Crise politique : les coulisses du retour de Sébastien Lecornu à Matignon|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Invité politiqueFait
« Premier ministre pendant 27 jours, à la tête d'un gouvernement qui n'aura vécu que 14h »
- 2:54Invité politiqueFait
« Le Rassemblement national et ses alliés ont annoncé la votée tout comme de l'autre côté de l'hémicycle la France insoumise, les écologistes et les communistes. »
- 4:22Invité politiqueFait
« Ma conviction, c'est qu'il ne faut pas participer. »
- 5:05Invité politiqueFait
« Un conseil des ministres doit se réunir lundi au plus tard pour présenter le budget et qu'il puisse être adopté avant le 31 décembre. »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu100 %
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Dans cette crise inédite, nous ne sommes sûrement pas au bout de nos surprises et les dernières heures ont encore été atypiques. C'est à 22h hier soir que le président de la République a annoncé son premier ministre avec une reconduction de Sébastien Lecnu et ce dernier promet que son acte 2 sera bien différent du premier. Lui qui a été si discret dans les premières semaines s'est offert un déplacement sur le terrain ce matin. Olivier Santiiki et Thiba Petit le fils après repos repos repos pas pour lui. Encore debout malgré une semaine totalement folle Sébastien Lecornu tout juste renommé premier ministre est en déplacement ce matin.
Visite du commissariat de Laï et Rose en région parisienne. Ouais, j'ai fait ça comme gendarme du nez parfait avec une foule d'officiels mais sans Bruno Rotaillot pourtant ministre de l'intérieur des missionnaires. Revoilà donc celui qui se présente comme un moine soldat. Pas le sentiment qu'il y avait beaucoup de candidats. J'ai pas d'agenda. J'ai j'ai j'ai pas d'autre ambition que de se sortir de ce moment qui est objectivement très pénible pour tout le monde. Sur le terrain après une courte nuit et une longue soirée. Il a fallu hier vivre la réunion surprise mais sans annonce de l'Élysée.
Attendre toute la journée et jusqu'à près de 22h soit deux de plus que les chances fixées pour connaître enfin le choix d'Emmanuel Macron. On vient de la prendre Sébastien Lecnu est reconduit premier ministre la décision le président de la République a tranché il y a communiqué ultra concis presque une page blanche. Si dans la majorité il y a peu de réactions à chaud c'est brûlant du côté de l'opposition choix inacceptable encore. Ce président est complètement coupé du peuple. Les manœuvres continuent. La censure par conséquent impose. Les Français, je me mets leur place, ne comprennent plus trop ce qui arrive. Donc je vais leur résumer très simplement.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de ne pas rendre le pouvoir. Plus macroniste que monsieur le cornu, tu meurs. D'accord. et bien c'est qu'il ne veut pas changer de politique. Mais Sébastien Lecornu a survécu aux montagnes russes, celle de cette crise politique toujours en cours. Premier ministre pendant 27 jours, à la tête d'un gouvernement qui n'aura vécu que 14h, puis négociateur de la dernière chance, difficile de suivre. Élu local dans le département de l'heure, colonel de réserve dans la gendarmerie, il va devoir abandonner sa discrétion coutumière. L'entourage du chef de l'État a fait savoir qu'il avait carte blanche. Ça tombe bien, le temps lui manque.
Il a jusqu'à lundi matin pour faire valider son équipe ministériel. Et ce matin, justement, le premier ministre a également évoqué son futur gouvernement. Gouvernement qu'il souhaite libre et pas emprisonné par les partis. Les futurs ministres devront être, je cite, déconnectés de toute ambition présidentielle pour 2027. Vous l'avez entendu, cette reconduction de Sébastien Lecnu a exaspéré plus d'un d'une personnalité politique à droite comme à gauche sur le papier difficile de penser qu'il a des chances de survivre à la censure. Mais s'il a accepté cette mission par devoir, c'est qu'il pense avoir une infime possibilité de faire voter un budget. Quelle est-elle ?
Décryptage avec Mathieu Desmoulin et l'audiosque. Sa mission, ne pas être contraint à la démission. une nouvelle fois et survivre dès cette semaine à la censure des oppositions. D'ors et déjà, le Rassemblement national et ses alliés ont annoncé la votée tout comme de l'autre côté de l'hémicycle la France insoumise, les écologistes et les communistes. Pour ne pas être renversé, tous les regards sont donc braqués sur les socialistes qui fixent leurs conditions pour un accord. Le Parti socialiste censurera s'il n'y a pas dès mardi une suspension immédiate et complète de la réforme des retraite et s'il n'y a pas des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat. Ce n'est pas négociable.
Sébastien Lecornu, conscient de sa fragilité, ne ferme pas la porte à cette revendication ce matin. Je crois que tous les débats sont possibles dès lors qu'ils sont dans un cadre euh réel et réaliste, y compris sur les questions budgétaires. Mais même en cas de survie, avec quelle majorité gouverné ? La droite se divise entre d'un côté Bruno Retaillot qui plaide pour prendre ses distances. Ma conviction, c'est qu'il ne faut pas participer. Et de l'autre les députés majoritairement pour retourner au gouvernement. Cette situation de fracture nous oblige à aller dans le sens de la responsabilité, dans le sens d'une participation exigeante.
Mais nous devons aussi être capable de faire des concessions fortes et au premier rang desquels très certainement malheureusement une suspension, un décalage de la réforme des retraites et même dans le camp présidentiel, le doute plane chez les troupes d'Édouard Philippe qui refuse de trancher pour le moment. Ça dépend évidemment du du socle programmatique qui sera proposé par monsieur le cornu. Donc il conviendra d'adapter nos positions en fonction de ce qui sera dit. Sauf que le temps presse, un conseil des ministres doit se réunir lundi au plus tard pour présenter le budget et qu'il puisse être adopté avant le 31 décembre.
Et ce matin, cette reconduction est évidemment à la une de tous vos journaux de la presse quotidienne régionale. Le Cornu 2, un jour sans fin, Macron sans tête. Qu'en pensent les électeurs ? Quelle est votre priorité ? Un budget ou la dissolution ? Jacqu Boivin et Eric Schins vous ont posé la question dans les rues de Strasbourg. Écouter chez Antoine le Poissonnier, le sujet du jour, c'est la fraîcheur des coquill Saint-Jacques bien sûr, mais en France aujourd'hui, la situation politique fait parler plus que jamais. Antoine voudrait davantage de Concorde.
Faut essayer que chacun mette un peu d'eau dans son vin et qu'on avance tous ensemble parce que là, si on creuse un trou qui est sans fond quoi, on y arrivera jamais. Et autrefois à l'école, on prenait une gifle. Bonne journée. Une gifle. C'est un peu ainsi que certains d'entre nous ont vécu ce nouvel épisode. Les électeurs semblent ne plus avoir de boussol. On a l'impression qu'on est dans une impasse et que notre président sait plus quoi faire. Et finalement à reprendre les mêmes personnes, on va se retrouver avec les extrêmes. Donc je suis extrêmement inquiet pour la France. C'est afflige qui se propose actuellement avec tous ces partis politiques qui veulent pas s'entendre.
Alors le seul problème c'est le déficit de la France. Le grand défi, le grand problème, ils en parlent absolument pas. Ce qu'il a, c'est l'ego de chacun. Si la renomination de Sébastien Lecornu ne laisse personne indifférent, certains veulent croire que le premier ministre peut y arriver. Je pense que le Corn aujourd'hui est capable de faire consensus et de développer finalement une ligne qui pourrait plaire final à l'ensemble des forces politiques autour de la table qui sont prêtes à travailler. Mais les optimistes restent très minoritaires. Et si le prochain gouvernement devait être censuré ? regards se tournent alors vers l'Élysée.
Pour moi, c'est terminé et bon, je pense qu'il aurait faudrait faire une présidentielle pour faudrait songer sérieusement quoi. Et donc s'il devait choisir de démissionner le président de la République, faudrait attendre que le budget soit voté, attendre quelques mois, au moins 6 mois pour que les différents partis puissent donner un programme sur lequel on puisse un petit peu se baser. La liste des courses est décidément particulière ce matin. Une grosse part d'incertitude, un peu de lassitude, un soupçon d'abattement, un zeste d'optimisme. Rôle de recette au Premier ministre désormais de se mettre au fourn. Ah.
Sébastien Lecornu