Donc là aussi c'est du ressort du gouvernement notamment alors qu'on s'apprête à

4:30

étudier un projet de loi de finance pour 2027 et qu'on est en train d'étudier à l'Assemblée nationale, enfin maintenant au Sénat euh le PLFSS sur la sécurité sociale. Donc les questions notamment des exonérations de cotisation euh elles sont étudiées à à cet endroit-là. Nous ce qu'on constate c'est que par exemple sur le PLFSS 2026 donc qui a été voté euh il y a maintenant plusieurs mois était prévu qu'il y a des sanction pour les branches qui est les premiers niveaux de salaires en dessous du SMIC justement et qu'arrivé aujourd'hui on est fin octobre les décrets d'application de cette mesure présente ne sont toujours pas pris. Donc on voit que le gouvernement qui peut se montrer extrêmement réactif sur certains sujets sur la question des salaires et de la vie chère, il n'est

5:06

pas à la hauteur, il ne prend pas euh le taureau par les cornes et aujourd'hui évidemment il y a une attente qui est forte sur ces questions-là. On va y revenir. Mais euh parlons des étudiants et des euh des lycéens avec cette refonte de parcours sup qui a donc été euh annoncé confirmé par Emmanuel Macron. Est-ce qu'on peut dire que c'est le début du blocage ? Sachant que euh les lycéens ce qu'il réclament c'est l'abrogation pure et simple. Est-ce qu'on peut rappeler pourquoi ce système de sélection à la suite après le bac donc pour ces Bacheliers ne fait tout sauf l'unanimité ? Alors euh moi je pense que le vrai problème le du fond de la revendication sur euh la volonté de supprimer Parcours sup, c'est la question de la sélection. Voilà, tout est question de sélection. Donc moi par

5:49

exemple, je suis favorable à la refonte de parcours sup mais pas du tout pour les mêmes raisons. Donc c'est ça par exemple nous ce que nous défendons avec les jeunes républicains et avec Bruno Rota notamment, c'est plus de sélection à l'université. Donc on voit bien que évidemment ce ne sont pas du tout les mêmes revendications et se cache derrière la question de l'accès à l'université, la question de l'accès aux formations supérieures. Et très honnêtement, on ne va pas assez loin sur le sujet, c'est-à-dire que on essaie simplement de noyer le poisson, on nous explique et on a l'impression qu'il y a un consensus sur le fait que parcours sup va mal, qu'il y a un problème de transparence, que il y a un problème sur l'orientation. Mais euh à mon sens, le problème de l'éducation nationale, le

6:29

problème de l'école et ensuite ce qui suit sur la vie chère, le pouvoir d'achat, le travail et notamment le travail des jeunes, tout ne repose pas sur parcours sup. Et par contre, il faut avoir un vrai débat. Il faut avoir un vrai débat sur l'excellence académique, il faut un vrai débat euh sur ce qu'enseigne aujourd'hui l'école et comment on fait en sorte pour que les que les jeunes aient un avenir et qu'ils s'orientent de la meilleure manière possible. parce que euh je ne considère pas que l'accès à l'université soit forcément le seul horizon vers la réussite. Et je pense que c'est un message qu'on a beaucoup trop entendu ces dernières années et euh il est grand temps euh qu'on puisse aussi avoir un autre discours. Moi je pense notamment à l'apprentissage, on parle très peu de ce

7:04

sujet des formations professionnelles. Nous on aimerait plutôt les confier aux régions. On aimerait que l'entreprise puisse vraiment rentrer dans l'école et aussi dans le supérieur parce qu'elle est beaucoup trop éloignée. Et d'ailleurs, on écoute assez peu les universités. Il me semble qu'il y a un communiqué de presse qui est sorti de France université de plusieurs d'une centaine de présidents d'université qui s'opposent à la suppression de parcours supidrent que là n'est pas le problème et qu'il n'y a pas assez de place à l'université et qu'une place à l'université, moi je pense qu'on parle très peu d'argent et il est temps d'en parler, c'est à peu près 12000 € par étudiant par an à l'État et c'est la collectivité qui paye. À un moment on est un peu plus

7:42

parce que personne veut en parler mais moi je pense qu'on ment aux jeunes par omission en ne leur parlant pas. du poids de la dette, du poids des dépenses publiques dans notre pays. Nous sommes à plus de 3600 milliards d'euros de dettes. Personne n'en parle, aucune autre formation politique en parle. Quand on écoute la gauche, on a le sentiment qu'on peut tout payer, que l'argent est magique, que l'argent est gratuit. Or, tout a un coûpt et c'est les Français qui vont payer comme c'est les Français qui payent tous ces dégâts. Donc moi, je n'ai aucun problème. Évidemment, vous avez parlé des manifestations à ce qu'elles se poursuivent mais pacifiquement et à ce qu'elles se poursuivent dans le calme, qu'il n'y ait plus aucun débordement. J'ai entendu certaines personnes nous

8:16

dire que c'était un succès hier. Pour moi, ce n'est pas un succès. Pour moi, ce n'est pas un succès. C'est moins pire que le weekend dernier. Mais ce n'ut pas forcément dire que c'est un succès d'avoir toujours des violences. On fait quoi ? Parce que vous nous parlez de ces jeunes républicains qui ont du mal à se faire entendre du gouvernement qui ne sont pas contents pour d'autres raisons qu'on a pu entendre notamment dans les cortèges. Nous on ne fait absolument pas partie des débats pour le coup. les jeunes républicains ne sont pas alors en fait comment pour vous faire entendre c'estàd que est-ce que par exemple vous envisagez peut-être de rejoindre le le le l'appel à manifesté du 5 novembre est-ce que ça pourrait être non pas forcément parce que je pense que

8:48

nos non je pense que nos revendications ne seront absolument pas entendu moi comme je vous l'ai dit je m'engage au côté d'un candidat pour l'élection présidentielle et c'est l'engagement que j'ai choisi Bruno Rota et c'est l'engagement vous faites comment vous faire entendre bah les réseaux sociaux les événements que nous organisons, les tractages, les collages, les boîtages, enfin je veux dire le militantisme assez classique Et euh je pense que de toute façon, on peut avoir peut-être deux trois mesurettes de la part du gouvernement. C'est tout le système qu'il faut changer. Il y a tellement de sujets à revoir en profondeur quand monsieur vous parlez de toutes ces questions euh toutes ces questions de salaire. Ce n'est pas maintenant que ça va être résolu. Dans 6

9:22

mois, nous allons changer de président de la République, nous allons changer de gouvernement. Il faudra tout revoir. Il faudra tout revoir sur le travail par exemple. Très sincèrement, je pense que il y a une vision très caricaturale qu'on peut avoir des entrepreneurs dans ce pays. Ils sont ils sont vraiment affaiblis. Ils sont sous le poids de norme, le poids de taxe, le point d'impôt. Nous nous protons, nous nous pardon nous proposons évidemment la baisse de cotisation pour les entreprises 30 milliards, ce qui permettrait selon notre chiffrage euh à chaque salarié de pouvoir gagner 500 € net par an euh sur leur salaire et à tous les salariés. Nous voulons que les heures supplémentaires aussi me permettre quand même de rebondir là sur ce que vous êtes en train de dire. Euh

10:01

d'une part, vous dites qu'il y a pas d'argent magique et dans la foulée, vous proposez euh de baisser de 30 milliards d'euros les les cotisations. Donc, il faudra nous expliquer puisque vous parlez vous parlez de gain de pouvoir d'achat, les cotisations, elles ch elle euh elles ne s'évaport pas, elle servent à financer des choses, notamment la protection sociale, la sécurité sociale et les retraites. Donc euh s'il y a pas d'argent magique en augmentant le fo d'achat par baisse des cotisations, de fait, qu'est-ce que vous faites ? Vous augmentez le salaire immédiat, immédiatement disponible, mais vous baissez le salaire différé parce qu'aujourd'hui on a un modèle de protection sociale qui permet que si on a un accident du travail, si on est en maladie, si on arrête de travailler à la

10:32

retraite, on continue à toucher à toucher un salaire. Vous êtes pas les derniers aux républicains, je crois, à alerter sur la question du financement du système de protection sociale. Donc vos mesures d'une part ne répondent pas aux enjeux. D'autre part, je vous trouve extrêmement sévère avec le gouvernement auquel appartenait il y a quand même peu le candidat que vous soutenez pour la présidentielle. Alors, il était ministre de l'intérieur, il était pas sur les ilit pas sur ces sujets-là. Bah pourtant on voit que c'est pourtant la question la question de la mobilisation des lycins a l'air d'être gérée par le ministère de l'intérieur depuis le le début par ce gouvernement mais y compris vous parlez de formation professionnelle là aussi si on parle de bien utiliser l'argent

11:07

nous on considère que l'investissement c'est pas une dépense c'est un investissement voilà et notamment un investissement sur l'avenir et je pense que serait d'accord pour dire que le pays a tout a gagné à avoir une jeunesse qui soit la plus éduquée possible et donc qu'il faut mettre les moyens pour cela formation professionnelle quand vous parlez de mettre ça au région Donc quand vous parlez de m de privatiser, de passer par l'apprentissage, on a aujourd'hui une formation professionnelle d'excellence publique dans l'éducation nationale. Ça s'appelle le lycée professionnel. Bien sûr, l'apprentissage c'est quoi ? C'est des millions, des milliards d'euros de subventions qui sont versés par l'État à des opérateurs privés sans aucun contrôle. Si ça c'est pas jeté l'argent

11:39

par les fenêtres, je sais pas ce que c'est. Donc nous, on considère qu'il faut aujourd'hui un haut niveau de service public dans le pays. C'est dans ce sens-là que manifestent les lycéens, les étudiants. Que les réponses que vous apportez notamment sur le fait de vouloir renforcer la sélection, elles sont aujourd'hui à côté du débat. Et nous ce qui nous inquiète, c'est qu'aujourd'hui il y a une partie des récoles politiques qui répondent à côté de ce que euh disent les manifestants et les manifestantes et que tout ça n'est pas de nature évidemment à à apaiser la la situation. L'autre inquitude qu'on a, c'est de voir que pour la réunion de demain, les invitations aux organisations lycéenes sont arrivées très tard dans la soirée à 19h passé. Ça traduit pas selon vous une espèce de

12:11

précipitation de fébrilité de la part. On a l'impression que c'est la grande improvisation sur le format de cette réunion qui n'est plus celui annoncé par le président de la République je dis donc une politique en réaction. C'est ce que vous dis le fait que les organisations lycéennes soient prévenues quasiment en même temps, voir un peu après que la presse peut inquiéter aussi sur le fait de savoir si cette réunion est une vraie réunion de concertation ou une opération de communication. Et puis là, nous on tire aussi un peu la sonnette d'alarme. C'est-à-dire que les organisations lycéennes, ils ont été à au ministère de l'éducation nationale, à l'Élysée, ils vont aller à Matignon. Bon, pour l'instant, ils sont pas convaincus hein, ils vont avoir plein de photos. Voilà.

12:45

Mais parce que je pense que c'est pas leur sujet, ils vont avoir plein de photos souvenirs, ils auront visité tous les Haut lieux de la République, mais ce qu'ils attendent, c'est des réponses. C'est pas qu'on les promène dans l'ensemble des ministères et des lieux de pouvoir de ce pays pour discuter parce qu'en fait c'est des manœuvres dilatoires et là on est pendant les vacances scolaires et je crois qu'il faut que le gouvernement aussi s'alarme du fait que on a un mouvement qui est extrêmement important de la jeunesse pendant des vacances scolaires ce qui est complètement inédit. Et est-ce que la colère de la jeunesse vous a permis de capitaliser d'instrumentaliser peut-être aussi ? Je parlerai ni de capitalisation ni d'instrumentalisation. Moi, moi, j'ai pas dit instrumentalisation.

13:15

Je rebondis sur madame. Je je parlerai ni de capitalisation, ni d'instrumentalisation. Ce mouvement, il est né de lui-même. Il n'a été provoqué par personne. Il a pris comme une traînée de poudre, ce qui traduit la l'importance de l'inquiétude dans la jeunesse. S'il a rencontré un écho dans le monde salariat des salariés et des travailleurs et travailleuses. C'est d'une part parce que sur la question des revendications notamment contre l'austérité et pour l'investissement dans les services publics, il a fait écho à des revendications qui étaient portées notamment le 29 septembre. euh au moment d'une grève importante dans la fonction publique et aussi parce que euh dont le succès était euh plutôt moins qu' a été relativement importante. Il y avait quasiment 300000 grévistes dans le

13:52

pays. Donc c'est quand même pas négligeable et surtout euh ça a été extrêmement choquant pour beaucoup de voir le sort qui était réservé à ce mouvement. Euh la réponse policière extrêmement brutale, les mutilations, ça a décidé aussi beaucoup de militants syndicaux mais pas que à descendre dans la rue pour protéger les manifestations, permettre qu'elles puissent exister. On a vu que permettre que des manifestations puissent exister était manifestement un sujet dans ce pays et je crois que cela doit inquiéter aussi chacun et chacune. On est à un moment de bascule, on a une gestion extrêmement autoritaire voire liberticide de ce mouvement social. Euh, on est un pays qui a une grande tradition démocratique et euh où chacun doit pouvoir exprimer ses ses revendications. Oui, quand il y

14:28

a des couvres-feux qui sont déployés, quand il y a 8000 garde à vue de mineurs, quand il y a encore ce weekend, au moins trois manifestants qui sont mutilés. Oui, effectivement, il y a une gestion totale de50 policiers et gendarmes blessés et je crois vous avez un mot pour eux monsieur, je trouve ça extrêmement regrettable que des agents publics soient blessés dans l'exercice de leur fonction et je vais vous dire, je pense que c'est la responsabilité du gouvernement de la manière dont il utilise aujourd'hui les forces de police au lieu de au lieu de répondre aux revendications, que fait-il ? Il utilise les forces de police pour faire barrage et disperser des forces de l'ordre c'est d'assurer l'ordre monsieur les principaux incidents où se sont-ils déroulés ce weekend dans les endroits où

15:08

les manifestations déjà premiè vous m'z poser des question à Marseille les manifestations étaient interdites à quoi ont été utilisé les policiers à disperser des attroupements pacifiques cela cré le chaos cela qui a le désordre et cela les met en danger c'est irresponsable de la part du gouvernement M.