ALESKASANDAR NIKOLIC est face à DANIÈLE OBONO chez DARIUS ROCHEBIN sur LCI !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 19:14OuverteRéponse directe
Expliquez-nous de façon très pédagogique ce que veut dire cette priorité nationale sur le logement.
- 20:11RelanceRéponse directe
Expliquez-nous d'abord la priorité nationale, qu'on soit vraiment très concret.
- 22:25RelanceÉludée
Vous vous posiez la question de savoir ce qu'était le Rassemblement national. Je pense que là, on voit la réponse.
- 27:04ComplaisanteRéponse directe
Je peux expliquer l'application constitutionnelle, si vous permettez.
- 28:18RelanceRéponse directe
Vous faites quoi dans des familles où les parents sont étrangers et les enfants français ?
- 31:58OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une tradition de la gauche colonialiste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10PrésentateurPromesse
« la première mesure qu'on prendra, c'est de baisser la TVA à 5,5 sur les produits énergétiques »
- 2:51InvitéPromesse
« la première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français »
- 18:44InvitéPromesse
« Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste »
- 20:47PrésentateurChiffre
« sur le logement social, vous avez 11% de familles sans assistance migratoires qui sont dans un logement social »
- 20:52PrésentateurChiffre
« Vous avez 57% des familles immigrées sahéliennes, donc vous avez cité le Mali, qui sont aujourd'hui dans un logement social »
- 21:01PrésentateurChiffre
« 49% des familles algériennes, des Algériens, qui sont aujourd'hui dans un logement social »
- 23:24PrésentateurChiffre
« les immigrés aujourd'hui qui sont en France bénéficient dans leurs revenus deux fois plus de logements sociaux que les non-immigrés »
- 33:21IntervenantChiffre
« On a battu le record d'immigrés légaux et illégaux l'année dernière. »
- 34:20IntervenantChiffre
« On a une croissance à 0%. »
- 34:21IntervenantChiffre
« On a été 0,5 en 2026, 0,0 au deuxième trimestre. »
- 34:25IntervenantChiffre
« Les taux d'emprunt qui s'envolent au-dessus de 4%. »
- 39:19IntervenantChiffre
« 63 et plus aujourd'hui. »
- 39:41IntervenantFait
« Avec une retraite à 2 000 euros, on n'est pas riche, mais on n'est pas non plus démuni. »
- 39:58IntervenantFait
« Le PIB par habitant en France est passé sous la moyenne européenne. »
- 41:11PrésentateurChiffre
« Monsieur Lescure nous avait promis 1,1% de croissance, puis c'est descendu à 1%, 0,8. Maintenant, il nous parle de 0,5% de croissance. »
- 41:17PrésentateurChiffre
« L'INSEE nous dit 0,4% de croissance. »
- 41:30PrésentateurChiffre
« On est à plus de 70 milliards de charges des intérêts de la dette. »
- 42:21PrésentateurFait
« Emmanuel Macron nous avait promis la Startup Nation. »
- 42:24PrésentateurChiffre
« Il y a 23% des entreprises françaises qui utilisent sérieusement l'IA. »
Temps de parole
- Présentateur26 %
- Intervenant19 %
- Intervenant 218 %
- Intervenant 317 %
- ?8 %
- Intervenant 47 %
- Intervenant 53 %
≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
–
Alexandre Narnikolic, est-ce que c'est la même ou est-ce que c'est une autre ? Marine Le Pen
?
– Après, elle commence à présenter des axes qui sont importants parce qu'on l'a dit, la première mesure qu'on prendra, c'est de baisser la TVA à 5,5 sur les produits énergétiques et ça concerne beaucoup de Français sur le carburant. Mais il y a aussi un sujet qui est un petit peu oublié dans ce début de campagne, c'est les difficultés pour les Français de se loger et surtout d'accéder à la propriété parce que beaucoup de jeunes se disent qu'ils n'auront jamais la possibilité un jour d'avoir leur propre logement et c'est avoir un logement à soi,
c
'est se dire qu'on est déjà rassuré dans la vie.
–
On reparlera du fond, le jeu en parlant, renaissance, le beau, l'élégance, le grand
? –
Oui, effectivement c'est assez inattendu, ça a d'ailleurs un petit côté un peu scolaire quand même, Marine Le Pen a des qualités politiques éminentes,
c
'est pas un grand tribun et là on sent qu'on lui a dit bon on va faire un truc un peu ambitieux pour montrer qu'on n
'est
pas simplement dans les propositions concrètes. Je ne suis pas certain que c'est vraiment ça qui sera retenu de ce discours. Je pense qu'il
y a
quand même une intuition qui n
'est
pas mauvaise, c'est que les Français ne sont pas marxistes. Désolée Madame
Obono, et je pense… – Il y en a au moins une aussi, attendez, vous êtes
marxiste Daniel Obono ?
–
Tout
à fait, il y a au moins une marxiste. –
Je pense que la majorité des
Français…
– Enfin peut-être que je ne
sais
pas si Anne Niva est marxiste
ou si elle ne sont pas marxiste. – Je ne suis
pas marxiste. – Et donc je pense que l'économie ne suffit pas à créer une dynamique d'une campagne électorale, il faut promettre aux Français quelque chose qui les fasse un peu plus rêver, même si les mesures économiques elles viendront au fur et à mesure qu'on avancera dans les programmes.
–
La marxiste… – Elle dit le beau, le grand, l'élégance, le classique.
–
Je suis beaucoup plus inspirée par la prose de Marx qui est aussi un philosophe, pas qu'un économiste, mais ce qui m'a interpellée dans son discours, c'est moins l'exercice un peu d'un certain style, d'un nouveau style, que le contenu de ce qui est dit, parce que c'est quand même être complètement à côté de la plaque, de considérer après l'été que viennent de vivre les Français et les Françaises, qu'il faut remettre en cause les protections, les garanties écologiques, et remettre sur le marché et faire en sorte que, par exemple, en matière de rénovation énergétique, il y ait beaucoup moins qui soit fait pour réduire les bouilloirs thermiques ou les passoires thermiques.
Ça, je pense que ça fait beaucoup plus d'impact, de dégradation dans les conditions de vie des Français que quelques prose que ce soit qu'elle aurait inventée.
On a vraiment eu l'impression dans ce retour, cette rentrée de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, dans son fief, qu'elle essaye d'être dans un face-à-face avec les Français, justement avec ce genre de discours, et puis également des propositions concrètes, d'être dans le social, de développer son programme social, notamment par rapport au logement, et donc le refus d'être dans le face-à-face, je dirais presque avec d'autres candidats, suivez mon regard, d'autres candidats, celui potentiellement qui serait face à elle au second tour, elle est plutôt dans le face-à-face avec les Français, dans les préoccupations quotidiennes des Français.
Je vous trouve très prudent, on a une candidate, à Thau a raison, qui en fait, qui vous donne du souffle,
le
beau, la grandeur, le classique, etc. Et vous me parlez de... Parce
que ça ne prend pas ce guère sur ça, c'est pas très bien. Théophile,
vous qui étudiez de près les discours, on regarde sur ce discours-là, qui sort complètement, il n'y
a
pas que ça, mais elle a beaucoup incité là-dessus. Oui, je n
'ai
pas vu le discours dans sa totalité, donc il faudrait que je puisse l'évaluer dans son contexte, mais là, c'est vrai que ça ressemble un peu à une abstraction esthétique qui permet, quelque part, de camoufler aussi les vrais éléments du programme, etc., qui doivent être mis de côté pour l'instant. Évidemment, ils vont être abordés, mais c'est aussi une manière de fédérer, d'édulcorer un discours à un moment où il
y a
des partis plus radicaux qui doivent essayer de fédérer au
maximum. C'est de lui
donner de
la hauteur. Ça rappelle un peu le pensée
printemps de Macron. Oui, mais tous les candidats, à un moment donné, il y a eu quoi ? Il y
a
eu changer la vie dans les grands trucs qui sortent, disons, et là, il y
a
le programme, et puis il y a la mise en scène un peu grandiloquente ou grandiose du programme. Il y a eu changer la vie, il y
a
eu quoi ? Il y a eu évidemment Mitterrand, l'ombre à la lumière.
La vie en rose,
exactement. Voilà, on est là-dedans. Oui, c'est vrai, mais d'ailleurs,
je
pense que...
On ne l'a pas encore
eu,
là, Marine
Le Pen.
Renaissance. Renaissance,
c
'est son mot d'ordre. Renaissance, oui, c'est le slogan initial, et bien sûr, oui. Et qui symbolise beaucoup de choses. Et le beau en fait partie, justement, ce retour après une période, en tout cas dans l'imaginaire collectif du Moyen-Âge, même si c'est un imaginaire, mais qui paraît plus grisâtre, se dire qu'on va renouer avec le classicisme dans l'art, dans l'invention, dans l'architecture, ça compte dans l'imaginaire. Et ces mots, quand elle les prononce sur le beau, c'est aussi un constat que peuvent faire certains Français.
Certains se disent, les logements que je voyais en pierre, qui sont là depuis un siècle, deux siècles, font partie dans les cœurs de villes, de ce qu'ils représentent, et incarnent le beau dans beaucoup de villes. Et peut-être renouer avec ça, et vouloir faire un effort sur cet aspect-là, ça compte, je pense, en
plus.
Chabon
Delmas, vous vous rappelez la
nouvelle société ? Oui.
Vous étiez giscardien, vous, évidemment. Vous n'étiez pas du même camp. Je
n'étais pas des
éditions de Chabon Delmas. Mais ce qui est intéressant, c'est que là, ce n
'est
pas la nouveauté que prévoit Marine Le Pen. C'est plutôt, au contraire, le retour à une forme de classicisme. Et j'ose le mot, et c'est assez nouveau chez elle, une forme de conservatisme. C'est-à-dire cette idée qu'il ne faut pas faire du passé table rase, et qu'au contraire, il faut revenir...
Il vous
en
veut,
Daniel Orono,
vous avez vu.
Il faut revenir à Foullimense, debout, debout.
Oui,
c'est beaucoup plus poétique, en vérité, Marx, que tout ce qu'on peut inventer, et tenter d'inventer encore. La question,
c
'est que le propos doit renvoyer à un contenu. Et je crois que c'est là où ça fait sens. C'est-à-dire que quand on développe une prose qui renvoie à une aspiration... Et c'est vrai que là, on a une tentative d'élevation classique, en empruntant, y compris avec la métaphore macroniste, qui est pas très... je trouve pas très nouveau,
d'en remettre
une couche, en tout cas dans... C
'est
vrai que vous avez piqué le slogan
de la Nouvelle-Mère.
Contemporain, Renaissance, y compris
qu'il y a
eu un désaccord presque juridique
avec M.
Attal. Mais je
pense que
le fait est, et vous avez raison, M. Roquet, que ça renvoie à une vision que je qualifie, moi, de réactionnaire, parce que c'est le retour à un ancien, ou une certaine idée de l'ancien, parce que le classique a été aussi réinventé. Il est beaucoup moins... Ça a été un des premiers décrets de Trump, c'était pour dire, en architecture, on va revenir à l'architecture, je ne
sais
plus si c
'est
ionienne ou corinthienne, en tout cas, les choses très très classiques. Mais qui sont une réécriture elle-même ? La Renaissance a réécrit l
'histoire
antique avec un certain nombre de valeurs. Qui
ne réécrit pas, en
fait.
C'est vrai que,
de mon point de vue, nous devrions plutôt regarder vers l'avenir avec une ambition de
changement, et de transformation de la société. La communication architecturale
marxiste dans tous les pays de l'Est ne fait pas vraiment rêver les Français. Enfin, pour avoir eu un père qui venait d'Aix-Sugoslavie, et avec une architecture qui a été sur
ce modèle soviétique... Vous savez que l'art et l'architecture
ne se réduisent pas
aux caricatures... Non,
ce
n'est pas une
caricature
! ... que vous avez en référence, ce ne sont pas les
miennes,
et c'est parti
d'une histoire qui est contraire au stalinisme. Regardez le sondage de la tribune qui est intéressant sur ce qui fait mouche ou non. Très intéressant sondage de la tribune ce matin sur l'évolution en positif, mais aussi en négatif. Et on voit que Marine Le Pen et Jordan Bardella arrivent à gagner. Ils gagnent du terrain. 36%, c'est beaucoup. Loin, ils larguent Philippe, Mélenchon, Hollande, Latale, etc. Mais les mécontents augmentent aussi. Plus 5 de résistants,
en
quelque sorte, d'opposants à Marine Le Pen. Ça, Guillaume Roquette, c'est quand même un facteur très important. Les autres ne se portent pas beaucoup mieux, mais enfin, il y a une résistance. Oui, c'est ça. Le grand enseignement de la dernière séquence, et c'est une période relativement longue,
c
'est 2 à 3 ans, c'est que Marine Le Pen et Jordan Bardella font de moins en moins peur. C'est-à-dire qu'ils suscitent l'adhésion de plus en plus de Français, ça n'est pas nouveau. Mais à la limite, cette dynamique-là, elle est aussi chez Jean-Luc Mélenchon, dans une moindre mesure, mais il est quand même très haut dans les intentions de vote. La différence entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
c
'est que tous les Français, en gros, qui ne sont pas derrière lui, sont contre lui et ne veulent à aucun prix qu'il arrive à l'Élysée. Alors que ce rejet est beaucoup moins fort chez Marine Le Pen, en particulier, et ça c'est une nouveauté, chez les retraités. L'une des explications du niveau historiquement haut, à ma connaissance, ça n'a jamais arrivé qu'un candidat soit à 35% d'intention de vote à 8 mois d'une élection, c'est parce que les retraités qui avant avaient peur du RN sont de moins en moins inquiets par ce parti. Qui peut faire barrage ? Regardez, Édouard Philippe, Gabriel Attal, ils sont en concurrence, d'ailleurs ils se suivent à peu près, il y en
a
un qui ferait 19, l'autre 18. Il faut écouter un extrait de vos parodies, s'il vous plaît, Théophile, alias Kakiz. Je note au passage à quel point vous êtes salués. Les débatteurs que nous avons l'après-midi, à la fois Laurent Alexandre et Jean-Michel Apathy, les deux disent que vous avez un très grand talent et on peut regarder cette vidéo où vous vous moquez en l'occurrence du côté concours de platitudes entre Attal et Glucksmann, mais enfin tout le monde fait des platitudes en politique. Vous me rendez ma phrase tout de suite. À force de dire des choses très basiques, il peut y avoir des coïncidences. C'est de l'anti-jeu. Vous n'avez pas le monopole des capes clairs, monsieur Glucksmann
?
Est-ce que c'est une école de pensée d'aligner des platitudes ?
Est
-ce que ça marche
?
Oui, parce que je pense qu'on assiste à l'émergence d'un savant cocktail de banalité et d'abstraction et c'est peut-être ce qui singularise un peu cette nouvelle langue de bois, une langue de bois centriste du coup qui poursuit certains intérêts dans la perspective d'un second tour avec Marine Le Pen où il va falloir justement réussir à rassembler un maximum de voies pour faire barrage. Et donc je pense qu'il y a cette stratégie de camoufler la vacuité d'un programme ou le statu quo auquel ces gens-là sont attachés finalement en utilisant ce type de formules un peu toutes faites et qui sont très peu clivantes finalement.
Mais Kaki, vous avez relevé ces platitudes uniquement chez le candidat Glucksmann et le candidat Attal ou également chez d'autres. Pourquoi vous
jetez votre
dévolu sur eux deux dont vous imitez parfaitement les voix ? J'ai écouté un discours d'Egor Philippe tout à l'heure et je vous avoue qu
'il aurait éventuellement
pu rejoindre...
Bon d'accord
! Oh la main ! Non mais c'est... Allez-y. Non,
non,
il y a un décryptage politique d'ailleurs de ça parce que c'est vrai que lorsque vous êtes un candidat raisonnable, réformateur, réformiste, appelez ça comme vous voulez, vous êtes condamné à un discours modéré. Quand Jean-Luc Mélenchon dit « on va mettre 20% de la dette française au feu », bon, moi je pense que c
'est
de la folie furieuse, mais au moins ce n
'est
pas une platitude. Ou quand Marine Le Pen dit « on va supprimer les obligations de logement social pour les municipalités », bon, c'est un truc qui frappe les esprits. Or, les gens, les centristes, le cercle de la raison, comme disait Alain Minck, il peut moins se permettre ce genre de transgression. Et c'est son handicap objectif et c'est ce qui fait qu'il se prête si bien à la caricature
brillante.
Est-ce que c'est bien joué, c'est-à-dire d'une certaine façon, est-ce que ça touche une fibre du convenable chez les Français qui fait que, malgré tout, on a un peu peur, pardon, de Jean-Luc Mélenchon et un peu peur de Marine Le Pen, malgré tout, et en dernière analyse, on préférera même des gens qui disent des platitudes à des gens qui disent des choses un peu trop saillantes. C'est un calcul. Alors, le grand talent,
ça
a été celui d'Emmanuel Macron en 2017, c'était de faire les deux, c'est-à-dire de dire des platitudes sur un ton révolutionnaire. Vous vous souvenez quand il hurlait
dans ses médias ? C'est notre projet. Oui, parce
que c'est notre projet. Vous vous souvenez comment s'appelait son livre, son livre de programme ? Révolution. Je vous jure, ça
fait
une blague. Et donc, ça, c'était vraiment un coup de génie, je dis ça sans aucune ironie. C'est-à-dire que c'était parfaitement raisonnable tout ce qu'il proposait, mais c'était dit sur un ton qui était vraiment transgressif. Mais c'est parce qu'il était jeune, c'est parce qu'il était nouveau. Édouard Philippe ne peut pas faire ça. C'est comme Édouard Balladur en son temps. C'est pas facile d'avoir l'air d'un rockeur ou d'un révolutionnaire quand on a un passé comme ça de Premier ministre, comme Édouard Philippe, même si on fait des frites et qu'on enfourne les pizzas. Théophile
?
Non, mais c'est ça qui fait tout le comique, en fait, de ce style de communication. C'est qu'il
y a
effectivement un décalage entre la neutralité des phrases et le panache avec lequel elles sont prononcées. Et ça,
c
'est pas juste quelque chose qui vient de la vidéo, c'est vrai. quand Attal dit qu'il faut débloquer le pays comme ça...
Il
y croit. Il y croit
réellement. Il y a un
enthousiasme certain. Bon,
voilà,
dans une certaine mesure, on ne sait pas. On voulait dire que c'est un bon acteur. En tout cas, vous arrivez à faire rire à la fois à Daniel Obono et... Je sais bien,
parce que là, vous arrivez... Je suis toujours où il
y
aura
une vidéo sur eux, et bon... Ah
bah évidemment. Moi, je mets en rigolera, quoi. Daniel Obono. Quand
vous entendez effectivement des candidats qui jouent à ce point-là le convainc, disons, par rapport au vote, qui jouent la rupture
? Non,
moi, je pense que ce qui est appuyé, les platitudes sont d'autant plus appuyées que ce qu'il y a derrière, c'est un bilan, et un bilan qui est loin d'être raisonnable. Monsieur Roquet, vous avez choisi cet adjectif. Moi, je ne crois pas que la politique menée depuis dix ans soit raisonnable, soit convenable. Et je crois que les Français et les Françaises ne se laisseront pas avoir par une rhétorique, parce qu'ils vivent dans leur chair la réalité de ce que c'est aujourd'hui de vivre dans la France de Macron. Et c'est de ça qu'il s'agit. On peut faire tous les discours qu'on veut.
À un moment donné, les personnes qui vont aller voter vont écouter, vont regarder, vont se rappeler de quoi il s'agit. C'est-à-dire que vous nous parlez du cercle de la raison. Ce sont les mêmes personnes qui ont mis le pays dans une situation économique, sociale et démocratique de crise. Et écologique, bien évidemment. On devra en reparler. Donc oui, ça fait rire, peut-être un peu jaune, parce que la réalité derrière ces discours, elle est terrible pour des Français dans ce pays. La rupture, est-ce que vous voulez une élection de rupture ? Ce n
'est
pas très clair quand on écoute le meeting d'aujourd'hui, Alexandre Nicolich. Au fond, certains disent, vous avez essayé de rejouer 1981. C'est-à-dire une rupture, on bouscule un peu avec le bourgeois qui se dit, allez, je vais essayer Marine Le Pen comme on a essayé Naguère-Mitterrand en
se
disant, c'est un peu risqué, mais on a envie de changer. Est-ce que c
'est votre pari
?
Non, mais une rupture sur beaucoup de choses, bien sûr. Et là, ce qui a pu être dit globalement dans le discours, parce qu'on a fait attention à la forme depuis tout à l'heure et cette phrase sur le beau, mais moi, j'étais juste derrière.
Là,
on me voit d'ailleurs un peu à droite. Alors attendez,
où est-ce que vous
êtes ? Est-ce qu'on peut élargir
le champ sur Marine
Le Pen ? Mais bref, on s'en fiche, je ne
sais pas. Mais non, mais il est normal qu'on fasse bien. Ah, voilà,
vous avez l'air très sérieux là,
Alexandre. Je suis concentré sur
ce qu'elle dit, évidemment. Et donc, il
y
a eu des annonces très fortes, parce que tout à l'heure, Madame Obono parlait justement de ce qu'on propose sur le DPE et dire que ça doit être quelque chose d'indicatif et concurrentiel pour pouvoir louer. Parce qu'aujourd'hui, si on maintient le DPE, par exemple, c'est un million de logements au 1er janvier 2028 qui ne pourront pas être loués. Quand on connaît la crise que peuvent vivre les Français pour avoir un logement, être propriétaire, mais aussi pour louer avec des prix qui augmentent constamment et avec beaucoup de Français qui se disent « Je ne peux pas faire construire parce qu'il
y
a la Loisanne, aujourd'hui, qui bloque des nouvelles constructions. »
Et
en même temps, il y a ce DPE qui fait que les logements possibles diminuent. Eh bien, ça entraîne une pression sur le logement qui entraîne forcément une augmentation à la fois des prix à l'achat et à la fois des prix sur les loyers. Et
quand vous avez 85%
des
Français
qui
veulent devenir
propriétaire et on a 57% de propriétaires, un chiffre qui diminue pour la première fois, ce n
'est
pas anodin. Donc oui, c'est une rupture avec tout ce que proposent les autres. Parce qu'on est les seuls aujourd'hui à proposer ça. Est-ce que vous dites comme elle que vous n'êtes ni de gauche ni de droite
?
Oui, parce qu'après, je pense que c
'est
des
débats qui sont dépassés. Vous n'êtes
ni de gauche ni de droite, vraiment
?
Bien sûr, oui. Non, mais sincèrement, parce qu'il y a eu des mutations sur
ce que propose la gauche. Vous,
venant de l'ancien
bloc
de l'Est, enfin, je veux dire, d'habitude, c'est pas quand on vient de l'ancien bloc de l'Est, d'habitude, on est rarement ni de gauche ni de droite, disons, il me semble. Non, mais dites le fond de votre pensée.
Mais ce que je vous dis,
c
'est que, par exemple, le patriotisme, est-ce que c'est une valeur de gauche, est-ce que c'est une valeur de droite ?
Ce
qu'on propose là sur le logement, par exemple, est-ce que c'est à gauche ou est-ce que c'est à droite ? Notre vision de l'identité, aujourd'hui, par exemple,
est
-ce que cette gauche soit de la priorité nationale ? C'est un des sujets sur le logement, sur les logements sociaux. C'est un vrai sujet, par exemple, aujourd
'hui. C'est quelque chose qui a été lancé par la
gauche, la priorité nationale. Mais aujourd'hui, c'est vu comme une idée de droite, une idée de tout le monde, puisque 70% des Français veulent une priorité nationale. Mais donc, c'est compliqué de se positionner, est
-ce
que c'est de gauche ou de droite ? C'est juste du bon sens, avec, en tout cas, ce que veulent beaucoup de Français, pour qu'enfin, ils puissent se loger et avoir plus de pouvoir d'achat sur les autres mesures, par exemple. Moi, je comprends que
vous soyez un peu gêné pour répondre, parce que le retour à la retraite à 60 ans,
ce
qui est demandé par Marine Le Pen pour un certain nombre de
carrières longues, absolument.
Ça, c'est de gauche. En revanche, la suppression du DPE, la suppression de l'encadrement des loyers, la fin des quotas de logements sociaux dans les municipalités, alors ça, je peux vous dire que les lecteurs du Figaro, ils applaudissent des deux mains. Et alors, donc, de deux choses l'une, ou c'est incohérent,
ou
c'est très intelligent. C'est-à-dire que... Pouvoir faire en sorte
que le logement...
Non, mais je t'amène juste. Pardon, pardon. C'est-à-dire que c'est là, je pense qu'il
y a
une stratégie derrière ça, qui fait qu'effectivement, on a du mal à vous mettre dans une case, parce que, sur certains sujets, vous êtes clairement de gauche, par exemple, comme sur les retraites, et en même temps, sur d'autres sujets comme le logement, là, vous êtes beaucoup plus libéraux. Alors, je vous avais pouvoir répondre, c'est comme dans les pubs, c
'est
comme dans les films,
il
y
a
la suite, juste après cette interruption, puisque on va voir à quel point Marine Le Pen, effectivement, sur certains points, lance la campagne sur des priorités d'accès aux Français pour le logement social, et puis on parlera évidemment de la situation économique. Qui va payer la situation vertigineuse de la France avec une croissance à peu près à zéro, et visiblement, les taux se resserrent sur les retraités dits aisés. On verra ce que, dans la bouche du gouvernement, signifie retraités plutôt aisés. Vous allez voir que ça se situe plus autour de 2 000 euros qu'au-dessus. A tout de suite. Merci d'être avec nous.
On entre dans le vif de la campagne avec ce premier meeting de Marine Le Pen, notamment concernant le logement et la priorité aux Français. Priorité à l'accès au logement social pour les Français. C'est une des mesures qui marquent la soirée. Écoutez-la.
La
première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français.
Nous
allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde, un droit naturel et juste. Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion, leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leur condition sociale, seront prioritaires.
Alexandre Nicolich, explication, là on a un cas d'école. Expliquez-nous vraiment de façon très pédagogique, dans votre idée, et vous allez pouvoir réagir évidemment, Danielo Bono, ce que veut dire cette priorité.
On va redonner un sens, justement, à un privilège d'être Français sur le territoire français.
C
'est-à-dire que, quelle que soit l'origine, la couleur de peau, la religion, la situation sociale, comme vient de le dire Marine Le Pen, quand on est Français en France, on doit bénéficier davantage quand on a des difficultés, par exemple, pour se loger. Et donc, sur le logement social, c'est-à-dire que, quand vous avez des dossiers qui sont présentés, eh bien, ceux qui ont la nationalité française ont un avantage, et donc pourront bénéficier de ce logement social, comme il
y
a d'autres axes qui sont évoqués, effectivement, les familles de délinquants seront expulsées de la même manière. On veut faire en sorte qu'il y ait un privilège pour ceux qui bénéficient, enfin, vous savez, c
'est
un privilège de bénéficier d'un logement social, c'est la solidarité nationale, ça coûte moins cher qu'un logement classique, eh bien, ce privilège, il doit revenir à ceux qui sont honnêtes,
à
ceux qui sont français.
Expliquez-nous d'abord la priorité
nationale, pardon, qu
'on
soit vraiment très, très concret. La famille afghane, malienne, syrienne, enfin, peu importe, étrangère, qui arrive, qui dit, voilà, nous sommes formellement en position d'être candidat pour un logement social, qu'est-ce que vous lui répondez
exactement,
à ce moment-là
? Eh bien, on regarde d'abord si des familles françaises demandent justement un logement social. Aujourd'hui, vous
parlez de famille
malienne,
les chiffres sont intéressants. Attendez, un conceptement très concret, comme ça,
on
peut réagir vraiment
pour nous.
Ça veut dire qu'un revenu égal,
un
revenu égal, c'est la famille française qui
sera privilégiée. Oui, qui bénéficie d'un avantage,
bien sûr. Aujourd'hui, en France, vous savez, sur le logement social, vous avez 11% de familles sans assistance migratoires qui sont dans un logement social. Vous avez 57% des familles immigrées sahéliennes, donc vous avez cité le Mali, qui sont aujourd'hui dans un logement social. 49% des familles algériennes, des Algériens, qui sont aujourd'hui dans un logement social. Donc aujourd'hui, le logement social, sert de manière massive à loger des immigrés qui viennent d'arriver. Et c'est au détriment de Français qui, vous savez, 70% des Français sont éligibles au logement social et qui, aujourd'hui, parfois, ne peuvent pas en bénéficier.
Et donc, on va faire en sorte qu'ils puissent en bénéficier. Daniel Oguno réaction.
On
expulsera, comme je disais, les délinquants pour faire en sorte qu'il n
'y
ait plus de familles qui règnent en maître en étant dans le trafic de drogue dans les cités.
Eh
bien, vous vous posiez la question de savoir ce qu'était le Rassemblement national. Je pense que là, on voit la réponse. C'est un parti qui défend un programme d'extrême droite. La préférence nationale, c'est une mesure discriminatoire, anticonstitutionnelle. Je rappelle qu'en France, on n'a pas des privilèges. On a mis à bas les privilèges. On a garanti des droits. Et le logement social est issu d'une histoire, justement, universaliste qui considère que le logement est un droit, pas un privilège et que toutes les personnes qui n'ont pas les moyens, quelle que soit leur nationalité, d'avoir un toit, ce qui est quand même
la base, si
on veut vivre dignement, si on veut se projeter dans l'avenir, si on veut survivre, c'est avoir un toit.
Et
donc, le principe même de l'accès de tous et toutes, ceux qui en ont besoin, qui remplissent des conditions, parce qu'il y a des conditions, ce n'est pas donné comme cela. Il veut vous
poser une question, discuter, si vous me permettez. Si vous permettez, oui, mais ce n'est pas deux exposés. Je suis d'accord, mais madame, je vous couperai, monsieur, mais juste, pardon, ce n'est pas deux exposés,
vous pouvez vous discuter.
Oui, mais
par ailleurs, moi, je ne suis pas là pour répondre aux questions de
quelqu'un qui défend
une
mesure discriminatoire. Je
considère que c
'est anti-constitutionnel, je
considère que c'est anti-républicain et c'est une des raisons
pour lesquelles il
faut faire tout notre
possible pour
proposer
au Rassemblement national.
Vous savez,
qui
propose en France pour la première fois la préférence nationale ? Monsieur Roger Salangro de la SFIO en 1931.
Le
Front populaire
dont le NFP... vous, pardon, on ne vous interrompt
aussi, monsieur, franchement, si vous ne l'avez pas discuté, ça n
'a
rien d'accepter, si vous êtes sur le même plateau l'un et l'autre,
vous
pouvez quand même écouter la fin de la phrase de l'autre. Bon, alors finissez. Non, mais pardon, vous
avez entendu deux, c'est juste que vous parliez en même temps, donc c'est intéressant.
Il
ne peut pas être
autant en décalage avec ce que souhaitent beaucoup de Français. Si 70% des Français aujourd'hui souhaitent une priorité nationale, c'est qu'ils ont justement un sentiment d'injustice sur les aides sociales et sur le logement. Parce que vous avez des chiffres qui sont très clairs, par exemple, sur aujourd'hui, par exemple, les immigrés aujourd'hui qui sont en France bénéficient dans leurs revenus deux fois plus de logements sociaux que les non-immigrés.
Et donc ça, ça compte pour les Français qui se disent aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on arrive à un moment de rupture, on n'arrive plus à accueillir et mes impôts servent à alimenter un système qui nourrit systématiquement des gens qui viennent d'arriver en leur donnant un
privilège.
Oui,
bien
sûr, mais en
l'occurrence moins les immigrés, mais c'est vrai, c'est vrai, bien sûr. Mais mes parents sont moi-même,
vous savez, ils sont immigrés, donc je peux en parler aussi, ma maman. Je n'en doute pas.
Mais
laissez la répondre.
Arrêtez de dire
n'importe quoi. Toutes les personnes qui vivent sur le territoire français paient des impôts. Et en France, ça fait partie de nos conquêtes, ça fait partie de l'identité de ce pays et je crois qu'on doit en être fiers plutôt que d'essayer de le mettre à bas. Oui, on considère qu'avoir accès aux droits, avoir accès à la dignité doit être pour tout le monde.
Et
par ailleurs, je pense que ce qui est caractéristique typiquement de l'extrême droite, c'est plutôt que de s'attaquer au problème qui est effectivement la crise du logement. Pourquoi est-ce qu'il y
a
une crise du logement ? Parce qu'il y
a
un marché privé, parce qu'il y a de la spéculation. Alors là, on n'en parle pas du tout. On remet en cause ce qui est des protections pour éviter que les gens étouffent dans leur logement ou meurent de froid dans leur logement. Alors là, on dérégule absolument. On ne remet pas en cause la spéculation. Mais par contre, on va expliquer que
la paix
curie sur laquelle on n'intervient pas, on va la gérer en discriminant. C'est profondément l'identité
de l'extrême droite
que
de l
'éviter Je
vais répéter encore une fois que le nouveau Front Populaire
a
un problème sur le logement. Donc Léon Blum était d'extrême droite
apparemment pour Mme Obono. Le Front Populaire dont l'ONFP se revendique était déjà d'extrême droite. En fait,
on
est toujours plus d'extrême droite. C'est à aucun
sens. Où est-ce que vous avez
vu dans le programme du Front Populaire
la présence nationale ? Il
y avait
des quotas sur l'emploi et des quotas d'immigrés. Si, si. Je vous invite à vérifier. Réaction des éditorialistes. S'il vous plaît, Guillaume Moncette. Je vais répondre peut-être sur le logement.
Est
-ce que ça intéresse les gens sur la rénovation thermique ?
On
va avancer
parce que là, on est sujet par sujet. On
ne
va
pas faire la rénovation technique et le
thermique. Parce
que là, on m'a accusé que nous ne voulions pas qu'il
y ait une France priorité. Vous avez
expliqué que vous allez remettre en cause les protections qui
n'évitent
que des logements qui sont des passeurs thermiques. Vous savez combien de personnes vivent aujourd'hui dans des logements thermiques
? Justement. Restons, s'il vous plaît, à la priorité aux Français ou aux Non-Français. Est
-ce
que la régulation du DPE est à un progrès ? Madame, on ne va
pas ouvrir tous les dossiers en même temps. S'il vous plaît, Guillaume. C'est vraiment intéressant parce que là, il
y
a deux visions qui s'opposent et ça, c'est de la belle politique parce que c'est vraiment des choix pour les Français. Qu'est-ce qui est le plus important ? Est-ce que c'est la situation sociale
? Et
parce que ce que dit M. Nicoli qui est juste, effectivement, les familles d'origine immigrée sont surreprésentées dans les logements sociaux, non pas qu'elles auraient une priorité, mais parce qu'elles ont en général des familles nombreuses et des revenus faibles et donc, elles passent devant. Est-ce que c'est cette situation sociale qui doit primer ou est-ce que c'est le fait, parce que nous sommes en France, d'être Français ? Et je pense que là, on a vraiment deux visions de notre pays. Ce qu'on peut dire,
c
'est que la préférence nationale, effectivement, elle est dans une large mesure inconstitutionnelle. Le Conseil constitutionnel a déjà censuré des lois de ce type, mais elle ne l'est pas complètement. Par exemple, pour être fonctionnaire, il faut être français. Donc ça, c'est de la préférence nationale. Pour avoir le RSA, il faut être en France depuis cinq ans. Donc, tous les immigrés
n'y ont pas
droit.
Je peux expliquer l'application constitutionnelle, si vous permettez. Effectivement, et c'est vrai, je ne
le
nie pas. Vous avez raison, aujourd'hui, la Constitution ne permet pas l'application. En revanche, un référendum et qui rentre tout à fait en adéquation justement constitutionnellement avec l'article 11, qui permet d'avoir, de modifier par référendum sur quelque chose qui est social et la préférence nationale est sociale, eh bien, un référendum est possible et par référendum, nous poserons la question aux Français, s'ils veulent, un référendum sur l'immigration, une préférence nationale. Et donc, ça sera aux Français décidés. Vous savez que
dans des familles,
vous avez des parents qui sont immigrés et des enfants qui sont français. Qu'est-ce que vous ferez ?
Vous mettrez leurs
parents à la rue et
les enfants,
ils ont le droit de rester dans le logement.
Vous vous rendez compte en fait
de l'hallucination que vous savez qu'il y a des immigrés quand vous dites les familles immigrées.
Oui, c'est mon cas, Madame Obono, mes deux parents étaient étrangers, mon père est décédé maintenant, mais c'est mon cas, Madame Obono. Je connais ce cas,
oui,
d'accord.
Donc, vous faites quoi dans des familles ? Vous choisissez en fait ceux qu'on met à la rue et ceux qui restent
dans le droit ? Mais ce n'est pas à la rue, Madame Obono.
Vous voyez bien, c'est absolument hallucinant.
Mais juste sur le cas d'école, pardon, Non, juste sur le cas d'école,
c'est vrai que c'est intéressant. Quand les parents sont encore, enfin, sont étrangers formellement et les enfants français, vous
considérez que c'est un... Ils n'obtiennent
pas la nationalité. Ils obtiennent la nationalité française, d'abord dans un premier temps pour certains à 13 ans, mais sinon 18 ans, il faut être précis. Oui,
ils sont considérés comme français. Non, pas avant d'avoir la nationalité française. Je voudrais vous
entendre, l'un et l'autre, s'il vous plaît, sur ce qui se passe à l'étranger. Parce que c'est intéressant de voir qu'en Suède, c'est des élections ce soir, une gauche qui est très anti-immigration, ce n
'est
pas la vôtre, c'est la gauche sociale-démocrate, mais alors elle est vraiment très, très, très anti-immigration, est en train peut-être de gagner l'élection, c'est les premières sorties des urnes, et même de faire reculer l'extrême droite. Un de ses visages, c'est cette députée qui s'appelle Lowen Redard, qui est elle-même d'ailleurs fille d'immigrés kurdes qui ont fui la dictature iranienne, et qui a des propos très durs sur l'immigration. Elle dit, il faut fermer le robinet de l'immigration pour 15 ans.
Vraiment, c'est une autre Suède, il y avait la Suède très ouverte du passé, là c'est une Suède extrêmement fermée, il y a une gauche sociale-démocrate européenne au nord, qui est là au Danemark, et là en l'occurrence c'est en
Suède. C'est encore plus drastique
en question d'immigration, c'est-à-dire que ce soit en Suède, comme vous venez de le dire, ou au Danemark, où justement est dirigé par les sociodémocrates, on a un gouvernement qui accentue les contrôles drastiques, justement pour le retour aux frontières, l'aide au retour volontaire pour inciter à quitter. On a donc deux pays, deux États de l'Europe du Nord qui, sans vergogne, assument complètement ce genre de politique. Qu'est-ce qui est en train de se passer là ? Alors, il est en train de se passer, d'abord, les menaces sur le système social, sur le modèle social de ces pays.
Ce sont des pays qui ont des grandes traditions sociales-démocrates, même si la Suède a viré à droite, et donc il y a un attachement transpartisan au modèle social, et en gros ils disent, c'est plus possible. Si on continue à attirer autant d'immigrés, notre modèle social ne pourra pas tenir, parce que ça nous coûtera trop cher. Ça, c'est le premier point.
Et le second point, c'est que ces pays du Nord n'ont pas la culpabilité qu'on a inoculée à la classe politique française depuis tant d'années, et qui fait qu'effectivement, les Algériens, les immigrés d'origine subsaharienne, sont surreprésentés dans les logements sociaux, parce qu'on se dit, comment on les a colonisés, c'est normal qu'on leur donne la priorité. Dans les pays de l'Europe du Nord, ce discours-là, il n
'a
pas cours en fait. Et donc, ils se sentent beaucoup plus libres de dire qu'est-ce qui est intéressant pour notre pays, qu'est-ce qu'il faut mettre en priorité, et comment on se protège. Ça, c'est une stratégie. Par ailleurs, ce n'est pas une question de culpabilité, c'est une question de droit et d'accès aux droits. Et puis, si vous voulez qu'on reparle de l'histoire coloniale et de la France, mais ça, c'est encore autre chose. Les gens, ils n'ont pas choisi, en fait, une bonne partie, vous parliez de l'immigration.
Ah si, ils ont choisi de venir chez nous. Non, non, non, la France est
allée les chercher.
Vous avez pensé qu'il y a une
politique pour faire venir des travailleurs qui ont participé à construire ce pays.
En réalité, est-ce que vous allez vous
faire doubler sur votre droite, Alexandre Nicolich
? Ce que je voulais quand même noter et rappeler,
c'est que c'est une vieille ancienne, que ce soit dans les pays du Nord ou ailleurs, au siècle dernier, on avait exactement les mêmes débats. À chaque fois qu'il y
a
une crise, on explique que le problème, en
fait, ce sont les étrangers. Non, non, je vous assure que ce sont les mêmes.
Ce sont les
sociodémocrates.
Oui, mais
il y a
eu aussi, à gauche, des gens qui avaient des positions xénophobes.
Ah oui, Georges Marchais, par exemple. Ce
ne sont pas de
ceux-là que nous nous inspirons. Marchais assez xénophobes. Et je pense que c'est une
erreur de considérer que la solution, c'est de discriminer des gens ou de réduire les droits des personnes étrangères et des personnes immigrées. Est-ce qu'il
y a
une tradition, effectivement, de gauche ? Il faut rappeler qu'il
y a
une gauche, par exemple, très colonialiste, la gauche de Jules Ferry, mais vraiment très, très colonialiste, d'ailleurs, par certains côtés racistes, tout en étant à l'intérieur pleine de bons sentiments, d'ailleurs, pour les codes, etc. Est-ce qu'il y
a une tradition ? La gauche était
plus colonialiste. La droite, à l'époque, disait plus la Corrèze que le Zambèze. Enfin, voilà, si on parle de ce sujet. Mais après, en l'occurrence, je pense qu'on devrait, là, on va revenir à la France contemporaine et à l'Europe contemporaine, on devrait aborder ces questions de manière assez objective sur le coût que ça peut représenter, sur les difficultés que ça entraîne également en termes de possibilités de vivre ensemble quand beaucoup de gens ont des références de valeurs trop différentes, l'impact que ça peut avoir. en important des gens qui viennent de pays, parfois, avec une vision de la femme, de l'homosexualité, qui peut être totalement différente, les conséquences que ça a.
Et puis, évidemment, sur le coût social que ça peut représenter, à la fois sur l'immigration irrégulière, qu'on n'arrive pas à expulser, y compris, et là, on peut parler, vous êtes du Figaro, mais de LR, avec Rotaillot, qui a échoué, 10,9%...
Exécuter quand il était ministre de
l'Intérieur.
Et
donc, aujourd'hui, une disqualification de tous les partis, justement, sur cette question de l'immigration. Et aujourd'hui, ce sujet qu'on porte et qui est voulu par une majorité de Français, c'est pour ça qu'on proposera un référendum, et d'ailleurs, on verra bien, du coup, ce que veulent les Français en leur demandant, parce que ça fait trop d'années qu'au final, il
y a
des politiques qui sont menées sans jamais qu'on ait demandé aux Français qu'est-ce qu'ils veulent sur
cette question-là. Il y a des fêtes tous les
ans et demi. En fait,
c
'est
un des sujets
qui fait l'objet de plus de législation et c'est toujours plus de répression par
rapport aux droits des étrangers. On a battu le record d'immigrés légaux et illégaux l'année dernière. Madame Obono, ce n'est pas sérieux. C'est un sujet
que personne n'a jamais discuté ou que ce serait un grand
tabou. Mais Madame Obono, c'est que
la question
de
l'immigration et les immigrés sont les boucs émissaires politiques de tous les courants de droite, d'extrême droite et parfois malheureusement certains à gauche qui sont incapables d'adresser les problèmes de fond parce qu'en fait, quand on pose aussi la question aux Français quelles sont les urgences aujourd'hui, c'est la question du logement, c
'est la question sociale. C'est la question de l'environnement et de la catastrophe climatique. À ça,
on n'a aucune
réponse et on va
pointer du doigt
les immigrés.
Voilà la stratégie. Est-ce qu'on est en Nantes dans une période vraiment de grande inquiétude économique
?
On va entrer sur ce sujet-là. On repasse par vous Théophile Alias qu'acquise une de vos vidéos qui a eu le plus de succès, c'est quand on ajoute à toutes les catastrophes ce que dit Laurent Alexandre. Les catastrophes, ça a été le train fantôme ces derniers jours. La croissance revue à la baisse, on a une croissance à 0%, on a été 0,5 en 2026, 0,0 au deuxième trimestre. Les taux d'emprunt qui s'envolent au-dessus de 4%, l'intelligence artificielle qui menace même d'extinction l'humanité, en tout cas, c'est une des théories de certains défenseurs de l'intelligence artificielle.
Vous faites une imitation parodie de Laurent Alexandre qui est familier maintenant de nos plateaux tous les dimanches. Lui-même a beaucoup apprécié, lui-même vous accorde beaucoup de talent. Écoutez-le. Écoutez-vous. Expecto patronum.
Ça
fonctionne ? Regardez, professeur. Ouais, ouais, ouais, c'est bien. T'es l'élu, t'es l'élu, toi. Stop, on arrête tout. Oh non. Les sorciers, vous êtes complètement à la ramasse. Totalement has-been. Tous les benchmarks disent que l'IA fait mieux que la magie dans 100% des domaines. Est-ce que c'est un mange-mort ? Oh, c'est Laurent Alexandre, il aurait pas de nous harceler. Et là, vous êtes tout seul dans votre délire du Moyen-Âge à prononcer des incantations en latin. Donc, vos sortilèges bidons, c'est terminé. Aujourd'hui, chat GPT 9 3 quart peut me rendre invisible, peut transformer des rats en gobelets si ça vous amuse. C'est vrai, professeur. Les sorciers vont être remplacés par l'IA.
Est-ce que ce sera le climat de 2027,
c
'est-à-dire un climat catastrophiste où il y a tous les mots de la terre qui nous arrivent
? En réalité ? En réalité, ou par l'IA ?
Je veux bien en parler.
Je
pense qu'au-delà de... On a vu encore un sondage qui est sorti aujourd'hui. Au-delà, effectivement, je pourrais parler du fait que, ça a été dit par M. Roquet tout à l'heure, on est donné un score qui n'a pas été vu depuis 1974. Mais ce qui est important dans cette enquête, c'est le pessimisme des Français. On est... Il y
a
des enquêtes internationales. Il y a eu une enquête sur tous les pays de l'OCDE. On est le pays qui... Le peuple qui a le moins confiance en l'avenir avec une vraie crainte. Or, ça vient d'être tourné un petit peu en dérision, mais c'est intéressant comme sujet. L'intelligence artificielle, la robotisation peut être un des moyens, justement, de trouver des solutions. On peut se dire que le monde pourrait être meilleur demain, qu'on doit toujours positiver. On parlait tout à l'heure de
la rédition. Est-ce que vous le pensez, ça ? Pardon.
Quel âge avez-vous, 27 ans ?
Vous
êtes les... Pardon,
je
ne fais insulte à personne,
mais
je crois...
Enfin, je fais très attention
avec les âges, mais...
Alors, je crois que vous êtes... Ce n'est pas un problème. Je crois que vous êtes les plus jeunes. Je crois que je me suis insulté.
Non, pardon. Vous étiez jeunes jusqu'ardiens, vous, il
n
'y a pas... Est-ce que vous avez l'impression qu'effectivement, vous vivrez moins bien économiquement que vos parents et vos grands-parents, par exemple
?
Alors, il y
a
effectivement un choc de l'intelligence artificielle qu'il va falloir prendre en compte. Et désolé pour cette phrase un peu plate, mais je vais essayer
de la... Vous pourriez rentrer dans vos... À
force de nous regarder comme ça, on est imbibés, en fait. Et donc, ça dépendra des décisions prises par les pouvoirs politiques parce que, par contre, moi, j
'ai quand même la
conviction que... Ah, ben, vous vous croyez, alors ? Non, mais j'ai quand même la conviction que l'IA sera assez rapidement en mesure de nous remplacer dans tous les métiers, dans toutes les tâches qu'on est capable de réaliser aujourd'hui. Je sais que...
Pas le reportage de terrain. Là-dessus, justement, je me
mouille un peu plus. Pas le reportage de
terrain.
Et je vais peut-être même me mettre en porte-à-faux avec Laurent Alexandre qui a l'air de croire encore à l'existence des entreprises, du libéralisme tel qu'il existe aujourd'hui, partiellement. Mais à mon avis, justement,
à
partir du moment où plus personne ne sera capable de se distinguer par un métier rémunérateur, on va perdre la clé de répartition qui hiérarchise aujourd'hui les individus. Et ça va nous obliger à rentrer éventuellement dans une société un peu plus égalitaire où les individus devront peut-être être pris en charge par les pouvoirs publics avec un revenu universel. Et je vois difficilement comment est-ce qu'on peut éviter ce scénario. Est-ce que vous croyez à
la
rupture ? Est-ce que vous croyez qu'on pourra retrouver la croissance, retrouver le bonheur des Trente Glorieuses où il y a toujours plus de croissance, toujours plus d'argent, toujours plus de
progrès ? Ça, ce n'est pas
possible dans un monde où ressources finies. Et je pense que c'est ça la différence majeure. Les Chinois continuent, regardez, ils ont 6
% de croissance. Oui, peut-être. Mais en vérité,
il y a une limite à l'accumulation, il y
a
une limite à la croissance. Non, mais je pense que vous parliez aujourd'hui du pessimisme et notamment dans la dimension générationnelle. La question du dérèglement climatique est un des éléments de ce pessimisme, voire d'une angoisse qui est normale. Vous ajoutez à la crise économique et sociale que les gens vivent, donc ce n
'est
pas juste un sentiment, c'est le quotidien de millions de personnes dans ce pays avec l'incertitude et l'impact que connaissent déjà beaucoup de gens de ce dérèglement climatique. Donc la question,
c
'est comment dans ce débat présidentiel, on propose une vision effectivement qui donne à espérer
et à... Ce n'est
pas du rêve, mais moi
je pense qu'il faut
une vision pour le pays.
Et je pense que nous, quand nous
proposons la règle verte, instituer dans la Constitution l'idée qu'on ne peut pas prendre à la nature plus que ce qu'elle ne peut produire ou régénérer.
Ça, c'est quelque chose
qui donne... Oui, parce qu'en fait, on se donne les moyens de faire face à ce qui est le défi civilisationnel de l'humanité, c'est l'atténuation et l'adaptation au changement géomatique. Est-ce que je
peux vous soumettre... Et je crois que là,
on donne à... de l'enthousiasme et des défis à toute une génération, pas simplement
les nouvelles... Est-ce que je peux vous soumettre quelque chose d
'un peu plus terre-intérêt immédiat ? C'est qui va payer ? C'est-à-dire la situation dramatique de la France sur les chiffres qu'on donnait tout à l'heure. Déclaration de M. Lescure concernant les retraités, parce que ça, ce
n
'est pas la génération qui est la vôtre, c'est ceux qui ont 60 ans et plus qui sans doute seront contribués pour aller à la caisse. Ça vous fait sourire, Guillaume Roquet ? Non,
non,
c'est 63 et plus aujourd'hui. 63 et plus, voilà. La déclaration de M. Lescure est très intéressante. Il parle aux Parisiens, on lui dit, mais au fond, qu'est-ce que c'est un retraité aisé ? On tourne un peu autour de ce pot-là. Et il dit, avec une retraite à 2 000 euros, on n'est pas riche, mais on n'est pas non plus démuni. Est-ce que ça veut dire, malgré tout, là, c'est l'os où il y a du gras pour encore ronger
?
Déjà,
ça
montre dans quel état est le pays si on considère qu'on est aisé à 2 000 euros. Je vous rappelle que depuis trois ans, le PIB par habitant en France est passé sous la moyenne européenne. Il y a une réalité objective qui est que l'explosion de la dette publique a appauvri le pays et on est en train de le sentir français par français. Je pense que cette désindexation des retraites, puisque c'est bien ça dont il s'agit, elle va être indispensable parce qu'on le sait maintenant, c'est le principal poste de dépense publique dans le pays. Pour que ce soit accepté, il ne faudra pas juste dire comme M. Lescure, à 2 000 euros, quand même, on peut faire un petit effort.
Tous les Français qui sont concernés par ça, ils vont dire mais et vous, qu'est-ce que vous faites en face ? Où sont les économies ? Ça doit être du donnant-donnant et pour l'instant, on entend beaucoup de projets gouvernementaux en disant qu'on va mettre à contribution les retraités et les autres. En revanche, on ne
voit
pas très bien où sont les économies réelles,
les vraies économies.
J'aimerais vraiment que vous répondez là-dessus. Est-ce que ça vous choque quand on va voir des familles qui touchent 2 000 euros, 1 800 euros en leur disant « Ah, quand même, 1 800 euros, il va falloir qu'un petit pot que vous vous seriez un peu là. »
C
'est ça que vous dites ces
déclarations. Est
-ce
que
ça
vous choque ou non ? Moi, ça me choque. Évidemment, ça me choque. Parce qu'en réalité, vous parliez de la croissance. Monsieur Lescure nous avait promis 1,1 % de croissance, puis c'est descendu à 1 %, 0,8. Maintenant, il nous parle de 0,5 % de croissance. L'INSEE nous dit 0,4 % de croissance. En réalité, c'est le résultat de tous des budgets qui sont passés systématiquement de la part des macronistes parce que soit, au début, parce qu
'ils
avaient une majorité,
ils
ont pu passer leur budget soit ensuite par 49,3. Et on a ce résultat. Et un résultat qui fait qu'on est à plus de 70 milliards de charges des intérêts de la dette. Et aujourd'hui, un des principaux postes de dépense qui est la conséquence de leur échec. Et ils veulent faire payer ça à qui ? Aux retraités. Aux retraités qui gagneraient aujourd'hui 2 000 euros par mois. En réalité, on ne sait pas parce que dans les axes d'économie, quand on parle de 6 milliards, ça pourrait être une non-indexation sur l'inflation pour l'ensemble des retraités. Donc même les retraités les plus pauvres. Et
tout à l'heure, si ce ne
sont pas eux, qui perdra ? Si vous permettez, si vous permettez, tout à l'heure, on a parlé justement de l'IA, et bien c'est important de rappeler en termes même de productivité. Si aujourd'hui, on a un déclin qui fait qu'on a un PIB par habitant qui est inférieur à la moyenne de la zone euro. on a pris un retard considérable. Emmanuel Macron nous avait promis la Startup Nation. Aujourd'hui, il y a 23% des entreprises françaises qui utilisent sérieusement l'IA. C'est une enquête de la Commission européenne. La moyenne européenne,
elle est à 39%. Si, je vous
réponds. Attendez, pardon, pardon. La faute à Macron,
la
faute à... D'accord,
d
'accord. C'est pas un Macron qui a refusé de réformer une retraite. Au contraire, c'est lui qui voulait les réformer.
Mais justement, pourquoi aujourd'hui, on va avoir une volonté de casser le contrat social de retraités qui devaient toucher une retraite, qui suivent l'inflation, et donc qui ont travaillé pour ça, et en réalité trahir ces retraités alors que de multiples postes d'économie ne sont pas réalisés. Vous avez vu que Bruno Le Maire, aujourd'hui, nous donne raison. Pendant des années, on nous a dit non,
on
ne peut pas baisser notre contribution à l'Union européenne. Bruno Le Maire a dit aujourd'hui, ah bah oui, finalement, c'est peut-être une bonne idée. Eh bien oui, par exemple, vous parliez d'économie, la baisse de la contribution qu'on a proposée dans le budget de 2020, c'est 5,6 milliards. Eh bien, c'est la somme aujourd'hui qu'on veut prendre dans les poches des revenus.