L'invité d'Apolline Matin : Mobilisation du 17 octobre, vers une convergence des luttes ? - 16/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pensez vraiment que ça fait une manifestation cohérente ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Pour quelles raisons ? Quelle est votre vie quotidienne aujourd'hui, Francisco ?
- 3:38RelanceÉludée
Vous dites que vous êtes scandalisés, mais c'est la loi. Ils ont le droit de rentrer dans un lycée.
- 8:47FerméeÉludée
On est d'accord qu'il n'est pas illégal d'arrêter un lycéen dans un lycée ?
- 10:25OuverteRéponse directe
Où allez-vous trouver cet argent ?
- 11:43RelanceRéponse partielle
Le risque, c'est que vous faites exactement le contraire de ce qu'attendent ceux qui financent la dette française.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:33InvitéFait
« Son point commun, notamment avec certains lycéens, c'est qu'il a été éborgné comme deux lycéens. »
- 8:16InvitéChiffre
« par un tiers des gardes à vue qui ont été effectuées, c'est pour attroupement non autorisé. »
- 8:22InvitéChiffre
« On a eu plus de 7000 lycéens, dont 86% de 14 à 18 ans, mis en garde à vue. »
- 8:30InvitéChiffre
« C'est deux fois plus qu'au niveau du CPE. C'est la même chose que les Gilets jaunes en un an. »
- 10:25PrésentateurChiffre
« Vous promettez 106 milliards de recettes supplémentaires, 81 milliards de dépenses supplémentaires. »
- 10:45InvitéChiffre
« 2,1 points de PIB en moins au niveau des recettes. »
- 13:01InvitéChiffre
« On est bientôt à 8,8% de chômage. »
- 13:08InvitéFait
« On est champion d'Europe des dividendes, des champions du monde des dividendes. »
Temps de parole
- Invité59 %
- Présentateur25 %
- Invité 27 %
- ?6 %
- Invité politique3 %
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Vous
écoutez RMC.
Il
est 7h42, vous êtes bien sur RMC et sur RMC Story. L'addition des colères inquiète le gouvernement. Gilets jaunes de retour, lycéens mobilisés depuis un mois, agriculteurs en difficulté et un budget qui coince. Les colères peuvent-elles s'additionner dans un contexte où franchement, on se demande où est-ce qu'on va trouver des sous ? Bonjour Eric Coquerel. Bonjour. Vous êtes non seulement député LFI de Seine-Saint-Denis, mais vous êtes aussi le président de la commission des finances. Vous êtes jour et nuit en ce moment dans l'examen de ce budget. On va évidemment en parler. Mais d'abord une question sur ces manifestations demain. Une convergence avec des revendications assez disparates.
Les lycéens qui depuis près d'un mois maintenant revendiquent, manifestent, bloquent des lycées. Et puis des anciens gilets jaunes qui à la fin de l'été, déjà bien avant que les lycéens ne se mobilisent, appelaient à cette journée de colère demain, davantage sur des questions de prix du carburant ou de pouvoir d'achat. Est-ce que vous pensez vraiment que ça, ça fait une manifestation cohérente ?
Ajoutez
les syndicats qui appellent demain aux manifestations. Oui, parce qu'en réalité, ce sont les conditions de vie de ces personnes qui sont en question.
Les
lycéens, si vous regardez leurs revendications, elles sont l'inquiétude de ne pas avoir d'avenir du tout, de par leurs conditions d'études, les conditions matérielles d'études, le manque d'enseignants, beaucoup de choses aussi sur la sélection à l'université avec Parcoursup. Et les salariés, les gilets jaunes, tous ceux qui revendiquent ont des problèmes, aujourd'hui on le sait, de pouvoir d'achat absolument terrible dans ce pays. Ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois. Donc on a bien quelque chose qui finalement se ressemble, qui est aussi l'affaiblissement des services publics. Voilà,
c
'est à mon avis ça qui, quelque
part, légitime cette manifestation.
Vous y serez, la plupart
des élus LFI
seront présents dans ces manifestations. Pour savoir aussi qui manifeste, voudrais qu'on puisse donner la parole à Francisco. Je crois que vous serez sur place. Vous, vous êtes retraité dans l'Hérault et vous estimez qu'il faudra descendre dans la rue. Pour quelles raisons ? Quelle est votre vie quotidienne aujourd'hui, Francisco
?
Alors moi, ma vie quotidienne, je suis retraité. Je vais sur 79 ans, mais je suis un vieux militant. J'ai toujours su que dans ce pays, rien ne s'obtenait facilement. C'est toujours, selon moi, par la lutte, par le rapport de force, qu'on peut obtenir quelque chose. Alors je ne
suis
pas le plus à plein, puisque je suis à la retraite, je ne vais plus au boulot, je n'ai plus ces inquiétudes-là. Mais bon, j'ai des problèmes de santé et je vois les services publics de santé qui se dégradent. Donc je pense qu'un samedi matin, s'il y a beaucoup de monde, ça peut apporter une pierre supplémentaire à la mobilisation.
Francisco, ça veut dire que vous, vous irez au plus près de chez vous, vous avez déjà suivi où est-ce qu'auraient lieu les différents rassemblements
?
Oui, bien sûr, il y a eu le mouvement. Je suis un ancien prof à la retraite, je suis toujours en activité syndicale. Donc je vais à toutes les manifestations où je peux aller, compte tenu que de mon âge,
j
'ai du mal à marcher à certains moments. Mais je pense que seul la lutte... Victor Hugo disait, ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent.
En fait, c'est très intéressant ce que vous dites, Francisco, c'est que la lutte est pour vous désormais même presque un mode de vie.
C
'est-à-dire que vous estimez que la lutte, elle doit passer à toutes les étapes. Il sera donc à vos côtés, Éric Coquerel, alors pas tout à fait dans le même département. Merci, Francisco, de votre témoignage. Il y
a
une question aussi qui rapproche les gilets jaunes, les anciens gilets jaunes et les lycéens. C'est leur revendication face aux forces de l'ordre. On l'a entendu ce matin avec Jérôme Rodriguez qui était sur l'antenne d'RMC. Ils ont en commun aussi cette opposition à la manière dont sont réprimées les luttes. Je voudrais revenir sur cet épisode hier. Ça s'est passé dans votre département, Éric Coquerel, des policiers de la BAC qui sont entrés dans un lycée pour tenter d'interpeller un lycéen à l'intérieur du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Le lycée Paul-Éluard étant particulièrement emblématique, c'est un de ceux où le début de la lutte a pris. Ils cherchaient à l'arrêter pour outrage.
Ils en ont finalement été empêchés par les professeurs qui se sont littéralement révoltés contre ces deux policiers qui étaient rentrés dans le lycée. Vous dites que vous êtes scandalisés, mais c'est la loi. Ils ont le droit de rentrer dans un lycée.
Oui,
alors revenons sur les faits
exactement
de ce qui s'est passé. Moi, je n'y étais pas. J'étais au budget. Moi
non plus, je n'y étais pas. J'ai les récits des uns et des autres. Par contre, j'ai
beaucoup d'élus qui étaient sur place, que je connais, qui m'ont rapporté des enseignants et en qui j'ai toute confiance. Ce qui s'est passé, c'est que depuis maintenant quelques jours à nouveau, le gouvernement, après qu'il ait calmé les choses, suite justement aux nombreuses blessures très graves. Vous parlez de Jérôme Rodriguez. Son point commun, notamment avec certains lycéens, c'est qu'il a été éborgné comme deux lycéens. Un autre a eu la main coupée, une milicéenne a failli être étranglée, etc. Donc, on a eu des blessures très graves. Le gouvernement, du coup, sur cette pression, a commencé un peu à reculer sur l'usage de la répression.
Et là, on voit qu'à nouveau, pour essayer d'éteindre le mouvement, et avec des consignes très claires de M. Lecornu, qui fantasment des... Des
révoltes urbaines. Il dit des violences urbaines. Il ne s'agit plus d'une
révolte lycéenne, mais de véritables émeutes
urbaines. Ça,
c
'est une fake news totale. Donc, il le fait de façon un peu à préparer les esprits, et également les forces de l'ordre, à intervenir au stock et à rassemblement. C'est ce qui s'est
passé
hier
matin. Je vous
dis pourquoi c'est fake news, parce que ce n'est pas le cas. Mais ce n
'est
pas ça qui s'est passé hier matin, M. Coquerel. Non,
non,
mais moi, je vais vous dire ce qui s'est passé. Vous y étiez hier matin ? Non,
mais je n
'ai
eu... Deux témoignages
de professeurs qu'on a
passés ce matin, et vous ne savez
même pas
encore ce qu
'on
va dire. Donc, arrêtez de nous faire un mauvais
procès.
Je réagis par rapport à monsieur... J'ai encore rien dit.
Oui, d'accord, mais je vois
l'inclinaison, je le connais un peu. Donc, il y a un rassemblement
devant... C'est la fonction dès le début. Mais je vous écoute, attendez, laissez
-moi avancer.
Mais justement, vous laissez
parler, je trouve ça fou.
Il y a un
rassemblement... Oui, d'accord. Il
y
a un rassemblement devant le lycée qui se déroule, pacifique. Les élèves, les enseignants qui sont devant, n'empêchent personne de rentrer en lycée. Et à ce moment-là arrivent, comme souvent, des forces de police, en plus, absolument pas spécialisées avec le maintien de l'ordre. Des policiers de la ville de Saint-Denis, du commissariat en face, la BAC, etc. Très rapidement, en réalité, ils chargent ces personnes. Il y a une élue qui se fait gazer en pleine face, etc. Donc, il y a toute une chose qui se passe, comme malheureusement, ces courants devant le lycée Paul-Éloard du type d'intervention de la police. Là, il y
a
un jeune qui se retrouve avec une pancarte, le policier lui arrache la pancarte. Parce que ça,
c
'est nouveau aussi. On l'a vu dans vos collègues du Carré Enchaîné le relatait. On a maintenant des policiers qui arrachent des pancartes. Bon, c'est totalement illégal, mais enfin, qu'importe. Le jeune n'est pas content, est en colère, se réfugie dans le
lycée. En fait,
il y a quatre jeunes,
c
'est ce que d'autres témoignages disent. Quatre jeunes, trois sont arrêtés. Et un,
effectivement, en plus, et rentre sur le lycée. Se
réfugie dans le lycée. Et là, vous avez, premier problème, le proviseur, qui, au lieu de s'assurer de l'intégrité, ce qui devrait être son souci, des enseignants, des élèves dans le lycée, appelle la BAC, qui n
'est
vraiment pas formée pour ce genre de choses. La BAC arrive pour essayer de
prendre le lycéen. C'est là qu'il y a une autre
version qui
est donnée par le rectorat. Je vais
finir de vous donner le
rectorat. À ce point-là, le
rectorat de Créteil assure
que le
proviseur n'a pas demandé à la BAC de rentrée, mais qu'il ne pouvait pas s'y opposer, puisque c'est
parfaitement légal que la BAC rentre dans le lycée. Ce n'est
pas les informations que j'ai. Du
coup, la BAC intervient. La BAC
intervient. Et à partir de là, les enseignants essayent effectivement de s'opposer au fait qu'on prenne leur élève dans le lycée. Et là, la BAC intervient et moleste plusieurs enseignants. Qu'est-ce que dit cette histoire ? Elle dit une première
chose...
Ils n'ont
pas arrêté le jeune homme.
Ils
sont repartis sans lui.
Elle dit plusieurs choses. Il y a plein de jeunes qui sont mineurs qui sont en ce moment en garde à
vue. Non, non,
mais tout à fait.
Comme plus de 7000 personnes dans un mouvement. Je précise qu'ils sont repartis sans le jeune homme. Donc, qu'est-ce que raconte
ce mouvement, cette histoire ? C'est qu'on a le gouvernement qui, à mon avis, repart sur une stratégie de tension pour essayer de pourrir le mouvement, qui fait intervenir, parce que c'est des consignes, la police, uniquement face à un rassemblement. Je vous rappelle que la plupart, par un tiers des gardes à vue qui ont été effectuées, c'est pour attroupement non autorisé. C'est tout. D'accord ? Vous vous trouvez en garde à vue. C'est quand même quelque chose qui ne devrait pas être banalisé. On a eu plus de 7000 lycéens, dont 86% de 14 à 18 ans, mis en garde à vue. C'est deux fois plus qu'au niveau du CPE. C'est la même chose que les Gilets jaunes en un an.
Et ce rassemblement, à partir de là, dégénère parce que les policiers interviennent, qui ne sont même pas spécialisés pour intervenir, et qu'en plus, on va récupérer un lycéen dans un lycée. Donc, ça dit tous
les événements qui sont faits. Mais on est d'accord qu'il n'est pas
illégal d'arrêter un lycéen dans un lycée.
Ce
n
'est
pas comme une église au Moyen-Âge où
on n'avait pas le droit de rentrer. Qu'est-ce qu'on
n
'est
pas à l'égalité ou pas ? Est-ce que c'est proportionné ? La
légalité, ça ne fait jamais la question. Est-ce que
c'est proportionné par
rapport
à
ce
qui
se
passe ? Si les lois de cette République vous gênent, il faut changer de République. Vous voyez ce que je disais ? Je suis désolé.
Vous illustrez
ce que je disais. Mais
monsieur, dans cette histoire,
un proviseur a respecté la loi.
Vous savez,
il y a quelque chose qui est incrit dans la Constitution qui est le droit de se rassembler et le droit de manifester. Oui. D'accord ? Très bien. Donc, à partir du moment où, en réalité, on le conteste et on envoie la police dès lors qu
'il y a
un rassemblement, on n'est plus tout à fait dans des règles républicaines et d'État de droit. C
'est ça déjà la normalité.
Et ce gouvernement l'utilise fortement avec une remise en question d'une doctrine policière qui n'était pas celle, il y a plusieurs décennies, qui est faite le fait que ce qui prime dans des manifestations, ce n'est pas l'intégrité physique. Autrement dit, par exemple, Paul Éloard, dont nous parlons, moi j'ai souvent été, on a à certains moments des policiers qui décident d'aller, par exemple, saisir un jeune au milieu de un rassemblement où tout se passe bien, au détriment de ce qui peut se passer ensuite. Il y a une utilisation de la police, vous voyez. Alors après, vous avez des éléments de la police qui sont assez volontaires pour ce genre de choses, mais moi, je parle surtout de
l
'utilisation de la police pour essayer de juguler un mouvement social par la répression, comme ils l
'ont
fait avec les gilets jaunes, comme ils l'ont fait avec le mouvement des retraites et comme ils l'ont fait à peu près tous les mouvements de jeunesse depuis ces dernières années, donc je le conteste.
Éric Coquerel, venons-en à l'économie, je le disais, on est en plein examen du budget 2027. Vous avez présenté mercredi votre propre programme budgétaire aussi, du côté de LFI, très différent évidemment de celui du gouvernement. Vous promettez 106 milliards de recettes supplémentaires, 81 milliards de dépenses supplémentaires. Où allez-vous trouver cet argent
?
On va le trouver là où Emmanuel Macron l'a mis depuis 2017. C'est-à-dire que ce qui explique pour moitié les déficits dans ce pays, c'est la baisse des recettes depuis 2017. Voilà, ça c'est les chiffres. 2,1 points de PIB en moins au niveau des recettes. Et il se trouve que cette perte de recettes a surtout été favorisée, on va dire, les 1% les plus riches et détenteurs de capital, puisque c'est les revenus du capital, les patrimoine du capital qui ont été très largement sous-imposés.
Et
à partir de là, dès lors qu'on a un déficit, dès lors qu'on a des besoins sociaux, on parle par exemple de l'éducation, on n
'a
pas parlé des revendications en termes de besoins d'urgence, il faut savoir où vous allez les chercher. Le gouvernement, lui, décide de réduire les déficits en baissant la dépense, en affaiblissant les services publics, en affaiblissant différentes missions de l'État. Nous, on pense qu'il vaut peut-être mieux aller chercher l'argent là où il ne sert à rien, sauf à accumuler des richesses de manière
indécente. Le risque, le risque,
Eric. Et à faire en sorte, un, de réduire les déficits, on réduit les déficits de 25 milliards. Dans notre projet, on fait mieux que le gouvernement. Et deux,
justement,
de répondre au moins aux besoins courants qui sont en train de s'exercer. Voilà, c'est un choix diamétralement opposé. Mais
je remarque que leur
politique ne fonctionne pas.
Le risque, Eric Coquerel, c'est que, en fait, vous faites exactement le contraire
de
ce qu'attendent ceux qui financent finalement la dette française.
C'est
-à
-dire,
quand on casse ce
que
disent les institutions internationales, les agences de notation, elles disent, il ne
faut
pas augmenter les impôts. Et elles disent, il faut réduire les dépenses. Est-ce que juste, comment vous gérez cette défiance potentielle de ceux qui nous prêtent ? Comment vous les rassurez ? Comment vous passez outre, finalement, le fait qu'ils risquent un jour de nous... Je vais vous répondre.
Mon souci, c'est plutôt déjà de répondre aux besoins des Français et de répondre aux besoins des entreprises qui est d'alimenter leur carnet de commandes.
Mais ça, c'est pas facile quand on n'a pas d'argent.
Mais ça, en premier lieu, la question est moins de satisfaire la finance internationale et, j'allais dire, ce mode de... C'est
elle qui nous fait vivre.
Non,
c
'est pas elle qui nous
fait vivre.
C
'est elle qui nous
fait vivre.
C
'est ceux qui produisent des richesses. C'est-à-dire, les salariés, les artisans, les commerçants, les PME, les TPE, les grosses boîtes, parce qu'il y
en
a heureusement plusieurs qui n'ont pas la question du profit et des bénéfices et des dividendes en premier lieu, mais des parts de marché qu'ils peuvent gagner, des technologies nouvelles qu'ils peuvent mettre sur la place. C'est eux qui nous font vivre. Ceux dont vous parlez, c'est-à-dire ceux qui captent depuis 2017 des parts inconsidérées de la richesse, non pas pour l'injecter dans l'économie, ça, c'était le pari de Macron. Il disait, on va attirer les capitaux, ça va régaler dans l'économie. Bilan.
L'investissement est en berne.
On est bientôt à 8,8% de chômage. Tous les chiffres sont à peu près au rouge. Chauffin. Et ça montre à quoi ça a servi. C'est qu'on est champion d'Europe des dividendes, des champions du monde des dividendes. Donc, la question, c'est de savoir où on va chercher l'argent. Moi, je préfère aller chercher l'argent qui n'est pas productif pour le réinjecter dans l'économie, y compris d'ailleurs, je vous le dis, dans les entreprises qui n'attendent que ça, par exemple, au niveau de la nouvelle technologie pour essayer de gagner en termes de souveraineté.
Et je pense que c'est, à mon avis, largement plus prometteur que la politique du gouvernement qui, il faut le dire, on ne vient pas sur une situation où ça réussit. On vient une situation où même sur les difficiles,
le
gouvernement est en échec total. Voilà, je pense qu'il faut rompre.
Et c'est donc votre contre-budget. Merci beaucoup, Éric Coquerel. Vous êtes député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances. Merci d'avoir répondu à nos questions.