Maintien de l'ordre : Laurent Nuñez reconnaît une "perte de contrôle" et un "manque d'anticipation"
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« En comparaison, ils étaient 800 le 8 décembre 2018. jour d'importante mobilisation des gilets jaunes. »
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« On a eu 35 policiers blessés samedi. On a eu quasiment 900 tirs de de de moyen de grenade lacrymogène. »
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« 550000 manifestants contre 200000 prévus. »
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« On est obligé de leur leur propre pavette parce qu'on a plus de cartouche mais on a plus de gaz. »
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Mais comment les forces de l'ordre ont-elles pu être à ce point débordé samedi ? 60000 policiers et gendarmes étaient pourtant mobilisés dans le pays. Laurent Nunes, dont la démission a été refusée par Emmanuel Macron, reconnaît une perte de contrôle dans certaines grandes villes et un manque d'anticipation. Alors, les effectifs étaient-ils suffisants ? L'ampleur des violences a-t-elle été sous-estimée ? Nos équipes ont cherché à comprendre les failles du dispositif. Odî Longval, Nathalie Perez. Quatre policiers contraints de reculer face à des dizaines de manifestants à Marseille. Leur véhicule caillassés qui partent sous les jet de pavés et de projectiles.
Ce samedi, les forces de l'ordre étaient-elles en sous-effectif ? Sur toute la France, 60000 policiers et gendarmes ont été mobilisés. En comparaison, ils étaient 800 le 8 décembre 2018. jour d'importante mobilisation des gilets jaunes. Un écart que beaucoup comme ce syndicat de police dans le Finistère disent avoir subi. Contre c'est des effectifs que vous sortez. On a eu 35 policiers blessés samedi. On a eu quasiment 900 tirs de de de moyen de grenade lacrymogène. Donc effectivement le dispositif était sous-dimensionné. Mais difficile selon un ministre de mobiliser plus de monde pendant les vacances dans un contexte de coupe budgétaire.
On était au début des vacances, les mecs ont dû prendre leur jour et ça coûte cher si vous les rappelez, vous payez le double. S'ajoute l'ampleur inattendue du mouvement. 550000 manifestants contre 200000 prévus. Les services de renseignement ont-ils sous-estimé la situation ? Le ministre de l'intérieur a présenté sa démission refusée par Emmanuel Macron. Le dispositif que nous avons mis en place, c'est trouvé dans certains endroits en asymétrie par rapport au volume de participants et de manifestants pour les cortèges normaux, mais aussi de casseurs, de pilleurs et de militants d'ultra gauche qui ont fait dégénérer évidemment les cortèges.
Une mobilisation marquée par des affrontements très tôt dans la journée et des forces de l'ordre parfois à cours de munition comme à Limoge. On est obligé de leur leur propre pavette parce qu'on a plus de cartouche mais on a plus de gaz. Enfin, face à eux, les agents avaient des groupes volatiles avec des participants qui ont parfois diffusé les pillages sur les réseaux sociaux. On a déjà pris Sephora, on va bientôt s'attaquer à Darti. Selon certains syndicats, ces plateformes jouent un rôle dans les émeutes et sont un enjeu pour les renseignements.
Toute la difficulté notamment du recueil de renseignement aujourd'hui, elle s'insère dans la capacité notamment de ceux qui sont venus noyauter ces cortèges de manifestants à s'organiser sur des réseaux sociaux. Certains comme le candidat à la présidentielle Gabriel Atal proposent de couper les réseaux sociaux pour tenter de mettre fin aux émeutes.
Laurent Nuñez