ACTUS : A TABLE AVEC DANIEL GARRIGUE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 36 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:28OuverteRéponse directe
Vous ne faites pas partie des gens qui boycottent les présidentielles ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Vous allez parler de votre parti ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes de la CABE et du Bergeracois ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Quels mots sur la situation nationale à l'approche des élections ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Quels mots sur l'Europe ?
- 6:35OuverteRéponse directe
Quels sont les postes que vous voyez pour réduire les dépenses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:02PrésentateurChiffre
« Un trou de 500 000 euros, c'est vrai que pour chacun d'entre nous, ça paraît énorme. »
- 4:09PrésentateurChiffre
« Normalement, 500 000 euros, c'est quelque chose qu'on doit pouvoir arriver à absorber. »
- 4:20PrésentateurChiffre
« Si on transpose ça à l'échelle d'une plus petite commune, c'est comme si une commune qui a 3 300 000 euros de budget avait une baisse de dotation inattendue de 50 000 euros. »
- 6:46PrésentateurChiffre
« L'augmentation des impôts, il faut se rendre compte qu'ils proposent un point et demi sur des communes qui ont quand même déjà une fiscalité souvent importante. »
- 7:30PrésentateurChiffre
« On est déjà à 33-34 points. Donc, ça correspond à peu près à 5 ou 6% de l'augmentation de la fiscalité. »
- 7:52PrésentateurChiffre
« En cas de Fraisse, c'est plus de 20% d'augmentation. »
- 10:08PrésentateurFait
« C'est annoncé depuis 2014. »
- 10:40PrésentateurFait
« Pratiquement partout, tout le monde avait prévu les choses. »
- 14:07PrésentateurChiffre
« Ils avaient annoncé l'an dernier qu'ils perdaient 610 000 euros cette année. »
- 14:30PrésentateurChiffre
« En 2017, la dernière prévision, c'est qu'ils allaient perdre un million de ressources d'un coup en 2017. »
- 15:03PrésentateurChiffre
« On a perdu plus qu'eux. Ils perdent en 3 ans 1,2 million, et nous, on perd à peu près 1,4 million, 1,5 million. »
- 33:24PrésentateurChiffre
« Il y a 400 emplois sur le site de la SNPE. »
- 33:29PrésentateurChiffre
« Ça correspond à peu près aux 1200 emplois qu'on avait il y a 30 ans. »
- 42:17PrésentateurFait
« On est revenu dans le régime des partis de la 4e République à l'intérieur des institutions de la 5e. »
- 44:40PrésentateurFait
« On est en train de glisser vers un système des partis. »
- 46:45Locuteur 2Fait
« Ce recours au président de la République, il y a beaucoup de démocratie qui fonctionne sans présidence. »
- 50:23Invité politiqueChiffre
« La droite arrivant à atomiser à la fin du premier tour avec un candidat officiel sortant des primaires à 15%, Juppé faisant 17%, il y avait Hollande à 19%, Le Pen à 23%. »
- 52:05PrésentateurFait
« Ce qui fait un état fort, c'est l'adhésion que les citoyens ont apportée au chef de l'État. »
- 53:24PrésentateurFait
« Le régime des partis, c'est un système de clientélisme. »
- 54:12PrésentateurFait
« On a un droit du travail qui est trop lourd, trop rigide. »
- 54:47PrésentateurFait
« Les Allemands ont adopté la co-gestion dans les années 50. »
- 56:12PrésentateurChiffre
« Chaque conseil de quartier décide de l'affectation de 4 500 euros. »
- 56:53PrésentateurChiffre
« On se trouve aujourd'hui à Bergerac avec 4 000 personnes qui sont sans médecin. »
- 1:16:42Invité politiqueFait
« Les députés de l'Assemblée nationale dans une pièce fermée... »
- 1:18:05PrésentateurFait
« Les socialistes avaient mis Martin Schultz. »
- 1:19:25PrésentateurFait
« L'Europe est en train de se déconsidérer totalement. »
- 1:19:39PrésentateurFait
« C'est scandaleux ce qui se passe. »
- 1:19:49PrésentateurFait
« Personne ne dénonce cette situation-là. C'est scandaleux. C'est immoral. »
- 1:20:10Invité politiqueFait
« Il n'est pas contre le cumul des mandats dans le temps. »
- 1:28:47PrésentateurFait
« Il faut créer quelque chose qui... créer un minimum de structure commune. »
- 1:29:37PrésentateurFait
« Il y aurait un président de la Commission qui serait une personnalité vraiment l'issue des élections européennes. »
- 1:33:28PrésentateurFait
« J'écris un livre sur les gaullistes de gauche. »
- 1:48:34PrésentateurFait
« J'ai milité pour le oui au référendum de 69, quand même. »
- 1:48:36PrésentateurFait
« C'est sa première défaite. »
- 1:48:51Locuteur 2Fait
« Moi, sinon, j'ai une bonne idée pour lancer votre association Les Français d'Europe. »
- 1:49:01Locuteur 2Fait
« Pourquoi ne pas aller à Lisbos ? Comme a fait le pape. »
- 1:49:13Locuteur 9Fait
« Il a pas l'aura du pape, quand même ? »
- 1:51:15Invité politiqueFait
« Ah oui, c'est ça. »
- 1:52:39Locuteur 2Fait
« Le projet de résistance ou de revenus universels, ça pourrait être un truc qui vous paraît européen, particulièrement européen. »
- 1:52:47Invité politiqueFait
« Je ne sais pas, il faudrait que le regard exactement. »
- 1:53:38PrésentateurFait
« Le TAFTA, il y a quand même beaucoup, beaucoup de... »
- 1:53:42PrésentateurFait
« Elle est italienne, sa fille est en Rémi, et elle est très médiane. »
- 1:53:53Locuteur 2Fait
« En saufs-en-gris. Incompétence. »
- 1:54:17PrésentateurFait
« Elle a pleuré même, je sais. »
- 1:54:23PrésentateurFait
« On va proposer des migrants. »
- 1:54:45Invité politiqueFait
« En France, il y a Paul Thibault, comme un philosophe qui parle beaucoup d'Europe. C'est un petit groupe qui est plutôt jeune. »
- 1:55:45PrésentateurFait
« Il y aura des élections européennes en 2019. Je trouve qu'elles sont beaucoup largement aussi intéressantes que les élections présidentielles de 2017. »
- 1:56:07PrésentateurFait
« Entre le Brexit, Autriche... »
- 1:56:43PrésentateurFait
« Nous, on a bien profité de l'Europe. »
- 1:57:08PrésentateurFait
« Si les Anglais sortent de l'Europe, tant mieux. Au moins, on pourra avancer. Ils bloquent tout. »
- 1:57:15Locuteur 2Fait
« Ça fait bizarre de dire que les Anglais sortent de l'Europe. »
- 1:57:43PrésentateurFait
« Ce que je trouve lamentable dans la classe politique française aujourd'hui, c'est que tout le monde se lamente à l'idée que les Anglais pourraient sortir. »
- 1:57:55PrésentateurFait
« C'est ça qui fait la faiblesse de l'Europe. C'est que si on disait aux Anglais, vous choisissez, vous restez, mais si vous restez, et vous jouez le jeu et vous acceptez les règles communes et vous acceptez de travailler dans le sens qu'on a défini, d'accord, vous restez. Ou bien si vous n'acceptez pas, vous vous en allez. »
- 1:58:39Locuteur 2Fait
« La Hongrie, la Pologne, l'Autriche. Le problème, il est là. »
- 1:58:54PrésentateurFait
« Il y a des mouvements d'extrême droite, c'est évident. »
- 1:59:12PrésentateurFait
« C'est la faiblesse en Europe, c'est ça qui fait monter l'extrême droite. »
- 1:59:40Locuteur 9Fait
« Ah, ben, elle progresse régulièrement ces dernières années. »
- 2:00:09PrésentateurChiffre
« Si on laissait faire, on devrait demain 5-6 000 personnes qui se trouvaient sans médecins. »
- 2:00:16PrésentateurFait
« On va se tourner vers le Front National puisque les publics sont incapables de résoudre quoi que ce soit. »
- 2:00:38PrésentateurFait
« Il nous a envoyé toute une documentation sur le sujet. »
- 2:01:04PrésentateurFait
« Moi, je ne peux pas faire dix pas dans la rue sans que les gens en parlent. »
- 2:01:30Locuteur 9Fait
« C'est ce qu'on appelle le socialisme municipal. »
- 2:02:05PrésentateurFait
« La première à me soutenir, c'était Marisol Courage. »
- 2:02:22PrésentateurFait
« J'ai déposé ces amendements en 2008 dans les lois de financement de la sécurité sociale 2009, 2010, 2011. »
- 2:02:41Locuteur 2Fait
« C'est à l'ordre de jeudi soir. »
- 2:03:21PrésentateurFait
« Je réunis l'ensemble de l'équipe tous les samedis matins à 8h. »
- 2:03:43PrésentateurFait
« La proposition, c'était d'aider les professionnels de santé. »
- 2:03:57PrésentateurChiffre
« On vient d'avoir 4 ou 5 départs pratiquement en quelques semaines. »
- 2:04:08PrésentateurFait
« On est dans l'urgence. »
- 2:04:52PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, vous avez 4000 personnes. »
- 2:05:12Locuteur 2Chiffre
« 4 000 à Bergerac. »
- 2:05:32PrésentateurFait
« Ces 4000 personnes, du fait des départs des médecins, se retrouvent sans médecin sur Bergerac et éventuellement dans les communes. »
- 2:05:50Locuteur 9Fait
« Vous avez des médecins qui affichent quand même sur le cabinet et qui ne prennent que 4 ans. »
- 2:06:21PrésentateurFait
« Ce qu'on ne veut pas, c'est des médecins qui seraient ici déjà et qui viendraient... »
- 2:06:43PrésentateurFait
« On va lancer l'appel à la candidature. »
- 2:06:46PrésentateurPromesse
« Dès cet été, espérer commencer à avoir au moins déjà deux médecins. »
- 2:07:10PrésentateurFait
« Ils l'ont virée et c'est nous qui l'avons embauchée. »
- 2:07:30PrésentateurFait
« Son job, c'était d'essayer de recruter des médecins dans le coin. »
- 2:07:41PrésentateurFait
« Dès les années 2006-2007, j'avais attiré l'attention de l'ARS sur le fait qu'on avait un gros problème d'accès aux soins. »
- 2:08:11PrésentateurFait
« La cave nous a refusé d'entrer dans le contrat local de santé. »
- 2:08:32PrésentateurFait
« On nous a écrit une lettre conjointe de la déléguée départementale de l'ARS et de M. Rousseau nous disant que devant l'accentuation du problème de démographie médicale, il serait peut-être utile de se réunir pour essayer de chercher des solutions. »
- 2:08:48PrésentateurFait
« Les solutions, nous, on les aura déjà prises. »
- 2:08:56PrésentateurFait
« Non, j'appelle ça l'opportunisme. Ça s'appelle un palapé. »
- 2:09:51PrésentateurFait
« Je suis président du conseil de surveillance de l'hôpital. »
- 2:10:57PrésentateurFait
« On n'a pas à voir l'accord de l'ARS, on notifie la décision à l'ARS. »
- 2:11:05PrésentateurFait
« Ah, mais ils nous aideront, sûrement. »
- 2:11:07PrésentateurFait
« Je connais bien M. Laforcade et c'est quelqu'un qui est quand même quelqu'un qui est positif. »
- 2:11:20PrésentateurFait
« Il a été directeur départemental de la DAS. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- ?10 %
- Locuteur 28 %
- Locuteur 93 %
- Daniel Garrigue2 %
≈ 33,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Non
mais il
y
a longtemps que je n'avais pas fait de déjeuner de presse,
ce
n'est pas pour annoncer des choses extérieures,
mais c'est l'occasion de parler un
peu librement des choses, quoi. C'est ça surtout l'objet national et éventuellement de là. Oui,
enfin,
je ne
sais
pas si je vais quand même partir.
Il
y
a
déjà...
Je
ne vais pas annoncer non plus ma candidature à la présidence de
la
République.
Mais
vous ne
faites
pas partie des gens qui boycottent les présidentielles. Ah non, non, non. C'est quand même une
connerie.
Non, non,
moi, je suis pour le présidentiel. Vous vous invitiez pour nous parler de votre parti, justement. Oui, mais je vais en parler un petit peu, oui, oui, je vais en parler un petit peu quand même. Oui. Non,
je
vais dire quelques mots sur la situation vocale. C'est-à
-dire,
en gros, sur les problèmes de la CABE et sur les problèmes auxquels on est confronté dans le Bergeracrois. Et puis, après, je parlerai, je dirai quelques mots sur la situation nationale,
à
l'approche des élections présidentielles, mais pas seulement sur l'aspect politique. Et puis, enfin, je dirai quelques mots sur l'Europe, le vrai sujet dont on ne parle pas. Voilà.
Ce
que je vous propose avant d'entrer dans le vif du sujet, c'est de choisir nos menus.
Oui, d'accord. Et
parce que sinon, ça va... Ah,
il y a le steak tartre. C'est bien, le steak tartre.
Le
steak tartre.
Ah oui, il faut le
faire.
Bien.
Non, je dis quelques mots sur la situation locale. Je veux dire, on a ce soir le vote sur le budget de la CABE. Moi, ce que j'observe, c'est quand même, c'est la situation de plus en plus désastreuse de la communauté d'agglomération.
D
'abord, sur le plan budgétaire,
parce
qu'on me dit que la baisse des dotations n'était pas prévue. Enfin, je veux dire, toutes les collectivités... Ah oui, on va faire le... On va choisir. Oui,
c'est ça.
On est prêt.
Oui.
C'est
un impéritif, peut-être ?
Non. Non. On va prendre
un autre commentaire aussi. Voilà.
Donc, toutes les... Je veux dire, toutes les collectivités sont confrontées au même problème depuis 2014. Donc, c'est vrai que la CABE a bénéficié du fait qu'il y avait une bonification en raison de la création de la communauté d'agglomération. Mais je veux dire, en dehors de ça, ils avaient... Ils savaient très bien qu'à un moment, les effets de la bonification ne joueraient plus. Et qu'à ce moment-là, il y aurait une chute marquée des recettes. Alors qu'elles soient arrivées un petit peu plus tôt, qu'elles étaient un petit peu plus fortes qu'ils ne pensaient cette année, ça, je veux bien le croire. Mais je veux dire, c'était quand même pas imprévisible.
Et je veux dire, de toute façon, un trou de 500 000 euros, c'est vrai que pour chacun d'entre nous, ça paraît énorme. Mais à l'échelle d'une communauté d'agglomération dont le budget de fonctionnement est 33 millions d'euros, normalement, 500 000 euros, c'est quelque chose qu'on doit pouvoir arriver à absorber. Et
si
on transpose ça à l'échelle d'une plus petite commune, c'est comme si une commune qui a 3 300 000 euros de budget avait une baisse de dotation inattendue de 50 000 euros. Donc je veux dire, c'est quand même pas le plus du monde. Évidemment, il faut serrer les boudons et il faut les serrer partout. C'est ça le problème. Le vrai problème qui apparaît dans cette affaire, c'est qu'il n'y
a
pas de volonté de se remettre en question et de remettre en question la manière dont les choses fonctionnent. C'est ça le vrai problème. Après augmenter la fiscalité... Donc la vérité,
c
'est quoi ? Enfin la vérité, c'est l'imprévisibilité. Il y a un manque d'anticipation et il y a un manque de remise en question. Oui, mais pourquoi ?
Parce
qu'ils ne veulent pas se remettre en cause,
ils
ne
veulent
pas changer leur mode de fonctionnement. Voilà, c'est ça le problème. C'est le train de vie de la carabe,
c
'est la manière dont ça se passe. C'est... C
'est...
Toutes les fins de règne, toutes les fins de régime, c'est comme ça. Pour moi, les rois,
je ne veux pas faire de l'histoire. Bonjour,
monsieur Morisset.
Les gens ont toujours du mal à se
remettre en
cause.
Sinon, on n
'a pas trop de temps. Il
me faudrait qu'un plan, une tête de veau, ça s'impose, parce
que
c'est un repas politique.
Oui,
je vais faire comme vous, avec tête de veau. Avec tête de veau aussi, c'est vrai. Donc, il y a une raie en moins ? Une raie en moins et une tête de veau. Vous avez
commencé...
Non, on a juste dit quelques mots de la carabe. Du budget de la carabe. C'est
ça.
Les
compagnes train de vie, c'est quoi
? Est-ce qu'il vous déplaît ?
Je
veux dire,
ce n
'est
pas ça.
C
'est que nous, toutes les communes, on a été confrontées à ce problème depuis 2014. Et on a serré les vis partout. Je veux dire, il
n
'y
a
pas un domaine particulier. Il faut serrer les vis sur tous les chapitres. Voilà, c'est quoi ? Quels sont les postes que vous voyez, vous ? Et
eux, ils
nous disent, c'est où la baisse des impôts, où l'augmentation des impôts, où la baisse des crédits d'entretien de la voirie. Je veux dire, ces deux postes, ces deux décisions qui sont aussi inacceptables l'une que l'autre. Parce que l'augmentation des impôts, il faut se rendre compte qu'ils proposent un point et demi sur des communes
qui
ont quand même déjà une fiscalité souvent importante, ou avec des revenus, on n
'est
quand même pas sur un territoire où les gens sont très maignes dans l'aisance. Alors, sur Bergerac, où on a le taux de foncier bâti le plus élevé, ça nous fait quelque chose comme 5-6% en réalité, puisque 1,5% ce n
'est
pas 1% en réalité,
c
'est 1,5% qui vient de s'ajouter. On est déjà à 33-34 points. Donc, ça correspond à peu près à 5 ou 6% de l'augmentation de la fiscalité. Et pour des communes qui sont autour de 10 ou 12%, ou 10 ou 12 points de foncier bâti, les plus petites, c'est comme si vous les augmentiez de 15% ou 20%. En cas de Fraisse, c'est plus de 20% d'augmentation. Donc, je veux dire, ce n
'est
pas supportable, ce n
'est
pas supportable, c'est difficilement admissible pour les contribuables. Et quand ils disent que
l
'alternative autrement, c'est de baisser les crédits de voirie, il
faut quand
même se rendre compte que pour les communes rurales, pour les communes rurales, le premier investissement, le plus primordial, c'est l'entretien de la voirie, surtout sur ce territoire, où on a quand même un habitat dispersé, où on a des communes étendues avec une voirie importante, et Bergerac est aussi dans ce cas. Mais je veux dire, nous, on a beaucoup d'enjeux qui sont concernés, mais une commune rurale, si vous prenez des communes viticoles sur les coteaux, ou des communes dans le Landais, ces communes-là, la voirie, c'est tout.
Et
où est-ce qu'on pourrait les trouver dans ces économies
?
Sur tous les autres postes, sur l'ensemble des postes. Je ne
dis
pas qu'il ne fallait pas prendre un peu sur la voirie, mais il faut prendre sur l'ensemble des postes, sur les dépenses de personnel, sur les dépenses de caractère général, c'est ce qu'on fait toutes les communes. Les autres communes, on a tous fait ça. C'est là qu'il y
a
quelque chose qui n
'est
pas rationnel. Y
compris la rémunération
des élus... Tout, tout.
Je suis
touché à tout. Je veux dire, voilà, il ne s'agit pas de dire qu
'on
va supprimer telle ou telle chose, sinon il faut rogner sur tout. Mais je veux dire, 500 000 euros sur un budget de 33 millions d'euros, excusez-moi, ce n
'est
quand même pas considérable. Je répète, si on transpose, c'est 50 000 euros sur 3 300 000, ce qui est le cas d'un certain nombre de communes plus petites.
Donc c'est
faisable. Vous parlez d'imprévisions, parce
que
c'est ce qu'en gros...
Parce qu
'il
fallait anticiper, oui, oui. Il y a
beaucoup de collectivités qui sont confrontées à ces aides en diminution, pas forcément attendues. Donc comment est
-ce
qu'on pouvait se préparer à des...
Parce que c'est annoncé
depuis 2014. Non, mais c'est annoncé depuis 2014. On le sait depuis 2014. Et le planning des déductions est annoncé depuis 2014. Donc c'est parfaitement...
Il y a beaucoup
de collectivités qui sont confrontées à ces mêmes problèmes, ça veut dire
qu
'elles ne sont pas prévues...
Écoutez, ici, moi ce que je constate
ici, c'est que pratiquement partout, tout le monde avait prévu les choses. Et les maires des communes, la plupart, avaient prévu ce qui avait se passé. Et on y a fait face. Voilà. Et puis l'autre aspect... Est-ce qu'il
y a une
réaction ? Oui. Voilà. Donc voilà, voilà. Et puis le problème, c'est que comme il n
'y
a pas de prévision de projection, même si ces mesures-là permettaient de passer l'année... L'augmentation des impôts permettait de passer l'année 2016, l'an prochain, on se retrouve exactement dans le même cas de figure. Je veux dire, on
ne peut pas
gérer une collectivité comme ça. Voilà.
Plus 1,5
%
ça fait combien, en fait, sur... Plus 1,5%. Alors, plus 1,5% ça fait... À l
'année,
ça fait combien pour les... C
'est
les propriétaires, non ? C'est ça ? C
'est le foncier bâti. C'est
le foncier bâti.
C'est les propriétaires. Oui, oui. Ça
correspond
à un hausse
de
combien de mots
?
C'est variable suivant les gens,
c
'est au moins 60 euros par personne.
Ah
oui ? Oui.
C'est pas besoin de 30, c'est pas un
peu... Ah non, non, non, non, non, c'est
30, oui.
30, enfin, ça dépend si c'est un point, ou si c'est un point et demi, ou deux fois. C'est
peut-être 30 ou 45, un point et demi, ça doit être 45. Parce que deux points, ça doit être 60,
et un point et demi, ça doit être 45. En moyenne,
hein,
en moyenne.
En moyenne, oui, non ?
Oui, parce que ça dépend du foncier bâti auquel vous êtes assuré, c'est pas... C'est en moyenne. M. Tellet va payer un max.
Oui, non,
mais ça ne me fait pas de peine que
M. Tellet
paie, mais il y a des gens pour lesquels c'est un vrai problème. C'est bien pour ça qu'on ne touche plus à la fiscalité depuis... Nous, on n
'aurait
jamais touché à la fiscalité, on a même cherché à baisser le foncier bâti. Parce que le problème dans notre département, c'est qu'en partant de l'idée que les propriétaires étaient les riches et les locataires à
l
'époque, ce qui est un raisonnement qui n
'est
absolument pas si évident que ça, on est parti de l'idée qu'il fallait forcer les taux du foncier et il fallait maintenir très bas les taux du locatif, du fond, de la taxe d'habitation. Mais en réalité, on se rend... Et puis c'est vieux, ça, ça remonte à des dizaines d'années. Mais en réalité,
je veux dire,
il y a des situations. Il y a effectivement des locataires qui ont très peu de revenus, mais il y a aussi des propriétaires. Ici, on a beaucoup de gens, de petits retraités qui ont fait l'effort d'acheter leur maison pendant toute leur vie, qui se retrouvent avec du foncier important, un impôt foncier important. Et à l'inverse, vous avez des gens qui sont de passage dans la région, qui ont des revenus beaucoup plus conséquents, des ingénieurs, des cadres, des... Et ces gens-là, ils sont locataires. Donc, je veux dire, voilà, vous êtes... Donc, je veux dire, c'est pas... C'est pas une... Du point de vue de la justice fiscale, c'est quand même pas un bon raisonnement.
Donc, il y
aurait
un problème dans les services à la CAB qui aurait anticipé, finalement, enfin, si c'est évident qu'il
n'aurait
anticipé la diminution des dotations dans les propensions, qu
'on
vient avoir annoncé, il y
a
eu un problème à la CAB, quoi.
Moi, je pense qu'il
y a
eu une part... Ils avaient annoncé l'an dernier qu'ils perdaient 610 000 euros cette année. En fait, ils perdent un peu plus. Mais, je veux dire, ils ont fait comme s'il n'y
avait
rien à se passer. C'est ça, le problème. Je veux dire, c'était prévisible que ça allait... que ça allait... qu'on allait subir ça, ou en 2016, ou en 2017. En 2017, la dernière prévision, c'est qu'ils allaient perdre un million de ressources d'un coup en 2017. Donc, de toute façon, c'est des choses comme ça, ça s'anticipe et ça se prépare les années précédentes. Il y a toujours une réalité,
cette prévision, de un million en
euros ? Alors, peut-être que
non. Peut-être qu'il y en a une partie qui s'est faite dès cette année. Mais, je veux dire, c'était quelque chose qu'il fallait prévoir dès... L'an dernier, ils s'attendaient à perdre 610 000 euros cette année. Bon, je crois qu'ils perdent peut-être un petit peu plus, 7 ou 8 100 000. Mais, je veux dire, c'était prévisible.
Je
veux dire, le budget de la ville est l'équivalent du budget de la CAB. On a perdu plus qu'eux. Ils perdent en 3 ans 1,2 million, et nous, on perd à peu près 1,4 million, 1,5
million.
Et, je veux dire, bon, et là-dessus, on n'a pas fait différemment des autres communes. On a fait comme ont fait toutes les communes de l'agglomération, c'est-à
-dire
qu
'on
s'est attaqué au problème dès le départ. On s'est dit, il faut serrer les boulons.
Mais il y
a
eu des transferts de compétences, non
?
Non,
il
n
'y
a pas eu de transferts de compétences. Il n
'y a
rien eu. Non, les derniers transferts, ils ont eu lieu en 2013. Non, il n
'y a
pas eu de transferts. De toute façon, on va en débattre ce soir. Ça touchera les
communes
qui reviennent dans la communauté
d'agglomération avec la fusion ou pas du tout, ça
?
Parce qu
'il
faudra une remise à plat, enfin,
oui,
oui, non, mais de toute façon, il faudra une harmonisation des fiscalités quand il y
aura
le regroupement
des
intercommunalités, c'est sûr. Comment
vous commissionnez par rapport
à ce regroupement, d'ailleurs, parce que je crois qu
'il
n
'y a
pas à re-voter
? Moi, je
suis favorable à ce regroupement,
moi. À ce que par rapport ? Oui, à ce regroupement. Je suis favorable à ce regroupement.
Il va se passer quoi ? Il y aura un nouveau président d'agglomération ?
Logiquement, il doit y avoir
une nouvelle élection. On a un nouveau président d'agglomération
et d'un nouveau bureau. Et
d'un nouveau bureau.
Vous
êtes candidat ?
Pour l'instant, on n'est pas là. Nous, ce qu'on a dit, c'est qu'on souhaitait que la ville soit présente en bureau et que les gens de Cigoulès, je pense que nous le dis. Oui. Voilà. Après,
on
verra. On verra comment... Mais l'idée, ce n
'est
pas de mener la nouvelle communauté d'agglomération après le regroupement où on verra les uns contre les autres. Il
faut
qu'une communauté d'agglomération fonctionne. Il faut que tout le monde se sente représenté. Il faut que toutes les sensibilités soient représentées. Il faut que la commune-centre soit présente au bureau, c'est évident. Mais il faut aussi que les différentes catégories de communes soient représentées. Moi, mon point de vue sur les intercommunalités, c'est plutôt que de les faire élire par les représentants des communes, je préférais que ça soit fait au suffrage universel direct. Ce que l'Assemblée nationale avait d'ailleurs voté dans la loi de l'autre et que le Sénat a refusé d'appliquer.
Mais
je pense que ça serait bien préférable. Et puis qu'on redonne, parce que je pense que de toute façon, au bout du compte, on sera bien obligé de le faire, qu'on redonne des compétences aux communes de base. Peut-être en regroupant les petites communes, parce qu'il y
a
des petites communes qui sont incapables de fonctionner. Quand vous avez une commune de 30 habitants, elle a même du mal à élire un conseil municipal, souvent. Donc le problème, c'est de regrouper ces petites communes, mais de redonner du poids aux communes. Parce que la relation de proximité, plus vous faites des grosses intercommunalités
qui
sont éloignées du terrain, plus vous avez besoin de redévelopper la relation de proximité. Il
y a
quand même une chose qu'on ne
peut
pas remplacer dans ce pays, c'est le boulot que font les élus des communes au plus près du terrain. Si vous voulez demain remplacer ces gens-là par des fonctionnaires, excusez-moi, ça ne sera
pas...
Quand on parle de faire des
éprunts de mise
sur le millefeuille, là, vous n'en ferez pas.
On ne va pas dire
que le cadre soit très, très, très éloigné ou à une distance éloignée.
Non, mais quand
il va y avoir Ciboula S dedans,
on va
arriver quand même à un ensemble de 60 000 habitants.
Alors, si vous êtes favorable au retransfert, au basculant des compétences...
Non, mais pas... Je dis les compétences,
certaines
compétences, les compétences... Les communes,
ça va prendre un problème budgétaire,
il
va falloir essayer d'anticiper... Oui,
oui, bien sûr. Les communes ont d'autres compétences...
Non, mais les transferts, de toute façon, vous retrouvez une compétence, vous avez les ressources correspondantes, elles sont transférées. Normalement, ça doit se... Il y
a
une commission qui s'appelle la CLECT, qui doit permettre d'assurer en permanence le fait que, quand il y a un transfert de charges, il y a aussi un transfert de ressources.
Vous pensez à quoi ? C'est quoi le signal fort que vous voyez ?
Sur les petites communes ? Moi, je pense qu'il
y
a quand même... Il y a des fonctions... Il faut regarder, mais il y a l'aide sociale de proximité. Ça, ça demande une réflexion et un dialogue avec les élus. Mais je vois bien, les gens, ils viennent dans une mairie, c'est pour les questions d'état civil, c'est pour... Il
y a
un tas de services de proximité, l'aide sociale la plus directe, etc. Bon, il faut voir. Les écoles, elles ne sont pas transférées, aujourd'hui, à la communauté d'agglomération. Ça reste une compétence communale. Les gens sont très attachés aux
écoles.
Bon, donc voilà. Ça, ça demande un dialogue et une réflexion avec les maires. Et puis, ce que je pense aussi, c'est que, comme ces communautés, on va avoir des ensembles de plus en plus énormes. D
'ailleurs,
je suis cassonné qu'un jour, on dira qu'on en fait une nouvelle catégorie que la communauté territoriale, il faudrait qu
'il y ait
une conférence qu'à côté du conseil communautaire, on donne plus de poids à la conférence des maires. Dans la mesure où tous les maires ne
sont
pas du conseil communautaire, ce qui serait bien, c'est que la conférence des maires soit quand même consultée chaque fois qu'il y
a
une décision importante à prendre. Par exemple, quand il y
a
un projet de budget, quand on fait la programmation des investissements, ou quand il
y
a un gros investissement décidé, ça serait logique que la conférence des maires soit systématique et associée.
C
'est un système un peu à double bicaméral, si on peut dire,
avec un conseil communautaire qui
trancherait, évidemment. Est-ce que vous seriez favorable, parce que le système bicaméral, ça ressemble à ce qu
'on
vit dans cette cinquième république, à des référendums d'initiatives citoyennes, pour ce genre de choses ? Oui,
moi je ne
suis
pas contre les référendums d'initiatives citoyennes. Oui, oui, oui, je pense que ce n
'est
pas une mauvaise chose. D'ailleurs,
le
problème,
c
'est qu'il faut que, pour qu'un référendum d'initiatives citoyennes, il ne
faut
pas que ça apparaisse comme une manœuvre politicienne. C'est ça un peu le... C'est ça la difficulté. Hein
?
C'est ça le problème. C'est ce qu'on a du mal un peu à acclimater.
Alors, par exemple, pour revenir à... Vous parliez tout
à l'heure, en parlant de la CABE, qui n'était
pas suffisamment prévue. Dans votre projet, dans votre programme, pour les municipales, vous aviez prévu de déplacer, ou de recréer, ou de créer la médiathèque ?
Déplacer la
médiathèque ? Donc ça, vous l'aviez... Est-ce que ça aurait été possible de mettre ça en place, avec le budget tel que la médiathèque
? Ah, mais de
toute façon... Bon, la CABE a gardé... De toute façon, ça serait fait dans le cadre de la CABE. Et l'idée, c'était de faire un système de lecture publique. Alors là, ça... Je veux dire, il y a des projets, certainement, il y
a
des projets qu'on aurait été obligés de revoir, compte tenu
des bases générales... Non, mais
je ne
dis
pas le contraire. Non, mais compte tenu des bases générales de dotation, il y a des projets qu'on aurait dû revoir, et
il
y a des... Et là, on est dans le domaine de l'investissement.
C
'est un petit peu différent. Mais c'est vrai que la médiathèque, je pense que c'est un projet fort pour ce territoire.
Tenez. Il y a une pièce, il y a une pièce. Je vous dis. Ah bon.
Oui, oui,
je
veux bien.
Merci. Mais non, c'est là.
C
'est
désormais. J'en avais un petit peu plus.
Non, mais c'est vrai que la médiathèque,
c
'est un projet...
Mais
bon,
de toute façon,
c'est vrai que la
baisse
des dotations, ça a une incidence, effectivement, sur certains projets qu'on pouvait imaginer avant, et qui, aujourd'hui, deviennent plus difficiles
dans les délais. On est
municipales, on savait que le Jacques qui aurait été fait dans la campagne, vous voyez municipales, on est dans
les états de l'Ontario.
Oui, mais enfin, de toute façon, nous,
ça
nous... Les projets qui dépendent de la
vie,
on les appartient vraiment.
La
fête des St-Argos, c
'est-à-dire... C
'est pas...
Vous n'aviez pas prévu, c'est-à
-dire
que tout ce serait réglé aussi. Voilà,
ça serait pas prévu.
Non, enfin,
ça,
c'était notre...
Je veux dire les...
Merci. Avec plaisir.
Non,
on n'avait pas... Nous,
merci beaucoup, on n'avait
pas un programme d'investissement.
Le seul projet... Le seul
projet qu'on avait qui peut être... Qui peut... Parce que c'est un projet qui est porté par tout le monde, c'est le stade d'athétisme. On doit faire une réunion avec tous les co-financeurs, pour voir si tout le monde est toujours partant. Il y
a
toujours gagné cette année. On a essayé d'en faire une, mais on attendait la réponse de la CAB. On va en refaire une, on va la faire prochainement. Mais on attendait les dotations aussi, la décision de l'FMDS.
On
est en mars, oui.
Donc
on n'est pas...
On est quand même riz.
On était à tomber rachement plus tôt.
Oui,
mais parce que l'FMDS peut avoir lui-même des problèmes végétaires. Donc voilà. Mais la décision,
elle
sera prise. Mais on attend maintenant que le problème, que la position de la CAB soit arrêtée. C'est de
l
'investissement. L'investissement, c'est quand même pas le même fonctionnement. Dans un budget commune ou d'intercommunalité, il faut bien distinguer, vous avez le fonctionnement et vous avez l'investissement. Le fonctionnement, la principale ressource, c'est la fiscalité. Enfin, c'est une des principales
ressources, c'est les dotations.
Non,
non, non.
L
'investissement, lui, vous le financez avec ce que vous avez pu sauvegarder dans le fonctionnement du fonctionnement et avec l'emprunt qui vient en plus. Voilà. Donc ça ne se finance pas tout à fait de la même façon. Sur l'investissement, il y
a
eu un débat qui a eu lieu à la CAB sur l'effet du centre aqua ludique. On a ramené le centre aqua ludique à la suite de ce débat, qui a été positif d'ailleurs pour une fois. On a ramené le centre aqua ludique à la dimension qui était raisonnable, c'est-à-dire en réalité, derrière le mot centre aqua ludique, on refait une piscine intercommunale maintenant, qui était indispensable,
qui
était incontournable. Non, mais qui était incontournable. Parce que la piscine actuelle, elle est au bout du... Voilà.
Les techniciens aussi, d'ailleurs. Hein ?
Les techniciens, le cas.
Les techniciens aussi,
je
pense. Oui,
oui,
c'est sûr. Bon appétit. Ah,
mais non,
mais tout le monde n
'est
pas servi.
Ah
bon ? Ah, vous ne prenez pas de...
C
'est fini le carré, non
? Non, mais
il y a des machins de canard qui sont délicieux.
L'espoir un jour d'amener des tobogans, il y en aura un petit
peu.
Bon, ça
sera
le
côté à quoi sera fait les dits. Les
ludiques,
ça
viendra...
Ça
viendra ensuite. Non, mais ce qui est important, c'est de préserver
l'espace qui permet d'amener du ludique ensuite. Oui,
parce que... Ah, justement,
dans... Je ne
sais pas,
il
y
en
aura peut
-être...
Enfin, je pense qu
'il
y
en
aura peut-être... Le sauna aussi, je ne sais pas, c'est tout ça, c'est... Il me semble que
c
'est en option. Non, mais on peut avoir une belle piscine descendue à 9 millions alors qu'on était à 18. Est
-ce que c'est ce complexe ? Oui. En égalisation, du coup,
c'est plus... Oui, oui, non, c'est
vrai.
Si ça devient juste une
piscine, c'est... Mais justement, c'est pour ça qu'il faut qu
'on
fasse attention quand on en parle.
Il
ne
faut
pas dire que
c
'est plus une piscine parce que l'État ne finance pas des piscines. Il ne finance que des centres accueillis.
Ah, d'accord.
On ne veut surtout pas perdre la subvention.
Bon,
mais le stade d'athétisme, on verra peut-être aussi. Il y a peut-être à revoir la dimension du stade d'athétisme. On peut peut-être faire un stade d'athétisme parce que tous les acteurs nous ont poussés à faire un stade d'athétisme aux dimensions olympiques avec 8 pouvoirs. Bon, on peut peut-être faire un stade d'athétisme à 6 pouvoirs, voire 8, mais avec des tribunes moins importantes.
Après, c'est sur les normes d
'exposition. Voilà, il faut revenir.
Ce dont on a besoin sur tout ce territoire, c'est d'avoir un stade, c'est d'avoir un lieu où les gens puissent faire de la compétition. On a quand même des gens qui font de la compétition à haut niveau. Il faut qu'ils puissent enregistrer leur performance. Il faut qu'on ait des herbes lancées, des herbes sceaux qui n'existent pas.
Il
n'existe pas
à Bergerard. Si
vous voulez même faire du lancé du poids, vous ne pouvez pas faire du lancé du poids à Bergerard. C'est incroyable.
Si
vous êtes assez audacieux pour lancer
le
marteau, si vous n'avez pas peur de le faire... Ok, c'est un peu de lancé
du
poids. Alors là, c'est impossible.
Alors vous qui êtes un vieil homme politique, alimenté, etc., tous ces problèmes depuis le temps de vous envoyer, sont toujours les mêmes ou bien ça a changé récemment ? C'est quoi ?
C
'est des problèmes de personnes ? C'est des problèmes de l'État ? La
complexité
de la démocratie ? De la technocratie
?
Il y a toujours eu des problèmes de personnes dans Bergerard-Croix.
Dans
les
deux
régions, il y a de fortes personnalités.
Donc
il y
a
toujours eu des problèmes de personnes. Mais c'est un peu pareil partout, non ? Oui, je ne
sais
pas. J'ai surtout l'expérience du Bergerard-Croix. C'est pareil,
il
y a de partout. Mais il y a toujours eu des problèmes de personnes. Non, mais ce qui est vrai, honnêtement, dans la vie locale, ce qui a changé, il y a quand même deux choses qui ont changé depuis les années 90. Moi, j'ai commencé à faire de la politique ici dans les années, fin des années 80. Il
y
a deux choses qui ont changé. La première, c'est qu'on avait de l'argent et qu
'on
n'en a plus.
Je
veux dire, quand on voulait faire quelque chose dans les années 90, c'était l'économie locale aussi qui se portait comme ça. Je veux dire, un petit problème surgissait, on avait toujours les moyens de le résoudre. Aujourd'hui, quand un problème surgit, on est vraiment obligé de chercher à le résoudre d'abord sans mettre de l'argent supplémentaire. Donc c'est bien ça. On a senti ce resserrement, c'est fait des années 90 aux années 2010.
C
'est quand même très sensible.
Et
puis la deuxième chose qu'on sent, c'est la perte des centres de décision. Moi,
je
suis... Et ça, c'est terrible pour ce territoire.
C
'est qu'on avait des acteurs quand même qui avaient une certaine autonomie de décision. Je pense par exemple à un acteur composé quand même. C'était la Chambre de commerce. Il y avait quand même quelques personnalités locales qui avaient une influence, etc. Aujourd'hui, la Chambre de commerce, elle a été regroupée à l'échelle départementale. Il n
'y
a plus personne, on n'a pas personne qui s'exprime au nom des intérêts économiques du Bergeracouin. Alors qu'on avait quand même des personnalités, on avait des gens comme... On peut les aimer ou pas les aimer. Mais enfin, des gens comme Colombet, comme Jean-Pierre Comte, André Goustard. On avait des gens vraiment qui exprimaient les attentes et les projets de ce territoire. Aujourd'hui, on n'a plus ça. Et deuxième... Même chose du côté des syndicats, d'ailleurs. On avait des syndicats qui étaient relativement forts. Aujourd'hui, les syndicats de l'Anberge-Oiracouin, malheureusement, ils n'ont plus le poids qu'ils avaient il
y
a 20 ans. Et je dirais ça, on le sent dans tous les domaines. On le sent. Donc ça, c'est vraiment très difficile. Bon, la sous-préfecture... La sous-préfecte, on a la chance d'avoir une sous-préfecte qui se démène tant qu'elle peut. Mais je veux dire, elle a très peu de... Elle a des services très faibles. Donc, des périssements de l'État. Ah oui, non,
non,
mais il y a... De l'État, mais pas seulement de l'État. Il y a tous les centres de décision qui sont partis. Vous aviez des centres de recherche. Vous aviez l'Institut du tabac.
C'est le moment
dans lequel des industries sont parties.
On a un bassin à
fond, quoi.
Alors,
on a quand même de l'industrie. On en a encore un peu. Parce que la SNPE, Renco, est toujours là. Bon, il y a Benco. Il y a 400 emplois sur le site de la SNPE. Mais compte tenu des gains de productivité, c
'est vrai que ça
correspond à peu près aux 1200 emplois qu'on avait il y a 30 ans, quoi. En production.
On a toujours
Polyrail.
On
a toujours... C'est plus Alström.
C
'est Al-Nesco. Mousseau. Mousseau. Mousseau. Oui, c'est difficile à penser. Bon, on a toujours Bernard Dumas. La chaudronnerie, on a toujours la chaudronnerie. Mais c'est vrai que, bon, ces gens-là, ils se regroupaient quand même dans la Chambre des commerces et ils étaient capables d'exprimer des attentes, de dire, voilà, on a besoin de ça sur ce territoire. Aujourd'hui, il n
'y a
plus peine. C'est pourtant le président,
c'est
un bergeracois, M. Fauvel.
Oui, mais M.
Fauvel, il représente le secteur de la formation professionnellement et puis il travaille à l'échelle de la Dordol. Il
n
'y a
plus...
Il y a quand même une entité bergeracoise qui a une réalité quand même propre et qui a besoin de se faire entendre en tant que telle.
Ça
changeait quoi d'avoir une voix qui porte à la CCI ?
En
termes de, je ne
sais
pas, d'emploi ?
Ah
ben, ça permettait, ça permettait. Quand il y avait des gros enjeux, il y avait des gens quand même qui se faisaient entendre. Sur le désenclavement, chaque fois que les batailles du désenclavement, ça a été les élus, mais c'était aussi les gens de la Chambre des commerces qui se sont battus. Brazil, Gabriel, Comte, Busta, ces gens-là, ils avaient un poids et ils se faisaient entendre au niveau départemental et régional. Donc, je veux dire, ça donnait une force quand même au territoire.
Là, aujourd'hui... Ça veut dire qu'Infusion ne
l
'a
profité à Périgueux ? Je
crois qu'Infusion
ne l'a profité à personne. Moi, je ne dirais pas qu'elle a profité à Périgueux. Je dirais que... Je prends cet exemple, parce que c'est un exemple. Mais je vois aussi l'agriculture. On a perdu... On avait... Là,
c
'était au niveau départemental. Il y avait une direction... Alors là, c'est du côté de l'État. Il y avait une direction départementale de l'agriculture. Dans un département comme celui-ci, avoir une direction départementale de l'agriculture, c'était quand même quelque chose de très important. Et on avait des directeurs qui étaient quand même des gens qui avaient du poids et qui étaient capables de relayer des choses. Aujourd'hui, il n'y a plus de DDA. C'est fini. Depuis déjà un certain nombre d
'années. C'est la réforme de l'État.
Oui, c'est la réforme de l'État. Mais je veux dire, voilà, je veux dire, c'est les territoires, si vous voulez, c'est les territoires ruraux et les villes moyennes, parce que je dis c'est Bergerac, mais c'est comme ça partout. On a perdu quand même une substance de capacité d'analyse, de décision et d'expression qui est partie dans les grandes agglomérations. Et ça, on n'a plus sur nos territoires. Et ça,
c
'est quand même un vrai problème. Moi, je peux vous dire, quand il y avait les problèmes de la véticulture, qu'il y avait un DDA qui portait vraiment le dossier, je veux dire, ça avait du poids. Là, on a un vrai problème. Et on a un problème d'aménagement du territoire.
Moi,
je dis que c'est quand même ça. Je veux dire, la crise actuelle, ça ne vient pas uniquement de là. C'est évident que la crise, elle est beaucoup plus profonde, elle dépasse largement le territoire, elle dépasse largement la France. Mais je veux dire, ça ne nous aide pas de ne plus avoir ces centres de décision ou ces acteurs.
Je
n
'ai
pas compté.
Alors,
il y a quelque chose qui est annoncé. Moi, je trouve intéressant. C'est dans le cadre de la nouvelle loi des nouvelles grandes régions. on nous parle d'un document qui s'appellera le SRADET, le schéma régional d'aménagement du territoire, etc.
Le SRADET, vous pourriez bien de vous intéresser à ça. Et puis, il y a un petit
moment, là, ça a
été
modifié.
Oui, ça va être.
Mais quand Alain Rousset l'a présenté l'autre jour en Boulogne, aux élus de la grande région, il a dit que la mise en œuvre, ça va prendre deux ou trois ans.
Oui. Mais il a déjà...
Alors, j'espère que c'est un outil qui va peut-être aider à compenser cette situation. Le schéma régional existait depuis un
petit
moment.
Mais justement, on peut se dire que peut-être que la région peut être un levier pour
dynamiser les
territoires. Parce que si on prend l'exemple de l'Europe, une région
de l'Allemagne... Moi, je pense que les grandes régions, c'est une décision positive. Parce que précisément, ça fait un contrepoids au poids des agglomérations. Parce qu'on était arrivé dans
une
situation où les agglomérations avaient pris tellement de poids qu'elles finissaient par complètement, je dirais, cannibaliser la région. Tu
parles
des agglomérations
ou des métropoles ? Des
métropoles. Enfin, c
'est
les métropoles, c'est les agglomérations. Oui, la métropole, c'est la traduction institutionnelle. Vous pensez à Bordeaux, en
fait
? Oui, oui, mais je pense à Bordeaux. Mais c'est pareil à Toulouse. Toulouse, c'est encore pire que Bordeaux.
Mais en même temps, c'est pas un
docteur, parce que vous dites qu'il faut remettre des compétences aux communes et viser la proximité.
Mais je
pense que la grande région, l'intérêt de la grande région, c'est que, justement, elle permet d'avoir un centre de décision qui est dégagé des métropoles.
Et
elle rééquilibre les choses et elle peut faire... Alors, à travers ces SRADEC, c'est ce que j'espère, mais Rousset a aussi annoncé à Roulaine qu'ils allaient diviser le territoire de la grande région, qu'ils allaient faire des sortes de délégations, des subdivisions territoriales,
qu
'ils allaient diviser la grande région, en gros, en 30 grands ensembles. Ce qui n
'est
pas inintéressant, parce que c'est de ça dont on a besoin, un peu, pour repenser les problèmes d'aménagement du territoire. Mais là-dessus, moi, sur cette démarche, je pense que c'était indispensable. Moi, je lui ai tiré, d'ailleurs, la sonnette d'alarme quand on a créé les métropoles. Je lui
ai
dit, attention, on est en train de créer une structure qui va engloutir les régions et à l'avantage des seules métropoles. D'autant plus qu'on leur donnait pratiquement les mêmes compétences qu'aux régions, notamment dans le domaine économique. Là, le fait qu'on ait créé les grandes régions, ça veut dire qu'on a créé un niveau d'arbitrage nettement supérieur aux métropoles. Mais après, il faut qu'il y ait effectivement derrière une démarche d'aménagement du territoire. Bon, parce que si elle ne se fait pas, effectivement, là, ça sera encore pire qu'avant. Oui, mais l'une des réponses à ce
dépérissement paradoxal de l'État, puisque l'État dépérit, mais en même temps, il y a un vide qui se crée puisqu'il n
'y
a plus de relais locaux, etc. L'une des réponses à ce paradoxe, aujourd'hui, depuis quelques années déjà, c'est l'appel au peuple pour le dire vite, c'est-à-dire la participation des citoyens,
les trucs
comme ça. Ça ne vous a pas paru important. C'est aussi une des solutions, peut-être, pour combler
cette
espèce de vie créée par le libéralisme, enfin, disons.
Oui,
oui,
oui, c'est vrai. Alors là, on arrive sur le national. Bon, on n
'est pas
le jour, pourquoi pas
le... Si, si, si,
oui, mais enfin, ça se rejoint. Alors, sur le national, moi, je voulais en parler un petit peu,
parce
que je suis en dehors des partis, donc je ne suis pas prisonnier d'une mécanique, mais ça me permet quand même d'analyser et de penser,
d'essayer de penser à la renouvellation des
élites, quoi. Je crois qu'on souffre aujourd'hui... Bon, on souffre de beaucoup de choses, mais face à la situation où on est aujourd'hui, et quand je vois la manière dont se prépare l'élection présidentielle, on est entré dans un système, on était sorti du système des partis, on est revenu complètement dans l'élection des partis, avec l'histoire des primaires,
avec le...
ce à quoi on assiste aujourd'hui.
Moi,
j'entendais Macron,
je
ne suis pas d'accord avec... Je ne
suis
pas tout à fait d'accord avec la vision de Macron, mais je trouve qu'il disait quand même un truc très juste hier, tous ces gens qui se portent candidats, en fait, à des primaires, pourquoi ? C'est parce qu'ils veulent prendre leur marque et qu'on ne les oublie pas au moment de la grande distribution des prix qui aura lieu après l
'élection présidentielle. Enfin, je veux dire, c'est quelque chose
de... C'est lamentable, ce que le spectacle auquel on assiste aujourd
'hui... C'est minable.
Je veux dire, on est entré dans... On est revenu dans le régime des partis de la 4e République à l'intérieur des institutions de la 5e. C'est quand même ça qui est en train de se passer. Mais la
5e, elle génère ce genre de choses ?
Ben, je ne pense pas. Je ne pense pas,
parce que la 5e... L'élection
présidentielle... Oui,
mais
l'élection présidentielle... L
'élection présidentielle, il
y a deux choses qui ont joué. L'élection présidentielle, d'abord, jusqu'aux années 2000, les présidents qui ont été élus, ils ont constitué eux-mêmes, ils ont constitué une force pour les soutenir, je ne
dis
pas le contraire, mais ils ont constitué leur propre force. Ils n'ont pas été élus, désignés, choisis par des appareils de parti. Bon, ben si, Giscard y avait créé sa propre force,
Montéran
a créé sa propre force, le congrès d'Épinay, c'est quand même lui qui l'a fait, Chirac avait créé le RPR, etc. À partir des années 2000, on a commencé à glisser dans un système où les socialistes sont entrés dans l'histoire des primaires, et la droite est maintenant en train d'y entrer à son tour. Et le résultat de la primaire,
c
'est que le président de la République, de ce système, c'est que le président de la République n'est pas quelqu'un qui se fait élire directement par le peuple, il est le candidat choisi par un parti, prisonnier d'un parti, qui vient devant les électeurs et qui arrive à la présidence de la République.
Et ce à quoi on assiste, aujourd'hui, alors à gauche, c'est compliqué, parce que le président sortant, c'est quand même difficile de lui faire accepter une primaire, mais ce à quoi on assiste à droite, c'est quand même la caricature absolue de tout ce qu'on veut, c'est-à-dire qu'on voit apparaître des gens qui se portent candidats, parce qu'on se sent très bien, c'est le partage des dépouilles fait
à l'avance. Moi, je trouve ça, mais c'est un spectacle affligeant. On est un grand
candidat, je crois, ou quelque chose
? Oui, je ne sais
plus combien. C'est un spectacle affligeant.
C'est
super. Il y en aura, puis ce sera ridicule
mieux. On est dans le grotesque intégral. Oui, c'est très bien. On est dans
le grotesque intégral. Dans
le
grotesque intégral, c'est un véhicule grotesque.
Donc, on a compris que la propre force, c'est un coup bien de ce qu'il n
'est
pas issu des partis.
Je
ne
suis
pas d'accord avec les options de Macron.
Dans l
'analyse qu'il fait là-dessus, je reconnais que lui aussi fait cette analyse que le système, on est en train de glisser vers un système des partis. Je veux dire, c'est complètement absurde. Et je dirais, l'autre élément aussi qui a contribué à ça, c'est l'accord qui s'est fait pour les élections de 2020 ou de 2002
?
Les présidentielles. C'est 2002. 2002. Oui, je ne
suis
pas sûr. C'est 2002. Oui, c'est 2002. 2002. Je me souviens encore.
Les présidentielles de 2002, de dire,
comme il y
a
le quinquennat, on fait l'élection présidentielle et l'élection législative dans la foulée. Ce qui fait qu'on a lié les deux élections.
Et ça, c'est absolument terrible. Parce que
l'avantage de l'élection législative qui arrivait en cours de mandat présidentiel, c'est que précisément, le président de la République, il était obligé de penser qu'il était le président de
la
République
de tous les
Français et qu'il n'était pas le chef d'un parti. Oui, mais il fallait accepter ou accepter le fait, si on était battu, de démissionner et de s'en aller ou de vivre en cohabitation. Tout le monde critique beaucoup la cohabitation. Moi, je ne
suis
pas sûr que ce n'était pas si mauvais. Je pense que ce n'était pas si mauvais que ça à certains moments parce que ça a obligé, par exemple, sur la politique étrangère, sur la politique de défense, ça a eu pour effet qu'on était arrivés en quelque sorte à une politique consensuelle au plan national qui n'avait pas que des inconvénients. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, avec ce système, il n'y a plus cette épée de Damoclès qui pèse sur le président en cours de mandat. Un président qui est élu, il sait que, sauf si vraiment la rue, tout le monde descend dans la rue, il sait qu'en principe, il ira jusqu'au terme de ses cinq ans. Ça ne me paraît pas très bon du point de vue de la démocratie.
Alors que ce qui était intéressant avant, c'est qu'en cours de mandat,
on était obligé
de s'expliquer et c'est le peuple qui gardait la main, exactement.
Mais est-ce que vous ne pensez pas que ce candidat déclaré qui se multiplie, c'est quand même le fruit de la Vème République, ce recours à l'homme providentiel, au président de la République, il y
a
beaucoup de démocratie...
Vous trouvez que
M. Miard est un homme présidentiel ? Vous trouvez que Mme Cossusco-Morizé est une femme providentielle
? Ce
recours au président de la République, il y
a
beaucoup de démocratie qui fonctionne sans présidence, avec une élection et un gouvernement, une démocratie sans l'inverse. Est-ce que vous pensez que la France a encore besoin d'un président de la République ? Est-ce que...
Ah oui, oui, oui, oui,
je pense. D'accord. Je pense que la France...
Oui, oui. Parce qu'il faut qu'il y ait... On n'est
pas dans les limites de la Vème
République. Non, parce
qu'il faut qu
'il
y
ait
quelqu'un qui dirige, il faut qu'il y
ait
quelqu'un qui soit responsable, qui rende compte et qui dirige. Oui, enfin, si c'est un gouvernement, vous allez dans les pays où c'est comme ça, vous avez un Premier ministre. Vous avez un phénomène de personnalisation du pouvoir. Si vous êtes en Angleterre, c'est M. Cameron. Je veux dire, le pouvoir est personnalisé dans M. Cameron. Si vous êtes en Allemagne, c'est Mme Merkel. Le pouvoir est personnalisé dans la personne de Mme Merkel. Il y a personnalisation du pouvoir partout. L'avantage d'une élection présidentielle,
c'est que c'est quand même direct.
Oui, il
n'y
a pas seulement médiatisation, c'est qu'au moment où il y a vraiment des choix, des responsabilités graves à prendre, il faut quand même qu
'il
y
ait
quelqu'un qui tranche au bout du système.
Donc, en fait, la seule évolution que vous espérez, c'est un découplage entre les législatives et les présidentielles
?
Non, je dis, si on veut revenir à l'esprit de la Vème République, je pense qu'effectivement, c'est une des conditions. D'ailleurs, j'avais déposé avant 2012, j'avais déposé une proposition de loi organique qui est très simple, qui ramenait la durée du mandat de l'Assemblée nationale de 5 à 4 ans. Parce que même si un président
décidait de dissoudre,
même si un président décidait de dissoudre à son arrivée, il savait qu'au bout de 4 ans, il retrouverait les électeurs au mandat avant la fin de son mandat. Je pense que ça, ça change quand même beaucoup la manière dont on conçoit son mandat. On n'est pas l'homme d'un parti, on est l'homme de tous les Français.
De tous
les Français.
Donc, vous ne voyez pas une limite particulière à la Vème République peut-être qu'il
y a
à part... C
'est quand même... Non, mais ça, c'est un point. Je parle des institutions. Moi, je pense que dans les institutions, la chose centrale est là. Si on veut retrouver un peu ce... Et puis, moi, les primaires, honnêtement... Moi, honnêtement, ce que je reproche beaucoup Alain Juppé, je l'ai rencontré, je lui ai dit, je lui
ai
dit ce que je pensais, c'est qu'il était dans une situation où s'il avait voulu aller directement devant les électeurs, il pouvait aller directement devant les électeurs et partir, il aurait constitué ses propres forces, etc. Ça lui donnait un pouvoir quand même très important de rassemblement, d'autant que je connais beaucoup de gens à gauche qui étaient prêts à le soutenir. Et malheureusement, il a choisi d'aller s'enfermer dans la primaire des Républicains, dans une formation dont il n'a même pas choisi non puisque c'est son rival qui le lui a imposé. Et où
il
se retrouve en concurrence avec un tas de petits besogneux de la vie politique nationale qui viennent l'emmerder parce qu'ils veulent commencer à prendre leur marque pour avoir des Marocains si c'est lui qui est élu que le viande arrive. Il faut aller au sommet
quand
même. Mais oui, oui, oui.
Sinon, la droite arrivant à atomiser à la fin du premier tour
avec un candidat
officiel sortant des primaires à 15%, Juppé faisant 17%, il
y avait Hollande à 19%, Le Pen à 23%, Moi, je pense que s'il était parti en
disant je fais un grand rassemblement de tous ceux qui veulent me suivre et il y avait, je vous dis,
il
y avait des gens à droite,
il
y avait des gens au centre,
il
y avait des gens à gauche qui étaient prêts à se rallier à lui et s'il avait eu le courage de faire un grand rassemblement de ce type, il serait passé à mon avis sans
difficulté.
Surtout qu'il y avait à ce moment-là encore un très grand rejet de Sarko.
Il
serait passé sans doute Oui, mais c'était déjà mis au point pour faire une primaire. Non, moi, je ne crois pas du tout, je pense qu
'il
fait une grave erreur en faisant ça et une deuxième erreur,
c
'est qu'à partir du moment où vous passez par un parti et par une structure, vous êtes prisonnier des positions qui sont défendues à l'intérieur de ce parti. Il y en a une illustration caractéristique, c'est le bouquin qui vient de sortir pour un état fort. Bon, qu'est-ce qu'il fait ? Pour arriver à rassembler, à réunir autour de lui les militants de l'UMP, il est obligé de lâcher un maximum de munitions du côté de Sarkozy. Je veux dire, c'est quelque chose qui est complètement ridicule et qui pèsera ensuite sur la manière s'il est élu président, sur la manière dont il conduira sa présidence parce qu
'il
sera prisonnier de ça. Il sera prisonnier de ce qu'il aura écrit, des engagements qu'il aura pris, alors qu'excusez-moi, un état fort, ce n
'est
pas un attirail répressif qui accompagne cet état fort. Ce qui fait un état fort, c'est l'adhésion que les citoyens ont apportée au chef de l'État. C'est ça qui fait qu'un état est fort. C
'est l'adhésion qui reçoit. C
'est
l'adhésion
qui reçoit. Je continue sur le national, des serres. Non, non, non, c'est pas le dessin. Je
continue
sur le national. Après, quel est le grand problème de ce pays ? Et c'est là, ça rejoint un peu le sujet que veut évoquer Gilles Clamin, si je m'en prends. Le grand problème de ce pays, c'est qu'on est quand même face à une crise majeure et qu'on ne fait pas les efforts nécessaires de remise en question, de réformes qui sont nécessaires pour affronter cette crise. Il est évident qu'on a besoin de se remettre en question et de faire des efforts énormes.
Mais
pour qu'il y
ait
des efforts, et c'est là qu'est la grande faiblesse du système, c'est que le régime des partis, c'est un système de clientélisme, il ne
faut
pas faire de peine aux médecins, il ne
faut
pas faire de peine à telle catégorie sociale, il ne
faut
pas faire de peine... Parce qu'on a des électorats qui sont attachés à telle ou telle partie. Et le résultat de tout ça, c'est qu'on ne change, c'est que personne ne propose rien. Regardez, moi je vois les propositions qui sont faites, mais il n'y
a
aucune proposition aux vrais problèmes dont souffre ce pays aujourd'hui. Or, on a besoin de réformes profondes. Bon, si on veut mener des réformes profondes, il faut accepter une chose, c'est qu'il faut qu'il
y
ait des contreparties. Moi je pense, par exemple, on a toutes ces discussions sur le droit du travail.
Bon,
c'est vrai qu'on a un droit du travail qui est trop lourd, trop rigide, qui ne permet pas les adaptations nécessaires. Mais
si
on veut qu'il y
ait
un consensus autour de ça, il faut qu'on dise, on a soupli les choses, mais il faut qu'il
y ait
des contreparties. Or, les contreparties logiques dans ce domaine-là, ça serait donner plus d'informations, plus de pouvoir aux salariés dans les entreprises. Or, ça, personne ne le propose. Personne. Je veux dire, il n'y
a
aucun effort pour essayer de rebâtir notre système. Les Allemands ont adopté la co-gestion dans les années 50.
Nous, on
est encore avec des structures dans ce pays qui sont celles du 19e siècle.
C
'est quand même absolument affolant. Il n'y a pas dans ce pays, et je prends cet exemple, mais il n
'y
a pas dans ce pays de soucis, de volonté, de démarches participatives.
C
'est-à-dire qu'on fait tout, on essaie de décider de tout sans associer les gens qui sont concernés. Mais on ne
peut
pas, on ne
peut
pas fonctionner, on ne
peut
pas transformer les choses si on n'associe pas les gens qui sont concernés par les problèmes. Mais c'est presque culturel en France. C'est très difficile d'arriver à lutter contre ça. C'est très difficile. Et dans la vie locale, c'est pareil. Moi, je vois les... Je me bats actuellement à la mairie. La précédente municipalité avait mis en place des conseils de quartier. On a gardé ces conseils de quartier. Le problème, c'est d'arriver à trouver un mode de fonctionnement qui leur permette quand même d'avoir, de respirer, de pouvoir prendre un minimum d'initiative. Mais je me heurte au mauvais vouloir, au blocage des services de la ville parce que ce n'est pas leur mode de fonctionnement, ce n
'est
pas le mode de fonctionnement administratif. Donc ça bloque sans arrêt et je passe mon temps à être obligé de me battre pour qu'on arrive à débloquer le système. Mais c'est terrible, ça. Non, mais c'est terrible. Pourtant, ce ne
sont
pas des sommes considérables qui sont en cause. Chaque conseil de quartier décide de l'affectation de 4 500 euros. Ça ne va quand même pas très loin.
Mais
voilà. Mais je veux dire, c'est le problème auquel on est confronté. Et ça, on a un besoin de réforme dans ce pays profond. l'histoire des médecins. Moi, je trouve que c'est quand même très caractéristique. Tout le monde a peur des médecins. Depuis le plan Juppé, où les médecins nous envoyaient... Oui, mais le plan Juppé. Où
les médecins nous envoyaient des petits
cercueils si on soutenait Juppé. Moi, j'ai reçu des petits cercueils en papier, comme ça. Mais depuis, il n'est plus question de faire quoi que ce soit qui risque de déplaire aux médecins. Mais c'est complètement tabérant. Le résultat, c'est qu
'on
se trouve aujourd'hui à Bergerac avec 4 000 personnes qui sont sans médecin. Bon. Et que devant cette situation... Alors, on a décidé de recruter des médecins,
de
créer un centre de santé, de recruter des médecins salariés. Mais ça a l'air de provoquer, je
dirais, l
'affolement de tout le monde. Alors que c'est une mesure de simple bon sens. Et qui existe dans beaucoup de villes de France.
Et qui
existe dans beaucoup de
villes de France. Dans beaucoup de mairies communistes, notamment.
Oui,
en Seine-Saint-Denis, notamment. Mais c'est le bon sens. À partir du moment... D'autant que ça correspond à un fait de société que tout le monde connaît, c'est que la majorité des médecins qui sortent aujourd'hui de faculté de médecine sont des jeunes femmes. Des jeunes femmes, quand elles sortent de faculté de médecine, elles ont envie de pouvoir avoir des enfants, d'avoir du temps pour les élever. Donc elles sont plus tournées vers le salariat que tournées vers l'exercice indépendant de la médecine. Enfin, je veux dire, c'est un fait de société. C'est comme ça.
Mais
on a encore des gens qui sont là en train de prendir les grands principes de la médecine libérale, la liberté de choix, la liberté... Bon, etc.
On peut leur
rappeler leur serment d'hypocrate aussi, de temps en temps.
On aide les médecins libéraux dans leurs efforts. Moi, je sais qu'ils font des efforts. On les aide et on continuera à les aider. Mais je veux dire, il faut arrêter. Quand on est devant un problème comme celui-là,
il
faut avoir le courage de poser les choses sur la table et de prendre des décisions. Et tout est comme ça. Tout est comme ça.
Non, merci ça.
Je veux
dire,
il y a un problème dans ce pays, c'est qu'il y a trop de clientélisme, il n
'y
a pas de capacité à déclencher, à se mettre autour d'une table et de discuter, il n'y a pas de représentation des acteurs, il n
'y
a pas... On avait dans les années 60, jusqu'aux années 70, ça a fonctionné, on avait la planification à la française. La planification à la française,
ce
n'était pas un truc qui consistait à dire ça sera tant de crédits chaque année sur... Bon, il y avait une planification qui était indicative. Mais ce qui était surtout intéressant dans la planification à la française, c'est qu'il y avait des commissions où il y avait tous les acteurs qui étaient réunis domaine par domaine et ça permettait en permanence de confronter les vues, de confronter les analyses, de confronter les positions et de dégager des lignes et des orientations. Ça, ça n'existe absolument plus.
La planification, elle était aussi dans un contexte où la mondialisation, enfin, les productions ont radicalement changé aujourd'hui.
Mais la
mondialisation... C'est les libéraux qui ont pris prétexte de ça pour faire disparaître la planification à la française. Mais je veux dire, le fait qu'on
soit... La industrie
française des années 60 n'est plus
la... Oui, mais je suis
entièrement d'accord. Mais les problèmes auxquels on est confrontés, ils peuvent quand même être discutés de façon régulière par les représentants du patronat, les représentants des syndicats, les chercheurs, les élus, etc. Ce dialogue, il a toujours sa
raison d'être. De l
'année, il
n
'y
en
a pas.
Or, on l
'a
complètement évacué. On est dans un pays où il n
'y
a plus de dialogue. C'est quand même ça, la vérité.
Et pourquoi il n'y a pas d'experts ? Alors, en fait,
il y a beaucoup de cabinets d'études. Les cabinets
d
'études.
Les
cabinets
d
'études.
Ça
consomme une part des crédits, des collectivités. Non,
moi, j'avais pris finalement des
têtes
de l'ombre.
Et
tu vas couper ça ? Chirac,
c'est vrai. Oui, j
'ai soutenu Chirac.
Je
n
'ai
pas toujours été accordé avec
lui,
mais c'est vrai que j'ai soutenu Chirac parce que c'était quelqu'un. Le dialogue était ouvert.
Il
vous a fallu cheminer, ou pas, pour en arriver à dire tout ça ? Comment ? Vous avez cheminé pour en arriver à dire tout ça aujourd'hui
? Oh non, c
'est des choses que je pense... Les parties vives ?
Non, c'est
des choses que j'ai toujours pensées. C'est le cheminement politique que j'ai eu toujours.
Je pense qu'une partie de la cause de le clientélisme, c'est le manque de renouvellement des élus. Pas de vrai. Et ça, je pense que le clientélisme était déjà présent dans les années 60, 70, 80.
C
'est pas non plus de volonté. C'est pas un vice.
Non
? Je sais pas.
Il
y avait un clientélisme... Non, mais il y a toujours eu du clientélisme, surtout en sud-ouest.
Mais je
veux
dire, on en souffre.
Non, mais aujourd'hui, on en souffre à un point je veux dire, on est prisonnier de certaines catégories professionnelles. Enfin, je veux dire, c'est pas normal.
Et
puis, en plus, cette terreur... Je prends l'exemple des médecins. Cette terreur des médecins, je veux dire, les médecins en même temps, quand ils sont devant les réalités, ils sont devant les réalités et ils les admettent aussi. C'est de vos propos. Oui.
Oui, mais c'est une petite.
C'est
une
petite.
Vous n'avez
pas le sentiment que dans ce pays, le dialogue est devenu il
est répandu très difficile
? Non, je ne sais pas si... On a l'impression que c
'est
spécifiquement français, je ne
suis
pas persuadé. En plus,
la
co-gestion, le système de la co-gestion en Allemagne, n'exclut pas le corporatisme. C'est-à-dire que... Mais ce n
'est
pas parce qu'il
y a
la co-gestion qu'il
n'y a
pas de corporatisme, c'est aussi une histoire de l'Allemagne, la co-gestion,
ce n'est pas la co-gestion en France. Ça a été introduit
de façon volontaire.
Oui. Le salaire minimum en Allemagne est très récent. Enfin voilà, c'est pas le même combat, c'est pas la même sorte, c
'est
la même lutte. C'est-à-dire qu'il faut jeter...
Oui, mais
la demande d'associer les salariés à la gestion des entreprises, ça date quand même en France d'il y a un certain nombre d'années. Merci. D'abord, l'information. Les comités d'entreprise, aujourd'hui, par exemple, ils
n'ont pas d
'informations sur les rémunérations des chefs d'entreprise.
C'est quand
même pas normal. Moi, j'ai déposé un amendement là-dessus en 2010 ou 2011.
À
l'époque,
ça
a été voté par l'opposition de l'époque qui, devenue majorité, s'est bien gardée... De
le re-voter aujourd'hui. De le re-voter. Non,
mais alors, comment on fait pour que les tout-bibs discutent avec les patients ? Non, mais c'est pas discuter avec les patients.
On va
dire, sache que, comme vous dites, c
'est
une évidence qu'il y a des...
Non,
mais...
Je veux
dire,
c'est qu'il
y a
des nouveaux sous-bibs, il s
'intéresse à tout ça. Il faut voir la réalité des
choses, oui. Et comment on fait pour que les services administratifs de la mairie,
pourront
le comité de quartier, c'est pas simplement...
Ah, mais c'est... Il faut se battre,
il faut se battre pour que... C
'est
de la pédagogie aujourd
'hui.
C'est de la pédagogie aujourd'hui, c'est un peu vrai.
C
'est un peu vrai, c'est la pédagogie.
Pourtant,
vous avez mis en place
lors d'une prise de mort de mandature, ça ne s'appelait pas les deux quartiers, ça s'appelait...
Non, les associations de quartiers, mais ça existe
toujours.
Oui, mais
est-ce que... Ah oui, d'accord.
Non, non, mais c'est... Est-ce que
déjà, lors de cette mandature, vous avez déjà remarqué ce que vous appelez cette rigidité
? Non, mais les
associations de quartiers, c'est quelque chose qui a bien fonctionné dans plusieurs quartiers, puisque les associations de quartiers,
elles
existent toujours.
Mais
c'est des associations. Oui,
mais il y a un dialogue avec la
ville.
Tandis
que les conseils de quartiers, ça va plus loin, c'est donner à un certain nombre de citoyens une capacité d'expression, mais aussi une capacité de peser sur certains choix de la municipalité. C'est pour ça qu'on reflète une somme de 4 500 euros par comité dont on peut décider l'usage. Et c'est la ville, qui normalement qui exécute. Alors comme c'était un peu compliqué, on leur a permis pour certaines opérations, s'ils veulent faire des animations, de passer par un opérateur local qui peut être une association de quartiers ou quelque chose.
Qu
'est-ce qui
bloque pour être un ministère de l
'Association ? Mais
parce que ça sort des
habitudes de
fonctionnement administratif et que les... Je ne mets pas au pivori les fonctionnaires. Je prends cet exemple comme je pourrais en prendre 10 autres.
C
'est parce que je suis là en tête actuellement parce qu'on a ce problème. mais c'est que ce n
'est
pas le fonctionnement habituel. Donc ça bloque. Parce que c'est difficile d'admettre que ce soit des acteurs hors de la ville et qui ne soient pas ou les élus ou les fonctionnaires de la ville qui décident de l'affectation de crédit de la ville. C'est ça qui bloque. Il y a des problèmes de blocage psychologique. Il faut qu'on arrive à sortir de ça. Mais c'est très dur aussi. Avec la politique de la ville, on a créé des conseils citoyens.
Ça,
c'était dans la loi. Mais arriver à mettre en place ces conseils citoyens, il faudrait que ce soit une démarche participative, que les gens soient associés aux décisions qui sont prises au titre de la politique de la ville. Mais c'est très difficile de faire fonctionner ça. Et qui on a finalement dans les conseils citoyens, c'est des gens qui sont des quartiers mais qui sont un peu les notables des quartiers, quoi. C'est-à-dire les responsables des associations ou d'anciens élus ou des gens comme ça.
Ça, c'est tirage au sort.
Mais le tirage
au sort, ce n
'est
pas forcément une solution parce que les gens... Le problème,
c
'est d'arriver si on veut faire vivre ces conseils de quartier, ces conseils citoyens. Je pense qu'il faudrait aller chercher les gens des associations de locataires,
ils
pourraient aller chercher les gens qui siègent dans les conseils de parents d'élèves parce que c'est des gens, là, qui ne sont pas dans le système mais qui, je dirais, s'intéressent à la manière dont ça fonctionne. Aller chercher les comités d'usagers des centres sociaux, voilà, c'est ces gens-là qu'il faudrait aller chercher.
Mais
je veux dire, c'est une démarche, il faut la reprendre, quoi. Non,
c
'est... Parce qu'il
y
a des gens qui s'intéressent à la vie locale, mais qui s'intéressent par des canaux qui ne sont pas forcément des canaux auxquels on pense spontanément. Et donc, il faut arriver à repérer les gens qui sont dans ces canaux et ouvrir un peu leur espace de participation à la vie publique. Ce matin, avec notre histoire de Maltrap et de Cercle Bagnol, on a vu que les citoyens actifs, il y
en
avait plein, sauf qu'effectivement, c'est seulement pour... Sur un sujet. Et
puis surtout pour contester un truc absolument scandaleux, quoi. Donc, ils s'en disent vachement bien, mais tard, et toujours à... en négatif, si je peux dire, quoi. parce que moi, ils attendent qu'on attend toujours que ça arrive très très mal
pour... En
même temps, au niveau de l'information personnelle du citoyen, on voit bien que, par exemple, sur les conseils de quartier, etc., les appels à candidature, ils
n'ont pas eu des
réponses... Oui,
mais c'est quoi un
appel à candidature aussi ? Et...
C'est... Les séances du conseil municipal, à part la presse c'est quelques militants ou supporters, voilà.
Mais
parce que, je
pense qu'il faut aller...
Pour s'informer, il faut quand même faire l'effort de s'informer.
Oui, mais il faut aller aussi
chercher
des
gens...
Les
citoyens dans les commissions municipales, parce que se taper le conseil municipal, ce n'est pas toujours rigolo. C
'est rigolo pour les acteurs, mais c'est
pas forcément rigolo pour ceux qui regardent. C'est du théâtre. C'est vrai que c'est du théâtre.
Mais peut-être, voilà, je ne
sais
pas, ça ne se décrète pas forcément avec un appel à la candidature.
Moi, je
crois qu
'il y a des... pour
les séances.
Non, mais c'est pas ça.
Pour
les
conseils
municipales. Oui, non, non.
Je
pense qu'en fait, il y a des gens qui s'engagent dans la vie locale, mais
ils s
'engagent dans des canaux bien précis. Moi, je suis très frappé quand je vais dans la... Je ne
vais
pas assez dans les conseils de parents d'élèves des écoles, les conseils d'école. Je suis quand même frappé de voir à quel point il y a des parents d'élèves qui sont vraiment des jeunes, des jeunes femmes, des jeunes jeunes hommes, qui viennent parce qu'ils s'intéressent et qui s'intéressent et puis qui sont d'une assiduité très grande, etc. Ces gens-là, si on les associe plus largement à la vie de leur quartier, etc., ils seront partis prenantes.
Moi,
j'en suis persuadé.
Mais un partot
de quartier suffit,
finalement. Enfin,
est-ce bien utile ces conseils, alors, cette espèce d'obligation vide de sens, de candidat, de... C
'est la
loi.
C
'est
la loi qui l'a fait.
Mais je pense que... Une partot de quartier suffit, là. Non, c'est à
l'arrivée. Mais un partot de quartier... C'est pas à Paris, mais à Vergerac, en tout cas.
Non, mais un conseil de quartier, un comité de quartier. Alors, moi, je suis pas... Parce que l'association de quartier,
c
'est très bien, mais l'association de quartier, c'est plutôt de l'animation. C'est plutôt un comité des fêtes du quartier. Alors que là, c'est quand même s'intéresser, se pencher sur les problèmes de front du quartier.
Quand vous êtes sur
Nayac, par exemple, sur la Rive-Boche, des problèmes, j
'en
ai.
Et
il
y
a des gens qui participent plutôt à Nayac
? Oui,
moi, je vois les gens qui sont dans les conseils d'école, justement. Ils se rendent compte que les problématiques auxquelles on est confronté, elles dépassent l'école.
Donc,
il faut traiter d'autres questions. Mais au conseil de quartier,
il y
a
du monde là-bas
?
Non, au conseil
de quartier, voilà. Mais le
conseil citoyen, non, au conseil citoyen, le conseil de quartier, oui, le conseil de quartier, il est... Il
existe et il y a des gens qui
s'adaptissent un petit peu.
On l'a bu quand même dans la...
Non, mais
il faut encourager ça, parce que... Bon,
moi, il y a un
peu de bonéma là sur la mosquée. Oui.
Les gens
sont présents, ils sont venus, il
y
a des discussions.
Oui.
Donc, ça
ne
veut pas dire que les... Je ne pense pas que les citoyens soient complètement...
Ah, mais je ne pense pas non plus. Il
faut développer des outils qui fassent que les gens s'intéressent et puissent s'exprimer et participer. Alors, il y
a
plus de pouvoir de libération. Enfin, sur 4 500 euros, mais sur...
Si
ça fonctionnait bien, on pourrait petit à petit leur donner plus. Ça, je suis d'accord.
Après, il faut faire attention à l'atomisation aussi.
Il
faut... Il
y
a l'atomisation des fonds publics, ça qui
paraît être un productif.
Non, mais ce qu'on pourrait, par exemple, c'est les consulter sur les projets d'investissement de la commune. Voilà. Les associer, avoir une réunion de travail avec eux.
Avant le vote
du
budget. Avant le vote du
budget, au
bout
de la programmation des investissements, pour les associer à la programmation. Donc, il y
a
peut-être des citoyens qui ont
des
idées...
Oui, oui, non, mais tout à
fait.
Non,
mais il y a vraiment tout un champ à inventer, quoi. Mais c'est vrai qu'en France, c'est très difficile de faire avancer ça. Celui qui avait le plus ce qu'il a avancé là-dessus, c'était Brocard. Tout le monde s'est pichu de lui, mais c'est vrai qu'il a essayé.
Tu
passes tout de l'ombre, d'ailleurs. Hein ? Tu passes tout
de l
'ombre.
Tu passes tout de l'ombre. Vous
imaginez ? Vous êtes élu à la mairie de Bergerac et finalement, c
'est
l'opposition qui récupère tous les conseils de quartier.
Les chevaux... Oui,
mais on peut imaginer
des choses effectivement comme ça. Ça peut arriver. Ce genre de situation bête. Bon, enfin, c'est quand même la commune...
C'est pas le dernier.
C
'est
quand même le conseil municipal en dernier lieu.
Puis
quand ? Non, mais il y
a
un moment aussi, parce que sur les 4 500 euros, ils ont le pouvoir de décision. C'est pas sûr qu'ils aient un certain pouvoir de décision. Mais Rocard, c'est le mec. Il en parlait, il disait « Oh là là, c'est incroyable. Chaque fois que j'ai consulté les citoyens, je les ai trouvés d'une intelligence confondante. » le fil après de la
mosquée.
Justement, je vais essayer de revoir les gens de la commune d'Ont.
Mais c'est un plaisir avec les citoyens de
l
'école.
Oui, mais
parce que j'aimerais bien qu'ils déploient des postes leur permis de construire. Ils ont pas vu. Non, ce jour, je ne
les
ai pas vus. Or, le problème, c'est qu
'ils
sont installés dans un local qui pose des problèmes de
sécurité évident.
Donc, il ne peut pas rester comme ça.
Les riverains se sont calmés.
Les riverains, oui, se sont calmés.
La réunion publique qui avait été faite dans ce quartier, finalement, l'association culturelle était venue et le diagopel le
diagopel Oui, ils ont commencé à dialoguer.
À
la fin
de la réunion, une des membres de l'association culturelle avait
dit, parce qu'il y a eu quand même beaucoup d'agressivité
exprimée lors de l'équipement, elle a dit, « Écoutez, moi, je vous entends, mais vous n
'êtes
jamais venus nous voir, vous n
'êtes
jamais cherché de dialogue, on peut peut-être parler. »
Et
donc, après la réunion, ils ont commencé
à
fermer
le...
Ça paraît loin, déjà.
Les attentats vont être là. Voilà. Ça va beaucoup se passer. Ça va beaucoup se passer.
On a
perdu de vue complètement les enjeux internationaux et les enjeux européens. du coup, ça, je dirais, ça a complètement été évacué du débat. Sauf que ça passe pour le grand méchant loup, il faudra pas mal de mer. Du coup, par exemple. Quoi donc ? L'Europe, l'Europe, l'Europe. Tout ça, c'est à cause de l'Europe. Oui, mais voilà, parce qu'on dit l'Europe,
c
'est facilement de dire c
'est
l'Europe. Mais bon, il n'empêche que si on veut traiter les problèmes,
il
faut les traiter. Le premier cas dans lequel on doit les traiter aujourd'hui, c'est à l'échelle
si
ça veut dire le taffeta. Vous
avez fait
une délibération anti-taffeta ici ou pas ?
Non, mais nous, on n'a pas
pris de délibération anti-taffeta parce que j'attends de voir ce qu'il
y a
dans le taffeta.
Mais
vu la manière dont
on va venir faire
campagne pour le taffeta un peu partout en Europe, ce n
'est
pas fait pour me rassurer.
Et puis, il
y
avait tellement de mentions secrètes en fait.
Ah oui, c'est un peu simple.
Il y a un tas de mentions secrètes.
Si, la cave avait une délite, mais nous,
on
s'est abstune. Moi, j'attends de voir ce
qu
'il
y a
dans le taffeta. Mais je suis quand même très réservé. Parce que ce qui n
'est
pas normal là-dessus, c'est qu'il n
'y a
pas de débat. Il n'y
a
pas d'information.
Il n
'y a pas de débat.
Il n'y a pas de débat. Vous voyez,
excusez-moi, si je me tourne vers les médias, quelle page, combien de colonnes, combien de temps vous consacrez à des sujets comme ça ? Je ne pense pas...
C'est quand même un vrai problème. Non, mais c'est un vrai
problème. Les députés de l'Assemblée nationale dans une pièce fermée... Non,
mais il n'y a pas de plan de baron. C
'est
quand même
effarant.
Ce
n
'est
pas normal.
Mais encore une fois, je ne parle pas de la
commise au Juncker qui lance... C'est une des priorités de
Juncker. Non,
mais
ce qui est quand même pas... Oui. Ça ne donne pas... Non,
mais ce qui n'est pas normal. Ce qui est quand même pas normal.
Mais c'est quoi que vous entendez par Europe, finalement ? Je veux dire, il y a aujourd'hui des institutions européennes. Il y a aujourd'hui des institutions européennes. Certes. Il y a des élections au Parlement européen qui ont eu 5 ans. Les élections au Parlement européen, ça devrait être l'occasion d'un grand débat politique.
C'est là où il y a le plus d
'abstention.
Or, je dirais... Oui, mais parce que les partis, encore une fois, on le retrouve dans le système, c'est qu
'on
fait en sorte de présenter à la tête des listes européennes, des gens qui n'ont pas la dimension nécessaire pour susciter un véritable débat. Ah,
il y a des recalés des élections... Non,
mais
je parle des
partis qui sont au pouvoir. Ou
on
recycle. Je veux dire... Oui, ou on recycle. Mais je
veux dire,
qui étaient les deux leaders qui avaient été mis à la tête des listes ? Les socialistes avaient mis Martin Schultz. Excusez-moi, Martin Schultz, c'est quand même pas un personnage qui suscite l'impression des fous. Ils auraient mis Tony Blair, je pense que ça aurait eu peut-être un peu plus... ça aurait suscité un peu plus l'intérêt.
Et côté, les
PPE, les conservateurs, ils avaient mis Juncker, justement. ce n
'est
pas Juncker qui avait soulevé l'enthousiasme et l'intérêt des foules.
Si
on avait mis Juppé, par exemple, qui est bien représentatif de ce courant, un débat entre Juppé et Blair à l'échelle de l'Europe, excusez-moi, ça aurait suscité un autre intérêt. Donc le résultat, c'est que les gens ne
se
sont pas intéressés aux élections
européennes.
Mais par contre...
Je ne
sais
pas.
Non,
mais ils auraient... Oui, enfin, d
'autres personnalités. On peut trouver d'autres plus de gens causés.
Mais non,
mais...
Non, ce n
'est
pas l'homme providentiel. Il y a des gens, quand même, en Europe qui sont capables de porter un
discours à l'échelle de l
'Europe. Je prends ces deux exemples-là, mais chez les socialistes, il
y
en a d'autres. Ils auraient pu mettre Jospin,
à
la
tête
des listes européennes.
Ils auraient pu mettre... les
personnes qui vont se présenter ces débats de ce que doit être l'Europe. Aujourd'hui, la politique, l'accord avec la Turquie était un
scandale. Oui, oui, oui. Mais voilà,
c'est comme ça qu'on arrive à la situation où on est aujourd
'hui sur le problème des
migrants, qui est une situation inacceptable. Enfin, l'Europe est en train de se déconsidérer totalement. Je ne
dis
pas qu'il fallait accueillir tous les migrants, mais je veux dire, il y avait une autre attitude à la voir sur le problème des migrants. C'est scandaleux ce qui se
passe. Et payer la
Turquie pour embarquer des gens en Turquie, enfin, je veux dire, ça rappelle des événements peu glorieux. Et personne ne dénonce cette situation-là. C'est scandaleux. C'est immoral. C'est scandaleux. Enfin, je veux dire, l'Europe se déconsidère aujourd'hui. Et à travers elle, c'est tous les dirigeants européens qui se déconsidèrent. Alors que si on avait quand même à la tête de l'Europe, on ne
va
pas croire qu'il
n'y a
pas des personnalités qui sont capables de peser... En tout cas, il n'est pas contre le cumul des
mandats dans le temps, M. Garic. Parce que Blair, je ne
sais
pas...
Non mais attendez, moi, alors là, le cumul des mandats dans le temps, je vous ai déjà
dit ce que j'en pensais. Moi, je ne
suis
pas d'accord avec vous là-dessus. c'est que fabriquer un homme d'État qui est vraiment de la dimension, etc., d'abord, il n'y
en
a pas des quantités et ensuite, ça se fabrique dans la durée.
Quand il y en a,
il vaut mieux les garder tant qu'ils peuvent servir.
Après, il faut
juger de la tête de péremption.
Voilà,
c'est souvent ça
le problème. Non mais c'est ça le problème. Mais c
'est pas du clientélisme.
Ça génère...
Il faut regarder sur le
couvercle.
Non,
c'est pas du clientélisme. Je
ne pense pas que De Gaulle faisait du clientélisme.
Je ne
pense
pas que Churchill faisait du clientélisme. Je ne pense pas qu'Angela Merkel fasse du clientélisme. Ah si ! Oui, d
'une
certaine façon.
Vous
croyez plus aux hommes qu'aux idées ? Je ne sais pas, j
'ai
l'impression. Je pense qu'il faut des hommes ou des femmes pour porter les idées. Oui, ça c'est sûr. Je ne pense pas que les idées les ont toutes seules.
Ah, ça c'est sûr !
Eh
bien, cette tête de veau est très bonne.
C
'est bien le bon, cette haute. Ah oui, d'accord.
En
fait, ça ne ressemble plus à une tête de veau
de l'eau. On ne l'a pas
à la tête de veau de
la matière. Avant, on l'avait.
Avec le 4-6 avril.
Dans la commission européenne, il y a une femme qui fait du bon travail, mais personne ne parle beaucoup d'elle parce qu'elle n
'est
pas française. où c'est Mme Mogherini, c'est la responsable de la politique des affaires étrangères de l'État de
l'État. C'est l'affaire
étrangère. Oui, elle fait plutôt le bon boulot, cette dame. Mais
c'est curieux, les gens, l'action...
Sur les médias, vous me dites que les médias ne
sont
pas en mots.
Moi, je ne dis pas que c'est les
médias. Vous pouvez attaquer les médias. Je pense que les
médias ont leur part de responsabilité. Je suis quand même effrayé quand vous pénétrez chez un marchand de journaux en France. Cherchez un journal qui soit consacré à l'information sur l'Europe. Il n'y
en
a aucun. Ça n'existe pas. Non, mais ça n'existe pas. C'est rentable aussi.
Il faut que ça rentable. Les quotidiens
espagnols consacrent plusieurs
tâches Non, mais
c'est quand même très inquiétant.
Non,
mais les quotidiens espagnols...
Attendez, un journal... Je n'ai pas les
moyens de lancer un journal, mais je trouve qu'un journal qui entretiendrait en permanence le débat et l'information sur les questions européennes, moi,
je
pense que ça marcherait. Moi, je ne pense pas à dire tout le monde.
Moi, je suis
persuadé que ça marcherait. C
'est
transversal, international, France locale.
C'est
transversal. L'Europe, c'est pas l'Europe.
C'est pas l
'Europe. Oui, oui. On va déconnecter
l'international. Non, non, mais je suis d
'accord. Mais, je veux dire, vous auriez des interviews de responsables politiques européens sur des sujets précis. Vous auriez le point sur tel ou tel dossier à tel moment. Le point sur le TAFTA, par exemple. Je suis sûr que, excusez-moi, il y a des tas de gens qui achèteraient comme ça.
Ceci étant, nos élus
européens, on serait content
de
les voir
en Dordogne. Non,
c'est pas pareil. De faire des contrôles en Marche, par exemple.
Maintenant, quand on va
voir
les gens, quand on leur parle d'Europe, qu'on leur parle de même chose très concrète, on sent bien que ça nous intéresse pas. qu
'ils en
ont peur et ils
comprennent pas, c'est compliqué. Non, peut-être dans le taux
de combattre.
Je
suis pas d'accord.
C'est peut
-être
dans le taux,
mais... Non, mais j'ai fait des réunions. J'ai organisé des réunions sur l'Europe. J'ai eu beaucoup de monde à chaque fois. J'ai fait venir
un universitaire... Des idées qui étaient... Non, non, non, non, des
gens de base. J'ai fait venir un universitaire bordelais qui spécialise les questions européennes. J'ai fait une réunion à Mont-Basillac où il y avait 120 personnes à peu près dans la salle. Non,
non, non, c'est un
universitaire.
C'est pas
un universitaire. Il
y avait
à peu près 120 personnes dans la salle. Les gens sont restés plus de trois heures. Tellement qu'ils étaient captivés par le sujet.
Oui. Ils
sont restés trois
heures.
Je
pense aussi dans les quotidiens espagnols, on voit les quotidiens espagnols, tous les quotidiens espagnols, ils ont plusieurs pages consacrées à l'Europe.
Le
monde, il
y en
a... Et
il y a des comptes-rendus des
commissions,
il y a des
comptes-rendus... Voilà, nous, on n'a pas ça, moi-même, à la télévision. Télévision française, ce qui se passe dans l'Europe...
Vous ne voyez jamais le
débat du Parlement européen à la télévision française
? Jamais. À la télévision espagnole, vous les avez.
Et les actualités nationales espagnoles, il y a toujours une vision, une vue de séance publique. Ceci étant, ce que je disais à mes voisins, c'est que nos parlementaires européens, on serait content de
les voir en Bordogne.
C'est vrai qu'on ne le voit jamais.
Il faut peut-être qu'on leur...
Il
est venu, il y a trois
semaines. Sur
les Rigueux,
il
est venu quoi
? Il
est venu ? Oui,
il
est venu
il y a
trois semaines. Mais ça a été très confidentiel. Alors, on l'a évité par la commission d
'une
bordeine.
Hein ? Non, non, il est venu
faire un petit bilan de ce qu
'il
faisait, d'ailleurs,
je crois.
Ah bon ? Où ça ?
À Périgueux.
Non, mais moi, je ne l'ai pas su. Il est
venu à Périgueux. Mais
il y avait
beaucoup de
monde
pour l'éviter. Je ne
sais
pas. Nous, on l'a invité le matin. Il était là.
Oui. On l'a invité politique. Mais moi,
je n'ai pas été sollicité pour l'entendre. Et ça ne
vous
intéresse pas ?
Je le voyais, vous n'y intéressez pas.
Non, non.
Il a tort, je le sollicite. Mais
non,
mais
attendez. Mais là,
je sais
bien. Si on n'est pas prévenu. Si on
ne sait que le lendemain qu'il est venu, c'est un peu dommage. Je ne crois pas qu'il y ait fait une meeting ou quoi que ce soit.
Je ne
crois
pas qu'il y ait une réunion. C
'est bien. La
bonne chose, ce
serait qu'on ait des comptes rendus de mandat.
C'est vrai, moi,
il y
a
une fois, je ne l'ai pas trop les maires.
Des comptes rendus de mandat ? Parfois.
Non, mais si les comptes rendus de mandat, c'est quand même difficile d'obtenir des élus français de façon générale. À part, peut
-être,
à des outils du coin.
Si nous, on fait des réunions de quartier.
Avec des outils, quelque part, c'est des outils français. Je ne parle pas de tous les élus français. C
'est des choses qui sont compliquées. Alors, justement, quelle est la surprenation d'île ? Votre Europe,
c
'est quoi depuis qu'elle est créée, depuis qu'elle est née
?
Qu'est-ce
que nous souhaiterions dans l'Europe ? Je pense qu'il
faut
d'abord que l'Europe se donne un projet politique. Donc, il faut que le... Elle n'en a pas aujourd'hui. La Constitution européenne... Elle n
'a
pas de projet aujourd
'hui.
Première chose à faire, c'est que l'Europe est un projet politique. Un projet politique qui donne lieu à un débat. Mais je veux dire, quand on se trouve dans une situation comme celle des migrants, par exemple, on saurait ce qu'on veut, ce qu'on doit faire et ce qu'on a envie de faire. Alors que là, ça a été la fuite devant les responsabilités de tous les côtés.
Ce
qui est quand même lamentable. Il
y
a
quand même un
truc simple que l'Europe avait proposé au départ, c'est-à-dire d'accueillir, de faire des quotas d'accueil de migrants au départ. Un des premiers pays qu'il a refusé, ça a été la France. Moi, je trouve ça sidérant. Sidérant. Pour finir par l'accepter. Oui, enfin, pour finir par l'accepter quand on a su que les migrants ne voulaient pas venir rentrer en France.
Je
me souviens quand un chevet de moi était venu à Bergerac, il avait dit mais l'Europe n'existe pas,
il
n
'y
a que des États et la Commission a
fait ce que les États n'existent de faire. Il n'a pas entièrement tort, je ne
suis
pas... mais je veux dire, ce qui compte surtout, c'est la discussion entre les États et puis à un moment,
il
faut créer quelque chose qui... créer un minimum de structure commune,
c
'est quand même ce qui s'est fait jusqu'à présent. Mais s'il n
'y a
pas de projet derrière, s'il n
'y
a pas un projet politique derrière, ça n'avancera jamais. Peut-être que les États craignent de mettre des gens trop voyants, justement. Mais ça,
c
'est évident. C'est évident. Non, mais c'est sûr. C'est sûr. Moi, je pense qu'il y a de ça.
Je pense qu'il
y a de ça.
Ce
qui est pure folie quand on regarde l'État du monde.
Un représentant de la République de l'Union européenne, c
'est
quelque chose qui...
On
ne peut pas passer du jour au lendemain, mais à un moment,
il
faudra bien qu'on... Déjà, s'il y avait des élections, de vraies élections au Parlement européen, c'est-à-dire avec un vrai débat et où il y aurait un leader... Parce que c'est quand même ça l'esprit d'aujourd'hui, les élections au Parlement européen, c'est ça. Et quand même, ces élections, elles se traduisent par un débat d'investiture, en fait, de fin de derrière. C'est-à-dire que le président de la Commission, il doit être normalement... Il doit avoir la majorité du Parlement européen derrière lui. Donc, en fait, logiquement, à partir du moment où il y a quelques grandes formations, elles devraient se battre pour qu'avoir le leader qui imprimera quand même une ligne politique européenne.
Alors, d'après, au-dessus, il
y
a le Conseil européen. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui, c'est normal encore. On n
'a
besoin que les États... On est dans un dialogue entre l'Europe et les États. Mais je veux dire, déjà, il y aurait un président de la Commission qui serait une personnalité vraiment l'issue des élections européennes. Les institutions le permettent aujourd'hui. Mais c'est la pratique qui, jusqu'ici, ne l'a pas permis.
Et
ça, c'est pas normal.
Après, vous parlez de l'Europe, mais les cantonales, les élections cantonales, départementales, ça n'a pas non plus
mobilisé...
Hein ? Parce
que les élections...
Non, mais les gens, ce qui les mobilise, c'est les présidentielles, les législatives et les municipales. C
'est les trois scrutins qui désintéressent.
Et encore.
Si, quand même.
Je
vous disais,
Jean,
quand même. Juppé a été une maire de Dendez
à 50
et des Poussières
avec
50% d'abstention.
C'est ça.
Vous
allez repartir pour
les législatives ou pas ? Écoutez, pour l'instant,
je
t
'ai
encore envisagé sur l'hypothèse. On est dans un paysage tel que... je ne me suis pas vraiment posé la question. Donc ça,
ça
va être vite finalement. Non, non, il faut des objets.
Je
veux dire, oui, moi, je n
'ai
pas... Je n'ai pas...
Les
filles. Ce n
'est
pas ma priorité absolue. Vous ne m'excusez pas du tout.
On ne peut
jamais rien exclure. On ne
peut
jamais rien exclure.
Pour le moment, ce n'est
pas... Il n
'y
a personne d
'autre
qui s'en vient
d'y aller.
C'est quand même... Le souci numéro un, d'abord,
c
'est de sortir des problèmes d'aller aujourd'hui à Bergerac.
Premier
souci, c'est déjà pas mal. Ensuite, mon deuxième souci, c'est quand même de me continuer à mener les portes réflexions sur lesquelles je travaille. Tout ce que j'essaierai de traduire à un certain moment par écrit parce que je trouve qu'il y a des choses et puis susciter. Et puis, je vais aussi relancer mon
association
Les Français pour l'Europe parce que je persiste à penser quand même que le grand enjeu pour l'avenir, c'est la construction européenne. C'est quoi cette association
?
C'est une association que j'ai créée il y a
8
ans. qui a fonctionné un peu par intermittence mais qui a permis chaque fois qu'il y avait quand même qu'on parlait des questions européennes d'organiser des débats, de faire venir des gens, d'essayer d'intéresser les citoyens aux enjeux européens.
C
'est une association qui s'inscrit à
l
'échelle nationale ? Qui a un fonctionnement local. Oui, d'accord. Mais
elle pourrait très bien
fonctionner à l'échelle nationale.
Elle a été lancée à Paris. Je vais essayer de la relancer.
Je vais essayer de la relancer. C'est ça les parties dont on parle finalement
?
Non, j'ai une bonne idée de l'ancien partie.
C
'est vraiment ça.
C'est trop lourd. Je crois qu'il y a des travaillistes dedans. Oui,
mais
c
'est trop lourd.
C
'est trop lourd. Je n
'ai
pas les moyens de lancer un parti. C
'était pas l'envers
à un moment donné ?
Si, à un moment
j'ai
eu cette idée mais
je me suis rendu compte que c'était quand même un peu lourd. Vous savez, j'aime m'occuper des affaires de l'asile. J'ai... J'ai un bouquin que j'essaie de finir. J'ai presque fini mais j'aimerais bien finir. Et puis, bon, je me dis, lancer un parti, je ne
vois
pas... Je suis plus dans la recherche qu'une réflexe de... Pour moi, un parti, c'est plus un lieu où on essaie de penser, de réfléchir, de proposer des solutions, etc. ce n
'est
pas... ce n
'est
pas un parti de militants.
Vous
écrivez un livre sur quoi ? Hein ? Vous écrivez un livre sur quoi ?
J'écris un livre
sur les gaullistes de gauche.
Oui,
j'arrive à la fin. Il
n
'y
a plus qu'un chapitre à l'éventu.
Il y a un chapitre et l'éventu. Là,
c'est encore... Puis après, il faut que je retravaille tout.
Je ne sais
pas...
Non,
là, je ne
suis pas... M.
Lachène ?
Non, non, M. Lachène, je l
'ai
vu il n'y
a
pas longtemps, il n'avance pas très vite.
Non,
parce qu'on est deux à travailler sur le
sujet et l'autre...
Mais il
n'est
pas de la même façon.
Oui, on
n'a pas la même optique puisque c'est un historien. Mais... Oui, vous ne prétendez pas faire...
Comment ? Vous ne prétendez pas faire l'histoire du gaullisme.
Non, je
prétends faire l'histoire d'une des composantes du gaullisme.
Oui, je
voulais dire du gaullisme de gauche.
Voilà. Si, si, c'est ce que je fais. OK. Ah oui, c'est ce que je fais. Je vais de 1940
à 1970.
Parce que moi, je
suis plus... J'ai l'optique d'un politique...
Alors que lui, il n'a
plus l'optique d'un historien. Je suis sûr qu'il y a sur beaucoup de sujets qu'on dira un peu les mêmes choses. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on a deux optiques
différentes, deux
approches différentes. Vous
avez un peu co-écrire. Mais ce qui est amusant... C'est dans le même... Oui, mais
ce qui est amusant, c'est qu'en fait, il y a quand même deux aspects amusants dans cette histoire-là. Le premier, c'est qu'on est effectivement tous les deux originaires de la Dandonne puisqu'il est prof à l'université de Bordeaux
qui a des
attaches. Oui, il vit dans la région de Verteyac. Mais en réalité, notre intérêt pour ce sujet a quand même quelque part une source commune,
d
'après ce qu'il m'a expliqué. Parce que mon grand-père était le suppléant d'Yves Guénard en 1962, qui était député d'été, donc le gauliste de gauche. et que l'un des principaux soutiens de Guénard qui s'appelait Jean Calais à Périgueux, qui était un cheminot de Périgueux, qui était un des principaux porte-parole de l'action ouvrière du RPF et qui était un gauliste de gauche notoire au plan national, était un ami du père de Bernard Hachès. Donc il y a quand même au départ une source commune. Voilà, c'est ça qui est amusant.
En
tout cas, c'est très amusant le volet de gauche.
Ça
va se rendre comme
des bâtis.
Écoutez, ça peut intéresser. Ça fait rien, mais en tout cas, au moins, excusez-moi, au moins...
À entendre
vos rires, je pense que vous apprendrez beaucoup en lui.
Au moins, je dirais, au moins, c'est une page d'histoire qui est complètement ignorée et qui aura été...
Non, non, c
'est pas complètement ignorée. Oui, enfin, qui est mal connue. Qui aura
été écrite.
Qui est méconnue. Qui aura
été
écrite. Ce dernier chapitre qui vous reste à écrire, c'est lequel ?
C'est 68
-69.
Ah
!
C'est le plus dur.
Non,
c'est pas le
plus
dur.
Mais c
'est celui qui l'intéresse le
moins au niveau historique, en fait, peut-être ?
Non, je suis.
C'est parce qu'il était contemporain.
C'est 68-69. C'est le plus de mal
à le concentrer.
Et vous le poussez jusqu'à quelle époque ? Jusqu'à 70. Le 70, c'est l'épilogue. Et tous les élusiens...
C'est la mort des
acteurs. Qu'est-ce que vous en faites des héritiers
?
Des héritiers... Oui, alors... Non, mais la chaise, lui, continue au-delà de 70. Mais moi, je considère que le gaullisme de gauche, c'était une composante du gaullisme. Et qu'après 70, je dirais, la dérive droitière, sous Pompidou, il faut le dire aussi, sous Chirac, avec le gaullisme de gauche, elle était quand même très marginalisée.
Et
que les mouvements gaullistes de gauche qui ont existé ensuite, notamment le Front progressiste, il a duré jusqu'en 73. Il a présenté les candidats en 73 et puis après, ça s'est dissous. La Fédération des Républicains de Progrès de Charbonnel, ça a fonctionné jusqu'en 81. Moi, j'en ai fait partie. Je connais bien, c'est une histoire que je connais. Et puis après, ça a été terminé. Alors,
il
y a eu ce gain. Il y
a
des gens qui disent que ce gain est un gaulliste de gauche. C'est vrai, c'est pas vrai. C'était plus un peu un gaulliste social.
C'est
une violence. Oui, mais c'est quand même...
Vous
réclamez l'égolisme de gauche aujourd'hui, il fallait bien nous appartenir. Il
paraît qu'il y a
même des gens chrétiens aujourd'hui, alors
que c
'était un vieux truc.
Parce que c'est bon pour moi, c'est bon. Parce que
c'est mon courant de pensée. J'ai continué à défendre ces idées au sein du RPR. Au sein du RPR, on pouvait encore
se faire entendre.
J'ai déposé quand même plusieurs fois des faits boutir des choses qui étaient vraiment dans l'esprit du gaullisme de gauche. On pouvait, c'était
encore plus simple.
Par exemple, sur la politique étrangère, on pouvait encore... Il y a eu quand même un prolongement fort.
Oui. Ah, pardon.
Je ne
sais
pas, mais je ne
veux
plus que tout le monde choisisse.
Tout le monde a choisi. Tout
le
monde a choisi.
Alors, un macaroon. Un
macaroon.
Un macaroon,
je
ne
sais pas.
Là, ça sera un café, si vous vous plaît.
Une
crème baulière. Un café à manger, s'il vous plaît.
Un
café à manger.
À
longer.
Ah, à
longer.
Non, mais
sur la politique étrangère, ça a quand même continué à exister, parce que le gavitage gaulliste,
il
a quand même... Chevènement était... Moi, j'ai bien connu Chevènement. Chevènement était quand même assez proche de Gaullistes.
Est-ce que c'était un
clivage vraiment l'aflantisme dans la droite ?
Écoutez, j'étais le seul
à le refuser. C'est pour
ça que j'étais pas un vrai clivage. Un vrai clivage. Un
café.
Oui,
mais du coup...
Plus
celui-là,
c
'était déjà commenté.
Ça
y est, il y
a
un an. Non, mais c
'est
vrai Chevènement était marqué, était quand même pas très éloigné sur certains aspects des gaullistes de gauche. Puis, je dirais, Mitterrand, dans ses politiques étrangères, a repris quand même pas mal d'éléments de la politique de Gaullistes. Je dirais, la rupture, elle se fait, la rupture, elle s'est faite vraiment sur la politique étrangère avec Sarkozy.
C'est par un vrai lien qui s'est revendiqué d'un gaullisme. Du coup, je ne
sais
plus si c'est social ou de gauche.
Oui, mais c'est très bien. C'est social.
C'était de gauche, je pense,
de
gauche.
Oui, mais moi,
je ne conteste pas. Non,
non,
mais je ne conteste pas. Il y a un gaullisme expressément de droite. Oui, mais il y a des gens, il y a des gaullistes qui sont...
Non,
mais
déclaré comme
tel, je veux
dire ?
On
en a maintenant au conseil municipal.
On en
a
maintenant
au
conseil municipal.
Il
se dit gaulliste de droite.
De droite,
oui. Mais
pour montrer quand même à quel point les choses ont bougé...
Je ne
précise pas, c'est pour ça, c'est intéressant.
Non, mais pour montrer quand même à quel point les choses ont bougé, comment au sein du RPR quand même, on arrivait quand même à faire entre... Quand il y a eu les... Quand Baladur engagait les privatisations
en...
en... en... en... 94...
94... A
partir de 93... 93... 94... J'ai réussi à faire voter un amendement prévoyant que les... les salariés représentants du personnel dans les... dans les conseils d'administration des sociétés nationalisées, si elles étaient privatisées,
ils
gardaient leur mandat et qu'ils maintenaient ces représentants salariés. Bon, ça, c'était possible à l'époque de Chirac. Excusez-moi, à l'époque de Baladur, à l'époque de Sarkozy, c'était terminé. D'ailleurs, il a évacué tout ça. Tout ça, ça a été complètement supprimé. Et vous commencez quand en CNR ?
Non.
Je commence en 40.
40.
Mais en fait, les gens... Ce qui est intéressant, c'est que les gens qui ont été des représentants de l'Odisco de Boeuf, ils étaient déjà engagés avant 40. Ils étaient engagés contre la montée du mousisme, contre l'Unique, etc. C'est qu'elles venaient là ? Il y en avait beaucoup qui étaient dans les comités d'intellectuels antifascistes, ce qui n
'était
plus le cas de Soustel, de Capitans. Il y en avait qui étaient qui militaient comme Miché dans des associations à brides. Voilà. Donc ces gens-là, ils étaient déjà entrés en quelque part en résistance avant même la défaite de 40.
C
'est ça qui est très intéressant, d'ailleurs.
C
'est qu'en fait, presque tous, presque tous, c'est des gens qui avaient pris position avant même 40.
une conscience politique avant.
Oui.
Merci. Oui, Valo, on est
engagé depuis...
Quand
on dit que vous avez relancé dans votre association et c'est sous la môtre, c'est à travers des rendez-vous, des conférences. je
vais la relancer à travers des... Oui, en faisant de venir en essayant d'organiser... Moi, ce que je voudrais c'est essayer d'organiser un débat. Peut-on définir un projet politique pour l'Europe ? Quel projet politique pour l'Europe ? Voilà, ça,
c
'est un sujet intéressant. En 2005,
il
y
a
eu quelque
chose,
qu
'est-ce qu'il y
a
eu ?
Un
traité qui a été proposé au référendum.
Oui. Oui, oui, mais moi,
j'ai fait compagnie sur ce traité. Je suppose qu'il y a peu de pensées qui
n'ont eu de là jusqu'à l'aide.
Mais je
veux dire, ça a été une œuvre technocratique dans une large mesure. Avec quand même des... Illisibles.
Non, mais illisibles pour le citoyen. Des dirigeants politiques. Quand
même,
c'est un projet...
Certes, c'est une constitution, donc un projet politique, même
s'il y a été un peu technologique.
Non, justement, je pense que ce qui a provoqué son échec, c'est qu'il n
'y
avait pas de vrai projet politique derrière.
C
'était avant tout un projet institutionnel. Je dirais qu'ils ont rajouté tellement, tellement et tellement de dispositions que c'est devenu un truc illisible pour le citoyen
moyen.
Donc du coup, tous les anti-européanismes se sont déchaînés à ce moment-là contre ce traité qui était incompréhensible.
Je pense que
les élèves-channettes
avaient fait un fascicule.
Oui, j'avais fait un fascicule pour essayer d'expliquer les choses.
Mais déjà, Maastricht, ça avait été un débat très serré. Mais là, complètement aberrant. vous êtes pour les petits pas comme Jean Moineuf qui dit qu'on ne
va
pas faire l'Europe, mais on va commencer par le charbon et l'acier. Non. Moi, ce que je pense,
c
'est qu'il faut qu'on sache où on veut aller et quelle Europe on veut faire. C'est
déjà
ça.
commencer
par savoir si on veut déjà avoir une Europe qui est indépendante, qui affirme sa personnalité ou si on veut une Europe qui est sous la coupe d'autres puissances.
C
'est déjà le
premier élément ça
vous intéresse par exemple.
Il peut y avoir
une armée...
Oui, on peut arriver... Une défense européenne. Non, mais on
peut arriver à faire une défense européenne, bien sûr. Ça, ça parlerait à tout le monde.
Oui, oui, oui.
Tout à fait. Oui, mais faire une défense européenne,
encore
faut-il... Oui, mais pour faire une défense européenne, encore faut-il savoir pourquoi on fait une défense
européenne, sur quels objectifs... On va avoir un projet politique là-dedans.
Et deuxièmement, comment on l'organise ? Est-ce que ça veut dire qu
'on
fait une armée uniquement européenne ou est-ce qu'on s'appuie sur les armées existantes en les articulant sur des dispositifs ? Voilà, c'est ça.
Mais
je veux dire, c'est un débat que personne ne met sur la table. Mais déjà aussi, est-ce que l'Europe veut se décider par elle-même ou est-ce que la politique de l'Europe continue à dépendre de M. Obama, de ses prédécesseurs ou de ses successeurs ? C'est quand même ça aussi la question.
C
'est la question
qu'il posait
depuis le début. depuis l'origine.
Je
croyais que vous aviez l'ambition de poser sur un débat à la présidentielle.
J'ai défendu
un certain nombre d'idées. J'ai bien l'intention
de...
Oui, oui, oui,
mais j'ai bien l'intention de continuer à l'éviter. Donc, à travers l'association, c'est ça, c'est ça, quoi. Oui, oui.
J'ai bien l'intention... C'est un
réunion national, comme on l'appelait, quand vous pouvez le voyer, ou c
'est... Bah,
écoutez, d'abord, je veux finir mon bouquin et
après, j
'attaque le... Non, pas encore, mais je vais en trouver là. Non, mais je ne pense pas que ce soit trop compliqué.
On
édite en ligne, maintenant.
Hein
? On édite en ligne, maintenant.
Oui, non,
de
toute façon... On
va défendre le vrai métier d'éditeur, quand même. C'est un
récompareur,
ou...
C
'est pas vrai.
Oui, oui,
oui.
Ah,
oui,
c
'est sympa, c
'est... Ah,
oui, c'est... C
'est
comme ça. T'en vas en feuille...
En dactylographie.
Dactylographie, c'est comme ça.
Ah,
oui.
Oui, oui,
oui. Oui, c'est pas...
Eh,
c'est pas une nouvelle, non.
Et puis, vous avez... Enfin, vous voyez, juste, c'est de la nuance avec l'historien, mais qu'est-ce que vous vous apportez de plus ? Des commentaires du vécu ?
Non,
ce que la nuance avec l'historien, c'est que je suis partisan. Alors qu'un historien, théoriquement, n'est pas partisan.
Un historien est partisan. Vous ne pensez pas qu'il ne partage pas avec l'historien. Mais je suis partisan,
donc je ne le cache pas, donc je ne prétends pas être historien.
Mais en
même temps, je fais quand même un peu du travail d'historien dans la mesure où j'essaie quand même de prendre un peu de distance et de situer les choses. Mais il y
a
du vécu aussi. Alors, il
y a
des choses qu'on peut raconter dans les... Ben, la période de 40-70. Il
n'était pas né, quand
même.
Charbonnel, tout
à
l
'heure.
Ah oui,
Charbonnel, c'est après, c'est en 60...
Pour raconter, donner un peu de... Non,
ça, je crois, j'ai
éclairé ça une autre fois. Le général l'a fait sauter sur son genou gauche. Non,
mais j'ai vécu quand même,
j'ai vécu quand même les événements politiques de 58, 58, j'avais 10 ans. j'ai commencé à m'intéresser avec des publics à peu près à cet âge-là. Donc, j'ai quand même... J'ai vécu les événements qui se sont passés à cette époque.
J'ai
été témoin. Et même un petit peu acteur à partir de 67-70. Hein ? J
'étais à Paris en
68. J
'ai
milité...
Non,
c
'est pas l'éclairé. Mais
j'ai milité... J'ai milité pour le oui au référendum de 69, quand même. Ben oui, évidemment. C'est sa première défaite.
Il
n'a pas renoncé. Moi, sinon, j'ai une bonne idée pour lancer votre association Les Français d'Europe. Puisque tout à l'heure,
vous
dénonciez la politique...
Pour l'Europe.
Pour l'Europe, pardon. C
'est
censé être pour l'Europe.
Et
pour l'Europe. Pourquoi ne pas aller à Lisbos ? Comme a fait le pape. Il a dénoncé la politique européenne menée...
La
politique libératoire menée par l'Europe.
Je
suis une bonne idée, mais...
Oui, oui, mais c
'est
une bonne idée.
En même temps, il a pas l'aura du pape, quand même ?
Il
a fait l
'aura
de Lisbos. Il y
a
des députés français qui viennent de rentrer, là, qui ont fait... On n'entend pas, ça ou d'autres. Déclarer votre candidature à Lisbos.
Parce que je vais
essayer... Non, mais je vais essayer de trouver des gens... Il y a des gens, quand même, qui sont... Je pense que si... Quand je ressortis le bouquin,
il
y a quand même beaucoup de gens avec qui je suis en contact, mais je pense que je vais quand même...
Ce que j'allais demander, c'est qui les gens autour de vous, là ?
Il y a des gens dans mon outil, et
il
y a un réseau de gens, comment ? Les deux premiers sont en réfugié. Oui, enfin, les deux premiers...
Avec
moi. Oui,
oui,
oui, oui. Mais ils sont... Non, enfin, j'en ai d'autres qui sont pas sur cette lumière. Avec Dominique de Huitpain, c'est fini.
Oui, c
'est pas avec Dominique de Huitpain, c'est Dominique de Huitpain.
Oui,
c'est
Dominique
de Huitpain. C'est Dominique de
Huitpain.
Il est arrivé le
cercle, hein ? Le cercle, lui, a fait.
Oui, il
y
a des tas... Il y a une multiple de
cercles de réflexion sur l'Europe. Il
y en a plein.
Il n'en
émerge rien.
Ah oui, c'est ça.
C
'est-à-dire que, déjà, géographiquement, ils sont tous parisiens. C'est-à-dire qu'en province, 50 alertes pour à Paris, vous êtes exclus de tous les débats.
Pardon ? C
'est
bizarre, parce
qu
'il
y a
des signes...
Non, mais il y
a des tas de gens, il y a des tas de groupements. À commencer, celui qui est le plus...
qui
devrait être un peu le plus en flèche, je pense, aujourd'hui, c'est le...
Il y a
personne derrière lui qui prenne vraiment le... Non, mais je suis en contact avec eux. Qui ont ces groupes, qui ont l'institut,
il
y a l'institut. Il y en a au moins 4 ou 5. Mais je veux dire, c
'est
un petit monde, les gens se connaissent entre eux. Par
exemple,
le projet de résistance ou de revenus universels, ça
pourrait être un truc qui vous paraît européen, particulièrement européen. Je ne
sais
pas, je ne sais pas, il faudrait que le regard exactement
ce que vous
voulez.
C'est un vieux truc.
Mais
ce qu'il faut surtout, c'est savoir, est-ce qu'on veut que l'Europe s'affirme comme une entité ayant... d'abord une indépendance, cherchant à définir une politique, cherchant à s'organiser, acquérir les moyens d'une certaine puissance, définissant une politique étrangère, de relation avec le reste du monde, etc. C
'est quand même ça,
les vraies questions.
C
'est le débat récurrent, ce que vous vous dites là.
Oui, mais c'est sûr dont on ne débat pas.
Où est-ce que vous voyez ces débats aujourd'hui nulle part ? On a eu
de
vous-même. Il y a une fille qui s'occupe des affaires étrangères de l'Europe.
Oui, mais ce qu'elle
fait est confidentiel. Le TAFTA,
il
y
a
quand même beaucoup, beaucoup de... Vous connaissez
son
nom ? Elle est italienne, sa fille est en Rémi, et elle est très médiane.
C
'est juste
ici. Car l'identité.
D'ailleurs, au début, je crois qu'on lui a fait un procès
en... En saufs-en-gris. Incompétence.
Parce qu'elle était jolie, mais elle est familiale.
Voilà, c'est ça.
On n'en est pas sortis, quoi. Je crois que c'est placé par
Valeta. Est-ce
qu
'elle est liée ? Oui,
mon gouvernement italien, en tout cas.
Non, moi, je ne viens pas du parti, je suis connu.
Elle
a pleuré même, je sais. Je sais ça, aussi. C'est le
jour où je disais. Non, non, on va proposer des migrants. Non,
mais vous, les questions européennes, ça ne vous...
Mais tout
est lié. Je
veux
dire, on ne
peut
pas déconnecter les questions européennes
des
questions nationales des questions internationales.
Oui, mais
je suis d'accord avec vous, mais c'est une question d'optique. Vous parlez d'équipe. C
'est une question, c
'est l'institution, quoi. Qu'est-ce qu'on... Comment est-ce qu
'on
passe aujourd'hui ? Si vous vous posez des questions, si vous pensez, ça ne fonctionne pas.
En France, il y a Paul
Thibault, comme un philosophe qui parle beaucoup d'Europe. C'est un petit groupe qui est plutôt jeune.
En plus,
il
n
'y a
pas que les États-Unis, il
y
a la Chine...
Non, mais il faut
prendre des choses comme elles sont. Je dis, aujourd'hui, on a des institutions qui, si on jouait le jeu vraiment des institutions, si on faisait vraiment des vraies élections, je dirais, on serait capable d'avancer et de faire avancer les choses. Voilà, il faut prendre des choses. Il faut prendre, je veux dire, il ne faut pas rêver de ce qui serait autrement, si, etc. Il faut prendre des choses comme elles sont. Aujourd'hui, on a des institutions, si on avait la volonté de les animer, elles permettraient de faire des choses. Donc, il faut partir de là. Parce que si vous voulez commencer par refaire des institutions, alors là,
vous
n'y arriverez
jamais. Mais sans en faire, comme si le micro risque de faire passer le taffeta...
Justement, il faut virer M. Juncker.
Il
faut
dire qu'il
y
aura des élections européennes en 2019. Je trouve qu'elles sont beaucoup largement aussi intéressantes que les élections présidentielles de 2017. On dirait les choses comme elles sont. Et qu'on ferait bien de s'y préparer dès maintenant et d'y réfléchir dès maintenant. Parce que ce qui se jouera en 2019, ça sera important. Et si l'Europe existe toujours ? Entre le Brexit, Autriche...
Le Brexit,
entre nous soit dit, ce n
'est
pas forcément une mauvaise nouvelle.
D'accord. D
'accord.
Vive l'Europe. Oui, mais attendez. Mais non,
mais
attendez. Ce n
'est
pas ça la question. Non, mais attendez.
Ce n'est pas
ça la question.
Non, mais
attendez. Ce n
'est
pas ça la question. La question, c'est que si on veut faire l'Europe, il faut avoir à
l
'intérieur de l'Europe des gens qui ont envie de jouer le jeu de l'Europe. Si les Anglais, ils veulent être dans l'Europe uniquement pour mener leurs petites affaires, uniquement pour y avoir un pied et
sur l'autre pied mener leurs petites
affaires, ce n
'est
pas la peine qu'ils soient dans
l'Europe.
Nous, on a bien profité
de l'Europe. Donc, je
veux dire... On
a
mené notre petite affaire.
Oui, mais enfin, je dirais les Anglais aussi. Mais je veux dire, les Anglais, ils veulent continuer à avoir une place financière, faire de l'ingénierie, des paradis fiscaux, tranquillement, de leur côté, sans que l'Europe y mette son nez. Je suis
désolé, ce n'est pas possible.
Ce n
'est
pas possible. Donc, c'est pour ça. Et tout le monde se lamente à l'idée que les Anglais puissent sortir de l'Europe. Moi, je dis si les Anglais sortent de l'Europe, tant mieux. Au moins, on pourra avancer. Ils bloquent tout.
Ils
bloquent tout.
Ils
bloquent tout. Ça fait bizarre de dire que les Anglais sortent de l'Europe.
Je
n'ai rien contre les Anglais. J'aime bien les Anglais. J'aime bien aller en Angleterre.
J'ai beaucoup de sympathie pour les Anglais. Mais je constate que les Anglais, ils jouent un jeu qui n'est pas celui de l'Europe. Et puis, c'est tout. Et qui bloque énormément de choses en Europe. Et que s'ils en allaient de l'Europe, ça serait un grand service qui rendrait à tout le monde. Ils ont le choix. Ou ils restent dans l'Europe et ils acceptent les disciplines de l'Europe. Ou ils ne veulent pas et à ce moment-là, ils s'en vont. Mais être dedans et tout bloquer, ce n
'est
pas admissible. Et ce que je trouve lamentable dans la classe politique française aujourd'hui, c'est que tout le monde se lamente à l'idée que les Anglais pourraient sortir. Mais attendez, la responsabilité, elle est entre les mains des Anglais. C'est ça qui fait la faiblesse de l'Europe. C'est que si on disait aux Anglais, vous choisissez, vous restez, mais si vous restez, et vous jouez le jeu et vous acceptez les règles communes et vous acceptez de travailler dans le sens qu'on a défini, d'accord, vous restez. Ou bien si vous n'acceptez pas, vous vous en allez.
Donc je veux dire, et puis je veux dire, s'ils sortent, il peut y avoir très bien un traité d'association, un accord d'association avec l'Anglais qui permet de régler des tas de problèmes.
À ce moment-là, pareil pour la Hongrie qui n
'est
pas respecté ce que l'Europe voulait faire dans la première phase de la politique d'accueillement.
Il peut y avoir des
sanctions à l'intérieur de l'Europe. C
'est
normal.
Le problème, il est là. La Hongrie,
la Pologne, l'Autriche.
Le problème, il est là.
Non, mais le problème, il est là. Mais si l'Europe avait une ligne forte et ferme,
peut-être que
la Hongrie et l'Autriche n'auraient pas l'attitude qu'elles ont. Vous pensez qu'il n
'y aurait
pas de mouvement nationaliste aussi important
? Ah, mais il y a des
mouvements d'extrême droite, c'est évident. C'est ça, il faut les combattre. Ce qui fait monter l'extrême droite,
c
'est la faiblesse. C'est la faiblesse en Europe, c'est ça qui fait monter l'extrême droite.
C
'est votre naturel gaulliste qui reprend
aussi. Comment
? C'est votre naturel
gaulliste. Non, c'est parce que j'en suis convaincu. Oui,
oui, sans doute, mais j'en suis convaincu.
Je veux
dire, l'extrême droite, elle prospère sur ce genre de situation.
Et
plus les pouvoirs sont faibles, plus l'extrême droite risque de progresser.
Ah, ben, elle progresse régulièrement ces dernières années.
C
'est pas le pouvoir qui est fait.
Le
pouvoir est encore plus fort qu'avant. c
'est
la capacité à traiter les problèmes. On revient à ce dont on parlait tout à l'heure. Je veux dire, il y a des tas de problèmes dans ce pays.
Il
n
'y a
pas de réformes. On ne se fait rien. Qu
'est
-ce que vous voulez que je vous dise ?
Je prends l'exemple des médecins.
Non, mais c
'est quand même très
caractéristique.
Si on laissait
faire, on devrait demain 5-6 000 personnes qui se trouvaient sans médecins. Mais qu'est-ce que ces gens-là, qu'est-ce qu'ils disent ? On va se tourner vers le Front National puisque les publics sont incapables de résoudre quoi que ce soit. Vous allez voir
comment
les choses avancent.
D'accord, parce que c'est
un enjeu comme ça.
Deux semaines, vous
allez
aller à la
Sartre, par exemple.
J'ai eu un contrat qui a été le même de l
'affaire
Tébermé. Il nous a envoyé toute une documentation sur le sujet.
on
a déjà des médecins
qui se sont signalés avant même qu
'on ait lancé
un appel à candidature.
C'est drôle. Oui, il y a déjà des gens qui
sont intéressés. Et puis,
il y
a des gens qui arrêtent pas
de déclarer l
'accueil.
Oui, mais ça, on les avait déjà avant. Moi, je ne peux pas faire
dix pas dans la rue sans que les gens en parlent. Et des gens qui, jusque-là, ne m'adressaient jamais la parole. Parce que c'est des gens, ils ne viennent pas en météorinaire tous les quatre matins. Mais là, le fait de ne pas avoir un médecin, excusez-moi, c
'est un
problème noir.
De
toute façon,
la mairie, elle est dans son rôle.
Avance de l
'Université. Moi, quand j'ai vu cette
situation, j'ai dit, il n
'y a pas de... C'est un apportement d'alarmes de
compétence. C'est ce
qu'on appelle le
socialisme municipal. C'est quelque chose qui est reconnu par la jurisprudence
depuis les années
30.
Je rappelle. Mais quand on s
'est
prévisible, cette situation.
Oui, oui, j'ai tiré la sonnette d'alarme personnellement depuis longtemps. Et à l'Assemblée nationale, j'ai déposé des amendements plusieurs fois. Demandant qu'on joue sur le conventionnement pour inciter les médecins à lire dans les départements où il n
'y
avait pas de médecin. C'est-à-dire de lire au-delà d'une certaine limite, il n
'y
a plus de conventionnement. Et quand j'ai déposé ces amendements, la première à me soutenir, c'était Marisol Courage. Et puis elle est venue ministre de la Santé
et elle s'est mise à avoir peur des médecins. C'est
bizarre. J'ai déposé ces amendements en 2008 dans les lois de financement
de la sécurité sociale
2009, 2010, 2011. Je crois que j
'ai
dû les déposer 3 ou 4 fois dessus.
C'est la
reprise. C'est le maire qui a léré du conseil municipal du conseil de décision. C'est le maire, je ne
sais
pas.
Ça sera soumis
au conseil municipal.
C'est le
conseil municipal. Assez vite alors.
Vous
allez essayer de... Jeudi soir. C'est à l'ordre de jeudi soir. Oui, oui. Et dans votre kit, ça devait être difficile à avaler ?
Non, il y a eu un
consensus total.
Enfin,
le jeu qui était présent. C
'est-à-dire ? Non, non. Je
réunis mon équipe deux fois par semaine. Je
réunis...
Je réunis les adjoints tous les jeudis à midi. Et je réunis l'ensemble de l'équipe tous les samedis matins à 8h. Est-ce qu'on est un peu
loin du programme pour les municipales ?
C
'est-à
-dire
?
C
'est
-à-dire ? C'est-à-dire
? Au moment des municipales, c'était parce qu'ils étaient dans le programme. Quoi donc ?
C
'est ce reclutement de médecins par
exemple. Non, mais
là, excusez-moi, c'est les faits.
Non, non, mais c
'est... Quand je dis... Ce n
'était
pas ce que tu étais écrit.
Non, c'était pas. Il y a une
autre proposition qui est assez radicalement écrite.
La proposition, c'était d'aider les professionnels de santé. Ce qu'on a fait, d'ailleurs. Et on continue à les aider. D'ailleurs, il y
aura
aussi une délibération dans ce sens-là. Les aider dans leurs efforts pour attirer de nouveaux médecins. Mais je dirais, ce qui n'était pas prévu non plus, c'est qu'on allait voir l'accélération des départs se faire aussi vite. Parce que je veux dire, là, on vient d'avoir 4 ou 5 départs pratiquement en quelques semaines. Et du coup, ces nouveaux médecins, ils
pourraient s'installer quand ? Vous avez vous fixé une limite ?
On va essayer d'aller le
plus vite possible. On est dans l'urgence. On
va
à la
rentrée, par exemple, après l'été ?
Si
on peut le plus vite possible, ça sera le plus vite possible.
Moi, j
'en ai parlé avec la directrice de l'hôpital, voir si éventuellement, déjà,
on
pouvait utiliser des locaux éventuellement à l'hôpital. Sur le principe, elle est d'accord. Ah oui ?
Oui.
Vous
pourrez commencer par utiliser des locaux provisoirement, alors ?
C
'est ça, à l
'hôpital ? Oui,
pourquoi pas. Et sinon, vous avez d'autres pistes
en matière locale, justement ?
Oui, on
a d'autres pistes. Parce qu'on a envisagé ce qui est possible. Ça
passera
par des aménagements ? Je suppose des aménagements. L'avantage de l'hôpital, c'est qu
'on
ne
peut
pas léger de passer par des aménagements. Et je dirais, dans un premier temps, ça permet d'aller vite. Parce que, attendez, aujourd'hui, vous avez 4000 personnes. Dans ces 4000 personnes, vous avez des gens qui ont des maladies graves et qui se retrouvent sans personne pour les suivre. C'est quand même une situation... Ce
chiffre, vous ne l'aviez pas dit votre
fois, 4000,
vous l'avez
affiné depuis ?
Enfin,
ça vous a été...
Oui, mais parce
que on a fait ce chiffrage, on est à 4000.
4 000 à Bergerac.
On a
à la mairie un bureau santé. C'est-à-dire,
on
a un agent de la ville qui est chargé de suivre en permanence et problèmes de santé.
C
'est 4000 Bergerac ? Oui,
c
'est vrai que c'est...
C'est 4000 personnes, c'est Bergerac,
éventuellement... Mais ces 4000 personnes,
du
fait des départs des médecins, se retrouvent sans médecin sur Bergerac et éventuellement dans les communes. Donc, il
y
a vraiment des gens qui peuvent être confrontés à un problème de renouvellement d'ordonnance, ceux-là
? Ah oui, oui, oui, mais non, oui. Vous voyez des
gens qui vous disent « Depuis deux ans, je cherche et je n
'ai
pas trouvé de médecin.
»
Vous avez des médecins qui affichent quand même
sur
le cabinet
et qui ne prennent
que
4
ans. Oui, c'est ça.
Oui, c'est quand même une situation... C'est quand même une situation extrême. Et vous dites que vous avez déjà des médecins qui sont simulés,
mais... On a déjà
des gens qui ont fait des questions simulés. Plusieurs. Plusieurs, oui. Ce qui ne
reste
pas qui n
'ont
pas forcément de profil pour chercher. Mais je veux dire... Non, mais je veux dire qui sont quand même capables d'exercer comme médecins. Ce qu'on ne veut pas, c'est des médecins qui seraient ici déjà et qui viendraient... Voilà, parce que là, ça serait de
l
'effet d'Auban.
Je veux dire,
et puis ça n'a juste porté
rien, on tire une
fois. Ce qu'on veut, c'est des médecins qui viennent de l'extérieur. Est-ce que pour l'instant, il n
'y en
a pas eu de médecins de l
'extérieur ? Ceux qui sont là, ce sont des médecins. Et ça correspond aux
médecins qui disent nous, les salariés, c'est très bien, on ne fait pas 60 heures.
Oui, oui, oui.
On va lancer l'appel à la candidature.
Et en
plus, moi, je pense qu'on peut, dès cet été, espérer commencer à avoir au moins déjà deux médecins.
En plus,
je dirais espérer, je dirais, il faut qu'on y arrive le plus vite possible parce que ce n
'est
pas, je dirais, c'est répondre à un besoin d'urgence.
Est-ce que, justement, vous vous êtes rapproché de la cave qui avait une chargée de mission, il me semble, pour...
Non,
mais la chargée de mission, c'est nous qui l'avons aujourd'hui. Parce qu'ils l'ont virée et c'est nous qui l'avons embauchée. Parce
qu'il y avait quelqu'un qui l'a reçu sur la cave. Si, alors après, il y a une
dame, Madame Chaveau, mais elle était
appongée de... Non, non, non, c'était quelqu'un qui était... Oui, c'était Mme
Latache-Bertrand. Et Mme Latache-Bertrand, quand je suis arrivé à la mairie, je l'ai embauchée. D'accord. Parce qu'elle avait été virée de la cave. Parce que son job, c'était d'essayer de recruter des médecins dans le
coin.
Oui,
oui, elle avait été
virée de la cave. Donc je l'ai embauchée. C'est-à
-dire,
cette dame, elle avait déjà travaillé avant parce que, dès les années 2006-2007, j'avais attiré l'attention de l'ARS sur le fait qu'on avait un gros problème d'accès aux soins. Ce n
'était
pas le problème de la démographie médicale. Là,
c
'était le problème de personnes qui, par manque de revenus, n'accédaient pas aux soins. Et donc, on avait lancé une procédure d'atelier santé sur Bergerac, avec l'atelier d'ailleurs, l'association d'atelier. Et c'est cette dame qui avait animé cet atelier santé. Donc elle est sur le territoire, elle connaît le territoire depuis déjà un certain temps. Mais la cave nous a refusé d'entrer dans le contrat local de santé. Mais bon, moi, je n
'ai
rien contre le contrat local de santé, sauf que le
contrat
local de santé, ils n
'en
ont jamais rien fait.
Il
y
a
une réunion qui est prévue, non ? Justement, pour m'expliquer tout
ceci.
Oui, oui, oui, j'ai été informé qu'il y avait une réunion après qu'on ait annoncé qu'on allait recruter des médecins. On nous a écrit une lettre conjointe de la déléguée départementale de l'ARS et de M. Rousseau nous disant que devant l'accentuation du problème de démographie médicale,
il
serait peut-être utile de se réunir pour essayer de chercher des solutions. Je
suis désolé,
les solutions, nous,
on
les aura déjà prises. Il
y
a un charme et un statut de mutualisation. Comment ? Non, j'appelle ça l'opportunisme. Ça s'appelle un palapé.
C
'est un début, c'est ça. Donc, c'est les puissances à l'instant,
c
'est l'ARS et la... Et
la
câble.
Écoutez, je trouve quand même un petit peu étrange. On va fermer la
porte, on va écarter toujours jusqu'ici et tout d'un coup, parce qu'on prend des mesures, tout d'un coup, on nous invite. Vous trouvez ça créé ? Vous
ne
trouvez pas ça surprenant, non ? Est-ce que vous n'étiez pas vos CMS ? Non. On a demandé à plusieurs reprises à ce que la ville soit signataire du contrat local de santé. On a quand même... C'est nous qui faisons fonctionner le bureau santé. C'est nous qui suivons les problèmes de salubrité publique dans Bergerac, des logements, etc. On a une femme, une dame qui est ingénieure, madame Marguin, qui suit en permanence ces dossiers. On est... Je suis président du conseil de surveillance de l'hôpital. Bon, voilà. Et puis, je veux dire, on prend des mesures. Mais ça ne suffit pas. Il y a eu l'autre jour une réunion qui a été organisée par la déléguée de l'ARS.
Moi, je travaille directement avec l'ARS dans ces conditions. La déléguée de l'ARS qui a invité le directeur de la clinique, la directrice de l'hôpital, les présidents de CNE, M. Papat Anasios, qui surprenne du contrat local de santé à la carte. Mais moi, qui suis président du conseil de surveillance de l'hôpital, je suis la seule personne qui n
'a
pas été invitée. C'est quand même un petit peu curieux.
Et
j
'ai été informé
par la directrice de l'hôpital qui était quand même un petit peu choquée de cette histoire-là. Hein
?
Non, mais jeudi soir. Attendez, il
n
'y
a
pas de problème. De toute façon, j'ai dit aux gens de l'ARS que je souhaitais les rencontrer et avoir une explication avec eux.
Et
oui, là, vous avez la bienveillance de l'ARS sur ce genre d'initiative.
On n'a pas à voir l'accord de l'ARS, on notifie la décision à l'ARS.
Ils
peuvent vous aider, non ? Sous diverses formes. Ah, mais ils nous aideront, sûrement. Je connais bien M. Laforcade et c'est quelqu'un qui est quand même quelqu'un qui est positif. C
'est le directeur de l'ARS ?
Le directeur régional.
Et
qui connaît bien le dossier Bergeracop pour la raison que j'ai dit tout à l'heure.
Il
était
ici, à un moment.
Il a été
directeur départemental de la DAS.
C'est
un moment.
Non, mais enfin, je veux dire, on ne
peut
pas traiter les gens comme
ça et puis venir après tout d'un coup, quand on s'aperçoit qu'on n'existe plus, tout d'un coup, essayer de se raccrocher aux branches. Oui,
bien sûr.
Daniel Garrigue