Nicolas Dupont-Aignan dans Mardi Politique
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:09OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous les succès électoraux des hommes autoritaires ?
- 2:38OuverteRéponse directe
On va rester sur les populismes.
- 3:59OuverteRéponse directe
Est-ce que la proportionnelle protège la France de ces personnalités ?
- 4:18RelanceRéponse directe
Le couvercle est serré sur la marmite, mais le jour où ça va péter ?
- 7:32OuverteRéponse directe
L'UE va-t-elle déclencher l'article 7 contre Orban ?
- 9:26OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Europe est construite contre les peuples ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31Invité politiqueFait
« Attention à ne pas mettre tout le monde dans le même sac. »
- 2:18Invité politiqueFait
« Macron a été un imposteur, une imposture politique parce que l'élection a été volée aux français. »
- 5:11Invité politiqueFait
« Le transfert de richesse qui est à l'œuvre aujourd'hui est sans précédent. »
- 5:46Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron écorche le peuple français avec une politique, je dirais, une politique de classe. »
- 10:57Invité politiqueFait
« M. Moscovici n'a jamais été élu. »
- 13:18Invité politiqueChiffre
« La légitimité de M. Macron, laquelle est-elle, il a les pires sondages et il sera battu à plate couture à la prochaine présidentielle. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan68 %
- Présentateur15 %
- Invité10 %
- ?7 %
≈ 48,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
RFI
et
France 24 présente
Mardi politique
C
'est l'heure de Mardi politique sur France 24 et RFI. Bonsoir Frédéric Rivière. Bonsoir. Nous recevons Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne. Bonsoir. Bonsoir Madame. Merci d'être avec nous. Alors le Brésil a un nouveau président. De plus en plus de pays partout cèdent à ce que l'on appelle pudiquement des hommes forts, autoritaires, pas toujours démocrates. On ne peut comparer dans le fond ni Salvini, ni Trump, ni Orban au brésilien Bolsonaro. Mais comment vous expliquez ces succès électoraux pour des hommes autoritaires ? Quelle est votre analyse ? Quand je disais qu'ils ne se ressemblent pas, ce ne
sont
pas les mêmes problématiques. Au Brésil c'est plus la corruption, en Italie c'est plus l'immigration. Comment vous regardez
ça ?
Attention à ne
pas
mettre tout le monde dans le même
sac. Mais c
'est ce que je vous dis.
Attention. Cela n'a rien à voir. D'abord je constate qu'ils sont tous élus démocratiquement
et
qu'ils sont souvent réélus démocratiquement, très largement.
Alors
que nos chers présidents sont battus systématiquement en France. Donc il faudrait peut-être s'interroger sur la démocratie, sur la mondialisation financière, sur le besoin de repère des peuples, le besoin de sécurité. Après,
moi
je considère que quand on ne traite pas les problèmes dans un pays,
pendant
longtemps, à un moment ça pète, ça explose. Et plus on attend,
plus
on a des personnages hauts en couleur, si je peux m'arrêter
à cela. Vous
êtes gentil.
Ou
en noirceur. Oui, exactement. Donc moi je considère que j'aime mon pays, la France. Je considère que la classe politique a failli,
que
les français souffrent comme jamais,
que
Macron a été un imposteur, une imposture politique parce que l'élection a été volée aux français. Et je considère que si on attend trop,
on
risque d'avoir un jour des dégâts considérables. Donc moi j'aimerais qu'on arrive à régler les problèmes à temps, avec des hommes politiques en rupture, mais en rupture tranquille.
Alors
on
va rester, si vous voulez bien, peut
-être sur les populismes. Oui, et d'un mot, puisque vous dites...
Mais les populismes. Attention à
ce genre de situation. Bon,
on
comprend bien au fond que pour vous, Bolsonaro n'est pas un personnage très recommandable. Non, c'est pas qu'il soit pas recommandable, je n'en sais rien.
Il n'a pas l'air, voilà,
c'est ça.
La politique qu'il veut mener, notamment sur le plan économique, me paraît complètement folle. D'ultralibéralisme échevelé. Et en fait, quand on regarde la situation du Brésil, c'est surtout sur la sécurité. Et il y a un réel problème de sécurité qui n'a pas été traité. Mais quand vous
disiez... Donc
attention aux... Comment
dire ? Attention aux excès de jugements. Oui. Quand vous disiez finalement, attention à ne pas laisser pourrir trop longtemps les situations, en gros c'est ça, parce que ça peut donner lieu à ce genre de situation, qui pourrait être le Bolsonaro ou la Bolsonaro-rette française ? Mais ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est qui
sera en mesure de proposer aux Français une rupture avec la politique qui est menée depuis 20 ans, avec la fausse rupture d'Emmanuel Macron, et justement d'éviter des excès. Et moi, je crois que le peuple français est très sage. Nous sommes un peuple politique, qui a une longue histoire, et qui justement veut une rupture, mais veut une rupture sereine.
Et
c'est ce que, en tout cas, j'essaye de proposer avec Debout la France.
Pour revenir au... Alors, ce que certains appellent le populisme, d'autres le nationalisme, d'autres l'extrême droite, vous dites qu'il ne faudrait pas que... Voilà, que ça pète en France, c
'est
ce que vous venez de dire. Mais est-ce qu'en France, on n
'est
pas protégé par le mode de scrutin, la proportionnelle, qui fait que des personnalités ne peuvent pas émerger comme ça, d'un tour de main ?
Le couvercle est serré sur la marmite, mais le jour où ça va péter, si on continue avec les mesures qu'Emmanuel Macron prend tous les jours,
ça va faire mal.
Je pense à deux problèmes fondamentaux qui ne sont pas traités. L'insécurité en France, liée en partie à l'immigration massive, et l'autre point, le pouvoir d'achat, où jamais un gouvernement, jamais depuis la fin de la guerre, un gouvernement n'a été aussi injuste,
avec
la désindexation notamment des pensions de retraite, des prestations familiales, qui ne s'est jamais vue. Jamais vue. Donc jamais un gouvernement n'a autant prélevé sur les classes moyennes et les classes populaires pour donner à une minorité, de ce qu'appelaient certains les ultra-riches, mais une infime minorité,
ou
alors pour donner à l'Union européenne ou aux migrants. Je veux dire, le transfert
de
richesse qui est à l'œuvre aujourd'hui
est
sans précédent. Et les Français ne le supportent plus. Et ce qui se passe avec les taxes sur l'essence, que j'ai dénoncées,
et
ce n
'est
pas nouveau, je me suis élevé contre la mise en place des péages, de la privatisation des péages en 2006. Cette politique de taxation des Français qui vont bosser, qui travaillent, va aboutir, je pense, à une jacquerie, à une révolte. Et en tout cas, moi, je pousse les Français à réagir. Car on ne peut pas accepter de se laisser écorcher. Vous connaissez peut-être cette phrase de Tibère qui disait, vous pouvez tondre le peuple, mais prenez garde à ne pas l'écorcher. Et aujourd'hui, Emmanuel Macron écorche le peuple français
avec
une politique,
je
dirais, une politique de classe. Jamais on n
'a
vu ça.
Frédéric
?
Pour rester un instant sur cette montée des populismes, extrême droite, en effet, comme on le disait, comme Roselyne le disait. Est-ce que vous pensez que c'est aujourd'hui une lame de fond et qu'on est en train de vivre un tournant historique à cet égard
?
Attention à ne
pas
mettre dans le même sac tout le monde. M. Salvini, pour moi, n'est pas d'extrême droite
et
est une chance pour l'Italie avec Di Maio, une vraie chance pour l'Italie. M. Orban a été réélu, est une vraie chance pour la Hongrie et grâce à lui,
on
a bloqué le flux migratoire en Europe. Ça n'a rien à voir avec le Brésilien. Attention à ne pas commettre
d'impair. M. Salvini, c'est
une chance pour les États-Unis ?
M.
Salvini, c'est une chance Trump
défend les États-Unis. Ce n
'est
pas ma tasse de thé comme personnage, mais moi, je reconnais une chose, c'est que quand il faut choisir entre l'intérêt américain et l'intérêt de la Chine,
il
choisit l'intérêt de
la NL. M. Salvini, est
-ce
qu'il a fait des petits Trump ? Est-ce que c'était un prototype dans le fond et qui a créé d'autres petits Trumps
? M. Salvini, je ne rentrerai pas. Non, je ne crois
pas à ça. Je crois que la mondialisation financière injuste,
qui
consiste à faire souffrir les peuples
pour
le profit d'une petite minorité qui empoche toujours plus d'argent,
le
tout dans des conditions de migration et d'insécurité énormes, aboutit obligatoirement à une réaction populaire. Et que cette réaction populaire doit être gérée intelligemment pour améliorer le sort des peuples, l'intérêt général. Et encore une fois, je suis convaincu qu'il y a un juste milieu à trouver, ni les excès de certains mouvements d'extrême droite, mais pas la soumission à un ordre mondial qui
ne marche plus. Mais par exemple, Victor Orban, est-ce que l'Union européenne s'apprête à déclencher l'article 7 parce qu'il ne respecte pas les valeurs des propos ? Pourquoi
c'est un scandale ? Mais en quoi
M. Orban ne respecte pas les valeurs ?
Il a été réélu. Et la presse
en France est libre ?
Qu
'on arrête de
ne pas affronter des histoires. Ben
non, malheureusement.
Pourquoi
elle n
'est
pas libre ?
Parce qu'elle est la propriétaire de 8 oligarques.
Et
que si c'était le cas en Hongrie, vous seriez les premiers à dire que c'est scandaleux. Donc, il faut arrêter avec tout ça. M. Orban a été élu, réélu.
Je
suis scandalisé, mais je pèse mes mots. Quand je vois M. Macron, président de la République, le traiter de fou, il a osé dire des esprits fous.
Et
en même temps,
M. Macron...
En parlant
du dirigeant polonais et du dirigeant hongrois. Et en même temps, M. Macron va cirer les pompes, pardonnez-moi l'expression, d'Erdogan et fait des selfies avec le prince d'Arabie Saoudite.
Donc,
moi, je voudrais qu
'on
m'explique en quoi il est européen. Attendez. Je ne dis pas... M. Macron a le droit d'être en désaccord avec M. Orban et M. Salvini sur le futur visage de l'Europe.
Mais
M. Salvini et Orban et leur peuple ont quand même le droit
de
dire est-ce qu'il ne
faut
pas des frontières ? Est-ce qu'il ne
faut
pas arrêter les travailleurs détachés avec leurs excès ?
Mais ça soit sur le budget, par exemple. Est-ce qu'il ne faut pas
sur le budget ? Je regardais le budget italien.
L
'Italie est créditeur net en l'Union européenne.
L
'Italie a un excédent primaire de 2% du PIB. L'Italie respecte Maastricht. Oui, mais elle a une dette affolante. Elle a une dette... 136%. Oui, le Japon a 250%.
Oui, et le Japon
n'est pas membre de l'Union européenne. Peut-être, mais il n'empêche que l'Italie a respecté les recettes de l'Union européenne et a abouti à une baisse de sa richesse nationale, à un chômage massif et à la colère des Italiens.
Est
-ce qu'on va construire l'Europe contre les peuples
?
Ou est-ce qu'on va au contraire imaginer une Europe des nations démocratiques
qui
travaille sur des projets communs ? C'est ce que je défends comme gaulliste. Je
ne suis pas
anti-européen, mais je dis qu'on ne peut pas continuer avec cette Europe qui ne marche pas,
qui
est
désavouée par tous les pas.
On a appris que la chancelière Merkel ne se représenterait pas à la tête de la CDU, donc pas de nouveau mandat pour elle. Les Anglais qui voulaient brexiter, qui fantasmaient le Brexit se rendent compte que dans le fond, le marché unique, ce n
'est
pas si mal. L'Italie, on vient de le dire, s'assoit sur les injonctions de Bruxelles. Est-ce que dans le fond, ce n
'est
pas l'Europe technocratique, même si avec ses problèmes, ce qui ne marche pas, mais est
-ce
que ce n
'est
pas plutôt un problème politique que vit l'Europe en ce moment ?
Non, c'est un problème très simple.
On
a d'abord construit une Europe qui marchait.
C
'est l'Europe de la réconciliation, c'est l'Europe de la politique agricole commune, c'est l'Europe d'Ariane, d'Airbus. C'était une Europe où les nations étaient libres de faire ce qu'elles voulaient sur le plan intérieur, mais où elles coopéraient. Ça,
c
'est la belle Europe des nations.
C'est
l'Europe à six. C'était l'Europe à six, c'était l'Europe des nations. Et avec un tarif extérieur douanier commun, c'est
-à
-dire une protection. Et puis on est passé à une Europe technocratique, supranationale, ultramondialisée,
qui
est détestée par les peuples, parce que les peuples souffrent. Est-ce qu'on en tire les conséquences ? Eh bien, moi, le vrai conflit que vous avez là, qui va arriver, c'est pour ça que je serai candidat aux Européennes, et que je mènerai une liste, c'est un conflit entre une Europe supranationale illégitime, qui n'est élue par personne. M. Moscovici n'a jamais été élu. Et une Europe des peuples élu. Et le vrai enjeu,
c
'est de réconcilier l'Europe avec les peuples. Et ça se fera comment ? Ça se fera en revoyant les traités, en rendant aux nations des compétences,
mais
en même temps, en travaillant les parties communes comme une copropriété, avec des projets intelligents face à la Chine, aux Etats-Unis. Vous voyez bien que c'est une immense crise démocratique. Et ces sursauts populaires, populaires pas populistes, sont positifs. Ça veut dire que les nations vivent, que les peuples ne veulent pas être opprimés par des dirigeants qui ne représentent que joie M. Juncker. là, M. Juncker, le chef d'un paradis fiscal qui a triché avec toutes les règles pendant 18 ans quand il était Premier ministre du Luxembourg. Vous trouvez que c'est un idéal pour la jeune génération
?
Nicolas Dupont-Aignan, vous faisiez allusion à la formule d'Emmanuel Macron, les esprits fous, notamment de Victor Orban. La
lèpre,
il a osé
parler de lèpre pour M. Salvini
? Vous vous rendez compte ?
Il a dit, quand je vois, je le cite, je cite Emmanuel Macron, quand je vois de grandes affiches disant stop à Bruxelles, que font-ils ? Ils veulent stopper Bruxelles et ses fonds structurels. Eh bien, allez-y, je vous en prie. Comment vivent-ils ? Comment vit le parti du Premier ministre hongrois
?
Qui les finance ? Qui les a payés ? Qui a fait leur carrière ? Les fonds structurels européens. Est-ce qu'il n'y a pas un fond de vrai là-dedans ? Pour
vous poser
la question de manière un peu crue, est-ce que ça n'est pas un peu gonflé de dénoncer tous les méfaits de l'Europe quand on en a profité ? Vous
voyez la différence,
et c'est Solzhenitsyn qui l'a très bien
dit, c'est que tout ne s'achète pas.
Et
pour les pays de l'Est qui ont vécu l'oppression soviétique
et
qui ont retrouvé leur liberté, eh bien, ils n'ont pas le discours de M. Macron qui croit qu'il peut acheter les peuples, acheter les gens. Non, ça ne s'achète pas la liberté. Ça a été d'ailleurs la voix des Britanniques qui savaient qu'ils allaient sans doute perdre quelque chose, mais qu'ils allaient gagner leur liberté, voter leur loi, contrôler ses frontières.
Vous
comprenez, on ne construira pas l'Europe. Le général de Gaulle avait une expression magnifique qui disait on ne peut pas faire une omelette avec des œufs durs. Les nations sont des œufs durs. Il y
a
une identité hongroise.
Vous
ne pouvez pas dire aux Hongrois eh bien, je vous donne de l'argent dont vous obéissez à des autorités qui ne sont pas élus. Et d'ailleurs, la légitimité de M. Macron, laquelle est-elle, il a les pires sondages
et
il sera battu à plate couture à la prochaine présidentielle, je l'espère, parce que les Français ne veulent pas de sa politique. Et il vient donner des leçons à quelqu'un qui a été réélu triomphalement. Donc, il y
a
un moment, si vous voulez, il faudrait que les Français qui veulent donner des leçons à la Terre entière fassent leur examen de conscience, les dirigeants français.
François Mitterrand disait le nationalisme, c'est la guerre.
Mais ce n
'est
pas le nationalisme.
Il
y
a
une confusion entre le patriotisme serein, voter des lois
conformes à l'intérêt général que je défends.
Convaincre, oui.
Mais bien sûr.
Contrôler ses frontières. Quand les pays de l'Est refusent des quotas de migrants, ils ont raison. Ce n
'est
pas à M. Moscovici, M. Macron de décider la politique migratoire de la Hongrie. Et entre nous, la communauté juive de Hongrie, elle ne fuit pas en Israël
comme la communauté juive française. Mais alors à quoi sert l'Europe si
elle ne prend pas des décisions communes ? Si
chacun prend ses décisions... Elle peut prendre des
décisions communes sur des projets communs avec l'accord des pays. Quand on a fait Airbus et Ariane, on n
'a
pas imposé Airbus et Ariane aux autres. On l'a fait à 4 ou 5 pays.
Ça
a marché. Mais à 27, ils
ne sont jamais d'accord.
Mais c'est pourquoi à 27, ça ne peut pas marcher. Donc
on en vire quelques-uns
? Non. On fait une Europe à la carte des projets. Je prends un exemple. La voiture propre de demain. Peut-être qu'il y
a
3-4 pays qui peuvent imaginer la voiture électrique de demain. La lutte contre le cancer. Peut-être qu
'il
y a l'Allemagne et la France qui ont une grande industrie pharmaceutique. Ils peuvent travailler ensemble sur Alzheimer, sur le cancer. Pourquoi imaginer une Europe uniforme qui ne marche pas ? Ce système ne marche pas. Et ces dirigeants le défendent. Je vais vous dire pourquoi ils le défendent.
Parce
que ce système leur permet de passer outre la démocratie.
Le
CETA,
avec
le Canada, n'a pas été adopté par les
parlements. Le
Mercosur va ruiner nos agriculteurs. Il n'a pas été adopté.
L
'Union européenne, la mauvaise Union européenne qui défigure l'Europe,
est
anti-démocratique. Le glyphosate, les lobbies. Voilà pourquoi des dirigeants comme Emmanuel Macron adorent cette Union européenne. Ils sont le produit des lobbies. Ils sont les instruments de la finance. Donc, il faut remettre l'Europe sur une base démocratique nationale avec des projets communs. Et vous verrez que là, les Français, les Allemands, les Hongrois, ils aimeront l'Europe.
Alors,
on est à 7 mois des
élections européennes. Vous l'avez dit, vous allez conduire une liste. Dans quelles conditions et avec qui finalement ? Parce que pour l'instant, vous n'avez toujours pas la réponse de Marine Le Pen.
Ne cassez pas le studio. C'est le pied
qui glisse.
Écoutez, moi, j'ai fait une offre à partir d'un manifeste, d'un écrit. Un écrit qui donne une vision de l'Europe.
Parce
qu'on peut critiquer, mais il faut proposer.
Et
cette vision de l'Europe, je l'ai envoyée à M. Wauquiez, à Mme Le Pen. Qui, lui, vous a répondu ?
D'autres, à d
'autres, Jean-Frédéric Poisson du Parti chrétien-démocrate, le CNI, le MPF. Et je leur ai dit, nos électeurs sont d'accord sur l'essentiel. Est-ce qu'on ne pourrait pas, à l'élection européenne, bâtir une liste commune
?
Elle ne vous a pas répondu, Marine Le Pen.
Marine Le Pen n'a pas répondu, mais beaucoup de ses élus me soutiennent.
Certains sont venus chez vous.
Oui.
Mais si vous lui piquez, si vous allez chasser sur cette terre... Je ne chasse
personne. Personne n'appartient à personne. Il y a beaucoup d'électeurs du Front National qui savent que j'étais d'une loyauté parfaite au second tour de la présidentielle. Je l
'ai
payé d'ailleurs cher et je ne le regrette pas. Vous ne
l
'avez pas
payé si cher que ça ? Je ne le regrette pas. Vous êtes aujourd'hui plus exposé, beaucoup plus exposé médiatiquement, depuis cette alliance avec Marine Le Pen.
Je l'ai fait en conscience pour bloquer Emmanuel Macron. Je ne regrette rien. En revanche, j'en tire les leçons.
Et
si les Français n'ont pas voté pour Marine Le Pen au second tour, c'est parce qu'ils étaient inquiets sur le projet. Et donc j'ai dit à Marine Le Pen sur l'élection européenne on va bosser, je vais bosser un programme sérieux.
Mais vous ne voulez
pas
sortir de l'Europe, vous ne voulez pas d'un Frexit.
Non,
elle ne veut
pas d'un Frexit non plus.
Elle voulait
le retour au Front.
Est-ce qu'elle évolue ? Elle a évolué là-dessus. En tout cas, moi j'ai
évolué.
Et il
y a beaucoup de gens de chez elle qui disent Nicolas Dupont-Aignan a été loyal. Il nous a soutenus. Marine Le Pen veut l'Union. Elle n'est pas candidate. Elle n'est pas candidate. Il n
'y a
pas de tête de liste motivée chez elle. Pourquoi on ne le soutient pas lui qui nous a soutenus ? C
'est
un problème d'égo en fait. C'est qu'elle veut l'Union un peu à sens unique et je trouve ça dommage puisqu'elle n'est pas candidate. Si elle l'était,
elle
pourrait m'accuser d'être candidate.
Un mot sur Emmanuel Macron qui prend quelques jours de vacances, ce qui intrigue les journalistes. Un petit coup de pompe, normal ?
Écoutez, moi je critique la politique d'Emmanuel Macron. Il est président de la République. S'il veut se reposer, tant mieux. Si ça peut lui permettre de dire moins de bêtises et de ne pas insulter les chefs d'État étrangers, ça sera positif.
Voilà, c'est la fin de cette émission. Merci Nicolas Dupont-Réan et on se retrouve mardi prochain, Roselyne.
Absolument. Et merci à Charlotte Urien-Tobacca d'avoir préparé cette émission et à Camille Néran. Et merci à toute l'équipe technique. À très vite.
– Sous-titrage Société Radio-Canada –
Nicolas Dupont-Aignan